Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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A la premi?re ?dition des Rencontres ?conomiques : Mekulu Mvondo Akame sur la chaire de la gouvernance

En participant activement ? ces ?changes strat?giques pour l’?conomie camerounaise, la CNPS et son directeur g?n?ral servent d?exemples vivant aux autres structures et managers. ?De mani?re g?n?rale, l?efficacit? de la gouvernance repose sur un ensemble de contraintes comprenant entre autres la d?finition claire des objectifs de performance r?alisables. Pour ?tre comp?titives, les entreprises devraient davantage s?approprier le concept de performance car elles ont vocation ? produire et ? r?aliser leurs missions pour garantir la satisfaction des cibles et s?inscrire dans la dur?e. La performance, qui s?inscrit dans le r?f?rentiel de la comp?titivit?, implique deux notions essentielles qui sont celles de l?efficacit? et l?efficience. L?efficacit? renvoie ? la capacit? ? atteindre un objectif d?fini ? l?avance, tandis que l?efficience renvoie ? la capacit? ? r?aliser les objectifs clairement d?finis ? un moindre co?t. Tous ces concepts ont une influence qui n?est plus ? d?montrer sur la stabilit?, le d?veloppement ?quilibr? et surtout la p?rennit? des organisations, comme c?est le cas de la CNPS?. Admir? ou jalous?, vant? ou suspect?, on est bien oblig? de se d?lecter en ?coutant No?l Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame. Lors de son intervention au cours des Rencontres ?conomiques organis?es par le GECAM (Groupement des entreprises du Cameroun) du 26 au 27 f?vrier 2025 ? Yaound?, le directeur g?n?ral de la CNPS articule f?condit? scientifique, les faits et les th?ories pour asseoir son raisonnement. Plus clairement?Le protocole de confrontation des th?ories aux faits que propose No?l Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame commande une mise en vitrine de l?entreprise dont il a la charge depuis 2008. Sans h?sitation, il affirme: ?En effet, l?application des r?gles de bonne gouvernance a grandement favoris? les importants r?sultats r?alis?s par la CNPS, notamment sous le rapport de bonnes pratiques manag?riales et institutionnelles, tant en mati?re de recouvrement des cotisations sociales que de d?livrance de prestations sociales ainsi que du fonctionnement interne: ?laboration d?outils de pilotage et d?aide ? la d?cision structur?s et pertinents (plans strat?giques, budgets-programmes, objectifs assortis d?indicateurs de performance, suivi syst?matique et rigoureux?); op?rationnalisation de la politique de ?d?pense parfaite?; num?risation, fluidification et s?curisation du syst?me d?information, entre autres. Et le r?sultat est l? ??Ces innovations, fruit de r?formes profondes, ont permis ? la CNPS d??tre l?organisme de s?curit? sociale le plus distingu? de toute l?Afrique et au-del? au sein de l?Association internationale de s?curit? sociale (AISS). La CNPS est notamment labellis?e sur les bonnes pratiques suivantes: ?Qualit? de service? depuis 2017; ?Bonne gouvernance? en 2019; ?Recouvrement des cotisations? en 2022; ?Erreur, Evasion et Fraude dans les syst?mes de s?curit? sociale?; ?Promotion de la sant? sur le lieu de travail?; ?Communication des administrations de s?curit? sociale? en 2023; ?Pr?vention des risques professionnels? en 2024?Ainsi, la solution concr?te propos?e par le DG de la CNPS dans son expos? s?inspire de sa propre exp?rience de plus de 30 ans au plus haut niveau du management. ?Les principes et r?gles de bonne gouvernance admis dans la sph?re formelle et l?gale aujourd?hui, bien qu?utiles et n?cessaires, gagneraient n?anmoins ? ?tre r?examin?s et ajust?s ? la culture africaine et aux r?alit?s ?conomiques, pour une r?elle corr?lation avec la performance d?entreprise et manag?riale?, sugg?re-t-il. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Ce chapelet de lamentations ne changera rien

