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Le 60e anniversaire de la nouvelle ? Le Mandat ? de Semb?ne Ousmane

Quel coll?gien ou lyc?en de l?Afrique sub-saharienne n?a pas lu et aim? ? Le Mandat ? de l??crivain s?n?galais Semb?ne Ousmane ? Qui n?a pas ?prouv? de la compassion pour Ibrahima Dieng, le personnage central de cette nouvelle ? Qui n?a pas ?t? boulevers? et r?volt? par les humiliations que lui fait subir une administration corrompue et inutilement tatillonne ? En effet, Dieng a du mal ? entrer en possession de l?argent envoy? par son neveu qui vit et travaille en France. ? certaines personnes, la somme de 25.000 F. CFA, le montant du mandat, pourrait para?tre d?risoire, pas ? Dieng qui est au ch?mage et croule sous les dettes. Le jour o? le facteur lui apporte ce fameux mandat, Dieng croit que sa vie va changer car ce mandat lui permettra non seulement de payer ses dettes mais de donner quelque chose ? sa famille ainsi qu?? ses voisins. Malheureusement, les choses ne se passent pas comme il avait imagin?. En effet, lorsqu?il se rend ? la poste pour retirer le mandat, un agent lui demande de fournir sa carte d?identit?. Une pi?ce qu?il n?a pas et qu?il n?aura jamais car, en Afrique, avant d?obtenir ce genre de documents, il faut, ? d?faut d?avoir le bras long, graisser la patte ou mouiller la barbe ? plusieurs personnes, ce qui ne peut se faire que si on a de l?argent et beaucoup d?argent. Un v?ritable cercle vicieux qui ruinera les immenses espoirs que Dieng avait plac?s dans ce mandat. En un mot, l?oncle d?Abdou ne verra jamais la couleur des 25. 000 F. CFA. Semb?ne Ousmane s?appuie sur cette triste histoire pour critiquer les tares et abus de l?administration et de la police s?n?galaises mais aussi pour nous parler du petit peuple africain des villes, impuissant face ? certains fonctionnaires sans c?ur, ni ?thique. Un peuple constamment humili?, grug? et brutalis? par des gens cens?s ?tre ? son service. Un peuple dont les conditions de vie ne se sont gu?re am?lior?es apr?s le d?part du colon. Un peuple qui continue de broyer du noir malgr? les belles promesses des politiciens qui ne leur rendent visite qu?? l?approche des ?lections. Au-del? du S?n?gal, c?est donc l?Afrique des ind?pendances qui est clou?e au pilori par Semb?ne Ousmane dans cette ?uvre publi?e en 1965 par Pr?sence Africaine, la maison d??dition de son compatriote Alioune Diop qui travailla et se d?pensa beaucoup pour le rayonnement des litt?ratures et cultures africaines. Quand on relit cette nouvelle et qu?on regarde comment nos pays sont g?r?s actuellement, comment le petit peuple y est trait?, on a l?impression que l?Afrique n?a pas beaucoup chang? dans la mesure o? paysans et ouvriers continuent d??tre m?pris?s et exploit?s, dans la mesure o? les petits fonctionnaires font toujours preuve d?arrogance et de cupidit?, dans la mesure o? r?gnent partout le faux et la tricherie, toutes choses qui feront dire ? Ibrahima Dieng que ?l?honn?tet? est un d?lit de nos jours?. Semb?ne est un de mes auteurs favoris parce qu?il n?a pas vendu son ?me au diable pour devenir riche et puissant, parce qu?il ne s?est pas content? de stigmatiser les abus et exactions de la colonisation, ni de chanter sans cesse que l?Afrique est ?le berceau de l?humanit??. En effet, d?s qu?il r?alisa que les fausses ind?pendances des ann?es soixante tardaient ? d?boucher sur la construction de routes, d?h?pitaux et d??coles dignes de ce nom, sur la bonne gouvernance, sur le respect des deniers publics et sur l?am?lioration de la situation des pauvres et d?favoris?s, il prit sa plume pour crier et protester. Semb?ne ne s?est jamais mis au service de la Fran?afrique que feu Fran?ois-Xavier Verschave d?crivait comme ?un syst?me caract?ris? par des pratiques de soutien aux dictatures, de coups d??tat et d?assassinats politiques mais aussi de d?tournements de fonds et de financement ill?gal de partis politiques? (cf. F.-X. Vershave, ? La Fran?afrique : le plus long scandale de la R?publique ?, Paris, Stock, 1998). Le 19 janvier 2011, 4 penseurs africains ?- le Camerounais Achille Mbembe, le B?ninois Paulin Hountondji, le Congolais ?likia M?Bokolo et le S?n?galais Mamadou Diouf ?- donn?rent un grand coup de main ? la Fran?afrique en cosignant une tribune publi?e par des universitaires fran?ais dans ? Le Monde ?. En endossant cette tribune qui pr?sentait ? tort Laurent Gbagbo comme un ?chef ethnocentriste qui refuse sa d?faite? sans en apporter la moindre preuve, ils apportaient indirectement leur caution ? Sarkozy qui s?appr?tait ? bombarder la C?te d?Ivoire et ? installer Dramane Ouattara ? la t?te de la C?te d?Ivoire. Semb?ne n?aurait jamais particip? ? cette entreprise criminelle. Le natif de Ziguinchor (Casamance), qui ?tudia le cin?ma ? Moscou et quitta ce monde le 9 juin 2007, ne faisait pas partie de ces N?gres complex?s et cupides qui se joignent facilement au Blanc pour diaboliser ou assassiner les r?sistants africains. C?est sans doute pour cette raison ? le refus de pactiser avec les ennemis ou bourreaux de l?Afrique ??? que lui et Mongo Beti ne re?urent jamais de prix litt?raire en France. Feu Bernard Zadi Zaourou ne disait-il pas que les prix litt?raires ont un prix ? Traduction : pour recevoir un prix litt?raire en France, il y a un prix ? payer. La jeunesse africaine, en qu?te d?hommes et de femmes dignes et libres, trouvera un guide et un mod?le en Semb?ne Ousmane qui a toujours soutenu que ? l?argent comme l?essence de la vie ne te conduit que sur la fausse route o?, t?t ou tard, tu seras seul car l?argent d?truit tout ce qui nous reste d?humanit? ?. Elle puisera des valeurs dans ? Le Mandat ? qui campe admirablement des personnages aussi hilarants que Mety et Aram (les deux femmes d?Ibrahima Dieng), le facteur Bah, le boutiquier Mbarka ou le pique-assiette Gorgui Ma?ssa. Ibrahima Dieng connut toutes ces tribulations parce que des compatriotes mal intentionn?s voulaient le voir souffrir, ce que Semb?ne r?sume joliment dans cette formule: ? Le malheur, ce n?est pas seulement d?avoir faim et soif. Le malheur, c?est de savoir qu?il

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Financements des projets int?grateurs: l?appel de balle de la Cemac ? ses partenaires

Une mission de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) a effectu? une tourn?e en Scandinavie et ? Paris du 3 au 9 f?vrier 2025; laquelle avait pour objectif la promotion des opportunit?s d?investissement en Afrique centrale, en lien principalement avec la poursuite des projets int?grateurs. C?est d?ailleurs dans ce sens que la d?l?gation conduite par le pr?sident de la Commission de la Cemac, Baltasar Engonga Edjo?o a mis le cap en scandinavie; en vue de conclure l?int?r?t manifest? par des institutions nordiques autour de cinq projets int?grateurs. A l?occurrence: le projet d?appui au d?veloppement int?gr? de la fili?re bois dans le Bassin du Congo; le projet de construction du port sec de Ngueli (Tchad-Cameroun); le projet de construction du prolongement du chemin de fer entre Ngaound?r? et Ndjamena; et le projet des am?nagements fluviaux et portuaires sur le fleuve Congo et ses affluents en RCA et au Congo. M?me son de cloche ? Paris, o? la d?l?gation de Baltasar Engonga Edjo?o a eu des ?changes avec des responsables du Groupe Wagas, Lequel avait annonc? des engagements financiers de l?ordre de 400 millions d?euros pour le renforcement de l?offre d??nergie, au travers du March? de l??lectrification dans la zone des trois fronti?res, et des projets d?urbanisation touchant la ville de Ndjamena au Tchad. La mission d?roul?e en pr?sence du commissaire en charge du march? commun, Ngabo Mbogo Seli, s?en tire ? bon compte avec entre autres: ?le fonds danois d?investissement et d?exportation qui souhaite ?tablir un partenariat avec la Banque de d?veloppement des Etats d?Afrique centrale (BDEAC). Le Conseil nordique, ainsi que les ministres des Affaires ?trang?res du Danemark et de la Norv?ge se sont engag?s ? mobiliser les investisseurs priv?s et publics scandinaves pour soutenir financi?rement les projets de la Cemac?, rev?le la Cemac sur ses plateformes sociales. Louise Nsana

