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Pi?ces de monnaie?: la raret? tr?buche et sonne toujours ? Yaound?

Pour de nombreux usagers de la capitale, la r?cente d?cision d?injecter 150 millions FCFA en jetons dans le circuit ?conomique n?a pas contribu? ? faire reculer le ph?nom?ne.  Au March? central de Yaound?, tout semble se passer comme si la p?nurie des pi?ces de monnaie entrait ? nouveau en contact avec les commer?ants. Pour le dire, Didier T., renseigne que le sujet ne s?est pas perdu. ? On dirait m?me que c?est pire qu?avant ?, explique le jeune caissier employ? dans un magasin sp?cialis? dans l?agro-alimentaire. ? Plus que par le pass?, la situation est devenue plus pr?occupante lorsqu?il faut satisfaire un client ?, explique-t-il. Si le propos fait ?cho ? des angoisses v?cues par de nombreux pr?pos?s de caisse dans la capitale, il exprime surtout retour ? l?ancienne trajectoire des transactions commerciales. ? Quand ?a ne va pas, on propose aux clients d?arrondir les totaux en acqu?rant d?autres gadgets ou produits dispos?s ? vcet effet ?, renseigne T?claire Essama, caissi?re dans une sup?rette situ?e au quartier Mvog-Mbi. Ajustement En d?autres termes, cette approche ne vise pas tant de d?gager des marges b?n?ficiaires. Elle rend compte d?un processus transactionnel ajust? au contexte de raret? de pi?ces de monnaie. ? C?est pour cr?er une ambiance porteuse de satisfactions pour nos clients. En fait, il y a dedans une dimension psychologique forte parce qu?elle tourne autour de l?acte de d?cision qui englobe des champs d?application plus larges que la simple vente. La responsabilit? du vendeur y est par cons?quent primordiale. En effet, il doit faire en sorte d??tre, ? la fois, satisfait lui-m?me et satisfaire son client quant aux d?cisions prises ; dans un juste ?quilibre o? nul n?est le vainqueur ou le vaincu ?, atteste Olivier Maga, vendeur en pharmacie. Quant clients eux-m?mes, beaucoup indiquent que les co?ts des produits ou les urgences hi?rarchisent les d?cisions. ? Si par exemple, j?ai un malade et qu?en pharmacie, il n?y a pas de jetons, je peux laisser 25 ou 100 FCFA, ce n?est pas tuant par rapport ? ce qui est plus urgent ?, reconnait Marie C?cile Avouzoa, enseignante.  Parce qu?ils connaissent ? la r?alit? du terrain ?, d?autres clients pr?f?rent la solution digitale. ? Tr?s pratique ma carte bancaire ?, vante un fonctionnaire. Un autre vante l??paisseur de son solde dans son t?l?phone portable. ? Pas de probl?me de monnaie, avec ?a ?, entend-on. Ongoung Zong Bella

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Fabien Eboussi : un intellectuel libre et authentique