Hier, une fois de plus, Emmanuel Macron s?en est violemment pris ? la Russie en la pr?sentant comme une menace pour l?Europe et en l?accusant de violer les fronti?res europ?ennes pour assassiner ses opposants, de manipuler les ?lections en Roumanie et en Moldavie, d’organiser des attaques num?riques contre les h?pitaux fran?ais, de diffuser des mensonges sur les r?seaux sociaux, etc. Dans quelle langue devrait-on faire comprendre au locataire temporaire du palais de l??lys?e que le probl?me, ce n?est pas la Russie mais le pr?sident fran?ais lui-m?me dans la mesure o? il ne respecte pas la d?mocratie dans son propre pays en confiant la formation du gouvernement aux vaincus des l?gislatives de juillet 2024 et aux personnes qui ont d?truit l??conomie fran?aise, dans la mesure o? il a ill?galement donn? en 2017 et 2022 des millions d?euros au cabinet de conseil am?ricain McKinsey, dans la mesure o? il a servi ? l?Afrique l?arrogance, le deux poids, deux mesures et la roublardise, ce ? quoi certains pays n?ont pas tard? ? r?pondre ? juste titre? Ses objurgations du 5 mars 2025 ne sont que de vaines incantations non seulement parce qu’elles glisseront sur le dos de Poutine et Trump comme de l?eau sur le dos d’un canard mais aussi parce qu?elles n?emp?cheront pas la France pr?datrice, criminelle et esclavagiste de perdre toute l?Afrique de l?Ouest. En effet, la « chute » de la C?te d?Ivoire n?est qu?une question de temps. Le calme que conna?t ce pays en ce moment ne signifie pas que les nationalistes et souverainistes ivoiriens ont abdiqu? ou renonc? ? traiter la France comme le Mali, le Burkina et le Niger ont trait? cette derni?re, ces trois derni?res ann?es. Un analyste s?rieux parlera plut?t de calme avant la temp?te ou de calme trompeur car, nolens, volens, le match-retour aura lieu, expliquent de nombreux patriotes ivoiriens. Ceux-ci ajoutent qu?il n?y a pas de raison que la C?te d?Ivoire qui avait commenc? ce combat contre l?occupation et l?exploitation de l?Afrique francophone par la France ne soit pas au rendez-vous de l?av?nement d?une Afrique libre et souveraine. Macron peut toujours menacer et invectiver mais, comme on dit trivialement ? Abidjan, les pleurs du cabri n?emp?chent nullement qu?il soit mang? ? la fin de la journ?e. Jean-Claude Dj?r?k?

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BAKASSI : cliquetis intercommunautaires dans la p?ninsule

Avec ou sans d?tonation, les conflits entre groupes d’habitants r?sistent au temps. Venus de Bakassi, des chefs traditionnels ont ?t? re?us en audience ? Yaound? par le Premier ministre le 27 f?vrier dernier. Selon nos confr?res de la Crtv, les dignitaires traditionnels, h?tes de Chief Dr Joseph Dion Ngute, sont venus dire ? ce dernier l’urgence de la prise en compte de la s?curit? de la p?ninsule. Tout en reconnaissant les ef- forts d?ploy?s par les troupes du Bataillon d?intervention rapide (BIR), ils ont pr?sent? au Premier ministre un corpus de dol?ances. Celui-ci va du renforcement de la pr?sence des forces de d?- fense et de s?curit?, ? la construction d?une base na- vale et d?infrastructures mo- dernes de communication, en passant par la cr?ation d?une nouvelle chefferie pour limiter les conflits entre les communaut?s. Selon la d?l?gation des chefs traditionnels, cette dol?ance rev?t une importance particuli?re au vu de la diversit? sociologique et de la place strat?gique de la p?ninsule. R?guli?rement ou par intermittence, des accrochages entre habitants d’origine nig?riane pour la plupart, et des Camerounais perturbent le quotidien, selon des rapports pr?sent?s au Premier ministre. Cela d?montre combien, en dehors de la piraterie maritime, les kidnappings avec demande de ran?ons, Bakassi est confront?e ? d’autres situations pr?caires n?cessi- tant une attention soutenue. On se rappelle que le 1er oc- tobre 2024, Roland Ewane, le sous-pr?fet de l’arrondissement d’Idabato dans la p?- ninsule de Bakassi, a ?t? kid- napp? avec un employ? de ladite commune par des hommes non identifi?s.Dis- put?e pendant plusieurs d?- cennies par le Cameroun et le Nigeria, la p?ninsule de Bakassi a ?t? r?troc?d?e au Cameroun en 2008, apr?s une d?cision de la Cour in- ternationale de justice en 2002 en faveur du Cameroun. Malgr? la normalisation des relations entre les deux pays, la zone reste sous l’emprise de bandes arm?es. Ongoung Zong Bella

