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Paul Biya ? Maroua: entre promesses de r?confort et scepticisme populaire

Le chef de l??tat a tenu, ce 7 octobre ? Maroua, un meeting de campagne qui avait valeur de test. Apr?s plusieurs semaines de doutes sur sa mobilisation personnelle, Paul Biya a choisi le Septentrion pour rassurer, r?affirmer sa confiance dans l?avenir et tendre la main ? une population partag?e entre fid?lit? historique et lassitude sociale. Un discours de r?assurance aux allures de confession Sous un soleil de plomb et devant une foule mobilis?e par les structures du parti au pouvoir, Paul Biya a surpris par un ton plus direct qu?? l?accoutum?e 😕 Je connais les attentes insatisfaites qui vous font douter du lendemain. En me fondant sur l’exp?rience qui est le mien, je puis vous assurer que ces probl?mes ne sont pas insurmontables ?. Ces mots, salu?s par des acclamations, sonnent comme une reconnaissance implicite des frustrations qui traversent le Grand Nord. ? Quand il dit qu?il nous comprend, c?est d?j? un pas ?, confie A?ssatou, commer?ante au march? de Domayo. ? Mais nous avons trop entendu de promesses. Cette fois, nous voulons voir les actes ?. Le Septentrion, poumon ?lectoral sous tension Le choix de Maroua n?est pas anodin. R?gion charni?re et r?servoir ?lectoral d?cisif, le Septentrion (Adamaoua, Nord et Extr?me-Nord) concentre pr?s de 38 % de l??lectorat national, soit plus de 3 millions d?inscrits sur les listes ?lectorales selon les estimations d?Elecam. Lors de la pr?sidentielle de 2018, c?est dans cette partie du pays que Paul Biya avait r?alis? ses scores les plus ?lev?s, engrangeant plus de 70 % des suffrages dans certaines circonscriptions. Mais le paysage a ?volu? : la jeunesse, nombreuse et d?sabus?e, regarde avec scepticisme. ? Je suis venu ?couter, mais je n?attends plus rien ?, l?che Moussa, ?tudiant en sciences politiques. ? Depuis qu?on est enfants, on nous dit que l?avenir sera meilleur. Pourtant, nous sommes toujours sans emploi et sans routes. ? Dissiper les doutes apr?s les h?sitations La pr?sence de Paul Biya ? Maroua met fin aux rumeurs persistantes d?un d?sengagement direct dans la campagne. En apparaissant lui-m?me dans le Nord, il envoie un double signal : il reste le ma?tre du jeu et il reconna?t le poids politique du Septentrion, capable ? lui seul de faire basculer l??lection du 12 octobre. ? Le fait qu?il soit venu en personne est d?j? une r?ponse ? ceux qui pensaient qu?il ne pouvait plus porter la campagne ?, analyse un cadre local du RDPC. ? Mais il faudra plus qu?un discours pour convaincre les jeunes, qui repr?sentent plus de 60 % des ?lecteurs ici?. Promesse d?exp?rience contre fatigue ?lectorale En insistant sur son ? exp?rience ? comme gage de solutions, Paul Biya joue la carte du v?t?ran face ? une population impatiente. ? L?exp?rience, c?est bien ?, r?torque Hamadou, moto-taximan, ? mais ce qu?on attend, ce sont des routes, des h?pitaux, du travail. Pas seulement des paroles ?. Si le pr?sident-candidat parvient ? contenir les d?fections dans son fief septentrional, il consolidera une base ?lectorale difficile ? renverser. Mais une baisse de la participation, tr?s redout?e cette ann?e, pourrait affaiblir son socle et ouvrir des br?ches ? ses adversaires, notamment dans les grandes villes du Sud et de l?Ouest. Le test de Maroua Au-del? de l?enthousiasme affich?, Maroua aura servi de r?v?lateur : un pr?sident qui tente de transformer la lassitude en confiance, un ?lectorat strat?gique en qu?te de preuves concr?tes, et une campagne ?lectorale qui se joue d?sormais ? guichet ferm?. ? une semaine du scrutin, le message est clair : le Grand Nord d?tient plus que jamais les cl?s du verdict national. Tom.

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R?glement sur la d?forestation: un an de r?pit pour le Cameroun

