Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Cameroun : lancement de la campagne pour l’?lection pr?sidentielle du 12 octobre

La campagne ?lectorale pour l’?lection pr?sidentielle du 12 octobre au Cameroun a ?t? lanc?e samedi par les douze candidats en lice. A l’ouverture de celle-ci, plusieurs candidats ont organis? des rassemblements ?lectoraux dans les grandes villes du pays. C’est le cas du pr?sident sortant Paul Biya, dont l’?quipe de campagne a tenu un rassemblement ? Douala, la capitale ?conomique. A la veille du coup d’envoi de cette campagne, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a appel? les candidats et l’ensemble de la classe politique ? travailler pour un examen apais? et s?curis?. Il a assur? que la situation s?curitaire et socio-politique dans l’ensemble du pays ?tait globalement ma?tris?e. Conform?ment ? la loi ?lectorale, les candidats disposent de deux semaines pour d?voiler leurs affiches, leur m?tier de foi ou encore leurs spots de campagne. Durant cette p?riode, ils vont parcourir les dix r?gions du pays pour convaincre les ?lecteurs. La campagne s’ach?ve le 11 octobre ? minuit et le examen est pr?vu le lendemain. Selon Elections Cameroun (ELECAM), l’organe charg? de l’organisation des scrutins, plus de 8,5 millions d’?lecteurs sont attendus dans plus de 30.000 bureaux de vote le 12 octobre prochain. YAOUND?, 27 septembre (Xinhua)

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RCA : 65,3% de la population vit dans l’extr?me pauvret? en 2024 (Rapport)

La pauvret? demeure un d?fi majeur en R?publique centrafricaine (RCA), o? environ 65,3% de la population vit dans l’extr?me pauvret? en 2024, indique un rapport publi? vendredi par la Banque mondiale. Le rapport des Cahiers ?conomiques 2025 pour la RCA souligne une forte disparit? entre les zones urbaines et rurales. Le taux de pauvret? ? Bangui, la capitale, est nettement inf?rieur ? celui des autres r?gions du pays. Selon l’institution financi?re internationale, plus de la moiti? des Centrafricains vivent sous le seuil de pauvret? en termes alimentaires, ce qui signifie qu’ils ne disposent pas de ressources suffisantes pour se nourrir convenablement, m?me en consacrant la totalit? de leur budget au secteur alimentaire. Le rapport pr?voit une acc?l?ration progressive de la croissance ?conomique du pays, avec un taux estim? ? 2,8% d’ici 2027, ? port?e par des progr?s dans les secteurs de l’approvisionnement en ?nergie, de l’agro-industrie, ainsi que des services publics et priv?s essentiels. Pour lutter contre la pauvret?, la Banque mondiale met notamment sur des r?formes dans le secteur ?nerg?tique, incluant la r?solution des probl?mes d’approvisionnement en carburant, ainsi que l’am?lioration de la production et de la distribution ?lectrique, en parall?le au d?veloppement de l’agro-industrie. BANGUI, 26 septembre (Xinhua)

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Examens du secondaire en 2025 au CamerounExamens du secondaire en 2025 au Cameroun: Comment l?Obc et la Decc ont d?masqu? les fraudeurs?Examens du secondaire en 2025 au Cameroun

L?Office du baccalaur?at du Cameroun (Obc) et la Direction des examens et concours et de la certification (Decc) du minist?re des enseignements secondaires ont utilis? le QR Code pour tracer et contrecarrer toutes les tentatives de fraude aux derniers examens. L?Office du baccalaur?at du Cameroun (Obc) fait son bilan de la session 2025 des examens dans l?enseignement secondaire. L?Obc, deux semaines apr?s la rentr?e scolaire 2025-2026, a choisi de s??valuer dans la petite ville d?Akono situ?e dans la r?gion du Centre, d?partement de la Mefou et Akono, ? 80 km de Yaound?. Etienne Roger Minkoulou, directeur de l?Obc, est d?embl?e satisfait du bon d?roulement des examens du secondaire sur toute l??tendue du territoire national. Il remercie ses collaborateurs du bon travail d??quipe, malgr? des fraudes enregistr?es ici et l?. ? Plusieurs ?tablissements scolaires ont ?corn? l?image de notre institution. Il s?agit du lyc?e d?Ahala, le coll?ge Flemming et bien d?autres, qui ont voulu saboter tout un syst?me ?ducatif ?, d?nonce le patron de l?Office du baccalaur?at du Cameroun. Et de poursuivre : ? Gr?ce au suivi s?rieux des examens, nous avons chang? les ?preuves ? 4h du matin dans les centres o? la fraude avait ?t? signal?e ?. Moussa Soul?, directeur des examens et concours et de la certification au minist?re des enseignement secondaires, n?en dit pas moins, en nuan?ant tout de m?me : ? ces fraudes observ?es aux ?preuves du Brevet d??tude du premier cycle (Bepc) et du Certificat de d?Aptitude professionnelle (CAP) ont baiss?, contrairement aux ann?es ant?rieures, gr?ce ? l?utilisation du QR code sur les ?preuves. Cet instrument a permis de donner la tra?abilit?, voire l?origine des fraudes dans les diff?rents sous-centres d?examens ?. Pour les hauts responsables en charge de l?organisation des examens dans le secondaire au Cameroun, tous les contrevenants (?l?ves et enseignants) sont inculp?s pour fraudes. Ils sont sanctionn?s conform?ment aux textes qui encadrent les examens. Avec les d?cisions n?451 et 452 /25 du 6 ao?t 2025 du ministre des enseignements secondaires (Minesec), les fraudeurs et tricheurs ?copent d?une suspension de trois ans, couvrant les sessions 2026, 2027et 2028. Des responsables d??tablissements scolaires complices ou impliqu?s dans ces fraudes sont relev?s de leur fonction. ? De nombreux proviseurs ont ?t? relev?s de leur fonction pour avoir n?glig? les bordereaux d?examens?, indique le Decc. Andr? Gromyko Balla ? Akono    

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Secteur gazier au Cameroun?: les chantiers de la renaissance de l?ACG

L?Association camerounaise du gaz, en concertation le 24 septembre 2025 ? Yaound?, engage la relancer ses activit?s. Son credo?: ??C?est ensemble, dans l?unit? et la solidarit?, que nous pourrons relever les d?fis et b?tir une industrie gazi?re robuste, comp?titive et durable, au service du Cameroun et des g?n?rations futures??. Apr?s une quinzaine d?ann?es d?hibernation, l?ACG sort du bois. Le ministre Adolphe Moudiki, Administrateur ? Directeur G?n?ral de la Soci?t? nationale des hydrocarbures, vient de r?unir ? Yaound? les membres de l?ACG, en sa qualit? de Pr?sident du Conseil de cette Association. Les enjeux de cette concertation sont fix?s dans l?allocution d?ouverture de la concertation par le Repr?sentant de l?ADG de la SNH, Magloire Ndozeng. Pour le Conseiller num?ro ? la SNH, ? le gaz naturel appara?t plus que jamais comme une ?nergie d?avenir, un levier de comp?titivit?, de durabilit? environnementale et de souverainet? ?nerg?tique. De nombreux pays investissent massivement pour assurer leur s?curit? dans ce domaine et acc?l?rer la transition vers un mix ?nerg?tique plus ?quilibr?. Le Cameroun, riche de ses ressources gazi?res et de l?expertise de ses partenaires, ne peut rester en marge de cette dynamique mondiale ?. Aussi, continue Magloire Ndozeng, ? c?est pourquoi la relance de l?ACG est une n?cessit? absolue. Elle permettra de f?d?rer les efforts des acteurs publics et priv?s, de stimuler l?innovation et de renforcer la place du gaz dans notre ?conomie. Elle offrira ?galement une plateforme cr?dible pour accompagner les r?formes, promouvoir les bonnes pratiques, d?fendre les int?r?ts de la profession et attirer de nouveaux investissements ?. R?solutions La concertation du 24 septembre 2025 ? Yaound? a accouch? d?un ? plan Marshall de la reconstruction ? de l?Association camerounaise du Gaz. Le Repr?sentant de l?ADG de la SNH confie : ? les ?changes de ce jour ont ?t? riches, constructifs et porteurs d?espoir pour l?avenir de notre ch?re Association. Ils ont confirm?, s?il en ?tait besoin, l?attachement des acteurs de la chaine gazi?re ? disposer d?un cadre f?d?rateur capable de promouvoir et de d?fendre les int?r?ts du secteur, dans un contexte mondial marqu? par de grands d?fis ?nerg?tiques et environnementaux ?. A en croire le Conseiller num?ro 1 de la SNH, ? nous avons ensemble rappel? l?importance du gaz naturel comme ?nergie de transition et de souverainet?, et reconnu la n?cessit? d?une action concert?e pour exploiter pleinement le potentiel de notre pays dans ce domaine. Nous avons ?galement trac? les grandes lignes des actions prioritaires : confirmer l?adh?sion des membres fondateurs et encourager de nouveaux partenaires ? rejoindre l?Association ; pr?parer avec rigueur la prochaine Assembl?e g?n?rale ?lective pour redynamiser la gouvernance de l?ACG ; mettre en place des commissions permanentes qui porteront les r?flexions et les projets concrets. Missions Travail ardu, s?il en est, qui appelle la mobilisation de tous les acteurs. ? La SNH restera pleinement engag?e aux c?t?s de l?ACG pour l?accompagner dans la relance et l?aider ? atteindre ses objectifs. La r?ussite de ce projet est une responsabilit? partag?e, mais elle est aussi une formidable opportunit? pour notre pays ?. Bon ? rappeler : l?ACG est cr??e le 26 octobre 2005 avec l?objectif d??tre un cadre privil?gi? de concertation et de synergie entre diff?rents acteurs de la chaine gazi?re au Cameroun. Elle a pour mission essentielle d?accompagner et de stimuler le d?veloppement de l?industrie gazi?re nationale, depuis l?exploration et la production jusqu?? la distribution, en veillant ? ce que ce secteur strat?gique contribue pleinement ? la croissance ?conomique et au bien-?tre des populations ?. A en croire le journal en ligne Investir au Cameroun, la production de gaz naturel au Cameroun devrait atteindre 1,78 millions de tonnes en 2025 selon la Banque des Etats de l?Afrique centrale (B?ac), soit une hausse de 23% par rapport ? 2024, dont la production est de 1,44 millions de tonnes. La SNH et Gaz du Cameroun sont les acteurs cl?s du secteur gazier au Cameroun. Bobo Ousmanou Rep?res Association Camerounaise de Gaz (ACG)

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Centrafrique : la MINUSCA annonce le renforcement du dispositif s?curitaire pour prot?ger les d?plac?s dans le nord-est du pays

La Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations Unies pour la stabilisation en R?publique centrafricaine (MINUSCA) a annonc? mercredi avoir renforc? son dispositif de s?curit? autour de sa base op?rationnelle temporaire ? Am-Dafock, dans le nord-est du pays, afin de prot?ger plusieurs milliers de civils d?plac?s internes. L’annonce a ?t? faite par la porte-parole de la MINUSCA, Florence Marchal, lors de la conf?rence de presse hebdomadaire de la mission onusienne ? Bangui, capitale centrafricaine. Selon Mme Marchal, les villageois, en majorit? des femmes, des enfants et des personnes ?g?es, se sont rassembl?s autour de la base apr?s avoir fui les r?centes violences dans la r?gion. « La Force a intensifi? ses patrouilles, de jour comme de nuit, en coordination avec les Forces arm?es centrafricaines (FACA), pour garantir la s?curit? des civils », a-t-elle pr?cis?. Elle a ajout? que de l’eau potable ?tait ?galement distribu?e sur place, tandis que les acteurs humanitaires pr?sentaient actuellement les besoins les plus urgents et les ressources disponibles afin d’organiser une r?ponse appropri?e. Selon la MINUSCA, ses ?quipes sur le terrain sont en contact permanent avec les autorit?s locales et les acteurs communautaires. Elle continue de soutenir les m?canismes de gestion des conflits existants, notamment les comit?s locaux de paix et de r?conciliation (CLPR) et les cellules mixtes d’op?ration pour la paix (CMOP), dans le mais de pr?venir les tensions intercommunautaires. BANGUI, 24 septembre (Xinhua)

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Centrafrique : deux cas confirm?s de Mpox recens?s dans le sud-ouest du pays

Quatre cas suspects de Mpox, dont deux confirm?s positifs, ont ?t? recens?s dans la pr?fecture de la Sangha-Mba?r?, dans le sud-ouest de la R?publique centrafricaine (RCA), ont rapport? jeudi des sources locales concordantes. Selon Julien Semndoutou, m?decin-chef du district sanitaire de Bayanga, les pr?l?vements pr?lev?s sur les quatre patients ont ?t? analys?s par l’Institut Pasteur de Bangui, confirmant deux cas positifs. « Les personnes concern?es, deux femmes et deux hommes, ont ?t? plac?es en isolement afin de recevoir des soins appropri?s. Nous appelons la population ? la vigilance et ? ?viter le contact avec les animaux domestiques, souvent vecteurs potentiels de la maladie », a-t-il d?clar? sur les ondes d’une radio locale. Selon les donn?es officielles, entre janvier et ao?t 2025, 427 cas ont ?t? recens?s, dont 28 ont ?t? confirm?s. Mba?ki, Bangassou, Sangha-Mba?r? et Kemb?-Sat?ma sont les zones o? l’?pid?mie est active, avec une moyenne de quatre cas confirm?s chaque semaine. BANGUI, 25 septembre (Xinhua)

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L’op?ra Wu chinois mis en sc?ne dans la capitale de la RDC

Des pi?ces classiques de l’op?ra Wu traditionnel chinois ont ?t? pr?sent?es jeudi ? Kinshasa, capitale de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), attirant un public d’environ 800 personnes. Organis? par l’ambassade de Chine dans ce pays africain, ce spectacle captivant, pr?sent? par plus de 20 artistes de la troupe d’op?ra Wu du Zhejiang, originaire de la province orientale chinoise du Zhejiang, s’est tenu au Centre culturel et artistique d’Afrique centrale, soutenu par la Chine, ? Kinshasa. Modeste Bahati Lukwebo, deuxi?me vice-pr?sident du S?nat de la RDC, ?tait pr?sent ? la repr?sentation. Il a d?clar? que l’?v?nement avait offert au public congolais l’occasion de d?couvrir le charme unique de la culture traditionnelle chinoise, avait enrichi la vie culturelle de la capitale de la RDC et avait contribu? ? renforcer la compr?hension mutuelle et l’amiti? entre les deux peuples. L’op?ra Wu, ?galement connu sous le nom d’op?ra Jinhua, est n? sous la dynastie Ming (1368-1644) et reste populaire dans l’est de la Chine. Il est inscrit au patrimoine culturel immat?riel national de la Chine. KINSHASA, 26 septembre (Xinhua)

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Yaound?: la mort se vend en bouteille

Dans les clubs, sur les trottoirs et dans les march?s de la capitale, le whisky frelat? continue de circuler, insaisissable et dangereux, rappelant que parfois, la soif d?ivresse est plus forte que la peur de mourir. La nuit s?installe sur Yaound? et, avec elle, le ballet des illusions liquides commence. ? Bastos, Essos, Mvog-Ada, Melen ou Emombo, les bo?tes de nuit s?embrasent sous les n?ons, o? des DJs lancent des basses qui font trembler les plafonds et les c?urs. Les verres circulent comme des troph?es dans un cirque absurde : whisky frelat? d?guis? en mill?sime prestigieux, parfois camoufl? dans un soda pour tromper les palais et les consciences. Ici, le luxe n?est qu?un mirage, et le drame, un invit? permanent. La jeunesse, affam?e de sensations et de glamour ? bas prix, s?y jette avec la na?vet? de funambules ivres avant la chute. Les ?clats de rire se m?lent aux vertiges, les selfies se m?lent aux spasmes, et chaque pas de danse un peu trop audacieux devient une pirouette tragiquement comique. Les serveurs, jongleurs d?un spectacle absurde, manipulent des bouteilles comme des bombes d?guis?es, tandis que les convives, persuad?s de tenir le secret de la f?te parfaite, ignorent que chaque shot pourrait ?tre leur ticket pour l?urgence la plus proche. Rodrigue, 24 ans, ?tudiant en sciences ?conomiques, raconte : ? On voulait juste f?ter la fin des examens. On a command? ce qu?on croyait ?tre du whisky import?. Apr?s quelques verres, vertiges et br?lures ? l?estomac? mes amis aussi. J?ai fini aux urgences. Le m?decin m?a dit que c??tait du whisky frelat?. Depuis, je n?ai plus jamais touch? ? l?alcool en bo?te? mais autour de moi, tout le monde continue ? Le carnaval continue Les rires sonnent creux face ? la perfidie du liquide, les histoires hilarantes d?un soir se transforment parfois en cauchemars au petit matin. Dans cette farce urbaine, la com?die et la trag?die s?embrassent : un ?clat de rire peut pr?c?der un vertige, un toast peut annoncer une chute, et chaque gorg?e est un pari avec la mort. La ville enti?re semble retenir son souffle, complice et horrifi?e ? la fois, regardant ses enfants danser sur un fil invisible entre audace et inconscience. Dans ce bal de feu et de verre, le whisky frelat? devient plus qu?un liquide : un symbole de l?illusion, du d?sir et de la vuln?rabilit?. Les jeunes, h?ros involontaires d?une trag?die burlesque, cherchent juste ? exister, ? ressentir, ? rire dans la nuit. Et la nuit, implacable, continue de tourner, moqueuse, avec ses verres vides et ses ?clats de rire, laissant derri?re elle des souvenirs m?l?s de joie, d?absurde et de danger. La com?die et la trag?die n?ont jamais ?t? aussi proches, et la piste de danse devient un th??tre o? chacun joue son r?le, jusqu?au dernier shot. Dans des appartements lou?s ? l?heure, loin des regards, groupes d?amis trinquent avec des bouteilles frelat?es. La discr?tion est de mise, mais les cons?quences se lisent sur les visages : naus?es, intoxications, passages aux urgences. Les pharmaciens s?arment de pansements gastriques et d?antiacides, qui disparaissent plus vite que les verres vides apr?s les weekends. Ici, la f?te est une pi?ce tragique o? tout le monde joue, mais peu en sort indemne. ? J?avais 22 ans. Ce soir-l?, on voulait juste s?amuser, oublier le stress des examens. On a achet? ce whisky qu?un ami disait ?tr?s bon march? et fort?. Quelques verres plus tard, j?ai senti ma t?te tourner, mon c?ur s?emballer. J?ai fini aux urgences, avec des br?lures d?estomac et des vertiges qui ont dur? des jours. Depuis, je regarde mes amis trinquer avec peur. On croyait partager un moment de joie? mais on a fr?l? le drame ?, confesse Elodie, aujourd?hui cadre d?assurance Poison discret M?decins et urgentistes tirent la sonnette d?alarme. Le Dr Ndongo, urgentiste ? l?h?pital central, confie : ? Nous voyons de plus en plus de jeunes arriver apr?s des nuits en bo?te avec des complications li?es au whisky frelat?. Selon une enqu?te men?e dans cinq clubs populaires de la ville, plus de 60 % des jeunes de 18 ? 30 ans ont consomm? du whisky frelat? au moins une fois, et pr?s de 25 % ont ressenti des effets imm?diats : vomissements, br?lures gastriques, vision trouble. Certains cas sont tragiques. En 2024, plus de 450 intoxications (dont une vingtaine mortelles) li?es ? l?alcool frelat? recens?es au Centre des urgences de Yaound?. Et ce n?est qu?une partie visible de l?iceberg. Les analyses du Centre Pasteur sur des ?chantillons de vins et spiritueux collect?s entre novembre 2018 et de juin ? octobre 2023 au march? de Mokolo montrent que 32,1 % des boissons contiennent des niveaux de m?thanol d?passant le seuil de s?curit? de l’Union europ?enne de 50 mg/L. ? Bien qu’aucun des ?chantillons n’ait atteint des niveaux de toxicit? aigu? (2 000 mg/L ou 14 mg/kg/jour), les effets chroniques potentiels d’une exposition ? de faibles doses de m?thanol, en particulier chez les gros consommateurs, restent une pr?occupation importante ?, signale le Centre Pasteur de Yaound?, ce 17 septembre 2025. Une ?conomie de l?ivresse Le ph?nom?ne n?est pas nouveau. D?s 2019, des centaines de caisses de pseudo-whiskies aux noms exotiques mais inconnus sur les march?s internationaux ont ?t? saisies. Depuis, les trafiquants se sont adapt?s : ateliers clandestins mobiles, cours int?rieures transform?es en distilleries improvis?es, bouteilles recycl?es dans un cycle sans fin de tromperie. Le whisky frelat? est devenu un fant?me urbain, qui glisse entre les doigts de la police et des consommateurs. Dans les clubs hupp?s de Bastos, des single malts import?s se versent avec d?licatesse. Sur les trottoirs des quartiers populaires, les fioles frelat?es br?lent les ventres et empoisonnent les vies. Entre ces deux mondes, une m?me qu?te : boire pour exister, trinquer pour oublier. Dans les quartiers p?riph?riques, des cargaisons enti?res passent de mains en mains via des fili?res obscures. L? o? une bouteille authentique co?te plusieurs milliers de francs, la frelat?e s?ach?te dix fois moins cher. Dans une ville o? le ch?mage ronge et o? la f?te est une soupape

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Le Cameroun et le Tchad signent un accord de coop?ration en mati?re de d?fense

Le Cameroun et le Tchad ont sign? un accord de coop?ration militaire visant ? renforcer la s?curit? le long de leur fronti?re commune, a annonc? mercredi le minist?re camerounais de la D?fense. Le ministre camerounais de la D?fense, Joseph Beti Assomo, et son homologue tchadien, Issaka Maloua Djamous, ont sign? l’accord mardi ? Yaound?, la capitale du Cameroun. Le minist?re a indiqu? dans un communiqu? que cet accord renforcerait les op?rations terrestres conjointes et faciliterait le partage d’informations strat?giques en mati?re de s?curit? entre les deux pays. Le Cameroun et le Tchad sont confront?s ? des d?fis croissants en mati?re de s?curit? aux fronti?res, notamment le terrorisme de Boko Haram et les trafics transfrontaliers illicites. YAOUND?, 24 septembre (Xinhua)

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PepiDoc SEGes CEMAC: l?IA doctement convoqu?e

? l??re du num?rique, l?intelligence artificielle (IA) s?impose comme un catalyseur puissant pour transformer la recherche scientifique et son impact sur la soci?t?. Les technologies d?IA permettent d?analyser des volumes massifs de donn?es, d?identifier des tendances invisibles ? l??il humain et de g?n?rer des solutions innovantes dans des d?lais historiquement impossibles. Cette capacit? ouvre des perspectives in?dites pour que la recherche ne reste plus confin?e aux laboratoires, mais devienne un v?ritable levier de transformation sociale. ? L?impact soci?tal de la recherche ne se limite pas ? l?avanc?e des connaissances?: il r?side dans la capacit? ? r?pondre aux grands d?fis contemporains, qu?il s?agisse de sant? publique, de changement climatique ou de d?veloppement ?conomique inclusif ?, postule le Pr Bertin L?opold Koueyep, pr?sident du Comit? d?organisation de la PepiDoc SEGes CEMAC. Cependant, nuance l?universitaire, ? exploiter pleinement ce potentiel n?cessite une approche ?thique. Les chercheurs doivent donc conjuguer innovation et responsabilit? pour impacter v?ritablement la soci?t? dans laquelle ils vivent ?. D?o? le sens du th?me de la 4e ?dition de la PepiDoc SEGes CEMAC : ? Accro?tre l?impact social et soci?tal de la recherche gr?ce ? l?intelligence artificielle ?. Ce th?me, indique le Comit? d?organisation, se situe dans la perspective constante de ce projet, qui est principalement celle d?exposer les strat?gies les plus efficaces pour rentabiliser, valoriser la recherche doctorale en Afrique centrale, autant dire, produire des docteurs et des savoirs qui ont une influence r?elle sur le cours de la soci?t?, surtout, sur les plans ?conomique et manag?rial, en ce qui concerne les orientations singuli?res de ce projet. Co-organis? par l?ambassade de France au Cameroun, l?Institut Fran?ais, Campus France, les minist?res de l?Enseignement Sup?rieur (Minesup) et de la Recherche Scientifique et de l?innovation (Minresi) et le Coll?ge de lab?lisation scientifique de la FNEGE, l??v?nement qui constitue la colonne vert?brale du pr?sent zoom est planifi? du 25 au 27 novembre 2025 ? Yaound?.

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