Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Recouvrement de la TCI : la Cemac passe ? la m?thode forte

Le Conseil des ministres de l?Union ?conomique des Etats de l?Afrique centrale (UEAC) a propos? et la conf?rence des chefs d?Etat a valid? le recouvrement aux forceps de la Taxe communautaire d?int?gration. La TCI doit permettre ? la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) de r?aliser ses objectifs budg?taires, trop longtemps tenus en ?chec du fait des engagements non respect?s par des Etats-membres. ? Nous avons pris des mesures qui conviennent. Guid?s ? la fois par des exigences de rigueur, de solidarit? et de pragmatisme. A la question de la sant? financi?re de nos institutions financi?res, nous avons apport? des r?ponses de nature ? mettre fin aux incertitudes r?currentes. Les dossiers soumis par la Commission ont ?galement re?u l?onction appropri? ?, affirmait de ce fait jeudi le chef de l?Etat centrafricain, pr?sident en exercice de la conf?rence des chefs d?Etats de la Cemac, Faustin Archange Touadera. Les mesures adopt?es portent sur l?application des articles 51 et 52 du Trait? r?vis? de la Cemac. Lesquels autorisent la Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac) ? proc?der ? des pr?l?vements dans les comptes des Etats, en cas de manquement au reversement de la Taxe communautaire d?int?gration. ? Si un Etat ne s’est pas acquitt? de ses contributions un an apr?s l’expiration du d?lai fix? par les r?glements financiers, sauf cas de force majeure d?ment constat?e par le Conseil des Ministres, le Gouvernement de cet Etat est priv? du droit de prendre part aux votes lors des assises des Institutions, Organes et Institutions Sp?cialis?es de la Communaut?. Six (6) mois apr?s la suspension du droit de vote, ledit Gouvernement est priv? de prendre part aux activit?s de la Communaut? et cesse de b?n?ficier des avantages pr?vus au titre du pr?sent Trait? et des Conventions de l’UEAC et de l?UMAC ?, pr?cise l?article 52. La TCI est pr?lev?e ? hauteur de 1% de la valeur imposable des importations des pays-membres de la Cemac. Si les Etat proc?dent syst?matiquement aux pr?l?vements de cette taxe, le reversement dans les comptes de la Commission de la Cemac reste quant ? elle une autre affaire. Toutes choses qui ont conduit ? la constitution de 80 milliards de FCFA d?arri?r?s ? fin 2020. R?unis ? Bangui, en Centrafrique le 9 septembre 2025, les ministres de l?UEAC ont adopt? une mesure compensatoire afin d??purer la dette des Etats. Celle-ci consiste pour chaque Etat ? endosser le versement des droits de ses ressortissants, contre une r?duction de ses arri?r?s de contribution. Comme autre mesure palliative, les membres des gouvernements instaurent une r?duction des p?les de d?penses, en l?occurrence ceux consacr?s ? l?achat de v?hicules de fonction. Il y a aussi la suppression des r?tro-commissions accord?es sous forme de primes aux fonctionnaires des Tr?sors publics au titre du recouvrement de la TCI. Louise Nsana

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Abdou Tour?: un sociologue de l?Afrique d?en bas