Fabien Eboussi a tir? sa r?v?rence le 13 octobre 2018 ? 84 ans. Il y a trois jours, pourtant, je r??coutais, quasi religieusement, deux de ses conf?rences sur Internet. Il y parlait avec ce calme, cette rigueur et cette pr?cision qui le caract?risaient. On rendra un hommage m?rit? ? cet intellectuel qui ne parlait jamais au hasard. Il sera c?l?br? partout o? il eut ? poser ses pieds, et pas seulement dans son Cameroun natal, car il avait enseign? un peu partout : au Nigeria, en C?te d?Ivoire, en R?publique d?mocratique du Congo, en Allemagne, en France, aux ?tats-Unis, etc. Pour ma part, j?ai pens? que la meilleure fa?on de lui exprimer ma gratitude ?tait de partager ses meilleures intuitions et saillies sur le christianisme, la politique et les intellectuels en Afrique afin que ceux qui ne connaissent pas son ?uvre aient envie de s?y plonger. Et c?est par une citation de Luc Ferry que je voudrais essayer d?entrer dans la pens?e de l?enfant de Bafia. I/ Une d?construction du discours missionnaire sur l?Africain ? Le Christ n?a bien ?videmment jamais demand? ? l?homme de se priver de son intelligence, encore moins de cesser de s?interroger. Toutes ses paraboles [?] sont manifestement destin?es ? faire r?fl?chir, ? mettre en branle notre intelligence interrogative (qu?a-t-il voulu dire au juste ?) et interpr?tative (quel est le sens de son message ?) ?, ?crit Ferry dans « Vaincre les peurs. La philosophie comme amour de la sagesse » (Paris, Poches Odile Jacob, 2007, p. 185). Pour Fabien Eboussi, qui servit le Christ et son ?glise comme pr?tre j?suite (de 1969 ? 1980), le fait de s?interroger et d?interroger le monde dans lequel on vit n??tait pas seulement un droit mais un devoir. Un devoir auquel il ne se d?roba jamais, que ce soit dans ou hors de l??glise qu?il ne voyait pas comme ? une caserne o? tout le monde marche au m?me pas et ob?it au moindre coup de sifflet des responsables ?. Persuad? que les brebis (les fid?les la?cs) n??taient pas des moutons de Panurge et que ? la foi doit se montrer critique, mais non au sens p?joratif de l?esprit de critique ? (cf. Bernard Sesbo?e, ? La foi chr?tienne n?est pas un ghetto ?, « Croire aujourd?hui », n? 243, mars 2008, p. 21), Eboussi osera ?crire ceci :  » Le christianisme a certes soign?, ?duqu? les N?gres d?o? sont sortis ce que vous appelez les Africains mais le christianisme et les missionnaires n?ont pas fait l?Africain qui commence par la d?cision de refuser ce paternalisme et le contexte d?ignorance et de violence o? cette bienveillance ? son ?gard s?est exerc?e » (« ? Contretemps. L?enjeu de Dieu en Afrique », Paris, Karthala, 1991, p. 49). Dans le m?me ouvrage, il d?clare :  » Il faut d?abord d?fendre la d?marche g?n?rale et r?volutionnaire du christianisme ? ses origines en Afrique, qui a consist? ? valoriser ceux que leur soci?t? ?liminait ou marginalisait, ? les transformer en contre-pouvoir et en avant-garde d?un monde nouveau. Il a toujours proc?d? de la sorte en ces p?riodes de vitalit? et de fid?lit? ? ses commencements. Force est pourtant de reconna?tre