Yaoundé : la course à la montre pour l’identification des taxis

La date butoir prévue le 6 octobre 2026, les chauffeurs de taxis se grouillent à l’Hôtel de ville de la capitale politique pour se conformer.

Identification des taxis jaunes à l’hôtel de Ville de Yaoundé

Les chauffeurs de taxis bravent la canicule suffocante pour se faire identifier. Les agents de la Communauté urbaine de Yaoundé s’affairent à les satisfaire. L’embouteillage observé sur les lieux n’est pas anodin. Le QR code est obligatoire pour les taxis jaunes à compter du 6 octobre 2026. C’est le calvaire et le parcours de combattant à quatre jours de la fermeture A l’hôtel de ville de Yaoundé, le 1er octobre dernier, éclat de voix, colère, et frustrations sont les maux dénoncés par les acteurs. « On nous traite comme des moins que rien. Je suis là depuis le matin debout pas de places pour les personnes âgées, je ne suis pas satisfait. Je m’interroge comment quatre agents de la commune peuvent traiter les milliers des dossiers des taximen de la ville de Yaoundé », s’interroge Jean Bernard Sobgo, chauffeur de taxi. Dans la foulée, Aurélien Folefack, est très remonté du processus, et pense que seule la décentralisation devrait l’accélérer pour désengorger le site. L’identification est gratuite. En revanche, il faut en amont s’acquitter de l’impôt synthétique qui est de 12750 FCFA le trimestre. La voiture doit être à jour. Il faut que le véhicule ait tous les papiers, assurance, carte grise, la visite technique, l’impôt libératoire, la carte bleu et la licence de transport. Quant au chauffeur, il doit être muni de sa carte nationale d’identité, son permis de conduire et de sa capacité.

Bilan
Lancée, il y a trois mois, l’identification des taxis est loin d’atteindre les résultats escomptés. Les chiffres de la communauté urbaine sont en deçà des taxis qui circulent à Yaoundé. Seulement 19213 taxis sont enregistrés, 19980 chauffeurs recensés, 15000 propriétaires de véhicules identifiés et 128 propriétaires disposant de plus de dix taxis à Yaoundé. L’embouteillage observé à l’Hôtel de ville montre à suffire qu’ils sont nombreux ces taximen qui ne sont pas enrôlés. Le délai court jusqu’au 5 octobre 2026. « Passé ce délai, c’est la phase répressive, puisque tous ceux qui seront enregistrés auront un nouveau numéro inscrit dans le fichier numérique. Il revient à chaque propriétaire du véhicule d’aller dans un cyber imprimé son numéro d’identifiant et le coller sur le véhicule », explique Canicha Djakba, responsable à la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY).

Enjeux
La ville de Yaoundé et ses périphériques, connait une flopée des taxis jaunes. La plupart de ces engins à quatre roues fonctionne dans l’informel, la clandestinité aucun papier, faux numéros de portière, chauffeurs sans papiers, véhicules sans assurance ni visite technique. Pour la responsable à la cellule de communication (CUY), l’exigence d’un QR code pour les chauffeurs de taxi, s’inscrit dans la volonté du Maire de la ville Luc Messi Atangana de moderniser le transport artisanal dans la ville de Yaoundé. Avoir les données exactes sur les taxis qui circulent dans la capitale politique afin de professionnaliser l’activité. Il y a plus loin un intérêt d’ordre sécuritaire, il faut assainir la profession. L’opération permettra de retrouver les voitures volées, les passagers et les biens seront également en sécurité. « En cas de perte d’un bien, à partir de l’identification du numéro de la portière, l’on peut retrouver facilement le propriétaire du véhicule », fait savoir Canicha Djakba, responsable à la cellule de communication de la Communauté Urbaine de Yaoundé (CUY).

Olivier Mbessité

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