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S?rie sur les h?ros africains?: Samora Machel, le pr?sident r?volutionnaire et panafricaniste

Samora Mois?s Machel est n? le 29 septembre 1933 dans une famille de fermiers. Quoique baptis? dans l??glise protestante, il est inscrit dans l??cole catholique la plus proche. Apr?s la mort de son fr?re dans une mine en Afrique du Sud, il r?alise qu?il ne pourra pas faire de longues ?tudes. Pour sa survie, il est oblig? de suivre une formation d’infirmier. Une fois la formation termin?e, il est embauch? ? l’h?pital de Louren?o-Marqu?s (aujourd?hui Maputo). L?, il ne tarde pas ? protester contre les bas salaires des infirmiers noirs. En 1961, il rencontre Eduardo Mondlane, un intellectuel mozambicain engag? dans la lutte contre le colonialisme portugais au Mozambique. En 1962, se sentant surveill? par la police portugaise, il abandonne son ?pouse pour rejoindre le Front de lib?ration du Mozambique (FRELIMO) dans la Tanzanie de Julius Nyerere. Le mouvement d?clenche, le 25 septembre 1964, la lutte arm?e contre le Portugal. En 1966, Machel devient secr?taire ? la D?fense du FRELIMO, poste qu?occupait Filipe Magaia, mort au combat. En 1968, il entre au comit? central du FRELIMO avec le grade de commandant en chef des forces arm?es.. Pendant deux ans, Eduardo Mondlane discute avec le gouvernement colonial, mais les discussions ne donnent rien. Mondlane d?cide alors de transformer le FRELIMO en un mouvement arm?. Il b?n?ficie, pour cela, du soutien de l?Union sovi?tique, de la Chine et de Cuba qui lui fournissent des armes. Ses hommes sont militairement form?s en Alg?rie. Depuis la Tanzanie, Mondlane lance sur le Nord du Mozambique son arm?e qui inflige de lourdes pertes aux Portugais. Ceux-ci ripostent en commettant de nombreux crimes contre l?humanit?. Malheureusement, Mondlane meurt dans un attentat ? la bombe en 1969. Samora Machel lui succ?de et prend la direction du FRELIMO. Avec une grande intelligence, il continue l?offensive et s?approche progressivement du Sud. Le mouvement finira par franchir le fleuve Zamb?ze. ? Lisbonne, le r?gime dictatorial du pr?sident Salazar est renvers? en 1974 lors de la r?volution dite des ?illets. Machel n?gocie l?ind?pendance et obtient le d?part de la minorit? blanche. Depuis la Tanzanie, il entre dans le pays sous les ovations du peuple mozambicain. Chef de l??tat En 1975, il est ?lu pr?sident de la R?publique. En bon communiste, il nationalise l??conomie et restitue aux Mozambicains les terres que les Portugais leur avaient vol?es. Il rend la sant? gratuite, d?veloppe l??ducation et permet aux Noirs de prendre possession des appartements qui ?taient occup?s par les Portugais au centre-ville. Toutes ces mesures sont ?videmment bien accueillies par les Mozambicains. Mais Machel sait aussi se montrer s?v?re, voire sans piti?, avec les tra?tres ? la nation car ?notre guerre de lib?ration n?a pas ?t? men?e pour remplacer l?injustice portugaise par l?injustice mozambicaine, l?injustice europ?enne par l?injustice africaine et l?injustice ?trang?re par l?injustice nationale?. Avec la Tanzanie et la Zambie, il forme la ligne de front qui apporte son soutien ? l?ANC d?Oliver Tambo, ? la ZANU de Robert Mugabe et ? la SWAPO de Sam Nujoma. La ligne de front n?avait pas d?autre but que de d?barrasser l?Afrique australe de la colonisation anglaise et hollandaise. Il va sans dire que l?engagement et les actions de Machel ne pouvaient que lui attirer l?ire des Blancs. Ces derniers vont donc cr?er la R?sistance nationale mozambicaine (RENAMO) constitu?e de Portugais et de Mozambicains. Lorsque la guerre ?clate entre la RENAMO et le FRELIMO, Machel est oblig? de signer un accord de non-agression