Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Yaound?: l?Afrique centrale en th?se avec l?IA

Fin novembre prochain, la capitale camerounaise accueille la 4? ?dition de la P?pini?re doctorale en sciences ?conomiques et de gestion (PepiDoc SEGes CEMAC). Une rencontre acad?mique qui entend former une nouvelle g?n?ration de chercheurs africains, capables de produire des travaux ? fort impact social et soci?tal. Cette ann?e, l?IA, pr?sent?e ? la fois comme un outil de transformation et un d?fi ?thique, s?impose comme le fil rouge des d?bats. A Yaound?, d?s la conf?rence de presse de lancement, le ton a ?t? donn?. ? Nous voulons que la recherche scientifique en Afrique ne se contente plus de produire des chiffres, mais qu?elle ait un impact concret sur les soci?t?s. L?intelligence artificielle est un outil formidable pour y parvenir, ? condition qu?elle reste au service de l?homme ?, a insist? le Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du comit? d?organisation. A l?en croire, l??dition 2025 suscite d?j? un r?el engouement : 46 candidatures d?pos?es, dont 28 venues du Cameroun et 18 d?autres pays de la sous-r?gion et au-del?. Les doctorants s?lectionn?s b?n?ficieront d?un dispositif attractif : mobilit? scientifique, prise en charge logistique, et une allocation mensuelle de 1 500 euros pour travailler dans des conditions proches des standards internationaux. ? C?est une occasion unique pour nos doctorants de confronter leurs recherches aux pratiques mondiales et de d?velopper des solutions adapt?es aux r?alit?s africaines ?, a soulign? St?phanie Mailles Viard, attach?e de coop?ration scientifique et universitaire ? l?ambassade de France au Cameroun. Enjeu L?initiative s?appuie sur un solide r?seau de partenaires : l?ambassade de France, plusieurs instituts et grandes ?coles fran?aises, ainsi que des universit?s de la CEMAC. Pour Elias Perrier Ngueulieu, secr?taire technique de la PepiDoc, cette ouverture est vitale : ? La collaboration internationale permet ? nos jeunes chercheurs d?int?grer les technologies modernes et les m?thodologies les plus avanc?es, sans perdre de vue les besoins locaux. ? Mais les organisateurs restent vigilants : l?IA doit rester un outil, et non une fin en soi. ? Nous devons apprendre ? utiliser l?intelligence artificielle comme un assistant, pas comme un substitut. Les d?cisions finales et l??thique rel?vent toujours du chercheur ?, a rappel? Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du comit? d?organisation. Dans un contexte de crises ?conomiques, environnementales et sociales, cette mise en garde prend tout son sens. Les th?matiques retenues couvrent un large spectre : cha?nes de valeur en Afrique centrale, inclusion financi?re par le num?rique, gouvernance des ressources naturelles, ou encore r?silience des syst?mes ?conomiques face aux chocs. Chaque projet devra d?montrer son utilit? sociale et sa capacit? ? proposer des solutions concr?tes. ? Nous voulons que les travaux d?bouchent sur des recommandations op?rationnelles pour nos soci?t?s ?, r?sume Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du comit? d?organisation. Au-del? de l?accompagnement acad?mique, la P?pini?re se veut un catalyseur de changement. En r?unissant des doctorants de toute la CEMAC et m?me du Maroc, int?ress? par l?initiative sans pr?tendre aux financements, elle cr?e un espace d??changes et de fertilisation crois?e. L?ambition est claire : ? produire du savoir et de l?action ? face aux incertitudes croissantes. ? Yaound?, l??v?nement de fin novembre prochain s?impose ainsi comme un laboratoire d?innovation intellectuelle. En convoquant l?intelligence artificielle non pas comme une mode, mais comme un levier, la 4? P?pini?re doctorale affirme une conviction : la recherche africaine peut ?tre ? la fois rigoureuse et tourn?e vers la soci?t?. Une d?monstration que le savoir, lorsqu?il se met au service de l?action, devient un puissant moteur de transformation. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Mettre l?IA au service de la recherche

