L?ouverture de la 6eme ?dition du festival a jet? les bases d?une refondation des rapports entre ressortissants du peuple Bassa-Mpoo-Bati. Il souffle un vent nouveau sur le festival culturel du peuple Bassa-Mpoo-Bati, le ?Mbog Liaa?. Celui-ci revient apr?s un long temps d?arr?t avec des valeurs davantage resserr?es autour de l?unit? au sein de ce groupement ethnique. Union, solidarit?, amour, concordes en sont les principaux ?l?ments de langage, sans lesquels la c?l?bre caricature du Bassa n?aimant pas son fr?re continue de faire sens. ?Le message est que le peuple Bassa-Mpoo-Bati est debout. Il y a eu un temps d?h?sitation, un temps de latence. Depuis 2023, l?assembl?e g?n?rale de la refondation a mis une ?quipe nouvelle, un cadre op?rationnel nouveau et les premiers fruits commencent ? se faire voir ?, d?clare le pr?sident de l?Association Mbog Liaa, Mb?mbok Malet Ma Njami Mal Njam ; L?acte 6 du Mbog Liaa (rassemblement de la famille en langue Bassa) tient d?s l?entame, ses promesses dans la poursuite de cet objectif. Depuis vendredi, 22 novembre, presque tous les cantons sont repr?sent?s ? cette grand-messe qui se tient ? Pouma, localit? de la Sanaga maritime. Babimbi 1, Babimbi 2, Babimbi 3, Bikok, Adi?, Bakoko, etc y tiennent le flambeau de la culture aux c?t?s d?une trentaine de chefs traditionnels et des ?lites. ?Le peuple Bassa-Bati-Mpoo est une identit? forte qui est au c?ur de la nation et qui tend les mains ? toutes les communaut?s pour retrouver ce qui fait sa force et qui le hisse au niveau de l?universel. Tu es toi. Tu es toi avec l?autre. Tu es toi comme l?autre mais l?autre se retrouve en toi. Voici le Bassa, voici le Mpoo, voici le Bati?, d?clare Mb?mbok Malet Ma Njami Mal Njam dans une ?loge faite vendredi ? la fraternit?. Une cinquantaine de Mb?mbok communie avec le peuple. Dans une posture dualiste, ces guides spirituels assurent le bon d?roulement des festivit?s actuelles tout en scellant au-del? du visible et de l?entendement les vell?it?s du rassemblement du peuple Bassa-Mpoo-Bati. C?est dire tout le r?le qui est le leur dans cette entreprise. ?Les Ba Mb?mbok (au pluriel, Ndlr) c?est l??me profonde du peuple Bassa-Mp?o-Bati. C?est l?incarnation de l?identit? Bassa-Mpoo-Bati. Si ce fermant est consolid?, est fort et percutant, le reste ne peut que suivre. Nous pouvons ? partir du sol, nous ouvrir au monde sans aucun probl?me et en toute coh?rence. Il y?en a qui laissent croire que les Bassas ont perdu le nord. Il y?en a m?me qui ont pr?dit qu?il y aura un festival ? Pouma sans un seul Mb?mbok. Mais voir avec les yeux d?passe les on-dits (traduction fran?aise du propos original, Ndlr) ; Ceux qui ?taient ici ont vu que l?heure est venue pour nous de garder ce qui est ? nous, pour nous d?abord, nos enfants, notre pays le Cameroun?, souligne le d?tenteur du savoir ancestral Bassa.Des maux ?Pourquoi cela d?range les gens qu?il y?ait l?entente entre nous ? Nous qui sommes ici, porter le message aux absents, au Cameroun et ? toute la terre que nous avons d?cid? que, monte ou descend, nos peuples vont r?solument s?unir?, mart?le-t-il. Les maux du pr?sident de l?association Mbog Liaa pour lever tout obstacle ? la dynamique en marche est la fin des actes de sorcellerie et des complots dirig?s contre son fr?re et la r?appropriation des valeurs traditionnelles. C?est la raison pour laquelle jusqu?au 30 novembre, le festival Mbog liaa ouvre la voie ? la r?appropriation de l?histoire du peuple, ? la consolidation du patrimoine, ? des r?flexions sur la gouvernance patrimoniale et traditionnelles, le d?veloppement ?conomique, le r?le de la diaspora. Louise Nsana Que mange le Mbog Les Ba Mb?mbok scellent dans un destin funeste toux ceux qui constitueront un obstacle pour le rel?vement des Bassa-Mpoo-Bati ? Tel est le sens ? donner ? un rituel de b?n?diction tenu ? l?ouverture de la 6e ?dition du festival Mbog Liaa. Vendredi, 22 novembre 2024, sous un soleil ardent, un homme marche, pieds nus, au milieu des tentes o? sont rassembl?s divers participants ? la c?r?monie protocolaire d?ouverture du Mbog Liaa. Son air est magistral. Sa chevelure est abondante sous un chapeau noir et sa barbe fournie, longue et entrem?l?e. Il arbore une tenue travaill?e par des artisans ? base de paille et tient, accroch? ? son ?paule, un sac en paille que sa main va fouiller de temps ? autres sans rien en sortir. Il est ?nigmatique et pittoresque. Une impression que renforce, et ce malgr? son jeune ?ge, son statut de Mb?mbok. Lequel est fortement attach? dans les consciences africaines ? la maitrise de r?alit?s physiques et m?taphysiques mais ?galement ? des rapprochements r?guliers avec des ?tres immat?riels; dont proviennent, pour le Bassa-Mpoo-Bati, le pouvoir de faire et de d?faire. Son nom est Mb?mbok Ntamack, du canton Bikok (localis? entre Pouma et Som Mbengu?). Il pr?side ? la c?r?monie du ?Y?k Kul?, la pri?re traditionnelle de b?n?dictions par les guides spirituels du peuple Bassa-Mpoo-Bati. Dans un Bassa pur, celui-ci s?insurge contre tout acte visant ? emp?cher le rel?vement de ce grand groupe ethnique. Il pr?dit un avenir funeste aux acteurs des agissements d?cri?s. ? Au nom des anc?tres, si quelqu?un dit que les Bassas sont finis, qu?ils ne se rassembleront pas, alors que les Mb?mbok ont leur accord, quel que soit cette personne, qu?elle soit m?me Mb?mbok o? qu?elle se trouve et qu?elle r?pande cela, qu?elle vienne de n?importe quel pays, que la nature la mange. Mais s?il dit que cette tribu n?ira pas de l?avant, ils ne s?entendent pas, que la nature la mange. Et si des gens sont partis de loin et qu?ils sont arriv?s ici et que d?autres les m?prisent, qu?ils les attaquent mystiquement, se moquent d?eux, que la nature les mange. Ce que je dis, c?est ce qui se fera et c?est ce qui sera ; Ceux qui doutent que ce rassemblement se fera, que la nature les mange. Si moi-m?me Mb?mbok Ntamack, je me tiens ici et que parti d?ici, je m?en vais changer mes positions,