Initialement pr?vu pour 2026, le R?glement de l?Union europ?enne sur la d?forestation (RDUE), qui interdit l?importation de cacao, caf?, caoutchouc, huile de palme, soja, b?uf et bois issus de zones r?cemment d?bois?es, pourrait entrer en vigueur le 1er janvier 2027.  Une lettre du 23 septembre 2025, sign?e par la commissaire europ?enne ? l?Environnement Jessika Roswall, justifie ce report par l?impossibilit? pour la plateforme informatique de g?rer le volume massif de donn?es attendu. L?objectif : assurer un syst?me fiable capable de traiter les informations sans bloquer les importations. Selon une source diplomatique ? Yaound?, ? ce d?lai permet aussi de sensibiliser les producteurs locaux, de d?velopper des partenariats avec le secteur priv? et de mettre en place des m?canismes d?audit ind?pendants pour ?viter tout rejet de produits et pr?server la r?putation du pays sur le march? international ?. Pour le Cameroun, ce report n?est pas un contretemps. Si les fili?res cacao et caf? sont pr?tes ? r?pondre aux exigences, d?autres secteurs, notamment le bois et le caoutchouc, doivent se consolider. Le d?lai suppl?mentaire permet de renforcer la tra?abilit?, de former les acteurs de terrain et d?ajuster les dispositifs de certification indispensables pour rester comp?titif. Le RDUE impose en effet aux exportateurs de prouver que leurs produits ne proviennent pas de for?ts r?cemment d?bois?es, avec des syst?mes de suivi pr?cis et une documentation compl?te sur la cha?ne d?approvisionnement. M?me pour les fili?res huile de palme, soja et b?uf, dont les exportations vers l?UE sont marginales, le gouvernement peut profiter de ce r?pit pour structurer les bases et anticiper d??ventuelles expansions futures. Renforcer la tra?abilit? et les standards environnementaux pourrait aussi faire du Cameroun un mod?le pour la sous-r?gion, renfor?ant son r?le dans la lutte contre la d?forestation en Afrique centrale. En somme, ce d?lai d?un an offre au Cameroun une opportunit? rare : mieux s?adapter, s?curiser ses fili?res et ?viter les sanctions ou rejets sur le march? europ?en. Alors que la pression internationale sur la durabilit? s?accentue, ce report pourrait faire la diff?rence entre transition chaotique et adaptation r?ussie, positionnant le pays comme un acteur cr?dible de la lutte contre la d?forestation. Bobo Ousmanou

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Les potins de la campagne

Faits et m?faits rep?r?s sur la route vers le palais d’Etoudi ? Bafoussam, Mgr Lontsie-Keune troque sa chasuble pour le r?le de coach ?lectoral. L??v?que, visiblement inquiet de voir les Camerounais voter ? l?aveugle, a livr? sa recette pour une pr?sidentielle 100 % transparente le 12 octobre 2025. Premi?re ?tape : un d?bat t?l?vis? o? les 12 candidats (oui, douze !) devront se montrer plus clairs qu?un bon caf? du matin. ? Nous voulons voir ceux qui aspirent ? gouverner, et chacun doit choisir en cons?quence ?, mart?le-t-il, avec le s?rieux d?un professeur de maths. Puis, place au vote? et surtout ? la surveillance ! L??v?que rappelle : ? Ne laissez pas voler votre vote ?, comme si le scrutin se jouait dans un film de cape et d??p?e. Les candidats, eux, envoient leurs scrutateurs, qui ressemblent parfois ? des d?tectives en mission secr?te dans les bureaux de vote. Mais l?injonction la plus m?morable reste sans doute celle du d?compte des voix : ? Ceux qui comptent doivent se souvenir de leur bapt?me? 1+1=2 ?, rappelle-t-il. Morale de l?histoire : m?me Dieu surveille les additions ?lectorales ! 12 est en ?bullition ! Douze candidats, douze promesses, douze sourires de campagne? et le tout pour un scrutin qui tombe le 12 ! Si le calendrier avait un sens de l?humour, il se serait surpass?. ? ce rythme, les ?lecteurs pourraient se croire dans un jeu de soci?t? g?ant : ? Choisis ton champion, lance le d? et avance jusqu?au 12 ! ? Chaque candidat joue sa carte : l?un promet 12 milliards pour l??ducation, l?autre 12 minutes de concert par jour dans les ?coles? et le dernier, fid?le ? son style, assure que 12 jours suffiront pour r?soudre tous les probl?mes du pays. Les meetings ressemblent ? des parties de dominos : chacun tente de faire tomber le