avec l?Afrique du Sud. L?accord, qui exige que le Mozambique ne soutienne plus l?ANC, ne fait cependant pas dispara?tre l?hostilit? de Samora Machel envers le gouvernement raciste de Pretoria. Ses liens avec Moscou et Cuba aggravent l?inimiti? des tenants de l?apartheid ? son ?gard. C?est en revenant d?une r?union en Zambie, o? il ?tait question de demander ? Mobutu (Za?re) et ? Kamuzu Banda (Malawi) de l?cher l?apartheid et ses alli?s locaux, que Samora meurt dans un accident d?avion. Le Tupolev 134, qui avait ? son bord 35 passagers, survolait l?espace a?rien sud-africain. Nous sommes le 19 octobre 1986 et Machel n?a que 53 ans. C?est la fin d?une belle aventure avec le Mozambique. La guerre entre le FRELIMO et la RENAMO, elle, continue jusqu?en 1992, faisant environ 1 million de morts. Des unit?s d’?lites de l?arm?e sud-africaine et des membres de l?ex?cutif se rendent imm?diatement sur le lieu du crash. Le Mozambique ne sera inform? que dix heures plus tard. L’URSS et le Mozambique exigent une enqu?te internationale. Finalement, l?enqu?te sera men?e par l?Afrique du Sud. En janvier 1987, elle rend son rapport qui incrimine l??quipage sovi?tique qui n?aurait pas demand? les v?rifications d’usage. Les Sovi?tiques, qui rel?vent certaines contradictions dans le rapport, penchent pour la th?se de l?assassinat. Puisque les Sud-Africains avaient refus? de remettre la bo?te noire de l?avion aux autorit?s mozambicaines.  Hommage Thomas Sankara avait une grande estime pour Machel. Il lui rendit hommage en ces termes: ?Il ne s?agit pas pour nous de pleurer, pour ne pas nous confondre avec tous ces hypocrites, ces crocodiles et ces chiens qui ici et ailleurs font croire que la mort de Samora Machel provoque en eux la tristesse. Nous savons tr?s bien qui est triste et qui se r?jouit de la disparition de ce combattant. Nous ne voulons pas tomber dans cette comp?tition de cyniques qui d?cr?tent par-ci, par-l? tant et tant de jours de deuil, chacun essayant d?affirmer et d?afficher son abattement par des larmes que nous r?volutionnaires devons interpr?ter ? leur juste valeur. Samora Machel est mort. En tant que r?volutionnaires, cette mort doit nous ?difier, nous fortifier en ce sens que les ennemis de notre r?volution, les ennemis des peuples nous ont d?voil?s une fois de plus une de leurs tactiques, un de leurs pi?ges. Nous avons d?couvert que l?ennemi sait abattre les combattants m?me quand ils sont dans les airs. Nous savons que l?ennemi peut profiter d?un moment d?inattention de notre part pour commettre ses odieux crimes. De cette agression directe et barbare qui n?a pour seul but que de d?sorganiser la direction politique du FRELIMO et

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les cahiers de l’int?gration

Dans une Afrique en pleine mutation, la litt?rature occupe une place essentielle pour d?crypter les r?alit?s sociales, politiques et culturelles du continent. Entre m?moire, identit? et modernit?, comment les ?crivains africains d?aujourd?hui fa?onnent-ils le r?cit de leur ?poque ? Plong?e dans un univers o? les mots deviennent des armes, des ponts et des miroirs . Une pr?sentation de Marie No?lle Etoungou & de Florent Brice Tsala

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les cahiers de l’int?gration

Dans une Afrique en pleine mutation, la litt?rature occupe une place essentielle pour d?crypter les r?alit?s sociales, politiques et culturelles du continent. Entre m?moire, identit? et modernit?, comment les ?crivains africains d?aujourd?hui fa?onnent-ils le r?cit de leur ?poque ? Plong?e dans un univers o? les mots deviennent des armes, des ponts et des miroirs . Une pr?sentation de Marie No?lle Etoungou & de Florent Brice Tsala .

