Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Cameroun : neuf civils enlev?s par des s?paratistes pr?sum?s dans le Nord-Ouest

Neuf civils ont ?t? enlev?s mardi soir par des pr?sum?s combattants s?paratistes dans la r?gion du Nord-Ouest du Cameroun, ont indiqu? mercredi des sources s?curitaires. D’apr?s les sources, neuf villageois ont ?t? enlev?s dans le village de Tabenken, ? Nkambe, alors qu’ils s’appr?taient ? se coucher. Des hommes arm?s les ont forc?s ? quitter leur domicile, avant de les emmener vers une destination inconnue. Aucune revendication n’a ?t? formul?e par les ravisseurs, qui sont activement recherch?s par les forces de d?fense et de s?curit?. Depuis 2017, les enl?vements avec demande de ran?ons se multiplient dans les r?gions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, ? la suite de la guerre opposant l’arm?e aux combattants s?paratistes qui r?clament la partition du pays. YAOUND?, 27 ao?t (Xinhua)

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Tchad : 160 ressortissants rapatri?s volontairement depuis la Libye avec l’appui de l’OIM

Un total de 160 ressortissants tchadiens ont ?t? rapatri?s volontairement depuis la Libye gr?ce au soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec l’ambassade du Tchad ? Tripoli et les autorit?s libyennes, a annonc? mercredi le minist?re tchadien des Affaires ?trang?res. Ce retour s’inscrit dans le cadre du programme de rapatriement, de protection et de r?insertion des migrants, une initiative conjointe des autorit?s tchadiennes, de l’OIM et des autorit?s libyennes, pr?cise le minist?re. Selon celui-ci, cette op?ration va au-del? d’un simple retour : elle offre aux rapatri?s un accompagnement essentiel pour leur r?int?gration sociale et ?conomique dans leur pays natal. D’apr?s un rapport publi? par l’OIM en 2022, 82.180 ressortissants tchadiens se retrouvent en Libye en janvier 2022. N’DJAMENA, 27 ao?t (Xinhua)

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Le bilan des morts du chol?ra s’?l?ve ? 75 dans l’est du Tchad

Le bilan de l’?pid?mie de chol?ra dans l’est du Tchad s’est ?lev? ? 75 morts depuis juillet, a annonc? mercredi le minist?re de la Sant? du pays. Le nombre de morts a augment? de 12 par rapport ? un rapport publi? lundi par les autorit?s sanitaires. Plus de 900 cas suspects ont ?t? enregistr?s dans la province du Ouadda?. Mercredi, le ministre de la Sant? publique, Abdelmadjid Abderahim, a annonc? qu’une campagne de vaccination d’une semaine aurait lieu dans la province touch?e d?but septembre. Le gouvernement continue d’intensifier ses efforts pour freiner la propagation de la maladie, notamment en intensifiant les interventions en mati?re d’eau, d’assainissement et d’hygi?ne, a d?clar? Abderahim. Apr?s la d?tection du premier cas de chol?ra dans le camp de r?fugi?s de Dougui, dans la province du Ouadda?, le 13 juillet, quatre d?c?s li?s au chol?ra ont ?t? signal?s plus tard dans le camp accueillant environ 20 000 r?fugi?s soudanais. En juin, l’Organisation mondiale de la sant? a averti que les cas de chol?ra au Soudan ?taient susceptibles d’augmenter et pourraient se propager aux pays voisins, notamment au Tchad, qui accueille des centaines de milliers de r?fugi?s soudanais dans des conditions de surpopulation. YAOUNDE, 27 ao?t (Xinhua)

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Construction et entretien des routes: le gros ?il du fonds routier

Dans son r?le? L?antienne est connue de tous :  au Cameroun, les entreprises charg?es de construire ou d?entretenir les routes sont devenues un monde de menteurs. Quand elles livrent leurs chantiers, il y a de nouveaux mensonges qui attendent d??tre d?couverts. Ce qui se passe sur le terrain donne l?impression de vivre dans une zone cr?pusculaire o? tout est possible. Et le plus effrayant, c?est que la plupart des ouvrages ne sont pas r?alis?s selon les normes requises ; lorsqu?ils ne sont pas simplement abandonn?s. Tous les deux jours, surgit dans la presse une nouvelle histoire ? propos d?un chantier b?cl?. Bref, la chronique des travaux sur le terrain r?v?le un purgatoire o? s?accumulent d?sillusions et ?checs. Pour ?viter l?occultation du ph?nom?ne et de sa reproduction, des ?quipes compos?es des membres du Comit? de gestion et des responsables de l’administration du Fonds routier du Cameroun sont (une nouvelle fois) descendues sur le terrain. Du 10 au 24 ao?t 2025, elles ont pass? au peigne fin 38 projets (17 dans le r?seau routier sud et 21 dans le r?seau routier ouest). Du 25 ao?t au 7 septembre 2025, des ?quipes mettront le cap sur le r?seau routier nord o? 18 projets seront inspect?s. ? Objectifs : appr?cier le niveau de mise en ?uvre de certains projets financ?s par le Fonds routier ; ?valuer la pertinence des projets programm?s ; appr?cier les r?alisations, notamment l’effectivit? et la consistance des travaux et prestations ex?cut?s par les contractants, en rapport avec les paiements effectu?s ou ? effectuer ; formuler des recommandations relativement aux constats ?, selon Yaouba Abdoulaye, le pr?sident du comit? de gestion du Fonds Routier. En clair, l?institution est dans son r?le : inspecter les projets et tirer des le?ons ? partir du terrain. Inspir? de ce r?le, le pr?sent dossier s?attache ? rendre compte d?un ensemble de clich?s capt?s pendant la tourn?e.  Jean-R?n? Meva’a Amougou source : Fonds Routier du Cameroun

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Tchad : une campagne de vaccination contre le chol?ra pr?vue dans la province du Ouadda?

Une campagne de vaccination contre le chol?ra sera organis?e du 2 au 8 septembre dans cinq districts sanitaires de la province du Ouadda?, a annonc? mercredi le minist?re tchadien de la Sant? publique et de la Pr?vention. Selon le minist?re, 1 116 cas de chol?ra, dont 68 d?c?s, ont ?t? enregistr?s dans le pays entre le 14 juillet et le 24 ao?t. Le taux de l?talit? s’?l?ve ? 6,1 %, d?passant largement le seuil de moins de 1% fix? par l’Organisation mondiale de la sant? (OMS). L’?pid?mie, qui a ?clat? en juillet dans le camp de r?fugi?s de Dougui, situ? dans la province du Ouadda?, s’est d?sormais propag?e aux provinces du Ouadda? et du Sila, dans l’est du pays. N’DJAMENA, 28 ao?t (Xinhua)

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Nationalit? ivoirienne et ambition politique: deux poids, deux mesures ?

Depuis quelques mois, le d?bat sur la nationalit? exclusive des aspirants aux plus hautes fonctions de l’?tat ivoirien est revenu avec vigueur au centre de l?actualit? politique. ? la faveur de renoncements successifs ? la nationalit? fran?aise de la part de personnalit?s politiques de premier plan comme Patrick Achi et Tidjane Thiam, les projecteurs se tournent d?sormais vers Alassane Dramane Ouattara. Une question br?lante anime les discussions: le chef de l??tat, qui semble pr?parer le terrain pour un quatri?me mandat controvers?, a-t-il lui aussi renonc? ? sa seconde nationalit?, en l?occurrence volta?que (burkinab?) ? Et si ce n?est pas le cas, pourquoi semble-t-il au-dessus des exigences l?gales auxquelles les autres doivent se soumettre ? Une exigence constitutionnelle claire La Constitution ivoirienne, dans son article 55, est sans ?quivoque : ? le Pr?sident de la R?publique doit ?tre exclusivement de nationalit? ivoirienne, n? de p?re et de m?re eux-m?mes ivoiriens d?origine. ? Cette clause, tr?s discut?e depuis des ann?es, trouve son origine dans les conflits identitaires et politiques qui ont d?chir? la C?te d?Ivoire au d?but des ann?es 2000. L?id?e ?tait de garantir une certaine l?gitimit? et loyaut? nationale des dirigeants, en excluant toute all?geance ?trang?re potentielle. Cette exigence s’accompagne de dispositions du Code de la nationalit? ivoirienne, qui ne reconna?t pas la double nationalit? pour ceux aspirant ? exercer les plus hautes fonctions de l??tat. Ainsi, toute personne candidate ? la pr?sidence de la R?publique doit renoncer formellement ? toute autre nationalit? ?trang?re avant de pouvoir pr?tendre ? cette fonction. Patrick Achi et Tidjane Thiam, deux exemples r?cents C?est dans ce contexte juridique que Patrick Achi, ancien Premier ministre, a renonc?, le 12 ao?t 2025, ? sa nationalit? fran?aise. Ce geste, hautement symbolique, vise ? se conformer aux exigences constitutionnelles en vue d?une possible candidature aux prochaines ?lections pr?sidentielles. Quelques mois plus t?t, en f?vrier 2025, c?est Tidjane Thiam qui avait entam? la m?me d?marche. Sa lib?ration officielle de la nationalit? fran?aise a ?t? confirm?e le 20 mars, confirmant ainsi sa volont? de se conformer aux lois de la R?publique. Ces deux renoncements sont per?us par certains comme des actes de patriotisme et de respect des institutions. D?autres y voient un simple calcul politique. Quoi qu?il en soit, ils rappellent l?importance d?une r?gle du jeu politique claire, ? laquelle personne ne devrait pouvoir d?roger. Alassane Ouattara et la question de la nationalit? volta?que Mais qu?en est-il d?Alassane Dramane Ouattara ? Depuis de nombreuses ann?es, une controverse entoure son origine nationale, notamment son lien avec la nationalit? volta?que (devenue burkinab?). Plusieurs documents et t?moignages ont circul? au fil des ann?es, mettant en cause la conformit? de sa situation avec les exigences constitutionnelles ivoiriennes. Si ces all?gations ont ?t? ? plusieurs reprises contest?es ou minimis?es par ses partisans, aucune preuve officielle de renoncement ? une autre nationalit? n?a ?t? rendue publique. Ce flou alimente les soup?ons et fragilise la l?gitimit? morale du pr?sident, surtout dans un contexte o? il envisage un quatri?me mandat, en contradiction avec l?esprit ? sinon la lettre ? de la Constitution, qui ne pr?voit que deux mandats pr?sidentiels. Il devient alors l?gitime de poser la question : pourquoi M. Ouattara devrait-il ?chapper ? l?application rigoureuse de la loi ? Si Achi et Thiam, pour pouvoir ?tre candidats, ont d? faire acte de renonciation, la m?me r?gle devrait logiquement s?appliquer au pr?sident sortant, quelle que soit sa position ou son bilan politique. Le cas d?Alpha Cond? La situation n?est pas propre ? la C?te d?Ivoire. D’autres pays africains ont d?j? ?t? confront?s ? cette probl?matique de la double nationalit? au sommet de l??tat. L?exemple le plus frappant reste celui d?Alpha Cond?, pr?sident de la Guin?e, qui, avant de briguer la pr?sidence, avait renonc? ? sa nationalit? fran?aise, conform?ment ? la loi guin?enne. Alpha Cond?, bien que form? et ?tabli en France pendant une grande partie de sa vie, n?a pas h?sit? ? faire ce sacrifice politique et personnel pour respecter la loi de son pays. Ce pr?c?dent montre que la loi peut ? et doit ? s?appliquer ? tous, quelles que soient l?envergure ou l?histoire personnelle des individus concern?s. Un besoin de clart? juridique La perspective d?un quatri?me mandat d?Alassane Ouattara, alors m?me que le d?bat sur la nationalit? est relanc?, nourrit un climat de suspicion et de frustration parmi une partie croissante de la population. Beaucoup s?interrogent : la loi est-elle faite pour certains et non pour d?autres ? La Constitution ne devrait-elle pas ?tre un socle commun, inali?nable, au-del? des int?r?ts personnels et des calculs politiques ?La cr?dibilit? des institutions d?mocratiques repose en grande partie sur l??galit? de tous devant la loi, notamment lorsqu?il s?agit des r?gles d??ligibilit?. Si des figures comme Thiam ou Achi ont respect? les exigences constitutionnelles au prix d?une identit? administrative ?trang?re, le pr?sident Ouattara, plus que quiconque, se doit d?en faire autant, s?il veut ?viter d?alimenter le sentiment d?injustice ou de duplicit?. Conclusion : L?exigence de coh?rence et d?exemplarit? ? l?approche de l??lection pr?sidentielle de 2025, la question de la nationalit? exclusive n?est pas un d?tail juridique. Elle constitue un test de coh?rence, de transparence et d?exemplarit?. Si la Constitution ivoirienne fixe une r?gle, cette r?gle doit s?appliquer sans distinction. Ce n?est qu?? cette condition que la confiance dans les institutions pourra ?tre restaur?e, et que le d?bat d?mocratique pourra se d?rouler dans un climat apais?. Le silence persistant sur la question de la nationalit? d?Alassane Ouattara est un probl?me politique majeur. Il est urgent que la lumi?re soit faite, non seulement par souci de l?galit?, mais aussi par respect pour tous ceux qui, dans l?ombre ou sous les projecteurs, ont consenti aux sacrifices n?cessaires pour se conformer ? la loi. La loi est dure, certes, mais elle est la loi. Et elle doit s?appliquer ? tous, sans exception. Jean-Claude DJEREKE

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Jean-Baptiste, un serviteur de Dieu atypique

Le 29 ao?t, l??glise catholique c?l?bre la m?moire du martyre de Jean-Baptiste. Cette figure biblique, ? la fois puissante et d?rangeante, continue d?interpeller les consciences, non seulement par son message radical, mais aussi par la mani?re singuli?re dont il a incarn? sa mission. Jean-Baptiste n??tait pas un proph?te comme les autres. Il ?tait atypique, d?routant, et profond?ment fid?le ? Dieu. Son exemple soul?ve des questions br?lantes pour notre temps, notamment pour ceux et celles qui portent la parole de Dieu dans une Afrique en qu?te de justice et de v?rit?. Un proph?te sans filtre Jean-Baptiste ne caressait personne dans le sens du poil. Sa parole ?tait brute, tranchante, sans d?tour. Il ne flattait pas les foules, il les interpellait. Des hommes et des femmes, venant de J?rusalem, de toute la Jud?e et des environs du Jourdain, accouraient vers lui, non pas pour entendre des discours agr?ables, mais pour se confronter ? la v?rit?, pour se repentir. Le d?sert ?tait sa paroisse, loin du confort et des institutions religieuses ?tablies. Il ne d?pendait d?aucune synagogue ni d?aucune autorit?. Sa libert? ?tait totale, et c?est ce qui rendait sa voix si puissante. Jean n??tait ni diplomate ni populiste. Il n?avait rien ? vendre, ni huile miraculeuse, ni promesse de b?n?dictions mat?rielles. Il ne faisait pas commerce de la foi, il l?incarnait avec radicalit?. Sa mission n??tait pas de plaire, mais de secouer, d??veiller, de purifier. Il d?non?ait les injustices, les hypocrisies, les mensonges. M?me H?rode, le roi, n??chappa pas ? sa critique frontale ? critique qui lui co?ta la vie. Une vie d?aust?rit? et de coh?rence Ce qui frappait aussi chez Jean-Baptiste, c??tait la coh?rence entre son message et sa vie. Il pr?chait la sobri?t?, et il vivait dans l?aust?rit? la plus extr?me: v?tu d?un v?tement de poil de chameau, une ceinture de cuir autour de la taille, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage. Il ne vivait pas dans un palais, n?ambitionnait aucun pouvoir. Il voulait simplement que la v?rit? triomphe et que J?sus, le Christ, soit r?v?l? au monde. ? Il faut qu?il croisse, et que moi je diminue ?, disait-il. Quelle humilit? ! Quelle lucidit? ! Jean ne cherchait ni la gloire ni les honneurs, mais l?accomplissement du dessein de Dieu. Aujourd?hui, dans un contexte eccl?sial souvent tiraill? entre ambition personnelle, attachement au pouvoir, recherche du luxe et compromissions diverses, le t?moignage de Jean-Baptiste fait figure de rappel salutaire. Il montre qu?un authentique serviteur de Dieu ne cherche pas ? ?tre admir?, mais ? conduire les c?urs vers Dieu. Il n?a pas peur d??tre seul, d??tre rejet?, ou m?me d??tre emprisonn?, car il sait pour qui et pourquoi il parle. L?Afrique a besoin de proph?tes ? la lumi?re de Jean-Baptiste, une question br?lante se pose: o? sont les proph?tes aujourd?hui ? O? sont ceux qui, dans l??glise d?Afrique, osent dire la v?rit? au prix de leur s?curit? ou de leur carri?re ? Trop souvent, les voix eccl?siastiques se taisent face aux r?gimes oppressifs, face ? la mis?re des peuples, face aux violences et ? la corruption. Trop souvent, elles pr?f?rent les discours convenus, les b?n?dictions aux puissants, les compromis avec les autorit?s. Pourtant, l?Afrique a connu et conna?t encore des hommes de Dieu qui ont os? la v?rit?, ? temps et ? contretemps. Des figures comme le cardinal Bernard Yago (C?te d?Ivoire), Joseph Malula (ex-Za?re), Luc Sangar? (Mali), Christian Tumi (Cameroun), Raymond-Marie Tchidimbo (Guin?e), ont incarn? ce courage proph?tique. Bernard Yago, par exemple, fut violemment attaqu? pour avoir contest? la version officielle de la mort d?Ernest Boka en prison. Joseph Malula fut expuls? au Vatican pour avoir refus? de s?agenouiller devant la dictature de Mobutu. Ces hommes ont pay? le prix fort pour leur fid?lit? ? la v?rit?, mais leur h?ritage demeure. L??glise en Afrique n?a pas besoin d?affairistes ni de pr?dicateurs de confort. Elle n?a pas besoin de vendeurs d?illusions ni de clercs obs?d?s par le mat?riel. Elle a besoin de proph?tes. De ceux qui, comme Jean-Baptiste, disent ce qui d?range, qui r?veillent les consciences, qui refusent la langue de bois, et qui placent Dieu au-dessus de toute autre autorit?. Un appel ? la conversion La m?moire de Jean-Baptiste n?est pas un simple souvenir liturgique. C?est un appel ? la conversion, pour tous les croyants, et particuli?rement pour ceux qui ont re?u la charge de guider le peuple de Dieu. Le proph?te n?est pas un homme parfait, mais un homme int?gre. Il ne cherche pas ? plaire, mais ? ?tre fid?le. Il ne s?attache pas ? lui-m?me, mais oriente les c?urs vers le Christ. Prions pour que les pr?tres, les pasteurs, les ?v?ques et les cardinaux d?Afrique aient le courage de Jean-Baptiste. Prions pour qu?ils ne craignent ni la prison, ni la calomnie, ni la solitude. Prions pour qu?ils pr?f?rent la fid?lit? ? Dieu ? la reconnaissance des hommes. Et que, comme Jean, ils fassent du d?sert de notre temps un lieu de v?rit?, de justice et de r?conciliation. Jean-Claude DJEREKE

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Les moto taximens du Sud de la capitale parlent

Qu’ils soient camerounais ou ?trangers, qu’ils exercent ? Odza, Nkomo, Awae escalier o? ? ?kounou, tous adressent des dol?ances au futur Pr?sident de la R?publique du Cameroun. ? On ne peut pas avoir la paix quand on a faim. Je veux un pr?sident qui am?liore les conditions de vie des camerounais ?, cette phrase forte de Jean, moto taximan ? borne 10 Odza dans la Commune de Yaound? 4, est le reflet de ce que pense la grande majorit? de ses coll?gues. Tous caressent le r?ve de voir les jeunes qu’ils sont, avoir acc?s ? ce que l’on peut appeler les besoins existentiels comme manger, se v?tir, se soigner, aller ? l’?cole. ? Le camerounais vit tr?s mal. Il ne se nourrit pas bien. Il ne se soigne pas bien. Ces facteurs r?duisent son esp?rance de vie ?, argumente le transporteur. Cette situation se caract?rise par l’ambiance assez mouvement?e de ce jeudi 21 ao?t 2025 entre les conducteurs. Ils estiment que de nos jours, le camerounais vit tr?s mal. Loin des grands discours intellectuels, Jean coupe court lorsqu’il dispute avec Assan un moto taximan tchadien ? qui il rappelle qu’il conna?t mieux son pays : ? il y a beaucoup d’argent dans notre pays, mais c’est une petite poign?e de personnes qui s?en servent. Le pr?sident devra cr?er une banque alimentaire pour que je le soutienne ?, pr?vient-il. Tordre le cou ? la corruption est le souhait de Jules et ses confr?res. Lui qui est conducteur de moto ? Ekounou dit subir trop d’abus de la part des agents de s?curit?, ? la police municipale et la police nous m?nent la vie dure. J’?value ? 30 000 FCFA au minimum tout ce que je perds dans les multiples tracasseries ?. ? Awae escalier ou les conducteurs d’engins ? deux roues lancent habituellement des piques sous cap pour d?noncer les brimades polici?res du coin, l’on assiste ? une sortie d’hibernation en cette veille de l’?lection pr?sidentielle. ? Il nous faut un pr?sident qui arrange les routes afin que les moto taximen soient un peu disciplin?s. Ce qui pourra aider ? ?viter les tracasseries polici?res ?. Ces propos, Luc les tient devant un policier mettant de l’ordre dans ce carrefour tr?s fr?quent? de la capitale. Instantan?ment, une petite discussion ?clate entre Luc et Joseph son coll?gue, ? tu provoques trop, si on t’arr?te tu vas dire quoi ? ?, pr?vient Joseph. ? Plus besoin d’aller au maquis pour s’exprimer. Il y a la libert? d’expression au Cameroun. C’est le moment de poser nos besoins ?, r?plique Luc. Comme un arbitre, le policier en faction r?pond : ? je ne suis pas un d?codeur, je vous discipline seulement. Je ne gagne rien en mettant quelqu’un en cellule. Rendez-vous le 12 octobre ?. Le ton est diff?rent ? Nkomo, ici l’on met l’accent sur l’emploi. Assis sur sa moto, Ariel et deux de ses coll?gues r?vent de voir un pr?sident qui s’attardera sur l’emploi des jeunes. ? On ne sait pas pourquoi les vieux ne veulent pas aller ? la retraite. Je suis titulaire d’une licence en biologie animale et me voici derri?re une moto. Je suis s?r qu’il y a des incomp?tents qui occupent des postes de travail alors que les m?ritants sont au quartier ?, ?voque le dipl?m? et conducteur de moteur. Andr? Gromyko Balla

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La campagne des ?v?ques?engag?s

? la veille d?une pr?sidentielle explosive, le clerg? catholique se divise entre prudence diplomatique et discours frontal. Alors que certains ?v?ques sont re?us au Palais de l?Unit?, trois autres voix fortes brisent le consensus en appelant clairement les Camerounais ? choisir l?alternance au sommet de l??tat. Monseigneur Samuel Kleda, archev?que de Douala ? moins de deux mois du scrutin du 12 octobre, l??v?que de Douala hausse le ton. Dans une d?claration solennelle, il d?nonce ? un pays asphyxi? par la mauvaise gouvernance, la corruption, la pauvret? et l?injustice ?. Pour lui, ? ?lire un pr?sident n?est pas seulement un devoir civique, c?est un choix qui engage l?avenir du Cameroun ?. Il met en garde contre ? des ?lections dont les r?sultats sont d?cid?s d?avance ?, qu?il qualifie de ? p?ch? contre la justice et menace grave pour la paix sociale ?. Appelant ? une v?ritable alternance, il affirme que ? le Cameroun a besoin d?hommes nouveaux, porteurs d?un projet cr?dible et d?une vision ?. Et de rappeler que ? la paix n?est pas un slogan : elle na?t de la justice, de la v?rit? et du respect de la dignit? humaine ?. En conclusion, l?homme d??glise exhorte les Camerounais ? devenir ? artisans de paix ? et confie l?avenir de la Nation ? ? l?amour de Dieu, plus fort que la force destructrice des hommes ?. La lettre de Mgr Samuel Kleda suscite au sein de l?opinion des r?actions tr?s contrast?es. ? C?est un geste tr?s courageux de ce leader religieux qui s?engage pour le Renouveau ?, soutient Ibrahim D?sir?, enseignant des Lyc?es ? Maroua. Le gouvernement pour sa part, par la voix de son porte-parole se veut rassurant en rappelant le cadre constitutionnel et en appelant au respect des institutions. Il condamne d?ailleurs ce qu?il appelle la ? v?h?mence ? des propos de certains pr?lats (dont l?archev?que de Douala), jug?s fond?s sur ? une interpr?tation sp?cieuse ? des intentions pr?sidentielles. Il a rappel? que seules les d?cisions du pr?sident concernant sa candidature seront retenues, et que l??tat reste neutre, garantissant une ?lection ? dans un climat de s?r?nit? et de transparence ?. Tom.

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