suivant avec des slogans plus inventifs que jamais. Et le peuple ? Entre les 12 programmes, les 12 affiches et les 12 discours, il jongle, rit, soupire? mais surtout, il attend le 12, le jour o? le d? sera lanc? et le suspense enfin tranch?.? la t?l?vision, les d?bats durent 12 minutes (pas une de plus, pas une de moins), et chaque candidat doit citer 12 raisons pour lesquelles il est le meilleur. Dans les rues, les affiches sont coll?es par groupes de 12, et les ?lecteurs comptent leurs pas : 12 vers la mairie, 12 vers le march?, 12 vers le bureau de vote. M?me les analystes politiques s?y mettent : ? Si chacun des 12 candidats gagne 12 % des votes, alors? ? ? personne ne finit la phrase, mais tout le monde rit quand m?me. Et les meetings ? Ils ressemblent ? des chor?graphies de 12 pas, avec 12 applaudissements synchronis?s et, bien s?r, 12 selfies par minute. En attendant, vive le 12, le chiffre roi de cette pr?sidentielle pas comme les autres ! Mais le plus cocasse, c?est quand un simple ?missaire du parti d?barque en tourn?e. Aussit?t, les communicants se m?tamorphosent en fid?les en transe : on se prosterne, on acclame, on jure fid?lit? comme ? l??poque des chevaliers et des seigneurs. Les micros deviennent des encensoirs, les slogans des psaumes, et chaque phrase du visiteur se transforme en verset politique. Les discours, d?j? format?s pour la t?l?vision, prennent alors une dimension mystique : on ne parle plus de programmes ou de projets, mais de saintes promesses qui d?fient le temps et la raison. Alors on imagine la sc?ne : si un simple ?missaire d?clenche une telle ferveur, que se passerait-il si Paul Biya lui-m?me foulait la poussi?re de la campagne ? On assisterait sans doute ? un s?isme protocolaire : communicants ? genoux, cam?ras en l?vitation, militants en transe mystique. Les rues se changeraient en sanctuaires, et le micro deviendrait ostensoir. Chaque poign?e de main serait un miracle, chaque sourire un sermon. Les journalistes, eux, se demanderaient s?ils couvrent un meeting ou une procession religieuse. Et pendant ce temps, les id?es, les projets, les d?bats politiques ? Disparaissent dans le brouhaha de la d?votion. Les programmes deviennent secondaires face ? la performance rituelle, et le terrain ?lectoral ressemble plus ? une sc?ne de th??tre sacr? qu?? une comp?tition d?mocratique. Les communicants, ?puis?s par l?exaltation qu?ils provoquent, en oublient parfois m?me les candidats qu?ils sont cens?s promouvoir : ils semblent danser pour le public, applaudir pour la cam?ra, b?nir pour le micro. ? ce rythme, la campagne tient plus du p?lerinage que du d?bat d?id?es. ? force d?adorer les messagers, on finit par oublier le message. Et le spectateur, lui, oscille entre le rire et la perplexit? : doit-il voter, prier, ou simplement admirer le spectacle ? D?boires La campagne pr?sidentielle 2025 tourne parfois ? la com?die improvis?e. On y voit des communicants de partis, cens?s galvaniser les foules, perdre soudain leurs moyens d?s que la petite lumi?re rouge de la cam?ra s?allume. Certains bafouillent comme des ?tudiants ? un oral surprise, d?autres r?citent leur discours avec l??motion d?un robot mal programm?. Entre deux maladresses, on entend des perles : ? Notre candidat incarne le futur? depuis longtemps ?, ou encore ? Nous promettons le changement dans la continuit?, mais en mieux ?. Les cameramen, eux, retiennent leurs rires h?ro?quement. Les communicants rivalisent de f?brilit?, brandissant des fiches froiss?es, ajustant leurs cravates imaginaires, pendant que leurs candidats esp?rent que personne ne verra le d?sastre sur les r?seaux sociaux. ? ce rythme, les ?lecteurs risquent de voter pour le plus ? l?aise ? l??cran ? quitte ? ce que ce soit le journaliste.? Yaound?, Douala et m?me ? Sangm?lima, les sc?nes rappellent les grands jours de distribution de riz subventionn? : bousculades, cris, pagnes qui volent dans tous les sens. Cette fois, l?objet de la convoitise n?est pas comestible mais textile : le nouveau pagne ? l?effigie de Paul Biya. Sur fond bleu pr?sidentiel, le visage du Chef de l??tat tr?ne, sourire immuable, entour? de colombes et de slogans promettant ? paix et continuit? ?. Un symbole si