les limites de celui-ci au moment de son expansion chez nous. Il est un christianisme de croisade civilisatrice, de r?sistance antimoderniste, de rivalit?s interconfessionnelles. Il est plus soucieux de propagande que de la v?rit? qui lib?re, plus soucieux de r?pandre l?image de lui-m?me que la puissance de r?surrection du Christ. Il souffre cruellement de l?absence du sens d?une catholicit? positive et dilatante, qui n?a pas la main crisp?e sur le mis?rable tr?sor de traits qui d?finissent son identit? ?triqu?e. » (« ? Contretemps », p. 84). ? le lire, on d?couvre que certains missionnaires ont c?d? ? la tentation, comme le p?re Drumont dans Le pauvre Christ de Bomba de Mongo Beti, de se substituer ? Dieu, « de faire Dieu ? [leur] propre image » (« ? Contretemps », p. 123). Il les percevait, ces missionnaires trop z?l?s et remplis de certitudes, comme des gens qui ? continuent d??tre les relais d?influence de leurs pays, de leurs cultures et de leurs id?ologies, les t?tes de pont des modes de vie et de pens?e de leur civilisation et de ses int?r?ts mat?riels, par le truchement de l?aide, des relations, des services rendus ? la bourgeoisie (pr?ts, placement des enfants?) ? (« ? Contretemps », p. 41). Sa position sur les relations entre colonisateurs et missionnaires ?tait sans ?quivoque : ?Le christianisme appelle la colonisation pour forcer les peuples et les pays qui lui sont ferm?s ou hostiles, il a besoin du protectorat et de l?appui mat?riel et diplomatique de la puissance occidentale. Sans eux, il se sent fragile, sa situation est pr?caire, ? la merci de la pauvret?, du m?pris et de la violence. Mais la colonisation a besoin du christianisme pour se faire pardonner sa brutalit?, voire pour se faire aimer ? (« ? Contretemps », pp. 120-121). Ailleurs, il fait remarquer que, dans la mission, ? l?autre [l?Africain] fut n?gation, absence, privation, pr?paration, germes, ?bauches ? (cf. ? F?tichisme et pros?lytisme ?, dans Olivier Servais et G?rard Van?t Spijker (dir.), « Anthropologie et missiologie (XIXe-XXe si?cles). Entre connivence et rivalit? », Paris, Karthala, 2004, p. 66. Eboussi d?plorait particuli?rement le fait que ? le christianisme n?est plus folie, ni scandale, mais religion sup?rieure, un des ?l?ments constitutifs de la sagesse et de la puissance de l?Europe, religion du dominateur, religion dominante ; [constatait] que la mission est colonisation [?tant donn? qu?] elle coupe le monde en deux cat?gories, les chr?tiens et les non-chr?tiens, les uns [?tant] tout, les autres rien?, qu?elle est un syst?me qui a sa logique fond?e sur l?exploitation ou la cr?ation de l?in?galit? spirituelle, et sur la condescendance m?prisante ? alors que ? m?me l??vangile n?autorise pas l?imp?rialisme religieux et la d?pendance spirituelle, l?activisme de l?offre du salut, le pros?lytisme indiscret qui fait violence aux consciences, prend d?assaut les ?mes pour les soumettre ? un contr?le dominateur ? (« ? Contretemps », pp. 40 et 50). Son article ?La de-mission ?, paru en 1974 dans la revue « Spiritus », provoqua

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P?riode de soudure: PAM et BM aux c?t?s du Tchad

De juin ? septembre, l?on est ? pleine p?riode de soudure. Elle entraine avec elle son lot de souffrance pour des millions de personnes dans les zones rurales africaines. Faible production agricole et insuffisance alimentaire sont les maitre-mots d?une s?rie aliment?e sur le continent par les al?as climatiques, l?ins?curit? et l?augmentation des prix. Le Tchad n?en est pas au bout de ses peines. Ce pays d?Afrique centrale en est ? 5e ann?e cons?cutive d?ins?curit? alimentaire, avec 3,4 millions de personnes, dont des r?fugi?s, qui ne pourront pas r?pondre ? leurs besoins alimentaires et nutritionnels de base durant cette p?riode de soudure, selon les projections de l?analyse sur la s?curit? alimentaire du Cadre Harmonis? de mars 2024. ?Cela repr?sente une augmentation de 240 % compar?e ? 2020 pour cette m?me p?riode cruciale o? les stocks alimentaires s’?puisent et la faim atteint son pic en attendant les prochaines r?coltes?, mart?le le Programme alimentaire mondial (PAM). Le Gouvernement du Tchad est au fur et au moulin pour veiller u bien ?tre de la population. Il vient de ce fait de d?clencher son Plan national d?urgence pour r?pondre au besoin d?un million de personnes parmi les plus vuln?rables du pays. PAM, Banque mondiale, Commission europ?enne, Japon et Etats-Unis se tiennent ? son c?t? pour la distribution de nourriture, de kits de semences, et des transferts mon?taires aux populations concern?es. ?En mobilisant plus de 100 millions de dollars pour aider le gouvernement ? faire face ? l’urgence alimentaire, la Banque Mondiale travaille ? l’am?lioration des conditions de vie de la population tchadienne, qui fait face ? plusieurs chocs ? la fois? d?clare Rasit Pertev, le repr?sentant-r?sident de la Banque Mondiale au Tchad. Le PAM fait appel ? des investissements massifs pour apporter des solutions durables au probl?me. Louise Nsana

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Sommet Afrique-France : deux ans apr?s, Yaound? suis les traces de Montpellier

