Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

bloc d'article

Des cachots aux choix: Paul Biya face ? ses ex-d?tenus

? quelques semaines de l??lection pr?sidentielle du 12 octobre, le Cameroun se d?couvre comme une sc?ne de trag?die o? les anciens prisonniers politiques tiennent un r?le inattendu. Tant?t fid?les repentis, tant?t opposants farouches, ils projettent leurs blessures et leurs espoirs sur la silhouette d?un pr?sident qui r?gne depuis plus de quarante ans. Dans ce th??tre, Jean-Baptiste Nguini Effa joue l?acte de la loyaut? retrouv?e. Ancien directeur g?n?ral de la SCDP, il a pass? quinze ann?es derri?re les murs de Kondengui. Le fer des barreaux aurait pu nourrir en lui le feu de la rancune. Mais l?homme, revenu dans son fief de Mbankomo, choisit au contraire le chemin du ralliement. Membre de la commission communale de campagne du RDPC, il confie avec un ton presque d?sarmant 😕 Tout le monde conna?t mes malheurs. J?ai subi les affres de la justice, j?ai ?t? emprisonn? quinze ans. Et pourtant, je reviens encore derri?re le pr?sident Paul Biya. J?ai regard?, j?ai r?fl?chi, et je sais que la meilleure chance pour notre d?partement, pour notre d?veloppement, reste Paul Biya. ? Ce discours surprend autant qu?il interroge. Comment, apr?s tant d??preuves, renouer avec celui que beaucoup auraient tenu pour responsable de sa chute ? ? la mani?re des trag?dies jacob?ennes, o? la vengeance r?de mais n?atteint jamais tout ? fait son but, Nguini Effa illustre ce paradoxe : la r?silience peut parfois se muer en fid?lit?. ? Par mes convictions, poursuit-il, je pense encore pouvoir contribuer ? ce que notre champion poursuive son ?uvre. ? Sa voix sonne comme un serment, mais aussi comme un aveu d?esp?rance : croire qu?au-del? des barreaux, l?histoire peut recommencer. Face ? lui, un autre ancien d?tenu incarne le contrepoint : Issa Tchiroma Bakary. Son nom convoque les souvenirs d?avril 1984, lorsque la tentative de coup d??tat contre Paul Biya a plong? le pays dans la peur et les purges. Arr?t?, incarc?r? d?abord ? Kondengui puis ? Yoko, Tchiroma croupira plus de six ans en cellule, avant de retrouver la libert? en 1990. D?fendu jadis par Yondo Black, il revient aujourd?hui sur le devant de la sc?ne, cette fois comme candidat. Son ton tranche avec la douceur du ralliement de Nguini Effa. L? o? l?un parle d?all?geance, l?autre brandit le glaive du d?fi. ? Vous avez un bilan, moi j?ai un programme ?, lance-t-il en direction du pr?sident sortant, avant de promettre une ? transition de trois ? cinq ans pour reconstruire ce que vous avez d?truit ?. Les mots claquent comme des coups de cymbales. Tchiroma se dresse en miroir invers? du vieux monarque : il ne cherche pas ? prolonger l?histoire, mais ? l?interrompre, ? l?ouvrir sur un autre chapitre. Dans sa bouche, la politique prend des airs de duel chevaleresque. Il appelle Biya ? quitter ses palais pour ? d?fendre son bilan devant le peuple ?. Sa voix est celle d?un survivant qui s?autorise ? d?fier le ma?tre, fort d?avoir travers? les ge?les et les ?preuves. ? Nous sommes pr?ts ?, r?p?te-t-il, martelant la r?silience comme une arme. Ainsi se dessine un ?trange ballet : d?un c?t?, l?ancien prisonnier devenu partisan convaincu, voyant en Biya la derni?re chance de d?veloppement ; de l?autre, l?ex-d?tenu converti en challenger, qui brandit son pass? de souffrance comme caution d?un futur ? reconstruire. Entre eux, le pays tout entier, suspendu ? la promesse d?une ?lection qui ressemble ? une pi?ce de th??tre, o? chaque acteur rejoue ses blessures pour mieux convaincre. ? l?approche du scrutin, le Cameroun se retrouve donc confront? ? un paradoxe : ses anciens prisonniers politiques ne parlent pas d?une seule voix. Certains d?posent les armes de la rancune pour se r?fugier dans la continuit?, d?autres transforment la cicatrice en drapeau de combat. Mais tous rappellent, par leur simple pr?sence, que l?histoire nationale s??crit aussi dans les ombres des prisons. Et dans ce r?cit, Paul Biya demeure l?astre autour duquel gravitent ces destins contradictoires. Fid?lit? ou d?fi, adoration ou d?nonciation : ? l?or?e d?un scrutin qui pourrait redessiner les contours du pouvoir, la parole des ex-prisonniers ? valeur de symbole. Comme dans une trag?die ancienne, c?est dans la m?moire des douleurs que s?ancre la politique du pr?sent. Jean-Ren? Meva?a Amougou

bloc d'article

CEMAC : le rouge budg?taire inqui?te

Apr?s l?exc?dent enregistr? en 2023, les finances publiques de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) connaissent un net retournement. Selon le rapport annuel de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC), le solde budg?taire global passe ? un d?ficit de 0,5 % du PIB en 2024, signe de la vuln?rabilit? persistante des ?conomies de la r?gion. La chute des cours du gaz naturel, du bois et du coton p?se lourd sur les recettes des ?tats, tandis que la baisse du p?trole retire 1,5 point de PIB aux budgets. Le Cameroun voit son d?ficit grimper ? 1,8 %, la R?publique centrafricaine plonge ? -4,2 %, le Gabon passe dans le rouge ? -1 %, et m?me la Guin?e ?quatoriale, port?e par le p?trole en 2023, retombe ? -0,5 %. Seul le Congo parvient ? maintenir un exc?dent de 4,8 %, tandis que le Tchad r?duit l?g?rement son d?ficit ? -0,2 %. ? Cette situation illustre la d?pendance structurelle des pays de la CEMAC aux mati?res premi?res ?, explique Andr? Ngolo, ?conomiste ? Yaound?. ? La volatilit? des march?s internationaux continue de fragiliser leurs finances publiques. ? Malgr? une hausse des recettes fiscales hors p?trole (+1,9 point de PIB) et des efforts de rationalisation, le d?ficit global est pass? d?un exc?dent de 500 milliards de FCFA en 2023 ? un d?ficit de 358,5 milliards en 2024. Pour limiter la casse, les ?tats ont mobilis? pr?s de 1 900 milliards de FCFA de financements ext?rieurs, recouru aux march?s r?gionaux et b?n?fici? d?all?gements de dette. Marie-Claire Gbadouga, Gabonaise et professeur d??conomie internationale, alerte : ? La trajectoire actuelle pourrait compromettre la soutenabilit? budg?taire, malgr? un d?ficit global encore inf?rieur ? la norme communautaire de -1,5 %. La diversification ?conomique et le contr?le des d?penses publiques ne sont plus des options, mais des urgences. ? La BEAC souligne que si ces tendances persistent, la zone CEMAC risque de subir un encha?nement de tensions financi?res et macro?conomiques, mettant ? l??preuve sa stabilit? et sa capacit? ? honorer ses engagements internationaux. Jean Ren? Meva’a Amougou

bloc d'article

Briser les murs invisibles de l?agriculture africaine

L?Afrique a les mains dans la terre, mais les yeux tourn?s vers l?horizon. Ses champs de cacao, ses vergers de mangues, ses collines de caf?iers racontent une promesse : nourrir le monde, se nourrir elle-m?me, transformer la sueur en prosp?rit?. Et pourtant, cette promesse se heurte ? des murs invisibles. Des murs de papier, de proc?dures, de normes, de routes bris?es. Des murs qui r?duisent l??lan du continent au silence des cargaisons bloqu?es aux ports. ? Nos produits ne sont pas moins bons, ils sont simplement moins tol?r?s. La norme devient parfois une arme ?, souffle le Pr Adama Kouyat?, ?conomiste agricole ? Bamako. Ses mots disent l?humiliation des conteneurs refoul?s pour un r?sidu chimique trop ?lev? d?un souffle, pour une ?tiquette mal imprim?e. Mais la vraie injustice se joue sur la route. L? o? le fruit d?un champ malien peut attendre des jours sur une piste boueuse avant d?atteindre un port. L? o? un camion de caf? camerounais co?te plus cher ? acheminer vers l?Europe qu?un navire br?silien traversant l?Atlantique. ? Ce n?est pas la terre qui nous manque, c?est le chemin ?, r?sume F?licit? Nguema, consultante gabonaise en commerce r?gional. ? cette peine s?ajoute l?absurdit? de la fragmentation. Des fronti?res africaines o? chaque poste, chaque guichet, chaque douanier impose sa taxe, son tampon, son d?lai. La ZLECAf a promis l?unit?, mais la r?alit? reste un archipel de nations barricad?es contre elles-m?mes. ? Il est plus simple d?exporter du cacao ivoirien ? Rotterdam que de l?acheminer au Ghana voisin ?, rappelle Jean-Beno?t Essomba, chercheur camerounais. L?absurde devient la r?gle, et la d?pendance, une fatalit?. Mais la plus grande d?faite est silencieuse : celle de la transformation abandonn?e. Les f?ves partent, mais le chocolat revient. Le coton s?en va, le tissu revient. Les fruits s?envolent, les jus d?barquent. Dans ce grand bal des mati?res premi?res, l?Afrique est encore rel?gu?e au r?le de fournisseur nu. ? Nous offrons la richesse, et nous rachetons la valeur. C?est un cercle vicieux qu?il faut briser ?, plaide Dr. Aminata Diallo, directrice d?un centre agro-industriel ? Dakar. Briser le cercle, c?est investir dans des usines, des labels, des routes. C?est donner aux paysans autre chose que la survie : un cr?dit, une assurance, un march? digne. ? Nos cultivateurs n?attendent pas la charit?, mais les outils de leur dignit? ?, insiste Herv? Tchatchoua, banquier en agrofinance. Alors, le vrai combat, c?est celui contre l?injustice d?un continent riche et affam? ? la fois. Contre le scandale d?un monde qui veut nos mati?res, mais pas nos produits. Mais aussi un cri d?esp?rance. Car l?Afrique a tout : la terre, le soleil, la jeunesse, la volont?. Et repenser l?agriculture en Afrique, c?est poser les bases d?un mod?le ?conomique plus autonome, plus r?silient et mieux ancr? dans les territoires. C?est aussi r?pondre ? une urgence : celle de garantir un droit fondamental : celui de se nourrir dignement, localement, durablement. Il ne lui manque qu?une chose : briser ses murs invisibles. Le jour o? elle le fera, le jour o? elle transformera ses fruits en richesses et ses r?coltes en puissance, ce jour-l?, l?Afrique ne nourrira plus seulement le monde. Elle nourrira aussi sa propre fiert?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Pr?sidentielle 2025: Don Mello doit s??manciper et tendre la main ? Simone Gbagbo