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?lections, convictions et contradictions

« Quand on va ? des ?lections, c?est pour gagner, et je vais gagner. J?en ai les capacit?s, j?en ai la conviction. » C?est ainsi que Simone Ehivet, figure embl?matique de la sc?ne politique ivoirienne et pr?sidente du Mouvement des G?n?rations Capables (MGC), a r?cemment exprim? son intention de briguer la magistrature supr?me lors de l??lection pr?sidentielle du 25 octobre 2025. Cette sortie publique envoie un message clair: Simone n’est pas l? pour faire de la figuration. Elle veut conqu?rir le pouvoir, elle pense pouvoir le faire et elle veut que les ?lecteurs le croient aussi. Mais, au-del? de cette assurance affich?e, une question se pose: qu?est-ce qui a chang? ? Quelques semaines auparavant, cette m?me Simone affirmait que, m?me si l?opposition pr?sentait un candidat unique, elle perdrait, ? cause d?un contexte ?lectoral jug? in?quitable: d?coupage ?lectoral controvers?, listes ?lectorales non r?vis?es, Commission ?lectorale Ind?pendante (CEI) partiale. Des griefs qui avaient, jusque-l?, justifi? la m?fiance de l?opposition quant ? sa participation au scrutin. Alors, ? quel moment la donne a-t-elle chang? pour que Simone Ehivet d?cide non seulement de participer, mais aussi d?affirmer qu?elle gagnera, avec une telle certitude ? L?argumentaire du MGC sur le retour aux valeurs fondamentales est louable, mais la coh?rence ne devrait-elle pas ?tre la premi?re de ces valeurs ? L??preuve de la coh?rence En politique, la coh?rence est une denr?e rare mais pr?cieuse. Elle est le ciment de la cr?dibilit?, le lien entre le discours et l?action. Lorsqu?un leader politique affirme une chose aujourd?hui et en fait une autre demain, il prend le risque d’?roder la confiance que le peuple place en lui. Dans le cas de Simone Ehivet, il est l?gitime de se demander ce qui justifie ce revirement strat?gique. Est-ce un changement r?el de contexte ?lectoral dont le public n?aurait pas ?t? inform? ? Y a-t-il eu des concessions ou des r?formes discr?tes sur le d?coupage, les listes, ou la CEI ? Si tel est le cas, o? sont les preuves ? O? sont les communiqu?s, les d?cisions officielles ou les d?crets modifiant les conditions que l?opposition jugeait inacceptables il y a encore quelques semaines ? En l?absence d?explications claires, ce changement de position donne l?impression d?un calcul politique, voire d?une improvisation. Certes, la politique est l?art de s?adapter, de man?uvrer et de saisir les opportunit?s, mais il y a une fronti?re entre la flexibilit? strat?gique et l?incoh?rence. Le MGC se pr?sente comme un parti porteur de renouveau, pr?nant des valeurs comme l?int?grit?, le courage, la v?rit?. Tr?s bien. Mais ces valeurs doivent aussi se refl?ter dans les actes. Une candidature affirm?e sans coh?rence risque de ressembler ? une posture de communication, et non ? un v?ritable projet de soci?t?. Le peuple face aux contradictions L?enjeu d?passe la seule personne de Simone Ehivet. Il concerne une r?alit? plus large de la politique ivoirienne (et m?me africaine): cette tendance chez certains acteurs ? dire une chose et ? faire son contraire. Aujourd?hui on conteste le processus ?lectoral ; demain on y participe pleinement. Aujourd?hui on rejette une r?forme ; demain on la soutient si elle sert nos int?r?ts. Ce jeu de doubles discours, r?p?t?, contribue ? une d?sillusion profonde du peuple vis-?-vis de sa classe politique. Comment le peuple peut-il croire et s?engager aux c?t?s de leaders qui se d?mentent eux-m?mes ? Pourquoi croire un message aujourd?hui, si l?on sait que demain il pourrait ?tre remplac? par un autre, contradictoire, sans explication ? La cons?quence de ces revirements est connue : le d?sint?r?t du citoyen, l?abstention massive, le scepticisme politique, et parfois m?me la radicalisation. Si les discours politiques deviennent impr?visibles et d?connect?s de la r?alit?, c?est la d?mocratie elle-m?me qui vacille. Pour regagner la confiance du peuple, les responsables politiques doivent faire un choix clair : celui de la transparence, de la constance, de la p?dagogie. Le peuple est pr?t ? entendre que des strat?gies ?voluent, mais il exige des justifications honn?tes, des explications rationnelles, pas des slogans sans ancrage. Gagner, oui, mais ? quel prix ? Vouloir gagner une ?lection est l?gitime. Encore faut-il que cette victoire s?inscrive dans une logique coh?rente et transparente. Si le MGC veut vraiment ?tre un parti porteur de valeurs, il lui faut commencer par appliquer ces valeurs ? sa propre strat?gie. Le peuple ivoirien n?est pas dupe ; il regarde, analyse, compare. Il a besoin de rep?res stables, pas de discours ? g?om?trie variable. Alors, la vraie victoire ne r?side-t-elle pas d?abord dans la r?conciliation entre la parole et l?acte, entre la strat?gie politique et les principes affich?s ? Une ?lection peut se gagner sur un discours, mais un pays ne se reconstruit que sur la confiance. Jean-Claude DJEREKE

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Populations de l?extr?me-nord, l?honorable OSIH vous parle !

Les ?missaires du Pr?sident Biya et ses Ministres-Opposants viendront encore une fois de plus, vous tenir leur vieux discours ?cul?, sur la prise en compte de vos pr?occupations qu?ils n?ont jamais int?gr?es quand ils g?raient les ressources publiques, sur les infrastructures qu?ils promettent depuis 60 ans sans y faire quoi que ce soit, sur le ch?mage qu?ils pr?tendront ?radiquer quand ils seront ? leur tour ? Etoudi. Ce sont des menteurs qui n?ont qu?un seul objectif : conserver entre leurs mains les 7.500 milliards du budget collectif pour se le partager entre leurs amis et vivre dans le luxe, en calmant votre l?gitime col?re par quelques miettes. Les populations de l?Extr?me-Nord ne sont pas des ?ternels assist?s ? dui de pr?tendus bienfaiteurs viendraient distribuer le d?veloppement. Ce sont des Camerounais qui ont un droit imprescriptible sur les 7500 milliards et ce n?est pas une faveur quon leur fait ? la suite des dol?ances larmoyantes. Et puisqu?on leur a promis depuis l?ind?pendance de venir leur r?aliser des projets avec leur part d?argent sans le faire, il est temps qu?ils r?clament un autre mod?le de gestion : qu?on leur donne leur argent, afin qu?eux-m?mes r?alisent ces projets ! Au moins, ils n?auront plus ? se plaindre d?avoir ?t? d?laiss?s et ne s?en prendront qu?? eux-m?mes ! L?id?e que l?Extr?me-Nord ne peut se d?velopper qu?? partir des programmes confectionn?s ? Yaound? par des bureaucrates qui ne savent rien de la R?gion est une grossi?re escroquerie politique, ?conomique et intellectuelle. Cette R?gion a une population de plus de 4 Millions d?habitants, largement plus que le Cameroun en 1960 et plus que 20 pays actuellement ind?pendants en Afrique. On ne comprend pas pourquoi on peut continuer ? l?infantiliser, et ? confisquer son argent ? Yaound? pour continuer ? le g?rer ? Yaound?, comme si l?Extr?me-Nord ?tait un ?ternel enfant qui r?clamait une pupille pour poser le moindre geste de d?veloppement. Votre discours doit ?tre d?sormais clair : vous voulez votre part des 7.500 milliards! Si l?Etat central prend la moiti? et les Etas r?gionaux se partagent l?autre moiti? pour leurs missions de d?veloppement r?gional, sur la base d?un certain nombre de crit?res pertinents, l?Extr?me-Nord aura une dotation de 503,4 Milliards de FCFA. C?est beaucoup d?argent! Cet argent, bien g?r? par un Gouvernement r?gional ?lu et responsable, suffit ? faire de cette R?gion un havre de d?veloppement.De mani?re pratique, l?Etat R?gional affectera ? ses 47 Communes un montant moyen de 2 Milliards par commune, soit environ 100 milliards, le reste ?tant consacr? au fonctionnement de l?Etat R?gional. Celui-ci aura une Assembl?e, et un S?nat des Communaut?s Locales, et les r?mun?rations correspondront ? la moiti? de leurs ?quivalents centraux. Il aura un Gouvernement local, sous l?autorit? d?un Gouverneur Elu, ayant rang et pr?rogatives de Ministre F?d?ral d?Etat, avec 10 Minist?res R?gionaux qui auront rang de Secr?tariat d?Etat de la F?d?ration. Pour l?Extr?me-Nord, les Minist?res R?gionaux les plus importants seront notamment : LE MINISTERES DES RELATIONS PUBLIQUES, DE LA DIPLOMATIE TERRITORIALE ET DE LA MOBILISATION DE LA DIASPORA : sous l?encadrement du Minist?re F?d?ral des Affaires ?trang?res, ce Minist?re aura pour missions : a. De valoriser toutes les occurrences de partenariat avec l??tranger (jumelages, financement des CTD, institutions d?appui ? la d?centralisation, etc… b. De mobiliser sa Diaspora pour son d?veloppement, car celle-ci est toujours plus fid?le ? l?Etat r?gional qu?? l?Etat central c. De g?rer les relations entre la R?gion et l?Etat F?d?ral et d?autres R?gions LE MINISTERE DE LA SECURITE, qui en association avec les Forces de D?fense et de S?curit? de la F?d?ration, assurera un bouclage total de la R?gion contre BOKO HARAM et les coupeurs de route. L?Avantage de ce Minist?re est qu?il est form? des enfants de la R?gion qui ont une meilleure maitrise de l?environnement, contrairement aux forces f?d?rales qui viennent de partout et sont souvent isol?es. LE MINISTERE DE L?EAU ET DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : ? l?Extr?me-Nord, l?eau est un enjeu majeur qui r?clame un Minist?re ? elle seule. Celui-ci doit ?galement surveiller les impacts du r?chauffement climatique. LE MINISTERES DES INFRASTRUCTURES ROUTIERES, qui devra entreprendre un vaste programme de bitumage et d?entretien des routes, en dehors de l?axe Garoua-Maroua-Kousseri qui rel?ve de l?Etat f?d?ral. M?me ? un cout de 500 Millions le km, ce qui est excessif pour une route r?gionale, toutes les communes et les principales localit?s sont li?s au r?seau national en moins de 10 ans. Les autres Minist?res r?gionaux sont : Le Minist?re de l?Education Le Minist?re de la Sant? Publique Le Minist?re de l?Agriculture et de l?Elevage etc… Voil? en gros le nouveau mod?le que vous propose OSIH. Un mod?le fond? sur 3 concepts fondamentaux de la gouvernance moderne : la sp?cialisation, l??mulation et la responsabilit?. Les autres ne vous propose rien d?autre que de vieilles recettes qui ont ?chou? et qui vous ont maintenus dans la mis?re. Dieudonn? Essomba

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73,3

L?esp?rance de vie ? la naissance dans le monde a atteint 73,3 ans en 2024, soit un gain de 8,4 ans depuis 1995, selon les derni?res estimations internationales. Cette progression s?explique en grande partie par la r?duction continue de la mortalit? infantile, r?sultat des avanc?es m?dicales, de l?am?lioration de la nutrition et de l?acc?s ?largi aux soins de sant?. Les projections indiquent que cette tendance pourrait se poursuivre : d?ici 2054, projette l’ONU, la long?vit? moyenne mondiale devrait atteindre 77,4 ans, confirmant un allongement durable de la vie ? l??chelle plan?taire.

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Croissance et D?fis : L’?volution de l’Imp?t sur les Soci?t?s P?troli?res au Cameroun (2018-2022)

L’ouverture des donn?es du secteur extractif au Cameroun se poursuit par le comit? de l’ITIE, pour une meilleure transparence, sur l’?volution de l’Imp?t sur les Soci?t?s(IS) P?troli?res. Ces actions conduisent ? une meilleure ouverture du d?bat public, sur la gouvernance de ce secteur majeur. Et comme le dit un adage, « il faut que la main gauche sache ce que la main droite fait ». Ces donn?es publi?es jusqu’ici, au fil du temps, rencontrent de nombreux d?fis, tant dans son exploitation que dans son contenu, li? ? la publication des contrats. «  »Cest pour mieux structurer et organiser la prise de parole de la soci?t? civile intervenant dans la mise en oeuvre de lITIE, que la Plateforme de Repr?sentation et de Redevabilit? des Organisations impliqu?es dans la gouvernance du Secteur Extractif au Cameroun, a ?t? mise sur pied avec ses organes de gouvernance dont le comit? de pilotage de trois membres dont je suis le Chef de file » », Explique l’un des Leaders actifs de la soci?t? civile, ?uvrant depuis des ann?es pour l’ITIE, et l’un des Membres Fondateurs de DMJ(Dynamique Mondial des Jeunes), Dupleix Ferdinand KUENZOP. UNE PROGRESSION FISCALE VISIBLE, MAIS EMBO?T?E Engag?e comme membre de l’ITIE depuis 2005, le Cameroun publie chaque ann?e des rapports ITIE d?taillant les paiements effectu?s par les entreprises extractives et les revenus per?us par l’?tat. Ces rapports visent ? promouvoir la transparence et ? favoriser une gestion plus responsable des ressources extractives. Toutefois, le Cameroun ?tant encore en train de faire son entr?e dans les initiatives open governance, n’offre ? certains parties prenantes, que la possibilit? d’exploiter les donn?es issues des rapports des flux financiers, et des volumes relatifs ? l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures. Ainsi que des mines solides que produit un conciliateur ou administrateur ind?pendant dans le cadre du processus ITIE. Dapr?s les diff?rents rapports produits depuis 2005, celui de 2022 ( dernier rapport publi? en Mars 2025), malgr? que l’initiative porte sur la transparence, on y remarque que les contrats du secteur p?trolier sont encore frapp?s du sceau des clauses de confidentialit?. Pourtant, les articles 97 et 98 du Code P?trolier ainsi que l’article 140 du D?cret n?2023/232 consacrent la confidentialit? des informations issues des op?rations p?troli?res (rapports, mesures de terrain, plans, ?chantillons, etc.). Ces donn?es ne peuvent ?tre divulgu?es avant le retour du p?rim?tre concern? ? l’?tat ou avant la fin de la p?riode de confidentialit?, pr?vue ? l’article 143 du d?cret. Pour sa part, larticle 25 du mod?le de Contrat de Partage de Production (CPP) stipule que: le contrat, ses annexes et les donn?es contractuelles sont confidentiels et ne peuvent ?tre divulgu?s ? des tiers. Cette obligation subsiste jusqu? l’expiration du contrat. (Rapport ITIE 2022). Dans un tel contexte, les freins aux possibilit?s d’analyse des recettes issues du secteur minier ne sont pas li?s uniquement au format de leur publication, mais davantage ? la disponibilit? des sources de l’information ? les rendre accessibles. Par cons?quent, une analyse faite sans acc?s aux contrats est un exercice incongru puisque c’est dans le contrat que l’on retrouverait les engagements fiscaux des parties. M?me en s’appuyant sur les rapports ITIE, l’un des freins serait le retard dans la disponibilit? des donn?es ? analyser.Cependant, une progression notable de l’imp?t sur les soci?t?s(IS) p?trolier reste perceptible, s’il faut s’en tenir aux rapports ITIE de 2008 ? 2022. Cette tranche fiscale constitue l?imp?t le mieux collect? chaque ann?e dans le secteur extractif au Cameroun. Par exemple, en 2008, le Cameroun a commenc? ? conna?tre une hausse mod?r?e des recettes fiscales, avec des contributions principalement li?es ? l’imp?t sur les soci?t?s. Cependant, la contribution globale du secteur p?trolier ?tait encore en d?veloppement, avec des recettes fiscales relativement faibles par rapport aux ann?es suivantes. La fiscalit? restait encore domin?e par des revenus issus de la production en nature, principalement des hydrocarbures, qui ne sont pas toujours directement li?s aux rendements fiscaux (Rapport ITIE 2018). En 2019, avec l’arriv?e de la pand?mie COVID 19, on a commenc? ? observer une croissance de la fiscalit? p?troli?re, gr?ce ? l’augmentation des prix des hydrocarbures. L’imp?t sur les soci?t?s p?troli?res a continu? d’?tre le principal contributeur fiscal, repr?sentant une proportion plus importante des recettes budg?taires. Et en terme de contribution des exploitations du secteur extractif dans les d?penses publiques, on a aussi remarqu? une forte contribution au niveau de cette recette. Cette ann?e-l?, le Cameroun a enregistr? un bond dans les recettes fiscales p?troli?res, atteignant 83,90 milliards de FCFA en IS, un signe de l’am?lioration de la collecte (Rapport ITIE 2019, p. 18). CONTRIBUTION DU REVENU DU SECTEUR EXTRACTIF DANS LE BUDGET NATIONAL 2020 : L’ann?e 2020 a ?t? marqu?e par une pand?mie mondiale qui a affect? les prix du p?trole et, par cons?quent, les revenus fiscaux. Malgr? cette baisse, l?imp?t sur les soci?t?s p?troli?res est rest? un pilier essentiel de la fiscalit?. Les recettes p?troli?res ?taient encore domin?es par l?IS, bien qu’il y ait eu une l?g?re baisse par rapport ? l’ann?e pr?c?dente en raison de la baisse des volumes produits et de la volatilit? des prix (Rapport ITIE 2020, p. 22). Cette contribution a continuer ? ?voluer en 2021, avec une augmentation de 151,36 % des recettes par rapport ? 2020. L’IS a atteint 210,89 milliards de FCFA, principalement gr?ce ? la hausse des prix du p?trole sur les march?s mondiaux (Rapport ITIE 2021, p. 19). Le secteur extractif a vu une croissance et un pic substantiel de ses recettes fiscales, illustrant un renforcement de la collecte jusqu’en 2022, o? l’IS p?trolier a continu? d’exploser avec un total de 207,52 milliards de FCFA, repr?sentant 18,54 % des recettes fiscales globales du pays. Cette performance remarquable est attribu?e ? une stabilit? accrue des prix du p?trole et ? une gestion am?lior?e des revenus, avec la SNH jouant un r?le cl? dans la collecte. En 2022, l’?tat a per?u 774,51 milliards de FCFA via la SNH, ce qui a permis de soutenir de mani?re substantielle le budget national (Rapport ITIE 2022, p. 16). LES D?FIS LI?S AUX FLUX DE L’IMP?T SUR LES SOCI?T?S P?TROLI?RES

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Discorde sur le paiement des taxes: agents d’imp?ts et de mairie contre les fabricants de parpaings

Les premiers souhaitent une concertation avec les acteurs du secteur d?activit?. Les seconds opposent une fin de non-recevoir et pr?f?rent en revanche le statut quo. Robert et Fils, deux fabricants de parpaings ? Nkongoa (Mfou), sont tr?s remont?s contre les agents du fisc. Ils ont re?u il y a une semaine, une ? convocation ? un dialogue de gestion ?. Ladite rencontre devait se tenir le lundi 15 septembre 2025 dernier. La convocation ne d?range pas les deux hommes d’affaires. C’est plut?t ? la face cach?e de cette convocation ? que redoute Fils. De fait, ils redoutent la modification du statut fiscal de leurs entreprises. ? Ils veulent changer les statuts de nos fabriques. Nous sommes dans un r?gime de d?claration et non d’imposition ?, dit Robert. Ils n?honorent pas le rendez-vous. Ce refus de r?pondre ? l?invitation rend les agents du fisc furieux. Les coups de fils des agents du fisc sont incessants. Robert finit par mettre son t?l?phone en mode avion. Fils, quant ? lui, laisse sonner le sien. Alain le quincailler est voisin des fabricants de parpaings. Il les taquine : ? Pourquoi vous sous-?valuez vos entreprises ? Les imp?ts ont besoin d?argent pour qu?on construise les routes ?. ? On a dit que d?sormais, on paye l’imp?t synth?tique et tout se g?re en ligne. Pourquoi chaque jour les agents sont devant nos portes ? J’ai pay? mes imp?ts. On me demande m?me quoi ??, rel?ve Fils. L?arriv?e du v?hicule des agents cr?e une altercation verbale entre les deux parties. ? Messieurs, vous boycottez le dialogue de gestion. Vous ?tes au-dessus de la loi ?, lance un agent sur un ton mena?ant. ? Vous ne me menacez pas. Je n’ai rien ? traiter avec un agent d’imp?t ou de mairie. Je suis ? jour dans le payement de mes imp?ts ?, r?torque Robert. Cette explication ne convainc pas l’agent. ? Vous avez pay? vos imp?ts dans quel centre ? ? R?ponse du berger ? la berg?re : ? J?ai pay? en ligne. Dans le portail de payement, il n’y a pas de pr?cisions de lieu o? de centre ?. Cette r?ponse n’est pas suffisante pour Tr?sor, un autre propri?taire de fabrique de parpaing qui vient au secours de ses confr?res. ? Robert, tu n’as pas bien expliqu?. Messieurs les agents, on parle d?sormais du principe d’unicit? des caisses. L’argent que nous payons va directement au tr?sor public ?, rench?rit l’op?rateur ?conomique. Fils ?voque aussi une autre raison. Il ne comprend pas qu’on parle encore de taxes d’inspection sanitaire et v?t?rinaire (TISV), alors que le d?cret du pr?sident de la R?publique du 23 d?cembre 2024 sp?cifie que les seuls leviers disponibles pour les communes restent les redevances communales?telles que la taxe d?abatage de b?tail, la fourri?re, les loyers des espaces am?nageurs, les permis de b?tir et d?implanter et les parkings. ? Pourquoi venir reparler de taxe d’inspection sanitaire et v?t?rinaire (TISV), alors qu’on la paye d?j? dans l’imp?t synth?tique ?, ajoute-t-il. Andr? Gromyko Balla

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Gabon : pionnier de l??conomie verte en Afrique centrale

L?ASCR (m?canisme de contribution carbone) permet ? l??tat de collecter directement des fonds, r?investis dans la transition ?nerg?tique et l?adaptation au changement climatique. ? Djibouti, cette approche a d?j? permis de mobiliser plusieurs dizaines de millions de dollars, d?montrant l?efficacit? du mod?le que Libreville ambitionne de reproduire ? l??chelle nationale. Lors du dernier sommet de l?Union africaine sur le climat, le Gabon a ?t? salu? comme un mod?le r?gional pour sa mise en ?uvre des m?canismes de contribution carbone. Sous la direction de son gouvernement, le pays place d?sormais l??conomie verte au c?ur de sa strat?gie de d?veloppement et de souverainet?, confirmant sa trajectoire ambitieuse en Afrique centrale. En int?grant ce m?canisme, le Gabon pourrait g?n?rer plus de 20 milliards FCFA de recettes annuelles d?di?es aux investissements verts et au d?veloppement de fili?res durables. Le pays mise notamment sur la transformation locale du bois, la valorisation des sous-produits, la bio?conomie et l??cotourisme, secteurs strat?giques cr?ateurs d?emplois et d?innovation. ? La contribution carbone s?impose comme une source de recettes pr?visibles et diversifi?es, et illustre notre d?termination ? b?tir une ?conomie moins d?pendante des hydrocarbures tout en valorisant durablement nos ressources naturelles ?, souligne Scyrielle P. Sende Etali, directeur g?n?ral de l?Agence gabonaise pour le d?veloppement de l??conomie verte (Agadev). Avec cette initiative, le Gabon confirme sa position de leader r?gional et s?affirme comme un acteur cl? dans la lutte contre le changement climatique en Afrique centrale, ouvrant la voie ? une croissance durable et innovante. JRMA

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Sur la route Nationale N? 1: chant des ruines sous les pieds

Voyage au rythme lent, sur 279 km qui proposent une lecture claire de la d?cr?pitude. Un matin de septembre, le bus immatricul? LT 246 GZ de Touristique Express quitte Maroua en direction du Grand Sud. Destination : Yaound?, capitale politique du Cameroun. ? bord du long porteur, les passagers prennent place sur les banquettes du bus estampill? ? VIP Confort ? mis en piste. Un chauffeur fataliste et des bagages sont rapidement enfouis dans les malles creuses du v?hicule. En filigrane, une question hante le voyage : que dit-on de cette route nationale n?1 ? quelques semaines de la pr?sidentielle d?octobre 2025 ? Les secousses des illusions D?s la sortie de l?agence de voyage, les secousses commencent. Les nids-de-poule sur certains axes n?ayant pas b?n?fici?s des r?cents am?nagements du Contrat-D?sendettement-D?veloppement (C2D) s?ouvrent comme des pi?ges. ? chaque soubresaut, un passager l?che une exclamation. ? C?est ?a une ville compl?tement r?nov?e ? ? ironise Pascal, ?tudiant en transit vers Garoua. Son voisin r?plique : ? Depuis 20 ans, on nous promet une r?habilitation? mais regarde ! ?. Les affiches ponctuent le trajet jusqu?au pont Makabaye ? la sortie de la ville : ? des travaux ? peines livr?s, on voit d?j? des barricades qui pr?viennent des r?fections sur certains axes ?, commente Bintou, une native de Maroua. Ici, les promesses politiques ne s?affichent pas seulement sur des panneaux, elles s??prouvent dans les flaques d?eau sur le bitume et les suspensions us?es. Garoua, la belle aux eaux dormantes ? Garoua, le contraste frappe. Ville propre, ordonn?e, les mototaxis ob?issent aux feux, les rues respirent. Le bus s?arr?te pour le carburant, et les passagers s??parpillent dans le march?, le souffle coup? par la chaleur. Mais derri?re cette fa?ade de modernit?, le chemin vers Ngaound?r? promet encore mille secousses. Les 279 kilom?tres ? venir sont une succession de d?fis : routes caboss?es, virages tra?tres et conversations enfi?vr?es. La pr?sidentielle d?octobre 2025 se glisse entre les si?ges. ? Chaque sept ans, ils promettent de refaire la route? Regardez ! ? s??nerve le chauffeur. ? Mais des travaux sont en cours ?, r?pond un passager. La RN1 devient alors une ar?ne o? chacun mesure la distance entre parole et r?alit?. Sur des chemins difficiles A Badankali, un camion charg? de conserves, renvers?, bloque le passage. Des femmes proposent arachides bouillies et s?same aux voyageurs immobilis?s. Ici, la route est une art?re vitale : commerce et circulation s?entrelacent. La RN1 n?est pas qu?une route nationale, elle est transnationale, reliant le Cameroun au Tchad et au Nigeria. Tout blocage se r?percute sur les march?s et les prix, rappelant que cette route est le poumon ?conomique du Nord. Tout blocage se r?percute sur les march?s et les prix. A?ssatou, commer?ante de Garoua, r?sume : ? Quand les camions n?arrivent pas, tout augmente. ? La RN1 n?est pas qu?une voie de transport : elle pulse, respire et blesse. Ngaound?r?, cicatrice et carrefour ? l?entr?e de la ville, le bus s?arr?te devant l?Universit?. Les ?tudiants descendent, rient et ?tirent leurs bras fatigu?s. Ngaound?r?, carrefour du Nord et du Sud, porte les stigmates du voyage : poussi?re rouge, ralentisseurs improvis?s et regards inquiets des habitants. Dans cette ville, chaque fissure est un jugement, chaque bosse un symbole. Pendant les heures d?escales ici, intrigues et blagues s?invitent parmi les passagers. Sur les banquettes install?es dans la salle d?attente de l?agence, un jeune ?tudiant tchadien l?che en sirotant son th? : ? Cette route, c?est le nerf de l?Afrique centrale. Mais elle est trait?e comme une piste de village ?. ? Celui qui r?pare la route aura nos voix ?, confie un vieux vendeur. C?est ? bord d?un second bus immatricul? LT 708 LX estampill? ? Confort VIP ? que les passagers reprennent la route. Le trajet qui va de Ngaound?r? ? Garoua Boulai est moins contraignant. Mais nids de poules et surprises s?invitent ? l?aventure. La RN1, miroir du Cameroun Deux jours plus tard, 12 septembre, 6h35. Le bus atteint Yaound? apr?s 37 heures de voyage. Visages creus?s par la fatigue, yeux empreints d?histoires et de paysages travers?s. La RN1 n?est plus seulement une route : elle est un verdict silencieux sur le Cameroun, un miroir des fractures et des frustrations, une art?re o? se jouent dignit? et citoyennet?. Chaque kilom?tre parcouru est une le?on. Chaque secousse un rappel : la route, c?est la voix du peuple. En octobre, les passagers de la RN1 voteront non seulement pour des candidats, mais pour la dignit? de circuler, de commercer, de vivre pleinement dans un pays qui ne les oublie pas. ? La route est devenue un terrain ?lectoral. En octobre, ce sont eux, les usagers de la RN1, qui auront la parole. Et dans l?urne, ils ne voteront pas seulement pour un candidat. Ils voteront aussi pour la route ?, commente un universitaire anonyme en transit pour Yaound?. Tom

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