Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

bloc d'article

Christopher Lamora r?pond ? l?agora camerounaise

Invit? d?une station de radio ?mettant ? partir de Yaound?, l?ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun a apport? des ?clairages sur deux sujets qui pr?occupent l?opinion publique locale. On a lu et entendu ? peu pr?s tout et surtout n?importe quoi sur les relations entre Yaound? et Washington. Mais beaucoup de choses consolident chaque jour la coop?ration entre le Cameroun et les Etats-Unis, au point que, malgr? quelques moments de fluctuation, les deux pays restent amis. Et c?est l? le fil rouge de l?entretien que Christopher Lamora a accord? ? la cha?ne de radio ? capitaux priv?s Royal FM, le 25 ao?t dernier ? Yaound?. Au micro de Jean-Patient Tsala, l?ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun a non seulement centr? son propos sur l?axe Yaound?-Washington, mais ?galement ? d?autres sujets dont les enjeux n?cessitent (selon lui) une approche strat?gique ((sant?, s?curit? r?gionale, commerce, politiques d?immigration am?ricaines). Assistance Christopher Lamora s?est fix? comme mission prioritaire de corriger la l?gende noire solidement attach?e ? la vague d?appr?ciations au centre desquelles se retrouvent son pays. ? Ce que l?administration actuelle ? Washington a d?cid? de faire, c?est une r?vision de l?assistance am?ricaine partout dans le monde. C??tait pour v?rifier si cette assistance a ?t? d?livr?e d?une mani?re efficace ; s?il y avait des points o? l?on pouvait ?pargner sans diminuer les effets positifs. Le pr?sident a dit qu?on reste engag? dans le monde, y compris dans l?assistance humanitaire ou sanitaire, mais d?une mani?re plus efficace et pour nous assurer que ce que nous faisons est en droite ligne avec non seulement les int?r?ts des Etats-Unis, mais aussi des pays r?cipiendaires ?, a-t-il expliqu?. Entendu comme tel, le propos ?voque les nouvelles modalit?s concr?tes de la politique de Washington qui vise d?sormais ? privil?gier le paradigme gagnant- gagnant. ? Ici au Cameroun, on continue avec des programmes pour aider le pays ? lutter contre le VIH/Sida, la tuberculose, le paludisme. Mais, il y a une baisse des montants ?, a tenu ? pr?ciser le diplomate am?ricain. Tarifs douaniers A ce sujet, Christopher Lamora souligne que si, pour l?ex?cutif am?ricain l?enjeu g?opolitique ne s?est pas d?plac?, l?enjeu ?conomique s?affirme comme primordial depuis le retour du pr?sident Donald Trump ? la Maison Blanche. ? Ce que le pr?sident Trump cherche, c?est qu?il y ait un ?quilibre plus juste entre les pays importateurs et les pays exportateurs vis-?-vis des Etats-Unis. Et pour le Cameroun, on ne devrait pas vraiment regarder le taux sur ces produits-l?. Mais, on veut une relation commerciale avanc?e ?, explique l?ambassadeur am?ricain. Ongoung Zong Bella

bloc d'article

Ebogo Em?rant: l’ange a quitt? la terre pour le ciel

D?c?d? la semaine derni?re des suites de maladie ? Yaound?, l?artiste musicien s’en est all?, arborant le turban d’architecte de l’?motion musicale sur le front. Collision entre la voiture d’un particulier et un car transportant des ?l?ves. Trois morts ce 5 mai 2011 sur la route Yaound?-Mfou. Sur le bitume, quelques riverains courageux tentent de ramener Abanda Aviateur ? la vie. Peine perdue. Le musicien est mort. En prenant connaissance de ses pi?ces personnelles, les ?l?ments de la compagnie de gendarmerie de Mfou d?couvrent un bout de papier. Il porte la mention ? Ebogo Biloa ?. Plus bas, un num?ro. Plus bas encore, le mot ? ange ?, ?crit en lettres minuscules. Un adjudant sent qu’il pourrait s’agir de Ange Ebogo Em?rant. L’appel est lanc?. Au bout du fil, une voix d?cline imm?diatement l’identit? de celui qui l’?met. Le pandore est sur la bonne piste. C’est bien le cr?ateur du rythme Ozima. Lorsqu’il apprend la triste nouvelle, l’artiste musicien s’exclame : ? Akieeeeee ?. Son arriv?e sur le lieu du drame est discr?te. Ange Ebogo Em?rant vient de perdre un compagnon. Il s’efforce de contenir ses larmes. Un instant, il regarde vers le ciel. Un autre instant, il se d?barrasse de son b?ret blanc. De temps ? autre, il fait d?filer son r?pertoire t?l?phonique. Deux ou trois mots, il ponctue : ? Abanda a wu ya ? (? Abanda est mort ? en langue ewondo). Quelques mois plus tard, en hommage ? Abanda Aviateur, la phrase est retenue comme le refrain d’une chanson ?crite par Ange Ebogo Em?rant, et interpr?t?e par pr?s d’une dizaine de chanteurs (Cathy Ballot, Messi Ambroise, Veronik Facture, Ossobo, Joiosco l’Inqui?teur?). Dans les playlists de plusieurs radios ?mettant ? partir de de la capitale camerounaise, la chanson est incontournable. Dans les colonnes du quotidien Cameroon Tribune, Yvette Mbassi met sa plume au service de Ange Ebogo Em?rant dont la voix colonise les c?sures rep?r?es en milieu de chanson. ? Cela s’appelle mettre en musique le texte. La voix rajoute ? une m?lodie chant?e par la voix d’un ? Ange ?. Celle-ci se charge d?un message ?motionnel qui ne passe pas seulement par les mots. Elle vient souligner, servir le texte et m?me parfois le d?passer, pour transmettre un ?tat d??me pur. Ainsi, la combinaison du sens et de la voix donne ? la chanson un pouvoir expressif unique, qui peut ?tre utilis? dans toutes les civilisations et toutes les ?poques ?. ? C’?tait un ange sculpteur du bikutsi. Apr?s Messi Martin, et avec Epeme Th?odore (Zanzibar) et Jacob Atini (Tino Barozza), Ebogo Biloa Em?rant fait office de baobab qui d?fie le soleil. Sa voix, ?cho des anciens jours, se l?ve et se d?ploie toujours dans les grooves de notre ?poque ?, s’?panche Serge Pouth, journaliste culturel ? la CRTV. Et l?, on pense in?vitablement ? ? Okon makon ? (disque de l’ann?e 1984 au Cameroun et meilleure vente ?trang?re au Gabon), ? Nnem Mbie ?, ? Nwulu Minam ?, ? Soglo Moan ? et puis?et puis. De son vivant, Ange Ebogo Biloa Em?rant confessait au moins 1500 chansons ?crites. ? Pour celles qui ont ?t? interpr?t?es, chacune est un cocktail de rythme enivrant et une ligne d’instruments devenue mythique ?, cale Philippe Roger Essama. ? Cet homme ?tait un pionnier des m?tissages. Tr?s vite, il a fusionn? plusieurs rythmes de la for?t ?quatoriale (Gabon, Congo, Guin?e ?quatoriale notamment) avec ses racines camerounaises pour cr?er un son hybride, ?nergique, ouvert, Ozima. Il fallait l??couter en live pour comprendre. Chaque note de son ozima semblait raconter une histoire vibrante de plusieurs sonorit?s d’Afrique centrale ?, poursuit le chef de la station r?gionale CRTV du Sud. Musicien complet Dans le fond, le journaliste du m?dia ? capitaux publics utilise ses mots pour dire ce que Ange Ebogo Biloa Em?rant avait lui-m?me expliqu?. ? Ce qui, en 1985 devient le groupe T?tes Br?l?es, n’?tait compos? que des transfuges du groupe Ozima que j’ai cr?? avec Zanzibar. C’est moi qui d?couvre ce dernier. En lui, j’avais trouv? une grande facilit? ? me jouer une synth?se des folklores gabonais et ?quatoguin?en ?, avait expos? le g?niteur de Tonton Ebogo lors du Festi-bikutsi 2017. Ren? Ayina, le promoteur de ce grand raout d?di? aux musiques des peuples de la for?t d’Afrique centrale confirme : ? Ange Ebogo Em?rant ?tait un musicien complet. Complet au sens que je donne personnellement ? ce mot, ? savoir ?tre capable de jouer plusieurs instruments et ?tre capable de valoriser les savoirs musicaux accumul?s ici et l?. Ange Ebogo Em?rant, quand vous l’?couter, vous sentez en arri?re-plan un jeu de percussions courant chez Maele ou de Hilarion Nguema. D’ailleurs, lors d’une tourn?e au Gabon, Hilarion a improvis? avec Ange Ebogo, une chanson qui donnait l’impression que les deux s’?taient concert?s ? l’avance ?. Dans le trio D’autres biscuits que nous file l’artiste Atangana Quelqu’un sont plus ?difiants. ? Dans le bikutsi, le vrai et le bon bikutsi, tous ceux qui ont atteint les sommets se sont inspir?s de trois messieurs : Messi Martin, Jacob Medjo Me Nsom et Ebogo Biloa ?. Pour Atangana Quelqu’un, c’est ce trio qui a fa?onn? le bikutsi et contribu? ? son ?volution. ? Messi Martin ?tait le ma?tre des paroles, du rythme et de la guitare balafon. Jacob Medjo Me Nsom avait pris chez Messi, en ajoutant un sacr? jeu de percussions ? sa musique. Quant ? Ebogo Em?rant, il incarnait les deux que j’ai d’abord cit?s. Ce monsieur ?tait fort dans le choix des mots, des images. Sa force r?sidait dans la capacit? ? cr?er des textes ? la fois personnels, universels et ?motionnellement puissants. Apr?s les d?c?s de Messi Martin et Medjo Me Nsom, Ebogo est rest? l’unique architecte de l’?motion musicale, en ce qui concerne le bikutsi ?. En accompagnement ? ce t?moignage, intervient l’artiste musicien Govinal Ndzinga Essomba. ? Jusqu’? sa mort, Ange Ebogo Em?rant ?tait rest? l’unique porteur du flambeau d’une ?criture bikutsi telle que cr??e par Messi Martin et Medjo Me Nsom Jacob. Quand vous apportiez

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

d?sacraliser l’argent ou p?rir

Il est des moments dans la vie d?un peuple o? se pose, avec une insistance br?lante, la question du sens. Pourquoi tant de renoncements ? Pourquoi une si grande facilit? ? courber l??chine, ? pactiser avec ses propres bourreaux, ? se vendre au plus offrant ? En C?te d?Ivoire, ces interrogations s?imposent ? l?observateur honn?te d?s lors qu?il scrute l?histoire r?cente. Car, ? bien y regarder, notre mal profond ne r?side pas uniquement dans les coups d??tat, les r?bellions ou les fraudes ?lectorales, mais dans une autre trag?die plus silencieuse et plus perverse : le culte de l?argent, la sacralisation du mat?riel, la vente syst?matique de la dignit? contre quelques miettes. Il est temps d?en finir. la le?on cruelle de la poule et des grains de bl? L?histoire racont?e par Ferro Bally ? propos de Hitler et de la poule n?a rien d?anodin. Il s’agit d?une all?gorie brutale mais limpide du pouvoir par la terreur, de la soumission par l?humiliation, de la domination par l?avilissement. Ce jour-l?, devant un auditoire attentif, Hitler plume une poule vivante, la blesse, la torture, l?humilie. Puis, sans un mot, il jette au sol quelques grains de bl?. La poule, affam?e, souffrante, s?approche, picore et suit docilement son bourreau. Et Hitler de conclure : ? C?est ainsi quel?on gouverne les l?ches, les idiots et les faibles. Sommes-nous devenus cette poule ?Acceptons-nous, ann?e apr?s ann?e, mandat apr?s mandat, d??tre plum?s dans notre dignit?, notre m?moire, notre esp?rance, pour ensuite courir derri?re quelques « grains de bl? » ? La m?taphore est saisissante. Et elle prend tout son sens quand on pense aux r?cents ?v?nements politiques en C?te d’ivoire. soumission politique et m?moire courte En 2020, alors que le peuple contestait avec raison la candidature inconstitutionnelle de M. Ouattara ? un troisi?me mandat, plusieurs leaders de l?opposition avaient fait preuve de courage. Ils d?non?aient la d?rive autoritaire, appelaient ? la d?sob?issance civile, organisaient des manifestations. Certains furent arr?t?s, d’autres s?exil?rent. Le peuple, une fois de plus, fut brutalis?, endeuill?, r?duit au silence. Puis, le temps a pass?. Et, comme dans un triste refrain, beaucoup de ces m?mes leaders sont revenus ? la table du pouvoir : certains pour « travailler sous lui », d’autres pour « travailler avec lui ». Les discours de r?sistance ont ?t? remplac?s par des discours de « r?conciliation ». Le mot est beau. Mais, dans ce cas pr?cis, il a surtout servi de masque ? la compromission. ? force d?accepter de manger dans la main de celui qui les a opprim?s, ces responsables politiques ont fini par ressembler ? la poule de Hitler. Et le peuple ? D?sabus?, il regarde, muet, r?sign?. Mais pour combien de temps encore ? l?argent : cette nouvelle religion nationale Derri?re cette r?signation se cache un mal plus insidieux : le culte de l’argent. L?Ivoirien, comme beaucoup d?Africains, est aujourd?hui obs?d? par l?enrichissement.Non pas par la richesse au sens noble ? celle que l?on b?tit ? force d?efforts, d?ing?niosit?, de m?rite ?, mais par l?argent facile, l?argent corrupteur, l?argent humiliant. Pour quelques billets, certains sont pr?ts ? trahir leurs convictions, ? renier leur histoire, ? se soumettre ? ceux qui les oppriment. Ils sont nombreux, ces hommes politiques, ces leaders religieux, ces cadres, ces jeunes entrepreneurs ou artistes, qui se prosternent devant l?argent comme devant une idole. La dignit?, la morale, l?honneur sont devenus des luxes pour eux. Ils justifient leur compromission par des phrases toutes faites : « Il faut bien vivre », « La politique, c?est comme ?a », « On ne mange pas la dignit? ». Mais ? force de vendre leur ?me au diable, ils finissent par se perdre. Et pendant ce temps, le pays s?enfonce. la d?sacralisation de l?argent : une n?cessit? pour rena?tre Le salut ne viendra pas d?un ?ni?me discours politique. Il ne viendra pas non plus d?un sauveur providentiel venu d?ailleurs. Le salut viendra d?une r?volution morale, d?un sursaut collectif : il faut d?sacraliser l?argent.D?sacraliser l?argent, ce n?est pas rejeter la richesse ou le d?veloppement ?conomique. C?est refuser d?en faire une fin en soi. C?est remettre au centre de nos vies des valeurs fondamentales : la simplicit?, la sobri?t?, l?honn?tet?, la justice. C?est r?apprendre ? dire non, ? refuser l?humiliation, ? pr?f?rer la pauvret? digne ? la richesse honteuse. C?est enseigner ? nos enfants qu?on ne vend pas son avenir pour un billet, qu?on ne pactise pas avec l?oppresseur, qu?on ne sacrifie pas l?int?r?t g?n?ral pour des gains personnels. Il nous faut une ?lite de conviction. Des femmes et des hommes qui ne soient pas achetables. Des citoyens capables de r?sister ? la tentation de l?argent facile. Des leaders qui pr?f?rent perdre une ?lection ? perdre leur ?me. le besoin d?un rawlings Dans un monde id?al, cette r?volution morale serait conduite par le peuple lui m?me. Mais parfois, il faut une figure forte pour incarner ce renouveau. Jerry Rawlings, au Ghana, fut cet homme. Il avait ses d?fauts, mais il eut au moins le m?rite de nettoyer le syst?me, de remettre de l?ordre, de redonner ? son peuple une certaine fiert?. La C?te d?Ivoire a besoin d?un Rawlings. Pas forc?ment un militaire ou un dictateur, mais un homme ou une femme de rupture, de principes, de rigueur, capable de briser le cercle vicieux de la corruption et de la servilit?. Ce Rawlings ivoirien devra faire face ? une t?che immense : balayer les ordures qui nous gouvernent, traduire les voleurs devant la justice, redonner au peuple le go?t de la v?rit? et de la justice.Mais ce Rawlings n?arrivera pas par miracle. Il ne viendra que si le peuple se pr?pare ? l?accueillir. Il ne viendra que si nous commen?ons d?s aujourd?hui ? refuser les miettes, ? rejeter les « grains de bl? » que nous jette notre bourreau. Conclusion Il est temps de d?sacraliser l?argent. Car Il est temps de d?sacraliser l?argent. Car tant que nous continuerons ? le v?n?rer, ? lui sacrifier notre dignit?, notre avenir sera ?crit d?avance : un peuple de poules plum?es, courant apr?s quelques miettes, au lieu de revendiquer sa libert? et sa souverainet?. Le moment est venu de

bloc d'article

RDC : le M23 r?affirme son attachement aux bons offices malgr? des divergences avec le gouvernement

Le groupe rebelle du Mouvement du 23 mars (M23) a r?affirm? lundi son engagement ? poursuivre le processus de paix sous la m?diation du Qatar malgr? des divergences avec le gouvernement de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC). Lors d’une conf?rence de presse tenue ? Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, pass? sous contr?le du M23 depuis fin janvier, Corneille Nangaa, le leader politique de l’Alliance du fleuve Congo (AFC), un groupe politico-militaire alli? au M23, a exprim? sa confiance dans la m?diation en cours par les Qataris, malgr? des divergences persistantes avec le gouvernement congolais. Cette d?claration est intervenue alors que le gouvernement congolais et le M23 ont relanc? leurs discussions ? Doha, apr?s la signature le 19 juillet dans la capitale qatarie d’une d?claration de principes cens?e ouvrir des n?gociations d?s le 8 ao?t et aboutir ? un accord de paix avant le 18 ao?t. Ces ?ch?ances n’ont pas ?t? respect?es, Doha demeurant n?anmoins le seul espace de dialogue direct entre les deux parties ces derni?res semaines. « Nous ne trahirons pas la paix. C’est pour ?a que nous restons ? Doha (…) parce que nous faisons confiance ? la m?diation », a indiqu? M. Nangaa, ?voquant la question de la lib?ration de quelque 700 personnes d?tenues par le gouvernement congolais, pr?vue dans la d?claration de principes, qui, selon lui, n’a pas encore ?t? mise en ?uvre. Selon M. Nangaa, une ?quipe de deux personnes charg?e uniquement de discuter des m?canismes de cessez-le-feu et de la lib?ration des prisonniers a ?t? envoy?e ? Doha. Depuis plusieurs semaines, les Forces arm?es de la RDC et les rebelles du M23 s’accusent mutuellement de violations r?p?t?es de cessez-le-feu. Le pr?sident congolais F?lix Tshisekedi a indiqu? samedi que les discussions de Doha « sont des dynamiques » afin d’aider la RDC ? tourner la page des violences et ? permettre aux Congolais de d?finir eux-m?mes l’avenir de leur pays. La situation s?curitaire sur le terrain continue de se d?t?riorer. Depuis janvier 2025, le M23 a pris le contr?le de plusieurs villes strat?giques, dont Goma et Bukavu, aggravant une crise humanitaire d?j? dramatique. Des affrontements ont ?t? signal?s ces derniers jours sur plusieurs fronts, notamment dans les hauts plateaux de Fizi de la province du Sud-Kivu, selon des sources s?curitaires. Alors que le processus de paix pi?tine, la crise humanitaire dans l’est de la RDC atteint des proportions alarmantes. Selon les Nations Unies, plus de 28 millions de personnes souffrant d’ins?curit? alimentaire et plus de sept millions sont d?plac?es ? l’int?rieur du pays, souvent ? plusieurs reprises. GOMA (RDC), 1er septembre (Xinhua)

bloc d'article

RDC : hommage national rendu ? un gouverneur militaire tomb? au front

La R?publique d?mocratique du Congo (RDC) a rendu lundi un hommage national au gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu (est), le g?n?ral Peter Cirimwami, d?c?d? en janvier dernier sur le front, ? l’occasion d’une double c?r?monie qui a ?galement honor? la m?moire du colonel Alexis Rubagisha. En pr?sence du pr?sident congolais F?lix Tshisekedi, des chefs des institutions ainsi que des hauts grad?s des Forces arm?es (FARDC), les cercueils des deux officiers, recouverts du drapeau national, ont ?t? expos?s pour un dernier hommage officiel. Le pr?sident congolais salue la bravoure du g?n?ral Cirimwami, qu’il a d?crit comme « un soldat tomb? dans l’accomplissement du devoir le plus sacr? : prot?ger la nation et d?fendre l’int?grit? du territoire jusqu’au sacrifice supr?me ». En conclusion de son allocution, M. Tshisekedi a r?affirm? la d?termination du gouvernement ? poursuivre la traque des auteurs des violences dans l’est du pays, soulignant que « honorer nos morts, c’est agir avec constance, discipline et sens du devoir ». Le g?n?ral Peter Cirimwami, gouverneur militaire du Nord-Kivu, une province en ?tat de si?ge dans l’est de la RDC, a ?t? atteint par des tirs lors d’une visite sur la ligne de front et est d?c?d? pendant son transport ? l’h?pital, ont confirm? les autorit?s congolaises. Depuis mai 2021, toutes les autorit?s civiles et judiciaires ordinaires dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ont ?t? remplac?es par des militaires et des policiers. KINSHASA, 1er septembre (Xinhua)

bloc d'article

Le Cameroun organisera des ?lections r?gionales le 30 novembre

Le pr?sident camerounais Paul Biya a sign? lundi un d?cret pr?sidentiel fixant l’?lection des conseillers r?gionaux au 30 novembre. L’?lection se d?roulera dans les chefs-lieux de d?partement de ce pays d’Afrique centrale. Un coll?ge ?lectoral compos? de d?l?gu?s r?gionaux et de chefs traditionnels, tels que les chefs de village, votera pour ?lire 900 conseillers r?gionaux pour un mandat de cinq ans, soit 90 pour chacune des dix r?gions du pays. Selon la Constitution du pays, le pr?sident du conseil r?gional est le repr?sentant du chef de l’?tat. En 2020, le Cameroun a organis? ses premi?res ?lections r?gionales. Yaound?, 1er septembre (Xinhua)

bloc d'article

Contre la simplification : pour une lecture complexe du Cameroun

Non Achille non Mbembe ce tamtam sonne creux! : Le contexte et l?enjeu ? l?approche de l??lection pr?sidentielle du 12 octobre 2025 au Cameroun, le philosophe et essayiste Achille Mbembe a tenu des propos qui ont suscit? de vives r?actions dans les cercles intellectuels et citoyens. Invit? sur les ondes de RFI, il a affirm? qu?il fallait ? s?attaquer ? la question du tribalisme et en finir avec la fixation contre les Bamil?k?s ?. Cette d?claration, faite dans un contexte marqu? par l??viction de l?opposant Maurice Kamto et la candidature controvers?e du pr?sident Paul Biya pour un huiti?me mandat, s?inscrit dans une analyse plus large de la crise d?mocratique que traverse le pays. Si la d?nonciation du tribalisme comme poison politique est l?gitime, la formulation choisie par Mbembe ? celle d?une ? fixation ? contre une communaut? pr?cise ? appelle ? ?tre interrog?e. Car derri?re cette expression se dessine une lecture du Cameroun qui risque de reconduire les sch?mas simplistes et ethnicis?s que de nombreux chercheurs africanistes et ou africains ont pr?cis?ment tent? de d?passer. En tant que socio-politologue ayant travaill? sur le terrain camerounais, je propose ici une lecture alternative, fond?e sur les r?alit?s institutionnelles, historiques et sociales du pays. Il ne s?agit pas de nier les tensions, mais de refuser leur r?duction ? des oppositions tribales fig?es, et de r?inscrire le d?bat dans une perspective politique plus large, plus juste et plus f?conde. Une pluralit? qui rend la haine homog?ne impossible Parler de ? fixation ? contre les Bamil?k?s, comme le fait Achille Mbembe, revient ? sugg?rer l?existence d?une obsession collective, d?un ressentiment partag? ? l??chelle nationale. Or, cette hypoth?se ne r?siste pas ? l??preuve de la r?alit? sociologique du Cameroun. Avec ses 256 tribus, ses langues multiples, ses traditions diverses, le Cameroun est tout sauf un bloc homog?ne. Il est une mosa?que vivante, un archipel de peuples qui coexistent, s?interp?n?trent, parfois s?opposent, mais jamais ne se fondent dans une haine univoque. La pluralit? camerounaise est une donn?e historique et anthropologique irr?ductible. Elle rend impossible l?id?e d?une coalition implicite ou explicite de toutes les autres communaut?s contre une seule. Une telle lecture rel?ve davantage du mythe politique que de l?analyse rigoureuse. Elle ignore les dynamiques locales, les alliances transversales, les solidarit?s ?conomiques et les circulations culturelles qui traversent le pays.En somme, la complexit? du Cameroun interdit toute simplification ethnique. Et c?est pr?cis?ment cette complexit? qu?il faut pr?server, penser, et inscrire au c?ur du projet national ? non la r?duire ? des antagonismes fig?s qui servent trop souvent de pr?texte ? l?immobilisme politique. D?construction du sch?ma ethno-conflictuel L?un des travers les plus persistants dans l?analyse des conflits africains est la projection de grilles de lecture europ?o-centristes, qui r?duisent la complexit? des soci?t?s africaines ? des oppositions binaires : Nord musulman contre Sud chr?tien, ethnies en guerre perp?tuelle, tribus irr?conciliables. Ces sch?mas, largement relay?s par les m?dias internationaux et parfois repris par des intellectuels africains eux-m?mes, ne rendent pas compte des dynamiques locales, historiques, religieuses, ?conomiques et politiques qui structurent les r?alit?s du continent.Dans le cas du Cameroun, cette lecture est particuli?rement probl?matique. Elle ignore les logiques de cohabitation, de n?gociation et de solidarit? qui traversent les communaut?s. Elle passe sous silence les alliances transversales, les r?seaux ?conomiques interethniques, et les formes d?organisation sociale qui ?chappent aux cat?gories fig?es. Elle transforme des tensions conjoncturelles en antagonismes ontologiques, et des strat?gies de pouvoir en fatalit?s culturelles. Il faut le dire clairement : le tribalisme n?est pas une essence africaine. C?est une strat?gie politique, souvent activ?e pour neutraliser les oppositions, diviser les masses, et conserver le pouvoir. Il est instrumentalis? par des ?lites qui, incapables de construire un projet national inclusif, pr?f?rent fragmenter le corps social pour mieux le contr?ler. Cette instrumentalisation du tribalisme est document?e dans plusieurs contextes africains, du Congo-Brazzaville ? la C?te d?Ivoire, o? les appartenances ethniques ont ?t? mobilis?es pour justifier des violences politiques. Ainsi, r?duire la crise camerounaise ? une haine ethnique contre les Bamil?k?s revient ? reconduire ces sch?mas simplistes, ? ignorer les causes structurelles du malaise national, et ? d?tourner l?attention des v?ritables enjeux : la caporalisation des institutions, la confiscation du pouvoir, et la paup?risation organis?e du peuple. Appui sur les traditions intellectuelles camerounaises Face aux lectures r?ductrices du politique camerounais, il est essentiel de se tourner vers les traditions intellectuelles qui ont pens? le pays dans sa profondeur historique, sa complexit? institutionnelle et sa vocation plurielle. Les travaux d?Adalbert Owona, Engelbert Mveng et Louis-Paul Ngongo constituent ? cet ?gard des rep?res majeurs. Ils ne se sont jamais content?s d?expliquer le Cameroun par des antagonismes ethniques : ils ont cherch? ? comprendre les dynamiques de pouvoir, les logiques de construction nationale, et les fondements culturels de la citoyennet?. Proposition d?une lecture alternative Face aux tentations de simplification ethnique, il est urgent de proposer une lecture plus rigoureuse, plus enracin?e, et surtout plus fid?le aux r?alit?s du Cameroun. R?duire les tensions politiques ? des haines tribales, c?est ignorer les m?canismes profonds qui structurent la crise nationale : la caporalisation des institutions, la confiscation du pouvoir, et la pauvret? organis?e. La caporalisation des institutions se manifeste par une centralisation excessive du pouvoir, une instrumentalisation des organes de l??tat, et une mise au pas des contre-pouvoirs. Les institutions, au lieu d??tre des espaces de r?gulation d?mocratique, deviennent des prolongements du pouvoir ex?cutif, incapables de garantir l??quit?, la transparence ou la justice sociale. La confiscation du pouvoir, quant ? elle, repose sur une logique de verrouillage politique : exclusion des opposants, manipulation des processus ?lectoraux, et maintien d?un ordre autoritaire sous couvert de l?galit?. Le cas de Maurice Kamto, ?cart? du processus ?lectoral, en est une illustration frappante tout comme ma propre exclusion alors m?me que je pr?sentais un dossier complet ? Election?s Cameroon. Ce verrouillage emp?che l??mergence d?une v?ritable alternative politique et entretient une culture de r?signation. Enfin, la pauvret? organis?e est le r?sultat d?une gouvernance qui transforme les politiques publiques en instruments de d?pendance. L?acc?s aux ressources, aux soins, ? l??ducation ou ? l?emploi est

Grande interview, MATINS DE L'INTEGRATION

CAMEROUN/NORME ITIE: QUAND L?OPACIT? FISCALE FRAGILISE LA JUSTICE DE GENRE.

Le Centre R?gional Africain pour le D?veloppement Endog?ne et Communautaire (CRADEC), en tant qu’organisation camerounaise de d?veloppement, plaide depuis quelques ann?es pour la justice fiscale et l’am?lioration de la gestion des secteurs extractifs, alignant ses objectifs avec les exigences de transparence et de redevabilit? de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). L’ITIE dans sa norme internationale, exige la publication de donn?es ouvertes. Une politique mise en ?uvre au Cameroun ? travers le portail des donn?es ouvertes de l’ITIE, qui vise ? rendre accessibles les donn?es du secteur extractif aux parties prenantes, pour une meilleure analyse et un d?bat public ?clair?. Et dans cette logique, figure au premier plan, l’Organisation de la Soci?t? Civile (OSC). Dans cette ?mission o? nous recevons Dupleix Fernand KUENZOB, l’un des membres fondateurs de l?association Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ). Il assure le Secr?tariat Ex?cutif, dont, la direction op?rationnelle et programmatique de cette organisation. De plus, il travaille depuis 27 ans au sein de la soci?t? civile qui est l?unique secteur dans lequel il se d?ploie depuis l??cole. Aussi, il est sp?cialiste en relation publiques avec une sp?cialisation en plaidoyer des politiques internationales, effectu?e aux Etats Unis, puis des comp?tences en droit de l?homme et action humanitaire apr?s un Master 2 obtenu ? l?Universit? Catholique d?Afrique Centrale (UCAC).  C’est ?galement le moniteur des r?alisations professionnelles ? l?Universit? Protestante d?Afrique Centrale (UPAC) en cycle Master. La norme ITIE int?gre aussi des aspects de genre, encourageant la publication de donn?es d?taill?es sur l’emploi et les politiques de diversit? dans les entreprises, une approche qui soutient l’action du CRADEC en faveur de la justice sociale et de l’autonomisation des communaut?s. Cette ?mission vous d?taille tout sur la question de l’opacit? des donn?es ITIE, et qui met un frein sur son exploitation au Cameroun, en l’occurrence dans le jargon f?minin. L’?mission GRANDE INTERVIEW, ?dition sp?ciale, avec Nina Prisca MEKAM et Louise NSANNA, sur Radio Int?gration.

Grande interview, MATINS DE L'INTEGRATION

CRADEC/NORME ITIE: Ouvrir les Donn?es pour ouvrir le d?bat

Le rapport de validation 2023 du Cameroun formule comme mesure corrective relativement ? l?Exigence 7.2 (Accessibilit? des donn?es et donn?es ouvertes) que, ? le Cameroun doit mettre toutes les donn?es ITIE ? disposition en ligne dans un format de donn?es ouvertes et en faire conna?tre la disponibilit?. Le format de ? donn?es ouvertes ? signifie que les donn?es peuvent ?tre accessibles au format CSV ou Excel et qu?elles doivent contenir tous les tableaux, diagrammes et figures des Rapports ITIE. Pour renforcer la mise en ?uvre, le Cameroun pourrait travailler avec les entit?s de l??tat et les entreprises extractives concern?es pour veiller ? ce que les donn?es divulgu?es de mani?re syst?matique soient lisibles par machine et interop?rables, afin que les divulgations ITIE et d?autres fichiers de donn?es soient cod?s et balis?s de mani?re ? pouvoir les comparer avec d?autres donn?es accessibles au public ?. Dans cette ?mission, nous explorons comment le manque d?accessibilit? aux donn?es fiscales extractives, notamment dans les formats ouverts exig?s par l?ITIE, emp?che la soci?t? civile et surtout les femmes de suivre, comprendre et influencer l?utilisation des ressources extractives au niveau local et national au Cameroun. Ecoutez la position de la Soci?t? Civile, avec Monsieur Dupleix Fernand KUENZOB, l’un des Membres Fondateurs de l’Association Dynamique Mondiale des Jeunes (DMJ), au micro de pr?sentation, avec Nina Prisca MEKAM, en collaboration avec Louise NSANNA, sur Radio Int?gration.

bloc d'article

Tchad : 160 ressortissants rapatri?s volontairement depuis la Libye avec l’appui de l’OIM

Un total de 160 ressortissants tchadiens ont ?t? rapatri?s volontairement depuis la Libye gr?ce au soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec l’ambassade du Tchad ? Tripoli et les autorit?s libyennes, a annonc? mercredi le minist?re tchadien des Affaires ?trang?res. Ce retour s’inscrit dans le cadre du programme de rapatriement, de protection et de r?insertion des migrants, une initiative conjointe des autorit?s tchadiennes, de l’OIM et des autorit?s libyennes, pr?cise le minist?re. Selon celui-ci, cette op?ration va au-del? d’un simple retour : elle offre aux rapatri?s un accompagnement essentiel pour leur r?int?gration sociale et ?conomique dans leur pays natal. D’apr?s un rapport publi? par l’OIM en 2022, 82.180 ressortissants tchadiens se retrouvent en Libye en janvier 2022. N’DJAMENA, 27 ao?t (Xinhua)

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut