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Croissance et D?fis : L’?volution de l’Imp?t sur les Soci?t?s P?troli?res au Cameroun (2018-2022)

L’ouverture des donn?es du secteur extractif au Cameroun se poursuit par le comit? de l’ITIE, pour une meilleure transparence, sur l’?volution de l’Imp?t sur les Soci?t?s(IS) P?troli?res. Ces actions conduisent ? une meilleure ouverture du d?bat public, sur la gouvernance de ce secteur majeur. Et comme le dit un adage, « il faut que la main gauche sache ce que la main droite fait ». Ces donn?es publi?es jusqu’ici, au fil du temps, rencontrent de nombreux d?fis, tant dans son exploitation que dans son contenu, li? ? la publication des contrats. «  »Cest pour mieux structurer et organiser la prise de parole de la soci?t? civile intervenant dans la mise en oeuvre de lITIE, que la Plateforme de Repr?sentation et de Redevabilit? des Organisations impliqu?es dans la gouvernance du Secteur Extractif au Cameroun, a ?t? mise sur pied avec ses organes de gouvernance dont le comit? de pilotage de trois membres dont je suis le Chef de file » », Explique l’un des Leaders actifs de la soci?t? civile, ?uvrant depuis des ann?es pour l’ITIE, et l’un des Membres Fondateurs de DMJ(Dynamique Mondial des Jeunes), Dupleix Ferdinand KUENZOP. UNE PROGRESSION FISCALE VISIBLE, MAIS EMBO?T?E Engag?e comme membre de l’ITIE depuis 2005, le Cameroun publie chaque ann?e des rapports ITIE d?taillant les paiements effectu?s par les entreprises extractives et les revenus per?us par l’?tat. Ces rapports visent ? promouvoir la transparence et ? favoriser une gestion plus responsable des ressources extractives. Toutefois, le Cameroun ?tant encore en train de faire son entr?e dans les initiatives open governance, n’offre ? certains parties prenantes, que la possibilit? d’exploiter les donn?es issues des rapports des flux financiers, et des volumes relatifs ? l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures. Ainsi que des mines solides que produit un conciliateur ou administrateur ind?pendant dans le cadre du processus ITIE. Dapr?s les diff?rents rapports produits depuis 2005, celui de 2022 ( dernier rapport publi? en Mars 2025), malgr? que l’initiative porte sur la transparence, on y remarque que les contrats du secteur p?trolier sont encore frapp?s du sceau des clauses de confidentialit?. Pourtant, les articles 97 et 98 du Code P?trolier ainsi que l’article 140 du D?cret n?2023/232 consacrent la confidentialit? des informations issues des op?rations p?troli?res (rapports, mesures de terrain, plans, ?chantillons, etc.). Ces donn?es ne peuvent ?tre divulgu?es avant le retour du p?rim?tre concern? ? l’?tat ou avant la fin de la p?riode de confidentialit?, pr?vue ? l’article 143 du d?cret. Pour sa part, larticle 25 du mod?le de Contrat de Partage de Production (CPP) stipule que: le contrat, ses annexes et les donn?es contractuelles sont confidentiels et ne peuvent ?tre divulgu?s ? des tiers. Cette obligation subsiste jusqu? l’expiration du contrat. (Rapport ITIE 2022). Dans un tel contexte, les freins aux possibilit?s d’analyse des recettes issues du secteur minier ne sont pas li?s uniquement au format de leur publication, mais davantage ? la disponibilit? des sources de l’information ? les rendre accessibles. Par cons?quent, une analyse faite sans acc?s aux contrats est un exercice incongru puisque c’est dans le contrat que l’on retrouverait les engagements fiscaux des parties. M?me en s’appuyant sur les rapports ITIE, l’un des freins serait le retard dans la disponibilit? des donn?es ? analyser.Cependant, une progression notable de l’imp?t sur les soci?t?s(IS) p?trolier reste perceptible, s’il faut s’en tenir aux rapports ITIE de 2008 ? 2022. Cette tranche fiscale constitue l?imp?t le mieux collect? chaque ann?e dans le secteur extractif au Cameroun. Par exemple, en 2008, le Cameroun a commenc? ? conna?tre une hausse mod?r?e des recettes fiscales, avec des contributions principalement li?es ? l’imp?t sur les soci?t?s. Cependant, la contribution globale du secteur p?trolier ?tait encore en d?veloppement, avec des recettes fiscales relativement faibles par rapport aux ann?es suivantes. La fiscalit? restait encore domin?e par des revenus issus de la production en nature, principalement des hydrocarbures, qui ne sont pas toujours directement li?s aux rendements fiscaux (Rapport ITIE 2018). En 2019, avec l’arriv?e de la pand?mie COVID 19, on a commenc? ? observer une croissance de la fiscalit? p?troli?re, gr?ce ? l’augmentation des prix des hydrocarbures. L’imp?t sur les soci?t?s p?troli?res a continu? d’?tre le principal contributeur fiscal, repr?sentant une proportion plus importante des recettes budg?taires. Et en terme de contribution des exploitations du secteur extractif dans les d?penses publiques, on a aussi remarqu? une forte contribution au niveau de cette recette. Cette ann?e-l?, le Cameroun a enregistr? un bond dans les recettes fiscales p?troli?res, atteignant 83,90 milliards de FCFA en IS, un signe de l’am?lioration de la collecte (Rapport ITIE 2019, p. 18). CONTRIBUTION DU REVENU DU SECTEUR EXTRACTIF DANS LE BUDGET NATIONAL 2020 : L’ann?e 2020 a ?t? marqu?e par une pand?mie mondiale qui a affect? les prix du p?trole et, par cons?quent, les revenus fiscaux. Malgr? cette baisse, l?imp?t sur les soci?t?s p?troli?res est rest? un pilier essentiel de la fiscalit?. Les recettes p?troli?res ?taient encore domin?es par l?IS, bien qu’il y ait eu une l?g?re baisse par rapport ? l’ann?e pr?c?dente en raison de la baisse des volumes produits et de la volatilit? des prix (Rapport ITIE 2020, p. 22). Cette contribution a continuer ? ?voluer en 2021, avec une augmentation de 151,36 % des recettes par rapport ? 2020. L’IS a atteint 210,89 milliards de FCFA, principalement gr?ce ? la hausse des prix du p?trole sur les march?s mondiaux (Rapport ITIE 2021, p. 19). Le secteur extractif a vu une croissance et un pic substantiel de ses recettes fiscales, illustrant un renforcement de la collecte jusqu’en 2022, o? l’IS p?trolier a continu? d’exploser avec un total de 207,52 milliards de FCFA, repr?sentant 18,54 % des recettes fiscales globales du pays. Cette performance remarquable est attribu?e ? une stabilit? accrue des prix du p?trole et ? une gestion am?lior?e des revenus, avec la SNH jouant un r?le cl? dans la collecte. En 2022, l’?tat a per?u 774,51 milliards de FCFA via la SNH, ce qui a permis de soutenir de mani?re substantielle le budget national (Rapport ITIE 2022, p. 16). LES D?FIS LI?S AUX FLUX DE L’IMP?T SUR LES SOCI?T?S P?TROLI?RES

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Discorde sur le paiement des taxes: agents d’imp?ts et de mairie contre les fabricants de parpaings

Les premiers souhaitent une concertation avec les acteurs du secteur d?activit?. Les seconds opposent une fin de non-recevoir et pr?f?rent en revanche le statut quo. Robert et Fils, deux fabricants de parpaings ? Nkongoa (Mfou), sont tr?s remont?s contre les agents du fisc. Ils ont re?u il y a une semaine, une ? convocation ? un dialogue de gestion ?. Ladite rencontre devait se tenir le lundi 15 septembre 2025 dernier. La convocation ne d?range pas les deux hommes d’affaires. C’est plut?t ? la face cach?e de cette convocation ? que redoute Fils. De fait, ils redoutent la modification du statut fiscal de leurs entreprises. ? Ils veulent changer les statuts de nos fabriques. Nous sommes dans un r?gime de d?claration et non d’imposition ?, dit Robert. Ils n?honorent pas le rendez-vous. Ce refus de r?pondre ? l?invitation rend les agents du fisc furieux. Les coups de fils des agents du fisc sont incessants. Robert finit par mettre son t?l?phone en mode avion. Fils, quant ? lui, laisse sonner le sien. Alain le quincailler est voisin des fabricants de parpaings. Il les taquine : ? Pourquoi vous sous-?valuez vos entreprises ? Les imp?ts ont besoin d?argent pour qu?on construise les routes ?. ? On a dit que d?sormais, on paye l’imp?t synth?tique et tout se g?re en ligne. Pourquoi chaque jour les agents sont devant nos portes ? J’ai pay? mes imp?ts. On me demande m?me quoi ??, rel?ve Fils. L?arriv?e du v?hicule des agents cr?e une altercation verbale entre les deux parties. ? Messieurs, vous boycottez le dialogue de gestion. Vous ?tes au-dessus de la loi ?, lance un agent sur un ton mena?ant. ? Vous ne me menacez pas. Je n’ai rien ? traiter avec un agent d’imp?t ou de mairie. Je suis ? jour dans le payement de mes imp?ts ?, r?torque Robert. Cette explication ne convainc pas l’agent. ? Vous avez pay? vos imp?ts dans quel centre ? ? R?ponse du berger ? la berg?re : ? J?ai pay? en ligne. Dans le portail de payement, il n’y a pas de pr?cisions de lieu o? de centre ?. Cette r?ponse n’est pas suffisante pour Tr?sor, un autre propri?taire de fabrique de parpaing qui vient au secours de ses confr?res. ? Robert, tu n’as pas bien expliqu?. Messieurs les agents, on parle d?sormais du principe d’unicit? des caisses. L’argent que nous payons va directement au tr?sor public ?, rench?rit l’op?rateur ?conomique. Fils ?voque aussi une autre raison. Il ne comprend pas qu’on parle encore de taxes d’inspection sanitaire et v?t?rinaire (TISV), alors que le d?cret du pr?sident de la R?publique du 23 d?cembre 2024 sp?cifie que les seuls leviers disponibles pour les communes restent les redevances communales?telles que la taxe d?abatage de b?tail, la fourri?re, les loyers des espaces am?nageurs, les permis de b?tir et d?implanter et les parkings. ? Pourquoi venir reparler de taxe d’inspection sanitaire et v?t?rinaire (TISV), alors qu’on la paye d?j? dans l’imp?t synth?tique ?, ajoute-t-il. Andr? Gromyko Balla