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La femme africaine et artifices?

La beaut? est une notion subjective ? laquelle ont ?t? accol?s au fil des ann?es de nombreux ?l?ments. Parmi ces ?l?ments, on note plusieurs artifices tels que les perruques, les ongles et le maquillage, ce qui en soit, n?est pas un mal. En effet, la femme noire vivant en 2024 se trouve confront?e ? des standards de beaut? qui ne correspondent pas toujours ? ce qu?elle est v?ritablement. Entre type de cheveux et carnation, la mode a rarement ?t? de son c?t?.

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Revoici Donald Trump! L?Afrique ne doit pas se tromper

En d?posant, une seconde fois, ses valises ? la Maison Blanche, Donald Trump a promis, lors de son investiture, une refonte radicale de la gouvernance, tant ? l?int?rieur qu’? l?ext?rieur des ?tats-Unis d?Am?rique. Comme en 2016, lors de sa premi?re prise du pouvoir, la nouvelle administration am?ricaine va, ? coup s?r, impacter le continent africain. Examinant le profil de l?homme, des analystes abordent la crainte que Donald Trump ne r?duise le budget am?ricain allou? ? l?aide humanitaire et aux op?rations de maintien de la paix en Afrique, ainsi que l?engagement diplomatique de Washington dans la r?solution de crises majeures. Apr?s avoir ?voqu? la guerre d?influence sur le continent avec la Chine et la Russie, ils identifient les possibles vecteurs de rapprochement entre l?administration Trump et certaines capitales africaines, sur des int?r?ts majeurs tels que les min?raux strat?giques et l?agenda ?anti-woke?.En poursuivant ce d?cryptage, d?autres analystes estiment que ce deuxi?me mandat risquerait lui aussi de laisser un souvenir d?sagr?able aux Africains. Ceci en raison non seulement de la politique de l?immigration qui fermera les portes de l?Am?rique aux jeunes du continent, mais aussi de l?imposition des droits de douane pour les importations africaines aux ?tats-Unis. Si durant son premier mandat, le pr?sident am?ricain a montr? peu d?int?r?t pour l?Afrique, son retour au pouvoir pourrait lui permettre d?intervenir de fa?on plus dynamique, non pour le d?veloppement des pays africains mais ?pour contrecarrer les investissements de la Chine? qui a une influence croissante sur le continent d’une part, et ?d?fendre, d’autre part, les int?r?ts am?ricains?, analyse Francis Kpatind?, enseignant ? Sciences Po Paris. Pour tout dire, le come-back de Trump ? la Maison-Blanche risque de ne pas faire bouger les lignes dans le bon sens du terme, et l?Afrique ne devrait pas en attendre grand-chose. D?autant plus que le nouveau locataire a annonc? la couleur avec ses d?clarations tonitruantes et pour le moins inqui?tantes pour les pays africains, avec notamment des r?ductions significatives dans le budget allou? aux aides au d?veloppement, la diminution annonc?e de sa pr?sence militaire sur le continent. Ce qui pourrait ?tre une aubaine pour les groupes terroristes. En un mot comme en mille, l?Afrique ne sera pas un enjeu majeur pour l?Am?rique sous Trump II, pas plus qu?elle ne l?a ?t? durant le premier mandat de ce pr?sident isolationniste qui avait qualifi? les pays africains de ?trous ? rats?. L?Afrique, quant ? elle, n?int?resse pas tant le d?sormais pr?sident des ?tats-Unis, et pourrait ?tre encore ignor?e comme elle l?a ?t? durant son premier mandat. C?est vrai que, cette fois, il n?a pas tenu des propos insultants ? l??gard de certains ?tats, qu?il avait qualifi?s de ?pays de merde?. Alors, tout ceci souligne la n?cessit? pour l’Afrique de red?finir ses strat?gies, notamment dans ses engagements g?opolitiques et s?curitaires cl?s. Plusieurs questions capitales aux niveaux bilat?ral, r?gional et continental seront influenc?es par les politiques du second mandat de Donald Trump et les priorit?s de son cercle int?rieur. Bien plus, le retour du milliardaire offre aux pays africains l’occasion de d?velopper des relations politiques et ?conomiques proactives avec les ?tats-Unis et des strat?gies r?silientes pour ?viter de subir les politiques am?ricaines changeantes. Ongoung Zong Bella

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Elles approuvent le « viens on reste », faute de moyens pour payer la Dot.

Parfois la dot est fort faible (7). Ailleurs elle est tr?s ?lev?e et en nombreux endroits, elle a tendance ? devenir plus forte depuis la substitution de l?argent aux valeurs coutumi?res et sous l?influence de l?accroissement des ressources. Enfin, dans certains groupes ethniques, elle varie selon le rang social des int?ress?s, le rang social de la jeune fille, les exigences des parents, etc. Ainsi pour emp?cher des abus, le code de la famille au Congo, pr?voyait que la dot ne puisse pas d?passer la valeur maximale fix?e par ordonnance du Pr?sident de la R?publique, prise sur proposition des assembl?es r?gionales. Toutefois lors de la r?forme du code de la famille en 2016, ces dispositions ont ?t? supprim?es. Ainsi, un d?put? national a d?pos? une proposition de loi, dit ? loi Mbau ?, cens?e fixer un montant maximum de la dot.

Femmes Int?gres et Int?gr?es de l'Afrique Centrale, MATINS DE L'INTEGRATION, Sport

L?galisation de la Dot au Cameroun: Chez les B?tis

La dot est l?ensemble des biens meubles ou immeubles donn?s par un tiers ? l?un ou l?autre des ?poux dans le contrat de mariage. Au pays berceau de nos anc?tres il y a des avanc?es juridiques dans le domaine. De source bien introduite, une seule dot est d?sormais l?galement reconnue pour les mariages coutumiers au Cameroun. Nous d?couvrons le cas particulier du peuple B?ti du Cameroun, Avec la participation d’Audrey BELLA.

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La cloche ?piscopale sonne la fin des messes de minuit

Dans le prologue de son ouvrage L’engagement politique du chr?tien: une expression, Mgr Paul Lontsi?-Keun? dit , je cite: <<Ce n’est pas en fuyant le milieu politique que nous allons le transformer ! Il est un lieu th?ologique important et proprement un lieu d’apostolat pour les fid?les de Christ. L’action par le biais du Politique restera toujours une forme importante de l’amour du prochain. M?priser le Politique aura des cons?quences t?moignant d’un r?el manque d’amour du prochain, d’une r?elle m?prise de la justice sociale>> Fort de cette logique ?mancipatrice et lib?ratrice que le soleil du nouvel l’an de gr?ce s’est lev? ? l’ouverture de la conf?rence ?piscopale nationale ? Bamenda au Cameroun. Comme le son de cloche qui appelle les fid?les ? l’adoration eucharistique ? la suite de la sortie de quelques ?v?ques qui fait grand bruit, l’?piscopat Catholique romain semble r?solument engager son apostolat au service du peuple camerounais en pleurs qui suffoque sous le poids des souffrances sociales. Il crie son ras le bol, Oui fuir le milieu Politique est un manquement sacerdotale, un manque d’amour envers son prochain, une m?prise de la justice sociale. Scandale en R?publique ! Scandale ! La la?cit? est foul?e aux pieds.Les loups sont de sorties.C’est ce qui en ressort du moins de la floraison des critiques de l’?lite politico intellectuelle de tout bord et de tous les bords.N’est il pas normal le scandale selon les Saintes Ecritures ? Soulignant tout de m?me un malheur par qui il arrivera le scandale?!Vraisemblablement, c’est la confusion dans la sph?re politique; L’opposition, moribonde se voit voler la vedette ? l’or?e d’une ann?e ?lectorale aux enjeux d?terminantes. Elle semble mise en berne, sous les ?teignoirs, se cr?e un g?nie en joignant sa voix ? l’?lite universitaire qui elle aussi dans les peurs du changement, s’est ?rig?e en ma?tre penseur de la conscience nationale. Prise dans les cha?nes d’une holigarchie ob?se, engraiss?e par la corruption end?mique, se d?finit comme mandataire du titre foncier du Cameroun et de son patrimoine national. Elle se seule de l’opportunit? de c?der une miette par ici, une autre par l??Le r?gime semble dos au mur, pris de court, incapable d’anticiper comme toujours, car aveugl? par son arrogance, sa condescendance, ses pillages?La r?action est timor?e, pour une fois l’on peut observer la prudence ;? travers ses griots dans les r?seaux sociaux et les m?dias qui ?voquent la th?orie du complot du lobby imp?rialiste de Rome qui aurait d?cid? de l?cher L’homme Lion. Une fa?on bien na?ve d’analyser les choses, pourtant tout les signes sont l? devant nous depuis belle lurette. Faudrait il les faire remarquer que de mani?re globale la conception du monde et de l’?tat n?olib?rale par ricochet la forme de l’?tat du Cameroun pour des raisons multiples et divers font face ? la CRISE DE L’?TAT.Il s’agit ici des dynamiques des forces endog?nes qui se mettent en place pour exprimer avec plus d’adresse, un mal-?tre profond et ?vident. Aujourd’hui nous parlons de ?glise( en g?n?ral), que dire des artistes ( Petit Pays, L.Ponce, Jean Pierre Bekolo, Charlotte Dipanda, Valsero, Daphney?), et de la soci?t? civile qui n’ont cess?s de participer ? la construction du capital social pour un id?al collectif Commun,mais d’interpeller l’ordre gouvernant ? une gouvernance plus ?quitable.Il est ?vident que nous ne sommes plus au niveau de qui a l’habilet? de faire ou de parler. Cet ordre fait face ? un rapport de force endog?ne d? ? la Mal gouvernance syst?mique qui visiblement les met en ballotage d?favorable autant sur le plan interne qu’externe.La bonne question c’est, qui a r?ellement la l?gitimit? aujourd’hui ?La r?ponse est simple. LE PEUPLE !Ce peuple, cela est palpable, sort de son adolescence, de son indolence, de son insouciance, de son ignorance pour embrasser son destin.C’est ?a qui fait peur. Comme je le disais dans une publication dat?e du 28 novembre 2024, intitul?e : LES PEURS DU CHANGEMENT, je cite << Un peuple qui pense, qui r?fl?chit est un peuple qui s’?mancipe, se d?veloppe, se lib?re?Il aspire ? la dignit?,exige la justice, transforme son monde et ?crit son histoire>> Qu’allons nous faire des pierres qui nous sont jeter par l’Eglise ? Le choix est devant nous, nous en sommes tous responsables,il n’est plus question de stigmatiser une communaut? ou un corps social mais d’avoir l’audace de faire des choix judicieux, vrais, justes pour l’?mergence d’un ?tat Nation ????????.Toujours dans mon pamphlet du 28 novembre 2024, j’?voquais ce choix qui se pr?sente ? nous en soulignant<< La science de la r?flexion est une vague irr?pressible, une mar?e de changement, une transition pouss?e par le vent de la nouvelle naissance. Elle nous donne le courage de questionner, de discerner, de d?fier en tout intelligence pour construire un avenir des Lumi?res pour un CAMEROUN nouveau?Les pauvres qui savent r?fl?chir sont des b?tisseurs de demain, le vent souffle o? il veut? c’est le vent d’un CAMEROUN nouveau>> Martin Luther King ne disait il pas : Toute religion qui n’est pas capable de r?pondre aux probl?mes sociaux, ?conomiques et politiques de la soci?t? dans laquelle elle vit, n’a pas lieu d’exister. R?v Evouna Jean de Dieu Expert en Sciences Sociales/ Pr?sident de l’Organisme Africain de D?veloppement des Familles (OADF ONG).

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