Loin d?un espace et d?un discours qui vise ? enterrer cet outil dans le cimeti?re de l?oubli, la P?piDoc SEGes 2025 vise ? analyser les contours qui permettraient de mieux le capitaliser. ? Yaound?, la 4? ?dition de la P?piDoc SEGes) surfe sur une ambition claire : transformer l?IA en levier concret pour la recherche acad?mique. Loin des discours qui rel?guent cet outil aux oubliettes, l??dition 2025 entend explorer ses potentialit?s pour am?liorer la production et la diffusion des connaissances scientifiques. Le contexte r?gional impose cette modernisation  La sous-r?gion CEMAC reste confront?e ? un triple enclavement : l?acc?s limit? ? la documentation scientifique et aux ?changes interculturels, des ressources mat?rielles insuffisantes pour analyser ou produire des donn?es, et un financement quasi inexistant de la recherche locale, aggrav? par le faible acc?s aux opportunit?s internationales. Ces constats, r?guli?rement soulign?s par les institutions universitaires, ont ?t? r?affirm?s lors de la 10? session ordinaire de la Conf?rence des recteurs d?universit?s et des responsables d?organismes de recherche d?Afrique centrale (CRUROR-AC), tenue ? Yaound? les 4 et 5 mars 2025, apr?s celle de N?Djamena en septembre 2023 sur le financement des universit?s et de la recherche scientifique. Face ? ces d?fis, la P?piDoc SEGes 2025 se donne un double objectif : renforcer les comp?tences techniques des doctorants et jeunes chercheurs, et maximiser l?impact social et soci?tal de leurs travaux gr?ce ? l?IA. ? Il ne s?agit pas seulement de se familiariser avec l?IA, mais de comprendre comment elle peut transformer la mani?re dont nous produisons et diffusons la connaissance ?, souligne un membre du comit? scientifique. Au programme : conf?rences, ateliers pratiques et s?ances de r?flexion collective pour identifier les meilleures pratiques d?int?gration de l?IA dans les projets de recherche en sciences ?conomiques et de gestion. Les organisateurs veulent que chaque participant reparte avec des outils concrets, capables d?optimiser la collecte et l?analyse de donn?es, tout en favorisant la diffusion rapide et pr?cise des r?sultats scientifiques. En pla?ant l?innovation et l?adaptation technologique au c?ur des d?bats, la P?piDoc SEGes 2025 illustre la dynamique de modernisation de la recherche en Afrique centrale. Cette approche pourrait bien dessiner de nouvelles perspectives pour la science sur le continent, o? l?intelligence artificielle n?est plus un simple objet de curiosit?, mais un v?ritable moteur pour l?avenir acad?mique et socio-?conomique. JRMA

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Pr Bertin L?opold Kouayep: ??inscrire les doctorants et chercheurs d?Afrique centrale dans cette dynamique mondiale??

Le pr?sident du comit? d?organisation de la P?piDoc SEGes 2025 traite des contours et des ressorts de l??v?nement. Depuis 2019, la coop?ration fran?aise au Cameroun accompagne les enseignants et chercheurs. Ce projet a franchi plusieurs ?tapes et s??tend aujourd?hui aux ?tudiants de toute l?Afrique centrale ? travers la P?pini?re doctorale. Qu?est-ce qui change fondamentalement ? Ce qui change, c?est notre capacit? ? nous adapter aux mutations rapides de notre environnement socio-?conomique. La CEMAC est aujourd?hui confront?e ? de grands d?fis : une ?conomie marqu?e par la d?pendance aux mati?res premi?res, des syst?mes ?ducatifs encore fragiles, et une jeunesse nombreuse qui aspire ? trouver sa place. Il fallait donc que la P?pini?re doctorale se mette au diapason de ces r?alit?s. Cette ann?e, en partenariat avec l?ambassade de France, le Service de coop?ration et d?action culturelle et d?autres acteurs institutionnels, nous avons choisi de mettre en avant une th?matique incontournable : l?intelligence artificielle. Vous savez que l?IA est en train de transformer les habitudes de travail, les m?thodes d?enseignement et m?me nos comportements quotidiens. La nouveaut?, c?est donc cette volont? d?inscrire les doctorants et chercheurs d?Afrique centrale dans cette dynamique mondiale, afin qu?ils ne soient pas de simples spectateurs, mais des acteurs capables de l?adapter ? leur environnement. Justement, comment int?grer l?IA comme outil de recherche dans un environnement aussi difficile que celui de l?Afrique centrale ? C?est un vrai d?fi, car nos contextes sont marqu?s par des contraintes structurelles : enclavement, faiblesse des infrastructures num?riques, co?ts ?lev?s de la connexion internet, et manque d?acc?s ? une documentation scientifique actualis?e. Beaucoup de jeunes chercheurs se retrouvent isol?s et peinent ? d?velopper une m?thodologie solide. La P?pini?re doctorale est venue combler ce vide. Depuis 2019, nous avons progressivement construit un dispositif qui brise cet isolement. Gr?ce aux bourses et aux partenariats nou?s avec des laboratoires fran?ais, les doctorants ont d?sormais acc?s ? des bases de donn?es, des logiciels d?analyse, et des biblioth?ques virtuelles qu?ils ne pouvaient pas consulter auparavant. Int?grer l?IA, c?est d?abord permettre aux jeunes de voir cet outil comme un facilitateur : dans la collecte et le traitement des donn?es, dans la mod?lisation ?conomique, dans l?analyse des politiques publiques. Mais c?est aussi une opportunit? pour cr?er des solutions adapt?es aux r?alit?s locales. Par exemple, l?IA peut ?tre utilis?e pour anticiper l??volution des prix des mati?res premi?res, pour simuler l?impact des politiques fiscales, ou encore pour analyser les effets du changement climatique sur l?agriculture en Afrique centrale. On parle d?un focus sur les sciences ?conomiques et de gestion. Pourquoi ne pas ?largir ? d?autres disciplines, comme les sciences juridiques ? Il faut pr?ciser que la P?pini?re doctorale n?est pas un projet isol?. C?est un maillon d?un ensemble d?initiatives que porte la coop?ration fran?aise dans diff?rents domaines. En sciences juridiques, par exemple, un autre programme existe d?j?, coordonn? par le professeur Kenfack, pr?sident de l?Universit? Toulouse Capitole. Ce programme pr?pare les jeunes enseignants-chercheurs d?Afrique centrale ? l?agr?gation, une ?tape cruciale pour renforcer les capacit?s de nos universit?s. Le choix des sciences ?conomiques et de gestion r?pond ? une urgence particuli?re : nos ?conomies peinent ? se transformer et ? cr?er de la valeur ajout?e. Nous avons besoin de comp?tences capables de penser la fiscalit?, la gestion publique, l?entrepreneuriat, la transformation industrielle. C?est l? que les doctorants en sciences ?conomiques et de gestion peuvent avoir un impact imm?diat. Leur r?le est d?apporter des solutions concr?tes, applicables dans le monde du travail et utiles pour les d?cideurs politiques. Quelle place accordez-vous ? la professionnalisation dans ce projet ? Elle est centrale. Longtemps, on a consid?r? la th?se comme un exercice purement acad?mique, d?connect? de la r?alit? ?conomique et sociale. Or, notre conviction est que la recherche doit produire un savoir utile. Un doctorant ne doit pas se limiter ? produire un document de plusieurs centaines de pages qu?on d?pose dans une biblioth?que. Il doit ?tre en mesure de r?pondre ? une question simple : ? Qu?est-ce que ma recherche r?sout dans mon environnement ? ? C?est pourquoi nous parlons d?incubateur de savoir. La P?pini?re met les doctorants en situation de confrontation avec des acteurs ?conomiques, des institutions publiques, des chambres consulaires. Nous voulons les amener ? d?velopper des recherches qui d?bouchent sur des solutions de transformation : am?liorer la comp?titivit? des entreprises, mieux g?rer les ressources fiscales, anticiper les crises alimentaires ou ?nerg?tiques. La professionnalisation, c?est donc donner aux doctorants la conscience qu?ils sont des b?tisseurs du d?veloppement, pas seulement des universitaires. Accompagnez-vous les doctorants jusqu?? la fin de leur parcours ? Absolument. Notre r?le n?est pas seulement de leur offrir une formation ponctuelle. Nous les suivons tout au long de leur cheminement acad?mique. Aujourd?hui, plus d?une douzaine ont d?j? soutenu avec succ?s leur th?se dans des universit?s camerounaises. Et nous constatons avec fiert? qu?ils occupent des postes strat?giques, qu?ils publient des articles de qualit? et qu?ils participent ? des d?bats de soci?t?. Mais il reste un probl?me majeur : le financement de la recherche. Les ?tats de la sous-r?gion consacrent encore trop peu de ressources ? ce secteur. Nous plaidons pour un virage vers ce qu?on appelle la ? recherche-d?veloppement ?, qui implique une collaboration plus ?troite avec le secteur priv?. Car ce sont les entreprises qui connaissent les besoins du march? et les m?tiers de demain. La recherche doit ?tre pens?e comme un levier de comp?titivit? pour nos ?conomies, et non comme un exercice isol?. Quelles sont les perspectives imm?diates pour la P?pini?re doctorale ? En guise de rappel, la p?pini?re doctorale en sciences ?conomiques et de gestion est une initiative mise sur pied depuis 2019. Elle enregistre ? date, 17 laur?ats soit 02 en 2020 ; 05 en 2022 ; 05 en 2023 ; 05 en 2024. Nous avons lanc? un appel ? candidatures en mai dernier, diffus? sur toutes les plateformes num?riques et dans les universit?s. Les soumissions sont ouvertes jusqu?au 10 septembre. Le 19 septembre, un jury compos? d?experts s?lectionnera les meilleurs projets, avec une attention particuli?re pour la participation f?minine. Du 25 au 27 novembre, ces projets seront pr?sent?s

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Marie-Fran?oise Ewolo

Sa voix n??tait pas seulement un instrument, mais une signature : une mani?re d?incarner l?exigence professionnelle, la rigueur journalistique et cette ?l?gance discr?te qui transforme une simple lecture de nouvelles en un rendez-vous de confiance. Pendant des ann?es, ? l?heure sacr?e du journal parl? de 13 heures sur les ondes de la CRTV, les auditeurs retrouvaient une voix claire, pos?e, au timbre rassurant : la sienne. Sa diction cisel?e, son ton ? la fois ferme et enveloppant, donnaient ? l?information la gravit? qu?exige ce rendez-vous de mi-journ?e, o? la nation suspend un instant son souffle pour ?couter le r?cit du monde. Aujourd?hui retrait?e, elle laisse derri?re elle un h?ritage sonore qui continue de r?sonner dans la m?moire collective. Aux c?t?s d?Ang?le Lue Mbazoa, de Mich?le Makak?, de Shasha Ndimbi? et d?autres grandes figures du micro, Marie-Fran?oise Ewolo a inscrit son nom dans l?histoire du service public audiovisuel camerounais.

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Pour une coalition politique au Cameroun : sortir du pi?ge des visages, entrer dans l??re des id?es

? l?aube d?un tournant historique, le Cameroun se trouve face ? une question cruciale : comment penser l?apr?s-Biya ? Alors que les ambitions s?aiguisent et que les candidatures se multiplient, le d?bat public semble prisonnier d?un pi?ge r?current , celui des visages. On d?bat des hommes, rarement des id?es. On scrute les parcours, les trahisons, les fid?lit?s, mais rarement les projets de soci?t?. Pourtant, c?est bien une vision partag?e, un programme coh?rent et une coalition strat?gique qui pourraient redonner sens ? l?action politique. Une coalition, pourquoi et pour quoi faire? Une coalition politique ne peut se r?duire ? une alliance de circonstance ou ? une addition de noms. Elle doit reposer sur trois piliers fondamentaux : Sans ces fondements, toute coalition risque de se dissoudre dans les rivalit?s personnelles ou les calculs ?lectoralistes. Le pi?ge des visages : une politique sans projet Le d?bat politique actuel est symptomatique d?un mal profond. Les discussions tournent autour de pr?f?rences individuelles : ? Cabral Libii est le meilleur ?, ? Non, Issa Tchiroma est plus exp?riment? ?, ? Moi je pr?f?re Hiram Iyodi ?, ? Bello Bouba nous a trahis en 1992 ?? Ces ?changes, bien qu?ancr?s dans des m?moires politiques l?gitimes, occultent l?essentiel : le Cameroun de demain. La vraie question n?est pas ? qui ? ?, mais ? quoi ? ? : Celui ou celle qui apportera des r?ponses claires, audacieuses et inclusives ? ces questions m?ritera d??tre soutenu ? mais cette r?ponse ne peut venir d?un individu seul. Elle doit ?merger d?un collectif, d?une coalition capable de penser le pays autrement. Une succession pi?g?e par des clivages La bataille pour la succession de Paul Biya prend aujourd?hui des formes multiples, souvent plus identitaires qu?id?ologiques : Ce que devrait porter une coalition cr?dible Une coalition pertinente et cr?dible devrait : Choisir une vision, pas un visage Le Cameroun a besoin d?un sursaut. Celui qui saura r?pondre avec clart?, courage et coh?rence ? la question ? Quel Cameroun voulons-nous ? ? m?rite d??tre soutenu. Mais cette r?ponse ne peut ?merger que d?un travail collectif, d?une coalition strat?gique capable de penser le pays autrement, de le r?ver ensemble, et surtout de le reconstruire avec lucidit? et ambition. Bouba Kaele – citoyen camerounais

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Universit? de Yaound? I: MTN Mobile Money r?volutionne le paiement des droits acad?miques

D?s septembre 2025, les ?tudiants de cette institution peuvent r?gler leurs frais universitaires ? partir de leurs t?l?phones. Rapidit?, s?curit? et transparence. Voil? les mots cl?s qui escortent la pr?sentation ce jour, 23 septembre 2025 ? l’amphi 300 de l’universit? de Yaound? 1, du process de paiement des frais universitaires. ? D?sormais, un simple t?l?phone portable suffit : l??tudiant se connecte sur le portail uy1.univpay.cm, saisit son num?ro de matricule, choisit le type de paiement ? pr?inscription, partiels ou frais complets ? et valide la transaction via MoMo. Quelques secondes plus tard, un re?u num?rique est envoy?, consultable ? tout moment ?, brandit Alain Nono. Le CEO de MTN Mobile Money d?cline l’ambition de l’entreprise : ?Nous voulons simplifier la vie des ?tudiants et moderniser la gestion administrative ?, dit-il. Au-del? de la simplification, le partenariat favorise l?inclusion financi?re. Les ?tudiants r?sidant dans des zones rurales ou ?loign?es peuvent payer leurs frais sans se d?placer. La port?e sociale est majeure, rendant l?acc?s ? l?enseignement sup?rieur plus ?quitable et adapt? aux usages num?riques contemporains. ? C?est un outil qui rapproche l?universit? des r?alit?s technologiques de nos jeunes. En plus, MTN Mobile Money assure une tra?abilit? compl?te des transactions, avec tableaux de bord dynamiques et rapports d?taill?s par facult? et d?partement. Le risque de fraude est r?duit, garantissant une transparence renforc?e dans la gestion des fonds universitaires, r?pondant aux critiques sur la supervision des encaissements. Dans un contexte de massification de l?enseignement sup?rieur et de contraintes budg?taires, la digitalisation appara?t comme une solution pragmatique. Pour les ?tudiants, elle repr?sente un gain de temps consid?rable et une adaptation aux usages quotidiens d?une jeunesse connect?e ?, observe le professeur Jean Njoya, vice-recteur charg? des affaires acad?miques. MTN, leader de l?inclusion financi?re au Cameroun, joue ici un r?le d?terminant, mettant son infrastructure au service de l??ducation et renfor?ant sa position comme acteur incontournable de la transformation num?rique. Si l?enthousiasme est palpable, certains ?tudiants restent prudents sur la s?curit? et la fiabilit? des transactions. MTN assure que ses infrastructures ont ?t? renforc?es et que des m?canismes appropri?s sont pr?vus en cas de d?sagr?ment, garantissant un dispositif fiable et s?curis?. Cette initiative s?inscrit dans une strat?gie nationale plus large. MTN a d?j? sign? des conventions avec la quasi-totalit? des universit?s publiques camerounaises, de Douala ? Dschang, en passant par Maroua et Buea. L?objectif est de g?n?raliser le paiement num?rique et de cr?er une homog?n?it? dans les proc?dures administratives pour des dizaines de milliers d??tudiants confront?s ? des d?marches lourdes. Au-del? du cadre universitaire, l?initiative refl?te la mont?e en puissance du mobile money dans le quotidien des Camerounais. Avec moins de 20 % de la population disposant d?un compte bancaire classique, le t?l?phone portable devient un outil central pour toutes les transactions, des paiements de factures aux transferts d?argent, en passant d?sormais par les droits universitaires. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Hygi?ne et salubrit?: la bataille des ordures entre voisins ? Yaound?