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Gabon : pionnier de l??conomie verte en Afrique centrale

L?ASCR (m?canisme de contribution carbone) permet ? l??tat de collecter directement des fonds, r?investis dans la transition ?nerg?tique et l?adaptation au changement climatique. ? Djibouti, cette approche a d?j? permis de mobiliser plusieurs dizaines de millions de dollars, d?montrant l?efficacit? du mod?le que Libreville ambitionne de reproduire ? l??chelle nationale. Lors du dernier sommet de l?Union africaine sur le climat, le Gabon a ?t? salu? comme un mod?le r?gional pour sa mise en ?uvre des m?canismes de contribution carbone. Sous la direction de son gouvernement, le pays place d?sormais l??conomie verte au c?ur de sa strat?gie de d?veloppement et de souverainet?, confirmant sa trajectoire ambitieuse en Afrique centrale. En int?grant ce m?canisme, le Gabon pourrait g?n?rer plus de 20 milliards FCFA de recettes annuelles d?di?es aux investissements verts et au d?veloppement de fili?res durables. Le pays mise notamment sur la transformation locale du bois, la valorisation des sous-produits, la bio?conomie et l??cotourisme, secteurs strat?giques cr?ateurs d?emplois et d?innovation. ? La contribution carbone s?impose comme une source de recettes pr?visibles et diversifi?es, et illustre notre d?termination ? b?tir une ?conomie moins d?pendante des hydrocarbures tout en valorisant durablement nos ressources naturelles ?, souligne Scyrielle P. Sende Etali, directeur g?n?ral de l?Agence gabonaise pour le d?veloppement de l??conomie verte (Agadev). Avec cette initiative, le Gabon confirme sa position de leader r?gional et s?affirme comme un acteur cl? dans la lutte contre le changement climatique en Afrique centrale, ouvrant la voie ? une croissance durable et innovante. JRMA

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Sur la route Nationale N? 1: chant des ruines sous les pieds

Voyage au rythme lent, sur 279 km qui proposent une lecture claire de la d?cr?pitude. Un matin de septembre, le bus immatricul? LT 246 GZ de Touristique Express quitte Maroua en direction du Grand Sud. Destination : Yaound?, capitale politique du Cameroun. ? bord du long porteur, les passagers prennent place sur les banquettes du bus estampill? ? VIP Confort ? mis en piste. Un chauffeur fataliste et des bagages sont rapidement enfouis dans les malles creuses du v?hicule. En filigrane, une question hante le voyage : que dit-on de cette route nationale n?1 ? quelques semaines de la pr?sidentielle d?octobre 2025 ? Les secousses des illusions D?s la sortie de l?agence de voyage, les secousses commencent. Les nids-de-poule sur certains axes n?ayant pas b?n?fici?s des r?cents am?nagements du Contrat-D?sendettement-D?veloppement (C2D) s?ouvrent comme des pi?ges. ? chaque soubresaut, un passager l?che une exclamation. ? C?est ?a une ville compl?tement r?nov?e ? ? ironise Pascal, ?tudiant en transit vers Garoua. Son voisin r?plique : ? Depuis 20 ans, on nous promet une r?habilitation? mais regarde ! ?. Les affiches ponctuent le trajet jusqu?au pont Makabaye ? la sortie de la ville : ? des travaux ? peines livr?s, on voit d?j? des barricades qui pr?viennent des r?fections sur certains axes ?, commente Bintou, une native de Maroua. Ici, les promesses politiques ne s?affichent pas seulement sur des panneaux, elles s??prouvent dans les flaques d?eau sur le bitume et les suspensions us?es. Garoua, la belle aux eaux dormantes ? Garoua, le contraste frappe. Ville propre, ordonn?e, les mototaxis ob?issent aux feux, les rues respirent. Le bus s?arr?te pour le carburant, et les passagers s??parpillent dans le march?, le souffle coup? par la chaleur. Mais derri?re cette fa?ade de modernit?, le chemin vers Ngaound?r? promet encore mille secousses. Les 279 kilom?tres ? venir sont une succession de d?fis : routes caboss?es, virages tra?tres et conversations enfi?vr?es. La pr?sidentielle d?octobre 2025 se glisse entre les si?ges. ? Chaque sept ans, ils promettent de refaire la route? Regardez ! ? s??nerve le chauffeur. ? Mais des travaux sont en cours ?, r?pond un passager. La RN1 devient alors une ar?ne o? chacun mesure la distance entre parole et r?alit?. Sur des chemins difficiles A Badankali, un camion charg? de conserves, renvers?, bloque le passage. Des femmes proposent arachides bouillies et s?same aux voyageurs immobilis?s. Ici, la route est une art?re vitale : commerce et circulation s?entrelacent. La RN1 n?est pas qu?une route nationale, elle est transnationale, reliant le Cameroun au Tchad et au Nigeria. Tout blocage se r?percute sur les march?s et les prix, rappelant que cette route est le poumon ?conomique du Nord. Tout blocage se r?percute sur les march?s et les prix. A?ssatou, commer?ante de Garoua, r?sume : ? Quand les camions n?arrivent pas, tout augmente. ? La RN1 n?est pas qu?une voie de transport : elle pulse, respire et blesse. Ngaound?r?, cicatrice et carrefour ? l?entr?e de la ville, le bus s?arr?te devant l?Universit?. Les ?tudiants descendent, rient et ?tirent leurs bras fatigu?s. Ngaound?r?, carrefour du Nord et du Sud, porte les stigmates du voyage : poussi?re rouge, ralentisseurs improvis?s et regards inquiets des habitants. Dans cette ville, chaque fissure est un jugement, chaque bosse un symbole. Pendant les heures d?escales ici, intrigues et blagues s?invitent parmi les passagers. Sur les banquettes install?es dans la salle d?attente de l?agence, un jeune ?tudiant tchadien l?che en sirotant son th? : ? Cette route, c?est le nerf de l?Afrique centrale. Mais elle est trait?e comme une piste de village ?. ? Celui qui r?pare la route aura nos voix ?, confie un vieux vendeur. C?est ? bord d?un second bus immatricul? LT 708 LX estampill? ? Confort VIP ? que les passagers reprennent la route. Le trajet qui va de Ngaound?r? ? Garoua Boulai est moins contraignant. Mais nids de poules et surprises s?invitent ? l?aventure. La RN1, miroir du Cameroun Deux jours plus tard, 12 septembre, 6h35. Le bus atteint Yaound? apr?s 37 heures de voyage. Visages creus?s par la fatigue, yeux empreints d?histoires et de paysages travers?s. La RN1 n?est plus seulement une route : elle est un verdict silencieux sur le Cameroun, un miroir des fractures et des frustrations, une art?re o? se jouent dignit? et citoyennet?. Chaque kilom?tre parcouru est une le?on. Chaque secousse un rappel : la route, c?est la voix du peuple. En octobre, les passagers de la RN1 voteront non seulement pour des candidats, mais pour la dignit? de circuler, de commercer, de vivre pleinement dans un pays qui ne les oublie pas. ? La route est devenue un terrain ?lectoral. En octobre, ce sont eux, les usagers de la RN1, qui auront la parole. Et dans l?urne, ils ne voteront pas seulement pour un candidat. Ils voteront aussi pour la route ?, commente un universitaire anonyme en transit pour Yaound?. Tom

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Nos agr?g?s sur les plateaux