L??lection pr?sidentielle de 2025 s?annonce comme une ?ch?ance capitale pour l?avenir de la C?te d?Ivoire. Pourtant, ? mesure qu?approche le scrutin, l?opposition semble d?sorient?e, divis?e, incapable de parler d?une seule voix. Le rejet ? injuste et juridiquement contestable ? de la candidature de Laurent Gbagbo par le Conseil constitutionnel avait suscit? une vive attente: quelle consigne allait-il donner ? Qui allait-il soutenir pour faire barrage ? Alassane Dramane Ouattara, dont la candidature reste sujette ? caution ? Gbagbo n?a pas tard? ? r?pondre. L?ancien pr?sident a annonc? qu?il ne soutiendrait aucun des candidats retenus, y compris deux figures majeures issues de son propre camp: Simone Ehivet et Ahoua Don Mello. Une d?cision qui a ?t? v?cue comme une douche froide, tant par certains militants du PPA-CI que par les partisans du rassemblement ? gauche. Ces Ivoiriens attendaient autre chose de Laurent Gbagbo. D?autant que, le 22 ao?t 2023, il affirmait que, « pour un parti politique, aller aux ?lections m?me avec des fraudes est mieux que ne pas y aller ? cause des fraudes », car c?est en participant qu?on peut mieux les d?noncer et les combattre. Beaucoup pensaient donc que le pr?sident du PPA-CI allait faire contre mauvaise fortune bon c?ur, et appeler ? soutenir les candidats de gauche ? ne serait-ce que pour pr?server un minimum de coh?rence politique. C?est dans ce contexte que Don Mello a commis ce que d?aucuns consid?rent comme une faute strat?gique: d?clarer qu?il confiait sa candidature, entre autres, ? Affi N?Guessan, Tidjane Thiam et? Laurent Gbagbo lui-m?me. Une d?claration maladroite, un oubli regrettable Pour de nombreux pro-Gbagbo, cette sortie fut une provocation inutile, un signe de d?pendance persistante, voire un aveu de faiblesse. Ils rappellent que Don Mello a souvent dit qu?il n?y avait pas d?autre plan que Gbagbo et que ce dernier avait le meilleur profil. Je dois avouer que, moi aussi, j?ai ?t? troubl? par les propos de Don Mello, parce qu?ils donnent l?impression que l?enfant de Bongouanou peine ? s?assumer pleinement, qu?il cherche encore une tutelle morale ou politique, au lieu d?endosser son r?le de leader. Or, ? ce stade de l?histoire, plus personne ne peut mener une campagne pr?sidentielle par procuration. Et surtout pas en se r?clamant d?un homme qui a clairement choisi de rester en retrait. Pire encore, Don Mello a choisi de confier sa candidature ? Affi, Thiam et Gbagbo, sans m?me avoir un mot de reconnaissance pour Charles Bl? Goud? qui, ? visage d?couvert, le soutient et mouille le maillot pour lui. Ce silence est une faute politique et humaine. Dans une campagne pr?sidentielle, on ne peut se permettre d?ignorer ceux qui s?engagent ? vos c?t?s quand vous en avez le plus besoin. La loyaut? doit ?tre r?ciproque, et la gratitude, publique. L?heure est venue de s??manciper S?il veut ?tre cr?dible, Ahoua Don Mello doit maintenant compter sur lui-m?me. Il doit arr?ter de se cacher derri?re le nom de Gbagbo et affirmer sa propre vision, son propre programme, son propre courage. Comme le dit le proverbe africain, « une m?re avis?e ne compte pas sur la cuisine de sa voisine pour nourrir ses enfants. » Don Mello doit donc prendre ses responsabilit?s, mobiliser ses propres ressources humaines, financi?res et politiques. Cela signifie: mettre en place une ?quipe de campagne solide, nommer des repr?sentants locaux, leur donner tous les moyens n?cessaires, occuper le terrain, aller ? la rencontre des Ivoiriens, surtout dans un contexte o? le temps presse. Le peuple ne votera pas pour un souvenir ni pour un nom: il votera pour un projet, un espoir, une solution. Une rencontre n?cessaire avec Simone Gbagbo Mais surtout, s?il est vraiment s?rieux dans sa volont? de repr?senter une alternative, Don Mello doit rencontrer Simone Gbagbo. Il est temps de mettre de c?t? les rivalit?s pass?es, les petites querelles de leadership. L??chec de Gbagbo ? se repr?senter devrait logiquement pousser toutes les forces de gauche ? s?unir. Il ne peut pas y avoir de victoire contre Ouattara sans une coalition solide, cr?dible et port?e par des visages compl?mentaires. Simone Gbagbo est une femme de terrain, connue et respect?e, surtout dans les bastions historiques de la gauche. Don Mello, quant ? lui, incarne une technocratie comp?tente, un certain renouveau. Ensemble, ils pourraient constituer un bin?me strat?gique, capable de s?duire diff?rentes couches de la soci?t? ivoirienne. Mais cela suppose un dialogue franc, une volont? de construire ensemble, et non de s?ignorer ou se concurrencer st?rilement. Pendant que l?opposition se cherche, le pouvoir en place se renforce. Ouattara, malgr? la contestation de sa l?gitimit?, dispose d?un appareil d??tat puissant, d?un Conseil constitutionnel ? ses ordres et, surtout, du luxe d?observer ses adversaires s??parpiller. Il sait que l??parpillement de l?opposition est sa meilleure chance de victoire et il n?a, pour le moment, aucun adversaire s?rieux uni derri?re une banni?re unique. L?unit? ou l?oubli La pr?sidentielle de 2025 est une ?preuve de maturit? pour l?opposition. Don Mello ne peut plus se contenter de slogans ou de r?f?rences ? son pass? de camarade de Gbagbo. Il doit s?assumer, f?d?rer, et surtout agir. Il doit remercier publiquement ceux qui le soutiennent, s??manciper de toute tutelle symbolique, et surtout b?tir une alliance forte avec Simone Gbagbo. Car, sans union, il n?y aura ni victoire, ni m?me de v?ritable opposition. La politique, c?est la clart?, la reconnaissance, et le courage. Il est temps que Don Mello montre qu?il les poss?de. Jean-Claude DJEREKE

bloc d'article

6 126 milliards FCFA?

En mars 2025, c?est le volume atteint par les cr?dits bancaires au Cameroun, selon les Comptes nationaux publi?s par l?INS (Institut national de la statistique). La m?me source fait ?tat d?une augmentation 19,6 %. Cependant, apprend-on encore, cette r?partition reste d?s?quilibr?e : 22 % vont aux particuliers, surtout ? la consommation, contre 13,65 % pour l??quipement industriel et 5 % pour les entreprises individuelles. Le moyen terme domine (43,51 %), soutenant surtout commerce et importations, tandis que l?agro-industrie, pourtant strat?gique, demeure largement n?glig?e.

Sport

Gabon : pionnier de l??conomie verte en Afrique centrale

L?ASCR (m?canisme de contribution carbone) permet ? l??tat de collecter directement des fonds, r?investis dans la transition ?nerg?tique et l?adaptation au changement climatique. ? Djibouti, cette approche a d?j? permis de mobiliser plusieurs dizaines de millions de dollars, d?montrant l?efficacit? du mod?le que Libreville ambitionne de reproduire ? l??chelle nationale. Lors du dernier sommet de l?Union africaine sur le climat, le Gabon a ?t? salu? comme un mod?le r?gional pour sa mise en ?uvre des m?canismes de contribution carbone. Sous la direction de son gouvernement, le pays place d?sormais l??conomie verte au c?ur de sa strat?gie de d?veloppement et de souverainet?, confirmant sa trajectoire ambitieuse en Afrique centrale. En int?grant ce m?canisme, le Gabon pourrait g?n?rer plus de 20 milliards FCFA de recettes annuelles d?di?es aux investissements verts et au d?veloppement de fili?res durables. Le pays mise notamment sur la transformation locale du bois, la valorisation des sous-produits, la bio?conomie et l??cotourisme, secteurs strat?giques cr?ateurs d?emplois et d?innovation. ? La contribution carbone s?impose comme une source de recettes pr?visibles et diversifi?es, et illustre notre d?termination ? b?tir une ?conomie moins d?pendante des hydrocarbures tout en valorisant durablement nos ressources naturelles ?, souligne Scyrielle P. Sende Etali, directeur g?n?ral de l?Agence gabonaise pour le d?veloppement de l??conomie verte (Agadev). Avec cette initiative, le Gabon confirme sa position de leader r?gional et s?affirme comme un acteur cl? dans la lutte contre le changement climatique en Afrique centrale, ouvrant la voie ? une croissance durable et innovante. JRMA

bloc d'article

Sabrina: mage ? l?art libre

Elle vient de la r?gion des Grassfields, l?Ouest du Cameroun. Elle fait danser les ?motions au rythme de ses m?lodies contenues dans son nouvel album. Auteur, compositrice et interpr?te, le 5e art coule dans ses veines. Sabrina appartient ? cette g?n?ration d?artistes africains qui r?inventent la musique, la font respirer et voyager. Inspir?e par des ic?nes comme Ang?lique Kidjo, Gr?ce Decca ou Charlotte Dipanda, elle tisse leurs influences dans une toile unique o? se m?lent voix, instruments et ?motions. C?est avec le cover d?un c?l?bre titre de Danielle Ahanda qu?elle se r?v?le, offrant une interpr?tation qui touche et captive. Sa musique devient alors un pont entre pass? et pr?sent, tradition et modernit?. Elle encha?ne avec des collaborations prestigieuses : Abele avec le roi de la rumba Koffi Olomide, Pull-over aux c?t?s du rappeur am?ricain Dsmoke, et Simplicity, hommage ? l?ic?ne africaine Prince Nico Mbarga. Trajectoire Sabrina r?ve en musique et vit en chanson. Elle explore les ?motions humaines, de l?intime ? l?universel, en gardant toujours ses racines africaines comme boussole. Sa voix, ? la fois douce et puissante, traverse les fronti?res, et son talent futuriste lui vaut une nomination R?v?lation de l?ann?e aux Trace Awards. ? son actif, trois albums majeurs : Love Agenda, souffle d?amour et de tendresse ; Unstoppable, hymne ? la libert? et ? la d?termination ; Freely, ode ? l?authenticit? et ? la sensibilit?. Sans compter une s?rie de singles qui s?duisent le public et affirment sa place dans le paysage musical africain. Son nouvel album est une caresse pour l??me, un souffle tendre o? chaque note murmure l?amour, la nostalgie, la joie et l?esp?rance. Produit par Afrobit Production, son propre label, cet opus est le reflet d?une artiste qui marche sur le fil fragile de la tradition et de la modernit?, faisant vibrer les c?urs avec la douceur d?une plume et la puissance d?un tambour. Son nouvel album est plus qu?une collection de chansons : ? Alone ; ? Agility ? ; ou encore ? Only One ? constituent un voyage intime et universel, une invitation ? ressentir, ? s??merveiller, ? se laisser porter par la musique. Entre douceur et puissance, h?ritage et innovation, Sabrina s?impose comme une voix singuli?re, pr?te ? conqu?rir le monde, un souffle ? la fois, une note ? la fois. Elle transforme l?air en ?motion, le son en souvenir, et chaque chanson en un pont vers l?infini. Mais Sabrina ne se contente pas de briller aujourd?hui. Elle travaille sans rel?che, sculptant chaque note, chaque mot, chaque souffle pour que sa musique traverse le temps. Elle ne chante pas seulement pour elle-m?me, elle chante pour une g?n?ration, pour l?Afrique, pour tous ceux qui r?vent avec elle. Plus qu?une artiste, elle est ambassadrice de la jeunesse africaine, une voix qui fait vibrer la culture, la fiert? et l?espoir. JRMA

bloc d'article

D?veloppement?: Bipindi qui dit merci, Bipindi qui en redemande

Le 22 septembre 2025 ?tait jour d?inauguration du projet minier de Grand Zambi dans l?arrondissement de Bipindi par le Premier Ministre, chef du Gouvernement. A l?occasion, le maire de la localit? et les populations ?taient partag?s par la gratitude et la dol?ance. Le projet minier ? Grand-Zambi va booster l’?conomie locale, l??conomie nationale et l??conomie sous- r?gionale. Qui plus que les populations de Bipindi pour dire merci au grand b?tisseur, Son Excellence Paul Biya. Le Maire de Bipindi, ?lias Bilong, n?a pas manqu? de mot pour dire la gratitude et surtout en redemander. Les b?n?fices ?conomiques annonc?s : au moins 3000 d’emplois directs ; de nombreuses et infrastructures… Les populations, conscientes des retomb?es positives, accueillent cette initiative avec enthousiasme et r?affirment leur soutien ? la politique de d?veloppement promue par le Pr?sident Paul Biya. Le bitumage du tron?on routier Grand Zambi – Bigambo et la fourniture du courant ?lectrique comptent parmi les attentes de Bipindi.  Le projet d’exploitation mini?re conduit par G-STONE du g?ant BOCOM est la mat?rialisation de la volont? du gouvernement, sous l’impulsion du Pr?sident de la R?publique, de faire du Cameroun un pays ?mergent, selon la SND30. Les populations de Bipindi comprennent que la stabilit? et la prosp?rit? de leur arrondissement d?pendent largement de l’engagement du gouvernement. Le soutien au pr?sident de la R?publique s’inscrit ?galement dans un contexte plus large de fiert? nationale et d’engagement citoyen.  D?fis Cependant, des d?fis demeurent. La mise en ?uvre effective de ce projet n?cessite un suivi rigoureux pour ?viter les d?rives potentielles susceptibles de nuire aux ressources naturelles et aux populations locales. Le gouvernement et G-STONE doivent travailler en ?troite collaboration avec les habitants pour garantir que les promesses de d?veloppement se traduisent par des actions concr?tes. Selon le maire de Bipindi, deux probl?mes majeurs minent le quotidien des populations de cette partie du pays. Le tron?on routier Grand Zambi ? Bigambo, long de 45 kilom?tres, est comme un caillou dans la chaussure. L’enclavement l?gendaire de ce tron?on est un v?ritable calvaire pour nos populations. ??Si jamais vous passiez par-l?, au niveau de Mbikiligui, je vous assure, vous ne seriez pas arriv? ici malgr? la performance des v?hicules?? a d?clar? Elias Bilong au Premier Ministre. Et d?ajouter?: ??il y a ?galement la fourniture du courant ?lectrique. Nous avions ?t? inform?s depuis des ann?es que Bipindi serait reli? au r?seau ?lectrique de Bissiang. Mais jusqu’? pr?sent, le projet est lettre morte. Monsieur le Premier Ministre, nous sommes convaincus que votre pr?sence ici est le d?but de solution de ces maux qui minent le quotidien des populations de cette arrondissement, qui malgr? tout, ne cesse pas de soutenir le chef de l’?tat Son Excellence Paul BIYA, et reste attacher ? ses id?aux de paix, de prosp?rit? et de vivre ensemble??.?Le Premier Ministre a re?u un message qu’il transmettra au chef de l’?tat, Pr?sident National du RDPC?: BIPINDI bastion imprenable du Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais, r?serve une ?crasante victoire au soir du 12 octobre 2025. C’est-?-dire un 100%. Bobo Ousmanou