Immersion dans les d?charges sauvages d?ordures m?nag?res dans les nouveaux quartiers de la capitale camerounaise. Depuis plusieurs mois, Arnold est ?tonn? de voir sa parcelle de terrain avec des ordures. Ce jeudi 19 septembre, il surprend ses voisins en train de vider leur poubelle sur son lopin de terre ? 5h du matin. ? Donc, c’est vous qui remplissez ma parcelle de poubelle ?. Catherine, la cinquantaine sonn?e, est propri?taire d’un lot de 1000 m? au quartier Mendong ? Yaound?. Elle est inform?e par un proche que son terrain est devenu le d?potoir d’ordures des nouveaux voisins. Sans mener une enqu?te, la commer?ante fait une descente muscl?e dans l’apr?s-midi du lundi 8 septembre 2025 sur son terrain. ? l’aide d’une brouette et une pelle, elle ramasse les ordures et les d?pose devant les portails de ses deux riverains. Catherine n’a pas encore investi sur cette parcelle occup?e par les herbes. Les habitants envahis par les ordures d?pos?es devant leurs portails menacent d’utiliser la force si Catherine ne les enl?ve pas. ? Madame, vous enlevez imm?diatement les ordures que vous jetez devant ma maison. Sinon je vous refais le portrait ?, menace un haut grad? de l’arm?e et propri?taire d?une des maisons. ? Je n’enl?ve pas. Gardez vos ordures chez vous. Mon terrain n’est pas une poubelle ?, r?plique la dame. Elle poursuit, ? parce que vous ?tes un homme en tenue que vous jetez les ordures chez les autres ?. Face ? cette situation, l’autre victime de la col?re de Catherine joue les m?diateurs et r?ussit ? faire retomber la pression. Finalement, les trois protagonistes parviennent ? trouver un compromis. Chacun s’engage ? trouver une solution pour ses ordures. Dame Catherine donne un peu de sous aux jeunes du coin pour enlever les ordures devant les domiciles. ? Vous occupez l’enti?ret? de votre espace, apr?s vous venez d?ranger les voisins avec vos ordures ?. Papa Owona est en col?re. Il est une autre victime des ordures, au lieu-dit Ma?an Messola sur la route de Mfou. La nouvelle poubelle situ?e ? un pas de sa maison produit des odeurs naus?abondes et les moustiques. Il ne sait que faire. La d?charge sauvage d?ordures est sur la parcelle de son fr?re. ? C’est mon fr?re qui a vendu cette parcelle. Quand j’essaie de raisonner les personnes qui jettent les ordures, mon fr?re me menace de violation de domicile ?, s’indigne Mr Owona. Aux derni?res nouvelles, il envisage se rendre ? la mairie de Mfou pour d?noncer cette situation. Andr? Gromyko Balla

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Am?nagement de la voirie ? Yaound?: le pansement ?volue