Chez nous, comme chez les autres d?ailleurs, la presse est consid?r?e comme un des lieux o? non seulement se d?roule le d?bat politique par l??change d?arguments, mais aussi o? se nouent les rapports de force, par la prise de position des diff?rents acteurs. Au Cameroun, le contexte politique aidant, nos m?dias n?en finissent plus de proposer une masse d?hommes dont les id?es r?agissent au m?me instant sur les plateaux. Seulement, s?il est commun de consid?rer que cela nourrit le d?bat sociopolitique, il est de plus compliqu? de ne pas se poser la question de savoir si les plateaux radio et t?l? ne sont pas devenus un lieu o? ? quelque chose se passe ?. Prenons les choses par ce bout et commen?ons par observer qu?autour de certains sujets, les d?bats propos?s par nos cha?nes de radio et de t?l?vision tournent en bataille d?experts. Bien loin des th?mes et des questions ? l?ordre du jour, le jeu de la parole de nos agr?g?s se vit comme un soufflet de forge qui attise la moindre ?tincelle, pour en faire jaillir un immense incendie. Outre mesure, on ne saurait se surprendre de ce qui est finalement offert au public : des ?missions engag?es dans un processus de d?nigrement mutuel dans un tohu-bohu d?attaques indirectes ou sous-entendues, toutes combin?es parfois ? des d?clarations sentencieuses, ? des invectives venimeuses et ? un grand nombre d?erreurs de raisonnement. Et s?agissant de nos ? Professeurs ?, il n’est pas s?r qu?on puisse consid?rer que leur langage lors des d?bats repr?sente encore le langage d?expert. Pendant de longues minutes, tout ce que disent nos experts et sp?cialistes op?re au d?triment de l?analyse critique des probl?mes et des solutions. Ce ph?nom?ne est remarquable lorsque, consciemment ou non, ils d?cident de rentrer dans le d?bat par une question secondaire. Cette d?rive n?exon?re pas le public, qui est loin d??tre une victime, puisqu?il nourrit, suscite ces involutions, participe aux ?missions et les regarde? De plus en plus flagrant, l?atypisme de l?image que renvoient nos agr?g?s affiche une trop grande incivilit? et sugg?rent une communication sans contr?le aucun. Dans ce vacarme, il s?ensuit un d?centrage du d?bat ? partir d?un dispositif qui trahit ouvertement d?ficits de coh?rence. Et de fait, on plonge dans On n?est plus dans les fantasmes de quelques individus qui attendent que le mod?rateur g?re les tours de parole dans le sens de leurs int?r?ts. ? cause d?un paradoxe qui leur est propre, ils ne se contentent pas seulement de perdre du temps aux mod?rateurs. Ils sont aussi producteurs de trivialit?s. Finalement, on se trompe en pensant que nos agr?g?s sont des personnes qui ont r?ussi ? ?chapper aux tyrannies du sens commun ou aux a priori. On se rend bien compte que, d?eux-m?mes, ils donnent l?image n?gative d?intellectuels cassant ou verbeux, ? l?aise dans les discours g?n?raux et le tintamarre du buzz m?diatique. La tentation est grande, alors, d?opposer savants et experts aux gens qui viennent d?cliner leurs parcours et profil sur les plateaux. A ce titre, il est lourd de signification de voir que cette spectacularisation port?e par nos agr?g?s n??chappe pas aux ressorts du mauvais spectacle. Jean Ren? Mev?’a Amougou

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Quand le sport devient otage de la politique

Le 4 ao?t 2025 restera une date marquante dans l?histoire r?cente du Burkina Faso. Ce jour-l?, le mythique stade du 4 Ao?t a rouvert ses portes apr?s plusieurs mois de r?novation, dans une ambiance ? la fois festive et solennelle. Pour marquer cet ?v?nement national, les autorit?s burkinab? ont organis? une rencontre amicale opposant des militaires burkinab? ? une s?lection d?anciennes l?gendes du football africain.Le match en lui-m?me n??tait qu?un pr?texte ? une occasion pour rassembler, f?d?rer et, peut-?tre, panser quelques blessures sociales et politiques. Mais, derri?re les sourires et les accolades sur la pelouse, une ombre planait sur la pelouse r?nov?e, celle de plusieurs grandes figures du football ivoirien, dont Didier Drogba. Une brochette de l?gendes? incompl?teLa s?lection africaine pr?sente ce jour-l? faisait r?ver. Les supporters burkinab? ont eu le privil?ge de voir ?voluer sur leur sol des figures embl?matiques du football continental : les Camerounais Samuel Eto?o Fils, multiple Ballon d?Or africain, Rigobert Song, ancien capitaine intraitable des Lions Indomptables, Alexandre Song, Benjamin Moukandjo, St?phane Mbia, mais aussi Alain Traor? et Charles Kabor?, enfants du pays sans oublier Seydou Keita, Mamadou Niang, El Hadji Diouf, Emmanuel Adebayor, Jay-Jay Okocha ou encore Taye Taiwo. Une g?n?ration dor?e, t?moin des grandes heures du football africain des ann?es 2000 ? 2015.Mais un groupe manquait cruellement ? l?appel, celui des anciens internationaux ivoiriens. Didier Drogba, Yaya Tour?, Kolo Tour?, Emmanuel Ebou?, Salomon Kalou, Didier Zokora? Aucun n?a fait le d?placement. Une absence qui a rapidement fait couler beaucoup d?encre. Un boycott sous influence ? ? Ouagadougou comme ailleurs, une question s?est vite impos?e : pourquoi aucun des anciens joueurs ivoiriens invit?s n?a-t-il r?pondu ? l?appel ? Les informations les plus concordantes pointent du doigt les autorit?s ivoiriennes, qui auraient express?ment emp?ch? ces footballeurs de participer ? l??v?nement. Ce ne serait pas la premi?re fois que la politique s?immisce dans des activit?s suppos?ment apolitiques. Mais ce geste, s?il est av?r?, a tout d?un signal fort : le pouvoir d?Abidjan aurait-il volontairement sabot? un moment d?unit? panafricaine au nom de dissensions politiques ?Le pr?sident burkinab? Ibrahim Traor?, tr?s populaire dans une large partie de la jeunesse africaine pour ses prises de position souverainistes et panafricanistes, ne fait pas l?unanimit? chez ses pairs. ? Abidjan, son discours frondeur, ses critiques ? peine voil?es du n?ocolonialisme et ses alliances r?gionales d?plaisent. Dans ce contexte, refuser ? des figures sportives embl?matiques de se rendre dans la capitale burkinab? pourrait ?tre interpr?t? comme une tentative de minimiser la port?e symbolique de cet ?v?nement. Sport et politique : l??ternel d?bat Le lien entre sport et politique n?est pas nouveau. Du boycott des Jeux olympiques de Moscou en 1980 par les ?tats-Unis, ? celui des Jeux de Los Angeles par les pays du bloc sovi?tique en 1984, l?histoire du sport mondial est jalonn?e d??pisodes o? les consid?rations diplomatiques et g?opolitiques ont influenc?, voire dict?, les comportements des athl?tes et des f?d?rations.Mais lorsqu?il s?agit d?anciens joueurs, d?sormais retir?s des terrains, l?attente est diff?rente. On imagine ? ? tort ou ? raison ? que leur statut d?anciens professionnels leur permet de se situer au-dessus des tensions politiques, de repr?senter une forme d?universalit? que le sport incarne dans ses id?aux les plus purs.En th?orie, donc, un joueur comme Didier Drogba devrait pouvoir assister librement ? un match de gala au Burkina Faso, retrouver d?anciens co?quipiers ou adversaires, saluer des fans africains qui l?admirent depuis des d?cennies. En pratique, la r?alit? semble bien plus complexe. O? est pass? le libre arbitre des joueurs ? Peut-on consid?rer que ces anciens joueurs ont ?t? contraints ? Et, s?ils avaient simplement d?cid?, par prudence ou loyaut?, de ne pas participer ? La question du libre arbitre des footballeurs dans ce genre de situation m?rite d??tre pos?e. Sont-ils encore des ambassadeurs du sport ou deviennent-ils, malgr? eux, des instruments diplomatiques ?Le cas ivoirien est particuli?rement d?licat. Alors que le pr?sident actuel d?Abidjan multiplie les gestes controvers?s ? ?limination d?opposants politiques majeurs, modification r?p?t?e de la Constitution ?, il semblerait que cette autorit? s??tende d?sormais ? la gestion de l?image des anciens ambassadeurs sportifs du pays. Si tel est le cas, cela repr?senterait une d?rive inqui?tante : la mainmise politique sur des personnalit?s qui devraient pouvoir agir selon leurs convictions et leur conscience.Didier Drogba, Yaya Tour? ou Kolo Tour? ont, par le pass?, incarn? l?unit?, le d?passement, l?espoir. Leur silence et leur absence lors d?un ?v?nement ? forte valeur symbolique, dans un pays fr?re, interrogent. Une fracture persistante entre Ouagadougou et Abidjan ? Derri?re l??v?nement sportif, c?est bien une fracture politique et diplomatique qui se profile. Les relations entre le Burkina Faso et la C?te d?Ivoire se sont d?t?rior?es ces derniers mois. En toile de fond, des d?saccords profonds sur les questions de gouvernance, de souverainet? et de coop?ration s?uritaire.Certes, la rivalit? entre pays voisins n?est pas une nouveaut? en Afrique de l?Ouest. Mais le climat actuel est particuli?rement tendu. Le boycott implicite du match de gala par les anciennes stars ivoiriennes n?est peut-?tre qu?un sympt?me de cette crise latente.Cela dit, ne pourrait-on pas esp?rer que le sport serve justement ? d?samorcer ces tensions ? N?est-ce pas l? sa fonction premi?re : rassembler, cr?er du lien, d?passer les clivages ? La vraie le?on du 4 ao?t Malgr? cette absence regrett?e, la f?te a eu lieu. Les tribunes du stade du 4 Ao?t ?taient pleines, les chants ont r?sonn?, les drapeaux ont flott?. Les Burkinab? ont c?l?br? leur arm?e, leur jeunesse, leurs h?ros sportifs, et ont envoy? un message clair : le peuple est debout.Si la politique a voulu s?immiscer dans ce moment de communion, elle n?a pas r?ussi ? en g?cher l?essence. Et c?est peut-?tre l? le plus grand enseignement de cette journ?e : le sport, lorsqu?il est sinc?re et populaire, peut encore triompher des manipulations et des divisions. Jean-Claude DJEREKE

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Lignes 65 ET 94: Paul Biya change la serrure de la caisse noire

Sans retirer les cl?s au Minfi et au Minepat, le chef de l’?tat recadre l’acc?s au pactole ?Ligne 65?, ? ligne 94 ?. Jusqu?ici, dans les oreilles de ceux qui ne savent pas de quoi il s?agit, ces appellations sonnent presque comme des pseudonymes. Cependant, via un bref descriptif souffl? par un inspecteur d?Etat, l?on comprend vite que derri?re les deux appellations se cachent des pics de retraits d?argent liquide effectu?s dans une caisse noire par quelques happy few, en dehors du circuit normal de l’ex?cution de la d?pense publique. Log?e entre les minist?res des Finances (Minfi) et de l?Economie, ladite caisse, g?r?e dans une totale opacit?, a ?t? d?lest?e d?environ 5 400 milliards FCFA, entre 2010 et 2021. En l’absence de tout cadre juridique, ce pactole vrombissant n?a fait l’objet d’aucun compte rendu officiel, d’aucune publication et donc d’aucun contr?le. Ce qu?un autre inspecteur d?Etat explique indique qu?il a servi ? ? couvrir les charges non r?parties de l??tat en fonctionnement d?une part, et ? assurer la disponibilit? des fonds de contrepartie et couvrir les autres charges non r?parties de l??tat en investissement d?autre part, Une partie de ces fonds dits ? destination particuli?re, ont servi ? financer les actions secr?tes de l’Etat, ? gratifier quelques hommes d’affaires, quelques patrons de m?dias les plus m?ritants et des man?uvres politiques occultes ?. ? On ne peut pas toujours contenter tout le monde. Lorsque le gouvernement estime qu?une op?ration est importante pour le pays, quand bien m?me cette op?ration est men?e par un priv?, le gouvernement a le droit d?estimer que ce priv? a le droit d??tre appuy? ?, exposait Louis Paul Motaze face aux d?put?s le 19 novembre 2022, ? Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire ! ?, confie un troisi?me inspecteur d?Etat. Celui-ci d?crit d?ailleurs ? une m?canique financi?re complexe aussi efficace que redoutable?. Bobo Ousmanou

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Un Parlement au service du peuple ou des puissants ?