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Les victimes oubli?es ?

La C?te d?Ivoire avait amorc? un processus de paix et de r?conciliation bien avant les drames qui allaient suivre. En 2001, un forum de r?conciliation nationale fut organis?, r?unissant toutes les forces politiques, y compris les plus critiques du r?gime. Cette main tendue visait ? tourner la page des tensions pass?es. Mieux encore, le Rassemblement des R?publicains (RDR), longtemps consid?r? comme marginalis?, int?gra le gouvernement. C??tait un signal fort d?apaisement et d?ouverture, un geste politique rare en Afrique, o? le vaincu est souvent exclu. L?histoire aurait d? prendre un autre tournant. Mais, au lieu de renforcer l?unit? nationale, cette p?riode d?apaisement fut cyniquement exploit?e. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, alors m?me que le pays avait fait preuve de bonne volont?, une r?bellion arm?e venue du Burkina Faso attaqua la C?te d?Ivoire. Cette attaque divisa le pays en deux : le nord aux mains des rebelles, le sud rest? sous contr?le du gouvernement l?gal. Cette trahison fut un coup de poignard dans le dos de la R?publique. Elle r?v?la que certains acteurs politiques n?avaient jamais eu l?intention de jouer le jeu d?mocratique. Le masque tomba. Une paix de fa?ade Face au chaos n? de cette r?bellion, l??tat ivoirien tenta, une fois encore, de faire preuve de sagesse. Une loi d?amnistie, promulgu?e le 13 avril 2007, fut cens?e effacer les fautes d?hier et ouvrir la voie ? une paix durable. Des c?r?monies de r?conciliation furent organis?es.Simone Gbagbo dansa avec Sidiki Konat? ? Yopougon, devant une foule m?dus?e. Des chefs de guerre comme Issiaka Ouattara alias Wattao furent accueillis avec chaleur dans des villages bh?t?. On voulait croire ? une C?te d?Ivoire nouvelle, gu?rie et r?concili?e.Mais cette paix-l?, ?tait-elle r?elle ? Cette r?conciliation, sinc?re ? L?avenir allait nous prouver qu?il ne s?agissait que d?une mise en sc?ne, un simple entracte avant une nouvelle trag?die. La vraie nature r?v?l?e Avril 2011 fut un r?veil brutal. Les m?mes qui avaient chant? la paix revinrent, cette fois avec plus de violence, plus de haine, plus de cynisme. Ils pill?rent, viol?rent, ?gorg?rent, d?truisant tout sur leur passage. Des milliers d?Ivoiriens furent jet?s sur les routes de l?exil, priv?s de leurs biens et de leur dignit?. Le drame se joua avec la complicit? de l?ONU et de la France, qui se targuent pourtant d??tre les garants des droits de l?homme. Le silence de la communaut? internationale, son aveuglement volontaire, furent une deuxi?me trahison.Les Ivoiriens comprirent alors qu?ils n?avaient pas affaire ? de simples adversaires politiques, mais ? des voyous, des fourbes, incapables de respect ou de repentance. Des criminels sans remords Les ?v?nements qui suivirent achev?rent de d?truire l?illusion. Soro Kigbafori, l?un des chefs de la r?bellion, loin de regretter ses actes, les revendiqua comme une victoire d?mocratique. En 2018, il osa parler de la r?bellion de 2002 comme la ?naissance d?un nouvel espoir?. Un de ses lieutenants affirma m?me que les Ivoiriens devraient remercier Soro et sa bande pour les avoir ?sauv?s d?un g?nocide?. Ces d?clarations sont une insulte ? la m?moire des victimes. Une gifle pour les veuves, les orphelins, les d?plac?s, les exil?s.Elles montrent surtout que les chefs rebelles ne regrettent rien, ne regretteront jamais, et que leur pr?tendue volont? de r?conciliation n?est qu?une escroquerie. Le pi?ge du pardon sans justice Certains, par na?vet? ou calcul politique, ont appel? ? ?tourner la page?. Ils ont trait? d?ennemis de la paix ceux qui refusaient d?absoudre les coupables. Ceux qui conseillaient la prudence ont ?t? trait?s de ?rancuniers?, de ?revanchards?.Mais le pardon sans v?rit? est une farce ; la paix sans justice, une illusion ; la r?conciliation sans reconnaissance des fautes, une mascarade.Soro Kigbafori n?a jamais admis que l?attaque du 19 septembre 2002, men?e apr?s l?entr?e du RDR dans le gouvernement et malgr? les efforts du forum de r?conciliation, ?tait une trahison. Il n?a jamais reconnu le r?le de la France dans la d?stabilisation de notre pays. Il n?a jamais exprim? le moindre regret.Et pourtant, certains osent plaider sa cause, souhaitant le voir candidat ? la pr?sidentielle. Ils ont d?j? oubli? tout le mal qu?il a caus? ? des milliers d?Ivoiriens. L?oubli est une insulte Peut-on r?ellement tendre la main ? un homme qui n?a jamais pr?sent? d?excuses ? Peut-on b?tir un pays avec ceux qui l?ont d?truit et s?en vantent encore ? Ceux qui souhaitent que la C?te d?Ivoire fasse table rase du pass? insultent la m?moire des morts. Pour ma part, je refuse cette l?g?ret?. Je refuse cette insulte. Et je me tiens ? la sagesse de Nelson Mandela, prix Nobel de la paix, qui disait : ?Quand tu t?es battu si dur pour te remettre debout, ne retourne jamais aupr?s de ceux qui t?ont mis ? terre.? Nous avons trop souffert. Nous nous sommes relev?s. Mais nous ne devons plus jamais nous laisser berner. Nous ne devons pas accepter que les bourreaux se d?guisent en sauveurs. Une d?mocratie ? r?inventer La d?mocratie ne peut se construire sur le mensonge, l?oubli et l?impunit?. Elle ne peut s??panouir dans un pays o? les tueurs sont c?l?br?s et les victimes oubli?es. Tant que des hommes comme Soro Kigbafori continueront d??tre port?s aux nues, tant que la France continuera d?agir comme marraine de l?instabilit?, tant que la v?rit? sera ?touff?e sous les discours de ?r?conciliation?, la C?te d?Ivoire ne conna?tra pas de paix v?ritable.Il est temps de dire non. Non ? l?oubli. Non ? l?impunit?. Non ? la manipulation. La paix est une conqu?te. Elle commence par le refus d??tre complice du mensonge. Jean-Claude Dj?r?k?

bloc d'article

Paul BIYA : l?esth?tique au service du politique

En mobilisant les ressources du 9e art pour proposer, sur la base de faits marquants, la trajectoire du pr?sident de la R?publique ? partir d?une perspective in?dite, MANAOUDA MALACHIE vient enrichir, d?une d?marche originale, l?offre ?ditoriale consacr?e ? ? L?homme du Renouveau ?. R?sultat : une bande dessin?e qui vaut le d?tour. Les chiffres, a-t-on coutume de dire, parlent d?eux-m?mes ! Si l?on exclut les deux pages consacr?es ? ? l?avant-propos ? sign? de son auteur, ? Le Pr?sident Paul BIYA en BD. Itin?raire d?un homme d?Etat visionnaire ?, l?on d?nombre 122 planches ? travers lesquelles se donne ? voir le Pr?sident de la R?publique, sur 92 ans, dont 63 de service dans la haute administration, et 43 de magistrature supr?me. L?entreprise ?ditoriale de MANAOUDA MALACHIE s?impose ainsi par son audace, d?entr?e de jeu. Mais cette entr?e par les statistiques, pour important qu?elle soit, n?est que l?une des cl?s de l?ouvrage. La succession des bandes, l?encha?nement des bulles, le d?ploiement des r?citatifs, s?inscrivent, on s?en rend rapidement compte, dans le double registre de la restitution et de la reconstitution. Restitution des ?tapes d?un parcours singulier, et reconstitution d?une trajectoire particuli?re, qui marquent d?une empreinte notable notre histoire collective. Au gr? des dates marquantes, des lieux significatifs, des d?clarations historiques, des choix parfois corn?liens, le personnage central de cette Bande Dessin?e appara?t tel qu?en lui-m?me : un brin ?nigmatique, mais pragmatique, endurant et r?siliant, alliant fermet? et flexibilit?, ouverture au dialogue et disposition au consensus, au gr? des circonstances, des enjeux et des contraintes. Ce que l?on (re)voit, ce n?est pas seulement un cursus scolaire et acad?mique solide (de l??cole catholique de Nden ? l?Institut des Hautes Etudes d?Outre-mer, en passant par l?Institut d?Etudes Politiques de Paris). Ce que l?on (re)voit, c?est aussi les responsabilit?s exerc?es dans l?appareil d?Etat, jusqu?aux plus hautes fonctions ? la faveur de la succession constitutionnelle de novembre 1982. Ce que l?on (re)voit c?est ?galement le choix de la l?gitimation de son pouvoir par voie ?lectorale (et ce, d?s janvier 1984), les mutations impuls?es au sein du parti unique, devenu parti dominant suite ? la restauration du multipartisme, le recours aux Institutions financi?res internationales pour faire face ? la crise ?conomique, l?option du r?glement pacifique du diff?rend frontalier avec le Nigeria, ou encore celle d?une coop?ration internationale toute de prudence et de r?alisme, l??laboration et la conduite des politiques publiques dans divers domaines, entre autres rep?res. Bref, de cette Bande Dessin?e, Paul BIYA, homme d?Etat, n?est pas seulement le personnage central. L?auteur a d?cid? de le hisser au rang de h?ros. ? L?h?ro?sme du Pr?sident, affirme MANAOUDA MALACHIE, se situe au bout d?une exp?rience riche en rebondissements dont cette bande dessin?e se propose d?offrir une exp?rience narrative accessible au plus grand nombre de lecteurs : jeunes et moins jeunes, citadins et ruraux, hommes et femmes, universitaires et ?coliers, op?rateurs politiques et acteurs de la soci?t? civile trouveront dans cet ouvrage les ?motions et les nuances qu?un r?cit textuel n?aurait pas permis d??exprimer ?. (p.5) Il faut le dire avec force : la dynamique ?ditoriale de cet ouvrage est soutenue par deux choix majeurs qui en sont d?importants atouts. D?une part, celui de privil?gier les FAITS et leur (re)mise en contexte, ce qui en dit long sur le caract?re exigeant et m?ticuleux de la recherche. D?autre part, le recours ? JAIMES, dont l?ing?niosit? et la finesse, contribuent ? assurer une compr?hension claire des situations historiques mobilis?es et trait?es, dans une langue accessible, et un style vivant. De cette combinaison tout en compl?mentarit? (textes factuels et dessins inspir?s), ?merge l?image de Paul BIYA, capitaine tenant fermement, par temps de m?t?o cl?mente comme par moments de vents contraires, le gouvernail du ? bateau Cameroun ?, dont un ?minent membre de l??quipage se demandait s?il ?tait ? dans la tourmente ?, il y a quelques d?cennies. Depuis lors, beaucoup d?eau coul? sous les ponts. De nombreux ouvrages consacr?s ? celui que l?on appelle le ? sphinx ? ont ?t? publi?s : de Paul BIYA. Les secrets du pouvoir (Michel Roger EMVANA), au plus r?cent Paul BIYA ou la coh?rence d?un grand homme d?Etat (Narcisse MOUELLE KOMBI), en passant par Le Code BIYA (Fran?ois MATTEI), Au Cameroun de Paul BIYA (Fanny PIGEAUD), ou encore Les 200 plus belles citations de Paul BIYA sign?es d?un certain MANAOUDA MALACHIE? Ce-dernier est rest? fid?le ? lui-m?me, r?solu ? tracer, voire ? renforcer les lignes d?originalit? d?une production ?ditoriale, qui se veut en m?me temps un acte d?engagement et l?expression de sa loyaut? envers ? L?homme du Renouveau ?. Et de fait, Le Pr?sident Paul BIYA en BD. Itin?raire d?un homme d?Etat visionnaire, n?est ni un essai politique, ni un trait? de gouvernement, ni une biographie classique. En mettant les FAITS ? la disposition du dessinateur, ou plus exactement en stimulant sa cr?ativit? pour une Bande Dessin?e, c?est-?-dure en rejetant simultan?ment la caricature, il se distingue nettement des autres auteurs, en ce qu?il a fait le choix de s?investir dans le ? 9e art ?.Or, comme nous le rappelle Bernard LAMIZET, ? L?art est, d?abord une m?moire esth?tique du politique, qu?il inscrit dans les formes et dans les repr?sentations qui le donnent ? voir et, par cons?quent ? se rappeler. C?est par l?art que, sous la forme de ses acteurs, de ses institutions et des ?v?nements qui le scandent, le fait politique s?inscrit dans notre m?moire et dans notre culture. La repr?sentation artistique des ?v?nements politiques s?articule ? celle des m?dias en lui donnant la p?rennit? d?un ensemble de figures inscrites dans l?espace public et plac?es, de la sorte, sous les yeux des citoyens et des habitants de la cit? ?. (Le langage politique. Discours. Images. Pratiques, Paris, Ellipses, 2011, p.50) A l??vidence, les choix des FAITS effectu? par MANAOUDA MALACHIE pour conduire cette aventure ?ditoriale, ne manquera pas susciter des interrogations sur leur pertinence, leur consistance ; tel ?v?nement ayant ?t? ignor?, tel autre ayant vu sa port?e r?duite, tel autre encore ayant fait l?objet d?une emphase. L?on observera n?anmoins que toute s?lection est,

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut