Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Salon de la femme rurale: la femme paysanne en qu?te de l’?galit?

D?sormais, elles se constituent en GIC pour mener des r?flexions afin d?ajouter une valeur ajout?e ? leurs productions. Ne plus ?tre clo?tr? dans la production sauvage des produits vivriers, mais aller vers la transformation pour avoir de la valeur ajout?e et leurs permettre d’accro?tre leurs revenus. Voil? le leitmotiv de la nouvelle femme rurale camerounaise. En fran?ais facile il est question pour les villageoises comme, on les appelle trivialement, de passer de l’artisanat vers une mini industrialisation. Mais aboutir ? cette ?tape n’est pas une chose facile. Il faut r?soudre un certain nombre d’?quations. Notamment celle de la l?galit? qui permet ? la femme rurale camerounaise, mamelle nourrici?re des zones urbaines dont la demande est sans cesse croissante de s?affirmer. L’?dition 2025 du SAFER est donc une occasion pour elles de poser des dol?ances sur un accompagnement administratif et juridique. Le minist?re de la femme et la famille a donc tout mis en ?uvre pour qu’elles soient accompagn?es par des structures sp?cialis?es. C’est ainsi qu’elles sont entretenues par les experts d?p?ch?s par le top management de l’ANOR (agence des normes et de qualit?) ce jeudi 27 ao?t 2025. Elles ?changent avec les experts en la mati?re pour voir comment les amener ? homologuer leurs produits. La p?dagogie des agents du MINPROFF qui sillonnent les stands est aussi ax? sur la protection, notamment les brevets, ? vous devez chercher ? s?curiser vos recherches ? l’OAPI ?, insiste un agent. Il donne ces consignes parce qu’il est interpell? par dame Prosp?re Amougou Messi une d?coratrice d’art. Elle dit avoir ?t? victime de plagiat avec des tableaux fait ? base de gousse d’arachide, de fil de bananier et de raphia. Pour la conservation des aliments l’on voit les femmes venues de la haute Sanaga pr?senter la conservation du couscous manioc. Celle-ci se fait ? base de la fum?e, ? quand on sort le manioc de l’eau apr?s quelques jours on fait de boules qu’on pause sur le grenier de la cuisine. Il s?che avec la chaleur du feu et noirci. Quand on veut pr?parer, on enl?ve la cro?te et on a un couscous bien blanc ?, explique Mireille, une exposante. Le nom attribu? ? cette ing?nierie est ? la sainte boule ?, parce que le produit obtenu ne perd ni sa texture, ni sa saveur. Le volet financier n’est pas en restent, bon nombre disent ne pas avoir acc?s aux cr?dits. Pour le MINPROFF, il est question de mutualiser les forces et migr? vers des coop?ratives. Ce qui constitue une garantie juridique et int?ressera certainement des bailleurs de fonds (banques et micro-finances). Autre regard : Celui de Patrice T?guia, expert en ?conomie. Ce dernier explique le retard accus? par la femme rurale du fait de la mauvaise gestion du CENEEMA. L?objectif de cette structure est de m?caniser l’agriculture mais cela n’a pas ?t? suivi. Elle a plut?t ?t? orient? vers des agropoles. Andr? Gromyko Balla

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Journ?es du digital d’Ebolowa: 300 jeunes c?urs et t?tes dans l’IA

?chos d’une session au cours de laquelle l’intelligence artificielle (IA) et ses opportunit?s ont ?t? pr?sent?es aux ?l?ves de la Mvila. On passe vite sur la s?quence consacr?e ? la remise des prix aux meilleures performances scolaires et aux meilleures performances f?minines en TIC. On passe tr?s rapidement sur l’instant de l’octroi des bourses, don de mat?riels informatiques et attestations. On retient ceux qui sont ? la man?uvre : Minpostel (Minist?re des Postes et T?l?communications), d?l?gation des Enseignements secondaires du Sud, MTN Cameroon et le dioc?se d’Ebolowa. Et puis, on s’arr?te net devant le jeune Jean Mbida. Depuis sa tendre enfance, l’adolescent ruminait l’id?e de rendre la vie humaine facile. Aujourd’hui avec le micro- projet d?nomm? ? D?jeuner facile ?, il entend soulager les parents d’?l?ves d?s cette rentr?e scolaire. Lors des Journ?es du digital organis?es du 29 au 30 ao?t 2025 ? Ebolowa, Jean Mbida rend hommage ? MTN et ses experts qui lui ont montr? comment gagner de l’argent ? partir de l’intelligence artificielle. Corpus Comme Jean Mbida, 300 jeunes (?l?ves des lyc?es et coll?ges de la Mvila, ?g?s de 16 ans et plus, sachant utiliser l’outil informatique) racontent deux jours consacr?s ? l’apprentissage, au montage, ? la vulgarisation des projets, ? la promotion du patriotisme num?rique (lutte contre les discours de haine et les fake news), aux strat?gies d’autonomisation ? partir des TIC (comment gagner honn?tement de l’argent ? partir de son t?l?phone portable). ? De fa?on globale, ? ces jeunes nous avons expliqu? comment tirer le meilleur de l’IA. Celle-ci utilis?e intelligemment permet de passer du r?ve ? un projet concret, structur? et cr?dible ou encore transformer une vision en entreprise florissante ?, renseigne Dominique Minyono. Grandement satisfait du corpus de la session, l’influenceur camerounais de renom et formateur commis par MTNCameroon s’attarde sur deux jeunes : Claude Aurel Elanga et Christine Nono. ? En deux jours seulement, ils ont sign? l’une des plus belles pages de cette op?ration. Ils ont fait preuve d’une assimilation tr?s rapide des enseignements dispens?s aux 300 jeunes regroup?s en une seule occasion ici au Centre pastoral d’Abang ?, dit-il. Il explique : ? ces deux jeunes gens, comme tous les autres d’ailleurs, sont venus avec des id?es ?parses. Notre travail a notamment consist? ? leur montrer, dans un monde qui change chaque jour et o? tout s’acc?l?re quotidiennement, quelle est la voie ? suivre en vue de la cr?ation de v?ritables PME num?riques, pour une transformation structurelle de l’?conomie camerounaise ?. Prise comme telle, l’op?ration d’accompagnement des jeunes de la Mvila se d?cline dans le sens o? le digital porte de belles opportunit?s ? valeur ajout?e. ? L’enjeu ?tait de faire en sorte que les jeunes puissent pr?parer l’avenir avec des outils adapt?s ? un oc?an de changements profonds. Bref, qu’ils sachent que l’avenir se pr?pare sous leurs yeux et avec peu de choses. C’est dire que les Journ?es du digital, d?clinaison sp?cifique du Festival num?rique ? l’?tape d’Ebolowa tiennent en un triptyque : formation, sensibilisation, valorisation. Ces trois articulations ont permis d’explorer les deux facettes de la transformation num?rique qui offre autant d’avantages qu’elle rec?le des menaces ?, mentionne la Minpostel. Dans son discours de cl?ture, Mme Minette Libom Li Likeng insiste sur le volet formation. ? Le but ?tait d’initier les jeunes ? l’univers du num?rique et de leur inculquer des savoirs, des savoir-faire, des habilet?s, des comp?tences leur permettant de tirer pleinement profit des opportunit?s du num?rique, par leur sens d’initiative et de responsabilit?. Tout cela rentre dans le cadre d’importants programmes structurants visant ? am?liorer la formation et ? renforcer les capacit?s des jeunes en mati?re d’entrepreneuriat innovant, de solutions digitales ? fort impact ?. D’apr?s la Minpostel, la d?marche est conforme ? la vision ?labor?e depuis le 15 mars 2011 par le pr?sident Paul Biya. ? Le temps est aux ind?pendants, aux auto-entrepreneurs. C’est la raison pour laquelle les pouvoirs publics favorisent l’innovation et le suivi des jeunes afin qu’ils puissent gagner en agilit? et s’adapter facilement aux exigences croissantes du tout num?rique qui n’en finit pas de redessiner le paysage ?conomique du monde ?, d?clare-t-elle. Dangers En s’adressant aux jeunes de la Mvila, Mme Minette Libom Li Likeng galvanise ?galement ceux du Cameroun tout entier. ? Chaque innovation venant de vous porte en elle le germe d’un monde meilleur. Elle a le pouvoir de changer le monde et de construire un nouvel univers d?barrass? des freins du pr?c?dent ?, lance -t-elle. Mais si chaque jeune Camerounais est appel? ? participer ? l’aventure num?rique, il est ?galement urgent et important de souligner que l’ivresse des ?volutions technologiques est escort?e par un ph?nom?ne pernicieux : la cybercriminalit?. ? Des gens g?n?ralement hors de tout soup?on m?nent des activit?s dangereuses ? votre insu. C’est pourquoi je vous exhorte ? rester prudents et citoyens dans vos randonn?es sur la toile. Elle est infest?e de personnes malveillantes, pr?tes ? vous d?pouiller, pr?tes ? vous ?ter la vie ?, met en garde la Minpostel. Le propos du membre du gouvernement est d’autant plus appuy? qu’il rend compte de certaines actualit?s locales. ? Connexion au sens des r?alit?s donc. Mais aussi connexion ? la Coalition nationale pour la promotion de la culture de la cyber s?curit? et l’utilisation responsable des r?seaux sociaux, en construction d’un cadre dans le cadre d’une vaste campagne lanc?e ? cet effet ? l’?chelle nationale depuis cinq ans, et conduite par le Minpostel, sur tr?s hautes directives du pr?sident de la R?publique ?, rel?ve Mme Minette Libom Li Likeng. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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SAFER 2025:l’Afrique Centrale r?pond pr?sent

Les femmes rurales de la CEEAC prennent part ? la grande messe de Yaound?. Il est question pour elles d’exposer leurs savoirs faire au cours de cette ?dition. Longtemps tax? de ? dernier du peloton ? en mati?re d’int?gration sous r?gionale, les femmes d’Afrique Centrale, plus particuli?rement celles des campagnes brisent cette barri?re en mutualisant leurs efforts pour la transformation des produits locaux. Le salon de la Femme Rurale sort cette derni?re de l’ombre pour l?exposer ? la lumi?re. Pour une meilleure inclusion, les organisateurs mettent les d?l?gations des pays voisins en pole position ? l’esplanade du mus?e national. Impossible pour un visiteur de ne pas remarquer les stands qui les accueillent. Celles-ci viennent de la RCA, de la RDC, du Congo Brazzaville, du Tchad. Les produits propos?s sont riches et vari?s. On part de l’alimentation au cosm?tique en passant par la di?t?tique, l’habillement sans oublier la culture. ? regarder de pr?s, l’on remarque que chaque pays a une sp?cificit?. Dans le stand de la R?publique D?mocratique du Congo les exposantes mettent un accent sur la di?t?tique et la sant?. Ici le made in RDC propose des chips de gingembre qui luttent contre la toux, le rhume. Il coute 1 000 FCFA. Il y a la tisane bio d’Artemisia qui co?te 2 000 FCFA, dont l’objectif est de lutter contre la mal nutrition. Il y a le super Soya de 1 000 FCFA qui ?limine la fatigue. Autre produit : le moringa et le Bulukutu. De l’autre c?t? du fleuve Congo, les Brazzavilloises. Pour cette foire, elles ne dispersent pas les ?nergies. C’est la nutrition infantile notamment la bouillie. Et trois vari?t?s sont pr?sent?es ? savoir la bouillie de soja, celle de ma?s et celle compos?e de riz.La RCA quant ? elle met un accent sur l’alimentation. Leur stand est d’ailleurs l’une des attractions de cette ?dition du SAFER avec les chenilles made in R?publique Centrafricaine (RCA). On a celles qui sont s?ch?es et emball?es. Il faut 4 000 FCFA pour s’en offrir. M. Mbarga cadre dans un minist?re est un grand consommateur. Il fait une recette de 10 paquets et re?oit deux autres paquets en guise de cadeau. Sarah la chef de d?l?gation centrafricaine lui propose d’?tre l’ambassadeur des chenilles centrafricaine au Cameroun, ? nous pouvons vous fournir les chenilles tout au long de l’ann?e ?. Cette proposition est plut?t bien re?ue par ce dernier. Deux domaines int?ressent les descendants de Touma?. Le cosm?tique ? travers le beurre de karit? et l’habillement sont les artefacts propos?s. Les voiles d?cor?s avec les perles qui attirent l’attention des curieux comme C?lestine ?tudiante ? l’universit? de Yaound? I, ne souhaite pas rater la promotion au SAFER, ? o? est ce que je peux vous retrouver apr?s le Salon. J’aime les voiles avec les perles ?, souligne dame. Autre sous-r?gion L?Afrique de l’ouest n’est pas en reste avec le S?n?gal qui occupe ? lui seul 4 stands. L’habillement est l’unique proposition pr?sent?e par les lionnes de la Teranga. 99% de v?tements est destin? ? la gent f?minine avec des boubous, des robes des chapeaux d?j? cousus, des pendentifs et des sandales. Les boubous pour homme sont aussi pr?sents m?me si leur espace est tr?s marginal. La grande ?le de Madagascar ?tait ?galement pr?sente. Elle expose au grand public son poivre rouge. L’objectif affich? est de bousculer le poivre camerounais r?put? le meilleur du monde, comme l’explique le gestionnaire du stand, ? nous sommes l? pour montrer qu’il n’y a pas que le poivre blanc et noir. Il y a aussi le poivre rouge de Madagascar ?, explique-t-elle. Pour la circonstance, il faut 4 000 FCFA pour avoir un kg. S’agissant des ventes, la cannelle et la vanille occupe la premi?re place des ventes malgache au c?ur de cette exposition. Andr? Gromyko Balla

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Acc?s des EMF aux march?s financiers :la Cosumaf et la Cobac se donnent la main

Selon le secr?taire g?n?ral de la Cobac (Commission bancaire de l’Afrique centrale), Marcel Ondele, ? sans financements, ? long terme, les EMF plafonnent. Parce qu?il faut reconnaitre que les EMF ont un r?le assez sp?cifique de par la proximit? qu?ils ont vis-?-vis de la population. C?est eux qui financent la petite industrie, et d?autres ?cosyst?mes des populations qui n?ont pas la possibilit? d?acc?der au cr?dit bancaire ; et voil? pourquoi il faut leur donner des possibilit?s de financements ?. ? Les ressources leur manquent parce que quelque fois, les banques consid?rent que les EMF sont leurs concurrents et par cons?quent ne les soutiennent pas. Et les financements sur fonds propres qui peuvent ?tre des financements li?s ? leurs membres ne sont toujours suffisants ?, d?plore Louis Banga Ntolo, le directeur g?n?ral de la BVMAC (Bourse des valeurs mobili?res de l’Afrique centrale). Et face ? cette limite, le march? financier appara?t comme une bou?e de sauvetage pour les EMF. A Yaound?, le 26 ao?t 2025, la Cobac et la Consumaf (Commission de surveillance du march? financier de l’Afrique centrale) ont sign? une convention afin de faciliter l?acc?s des EMF aux march?s financiers. Par leurs paraphes respectifs, Jacqueline Adiaba-Nkemb? (pr?sidente de la Cosumaf) et Marcel Ondele posent des passerelles entre les EMF et le march? financier r?gional. La d?marche, a-t-on appris de sources officielles, vise ?galement ? promouvoir la transparence dans le fonctionnement des march?s financiers de la Cemac jusqu?en 2027 d?une part, ? faciliter leur acc?s ? de nouvelles sources de financement et de r?pondre ? la demande croissante en microcr?dits, sensibiliser les EMF aux opportunit?s offertes (?mission d?actions, d?obligations, OPC), renforcer la compl?mentarit? entre microfinance et march? financier r?gional, et ? poser les bases d?un ?cosyst?me plus inclusif, capable de soutenir la croissance et la stabilit? du secteur financier en Afrique centrale et instaurer un dialogue avec investisseurs, r?gulateurs et partenaires techniques d?autre part. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Le silence comme ultime ?l?gance

Il est parti comme il a v?cu: dans la discr?tion, loin du tumulte et des projecteurs, dans ce silence digne qui fut sa marque. Beaucoup d?entre nous ignoraient m?me qu?il ?tait malade. Brou Amessan Pierre ?tait de ceux dont la souffrance se cache derri?re un sourire r?serv?, un mot d?encouragement, une pens?e tourn?e vers les autres plut?t que vers lui-m?me. Il ressemblait ? ce loup dont Alfred de Vigny a c?l?br? la noblesse tragique dans « La Mort du Loup ». Comme lui, il a « rendu l??me sans jeter un cri », car, « ? voir ce que l?on fut sur terre et ce qu’on laisse, seul le silence est grand ». Son silence, ce n??tait ni une faiblesse ni une r?signation. C??tait une forme de grandeur, une fid?lit? ? sa pudeur naturelle, un refus de l?apitoiement. Dans les rares ?changes que j?ai eu le privil?ge d?avoir avec lui, jamais je ne l?ai entendu se plaindre. Et pourtant, il souffrait. Il souffrait en silence, peut-?tre de la m?me douleur que ceux dont les comptes avaient ?t? bloqu?s injustement pour avoir pris la d?fense de la R?publique. Une souffrance morale, une douleur d?injustice, mais qu?il portait sans bruit, comme on porte une croix. Je me souviens encore de l??mission catholique qu?il animait avec tant de ferveur. Elle d?butait par un chant en langue dida, Klwegnon, le ayo Awoukoua bo nan fia fia (Seigneur, merci grandement), compos? par Alain Grah de Brayeri. Cette ?mission n??tait pas une simple case de programmation sur la grille de la RTI. C??tait pour lui un v?ritable minist?re. Il sillonnait le pays, visitait des paroisses, dialoguait avec des ?v?ques et pr?tres, ?coutait les fid?les. Il connaissait l??glise catholique de C?te d?Ivoire comme peu la connaissent. Mais, fid?le ? son temp?rament r?serv?, il gardait ces tr?sors dans son c?ur, « comme Marie », selon l?expression ?vang?lique. Il fallait gagner sa confiance pour qu?il accepte de se livrer un peu. Mais, une fois ce lien ?tabli, ses paroles devenaient sagesse, m?moire et inspiration. ? la t?te de la RTI, dans des circonstances souvent troubl?es, il joua un r?le d?cisif. Il informa, expliqua, rassura. Surtout, il donna du courage aux Ivoiriens. ? la fin du journal t?l?vis? de 20h, sa formule de cl?ture devenait un cri d?esp?rance: « Haut les c?urs » ? Sursum corda, en latin. Ce latin qu?il avait appris sur les bancs du Petit S?minaire Saint-Dominique Savio de Gagnoa, aux c?t?s d?autres figures comme Joseph Gu?hi Gnagnon. Brou Amessan ?tait aussi un homme de parole, au sens noble du terme. Il croyait au pouvoir du verbe, ? la puissance des mots justes, ? la force tranquille de l?engagement. Le dernier message qu?il m??crivit, le 8 juillet 2025, disait ceci: « Bonsoir, cher fr?re. Il faut rassembler tous tes ?crits pour un livre. Il y a de la mati?re. Merci. Bonne soir?e. Ici, il est 20 h 55. » Comme souvent, il avait vu juste. Ce projet de livre, je l?avais ? l?esprit, mais lui avait d?j? pressenti l?urgence de le mener ? bien. Il ne pourra malheureusement pas le lire. Et cela me fait mal. Car j’aurais tant voulu avoir son regard, son avis, son approbation, sa voix, encore une fois, pour dire: « Haut les c?urs. » Mais ce qui me ronge encore davantage, c?est le silence des institutions ? son sujet. Aucun hommage, aucun mot de ceux qui lui ont succ?d? ? la t?l?vision nationale. Ceux-l? m?me qui, aujourd?hui, brandissent les grands discours de r?conciliation et de coh?sion n?ont pas trouv? utile de saluer la m?moire d?un homme qui, toute sa vie, a servi l??tat avec loyaut? et intelligence. Ce n?est pas seulement une erreur. C?est une faute morale. Ce traitement n?est pas in?dit. Bernard Dadi?, lui aussi, figure tut?laire de notre culture, fut victime de la m?me indiff?rence. Il semble que notre pays ait encore du mal ? honorer ses fils et filles lorsqu?ils ne sont plus l?. Et pourtant, quels que soient nos d?saccords, quels que soient les contextes politiques, il est un devoir qui nous d?passe tous: celui de rendre hommage ? ceux qui ont ?t? de grands serviteurs de la R?publique. Brou Amessan Pierre n?attendait ni statue, ni louanges. Il ne cherchait pas la reconnaissance publique. Il aurait pu dire, comme le loup de Vigny: « Fais ?nergiquement ta longue et lourde t?che dans la voie o? le sort a voulu t’appeler. Puis apr?s, comme moi, souffre et meurs sans parler. » Mais nous, ses contemporains, avons le devoir de ne pas laisser ce silence recouvrir sa m?moire. Il ne s?agit pas de briser la discr?tion qui fut sienne, mais de la reconna?tre comme une forme d??l?gance, une mani?re d??tre au monde que nous aurions tort d?oublier. Aujourd?hui, alors que sa voix s’est tue, il nous reste ses actes, ses paroles, ses silences aussi. Il nous reste surtout une exigence: continuer ? ?uvrer dans la v?rit?, l?humilit? et le service. Et ? chaque fois que la tentation du d?couragement nous guettera, souvenons-nous de sa voix grave et pos?e, concluant le journal par ce mot d?esp?rance: « Haut les c?urs! » Jean-Claude DJEREKE