Le? Conseil de jeunes africains et fran?ais mis en place sous l??gide du pr?sident Emmanuel Macron impl?mente l?exp?rience de la refondation d?une relation entre les deux parties.? Deux apr?s Montpellier, le Conseil pour le suivi des recommandations du Nouveau Sommet Afrique-France (CNSAF) poursuit sa mission sur le terrain diplomatique de co-construction d?une nouvelle dynamique de coop?ration entre le continent noir et ce pays d?Europe. Si l?id?e d?une nouvelle formule de la plateforme historique de n?gociations entre l?Afrique et la France a su trouver sa place dans les consciences collectives, le Conseil mettant en ?uvre les jeunes et la soci?t? civile a suscit? des craintes. L?envers du d?cor est pr?sent?  par l?ambassadeur de France au Cameroun, Thierry Marchand, dans un bilan de la 1ere mandature de cette plateforme. ?Je voudrais rendre hommage au Conseil sortant. Ce que vous avez fait, c’est en fait le succ?s de la survie parce que le Conseil est au d?part un dispositif g?nant. Et ?a  je crois qu?ils l?ont tr?s bien fait  parce que le travail de d?part a ?t? d?essayer de convaincre tout le monde que le Conseil n??tait dangereux pour personne. Qu?il ?tait quelque chose qui n?allait pas remettre en cause un certain nombre d?acquis que certains auraient pu consid?rer comme mis en danger. Et c?est ?a qu?a fait Jacques Jonathan Nyemb (pr?sident sortant du Conseil) au bout de deux ans. Vider compl?tement cette m?fiance?, D?clare le diplomate. Pour mesurer toute la teneur de ce propos tenu sous fond d?improvisation, Thierry Marchand fait une incursion dans le contexte ? l?heure de la premi?re mandature. ?Au d?part, il n?y avait pas de doctrine pr??tablie. on peut prendre du temps pour essayer de construire progressivement une sorte de m?thodologie qui caract?rise cette d?marche?, souligne?t-il.   Cameroun, terreau fertile Deux ann?es apr?s Montpellier, le Conseil du Nouveau Sommet Afrique-France a su mobiliser des troupes. Il repose aujourd?hui sur un ?cosyst?me de 7 000 jeunes entre l?Afrique et l?Europe et d?un budget de 612,425 millions de FCFA pour mener diff?rents projets en lien avec la trajectoire fix?e d?accord-partie. Mais pour Thierry Marchand, le bilan peut aussi encadrer l?alignement id?ologique des parties prenantes. ?Le Cameroun ouvre les voies parce que c?est le pays o? la greffe a le mieux pris. L?id?e au d?part ?tait de semer dans les pays d?Afrique la m?me semence. Nous devons l?admettre, le Cameroun a ?t? une terre f?conde o? cette id?e a trouv? le plus de sels min?raux qui ont permis ? ce Conseil de bien commencer. Il y a bien d?autres histoires qui montrent qu?ici au Cameroun il y a un app?tit. Toute une s?rie de projets qui ont ?t? lanc?s depuis quatre cinq ans ont pour la plupart prosp?r?. Le Cameroun est clairement identifi? ? Paris, et j?en suis le t?moin, comme un pays pour lequel on peut continuer ? investir?, d?clare-t-il.  Ere nouvelle Aujourd?hui le Conseil se dote de nouveaux leaders. Dr Myriam Hemes Njimegne Nkwa, 30 ans, ?pid?miologiste de terrain, en est la nouvelle pr?sidente depuis le mardi 23 juillet 2024. Elle devra pr?sider ? la destin?e de l?instance pour la p?riode 2024-2026, en remplacement  de l?avocat Jacques Jonathan Nyemb. Cette deuxi?me mandature, apprend-on, s?inscrit dans la pr?servation des acquis enregistr?s depuis le 8 octobre 2021. A savoir la mobilisation des jeunes ? travers les deux continents autour de centres d?int?r?ts partag?s. Cette ligne d?horizon est guid?e par la feuille de route de la nouvelle promue. ?Durant les deux prochaines ann?es, nous continuerons ? placer les jeunes au centre de cette coop?ration? C?est notre mission de mettre en avant les femmes et les jeunes et de mettre en lumi?re les probl?matiques qui touchent les femmes, les jeunes, les personnes vuln?rables?, a?t-elle d?clar? ? l?issue de la c?r?monie d?installation dans ses nouvelles. Lancer le fonds d?innovation pour la d?mocratie; b?tir la maison des mondes africains et des diaspora; enclencher le programme campus nomade; initier le forum euro-africain sur les migrations; lancer la ?Plateforme? de d?bats Afrique-France; relancer la dynamique de restitution et exp?rimenter les mus?es de demain ; accompagner la jeunesse africaine vers l?emploi; cr?er une commission intercontinentale sur la transparence ?conomique; d?velopper le programme Start-up Africa-France, constituent les actions prioritaires de la nouvelle dirigeante. Celle-ci ambitionne par ailleurs de faire entendre la voix de l?Afrique sur le climat et la biodiversit? et transformer l?aide publique au d?veloppement. Louise Nsana

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Noces d?or du Feicom : le temps du bilan

Le tableau affiche un soutien continu au d?veloppement local d?une part, et une bonne aura ? l?international d?autre part. 1974-2024, 50 ans de maturit?, que le Fonds Sp?cial d?Equipement et d?Intervention Intercommunale (Feicom) est aux c?t?s des Collectivit?s territoriales d?centralis?es (CTD). Cela se retrouve dans la d?signation du th?me: ?50 ans du financement du d?veloppement local pour contribuer ? l?am?lioration du cadre et des conditions de vie des populations?. Ce 24 juillet 2024, sur la sc?ne de la 13e ?dition du Salon de l?action gouvernementale (Sago) ? Yaound?, le directeur g?n?ral du Feicom entend populariser l?action de la structure dont il a la charge. A travers une d?marche ? la fois r?trospective et prospective, Philippe Camille Akoa en profite pour caract?riser la vision du Feicom. ?On ne peut ne pas continuer de grandir sans s?interroger sur son bien-fond?, son bilan, et appr?cier le chemin parcouru. Nous pensons que le bilan du Feicom est satisfaisant. Tout en restant dans l?am?lioration, nous pensons qu?il y a des choses ? parfaire?, dit-il. Et de poursuivre: ?Nous entendons faire des collectivit?s territoriales d?centralis?es un lieu o? il fait bon vivre, ?tre aux c?t?s du gouvernement pour effectivement am?liorer les conditions de vie de nos concitoyens?. RayonnementFort de son ancrage ? rendre les communes plus attractives, le Feicom suscite de l?int?r?t ? l??chelon international. ?Nous recevons les d?l?gations ?trang?res qui viennent s?inspirer du mod?le Camerounais sur la d?centralisation dans le cadre de son financement. D?ailleurs nous nous appr?tons ? recevoir une d?l?gation ?trang?re qui viendra de la Guin?e Conakry, en d?but d?ann?e nous avons eu le passage de deux d?l?gations venues du Burkina-Faso, et du Togo, et l?ann?e derni?re, nous avons re?u la d?l?gation du Gabon?, laisse entendre le Directeur g?n?ral du Feicom. PlaidoiriesNonobstant les bons points enregistr?s par le Feicom dans l?accompagnement des CTD Augustin Tamba, pr?sident de l?Association des Communes et Villes Unies du Cameroun(CVUC) dans sa plaidoirie attire l?attention de la tutelle, le minist?re de la D?centralisation et du D?veloppement Local (MINDDEVEL). ?Les fonds du Feicom ne peuvent pas ?tre s?questr?s, ils doivent ?tre libres pour avoir un statut sp?cial ? l??re de la d?centralisation. Nos fonds doivent rester disponibles, parce qu?ils sont faits pour r?gler les probl?mes au quotidien avec une flexibilit??, mart?le-t-il. Il conclut en la f?licitant ?pour les am?nagements mis en place pour que le Feicom h?berge les fonds d?riv?s de la diplomatie internationale de la coop?ration pour lui permettre d?avoir une capacit? d?intervention de terrain redoutable, et efficace pour l?am?lioration des conditions de vie de nos populations?. Olivier Mbessit?

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UPAC/Cl?ture de l’ann?e Acad?mique 2023-2024: Le Recteur Rev. Pr. FROUISOU Samuel, d?cor? Chevalier de l’Ordre de la valeur

La cl?ture de l’ann?e acad?mique ? l’Universit? Protestante d’Afrique Centrale (UPAC), s’est tenue ce vendredi 26 juillet 2024 avec la d?coration du Recteur le Rev. Pr. FROUISOU Samuel, sous la pr?sidence du Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement Sup?rieur, Chancelier des Ordres Acad?miques, le Pr. Jacques FAME NDONGO. Cette c?r?monie unique a eu lieu dans l’enceinte de cette Institution Acad?mique, pr?cis?ment dans le somptueux Amphith??tre Immanuel David, en pr?sence aussi de Madame le Ministre des Postes et T?l?communication (MINPOSTEL), LIBOM LI LIKENG Minette. Plusieurs ?tudiants ont re?u leurs parchemins. Tous habill?s en toges de sortie, et c?l?brant leurs r?ussites ? tous les niveaux : Licence ? Master ? Doctorat (LMD). L?un des ?l?ments Majeurs reste la distinction de Monsieur le Recteur, Rev. Pr. FROUISOU Samuel, qui a ?t? d?cor? au titre du Chevalier de l?Ordre de la Valeur, au cours de cette m?me c?r?monie. Le Recteur de l’UPAC, Rev. Pr. FROUISOU SAMUEL d?cor? au rang du Chevalier de l’ordre de la valeur, par le Ministre d’?tat, Ministre de l’enseignement Sup?rieur, Chancelier des Ordres Acad?miques, Jacques FAME NDONGO, ce vendredi 26 juillet 2024, dans l’Amphith??tre Immanuel david, de cette Institution Universitaire, sise ? Yaound? Cameroun. Vue d’ensemble de l’enceinte de l’Amphith??tre Immanuel david, de l’Universit? d’Afrique Centrale (UPAC), lors de la c?r?monie solennelle de cl?ture de l’ann?e acad?mique 2023/2024, au Campus de Djoungolo, ? Yaound? – Cameroun.