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Au Cameroun, l?ambassadeur turc se paie une tourn?e

Au fil des jours, S.E. Volkan ?skiper s’installe dans ses habits de chef de la diplomatie turque en pleine proximit? avec le Cameroun. L’esprit, la lettre et, encore davantage, la pratique de la diplo- matie de contact. En quelques semaines, la diplomatie turque au Cameroun affiche elle-m?me avec un visage assorti de plusieurs qualifications: ?conomique, strat?gique, sportive et sanitaire. Ainsi, apr?s avoir pr?sent? la copie figur?e de ses lettres de cr?ance au ministre ca- merounais des Relations ext?rieures (Minrex) le 8 janvier 2025, S.E. Volkan ?skiper a choisi de se d?- ployer sur le terrain o? il articule information, n?gociation, repr?sentation et coordination. Comme premi?re il- lustration de ce r?le, l?on s?arr?te sur la visite du diplomate turc ? l?Institut des relations internatio- nales du Cameroun (Iric) le 25 f?vrier dernier ? Yaound?. A cette occasion, S.E. Volkan ?skiper, en plus d??valuer les collaborations en cours et d?explorer de nouvelles perspectives avec cette institution, a exprim? son sou- hait de dynamiser les ?changes entre l?Iric et les institutions similaires de son pays. Une posture qui rappelle le Programme international de formation des jeunes diplomates inaugur? le 5 mai 2014 par la Turquie. ?Ce Pro- gramme est organis? chaque ann?e par l’Acad?mie diplomatique du Minist?re des Affaires ?trang?res de la R?publique de Turquie et r?unit des jeunes diplomates provenant des diff?rentes r?gions du monde. Il vise ? familiariser les partici- pants avec les principes de la politique ?trang?re de la Turquie ainsi que les probl?mes internatio- naux actuels et ? contri- buer au d?veloppement des capacit?s et des talents requis par la diplomatie en tant que profession?, a expliqu? l?ambassadeur de Turquie au Cameroun. Deuxi?me illustra- tion: la visite de S.E. Vol- kan ?skiper au minist?re camerounais des Arts et de la Culture (Minac) le 19 f?vrier 2025. Ce jour- l?, le pl?nipotentiaire turc a relev? l?importance pour le Cameroun de b?n?ficier de l ?expertise de son pays dans le renforcement des capacit?s archivistiques, et rendre par ricochet ma- nifeste les trait?s et conventions sign?s entre les deux pays. Il a ?gale- ment exprim? son int?r?t pour les moyens par les- quels l’Unesco pourrait contribuer au renforce- ment des liens culturels entre la Turquie et le Ca- meroun, au travers par exemple des arts, de la cuisine, le cin?ma et les ?v?nements culturels. Au minist?re de l??conomie, de la Planifi- cation et de l?Am?nage- ment du Territoire (Mi- nepat) le 31 janvier 2025, S.E. Volkan ?skiper a ?voqu? les perspectives de coop?ration ?conomique, notamment ? travers les investissements du secteur priv? turc au Cameroun. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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RDC- Rwanda-M 23: dur, dur!

C?est connu: l’affaire R?publique d?mocratique du Congo (RDC) contre Rwanda est sur la table de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, l’organe judiciaire de l’Union africaine (UA) depuis le 21 ao?t 2023. C?est la toute premi?reaffaireinter?tatique port?e devant la Cour afri- caine. C’est ?galement la premi?re fois que des ?tats africains acceptent qu’un diff?rend soit r?gl? par un organe judiciaire ind?pendant compos? de juges africains. Onze juges, dont seule la pr?si- dente exerce ? plein temps, si?gent ? la Cour ? Arusha, en Tanzanie. Ce sera un test important pour l’UA, consi- d?rent de nombreux obser- vateurs. Lors d’une audience publique de cette affaire en f?vrier 2025, le Rwanda a sou- tenu que la Cour n’avait pas comp?tence pour la traiter. Il se fait valoir que la Cour n’a pas une comp?tence territoriale pour statuer sur cette affaire, estimant que les violations all?gu?es ont eu lieu en dehors des fronti?res du Rwanda. Kinshasa a r?torqu? que si les ?tats sont g?n?ra- lement responsables des actes commis sur leur propre ter- ritoire, ils restent n?anmoins responsables des actes qu’ils contr?lent en dehors de leurs fronti?res. La RDC a donc demand? ? la Cour de conclure qu’elle a comp?tence sur le Rwanda, en raison de la pr?sence en RDC des forces arm?es rwandaises et de leur soutien au M23. Le Rwanda a object?, af- firmant qu’il n’existait pas de ?diff?rend? clair entre lui et la RDC. La RDC a r?torqu? qu’un diff?rend n’avait pas besoin d’?tre formel et que les ?checs r?p?t?s des tentatives diplomatiques pour r?soudre le conflit prouvent son exis- tence. D?apr?s Kigali, la RDC avait abus? de la proc?dure en intentant une affaire similaire (le ministre de la Justice de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC) contre le Procureur g?n?ral de la R?publique du Rwanda) devant la Cour de justice de l’Afrique de l’Est. Celle-ci a entendu les objec- tions pr?liminaires du pro- cureur g?n?ral du Rwanda et n?a pas encore rendu son jugement. La RDC a r?pondu qu?elle s??tait conform?e ? la seule exigence pertinente de la Charte africaine: ne pas soumettre ? la Cour une af- faire d?j? tranch?e par un autre m?canisme de r?glement des diff?rends. Entre temps, le pr?sident rwandais Paul Kagame a publiquement remis en question les fron- ti?res entre le Rwanda et le Congo. Ce discours sur le ?Grand Rwanda? sugg?re une extension du Rwanda le d?fi consistera ? amener les pays ? se conformer aux d?cisions, car la Cour africaine n’a pas de pouvoir d’ex?cution. M?me si les deux pays ont accept? la comp?- tence de la Cour, cela ne ga- rantit pas qu?ils respecteront ses d?cisions. Historique- ment,lerespectdesd?cisions de la Cour a ?t? loin d’?tre exemplaire: moins de 10% de ses d?cisions ont ?t? plei- nement appliqu?es. Compte tenu de la poli- tique ?America First? du pr?- sident am?ricain Donald Trump, les yeux sont riv?s sur l’Union europ?enne pour qu’elle agisse. Cependant, r?unis en Conseil ce 24 f?- vrier, les ministres des Af- faires ?trang?res de l?UE n?ont pas sanctionn? le Rwanda pour son soutien au M23, malgr? une r?solution du Parlement europ?en r?- clamant des sanctions. Les divergences internes rendent la t?che difficile jusqu’? pr?- sent. La Belgique plaide pour des sanctions, tandis que la France s’y oppose. C?est tout dire! Ongoung Zong Bella

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PARTENARIATS PUBLIC-PRIVɠ(PPP) : l?envers du folklore

Des op?rateurs ?conomiques ont profit? de l?estrade des Rencontres Economiques du Cameroun pour mettre ? nu les entraves ? la mise en ?uvre des PPP. ?Hum… Mieux, on n?en parle pas!? R?pondant ? une question qu?un jour- naliste lui pose (sur le ton de la plaisanterie) au sujet de ce qu?il pense du ?mod?le de PPP ? la camerounaise?, un chef d?entreprise fait l??co- nomie de ses mots. Entre pe- tits et grands patrons pr?sents dans un hall plein ? craquer, les rires fusent. Celui qui ra- conte cette s?quence ? Int?- gration ce 28 f?vrier 2025 ren- tre des Rencontres Econo- miques du Cameroun. Ou- vert du 26 au 27 f?vrier der- nier ? Yaound?, le grand raout du business et de l??co- nomie organis? par le Grou- pement des Entreprises du Cameroun (Gecam) a d?- nonc? les entraves ? la mise en ?uvre des PPP au Came- roun. Selon Jean-Marie Nka, journaliste sp?cialiste des questions ?conomiques (et non moins mod?rateur des ?changes portant sur le th?me ?Place de la gouvernance dans la comp?titivit? des en- tit?s publiques et priv?es?), ?la litanie fait ?tat de l?im- pr?paration, de l?inadaptation du cadre juridique, des lo- giques mercantilistes, des lourdeurs administratives et de l?appropriation insuffi- sante du concept PPP?. ?Diatribes? Alors, experts des mar- ch?s publics et patrons ont profit? de l?estrade ? eux of- ferte par les Rencontres Eco- nomiques du Cameroun pour lancer leurs piques. ?Quand on observe ce qui se passe dans le cadre des PPP, on est bien loin de l?esprit et de la lettre de l?article 2 de la loi n? 2006/012 du 29 d?cembre 2006 portant r?gime g?n?ral des contrats de partenariat. Cet article recommande bien de faire recours au PPP dans le cadre des projets d?une tr?s grande envergure tech- nique et financi?re?, souligne Clovis Takeudeu, op?rateur ?conomique sp?cialis? dans le BTP. ?Nous avons conscience que la situation budg?taire et financi?re du Cameroun est tr?s d?licate avec un ni- veau de dettes et de d?ficit public qu’il est indispensable de corriger. Nous d?plorons cette situation qui nous conduit, la plupart du temps, ? hypoth?quer l’avenir pour assumer nos ?ch?ances d’en- dettement ? court terme. Les entreprises ne peuvent pas ind?finiment combler les trous d’une sph?re publique incapable de se r?former et de s’adapter ? la r?alit? ?co- nomique que nous affron- tons?, fulmine Alhadji Ben Awal. Pour cet op?rateur ?co- nomique venu de la r?gion de l?Extr?me-Nord, ?malgr? cette situation in?dite avec des marges de man?uvre li- mit?es, il est essentiel de pr?- voir des ajustements sur notre mod?le de PPP afin d’en li- miter les impacts r?cessifs pour les entreprises?. Dans le propos se profile une ?motion qui participe au ras-le-bol des promoteurs de PME. Cela ?tant, des voix pointent un probl?me d?iden- tification du type de projet ? r?aliser en PPP. A ?couter Hilaire Djamen, (op?rateur ?conomique bas? dans la r?- gion de l?Ouest) par exemple, tout porte ? croire que les gouvernants pr?f?rent r?aliser des projets mal ficel?s au d?part par l?endettement ou le budget d?investissement pu- blic, ce qui leur donnent plus de marge de man?uvre en mati?re de r?trocommissions. Au-del?, certaines adminis- trations le feraient en toute connaissance de cause, dans le but de saboter les PPP. ?Nous ne voyons aucune strat?gie claire de simplifi- cation, de meilleure r?parti- tion des comp?tences ou de recherche de compl?menta- rit?. Nous subissons seule- ment la superposition d’en- tit?s administratives contrai- gnantes que nous finan?ons toujours davantage. Poursui- vre dans cette voie, cela si- gnifierait ?touffer durable- ment notre secteur productif et globalement notre ?cono- mie, qui sont ? l’origine de la cr?ation de richesse de no- tre pays?, signale Hilaire Dja- men. Bobo Ousmanou

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Baccalaur?at tchadien : des r?gles plus contraignantes pour les candidats camerounais?

En plus des documents traditionnellement exig?s, l?obtention et la pr?sentation du probatoire compl?tent la liste d?s cette ann?e.? Dans un communiqu? tr?s relay? depuis le 13 f?vrier 2025, la Direction G?n?rale de l?Office Nationale des Examens et Concours du Sup?rieur (ONECS) porte ? l?attention des candidats souhaitant s?inscrire en r?gime libre au baccalaur?at session 2025, que les inscriptions seront ouvertes du 17 f?vrier au 17 mars. A en croire le document de l?ONECS, les conditions pour faire acte de candidature ont ?t? r?vis?es, sp?cialement pour les postulants d?origine camerounaise. Ces derniers, en plus du certificat de scolarit?, d?une copie certifi?e conforme de l?acte de naissance et d?un certificat de nationalit? traditionnellement exig?s, devront pr?senter une attestation de r?ussite au probatoire et un certificat de r?sidence. Cette exigence cible principalement les candidats libres, c?est-?-dire ceux qui ne sont pas scolaris?s dans des ?tablissements tchadiens. Pendant des ann?es, le bac tchadien a ?t? une alternative pour de nombreux jeunes camerounais, notamment ceux recal?s au probatoire ou ceux en qu?te d?un parcours moins exigeant que celui du Cameroun. Et du coup?  Le bac tchadien, consid?r? par certains ?l?ves camerounais comme un raccourci acad?mique pour un acc?s ? l?enseignement sup?rieur, est d?sormais conditionn? par un pr?alable : l?obtention du probatoire. S?inscrivant dans une logique de r?adaptation r?glementaire des participants des autres nationalit?s aux examens du BAC Tchad, les autorit?s tchadiennes entendent maximiser la cr?dibilit? du dipl?me. Bien plus, l?instauration de cette nouvelle r?gle vise donc ? limiter le ph?nom?ne de ? contournement du probatoire ? par certains ?l?ves.  TOM

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Pour leurs droits :?les jeunes filles du Grand-Nord donnent de la voix ce 8 mars 2025?

Pour la plupart victimes de discrimination et de violence cette partie du Cameroun, elles sont d?sormais soucieuses de leur devenir.  La Journ?e internationale de la femme rassemblera les femmes autour de la question du droit, de l??galit? et de leur autonomisation. Tout se met progressivement en place pour marquer positivement ce grand ?v?nement. La condition des femmes sera au centre des diff?rents ?changes. Il faut admettre que l??galit? des sexes est un droit fondamental et une condition indispensable au d?veloppement et ? la r?duction de la pauvret? en Afrique subsaharienne. ? L??ducation est une condition fondamentale pour leur ?ducation. C?est le lieu de le dire maintenant. Nos petites s?urs doivent savoir ? quoi s?en tenir. C?est ce que nous nous attelons ? les expliquer toutes les fois que nous en avons l?occasion. Aujourd?hui encore, il y?en a, celles qui ne vont toujours pas ? l??cole parce que l?indigence de leurs parents fait qu?elles sont d?savantag?es au d?triment de leurs fr?res. Nos cadettes doivent savoir qu?elles ont droit ? l??ducation et ? d?autres ressources au m?me titre que leurs fr?res ?, soutient Natascha, enseignante de droit ? l?universit? de Maroua. Lorsqu?une situation de grossesse pr?coce survient ? Une grossesse survenue en pleine ann?e acad?mique entraine in?luctablement la fin des ?tudes de la jeune fille. Pour pr?server l?honneur de la famille, ses parents pr?f?rent, contre son gr?, de l??loigner des autres. Elle ne va plus ? l??cole, elle n?a plus le droit de vaquer sereinement ? ses activit?s habituelles. Elle devra se recroqueviller sur elle-m?me, cloitr?e dans un taudis, attendant que le sort de cette grossesse se d?cide rapidement. ? J?ai v?cu ?a apr?s la grossesse que j?ai contract?e en classe de 3?me ? la suite d?un viol par un ?l?ve de la classe de Terminale. C??tait un camarade d??tablissement, dit Fatoumata, logisticienne dans une agence de transport interurbain dans la ville de Maroua. J??tais subitement devenu ind?sirable. J?ai d? quitter le domicile familial pour aller vivre au village pr?s de ma grand-m?re. Je n?ai plus jamais pu reprendre mes ?tudes ?.  De la responsabilit? des pouvoirs publics Historiquement, les ?l?ves enceintes ?taient exclues de l??cole, mais en avril 2022, une nouvelle r?glementation leur a permis de rester scolaris?es jusqu?? la 26?me semaine de grossesse et de reprendre leurs ?tudes apr?s la naissance du b?b?. Cependant, dans certains villages recul?s du Septentrion, les grossesses pr?coces persistent du fait du manque d?acc?s des jeunes filles ? l??ducation et aux informations sur la sant? sexuelle.  Tom

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? l?occasion de la Journ?e Internationale des Droits des Femmes, la Wikimedia Fondation c?l?bre les contributrices qui r?duisent les in?galit?s de genre sur Wikip?dia

au cours desquels elle propose des formations, anime des ateliers et incite d’autres personnes ? modifier Wikip?dia. La promotion de l’?galit? des sexes, en particulier au sein de la communaut? locale des volontaires du B?nin, est quelque chose qui lui tient ? c?ur. R?cemment, son travail dans le cadre de la campagne ? ?galit? des sexes au B?nin ? a consist? ? essayer de nouvelles strat?gies pour impliquer davantage de femmes b?n?voles. Dans ce cadre, elle a mis en place et g?r? une communaut? WhatsApp pour faciliter leur participation, avec des r?sultats incroyables : ensemble, le groupe a cr?? 660 nouveaux articles et am?lior? 1 150 pages existantes sur Wikip?dia. L’importance de Wikip?dia n’a fait que cro?tre dans le monde actuel de l’IA g?n?rative. Presque tous les grands mod?les de langage, y compris ceux qui pilotent des outils tels que ChatGPT, s’appuient sur les donn?es de Wikip?dia comme principale source d’apprentissage. Wikip?dia doit repr?senter toutes les personnes et toutes les connaissances du monde en raison de la fr?quence ? laquelle les gens l’utilisent. Participez ? la c?l?bration Pour en savoir plus sur la campagne et sur les efforts visant ? r?duire l??cart de genre sur Wikip?dia, rendez-vous sur la page de la campagne La connaissance est humaine. La connaissance, c’est elle.

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Tribune:face aux discours haineux, la presse doit se ressaisir, l??tat doit?prendre ses responsabilit?s?

En facilitant la propagation des discours haineux, les journalistes trahissent leurs codes d??thique. En restant laxiste face aux entrepreneurs de la haine, les pouvoirs publics font le lit d?un possible d?chirement de la coh?sion nationale. ? qui profite le crime (car le tribalisme en est un !) ? La question se pose avec gravit?, depuis que prolif?rent sur la toile et ? la t?l?vision une surench?re de discours tribalistes, stigmatisants et haineux. D?sormais, c?est de mani?re totalement d?complex?e et parfaitement docte que des compatriotes organisent des forums sur les r?seaux sociaux et des d?bats t?l?vis?s pour conforter et enrichir leur haine, juger et condamner telle ou telle ethnie, coupable des agissements suppos?s ou r?els de certains de ses membres. Pourquoi est-ce un crime de tribaliser le d?bat politique et social ? C?est ?vident. Parce qu?en cultivant le rejet de l?autre et la m?fiance vis-?-vis des non-membres du groupe, en les pr?sentant comme des dangers imminents, en pr?chant la haine de l?autre, que ce soit ouvertement ou ? force de sous-entendus, ces discours menacent gravement la coh?sion sociale de notre nation encore fragile. Pourtant, comme l?indique la Charte d??thique mondiale des journalistes de la FIJ, ? Le/la journaliste veillera ? ce que la diffusion d?une information ou d?une opinion ne contribue pas ? nourrir la haine ou les pr?jug?s et fera son possible pour ?viter de faciliter la propagation de discriminations fond?es sur l?origine g?ographique, raciale, sociale ou ethnique, etc. ? Autant dire que certains journalistes camerounais pi?tinent all?grement les r?gles de base de leur m?tier. Selon l?UNESCO, le discours de haine est d?fini comme ? tout type de communication, orale ou ?crite ou de comportement, constituant une atteinte ou utilisant un langage p?joratif ou discriminatoire, ? l??gard d?une personne ou d?un groupe, en raison de leur identit? ?. Or que voyons-nous ? la t?l?vision camerounaise ? Que lisons-nous sur les r?seaux sociaux ? Une prolif?ration de discours et de sous-entendus qui cultivent la haine de l?autre. Une surench?re de poncifs tout aussi naus?abonds les uns que les autres. Quelle gloire professionnelle peut revendiquer le journaliste ou le pan?liste qui alimente les ranc?urs ? coups de st?r?otypes ? Quelle ambition veut atteindre l?homme politique qui montre de la complaisance face ? la prolif?ration des discours haineux et/ou de l?intol?rance dans ses rangs ? Certes, le contexte pr??lectoral est propice ? la constitution de camps id?ologiques et de chapelles partisanes. Mais la polarisation actuelle ne se fait plus sur les programmes et les id?es, elle se fait ? tort sur les origines ethniques. Parmi ces gladiateurs des claviers et des petits ?crans, les plus mod?r?s appellent ? la solidarit? tribale en faveur des politiciens de leurs contr?es (chose clairement interdite par la loi), tandis que les plus radicaux appellent purement et simplement ? l?extermination d?autres groupes ethniques (une d?rive s?v?rement punie par la loi). Il est curieux de constater que le ton monte sans cons?quence, les tribalistes inv?t?r?s en rajoutant ? chaque fois une couche, assur?s de leur impunit?. Il semble donc de plus en plus certain qu?au-del? de l??ducation, le terreau fertile de ces discours clivants et de ces appels au meurtre, c?est l?impunit?. Pourtant, la loi pr?voit des poursuites et des peines d?emprisonnement contre ? celui qui, par quelque moyen que ce soit, tient des discours de haine ou proc?de aux incitations ? la violence contre des personnes en raison de leur appartenance tribale ou ethnique ?. La libert? d?expression ne peut pas ?tre la libert? de propager la haine. L?article 241-1 du Code p?nal camerounais pr?voit des peines allant jusqu?? deux ans d?emprisonnement et des amendes de 300 000 ? 3 000 000 FCFA pour de tels actes. Pire encore, lorsque l?auteur est un fonctionnaire, un responsable politique ou un journaliste, ces peines sont doubl?es et les circonstances att?nuantes interdites. Le plus ?c?urant est de constater que ces discours haineux ?manent souvent d?intellectuels et de leaders d?opinion que l?on croyait au-dessus de ces basses consid?rations. Il y a quelques ann?es, un ?crivain Camerounais vivant ? l??tranger appelait au meurtre d?une communaut?, et nous avons tous d?tourn? le regard, par pudeur et peut-?tre m?me par honte. Hier toujours, des Camerounais ont ?t? pourchass?s de certaines r?gions du pays, leurs biens pill?s, impun?ment. Aujourd?hui, on entend journalistes et universitaires aboyer ouvertement leur rage contre d?autres communaut?s, toujours impun?ment. Et d?sormais, les appels au meurtre se multiplient. Le plus gla?ant, c?est le flegme des pouvoirs publics face ? cette d?rive qui menace la coh?sion sociale et, par extension, la paix et la stabilit? du pays. Bien des ?tats, parfois voisins du n?tre, ont sombr? dans le chaos sous l’effet combin? des discours haineux et du laxisme des autorit?s. Pourtant, l??tat camerounais ne manque pas d?instruments pour endiguer cette vague d?l?t?re qui se propage ? travers les m?dias et les r?seaux sociaux. Outre les dispositions du Code p?nal r?vis?, on peut citer les lois en vigueur contre la cybercriminalit?, l?Agence Nationale des Technologies de l?Information et de la Communication (ANTIC), la Commission Nationale pour le Bilinguisme et le Multiculturalisme, ainsi que le Conseil National de la Communication (CNC). Chacune de ces institutions a un r?le ? jouer dans la lutte contre les discours de haine. Encore faut-il que ces m?canismes soient mobilis?s avec rigueur et efficacit?, et non laiss?s ? l’?tat d’outils dormants face ? un p?ril grandissant. Les hommes de m?dias camerounais doivent faire preuve de retenue et de responsabilit? face ? la tentation du sensationnalisme et de la qu?te d?audience. Le Cameroun est un pays composite, constitu? de plus de 200 ethnies qui, depuis ? peine un demi-si?cle, apprennent ? forger ensemble une identit? nationale. Les discours clivants fragilisent ce tissu social encore en construction et attisent des antagonismes dangereux. Or, les communaut?s sont aujourd?hui profond?ment imbriqu?es, unies par des alliances, des mariages et des filiations qui transcendent les clivages ethniques. En soufflant sur les braises du tribalisme, certains m?dias ne mesurent pas les risques qu?ils font courir ? l?ensemble de la soci?t?. L?histoire, notamment en Afrique, regorge d?exemples tragiques o? de

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