Dans toute d?mocratie digne de ce nom, le Parlement est cens? faire entendre la voix des citoyens, d?fendre leurs droits, contr?ler l?action du gouvernement et veiller ? une r?partition ?quitable des ressources publiques. En C?te d?Ivoire, et dans d?autres pays d?Afrique francophone, avons-nous un Parlement godillot, c?est-?-dire soumis et passif, ou un Parlement r?ellement capable de d?fendre les int?r?ts du peuple ? Les r?cents ?v?nements survenus dans le pays semblent malheureusement pencher en faveur de la premi?re hypoth?se. Le silence des d?put?s face aux pr?occupations populaires L?un des ?pisodes les plus marquants de cette inertie parlementaire remonte ? avril 2023, lorsque les op?rateurs de t?l?phonie mobile Orange et MTN augment?rent brutalement leurs tarifs. Une d?cision impopulaire qui suscita l?indignation de nombreux consommateurs. Pourtant, dans cette temp?te sociale, le silence du Parlement fut assourdissant. Aucun soul?vement, aucune marche, aucune interpellation officielle de la part des repr?sentants de la nation. Un seul d?put? osa sortir du rang: Antoine Assal? Ti?moko. Ce dernier appela au boycott des op?rateurs, geste courageux qui finit par faire reculer les deux g?ants de la t?l?phonie. Cet exemple isol? met en lumi?re la faillite d?une institution qui, dans sa majorit?, semble sourde aux cris des plus d?munis.Autre cas tout aussi r?v?lateur: l?affaire Kom? Bakary, accus? de faux et usage de faux en ?criture publique. L? encore, le Parlement resta muet. Seul Assal? Ti?moko prit l?initiative de porter plainte, le 25 mars 2025. Ce mutisme collectif est d?autant plus choquant qu?il s?agit ici d?un scandale touchant aux fondements m?mes de la justice et de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Une mobilisation s?lective et politicienne La passivit? du Parlement est d?autant plus troublante qu?elle contraste avec sa soudaine capacit? de mobilisation lorsque certains int?r?ts politiques sont en jeu. Ainsi, d?s l?annonce de la radiation de Tidjane Thiam de la liste ?lectorale, des d?put?s du PDCI se sont empress?s d?organiser une marche de protestation, le 14 juin 2025. Cette r?action rapide et ?nergique soul?ve une question: pourquoi une telle vigueur lorsqu?il s?agit d?un homme politique bien n?, parent d?Houphou?t-Boigny, alors que les injustices subies par des milliers d?anonymes sont ignor?es ?Cela donne le sentiment que l?indignation parlementaire est ? g?om?trie variable, dict?e non pas par un sens aigu de la justice ou de l??quit?, mais par des int?r?ts partisans ou des consid?rations de clan. Les ?lus semblent davantage pr?occup?s par la d?fense de leurs proches et de leurs alli?s que par celle du citoyen ordinaire. Le privil?ge de l??lite: une indignit? jamais d?nonc?e Un autre signe r?v?lateur du d?calage entre les d?put?s et leurs ?lecteurs est leur silence face ? certaines pratiques profond?ment in?galitaires. Lorsqu?un pr?sident, un ministre ou un d?put? tombe malade, il est aussit?t ?vacu? en Europe, en Tunisie, en Turquie ou au Maroc aux frais de l??tat. Pendant ce temps, l?Ivoirien moyen, lui, meurt dans des h?pitaux surpeupl?s, mal ?quip?s, voire sans soins. Ce traitement discriminatoire, v?ritable affront ? l??galit? r?publicaine, ne suscite aucune protestation de la part des parlementaires. En se taisant, ils cautionnent un syst?me qui r?serve le meilleur aux puissants et laisse les faibles ? leur sort. Le r?le du d?put?: un id?al trahi Th?oriquement, le d?put? est le repr?sentant de la nation tout enti?re. ? ce titre, il a pour mission de proposer des lois, d?interpeller le gouvernement, de contr?ler l?action de l?ex?cutif et de veiller ? la bonne utilisation des fonds publics. Il doit ?tre un veilleur, un porte-voix, un rempart contre les abus. En C?te d?Ivoire, cette mission semble ?tre vid?e de son sens. Trop souvent, les d?put?s se comportent comme des courtisans ou des spectateurs, alors qu?ils devraient ?tre des acteurs engag?s et critiques.Cette d?mission collective est d?autant plus inadmissible que les parlementaires ivoiriens jouissent d?un traitement financier enviable. Avec un salaire mensuel de 2 600 000 francs CFA (chiffres de 2023), ils figurent parmi les fonctionnaires les mieux r?mun?r?s du pays. Ce revenu g?n?reux se justifierait pleinement si les d?put?s remplissaient leur mandat avec rigueur et courage. Mais comment ne pas s?interroger sur leur m?rite lorsque leur action reste si timide, si in?gale, si d?tach?e des r?alit?s du quotidien ? Nos d?put?s m?ritent-ils leur salaire ? La question m?rite d’?tre pos?e. ? voir leur silence face ? l?augmentation du co?t de la vie, leur indiff?rence devant les spoliations fonci?res, leur immobilisme face ? la d?gradation des services publics et leur absence de solidarit? avec les victimes d?injustices sociales, on peut en douter. Le contraste entre leurs privil?ges et leur performance est choquant. Il invite ? une remise en question profonde du r?le du Parlement et ? une vigilance accrue de la soci?t? civile.En fin de compte, c?est au peuple qu?il revient de rappeler aux ?lus qu?ils ne sont pas l? pour servir leurs int?r?ts ou ceux de leur parti, mais pour d?fendre la nation. Il est temps de sortir de la r?signation et d?exiger un Parlement ? la hauteur des attentes populaires. Un Parlement qui ne se contente plus de voter des lois, mais qui les incarne. Un Parlement qui n?ait pas peur de se lever lorsque l?injustice frappe. Car ce n?est qu?en honorant leur mission de porte-voix du peuple que nos d?put?s m?riteront r?ellement le titre d?honorables. Jean-Claude DJEREKE

Femmes Int?gres et Int?gr?es de l'Afrique Centrale, MATINS DE L'INTEGRATION, Sport

L’?ssor du f?minicide en Afrique: « Possible de croire en l’?panouissement de la femme », avec Dr Sandrine Orkusa

Dans cette ?mission retrouvez les t?moignages des femmes, faits r?cents sur le f?minicide en Afrique, en occurrence au Cameroun. Aussi, plusieurs actuces et conseils propre au monde f?minin, succeptibles de contribuer ? l’?radication de ce ph?nom?ne. Avec le Docteur Sandrine ORKUSA et plusieurs actualit?s r?centes sur le fait ?voqu?, au micro de Nina Prisca Mekam, sur radio int?gration.

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