Sport

Sport

Pillages au nom du ? changement ?: quand l?apr?s-?lection devient la haute saison des bandits

Pendant que certains citoyens appr?cient les r?sultats de l??lection pr?sidentielle du 12 octobre dernier, d?autres comptent leur butin avec un professionnalisme d?concertant. ? Douala, capitale ?conomique du pays, le spectacle est saisissant : ?tals vid?s, v?hicules abandonn?s sur les grands axes, et commer?ants interloqu?s qui d?couvrent, au r?veil, que leurs biens ont voyag? sans ticket de retour. ? C?est devenu une routine, un calendrier parall?le ?, ironise un vendeur de poisson dans le quartier Bonab?ri, en v?rifiant que son t?l?phone et son portefeuille sont toujours ? port?e de main. Partout dans la ville, le sc?nario se r?p?te avec la r?gularit? d?un service postal. Dans les march?s et les ruelles, des barrages improvis?s permettent ? de petits malins de transformer une nuit ordinaire en chasse au tr?sor express. Vols ? main arm?e, extorsions et pillages de magasins se succ?dent, laissant derri?re eux un parfum de chaos ma?tris?. ? On pourrait presque parler de strat?gie, si ce n??tait pas nos poches qui trinquent ?, souffle un automobiliste, qui a vu son v?hicule forc? sur la route de Maroua. ? Garoua, dans le Grand Nord, les habitants t?moignent d?une m?me sc?ne : la s?curit? semble rythm?e par un agenda invisible. Ici, un ?tal est vid? en une heure ; l?, une boutique est forc?e pendant la nuit. Les autorit?s locales, elles, se contentent de patrouilles sporadiques et de communiqu?s officiels alternant vigilance et silence. ? On nous promet des interventions, mais on s?habitue vite ? la routine ?, d?plore une commer?ante. D?brouillardise Face ? cette situation, la d?brouillardise devient un art de vivre. Les citoyens organisent des rondes de voisinage, cr?ent des groupes WhatsApp de veille et multiplient les conseils de prudence. Le ? do it yourself ? s?curitaire s?impose comme une ?vidence, tandis que la d?mocratie semble parfois se conjuguer avec l?art de survivre. Dans les quartiers de Douala, le mot d?ordre est clair : compter sur soi-m?me, toujours. Pour certains, l?apr?s-?lection reste un moment de r?jouissance politique. Pour d?autres, il s?apparente ? une ?preuve de vigilance et d?ing?niosit? face ? des assauts r?guliers. Entre espoir civique et cynisme du quotidien, le Cameroun observe, en silence ou en murmures, la r?p?tition d?un sc?nario qui m?le pouvoir, hasard et opportunisme bien organis?. Les citoyens, quant ? eux, savent que demain pourrait recommencer? et que la seule certitude est celle de se prot?ger. Ongoung Zong Bella

Sport

L?Afrique des solutions, ou le temps de la maturit? continentale

? l?heure o? l?Afrique s?interroge sur son avenir ?conomique et politique, la ? Semaine de l?Afrique des solutions ?, dont la troisi?me ?dition s?ouvre du 24 au 25 novembre ? Paris, s?impose comme un symbole fort : celui d?un continent qui ne veut plus ?tre observ?, mais entendu.? L?Afrique centrale y portera un message clair : elle dispose des ressources, du g?nie et de la volont? n?cessaire pour b?tir ses propres r?ponses aux d?fis contemporains. Cette initiative mondiale, enti?rement d?di?e ? la valorisation des innovations africaines, rompt avec le discours fataliste qui a longtemps enferm? le continent dans le r?le de victime du d?sordre mondial. En pr?nant l?action concr?te, l?inventivit? et la solidarit? panafricaine, elle affirme une v?rit? simple : l?Afrique n?a pas besoin qu?on la sauve, mais qu?on la laisse inventer ses solutions. Le th?me choisi pour la Semaine de cette ann?e, ? S?unir pour l?Afrique des solutions ?, r?sonne comme un appel ? l?action collective. Il ne s?agit plus de d?noncer, mais de construire ; plus de subir, mais de coop?rer. Dans un contexte international marqu? par la mont?e des crises et le repli des nations, cette volont? d?unit? porte un souffle d?esp?rance. L?Afrique, longtemps fragment?e par des fronti?res h?rit?es, d?couvre peu ? peu la puissance du collectif, celle des r?seaux d?acteurs, de la diaspora, des jeunes innovateurs, des entrepreneurs sociaux et des femmes leaders. Car l?Afrique des solutions n?est pas une utopie : c?est un mouvement en marche. Ses laboratoires se trouvent dans les start-ups de Kinshasa, les fermes intelligentes du Rwanda, les plateformes num?riques d?Abidjan, les projets d??nergie verte du Sahel. Ce continent, souvent d?crit ? travers ses crises, r?v?le aujourd?hui la vitalit? de ses talents. La route est encore longue. La transformation du potentiel en solutions tangibles exigera engagement politique, coordination r?gionale et mobilisation de tous les acteurs. Mais l?Afrique centrale semble d?termin?e ? ?crire une nouvelle page de son histoire, o? innovation et d?veloppement durable convergent pour offrir un avenir plus prosp?re ? ses populations.

Sport

March? financier unifi? de la CEMAC : 1,8 milliard FCFA pour acc?l?rer la dynamisation

La Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC) relance la dynamique du march? financier unifi? de la CEMAC. R?uni le 6 octobre 2025 ? Malabo, son Conseil d?administration a valid? le d?blocage de plus d?un 1,8 milliard FCFA pour achever la cr?ation du d?positaire central unique de la Bourse des valeurs mobili?res de l?Afrique centrale (BVMAC). Au c?ur de cette initiative, 1,04 milliard FCFA repr?sentent la participation directe de la BEAC au capital de la nouvelle entit?, tandis que 814,5 millions serviront ? couvrir, de mani?re transitoire, les actions non lib?r?es par certains actionnaires. L?objectif est clair : doter la zone CEMAC d?un syst?me int?gr?, s?r et transparent, capable de soutenir la croissance et d?attirer davantage d?investisseurs. Depuis la fusion du Douala Stock Exchange (DSX) et de la BVMAC en 2019, la BEAC assurait la fonction de d?positaire central ? titre provisoire. Cette mission devait durer quelques ann?es, mais les divergences entre institutions et la lenteur des proc?dures ont frein? la mise en ?uvre du projet. La relance act?e ? Malabo s?inscrit dans la deuxi?me phase de la dynamisation du march? financier unifi?, amorc?e en 2020 avec la conception du business plan de la nouvelle structure. Celle-ci sera majoritairement d?tenue par la BVMAC (40 % du capital), aux c?t?s de la BEAC et d?investisseurs priv?s. Le futur d?positaire central unique jouera un r?le strat?gique dans la consolidation du march? financier de la sous-r?gion. En centralisant la gestion des titres, il garantira la s?curit? des transactions, r?duira les risques op?rationnels et am?liorera la liquidit? du march?.Pour la BEAC, cette intervention financi?re vise ? renforcer la confiance des acteurs ?conomiques et ? cr?er les conditions d?un financement durable des ?conomies de la zone. Elle traduit ?galement la volont? politique des autorit?s mon?taires de faire de la CEMAC un espace financier plus comp?titif et conforme aux standards internationaux. Bobo Ousmanou

Sport

Sommet de la paix de Gaza organis? en Egypte .

?change Hamas-Israel (Hotel BIENVENIDOS Donald Trump s?est envol? hier 13 septembre 2025 pour Charm el-Cheikh o? il pr?side avec le pr?sident ?gyptien Abdel Fattah Al-ssisi pour un sommet de la paix en pr?sence de dirigeants de plus de 20 pays. Quels sont les enjeux du sommet de la paix organis?s en Egypte ? Pr?sid? par le pr?sident des ?tats-Unis Donald Trump et le pr?sident ?gyptien Abdel Fattah Al-ssisi pour l?objectif de: lib?ration des derniers otages et prisonniers Isra?liens vivants . <<Mettre fin aux conflits en moyen Orient>>et ouvrir une nouvelle page de la s?curit? et la <<stabilit? r?gionale>>a pr?sent? samedi dernier le pr?sident ?gyptien. <<Les signataires en seront les garants : ?tats-Unis, Egypte, Qatar et probablement la Turquie>>a pr?cis? une source diplomatique au fait des pr?paratifs du sommet sous couvert d?anonymat en raison de la stabilit?. De l? ,nous marquons l?absence? d?autres concern?s tel que Netanyahou ,Benyamin ,et certains dirigeants du mouvement islamique surtout l?un des hauts responsables du Hamas ,ceci <<en raison de la co?ncidence avec le d?but de la f?te>>Juive de la SIMCHAT TORAH (<<Joie de la Torah>>) commen?ant lundi ? la tomb?e de la nuit pr?cise le communiqu?. ???? ?De plus le secr?taire g?n?ral de l?ONU et plusieurs autres dirigeants avaient annonc? leur participation dont le roi Abdallah Il de Jourdaine et le pr?sident Turque,R?c?p Tay-yip Erdogan.Ce dernier a ?t? photographi? ? la mi-journ?e au c?t? d?Emmanuel Macron . Ainsi fut son d?placement au sommet de la paix pour plus marquer son <<soutien ? la mise en ?uvre de l?accord pr?sent? par le pr?sident Donald Trump pour mettre fin ? la guerre de Gaza>>selon l?Elys?e. Il entend ?galement ?changer<<avec ses partenaires sur les prochains ?tapes de mise en ?uvre du plan de paix. Josu? Nabral , Radio Int?gration ? Yaound?, contactez-nous sur www.radiointegration.com

bloc d'article, Sport

Paul Biya ? Maroua: entre promesses de r?confort et scepticisme populaire

Le chef de l??tat a tenu, ce 7 octobre ? Maroua, un meeting de campagne qui avait valeur de test. Apr?s plusieurs semaines de doutes sur sa mobilisation personnelle, Paul Biya a choisi le Septentrion pour rassurer, r?affirmer sa confiance dans l?avenir et tendre la main ? une population partag?e entre fid?lit? historique et lassitude sociale. Un discours de r?assurance aux allures de confession Sous un soleil de plomb et devant une foule mobilis?e par les structures du parti au pouvoir, Paul Biya a surpris par un ton plus direct qu?? l?accoutum?e 😕 Je connais les attentes insatisfaites qui vous font douter du lendemain. En me fondant sur l’exp?rience qui est le mien, je puis vous assurer que ces probl?mes ne sont pas insurmontables ?. Ces mots, salu?s par des acclamations, sonnent comme une reconnaissance implicite des frustrations qui traversent le Grand Nord. ? Quand il dit qu?il nous comprend, c?est d?j? un pas ?, confie A?ssatou, commer?ante au march? de Domayo. ? Mais nous avons trop entendu de promesses. Cette fois, nous voulons voir les actes ?. Le Septentrion, poumon ?lectoral sous tension Le choix de Maroua n?est pas anodin. R?gion charni?re et r?servoir ?lectoral d?cisif, le Septentrion (Adamaoua, Nord et Extr?me-Nord) concentre pr?s de 38 % de l??lectorat national, soit plus de 3 millions d?inscrits sur les listes ?lectorales selon les estimations d?Elecam. Lors de la pr?sidentielle de 2018, c?est dans cette partie du pays que Paul Biya avait r?alis? ses scores les plus ?lev?s, engrangeant plus de 70 % des suffrages dans certaines circonscriptions. Mais le paysage a ?volu? : la jeunesse, nombreuse et d?sabus?e, regarde avec scepticisme. ? Je suis venu ?couter, mais je n?attends plus rien ?, l?che Moussa, ?tudiant en sciences politiques. ? Depuis qu?on est enfants, on nous dit que l?avenir sera meilleur. Pourtant, nous sommes toujours sans emploi et sans routes. ? Dissiper les doutes apr?s les h?sitations La pr?sence de Paul Biya ? Maroua met fin aux rumeurs persistantes d?un d?sengagement direct dans la campagne. En apparaissant lui-m?me dans le Nord, il envoie un double signal : il reste le ma?tre du jeu et il reconna?t le poids politique du Septentrion, capable ? lui seul de faire basculer l??lection du 12 octobre. ? Le fait qu?il soit venu en personne est d?j? une r?ponse ? ceux qui pensaient qu?il ne pouvait plus porter la campagne ?, analyse un cadre local du RDPC. ? Mais il faudra plus qu?un discours pour convaincre les jeunes, qui repr?sentent plus de 60 % des ?lecteurs ici?. Promesse d?exp?rience contre fatigue ?lectorale En insistant sur son ? exp?rience ? comme gage de solutions, Paul Biya joue la carte du v?t?ran face ? une population impatiente. ? L?exp?rience, c?est bien ?, r?torque Hamadou, moto-taximan, ? mais ce qu?on attend, ce sont des routes, des h?pitaux, du travail. Pas seulement des paroles ?. Si le pr?sident-candidat parvient ? contenir les d?fections dans son fief septentrional, il consolidera une base ?lectorale difficile ? renverser. Mais une baisse de la participation, tr?s redout?e cette ann?e, pourrait affaiblir son socle et ouvrir des br?ches ? ses adversaires, notamment dans les grandes villes du Sud et de l?Ouest. Le test de Maroua Au-del? de l?enthousiasme affich?, Maroua aura servi de r?v?lateur : un pr?sident qui tente de transformer la lassitude en confiance, un ?lectorat strat?gique en qu?te de preuves concr?tes, et une campagne ?lectorale qui se joue d?sormais ? guichet ferm?. ? une semaine du scrutin, le message est clair : le Grand Nord d?tient plus que jamais les cl?s du verdict national. Tom.

Sport

R?glement sur la d?forestation: un an de r?pit pour le Cameroun

Initialement pr?vu pour 2026, le R?glement de l?Union europ?enne sur la d?forestation (RDUE), qui interdit l?importation de cacao, caf?, caoutchouc, huile de palme, soja, b?uf et bois issus de zones r?cemment d?bois?es, pourrait entrer en vigueur le 1er janvier 2027.  Une lettre du 23 septembre 2025, sign?e par la commissaire europ?enne ? l?Environnement Jessika Roswall, justifie ce report par l?impossibilit? pour la plateforme informatique de g?rer le volume massif de donn?es attendu. L?objectif : assurer un syst?me fiable capable de traiter les informations sans bloquer les importations. Selon une source diplomatique ? Yaound?, ? ce d?lai permet aussi de sensibiliser les producteurs locaux, de d?velopper des partenariats avec le secteur priv? et de mettre en place des m?canismes d?audit ind?pendants pour ?viter tout rejet de produits et pr?server la r?putation du pays sur le march? international ?. Pour le Cameroun, ce report n?est pas un contretemps. Si les fili?res cacao et caf? sont pr?tes ? r?pondre aux exigences, d?autres secteurs, notamment le bois et le caoutchouc, doivent se consolider. Le d?lai suppl?mentaire permet de renforcer la tra?abilit?, de former les acteurs de terrain et d?ajuster les dispositifs de certification indispensables pour rester comp?titif. Le RDUE impose en effet aux exportateurs de prouver que leurs produits ne proviennent pas de for?ts r?cemment d?bois?es, avec des syst?mes de suivi pr?cis et une documentation compl?te sur la cha?ne d?approvisionnement. M?me pour les fili?res huile de palme, soja et b?uf, dont les exportations vers l?UE sont marginales, le gouvernement peut profiter de ce r?pit pour structurer les bases et anticiper d??ventuelles expansions futures. Renforcer la tra?abilit? et les standards environnementaux pourrait aussi faire du Cameroun un mod?le pour la sous-r?gion, renfor?ant son r?le dans la lutte contre la d?forestation en Afrique centrale. En somme, ce d?lai d?un an offre au Cameroun une opportunit? rare : mieux s?adapter, s?curiser ses fili?res et ?viter les sanctions ou rejets sur le march? europ?en. Alors que la pression internationale sur la durabilit? s?accentue, ce report pourrait faire la diff?rence entre transition chaotique et adaptation r?ussie, positionnant le pays comme un acteur cr?dible de la lutte contre la d?forestation. Bobo Ousmanou

Sport

Les potins de la campagne

Faits et m?faits rep?r?s sur la route vers le palais d’Etoudi ? Bafoussam, Mgr Lontsie-Keune troque sa chasuble pour le r?le de coach ?lectoral. L??v?que, visiblement inquiet de voir les Camerounais voter ? l?aveugle, a livr? sa recette pour une pr?sidentielle 100 % transparente le 12 octobre 2025. Premi?re ?tape : un d?bat t?l?vis? o? les 12 candidats (oui, douze !) devront se montrer plus clairs qu?un bon caf? du matin. ? Nous voulons voir ceux qui aspirent ? gouverner, et chacun doit choisir en cons?quence ?, mart?le-t-il, avec le s?rieux d?un professeur de maths. Puis, place au vote? et surtout ? la surveillance ! L??v?que rappelle : ? Ne laissez pas voler votre vote ?, comme si le scrutin se jouait dans un film de cape et d??p?e. Les candidats, eux, envoient leurs scrutateurs, qui ressemblent parfois ? des d?tectives en mission secr?te dans les bureaux de vote. Mais l?injonction la plus m?morable reste sans doute celle du d?compte des voix : ? Ceux qui comptent doivent se souvenir de leur bapt?me? 1+1=2 ?, rappelle-t-il. Morale de l?histoire : m?me Dieu surveille les additions ?lectorales ! 12 est en ?bullition ! Douze candidats, douze promesses, douze sourires de campagne? et le tout pour un scrutin qui tombe le 12 ! Si le calendrier avait un sens de l?humour, il se serait surpass?. ? ce rythme, les ?lecteurs pourraient se croire dans un jeu de soci?t? g?ant : ? Choisis ton champion, lance le d? et avance jusqu?au 12 ! ? Chaque candidat joue sa carte : l?un promet 12 milliards pour l??ducation, l?autre 12 minutes de concert par jour dans les ?coles? et le dernier, fid?le ? son style, assure que 12 jours suffiront pour r?soudre tous les probl?mes du pays. Les meetings ressemblent ? des parties de dominos : chacun tente de faire tomber le suivant avec des slogans plus inventifs que jamais. Et le peuple ? Entre les 12 programmes, les 12 affiches et les 12 discours, il jongle, rit, soupire? mais surtout, il attend le 12, le jour o? le d? sera lanc? et le suspense enfin tranch?.? la t?l?vision, les d?bats durent 12 minutes (pas une de plus, pas une de moins), et chaque candidat doit citer 12 raisons pour lesquelles il est le meilleur. Dans les rues, les affiches sont coll?es par groupes de 12, et les ?lecteurs comptent leurs pas : 12 vers la mairie, 12 vers le march?, 12 vers le bureau de vote. M?me les analystes politiques s?y mettent : ? Si chacun des 12 candidats gagne 12 % des votes, alors? ? ? personne ne finit la phrase, mais tout le monde rit quand m?me. Et les meetings ? Ils ressemblent ? des chor?graphies de 12 pas, avec 12 applaudissements synchronis?s et, bien s?r, 12 selfies par minute. En attendant, vive le 12, le chiffre roi de cette pr?sidentielle pas comme les autres ! Mais le plus cocasse, c?est quand un simple ?missaire du parti d?barque en tourn?e. Aussit?t, les communicants se m?tamorphosent en fid?les en transe : on se prosterne, on acclame, on jure fid?lit? comme ? l??poque des chevaliers et des seigneurs. Les micros deviennent des encensoirs, les slogans des psaumes, et chaque phrase du visiteur se transforme en verset politique. Les discours, d?j? format?s pour la t?l?vision, prennent alors une dimension mystique : on ne parle plus de programmes ou de projets, mais de saintes promesses qui d?fient le temps et la raison. Alors on imagine la sc?ne : si un simple ?missaire d?clenche une telle ferveur, que se passerait-il si Paul Biya lui-m?me foulait la poussi?re de la campagne ? On assisterait sans doute ? un s?isme protocolaire : communicants ? genoux, cam?ras en l?vitation, militants en transe mystique. Les rues se changeraient en sanctuaires, et le micro deviendrait ostensoir. Chaque poign?e de main serait un miracle, chaque sourire un sermon. Les journalistes, eux, se demanderaient s?ils couvrent un meeting ou une procession religieuse. Et pendant ce temps, les id?es, les projets, les d?bats politiques ? Disparaissent dans le brouhaha de la d?votion. Les programmes deviennent secondaires face ? la performance rituelle, et le terrain ?lectoral ressemble plus ? une sc?ne de th??tre sacr? qu?? une comp?tition d?mocratique. Les communicants, ?puis?s par l?exaltation qu?ils provoquent, en oublient parfois m?me les candidats qu?ils sont cens?s promouvoir : ils semblent danser pour le public, applaudir pour la cam?ra, b?nir pour le micro. ? ce rythme, la campagne tient plus du p?lerinage que du d?bat d?id?es. ? force d?adorer les messagers, on finit par oublier le message. Et le spectateur, lui, oscille entre le rire et la perplexit? : doit-il voter, prier, ou simplement admirer le spectacle ? D?boires La campagne pr?sidentielle 2025 tourne parfois ? la com?die improvis?e. On y voit des communicants de partis, cens?s galvaniser les foules, perdre soudain leurs moyens d?s que la petite lumi?re rouge de la cam?ra s?allume. Certains bafouillent comme des ?tudiants ? un oral surprise, d?autres r?citent leur discours avec l??motion d?un robot mal programm?. Entre deux maladresses, on entend des perles : ? Notre candidat incarne le futur? depuis longtemps ?, ou encore ? Nous promettons le changement dans la continuit?, mais en mieux ?. Les cameramen, eux, retiennent leurs rires h?ro?quement. Les communicants rivalisent de f?brilit?, brandissant des fiches froiss?es, ajustant leurs cravates imaginaires, pendant que leurs candidats esp?rent que personne ne verra le d?sastre sur les r?seaux sociaux. ? ce rythme, les ?lecteurs risquent de voter pour le plus ? l?aise ? l??cran ? quitte ? ce que ce soit le journaliste.? Yaound?, Douala et m?me ? Sangm?lima, les sc?nes rappellent les grands jours de distribution de riz subventionn? : bousculades, cris, pagnes qui volent dans tous les sens. Cette fois, l?objet de la convoitise n?est pas comestible mais textile : le nouveau pagne ? l?effigie de Paul Biya. Sur fond bleu pr?sidentiel, le visage du Chef de l??tat tr?ne, sourire immuable, entour? de colombes et de slogans promettant ? paix et continuit? ?. Un symbole si

Sport

?lections, convictions et contradictions

« Quand on va ? des ?lections, c?est pour gagner, et je vais gagner. J?en ai les capacit?s, j?en ai la conviction. » C?est ainsi que Simone Ehivet, figure embl?matique de la sc?ne politique ivoirienne et pr?sidente du Mouvement des G?n?rations Capables (MGC), a r?cemment exprim? son intention de briguer la magistrature supr?me lors de l??lection pr?sidentielle du 25 octobre 2025. Cette sortie publique envoie un message clair: Simone n’est pas l? pour faire de la figuration. Elle veut conqu?rir le pouvoir, elle pense pouvoir le faire et elle veut que les ?lecteurs le croient aussi. Mais, au-del? de cette assurance affich?e, une question se pose: qu?est-ce qui a chang? ? Quelques semaines auparavant, cette m?me Simone affirmait que, m?me si l?opposition pr?sentait un candidat unique, elle perdrait, ? cause d?un contexte ?lectoral jug? in?quitable: d?coupage ?lectoral controvers?, listes ?lectorales non r?vis?es, Commission ?lectorale Ind?pendante (CEI) partiale. Des griefs qui avaient, jusque-l?, justifi? la m?fiance de l?opposition quant ? sa participation au scrutin. Alors, ? quel moment la donne a-t-elle chang? pour que Simone Ehivet d?cide non seulement de participer, mais aussi d?affirmer qu?elle gagnera, avec une telle certitude ? L?argumentaire du MGC sur le retour aux valeurs fondamentales est louable, mais la coh?rence ne devrait-elle pas ?tre la premi?re de ces valeurs ? L??preuve de la coh?rence En politique, la coh?rence est une denr?e rare mais pr?cieuse. Elle est le ciment de la cr?dibilit?, le lien entre le discours et l?action. Lorsqu?un leader politique affirme une chose aujourd?hui et en fait une autre demain, il prend le risque d’?roder la confiance que le peuple place en lui. Dans le cas de Simone Ehivet, il est l?gitime de se demander ce qui justifie ce revirement strat?gique. Est-ce un changement r?el de contexte ?lectoral dont le public n?aurait pas ?t? inform? ? Y a-t-il eu des concessions ou des r?formes discr?tes sur le d?coupage, les listes, ou la CEI ? Si tel est le cas, o? sont les preuves ? O? sont les communiqu?s, les d?cisions officielles ou les d?crets modifiant les conditions que l?opposition jugeait inacceptables il y a encore quelques semaines ? En l?absence d?explications claires, ce changement de position donne l?impression d?un calcul politique, voire d?une improvisation. Certes, la politique est l?art de s?adapter, de man?uvrer et de saisir les opportunit?s, mais il y a une fronti?re entre la flexibilit? strat?gique et l?incoh?rence. Le MGC se pr?sente comme un parti porteur de renouveau, pr?nant des valeurs comme l?int?grit?, le courage, la v?rit?. Tr?s bien. Mais ces valeurs doivent aussi se refl?ter dans les actes. Une candidature affirm?e sans coh?rence risque de ressembler ? une posture de communication, et non ? un v?ritable projet de soci?t?. Le peuple face aux contradictions L?enjeu d?passe la seule personne de Simone Ehivet. Il concerne une r?alit? plus large de la politique ivoirienne (et m?me africaine): cette tendance chez certains acteurs ? dire une chose et ? faire son contraire. Aujourd?hui on conteste le processus ?lectoral ; demain on y participe pleinement. Aujourd?hui on rejette une r?forme ; demain on la soutient si elle sert nos int?r?ts. Ce jeu de doubles discours, r?p?t?, contribue ? une d?sillusion profonde du peuple vis-?-vis de sa classe politique. Comment le peuple peut-il croire et s?engager aux c?t?s de leaders qui se d?mentent eux-m?mes ? Pourquoi croire un message aujourd?hui, si l?on sait que demain il pourrait ?tre remplac? par un autre, contradictoire, sans explication ? La cons?quence de ces revirements est connue : le d?sint?r?t du citoyen, l?abstention massive, le scepticisme politique, et parfois m?me la radicalisation. Si les discours politiques deviennent impr?visibles et d?connect?s de la r?alit?, c?est la d?mocratie elle-m?me qui vacille. Pour regagner la confiance du peuple, les responsables politiques doivent faire un choix clair : celui de la transparence, de la constance, de la p?dagogie. Le peuple est pr?t ? entendre que des strat?gies ?voluent, mais il exige des justifications honn?tes, des explications rationnelles, pas des slogans sans ancrage. Gagner, oui, mais ? quel prix ? Vouloir gagner une ?lection est l?gitime. Encore faut-il que cette victoire s?inscrive dans une logique coh?rente et transparente. Si le MGC veut vraiment ?tre un parti porteur de valeurs, il lui faut commencer par appliquer ces valeurs ? sa propre strat?gie. Le peuple ivoirien n?est pas dupe ; il regarde, analyse, compare. Il a besoin de rep?res stables, pas de discours ? g?om?trie variable. Alors, la vraie victoire ne r?side-t-elle pas d?abord dans la r?conciliation entre la parole et l?acte, entre la strat?gie politique et les principes affich?s ? Une ?lection peut se gagner sur un discours, mais un pays ne se reconstruit que sur la confiance. Jean-Claude DJEREKE

Sport

Populations de l?extr?me-nord, l?honorable OSIH vous parle !

Les ?missaires du Pr?sident Biya et ses Ministres-Opposants viendront encore une fois de plus, vous tenir leur vieux discours ?cul?, sur la prise en compte de vos pr?occupations qu?ils n?ont jamais int?gr?es quand ils g?raient les ressources publiques, sur les infrastructures qu?ils promettent depuis 60 ans sans y faire quoi que ce soit, sur le ch?mage qu?ils pr?tendront ?radiquer quand ils seront ? leur tour ? Etoudi. Ce sont des menteurs qui n?ont qu?un seul objectif : conserver entre leurs mains les 7.500 milliards du budget collectif pour se le partager entre leurs amis et vivre dans le luxe, en calmant votre l?gitime col?re par quelques miettes. Les populations de l?Extr?me-Nord ne sont pas des ?ternels assist?s ? dui de pr?tendus bienfaiteurs viendraient distribuer le d?veloppement. Ce sont des Camerounais qui ont un droit imprescriptible sur les 7500 milliards et ce n?est pas une faveur quon leur fait ? la suite des dol?ances larmoyantes. Et puisqu?on leur a promis depuis l?ind?pendance de venir leur r?aliser des projets avec leur part d?argent sans le faire, il est temps qu?ils r?clament un autre mod?le de gestion : qu?on leur donne leur argent, afin qu?eux-m?mes r?alisent ces projets ! Au moins, ils n?auront plus ? se plaindre d?avoir ?t? d?laiss?s et ne s?en prendront qu?? eux-m?mes ! L?id?e que l?Extr?me-Nord ne peut se d?velopper qu?? partir des programmes confectionn?s ? Yaound? par des bureaucrates qui ne savent rien de la R?gion est une grossi?re escroquerie politique, ?conomique et intellectuelle. Cette R?gion a une population de plus de 4 Millions d?habitants, largement plus que le Cameroun en 1960 et plus que 20 pays actuellement ind?pendants en Afrique. On ne comprend pas pourquoi on peut continuer ? l?infantiliser, et ? confisquer son argent ? Yaound? pour continuer ? le g?rer ? Yaound?, comme si l?Extr?me-Nord ?tait un ?ternel enfant qui r?clamait une pupille pour poser le moindre geste de d?veloppement. Votre discours doit ?tre d?sormais clair : vous voulez votre part des 7.500 milliards! Si l?Etat central prend la moiti? et les Etas r?gionaux se partagent l?autre moiti? pour leurs missions de d?veloppement r?gional, sur la base d?un certain nombre de crit?res pertinents, l?Extr?me-Nord aura une dotation de 503,4 Milliards de FCFA. C?est beaucoup d?argent! Cet argent, bien g?r? par un Gouvernement r?gional ?lu et responsable, suffit ? faire de cette R?gion un havre de d?veloppement.De mani?re pratique, l?Etat R?gional affectera ? ses 47 Communes un montant moyen de 2 Milliards par commune, soit environ 100 milliards, le reste ?tant consacr? au fonctionnement de l?Etat R?gional. Celui-ci aura une Assembl?e, et un S?nat des Communaut?s Locales, et les r?mun?rations correspondront ? la moiti? de leurs ?quivalents centraux. Il aura un Gouvernement local, sous l?autorit? d?un Gouverneur Elu, ayant rang et pr?rogatives de Ministre F?d?ral d?Etat, avec 10 Minist?res R?gionaux qui auront rang de Secr?tariat d?Etat de la F?d?ration. Pour l?Extr?me-Nord, les Minist?res R?gionaux les plus importants seront notamment : LE MINISTERES DES RELATIONS PUBLIQUES, DE LA DIPLOMATIE TERRITORIALE ET DE LA MOBILISATION DE LA DIASPORA : sous l?encadrement du Minist?re F?d?ral des Affaires ?trang?res, ce Minist?re aura pour missions : a. De valoriser toutes les occurrences de partenariat avec l??tranger (jumelages, financement des CTD, institutions d?appui ? la d?centralisation, etc… b. De mobiliser sa Diaspora pour son d?veloppement, car celle-ci est toujours plus fid?le ? l?Etat r?gional qu?? l?Etat central c. De g?rer les relations entre la R?gion et l?Etat F?d?ral et d?autres R?gions LE MINISTERE DE LA SECURITE, qui en association avec les Forces de D?fense et de S?curit? de la F?d?ration, assurera un bouclage total de la R?gion contre BOKO HARAM et les coupeurs de route. L?Avantage de ce Minist?re est qu?il est form? des enfants de la R?gion qui ont une meilleure maitrise de l?environnement, contrairement aux forces f?d?rales qui viennent de partout et sont souvent isol?es. LE MINISTERE DE L?EAU ET DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE : ? l?Extr?me-Nord, l?eau est un enjeu majeur qui r?clame un Minist?re ? elle seule. Celui-ci doit ?galement surveiller les impacts du r?chauffement climatique. LE MINISTERES DES INFRASTRUCTURES ROUTIERES, qui devra entreprendre un vaste programme de bitumage et d?entretien des routes, en dehors de l?axe Garoua-Maroua-Kousseri qui rel?ve de l?Etat f?d?ral. M?me ? un cout de 500 Millions le km, ce qui est excessif pour une route r?gionale, toutes les communes et les principales localit?s sont li?s au r?seau national en moins de 10 ans. Les autres Minist?res r?gionaux sont : Le Minist?re de l?Education Le Minist?re de la Sant? Publique Le Minist?re de l?Agriculture et de l?Elevage etc… Voil? en gros le nouveau mod?le que vous propose OSIH. Un mod?le fond? sur 3 concepts fondamentaux de la gouvernance moderne : la sp?cialisation, l??mulation et la responsabilit?. Les autres ne vous propose rien d?autre que de vieilles recettes qui ont ?chou? et qui vous ont maintenus dans la mis?re. Dieudonn? Essomba

Sport

73,3

L?esp?rance de vie ? la naissance dans le monde a atteint 73,3 ans en 2024, soit un gain de 8,4 ans depuis 1995, selon les derni?res estimations internationales. Cette progression s?explique en grande partie par la r?duction continue de la mortalit? infantile, r?sultat des avanc?es m?dicales, de l?am?lioration de la nutrition et de l?acc?s ?largi aux soins de sant?. Les projections indiquent que cette tendance pourrait se poursuivre : d?ici 2054, projette l’ONU, la long?vit? moyenne mondiale devrait atteindre 77,4 ans, confirmant un allongement durable de la vie ? l??chelle plan?taire.

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut