Pendant 40 jours, les catholiques vont vivre le car?me. Ce mercredi, d?j?, ils entendront parler des 3 p: partage, pri?re et p?nitence.

Le partage: Quand nous partageons, ce n?est ni pour exhiber notre richesse ni pour ?tre approuv?s par notre entourage, mais pour partager la d?tresse du prochain, pour lui dire que son malheur est notre malheur, pour l?aider ? avoir une meilleure situation.
La pri?re: En consacrant plus de temps ? la pri?re, qui peut prendre plusieurs formes selon les circonstances (louange, intercession, demande, action de gr?ce, m?ditation de la Parole de Dieu, contemplation, etc.), nous voulons signifier que Dieu prime sur tout et qu?il doit ?tre le premier servi.
La p?nitence: En je?nant, nous affirmons que nous voulons demeurer libres de nos passions, convoitises et d?sirs.
Ce n?est pas en nous privant de viande les vendredis, d’alcool ou de cigarettes que nous aurons fait un bon car?me. Nous aurons r?ussi la travers?e de ce temps de d?sert si notre partage, notre pri?re et notre p?nitence d?bouchent sur une transformation de nos mentalit?s et comportements. Comme le dit bien Fran?ois, « le sacrifice n’est pas dans l’estomac mais dans le c?ur ». En effet, ? quoi bon s’abstenir de manger de la viande si je ne parle pas ? mes fr?res, coll?gues et voisins, si je ne rends pas visite ou ne t?l?phone jamais ? mes parents?
Que vaut mon car?me si je monte mes enfants contre leur p?re ou m?re, si je d?tourne l?argent public, si je ne peux pas donner ? mes employ?s ce qui leur revient?
Ne me serai-je pas priv? en vain si, dans mon service ou dioc?se, je continue, apr?s ce car?me, de promouvoir ou de favoriser uniquement les gens de mon ethnie, si j?attends qu?on vienne me remercier chaque fois qu?un h?pital et une route ont ?t? construits, si je suis incapable de reconna?tre les qualit?s et talents des autres, si je pense que c?est Dieu qui doit tout faire ? ma place, si je suis un afropessimiste, si je suis une personne qui se d?courage ou se r?signe facilement, si je veux avoir toujours raison, etc.?
Les choses ? sacrifier ne sont donc pas ce que nous mettons dans le ventre mais ce qui se passe dans nos c?urs. Ce qu?il faut changer avant tout, c’est notre mauvaise perception de Dieu, des autres et de notre environnement. Tel est le sens de la parole de Yahv? dans le livre de Jo?l : « D?chirez vos c?urs et non vos v?tements ».
Bon car?me ? tous !
Jean-Claude Dj?r?k?