C?est avec une certaine ?motion que j??cris ces lignes pour rendre hommage ? Abdou Tour?, un homme dont le parcours et l??uvre ont profond?ment marqu? ma vision de la sociologie et, plus largement, de l?Afrique contemporaine. Abdou Tour? nous a quitt?s alors qu?il exer?ait encore en tant qu?ambassadeur au Burkina Faso, un poste qu?il occupait avec dignit? et engagement. Bien que je ne l?aie jamais rencontr? personnellement, son ?uvre et son parcours m?ont toujours inspir? et incit? ? embrasser la discipline sociologique. L?un des legs les plus pr?cieux d?Abdou Tour? demeure sans conteste son livre ? Les petits m?tiers ? Abidjan: l?imagination au secours de la conjoncture ?, publi? en 1985 aux ?ditions Karthala. Ce livre, fondamental ? mes yeux, m?a ouvert les portes d?un univers souvent m?connu et sous-estim?: celui des acteurs du secteur informel en Afrique. Par un regard lucide et empathique, Abdou Tour? y d?crit avec pr?cision et humanit? l?ing?niosit?, la cr?ativit? et la r?silience des hommes et des femmes qui, chaque jour, doivent imaginer des strat?gies pour survivre dans une ?conomie marqu?e par la pr?carit? et l?exclusion. La pertinence de cette ?uvre ne se limite pas ? une simple description ethnographique. Elle porte un message fort: celui de la reconnaissance de cette ? Afrique d?en bas ?, une expression ch?re au sociologue camerounais Jean-Marc Ela, lui aussi disparu trop t?t. Cette Afrique-l? est souvent marginalis?e, m?pris?e, voire ignor?e par les pouvoirs publics, qui ne la consid?rent pas toujours comme une priorit?. Pourtant, c?est elle qui fait preuve d?une capacit? remarquable ? s?adapter, ? inventer et ? pers?v?rer face ? des conditions difficiles. Cette Afrique-l?, par sa vitalit? et son dynamisme, incarne une forme de r?silience exemplaire. Abdou Tour? a su, ? travers son travail, restituer cette r?alit? avec une justesse rare, offrant ainsi une contre-narrative aux discours dominants qui tendent ? d?valoriser le secteur informel. Son livre reste un t?moignage pr?cieux sur la mani?re dont les populations urbaines, ? Abidjan comme ailleurs en Afrique, r?inventent sans cesse leurs modes de vie et d?activit? pour tenir le coup. Au-del? de son ?uvre acad?mique, Abdou Tour? a ?galement eu une carri?re diplomatique notable. Si mes informations sont exactes, il a exerc? en tant qu?ambassadeur au Burkina Faso. Cette double casquette, acad?mique et diplomatique, t?moigne d?un engagement profond envers son pays et le continent africain, dans ses multiples dimensions. Sur le plan politique, il appartenait au Rassemblement des R?publicains (RDR). Cette appartenance ne m?a jamais g?n?, car je crois fermement que chacun est libre de choisir le leader ou le parti qu?il souhaite suivre. Le respect que je porte ? Abdou Tour? d?passe largement les clivages partisans. Il s?agit de saluer la m?moire d?un homme qui a consacr? une partie de sa vie ? mieux comprendre et valoriser les r?alit?s africaines, tout en servant son pays avec loyaut?. Abdou Tour? laisse derri?re lui une ?uvre intellectuelle riche. Par son livre, il a contribu? ? faire reconna?tre la dignit? des populations marginalis?es et ? mettre en lumi?re leur inventivit? face aux d?fis ?conomiques et sociaux. Par sa carri?re diplomatique, il a incarn? la fid?lit? ? son pays et la volont? d??uvrer pour un avenir meilleur. Que son souvenir inspire ceux qui, comme moi, aspirent ? comprendre le continent africain dans sa complexit?, en valorisant ses forces plut?t que ses faiblesses. Jean-Claude DJEREKE

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

La Croix glorieuse

C?l?brer la croix glorieuse, c’est d?abord c?l?brer un paradoxe. Car comment un instrument de torture, d’humiliation et de mort peut-il ?tre glorieux ? Ce que je comprends, ici, c’est que la croix ne devient positive que si nous y voyons une r?v?lation d?amour, celui de Dieu. Dans l??vangile de ce dimanche, en effet, Saint Jean ?crit que « Dieu a tellement aim? le monde qu?il a donn? son fils unique ». Or comment le fils unique termine-t-il sa vie? Crucifi?. Il ach?ve son existence terrestre sur une croix, ce qui pouvait ?tre per?u comme un ?chec par les gens qui voyaient en lui le Messie et attendaient la lib?ration d?Isra?l. Un certain dolorisme a longtemps pr?valu dans l??glise catholique. C?est la croyance que c’est par les souffrances du Christ que l?homme est sauv?. Non, l?humanit? n?est pas sauv?e par la passion du Christ mais par son amour, lorsqu?il accepte et assume toutes sortes d?humiliation par amour pour le p?re et pour l?humanit?. La croix glorieuse corrige aussi notre conception de la grandeur. La grandeur de l?homme ne saurait se confondre avec sa richesse, sa puissance ou son invuln?rabilit?. Est grand celui qui est capable de donner sa vie par amour pour les autres. Je ne donne pas ma vie uniquement en mourant au champ de bataille. Je la donne aussi quand j?aide une personne ?g?e ? faire ses petits travaux, quand j?accorde une heure ou deux ? une personne qui a besoin d’?tre ?cout?e, ? des fr?res et s?urs qui veulent apprendre ? lire et ? ?crire, quand j?apporte un peu de r?confort ? des gens abandonn?s (enfants de la rue, prisonniers, malades), quand je prends fait et cause pour les faibles et d?favoris?s, etc. Jean-Claude Dj?r?k?

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L??conomie ou le genre?: ?Yaound? face ? un dilemme strat?gique ? la CEEAC

La r?forme institutionnelle de la Communaut? ?conomique des ?tats de l’Afrique Centrale (CEEAC) a r?cemment mis le Cameroun face ? un choix d?licat. Alors qu’une session de n?gociations s’est tenue ? Malabo du 5 au 7 septembre 2025, un rapport du cabinet Forvis Mazars a d?sign? les candidats camerounais comme aptes ? diriger trois d?partements cl?s. Parmi ceux-ci figurent des portefeuilles hautement strat?giques tels que le March? Commun et les Affaires ?conomiques, mais aussi le d?partement de la Promotion du Genre et du D?veloppement Humain. Cette situation pose une question cruciale pour le Cameroun : donner la priorit? aux leviers ?conomiques pour renforcer son influence r?gionale ou miser sur le genre pour incarner une nouvelle vision de la CEEAC ? Le plaidoyer du Centre africain de veille et d?intelligence ?conomique (CAVIE ? Cameroun). Les performances remarquables des candidats camerounais aux ?preuves de s?lection des commissaires de la CEEAC ont plac? le pays ? un carrefour de choix. Alors qu’un Camerounais a d?croch? la premi?re place tr?s convoit?e pour le poste de Commissaire au March? Commun, une Camerounaise a ?galement obtenu la meilleure note pour celui de la Promotion du Genre, du D?veloppement Humain et Social. Ce double succ?s, une fiert? nationale, soul?ve une question ?pineuse : Le Cameroun peut-il se permettre de laisser passer la direction du portefeuille ?conomique, pourtant si central et strat?gique pour l’avenir de la sous-r?gion, au profit d’un autre poste, aussi noble soit-il ? Une tentation l?gitime, mais risqu?e Le choix du poste de la Promotion du Genre est loin d’?tre anodin. Il s’aligne parfaitement sur les engagements internationaux et nationaux en mati?re d’?quit? et de d?veloppement inclusif. Placer une femme ? ce poste symboliserait un engagement fort pour l’autonomisation des femmes et le bien-?tre social en Afrique centrale. Ce serait un signal puissant, d?montrant que le Cameroun ne se focalise pas uniquement sur la croissance ?conomique, mais aussi sur les aspects humains et sociaux de l’int?gration. Dans un contexte o? la repr?sentation f?minine ? des postes de responsabilit? est un enjeu majeur, c?der au prestige du poste de la promotion du genre serait une option s?duisante et politiquement correcte. L’imp?ratif ?conomique d’abord Cependant, il serait irresponsable de ne pas reconna?tre que la CEEAC est avant tout une communaut? ?conomique. La cr?ation d’un march? commun fonctionnel et la libre circulation des biens et des personnes sont les missions fondamentales de l’institution. C’est ? partir de cette fondation ?conomique solide que tous les autres objectifs, y compris le d?veloppement social et l’?galit? des genres, peuvent ?tre r?alis?s de mani?re durable. Le poste de Commissaire au March? Commun est le moteur de cette transformation. En le dirigeant, le Cameroun pourrait influencer directement l’harmonisation des politiques commerciales et mon?taires, acc?l?rer la mise en ?uvre de projets d’infrastructures r?gionaux et consolider sa position de plaque tournante ?conomique de la sous-r?gion. L’histoire montre que sans une base ?conomique solide, les initiatives de d?veloppement social, aussi louables soient-elles, peinent ? produire des r?sultats tangibles ? grande ?chelle. Le March? Commun cr?e la richesse qui finance l’?ducation, la sant? et l’?quit? des genres. Le dilemme final : quel choix pour quel avenir ? Le Cameroun est ? un tournant. Le choix de c?der le poste du March? Commun pour en privil?gier un autre, quel qu’il soit, serait un pari risqu? qui pourrait co?ter au pays son influence sur les d?cisions ?conomiques fondamentales de la CEEAC. Si le poste de la Promotion du Genre est crucial pour l’avenir de la sous-r?gion, le CAVIE Cameroun se demande ouvertement si Yaound? peut se permettre de laisser passer le poste de Commissaire au March? commun de la CEEAC qui pourrait lui donner les cl?s de la prosp?rit? r?gionale. Le Cameroun, en tant que leader ?conomique, a la lourde responsabilit? d’un choix qui servira au mieux ses int?r?ts ? long terme et ceux de l’int?gration ?conomique et strat?gique en Afrique centrale. Yaound? fera-t-il le choix de la raison ?conomique ou celui d’un symbolisme politique ? La R?daction

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Phil?mon Yang: un an d?une pr?sidence sobre et africaine ? l?Onu

? la t?te de la 79? session de l?Assembl?e g?n?rale des Nations unies (Onu) depuis septembre 2024, le Camerounais vient de clore un mandat marqu? par la sobri?t? et l?engagement en faveur du continent africain. L?ancien Premier ministre camerounais, ?lu en juin 2024, est arriv? en fin de mandat. En fin septembre prochain, il c?dera son fauteuil ? l?Allemande Annalena Baerbock (44 ans) qui sera charg?e de pr?sider cette instance embl?matique de la diplomatie multilat?rale. Durant son ann?e ? New York, Yang a plac? la r?forme du Conseil de s?curit? et la repr?sentativit? de l?Afrique au c?ur de son agenda. ? Le monde ne peut se construire en laissant de c?t? un continent d?un milliard et demi d?habitants ?, lan?ait-il devant les d?l?gations. Il a aussi mis en avant le r?le strat?gique du bassin du Congo dans la lutte contre le r?chauffement climatique, plaidant pour des financements verts plus justes. H?ritage symbolique Connu pour sa discr?tion, Yang a adopt? un ton d?arbitre, ?vitant les postures clivantes. Sur l?Ukraine comme sur le Proche-Orient, il a privil?gi? le consensus et rappel? que ? le multilat?ralisme reste la voie la plus s?re pour d?passer les fractures ?. Ce style sobre, appr?ci? par certains diplomates, a parfois ?t? jug? trop effac? par ceux qui esp?raient une pr?sidence plus audacieuse. Sous son impulsion, l?Assembl?e g?n?rale a d?battu de l??valuation ? mi-parcours des Objectifs de d?veloppement durable et de la pr?vention des conflits en Afrique centrale et au Sahel. Mais ses marges de man?uvre sont rest?es limit?es : la r?forme du Conseil de s?curit? n?a pas progress?, et l?influence des grandes puissances a continu? ? freiner les ambitions des pays du Sud. Si son passage ne laissera pas de grandes r?formes, il aura donn? ? l?Afrique centrale une visibilit? rare dans l?ar?ne onusienne. ? Phil?mon Yang n?a pas chang? l?ONU, mais il a rappel? que notre voix compte ?, r?sume un diplomate africain. Un mandat ? l?image de l?homme : discret, pragmatique et fid?le ? l?id?e que l?Afrique doit peser davantage dans l?ordre international. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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S.E. Sylvain Riquier

De lui, on va d?embl?e dire qu?il est d?j? sur le terrain. En sa qualit? d?ambassadeur de France au Cameroun, il a visit? le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) le10 septembre dernier. Au cours de son s?jour dans cette structure qui b?n?ficie depuis de nombreuses ann?es du soutien de la coop?ration fran?aise, le diplomate fran?ais a appr?ci? un ? dispositif unique et d?cisif pour la recherche et pour la sant? des populations ?. Bon ? savoir : c?est le 4 septembre 2025 que S.E. Sylvain Riquier a pr?sent? la copie figur?e de ses lettres de cr?ance au ministre camerounais des Relations ext?rieures, M. Lejeune Mbella Mbella.

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6 milliards FCFA

Le Cameroun s?appr?te ? b?n?ficier d?un nouveau financement de la Banque islamique de d?veloppement (BID). Selon un d?cret pr?sidentiel sign? le 10 septembre 2025, le ministre de l??conomie, Alamine Ousmane Mey, a re?u l?autorisation de contracter un pr?t d?un montant de 6 milliards FCFA. Cette enveloppe sera sp?cifiquement consacr?e au Projet d?appui ? l??ducation de base au Cameroun (Paebc), une initiative qui vise ? renforcer l?acc?s et la qualit? de l?enseignement primaire dans plusieurs r?gions du pays. L?accent mis sur l??ducation traduit la volont? du gouvernement de diversifier l?utilisation des ressources mobilis?es aupr?s de ses partenaires financiers.

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Tour d’horizon : La vaccination contre Ebola est en cours en RDC, alors que seize foyers ?pid?miques sont en cours ; l’OMS met en garde contre une lutte difficile

L’Organisation mondiale de la sant? (OMS) a d?clar? que la vaccination contre Ebola est en cours dans la province du Kasa? en R?publique d?mocratique du Congo (RDC), alors que le pays lutte contre sa 16e ?pid?mie depuis 1976, sur fond d’avertissements d’une lutte difficile pour la contenir. Selon un communiqu? de l’OMS publi? dimanche, la phase de vaccination en cours cible les agents de sant? de premi?re ligne et les contacts des cas confirm?s. Le premier lot de 400 doses du vaccin Ervebo, efficace contre l’esp?ce d’Ebolavirus Za?re ? l’origine de l’?pid?mie actuelle, est d?j? arriv? ? Bulape, d?crit comme l’?picentre de l’?pid?mie. 45 000 doses suppl?mentaires devraient arriver dans le pays dans les prochains jours. Le 4 septembre, le gouvernement de la RDC a confirm? une nouvelle ?pid?mie d’Ebola dans la province du Kasa?, marquant la 16e ?pid?mie du pays depuis 1976. L’OMS a rappel? que la m?me r?gion avait connu des ?pid?mies d’Ebola en 2007 et 2008. ? Cela nous inqui?te au plus haut point ?, a d?clar? Jean Kaseya, directeur g?n?ral des Centres africains de contr?le et de pr?vention des maladies (CDC Afrique), dans une interview accord?e ? la cha?ne fran?aise TV5 Monde le 5 septembre. Kaseya a d?clar? que l’?pid?mie actuelle est caus?e par la souche Za?re, qu’il a d?crite comme ? la plus virulente et la plus mortelle ?. Il a ?galement soulign? le risque accru de propagation transfrontali?re compte tenu de la proximit? du Kasa? avec les fronti?res nationales. Ngashi Ngongo, conseiller principal du directeur g?n?ral des CDC Afrique, a d?clar? lors d’un point de presse en ligne le 11 septembre que 68 cas suspects avaient ?t? signal?s, dont 20 confirm?s et 16 d?c?s. Il a pr?cis? que les cas suspects se sont d?sormais propag?s ? quatre zones de sant?, contre seulement deux au d?but. ? Il y en avait deux, maintenant c’est quatre ?, a d?clar? Ngongo, qualifiant l’?pid?mie de ? menace majeure pour les syst?mes de sant? nationaux ?. Il a ajout? que Bulape est limitrophe de la province de Sankuru, o? les infrastructures sanitaires, d?j? fragiles, pourraient exacerber les risques. Les r?sultats du s?quen?age du g?nome entier sugg?rent qu’il s’agit d’une nouvelle propagation zoonotique, sans lien direct avec les ?pid?mies survenues dans la m?me r?gion en 2007 et 2008, a d?clar? Ngongo. L’?picentre de l’?pid?mie se situe pr?s de Tshikapa, capitale de la province du Kasa?, ? environ 100 ? 200 km de la fronti?re angolaise. L’?pid?mie touche actuellement une zone rurale recul?e, bien que les fr?quents mouvements de population entre Bulape et Tshikapa augmentent le risque de propagation. Patrick Otim, responsable du Bureau r?gional de l’OMS pour l’Afrique, a d?clar? aux journalistes ? Gen?ve, en Suisse, le 12 septembre, que le nombre de cas confirm?s ?tait pass? ? 25, de nouveaux cas ayant ?t? d?tect?s jusqu’? 70 km de Bulape, ce qui suscite des inqui?tudes quant ? une propagation plus large. Il a d?clar? que l’?pid?mie pourrait encore ?tre ma?tris?e si des mesures appropri?es ?taient prises dans les deux prochaines semaines, tout en avertissant qu’un tel objectif ?tait ? possible mais pourrait s’av?rer difficile ?. Des enqu?tes ?pid?miologiques sont en cours, les cha?nes de transmission et la source de l’infection restant ? identifier.L’OMS ?value actuellement le risque pour la sant? publique comme ?lev? au niveau national, mod?r? au niveau r?gional et faible au niveau mondial. La derni?re fois que la RDC a d?clar? la fin d’une ?pid?mie d’Ebola, c’?tait en septembre 2022, apr?s la confirmation d’un cas dans la province orientale du Nord-Kivu. Les tests ont montr? que le cas ?tait g?n?tiquement li? ? l’?pid?mie de 2018-2020 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, qui a tu? pr?s de 2 300 personnes. Ebola est apparu pour la premi?re fois en 1976 lors de deux ?pid?mies simultan?es : l’une ?tait due ? la maladie ? virus Soudan ? Nzara, dans l’actuel Soudan du Sud, et l’autre ? la maladie ? virus Ebola ? Yambuku, dans l’actuelle RDC, alors connue sous le nom de Za?re. Cette derni?re s’est d?clar?e dans un village pr?s de la rivi?re Ebola, d’o? la maladie tire son nom, selon l’OMS. Ebola est une fi?vre h?morragique hautement contagieuse qui provoque divers sympt?mes tels que fi?vre, vomissements, diarrh?e, douleurs g?n?ralis?es ou malaises, et dans de nombreux cas, h?morragies internes et externes. KINSHASA, 15 septembre (Xinhua)

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Climat : l?Afrique ? l??preuve de sa propre coh?rence

Trois jours de discussions, des d?clarations solennelles, quelques accents d?enthousiasme? et, en toile de fond, une question lancinante : l?Afrique a-t-elle r?ellement franchi un cap dans la bataille climatique, ou s?est-elle une nouvelle fois perdue dans les mirages de la rh?torique ? Le second sommet africain sur le climat, tenu le 10 septembre dernier ? Addis-Abeba, a offert un condens? des ambitions et contradictions d?un continent qui se veut ? la fois victime et acteur, suiveur et leader, impuissant et audacieux. Certes, les participants ont salu? l?espace in?dit de dialogue ? entre Africains ?, loin du regard dominateur des grands rendez-vous internationaux. Cette intimit? r?gionale a permis, dit-on, de ? mieux se comprendre ?. Mais suffit-il de se comprendre entre soi quand les oc?ans montent, que les s?cheresses laminent les r?coltes et que les m?gapoles suffoquent ? Les jeunesses, repr?sent?es ? travers ONG et associations, n?ont pas manqu? de rappeler que les attentes d?passent largement le registre symbolique. ? l?instar d?Abischag Jitimay, militante burundaise, qui a jug? l?exercice constructif mais en de?? de ce que son continent devrait revendiquer. Sa frustration rejoint celle de millions de jeunes Africains qui voient, sommet apr?s sommet, le temps s??couler sans traduction concr?te. Le repr?sentant de l?Union africaine, Bankoye Adeoye, a voulu se montrer optimiste : ? Nous n?avons pas fui les conversations difficiles ?, a-t-il martel?. Mais cette fiert? ne cache-t-elle pas un d?ficit de r?sultats tangibles ? Car ce qui manque cruellement aux grandes messes africaines, ce n?est pas la lucidit? du diagnostic, mais la volont? d?action suivie. ? Action z?ro ?, reconnaissent certains participants, comme un aveu d?sarmant.Le v?ritable test, assur?ment, viendra en novembre prochain, ? la COP30 au Br?sil. C?est l? que l?Afrique devra prouver sa capacit? ? parler d?une seule voix et ? peser face aux mastodontes ?conomiques qui dictent encore les r?gles du jeu climatique. Ce sera aussi le moment de d?montrer que les r?solutions adopt?es ? Addis-Abeba ne sont pas des v?ux pieux, mais les jalons d?une strat?gie cr?dible. Car sans coh?rence interne, sans m?canismes communs de financement et sans fermet? vis-?-vis des partenaires du Nord, l?Afrique risque de n??tre qu?un figurant de plus dans le grand th??tre climatique. Au fond, la critique la plus s?v?re vient de l?int?rieur m?me du sommet : beaucoup s?accordent ? dire que, si l?Afrique est toujours ? attendue ? sur ces questions, elle tarde ? transformer cette attente en leadership r?el. Or, les enjeux sont vitaux. Il ne s?agit pas seulement de sauver des ?cosyst?mes fragiles, mais de prot?ger la souverainet? alimentaire, d?assurer la stabilit? sociale, et de pr?venir les conflits li?s aux ressources. Autrement dit, de sauvegarder l?avenir. L?Afrique se r?ve en pionni?re de la justice climatique. Mais ce r?ve ne survivra pas ? l??preuve des faits si, ? l?enthousiasme d?Addis-Abeba, ne succ?dent pas des d?cisions claires, contraignantes et assum?es. Le temps n?est plus aux formules convenues ni aux promesses repouss?es. Le temps est venu de passer du discours ? l?action. Faute de quoi, les futures g?n?rations ? celles qui d?j?, aujourd?hui, frappent ? la porte des sommets ? jugeront s?v?rement ce continent qui aura pr?f?r? s??couter lui-m?me plut?t que de s?armer face au d?fi du si?cle. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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CEEAC : Ez?chiel Nibigira engage la rupture avec l??re Ver?ssimo

A peine d?sign? pr?sident de la commission de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC), Ez?chiel Nibigira a pos? un geste fort : suspendre toutes les d?cisions prises dans la pr?cipitation par son pr?d?cesseur, l?Angolais Gilberto Ver?ssimo. Des mesures jug?es opaques et contest?es, qui avaient fragilis? la cr?dibilit? de l?institution r?gionale. ? Nous devons re- partir sur des bases solides et claires. Toute d?cision qui compromet l?int?grit? de la Commission sera r?- examin?e ?, a affirm? le diplomate burundais, ancien ministre des Affaires ?trang?res, d?termin? ? incarner une gouvernance de rupture. Parmi les d?cisions mises en cause figureraient des modifications de proc?dures internes et le lancement de projets sans consultation, per?us par plusieurs observateurs comme des initiatives improvis?es. En y mettant un coup d?arr?t, Nibigira entend envoyer un signal politique : la CEEAC veut tourner la page des pratiques contest?es pour r?tablir une culture de responsabilit? et de transparence. Au-del? de cette suspension symbolique, le nouveau pr?sident a annonc? un audit complet des processus internes. Objectif: identifier les dysfonctionnements, corriger les failles administratives et instaurer des r?formes durables. ? Chaque d?cision devra d?sormais ?tre prise dans l?int?r?t collectif et dans le respect des normes  en vigueur ?, a-t-il insist?. Une orientation salu?e par plusieurs experts, qui y voient l?occasion de restaurer la confiance des citoyens et de rassurer les partenaires internationaux. Mais Ez?chiel Nibigira ne pourra pas se limiter aux d?clarations d’intention. Son premier chantier est d?j? trac?: finaliser la selection des nouveaux membres de la commission dans un delais de 45 jours. pour y parvenir, il b?n?ficie de l’appui du cabinet Forvis Mazars, charg? de redresser un processus de recrutement marqu? par de nombreux blocages administratifs et techniques. Attendu ? Libreville, si?ge de l’organisation, dans les prochains jours, le nouveau pr?sident devra composer avec une transition d?licate. Il lui faudra travailler quelque temps aux c?t?s des ?quipes h?rit?es de Ver?ssimo, dont le bilan, malgr? de vives critiques, a ?t? salu? par les chefs d??tat de la sous-r?gion pour ? le dynamisme? et ? les efforts ? en faveur de l?int?gration. La mission de Nibigira s?annonce donc double : restaurer l?int?grit? de la Commission et d?montrer, au-del? des symboles, sa capacit? ? transformer les promesses de r?forme en r?sultats tangibles. Une t?che d?cisive pour relancer la cr?dibilit? de la CEEAC, ? un moment o? l?Afrique centrale cherche ? renforcer son unit? et sa voix dans les grands d?bats continentaux. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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