Plong? sur le regard des habitants au vu de l’?volution des travaux. La mise en place des rigoles en b?ton arm? dans les art?res de la capitale Camerounaise, cr??e un sentiment de fiert? chez les yaound?ens. Ils croient enfin ? la durabilit? de ces infrastructures routi?res. De Mvog-Mbi ? Coron, d’importants travaux de r?fection sont en cours. Cette le bitume n’est pas la grande attraction, les usagers qu’ils soient chauffeur ou passager en passant par les pi?tons saluent la pose des rigoles en U pr?fabriqu?es. Le m?me travail m?me constat et m?me satisfaction du c?t? du carrefour Tropicana. Longtemps rest? sans maintenance, ce carrefour tr?s strat?gique du fait de son trafic qui dessert les r?gions de l’Est, du Septentrion ainsi que les pays comme la RCA, le Tchad, et le Congo, cet endroit a retrouv? fi?re allure et le trafic qui ?tait ralenti et cr?ait des embouteillages n’est plus qu’un lointain souvenir, ? on a enfin compris qu’il faut des drains afin que l’eau de d?grade pas la chauss?e. Cette fois ci le carrefour le carrefour mettra long avant subir les travaux de maintenance ?, pense Omam, un passager se trouvant dans un taxi qui le transporteur pour le rond point a?roport. En cette p?riode de forte pluie, l’on ne voit plus le grand lac qui se formait ? chaque fois que cette derni?re tombe. Dans la m?me direction ? un km de l?, nous sommes au carrefour de l’amiti?. Cette cure de jouvence qu’on observe au carrefour de l’amiti? a un autre avantage. Il repousse peu ? peu la poubelle qui a d?j? ?lue domicile juste en face de la carri?re artisanale du coin. Avec la pose des caniveaux en b?ton les ordures qui envahissent souvent la route vers A Ce sentiment de fiert? se lit chez les ?tudiants, des grands utilisateurs des r?seaux sociaux. Bon nombre pensent qu’ils ne seront plus la ris?e des r?seaux sociaux. Dans les multiples clashs avec certains internautes des pays africains, l’?tat piteux des routes de la capitale ?taient leurs tendons d’Achille, ? autrefois une source de honte, nos routes commencent ? ressembler ? quelque chose. Les Ivoiriens ne diront plus que nos routes sont des nids d’?l?phants ?, d?clare une ?tudiante qui se rend au campus de l’Universit? catholique d’Afrique Centrale de Coron. Elle appr?cie l’?volution des travaux au rond-point Coron, ? avec les rigoles, les eaux us?es et naus?euses qui avaient envahi le carrefour auront d?sormais une voie ?, rench?rit le chauffeur qui la transporte pour le campus. Andr? Gromyko Balla

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Discorde sur le paiement des taxes: agents d’imp?ts et de mairie contre les fabricants de parpaings

Les premiers souhaitent une concertation avec les acteurs du secteur d?activit?. Les seconds opposent une fin de non-recevoir et pr?f?rent en revanche le statut quo. Robert et Fils, deux fabricants de parpaings ? Nkongoa (Mfou), sont tr?s remont?s contre les agents du fisc. Ils ont re?u il y a une semaine, une ? convocation ? un dialogue de gestion ?. Ladite rencontre devait se tenir le lundi 15 septembre 2025 dernier. La convocation ne d?range pas les deux hommes d’affaires. C’est plut?t ? la face cach?e de cette convocation ? que redoute Fils. De fait, ils redoutent la modification du statut fiscal de leurs entreprises. ? Ils veulent changer les statuts de nos fabriques. Nous sommes dans un r?gime de d?claration et non d’imposition ?, dit Robert. Ils n?honorent pas le rendez-vous. Ce refus de r?pondre ? l?invitation rend les agents du fisc furieux. Les coups de fils des agents du fisc sont incessants. Robert finit par mettre son t?l?phone en mode avion. Fils, quant ? lui, laisse sonner le sien. Alain le quincailler est voisin des fabricants de parpaings. Il les taquine : ? Pourquoi vous sous-?valuez vos entreprises ? Les imp?ts ont besoin d?argent pour qu?on construise les routes ?. ? On a dit que d?sormais, on paye l’imp?t synth?tique et tout se g?re en ligne. Pourquoi chaque jour les agents sont devant nos portes ? J’ai pay? mes imp?ts. On me demande m?me quoi ??, rel?ve Fils. L?arriv?e du v?hicule des agents cr?e une altercation verbale entre les deux parties. ? Messieurs, vous boycottez le dialogue de gestion. Vous ?tes au-dessus de la loi ?, lance un agent sur un ton mena?ant. ? Vous ne me menacez pas. Je n’ai rien ? traiter avec un agent d’imp?t ou de mairie. Je suis ? jour dans le payement de mes imp?ts ?, r?torque Robert. Cette explication ne convainc pas l’agent. ? Vous avez pay? vos imp?ts dans quel centre ? ? R?ponse du berger ? la berg?re : ? J?ai pay? en ligne. Dans le portail de payement, il n’y a pas de pr?cisions de lieu o? de centre ?. Cette r?ponse n’est pas suffisante pour Tr?sor, un autre propri?taire de fabrique de parpaing qui vient au secours de ses confr?res. ? Robert, tu n’as pas bien expliqu?. Messieurs les agents, on parle d?sormais du principe d’unicit? des caisses. L’argent que nous payons va directement au tr?sor public ?, rench?rit l’op?rateur ?conomique. Fils ?voque aussi une autre raison. Il ne comprend pas qu’on parle encore de taxes d’inspection sanitaire et v?t?rinaire (TISV), alors que le d?cret du pr?sident de la R?publique du 23 d?cembre 2024 sp?cifie que les seuls leviers disponibles pour les communes restent les redevances communales?telles que la taxe d?abatage de b?tail, la fourri?re, les loyers des espaces am?nageurs, les permis de b?tir et d?implanter et les parkings. ? Pourquoi venir reparler de taxe d’inspection sanitaire et v?t?rinaire (TISV), alors qu’on la paye d?j? dans l’imp?t synth?tique ?, ajoute-t-il. Andr? Gromyko Balla

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Pr?sidentielle 2025: la soci?t? civile refuse la ? mascarade ?

R?unis le 15 septembre, ? l?occasion de la Journ?e internationale de la d?mocratie, les acteurs regroup?s au sein de la coalition ? Tournons la page ! ? ont clairement averti : ils appelleront ? disqualifier tous les candidats incapables d?incarner une v?ritable alternative pour le Cameroun. ? moins d?un mois du scrutin pr?sidentiel pr?vu le 12 octobre, une partie de la soci?t? civile a d?cid? de hausser le ton. Le message, port? par la Centrale syndicale du secteur public (CSP), Dynamique citoyenne et la Jeunesse rurale active du Cameroun (Jeurac), est sans d?tour. Jean-Marc Bikoko et ses pairs d?noncent une ?lection verrouill?e, r?duite ? un simple jeu de chaises musicales au sommet de l??tat. ? Changer de visage ? Etoudi n?a jamais suffi ? changer la vie des Camerounais. Il ne s?agit pas d?homme, mais de syst?me ?, a lanc? le syndicaliste, visiblement d?termin? ? briser l?omerta qui entoure la sc?ne politique. Dans le viseur Les douze candidats officiellement en lice. La coalition exige que chacun s?engage publiquement ? organiser, d?s son arriv?e au pouvoir, des ?tats g?n?raux de la Nation. Faute de quoi, ils seront sanctionn?s dans les urnes. ? Le Cameroun n?a pas besoin d?une alternance factice. Il a besoin d?une refondation nationale ?, mart?le Bikoko. Derri?re ce mot d?ordre se dessine une d?nonciation frontale : l??tat camerounais reste, selon eux, une construction coloniale bricol?e pour les int?r?ts ?trangers, jamais repens?e par et pour ses citoyens. L?absence de contrat social r?el expliquerait l?enlisement actuel : pauvret? massive, institutions discr?dit?es, fractures communautaires. La coalition va plus loin : elle propose la mise en place d?un gouvernement de transition restreint ? une vingtaine de technocrates, d?sign?s par les forces sociales ? soci?t? civile, syndicats, partis, autorit?s religieuses et traditionnelles, patronat. Un cabinet resserr? qui aurait pour mission unique de piloter les ?tats g?n?raux et d?ouvrir la voie ? un nouveau contrat social, b?ti sur la justice, l??galit?, la transparence et la participation citoyenne. Les ambitions affich?es sont radicales : r??crire l?histoire nationale ? partir des communaut?s, revisiter les fondements institutionnels, ?conomiques et culturels, et replacer l??tat au service des citoyens, non d?int?r?ts priv?s ou ?trangers. ? Le pays ?touffe dans une crise syst?mique. Seule une r?organisation profonde de l??tat peut ?viter l?implosion ?, tranche un militant de Dynamique citoyenne. ? travers cette sortie, les membres de ? Tournons la page ! ? ne cachent plus leur amertume. Pour eux, la pr?sidentielle de 2025 s?annonce comme une ?ni?me mascarade ?lectorale. Mais ils refusent de rester spectateurs. Leur mot d?ordre est clair : pas de compromis, pas de complicit?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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