WEEKENDS DE L’INTEGRATION

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Adama Ekberg Coulibaly : ? 97% du commerce mondial en biens ou en services est encadr? par des normes et des standards ?

Au sortir de l?atelier de Douala, le chef des initiatives du bureau sous r?gional de l’Uneca propose la mise en place d?institutions de contr?le de la qualit? dans la sous-r?gion Afrique centrale pour favoriser les ?changes intracontinentaux, ainsi qu?avec l?Europe? Vous avez fait une pr?sentation sur les normes et qualit?s, vous faisiez savoir que le monde est dirig? ? 97% par les normes et qualit?s. Qu?est-ce qui peut justifier que l?Afrique centrale soit ? peine ? 3% ?Ce qu?il faut comprendre aujourd?hui dans l?enjeu plan?taire, c?est que, dans le continent nous avons la position unique de tirer profit du fait que l?Afrique va devenir, le centre de gravit? d?mographique. Cela veut dire que l?Afrique aura pr?s de 1 milliard 400 millions d?habitants que je peux aussi appeler des consommateurs, des transformateurs ou des exportateurs tr?s prochainement. Nous avons la possibilit? maintenant de pouvoir d?finir les r?gles du jeu de la production, de la transformation, de la commercialisation.Lorsque vous avez une telle position, ?tre l??picentre de gravit? d?mographique, la d?mographie est celle qui d?termine pour l?essentiel au moins la demande. Un des facteurs moteurs de la demande, c?est la population. Lorsque vous avez une population de 1 milliard 400 millions, vous n?avez plus besoin de chercher des march?s distants, des d?bouch?s. Parce que vous devez vous pr?occuper de voir comment nourrir cette population. C?est la r?gion de l?Afrique qui sera la seule r?gion o? le facteur d?mographique peut ?tre un ?l?ment d?terminant ? prendre en compte en termes de disposition du march? et de formation de la population productive. D?s lors que vous avez des personnes productives, vous pouvez impacter l?agriculture. Et lorsque nous avons des producteurs, agriculteurs, des jeunes entrepreneurs agricoles de nouvelle g?n?ration, ces jeunes vont r?soudre la probl?matique du ?comment rendre l?agriculture productive?. Avec le fait que l?Afrique est le continent le plus vaste en termes de largeur et de longueur, c?est le seul continent dot? de ce carrefour d?opportunit?s. Faire le bon choix pour devenir le continent dot? d?une vaste population pour les former, les rendre productifs et pour qu?on puisse r?aliser sur le continent une transformation du secteur agricole r?ussie. D?s lors que le p?le de l?agriculture sera un p?le qui va devenir une agriculture moderne, ce circuit va permettre de mettre ? la disposition de l?industrie et du secteur des services, une main d??uvre qualifi?e, bien ?quip?e avec les outils de la technologie pour que ces personnes puissent permettre aussi d?impacter et d?enclencher une dynamique qui permettra de faire en sorte que le p?le industriel dispose d?une main-d??uvre bon march?. Il y a 15 ? 20 ans, la Chine ?tait dans cette position d?avoir la main d??uvre la plus ?tendue et bien form?e qu?elle pourra mettre ? la disposition de son industrie. L?Afrique peut aussi avoir sa chance de devenir l?atelier du monde. l?Afrique peut-elle compter sur sa population dans l?espoir de devenir la plaque tournante du monde dans l?avenir?Cela ne peut se faire que si nous avons un co?t de facteur main d??uvre tr?s bas; et donc permettre de capitaliser sur le fait que nous produisons nous-m?mes de la nourriture que nous devons consommer. Nous aurons la possibilit? de transformer nos produits agricoles et de pouvoir r?aliser pour notre agro-industrie un secteur agro-industriel qui est tr?s comp?titif, parce que nous aurons une main d??uvre abondante, ?quip?e avec les nouveaux outils de la technologie. ?a va permettre au secteur agricole, combin? avec le secteur manufactur? ou le secteur industriel, de pouvoir enclencher ce processus qui ne s?est jamais encore produit en Afrique. Nous ne pouvons pas comp?tir actuellement avec l?agro-industrie de la Tha?lande ou du Vietnam parce que la productivit? de notre secteur agricole est tr?s basse. Nous r?alisons pour le riz par exemple une tonne ? l?hectare, alors que eux ils r?alisent l?-bas 10 tonnes ? l?hectare. Dans le contexte actuel de la Zlecaf, quelle est la plus-value des standards et des normes?97% du commerce mondial en biens ou en services est encadr? par des normes et des standards. C?est-?-dire que lorsque vous voulez produire un bien ou un service, que vous allez sur le march? pour le vendre, vous devez respecter un certain nombre de standards et de normes. Ce qui fait que, comme nous dans le cas particulier de l?Afrique centrale n?avons pas encore mis en place une infrastructure qualit?, C?est comme si vous achetez la caisse de l?ordinateur et ne mettez pas les logiciels dessus. L?infrastructure qualit? ce sont les laboratoires, les r?f?rences o? il faut aller faire les essais, v?rifier si ce que nous fabriquons remplit les conditions de qualit?. Eux, ils ont des crit?res, ils disent non, si vous devez nous envoyer ici du caf? ou du cacao, il faut qu?il respecte les crit?res. Ces r?gles sont d?j? en place l?-bas. C?est-?-dire, ce sont des march?s qui sont ouverts ? ceux qui sont ? niveau. C?est-?-dire qui ont les m?mes standards, les m?mes normes, qui peuvent satisfaire aux exigences de consommation de leur pays. Il y a 8 piliers de la qualit? qui ne sont pas respect?s par la sous-r?gion. Quels sont ces piliers ?Il s?agit de l?ensemble du dispositif du syst?me de normalisation, qu?on appelle les r?gles Iso. C?est une organisation internationale des normes et des standards qui est bas?e ? Gen?ve, qui d?finit un cahier de charge bien pr?cis. Vous ?tes une entreprise et vous produisez du caf? ou du cacao, on vous demande ce que votre entreprise produit, votre processus de fabrication, votre environnement, il y a tout un ensemble de standards et de normes appliqu?es aux personnes qui travaillent dans votre entreprise. Ces normes ont ?t? d?finies de telle sorte qu?il y a huit piliers. Il y a un pilier qui regarde tout ce qui est instrument de mesure. Un autre pilier est tout ce qui concerne le cadre r?glementaire. Un autre pilier concerne les laboratoires et les agences de normalisation, le pilier de l?accr?ditation. Par exemple, l?Anor, est-ce qu?elle est reconnue comme une agence accr?dit?e pour pouvoir recevoir un produit, pour ?tre habilit?

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Grand prix de la francophilie des m?dias : les journalistes culturels africains, dans le ?vrai?

Venus de plusieurs pays africains, ils ont men? des r?flexions profondes quant au statut de la culture et celui du journaliste sp?cialis? dans ce domaine. La 5? ?dition du Grand prix de la francophilie des m?dias a ouvert ses portes le 16 juillet dernier au Mus?e national de Yaound?. Y prennent part, plusieurs journalistes et critiques d?arts venus des pays africains: Burkina-Faso, C?te d’Ivoire, Gabon, S?n?gal, Alg?rie et Tunisie. Le fil conducteur de cette ?dition est: ?Mode africaine?.Universitaire et critique d?art Ikram, Ben Brahim a quitt? sa Tunisie natale pour y prendre part. ?Je suis venue pour la 5? ?dition du grand prix de la francophilie des m?dias pour plus d?exp?riences qui ouvrent la voie ? de nouvelles perspectives qui mettent en valeur le journalisme culturel et la critique d?art?, confie-t-elle. Pour elle, le th?me retenu est fort int?ressant. ?Parce que l?on doit accorder de l?importance ? la mode en Afrique, l?esth?tique de la mode africaine, la mode africaine contemporaine qui ?crit des liens intercontinentaux. Il est judicieux de canaliser les d?marches des diff?rents cr?ateurs de la mode. Les Africains doivent prendre la parole pour analyser et critiquer toutes les d?marches artistiques, li?es aux actions culturelles?, d?clare-t-elle. L?Ivoirien Didier Guy Bl? va plus loin dans son narratif. ?Je viens pour le panel et les travaux pr?vus pour cette ?dition. La culture, c?est ce qui reste quand on a tout perdu. Pour moi, il est imp?rieux de transmettre ? la nouvelle g?n?ration ce qu?on sait de la culture, pour avoir des rep?res identitaires?, fait-il savoir. Et pour lui, le brassage des cultures qui s?op?re durant l??v?nement est un atout. ?Nous allons apprendre les cultures d?ici et puis transmettre les n?tres, fraterniser, malgr? l?absence de soutien de nos ?tats?, indique le journaliste. Journalisme du vraiIniti? par le R?seau des journalistes culturels du Cameroun (RJ2C), le Pr F?lix Zogo, y est invit? d?honneur. Le secr?taire g?n?ral du minist?re de la Communication dit soutenir les organisateurs, pour la simple raison que le journalisme culturel est rel?gu? ? la p?riph?rie et aussi parce que c?est le journalisme du vrai. ?Le journalisme culturel est le seul qui traite du vrai et du concret. Donc, nous nous retrouvons autour de ces journalistes pour se reconna?tre nous-m?me, conna?tre les autres, apprendre ? les conna?tre et ? vivre ensemble?, explique le collaborateur de Ren? Emmanuel Sadi, ministre de la communication du Cameroun. Dans la m?me veine, Armand Abanda, directeur de la communication au minist?re des Arts et de la Culture (Minac) d?voile le v?u dudit minist?re d?avoir des journalistes ?professionnels aguerris, mais qui structurent la pens?e ? travers divers reportages, commentaires, et analyses, mais davantage de la pr?sentation qu?ils font de notre ?tre profond ?, pr?cise-t-il.Selon Laurentine Assiga, promotrice du (RJ2C) l?organisation d?une telle rencontre vise ? former ?les professionnels de l?information culturelle, pour la promotion de la culture. Nous avons en c?ur au terme de cinq jours d??tude, que l?on puisse avoir 50 tr?s bons journalistes et finalistes de mode et critique de mode pour l?Afrique et le monde?. Olivier Mbessit?

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D?tention arbitraire, torture, travail forc?: le syst?me carc?ral centrafricain sous la loupe de l?Onu

La situation des personnes priv?es de libert? a fait l?objet d?une observation de la Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca) et du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l?homme (HCDH) sur la p?riode de janvier ? d?cembre 2023. Au terme de 572 visites de surveillances dans les prisons de la Centrafrique, l?organe pr?sente son rapport sur les droits de l?Homme ce 18 juillet 2024. Celui-ci fait mention des arrestations et d?tentions arbitraires et ill?gales, de tortures et mauvais traitements, la malnutrition parmi les d?tenus et de la faiblesse des services de sant?. Ici, garde-?-vue disproportionn?e et absence d?encadrement se disputent l?estrade. Et pour en donner un aper?u, Minusca et HCDH mettent des mots sur: ?la garde-?-vue ?tant par nature pr?vue pour une courte dur?e, le gouvernement ne pr?voit pas de budget alimentaire en ce sens?; apprend-on.Tout commence dans le rapport par une pr?sentation g?n?rale de l?environnement carc?ral dans le pays. Ce sont des lieux, apprend-on, ?surpeupl?s, avec un acc?s limit? ? la nourriture, ? l?eau, ? l?assainissement et aux soins de sant? de base?. Toutes choses qui y favorisent la transmission de maladie. Le service s?y bute par ailleurs ? l?insuffisance et l?absent?isme du personnel judiciaire. ?En d?cembre 2023, le taux de pr?sence est de 71% ? Bangui et a recul? ? 49,1% en province, avec un taux d?absence injustifi? de 24,5%. L?absent?isme constat? est notamment d? ? l?ins?curit? dans certaines localit?s o? le personnel est d?ploy?, leurs conditions de travail difficiles, le manque de transport et les lacunes structurelles qui contrecarrent les processus de contr?le, de suivi et de responsabilit??, lit-on.Bien plus, le rapport d?crit la tendance de l?arm?e et des forces de s?curit? ? proc?der ? des privations de libert? sans conformit? avec les exigences de la loi. La Minusca et le CHDH ont recens? 1500 victimes et quelques 1749 personnes attendant en prison d??tre jug?s, depuis plus de six mois pour certains. ?Cela suscite des inqui?tudes. Plusieurs ordres de d?tention ayant ?t? d?livr?s sans examen ad?quat quant ? la n?cessit? et ? la proportionnalit? de la d?tention de l?individu par rapport ? l?infraction pr?sum?e?, soulignent lesdites institutions. Elles appellent ? un respect de la constitution et ? la censure des entorses ? la loi. Louise Nsana

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Programme des jeunes leaders ?mergents 2024 : 20 jeunes camerounais s?lectionn?s

Pendant un an, ils vont apprendre aupr?s des experts en leadership. Objectif: participer ? leur tour ? l??mergence du Cameroun et de l?Afrique. ?g?s de moins de 35 ans, ces vingt jeunes de nationalit? camerounaise ont tous postul? pour le Programme des jeunes leaders ?mergents, ?dition de 2024. P?tris de talents, ces jeunes camerounais viennent de divers horizons, mais partagent des traits communs: de solides comp?tences en leadership, une compr?hension approfondie du paysage sociopolitique complexe du Cameroun et un engagement av?r? en faveur de la communaut?. Autant d??l?ments qui en font des personnes dot?es d?un fort potentiel en voie de devenir acteurs du changement au Cameroun et en Afrique. C?est d?ailleurs pour cela qu?ils ont ?t? s?lectionn?s parmi la myriade de candidatures d?pos?es dans le cadre de cet important projet. Tout au long de l’ann?e, les jeunes leaders vont travailler en ?quipe ? l?effet d?organiser des ?v?nements. Objectif, promouvoir la libert? ?conomique, la paix, la s?curit? et la culture d?mocratique dans diff?rentes r?gions du Cameroun. Le groupe va ?galement r?diger des articles d?opinion ax?s sur les politiques. Ils seront publi?s par le Nkafu Policy Institute. Institution ? laquelle ils seront affili?s pendant un an. Cela leur permettra par ailleurs de participer au Forum 2024 des Think tanks de l?Afrique centrale. Pendant plusieurs mois, ils vont apprendre aupr?s des experts en leadership. Leur aventure va d?buter par une immersion de trois jours ? l?effet d?apprendre les rudiments de la politique et du service public ? Yaound?, du 18 au 20 ao?t 2024.Lanc? en 2019, le programme des Leaders ?mergents est une initiative de la Fondation Denis & Lenora Foretia. Son objectif est de promouvoir une nouvelle g?n?ration de leaders acteurs du changement au Cameroun et en Afrique. Joseph Julien Ondoua Owona

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Statistiques en zone Cemac?: les experts font le point

En pr?lude ? la 10? session du comit? sous-r?gional de la statistique, une r?union de coordination des experts des instituts nationaux de la statistique se tient du 22 au 25 juillet 2024, ? Douala. Les pays de la sous-r?gion Afrique centrale font face ? un manque de bases de donn?es pour orienter leur politique publique. Pour corriger ce d?ficit, ils travaillent, depuis 2021, sur le programme statistique de la sous-r?gion. Il a pour objectif ? de mettre en place un dispositif statistique fiable, robuste ? vocation communautaire et qui puisse contribuer efficacement ? la conduite des politiques, ?conomiques, financi?res et sociales tant au niveau national que sous r?gional tout en r?pondant aux meilleurs standards internationaux ?, d?finit Nicolas Beyeme Nguema. Aussi, « il permet d?abord d?harmoniser les m?thodes. Nous appartenons au m?me espace qui est compos? de six ?tats. Si chacun des ?tats ?labore les statistiques ? sa mani?re, il sera difficile au niveau communautaire de pouvoir comparer et encore moins d’utiliser les m?mes statistiques. Il sera aussi  difficile pour notre sous-r?gion d?harmoniser ses statistiques avec des donn?es internationales ?, ajoute le commissaire charg? du d?partement des politiques ?conomiques, mon?taires et financi?res (DPEMF).  Le programme statistique de la Cemac est adoss? sur les experts des instituts nationaux de la statistique.  C’est d’ailleurs cet ensemble de praticiens chevronn?s qui a produit, il y a peu, un rapport sur l??tat de la mise en ?uvre des objectifs de d?veloppement durable  (ODD) dans la sous-r?gion. Le rapport sur les ODD, cadre de d?veloppement au niveau mondial et dont l??ch?ance de concr?tisation est fix?e ? 2030, montre un grand retard dans la r?alisation des projets pr?vus pour assurer le bien-?tre des populations dans divers secteurs, ?ducation, sant?, gouvernance ou pr?servation de l?environnement. Il est donc question, ? travers les travaux de Douala, de se fixer des objectifs pour corriger le tir de mani?re ? permettre ? l?ensemble des ?tats d?am?liorer le travail qui se fait pour pouvoir un tant soit peu r?duire le retard constat?. ? Ce programme est le cadre de r?f?rence des activit?s statistiques de la communaut? sur la p?riode 2021-2030 ?, ajoute Nicolas Beyeme Nguema. Indice de performance Ledit projet qui couvre cinq pays de la Cemac est effectif au sein de la Commission de la Cemac depuis le 12 juin 2024. Avec sa mise en ?uvre effective, la production des statistiques et des indicateurs conna?tra une avanc?e significative dans la sous-r?gion. Pour mieux ?valuer l?attente de cet objectif, la Commission de la Cemac a mis en place un indice de performance statistique inspir? des indices d??valuation des partenaires techniques et financiers. Il a pour but d??valuer singuli?rement les appareils statistiques et de mesurer les ?carts entre les performances de ces appareils et la norme internationale. Le projet est financ? par la Banque mondiale, partenaire avec lequel un accord d?appui est d?j? op?rationnel au Tchad et en R?publique centrafricaine (RCA). Diane Kenfack

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RCA: 5000 violences bas?es sur le genre au premier trimestre 2024

Les violences bas?es sur le genre (VBG) atteignent des cimes inqui?tantes en Centrafrique, alerte le Bureau de coordination de l?action humanitaire des Nations unies (Ocha). ?Chaque heure en Centrafrique, deux personnes sont victimes de VBG, principalement des femmes et des filles?, constate l?institution. Le ph?nom?ne d?plor? concerne 5000 cas de violences sexistes recens?s au premier trimestre de l?ann?e 2024. Dans le d?tail, 37% des cas portent sur des violences sexuelles; 25% se r?f?rent ? des attaques physiques; 18% des cas sont li?s ? des privations de ressources tandis que 18% sont li?s ? des violences d?ordre psychologiques et 2% ont trait au mariage forc?.En Centrafrique, les victimes de ces violences exerc?es sur la seule base du sexe sont majoritairement constitu?es de femmes et de filles. Elles payent les frais d?une crise humanitaire prolong?e, qui impacte la disponibilit? des moyens de subsistance tels que les champs ou encore des services de base comme l?eau. Ce qui a pour cons?quence ?l?adoption de m?canismes d?adaptation n?gatifs tels que le sexe de survie et le mariage pr?coce des filles?, apprend-on. ?Les ?valuations annuelles multisectorielles des besoins humanitaires ont indiqu? un sentiment d’ins?curit? pour au moins 25% des m?nages interrog?s, mettant en ?vidence les risques pour les femmes et les filles qui ont acc?s ? l’eau, aux zones de collecte de bois et ? d’autres points de distribution. Ces lieux sont d’une importance cruciale pour la survie quotidienne des m?nages, mais ils exposent particuli?rement les femmes et les filles ? des risques ?lev?s de VBG, notamment la violence sexuelle, l’exploitation et les abus sexuels, la violence domestique, le sexe de survie, le mariage forc? et le refus de ressources, entre autres?, renseigne l?Ocha. Louise Nsana

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Navigation maritime en Afrique de l?Ouest et du Centre: la CEEAC et l?OMAOC naviguent ensemble

La Communaut? Economique des Etats de l?Afrique Centrale (CEEAC) et l?Organisation Maritime de l?Afrique de l?Ouest et du Centre (OMAOC) s?acheminent vers la formalisation juridique de leurs relations de coop?ration. Cette id?e murie depuis de longues dates a ?t? ?mise au grand jour ce 18 juillet 2024 au si?ge de la CEEAC ? Libreville, au cours de l?entretien entre la Commissaire charg?e de l?am?nagement du territoire et des infrastructures de la Commission de la CEEAC, Marie Th?r?se Chantal Mfoula Edjomo, repr?sentant le Pr?sident de la Commission de la CEEAC emp?ch?, et le Secr?taire G?n?ral de l?OMAOC, Paul ADALIKWU, en visite de travail en R?publique Gabonaise.Les deux interlocuteurs notent le caract?re commun et identique des d?fis ? relever. Les Etats maritimes membres de l?OMAOC et ceux de la CEEAC partagent les m?mes probl?mes de demande et d?offre de services de transport maritime, de s?curit? et de s?ret? maritimes ainsi que le d?veloppement de l??conomie bleue, l?am?lioration de la comp?tence des op?rateurs maritimes r?gionaux et les probl?mes de pollution des eaux maritimes.De m?me, les ?conomies des Etats de la r?gion maritime d?Afrique de l?Ouest et du Centre sont largement tributaires du transport maritime et de transit. L?OMAOC est compos?e de Vingt Etats c?tiers, situ?s le long de la fa?ade nord et sud de l?Oc?an Atlantique et cinq autres pays sans littoral desservis par les ports c?tiers, a pr?cis? le Secr?taire g?n?ral de l?OMAOC.Pour la Commissaire de la CEEAC, les projets de d?veloppement de la r?gion tant dans le domaine des infrastructures de transports a?riens, maritimes et fluvial, que dans ceux des t?l?communications, des ?changes commerciaux internationaux et dans le secteur agricole sont intimement li?s aux questions de paix, de s?curit? et de s?ret? maritimes. ?Cette imbrication nous oblige ? rechercher les solutions globales en synergie?, a martel? Madame Marie Th?r?se Chantal Mfoula Edjomo qui a, par ailleurs salu? la d?cision de l?Union Africaine de transformer l?OMAOC en Organisation Maritime Africaine (OMA), une mutation au niveau continental qui permettra de consolider et de porter loin la voix de l?Afrique au plan international.En vue de diligenter la formalisation juridique des relations de coop?ration entre les deux organisations, un projet de M?morandum pr?par? par l?OMAOC doit arriver ? la Commission de la CEEAC et qui sera examin? par les points focaux que les deux institutions vont d?signer dans les d?lais requis, ont conclu Marie Th?r?se Chantal Mfoula Edjomo repr?sentant le Pr?sident de la Commission de la CEEAC et le Secr?taire G?n?ral de l?OMAOC Paul ADALIKWU. Source: CEEAC

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Baccalaur?at ESG 2024: larmes de d?sespoir le jour des r?sultats

Avec 37% de r?ussite, la publication des copies de cet examen national ce 19 juillet 2024 par l’Office du Baccalaur?at du Cameroun (OBC) a suscit? une ambiance terne. ?Je ne souhaite plus repartir au lyc?e d’Abang l’ann?e prochaine. Je pr?f?re un coll?ge loin de mon village?. Confession d?un ?l?ve au lendemain de la publication des r?sultats du baccalaur?at, session 2024. Entre amertume et regrets, Obama grince simplement les dents. Il devra encore le porter en 2025 son uniforme scolaire. C?est d?ailleurs le cas de la grande majorit? des candidats ? la session 2024 de cet examen. C?est que l’OBC, via ses canaux de communication, surtout digitaux (SMS), a d?finitivement lev? le suspense ce vendredi 19 juillet. Ce qui devrait ?tre la fin du feuilleton ?baccalaur?at? pour les candidats de la session 2024. Dans sa posture de patron de l?Office en charge de cet examen, ?tienne Roger Minkoulou, pr?sente, ? travers une correspondance, ?les statistiques brutes des r?sultats du baccalaur?at ESG session 2024? ? la ministre des enseignements secondaires. Et les statistiques ne brillent pas tant que cela. 37,26%, voil? le taux de r?ussite global au baccalaur?at de l’enseignement secondaire g?n?ral (ESG) cette ann?e au Cameroun. Pour le compte de l?examen de cette ann?e, l’OBC a enregistr? 133.868 candidats sur l’ensemble du triangle national; 132.920 candidats ont effectivement ?t? examin?s. Au finish, seuls 49.521 sont ?provisoirement? d?clar?s admis. Dans le m?me document, l?organisateur des examens du probatoire et du baccalaur?at dresse le bilan par r?gion. Le Nord-ouest garde sa place de premi?re r?gion comme lors de la pr?c?dente session. Sur les 117 inscrits, 115 ont pris part ? l’examen. 53 sont admis, soit 46,09% de r?ussite. La r?gion du Nord est derni?re sur le plan national, avec un taux de r?ussite de 19,99%. Le nord prend la place occup?e par l’Extr?me- nord en 2023. L’Adamaoua passe de la 9? ? la 6? place avec 30,03%. Les r?gions du littoral et l’ouest font des bonds en avant. Elles sont respectivement 2? (48,98%) et 3? (44,75%). Dans le m?me registre, l’Est occupe la 7? (28,06%) place et le Sud la 8? (26,49%) place. La r?gion du Sud-Ouest quant ? elle est 4? au classement g?n?ral avec 40,62%. La r?gion du centre, pr?sentant le plus grand nombre de candidats, soit 42.869 candidats, n?a eu que 16.747 d?clar?s admis, avec 39, 38% de taux de r?ussite. L’on observe qu’aucune r?gion ne d?passe 50% de taux de r?ussite. Andr? Gromyko Balla

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S?rail : la SNH tapie dans l?ombre et teintes de lumi?res Sawa

Selon nos informations, le report et la d?localisation du conseil d?administration de la Soci?t? nationale des hydrocarbures (SNH) se r?f?rent ? un rapport de forces entre deux entit?s traditionnelles de Douala. ?La question du p?trole au Cameroun est une affaire tr?s compliqu?e?. ? travers cette boutade lanc?e au cours de l??mission ?Tout surtout? (anim?e par Charles Ndongo et diffus?e sur la CRTV-T?l? au milieu des ann?es 90), Jean Assoumou (Administrateur directeur g?n?ral de la SNH de 1984 ? 1992, ann?e de son d?c?s) n?en finit pas d?inspirer ceux qui commentent aujourd?hui le climat actuel au sein de l?entreprise publique charg?e de g?rer les int?r?ts de l??tat dans les secteurs p?trolier et gazier. Depuis quelque temps, l?agitation nerveuse peut se mesurer tant ? l?int?rieur qu?? l?ext?rieur de la bo?te SNH. Une ?ni?me preuve?La reprogrammation de la session extraordinaire du conseil d?administration de la SNH. Initialement pr?vue le mercredi 17 juillet 2024 au si?ge de l?entreprise sis au quartier Dragages ? Yaound?, la tenue du conclave est d?sormais assujettie au tour de force d?Etoudi. Dans une correspondance adress?e ? l?administrateur Jules Mana Nschwangele, Ferdinand Ngoh Ngoh (pr?sident du conseil d?administration de la SNH et non moins secr?taire g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique, SG/PR) ?nonce des lignes directrices tr?s claires: ?Monsieur l?administrateur, j?ai l?honneur de faire conna?tre que la session extraordinaire du conseil d?administration de la SNH, initialement pr?vue le mercredi 17 juillet 2024, est reprogramm?e le mercredi 24 juillet 2024 ? 14h, dans la salle 8324 du Secr?tariat g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique, suivant le m?me ordre du jour?. Un changement de lieu qui met un b?mol au refus (par le top management de cette entreprise) d?ouvrir les portes de la SNH aux administrateurs convoqu?s pour un conseil d?administration extraordinaire. Akwa versus De?doTel un gentleman ?cambrioleur? d’une situation rocambolesque, Ferdinand Ngoh Ngoh prend en main toutes les commandes et incarnera, ? lui seul ou presque, toutes les d?cisions qui seront prises ce 24 juillet 2024. Mais au pr?alable, il se donne pour t?che d?absorber tout ce qui a ?t? dit sur les causes, anecdotiques ou profondes, de ce grand chamboulement. ? la SNH (o? l?on se plaint des nombreuses demandes d?informations), des sources concordantes renseignent que, depuis des mois, des divergences sont all?es grandissantes entre Adolphe Moudiki et quelques membres du conseil d?administration de la SNH. Selon nos informations, tout se rapporte ? un rapport de forces entre deux entit?s traditionnelles de Douala. Il s?agit, apprend-on, du canton Akwa (Bonamouti, au Nord-Est de Douala) dont est issu Adolphe Moudiki et du canton De?do dont Joseph Dipepa (haut commis de l??tat en service ? la pr?sidence de la R?publique) est le fils. Passible d??impeachment? lors du conseil d?administration avort? du 17 juillet 2024, le premier (qui aura pass? une trentaine d?ann?es ? la t?te de la SNH) devrait c?der son fauteuil au second. Revigor? par l??chec de la proc?dure, rapportent des sources proches du dossier, Adolphe Moudiki se retourne vers son ?pouse Nathalie n?e Engamba. Elle est la directrice des affaires juridiques de la SNH. Du haut de ce poste, elle obtient et fait ex?cuter l?ordre de son ?poux de fermer les entr?es de l?entreprise publique ? quelques membres du conseil d?administration. Dans la villa des Moudiki, sise au quartier Hippodrome ? Yaound?, quelques yeux gourmands ont vu d?filer plusieurs autorit?s traditionnelles et politiques Sawa depuis la folle journ?e du 17 juillet 2024. Nul besoin d??tre expert en lobbying pour saisir, ? travers ce ballet, le niveau de tractations qui se joue en pr?lude au 24 juillet 2024. Relativement ? l?agenda de cette journ?e, ce qui se dit ici et l? montre bien que la destitution d?Adolphe Moudiki n?est pas encore renvoy?e dans les limbes de l?impossible. En rappel, un conseil d?administration de la SNH s?est tenu au si?ge de l?institution en juin dernier. Le communiqu? final de ce conseil n?a jamais ?t? rendu public. Est-ce que le red?ploiement du personnel observ? voici quelques jours ? la SNH participe des r?solutions de ce conseil. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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R?glement europ?en sur la d?forestation : le Cameroun, le marteau et l’enclume

Malgr? son mode de culture ombrag? du cacao et du caf?, le pays est soumis aux m?mes r?gles que les autres producteurs. Selon l?Union europ?enne, 90% de la d?forestation mondiale est le fait de l?expansion agricole. Ce qui, de l?avis des experts des questions environnementales, favorise la pouss?e des changements climatiques. Or, la culture du cacao et du caf? n?cessite de grands espaces. Ce qui astreint au r?glement 2023/1115 adopt? par le Parlement de l?Union europ?enne et le Conseil europ?en. Adopt? le 31 mai 2023, il entre en vigueur le 30 d?cembre 2024. Objectif: encadrer l’importation de produits li?s ? la d?forestation. En pr?lude ? cette ?ch?ance, une r?union d?informations des d?partements minist?riels concern?s par les implications dudit r?glement s?est tenue ce 18 juillet 2024 ? Yaound?. La d?l?gation de l’Union europ?enne (UE) au Cameroun y ?tait ?galement convi?e.D’apr?s ce texte de l’UE, le cacao, le caf? ou les produits d?riv?s issus des plantations non conformes ? ce r?glement n?auront pas acc?s au march? de l?Union europ?enne d?s le 31 d?cembre 2024. Et pour s?en assurer, l?Union europ?enne compte identifier des espaces forestiers ?prot?g?s? via la g?olocalisation, avec interdiction formelle d?y cr?er une cacaoy?re. Par ailleurs, les exportateurs devront fournir des informations pr?cises sur la localisation de leur plantation de cacao ou de caf?, afin d?en v?rifier la conformit? par rapport au r?glement ?nonc? supra. Les plantations concern?es sont cr??es apr?s le 31 d?cembre 2020 et le planteur doit se rassurer de ne pas avoir abattu des arbres. Dur, mais possibleFace ? cette mesure bien rigide, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, estime que les producteurs camerounais ?m?riteraient une prime plut?t qu?une restriction d?acc?s au march??, compte tenu de leur ?syst?me de production sous ombrage?. Pour Jean-Marc Ch?taigner, le Cameroun doit se plier au r?glement. ?C?est un r?glement qui s?applique ? tous les pays dans le monde, y compris les pays de l?Union europ?enne eux-m?mes?, pr?cise l?ambassadeur, chef de la d?l?gation de l?Union europ?enne au Cameroun et en Guin?e ?quatoriale. Pourtant, l?inqui?tude du Mincommerce rejoint celle S?bastien Mveng Ateba. Le 4 avril dernier, sur le plateau t?l? de la CRTV, le cacaoeculteur soutenait qu?au Cameroun, il existe des arbres qui perdent des branches au fur et ? mesure qu?ils grandissent. Ce qui, expliquait le cacaoculteur, d?truit les plants. ? ceux-l?, le laur?at du troisi?me prix mondial du concours du Cocoa of Excellence ajoutait ceux qui offrent un trop-plein d?ombrage au point d?amoindrir la production.Le Cameroun fait le choix de se conformer au r?glement de l?UE. C’est-?-dire, assurer la tra?abilit? des produits, garantir une production « z?ro d?forestation » et respecter toutes les exigences de l?galit?. Puisque, 78 % de sa production de cacao et 68 % de sa production de caf? sont export?es vers le march? europ?en. Ce qui pose avec acuit? la probl?matique de l’effectivit? de la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf). En attendant, Luc Magloire Mbarga Atangana pense que ce r?glement est dur, mais pas impossible. Joseph Julien Ondoua Owona

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