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Adama Ekberg Coulibaly : ? 97% du commerce mondial en biens ou en services est encadr? par des normes et des standards ?

Au sortir de l?atelier de Douala, le chef des initiatives du bureau sous r?gional de l’Uneca propose la mise en place d?institutions de contr?le de la qualit? dans la sous-r?gion Afrique centrale pour favoriser les ?changes intracontinentaux, ainsi qu?avec l?Europe? Vous avez fait une pr?sentation sur les normes et qualit?s, vous faisiez savoir que le monde est dirig? ? 97% par les normes et qualit?s. Qu?est-ce qui peut justifier que l?Afrique centrale soit ? peine ? 3% ?Ce qu?il faut comprendre aujourd?hui dans l?enjeu plan?taire, c?est que, dans le continent nous avons la position unique de tirer profit du fait que l?Afrique va devenir, le centre de gravit? d?mographique. Cela veut dire que l?Afrique aura pr?s de 1 milliard 400 millions d?habitants que je peux aussi appeler des consommateurs, des transformateurs ou des exportateurs tr?s prochainement. Nous avons la possibilit? maintenant de pouvoir d?finir les r?gles du jeu de la production, de la transformation, de la commercialisation.Lorsque vous avez une telle position, ?tre l??picentre de gravit? d?mographique, la d?mographie est celle qui d?termine pour l?essentiel au moins la demande. Un des facteurs moteurs de la demande, c?est la population. Lorsque vous avez une population de 1 milliard 400 millions, vous n?avez plus besoin de chercher des march?s distants, des d?bouch?s. Parce que vous devez vous pr?occuper de voir comment nourrir cette population. C?est la r?gion de l?Afrique qui sera la seule r?gion o? le facteur d?mographique peut ?tre un ?l?ment d?terminant ? prendre en compte en termes de disposition du march? et de formation de la population productive. D?s lors que vous avez des personnes productives, vous pouvez impacter l?agriculture. Et lorsque nous avons des producteurs, agriculteurs, des jeunes entrepreneurs agricoles de nouvelle g?n?ration, ces jeunes vont r?soudre la probl?matique du ?comment rendre l?agriculture productive?. Avec le fait que l?Afrique est le continent le plus vaste en termes de largeur et de longueur, c?est le seul continent dot? de ce carrefour d?opportunit?s. Faire le bon choix pour devenir le continent dot? d?une vaste population pour les former, les rendre productifs et pour qu?on puisse r?aliser sur le continent une transformation du secteur agricole r?ussie. D?s lors que le p?le de l?agriculture sera un p?le qui va devenir une agriculture moderne, ce circuit va permettre de mettre ? la disposition de l?industrie et du secteur des services, une main d??uvre qualifi?e, bien ?quip?e avec les outils de la technologie pour que ces personnes puissent permettre aussi d?impacter et d?enclencher une dynamique qui permettra de faire en sorte que le p?le industriel dispose d?une main-d??uvre bon march?. Il y a 15 ? 20 ans, la Chine ?tait dans cette position d?avoir la main d??uvre la plus ?tendue et bien form?e qu?elle pourra mettre ? la disposition de son industrie. L?Afrique peut aussi avoir sa chance de devenir l?atelier du monde. l?Afrique peut-elle compter sur sa population dans l?espoir de devenir la plaque tournante du monde dans l?avenir?Cela ne peut se faire que si nous avons un co?t de facteur main d??uvre tr?s bas; et donc permettre de capitaliser sur le fait que nous produisons nous-m?mes de la nourriture que nous devons consommer. Nous aurons la possibilit? de transformer nos produits agricoles et de pouvoir r?aliser pour notre agro-industrie un secteur agro-industriel qui est tr?s comp?titif, parce que nous aurons une main d??uvre abondante, ?quip?e avec les nouveaux outils de la technologie. ?a va permettre au secteur agricole, combin? avec le secteur manufactur? ou le secteur industriel, de pouvoir enclencher ce processus qui ne s?est jamais encore produit en Afrique. Nous ne pouvons pas comp?tir actuellement avec l?agro-industrie de la Tha?lande ou du Vietnam parce que la productivit? de notre secteur agricole est tr?s basse. Nous r?alisons pour le riz par exemple une tonne ? l?hectare, alors que eux ils r?alisent l?-bas 10 tonnes ? l?hectare. Dans le contexte actuel de la Zlecaf, quelle est la plus-value des standards et des normes?97% du commerce mondial en biens ou en services est encadr? par des normes et des standards. C?est-?-dire que lorsque vous voulez produire un bien ou un service, que vous allez sur le march? pour le vendre, vous devez respecter un certain nombre de standards et de normes. Ce qui fait que, comme nous dans le cas particulier de l?Afrique centrale n?avons pas encore mis en place une infrastructure qualit?, C?est comme si vous achetez la caisse de l?ordinateur et ne mettez pas les logiciels dessus. L?infrastructure qualit? ce sont les laboratoires, les r?f?rences o? il faut aller faire les essais, v?rifier si ce que nous fabriquons remplit les conditions de qualit?. Eux, ils ont des crit?res, ils disent non, si vous devez nous envoyer ici du caf? ou du cacao, il faut qu?il respecte les crit?res. Ces r?gles sont d?j? en place l?-bas. C?est-?-dire, ce sont des march?s qui sont ouverts ? ceux qui sont ? niveau. C?est-?-dire qui ont les m?mes standards, les m?mes normes, qui peuvent satisfaire aux exigences de consommation de leur pays. Il y a 8 piliers de la qualit? qui ne sont pas respect?s par la sous-r?gion. Quels sont ces piliers ?Il s?agit de l?ensemble du dispositif du syst?me de normalisation, qu?on appelle les r?gles Iso. C?est une organisation internationale des normes et des standards qui est bas?e ? Gen?ve, qui d?finit un cahier de charge bien pr?cis. Vous ?tes une entreprise et vous produisez du caf? ou du cacao, on vous demande ce que votre entreprise produit, votre processus de fabrication, votre environnement, il y a tout un ensemble de standards et de normes appliqu?es aux personnes qui travaillent dans votre entreprise. Ces normes ont ?t? d?finies de telle sorte qu?il y a huit piliers. Il y a un pilier qui regarde tout ce qui est instrument de mesure. Un autre pilier est tout ce qui concerne le cadre r?glementaire. Un autre pilier concerne les laboratoires et les agences de normalisation, le pilier de l?accr?ditation. Par exemple, l?Anor, est-ce qu?elle est reconnue comme une agence accr?dit?e pour pouvoir recevoir un produit, pour ?tre habilit?

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Grand prix de la francophilie des m?dias : les journalistes culturels africains, dans le ?vrai?

Venus de plusieurs pays africains, ils ont men? des r?flexions profondes quant au statut de la culture et celui du journaliste sp?cialis? dans ce domaine. La 5? ?dition du Grand prix de la francophilie des m?dias a ouvert ses portes le 16 juillet dernier au Mus?e national de Yaound?. Y prennent part, plusieurs journalistes et critiques d?arts venus des pays africains: Burkina-Faso, C?te d’Ivoire, Gabon, S?n?gal, Alg?rie et Tunisie. Le fil conducteur de cette ?dition est: ?Mode africaine?.Universitaire et critique d?art Ikram, Ben Brahim a quitt? sa Tunisie natale pour y prendre part. ?Je suis venue pour la 5? ?dition du grand prix de la francophilie des m?dias pour plus d?exp?riences qui ouvrent la voie ? de nouvelles perspectives qui mettent en valeur le journalisme culturel et la critique d?art?, confie-t-elle. Pour elle, le th?me retenu est fort int?ressant. ?Parce que l?on doit accorder de l?importance ? la mode en Afrique, l?esth?tique de la mode africaine, la mode africaine contemporaine qui ?crit des liens intercontinentaux. Il est judicieux de canaliser les d?marches des diff?rents cr?ateurs de la mode. Les Africains doivent prendre la parole pour analyser et critiquer toutes les d?marches artistiques, li?es aux actions culturelles?, d?clare-t-elle. L?Ivoirien Didier Guy Bl? va plus loin dans son narratif. ?Je viens pour le panel et les travaux pr?vus pour cette ?dition. La culture, c?est ce qui reste quand on a tout perdu. Pour moi, il est imp?rieux de transmettre ? la nouvelle g?n?ration ce qu?on sait de la culture, pour avoir des rep?res identitaires?, fait-il savoir. Et pour lui, le brassage des cultures qui s?op?re durant l??v?nement est un atout. ?Nous allons apprendre les cultures d?ici et puis transmettre les n?tres, fraterniser, malgr? l?absence de soutien de nos ?tats?, indique le journaliste. Journalisme du vraiIniti? par le R?seau des journalistes culturels du Cameroun (RJ2C), le Pr F?lix Zogo, y est invit? d?honneur. Le secr?taire g?n?ral du minist?re de la Communication dit soutenir les organisateurs, pour la simple raison que le journalisme culturel est rel?gu? ? la p?riph?rie et aussi parce que c?est le journalisme du vrai. ?Le journalisme culturel est le seul qui traite du vrai et du concret. Donc, nous nous retrouvons autour de ces journalistes pour se reconna?tre nous-m?me, conna?tre les autres, apprendre ? les conna?tre et ? vivre ensemble?, explique le collaborateur de Ren? Emmanuel Sadi, ministre de la communication du Cameroun. Dans la m?me veine, Armand Abanda, directeur de la communication au minist?re des Arts et de la Culture (Minac) d?voile le v?u dudit minist?re d?avoir des journalistes ?professionnels aguerris, mais qui structurent la pens?e ? travers divers reportages, commentaires, et analyses, mais davantage de la pr?sentation qu?ils font de notre ?tre profond ?, pr?cise-t-il.Selon Laurentine Assiga, promotrice du (RJ2C) l?organisation d?une telle rencontre vise ? former ?les professionnels de l?information culturelle, pour la promotion de la culture. Nous avons en c?ur au terme de cinq jours d??tude, que l?on puisse avoir 50 tr?s bons journalistes et finalistes de mode et critique de mode pour l?Afrique et le monde?. Olivier Mbessit?

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D?tention arbitraire, torture, travail forc?: le syst?me carc?ral centrafricain sous la loupe de l?Onu

La situation des personnes priv?es de libert? a fait l?objet d?une observation de la Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca) et du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l?homme (HCDH) sur la p?riode de janvier ? d?cembre 2023. Au terme de 572 visites de surveillances dans les prisons de la Centrafrique, l?organe pr?sente son rapport sur les droits de l?Homme ce 18 juillet 2024. Celui-ci fait mention des arrestations et d?tentions arbitraires et ill?gales, de tortures et mauvais traitements, la malnutrition parmi les d?tenus et de la faiblesse des services de sant?. Ici, garde-?-vue disproportionn?e et absence d?encadrement se disputent l?estrade. Et pour en donner un aper?u, Minusca et HCDH mettent des mots sur: ?la garde-?-vue ?tant par nature pr?vue pour une courte dur?e, le gouvernement ne pr?voit pas de budget alimentaire en ce sens?; apprend-on.Tout commence dans le rapport par une pr?sentation g?n?rale de l?environnement carc?ral dans le pays. Ce sont des lieux, apprend-on, ?surpeupl?s, avec un acc?s limit? ? la nourriture, ? l?eau, ? l?assainissement et aux soins de sant? de base?. Toutes choses qui y favorisent la transmission de maladie. Le service s?y bute par ailleurs ? l?insuffisance et l?absent?isme du personnel judiciaire. ?En d?cembre 2023, le taux de pr?sence est de 71% ? Bangui et a recul? ? 49,1% en province, avec un taux d?absence injustifi? de 24,5%. L?absent?isme constat? est notamment d? ? l?ins?curit? dans certaines localit?s o? le personnel est d?ploy?, leurs conditions de travail difficiles, le manque de transport et les lacunes structurelles qui contrecarrent les processus de contr?le, de suivi et de responsabilit??, lit-on.Bien plus, le rapport d?crit la tendance de l?arm?e et des forces de s?curit? ? proc?der ? des privations de libert? sans conformit? avec les exigences de la loi. La Minusca et le CHDH ont recens? 1500 victimes et quelques 1749 personnes attendant en prison d??tre jug?s, depuis plus de six mois pour certains. ?Cela suscite des inqui?tudes. Plusieurs ordres de d?tention ayant ?t? d?livr?s sans examen ad?quat quant ? la n?cessit? et ? la proportionnalit? de la d?tention de l?individu par rapport ? l?infraction pr?sum?e?, soulignent lesdites institutions. Elles appellent ? un respect de la constitution et ? la censure des entorses ? la loi. Louise Nsana

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