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Nos agr?g?s sur les plateaux

Chez nous, comme chez les autres d?ailleurs, la presse est consid?r?e comme un des lieux o? non seulement se d?roule le d?bat politique par l??change d?arguments, mais aussi o? se nouent les rapports de force, par la prise de position des diff?rents acteurs. Au Cameroun, le contexte politique aidant, nos m?dias n?en finissent plus de proposer une masse d?hommes dont les id?es r?agissent au m?me instant sur les plateaux. Seulement, s?il est commun de consid?rer que cela nourrit le d?bat sociopolitique, il est de plus compliqu? de ne pas se poser la question de savoir si les plateaux radio et t?l? ne sont pas devenus un lieu o? ? quelque chose se passe ?. Prenons les choses par ce bout et commen?ons par observer qu?autour de certains sujets, les d?bats propos?s par nos cha?nes de radio et de t?l?vision tournent en bataille d?experts. Bien loin des th?mes et des questions ? l?ordre du jour, le jeu de la parole de nos agr?g?s se vit comme un soufflet de forge qui attise la moindre ?tincelle, pour en faire jaillir un immense incendie. Outre mesure, on ne saurait se surprendre de ce qui est finalement offert au public : des ?missions engag?es dans un processus de d?nigrement mutuel dans un tohu-bohu d?attaques indirectes ou sous-entendues, toutes combin?es parfois ? des d?clarations sentencieuses, ? des invectives venimeuses et ? un grand nombre d?erreurs de raisonnement. Et s?agissant de nos ? Professeurs ?, il n’est pas s?r qu?on puisse consid?rer que leur langage lors des d?bats repr?sente encore le langage d?expert. Pendant de longues minutes, tout ce que disent nos experts et sp?cialistes op?re au d?triment de l?analyse critique des probl?mes et des solutions. Ce ph?nom?ne est remarquable lorsque, consciemment ou non, ils d?cident de rentrer dans le d?bat par une question secondaire. Cette d?rive n?exon?re pas le public, qui est loin d??tre une victime, puisqu?il nourrit, suscite ces involutions, participe aux ?missions et les regarde? De plus en plus flagrant, l?atypisme de l?image que renvoient nos agr?g?s affiche une trop grande incivilit? et sugg?rent une communication sans contr?le aucun. Dans ce vacarme, il s?ensuit un d?centrage du d?bat ? partir d?un dispositif qui trahit ouvertement d?ficits de coh?rence. Et de fait, on plonge dans On n?est plus dans les fantasmes de quelques individus qui attendent que le mod?rateur g?re les tours de parole dans le sens de leurs int?r?ts. ? cause d?un paradoxe qui leur est propre, ils ne se contentent pas seulement de perdre du temps aux mod?rateurs. Ils sont aussi producteurs de trivialit?s. Finalement, on se trompe en pensant que nos agr?g?s sont des personnes qui ont r?ussi ? ?chapper aux tyrannies du sens commun ou aux a priori. On se rend bien compte que, d?eux-m?mes, ils donnent l?image n?gative d?intellectuels cassant ou verbeux, ? l?aise dans les discours g?n?raux et le tintamarre du buzz m?diatique. La tentation est grande, alors, d?opposer savants et experts aux gens qui viennent d?cliner leurs parcours et profil sur les plateaux. A ce titre, il est lourd de signification de voir que cette spectacularisation port?e par nos agr?g?s n??chappe pas aux ressorts du mauvais spectacle. Jean Ren? Mev?’a Amougou

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Transport et s?curisation des ?chantillons biologiques : l?Afrique centrale r?fl?chit ? un cadre commun

A l?initiative Africa CDC, Libreville a abrit? du 20 au 22 ao?t dernier, un atelier r?gional consacr? ? l??laboration d?un plan de transport d??chantillons biologiques entre les pays d?Afrique centrale et leurs laboratoires de r?f?rence. Pour animer les travaux, experts en surveillance et en laboratoire des ?tats, se sont retrouv?s aux c?t?s de partenaires techniques et financiers pour un objectif commun : ? mettre en place un cadre r?glementaire solide permettant d?assurer la s?curit? et le transport transfrontalier d??chantillons biologiques, chimiques ou radiologiques entre les pays d?Afrique centrale. Durant trois jours, les participants ont mutualis? leurs comp?tences et leurs exp?riences pour concevoir une strat?gie r?gionale int?gr?e autour de trois priorit?s : la s?curit?, l?efficacit? et la durabilit?. ? Garantir que chaque ?chantillon soit transport? dans le strict respect des normes, r?duire les d?lais tout en renfor?ant la tra?abilit?, et b?tir un syst?me fonctionnel m?me en temps de crise ?, a pr?cis? le Dr Brice Bicaba, directeur r?gional d?Africa CDC. Dans un contexte marqu? par l?absence de protocoles harmonis?s, de faiblesses logistiques et de capacit?s limit?es en gestion des risques biologiques, cette initiative appara?t importante. Elle vise ? doter l?Afrique centrale d?outils efficaces pour une d?tection pr?coce et une r?ponse rapide face aux menaces sanitaires. R?my Biniou

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7e ?dition vacances secours, vacances loisirs: Clap de fin ? la Croix-Rouge Camerounaise???

Ils sont au total 235 jeunes qui ont re?u le 29 ao?t dernier des kits scolaires et leurs parchemins de fin de formation sur les gestes de premiers secours. Les vacances sont loin d??tre une sin?cure ? la Croix-Rouge Camerounaise (CRC). Elle fait tache d?huile pendant ces moments de r?pit en milieu scolaire, moment opportun pour ?duquer les jeunes ?l?ves sur les gestes de premiers secours dans les actions humanitaires, afin qu?ils soient utiles dans leurs environnements. Ceci va en droite ligne avec l?un de ses principes fondamentaux qui bas? sur le ? Volontariat ?. Durant deux mois, 235 ?l?ves ?g?s de sept ? quatorze ans ont ?t? ? l??cole de la Croix-Rouge Camerounaise (CRC). L?objectif affich? est d?avoir des aptitudes et des techniques d?intervention sur des personnes victimes d?accident de toute nature c’est ? dire incidents physiques li?s aux catastrophes naturelles, incendies, noyades, probl?mes physiologiques comme les accidents cardiovasculaires (AVC) et de crise cardiaque. Une action salutaire pour le Secr?taire G?n?ral de la Croix-Rouge Camerounaise, Jean Urbain Zoa. Il se f?licite de la mont?e en puissance de ses initiatives : ? il faut dire qu?au fil des ann?es, l?activit? vacances-secours, vacances-loisirs prend particuli?rement de l?importance au sein de la soci?t? nationale. Il est question d?entretenir la jeunesse pendant les vacances sur les id?aux de d?veloppement, la promotion des valeurs humanitaires, le vivre ensemble, la promotion des gestes de premiers secours et la valorisation de notre patrimoine culturel ?, souligne le responsable. Le Secr?taire g?n?ral se f?licite aussi de ce que cette activit? s??tende sur l?ensemble du territoire national par le biais des comit?s d?partementaux et d?arrondissement. Plus encore, les vacances-secours et vacances-loisirs ? permettent de familiariser les jeunes aux id?aux de notre mouvement ?. Dans la m?me veine, C?cile Akame Mfoumou, pr?sidente de la Croix-Rouge Camerounaise (CRC) se f?licite de l’engouement observ? pendant ces semaines de vacances : ? durant plusieurs semaines, nos enfants ont pris part aux activit?s riches et vari?es orient?es vers le renforcement des connaissances sur le mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge. Ils ont appris ? valoriser la culture nationale, l??ducation ? la citoyennet?, ? la morale ? la discipline et surtout ? la solidarit? humaine ?. La pr?sidente, devant des invit?s de marque, f?licite les enfants non seulement pour leurs participations actives, mais aussi pour leurs engagements exemplaires. Elle a invit? les jeunes ? prendre la rel?ve dans un proche ? venir. Au vu de cet enthousiasme, C?cile Akame Mfoumou caresse le r?ve d’avoir au moins un membre form? dans les gestes de premiers secours, ? informez les gens qui sont autour de vous afin qu?ils envoient les enfants se former. Les portes de la Croix-Rouge leurs sont ouvertes ?. Pratique Ces affirmations de la haute hi?rarchie de la CRC trouvent un ?cho favorable par la d?monstration de force ? laquelle se soumettent les prestations des vacanciers. Le public a eu droit aux s?ances de secours effectu?es par les jeunes volontaires. Le petit Atangana Ayissi Vincent fait le point sur ces deux mois pass? en tant qu’?l?ve secouriste : ? je ma?trise d?j? le retournement par la t?te lorsque je suis devant un accident?. J’ai aussi appris ? parler le chinois. Je sais dire bonjour ou aurevoir ?, r?v?le le vacancier. La remise des kits scolaires (sacs de classe et cahiers) marque la fin de la c?r?monie. Andr? Gromyko Balla

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200?millions

Au cours des 25?prochaines ann?es, c?est sensiblement le nombre d?enfants qui vont na?tre en Afrique de l?Ouest et du Centre. Dans une tribune publi?e sur son blog le 18 ao?t dernier Ousmane Diagana (vice-pr?sident de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre) estime ?galement que d?ici 2050, pr?s d?un jeune sur cinq dans le monde vivra dans cette r?gion. Sur cette base, explique le Mauritanien, en Afrique de l’Ouest et du Centre, il y a urgence ? cr?er 1,4?million d?emplois suppl?mentaires de professionnels de sant? qualifi?s, ainsi que 800?000?autres postes d?agents de sant? communautaires.

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Emime Ndihokubwayo

Arriv? en fin de s?jour au Cameroun, la Directrice du Bureau sous r?gional et repr?sentante du FIDA (Fonds International de D?veloppement Agricole) au Cameroun, elle laisse l?image d?une diplomate impliqu?e dans l?am?lioration de la qualit? du portefeuille de coop?ration entre son pays d?accueil et l?institution financi?re internationale. A son actif, le suivi des projets tels que le Projet d?Appui au D?veloppement des Fili?res Agricoles phase II (PADFA II), le Programme de promotion de l?entreprenariat agropastoral des jeunes (PEA-Jeunes) et le Projet de D?veloppement de l?Entrepreneuriat aquacole.

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