WEEKENDS DE L’INTEGRATION

ARTICLE DE BLOG, Sport

P?riode de soudure: PAM et BM aux c?t?s du Tchad

De juin ? septembre, l?on est ? pleine p?riode de soudure. Elle entraine avec elle son lot de souffrance pour des millions de personnes dans les zones rurales africaines. Faible production agricole et insuffisance alimentaire sont les maitre-mots d?une s?rie aliment?e sur le continent par les al?as climatiques, l?ins?curit? et l?augmentation des prix. Le Tchad n?en est pas au bout de ses peines. Ce pays d?Afrique centrale en est ? 5e ann?e cons?cutive d?ins?curit? alimentaire, avec 3,4 millions de personnes, dont des r?fugi?s, qui ne pourront pas r?pondre ? leurs besoins alimentaires et nutritionnels de base durant cette p?riode de soudure, selon les projections de l?analyse sur la s?curit? alimentaire du Cadre Harmonis? de mars 2024. ?Cela repr?sente une augmentation de 240 % compar?e ? 2020 pour cette m?me p?riode cruciale o? les stocks alimentaires s’?puisent et la faim atteint son pic en attendant les prochaines r?coltes?, mart?le le Programme alimentaire mondial (PAM). Le Gouvernement du Tchad est au fur et au moulin pour veiller u bien ?tre de la population. Il vient de ce fait de d?clencher son Plan national d?urgence pour r?pondre au besoin d?un million de personnes parmi les plus vuln?rables du pays. PAM, Banque mondiale, Commission europ?enne, Japon et Etats-Unis se tiennent ? son c?t? pour la distribution de nourriture, de kits de semences, et des transferts mon?taires aux populations concern?es. ?En mobilisant plus de 100 millions de dollars pour aider le gouvernement ? faire face ? l’urgence alimentaire, la Banque Mondiale travaille ? l’am?lioration des conditions de vie de la population tchadienne, qui fait face ? plusieurs chocs ? la fois? d?clare Rasit Pertev, le repr?sentant-r?sident de la Banque Mondiale au Tchad. Le PAM fait appel ? des investissements massifs pour apporter des solutions durables au probl?me. Louise Nsana

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Sommet Afrique-France : deux ans apr?s, Yaound? suis les traces de Montpellier

Le? Conseil de jeunes africains et fran?ais mis en place sous l??gide du pr?sident Emmanuel Macron impl?mente l?exp?rience de la refondation d?une relation entre les deux parties.? Deux apr?s Montpellier, le Conseil pour le suivi des recommandations du Nouveau Sommet Afrique-France (CNSAF) poursuit sa mission sur le terrain diplomatique de co-construction d?une nouvelle dynamique de coop?ration entre le continent noir et ce pays d?Europe. Si l?id?e d?une nouvelle formule de la plateforme historique de n?gociations entre l?Afrique et la France a su trouver sa place dans les consciences collectives, le Conseil mettant en ?uvre les jeunes et la soci?t? civile a suscit? des craintes. L?envers du d?cor est pr?sent?  par l?ambassadeur de France au Cameroun, Thierry Marchand, dans un bilan de la 1ere mandature de cette plateforme. ?Je voudrais rendre hommage au Conseil sortant. Ce que vous avez fait, c’est en fait le succ?s de la survie parce que le Conseil est au d?part un dispositif g?nant. Et ?a  je crois qu?ils l?ont tr?s bien fait  parce que le travail de d?part a ?t? d?essayer de convaincre tout le monde que le Conseil n??tait dangereux pour personne. Qu?il ?tait quelque chose qui n?allait pas remettre en cause un certain nombre d?acquis que certains auraient pu consid?rer comme mis en danger. Et c?est ?a qu?a fait Jacques Jonathan Nyemb (pr?sident sortant du Conseil) au bout de deux ans. Vider compl?tement cette m?fiance?, D?clare le diplomate. Pour mesurer toute la teneur de ce propos tenu sous fond d?improvisation, Thierry Marchand fait une incursion dans le contexte ? l?heure de la premi?re mandature. ?Au d?part, il n?y avait pas de doctrine pr??tablie. on peut prendre du temps pour essayer de construire progressivement une sorte de m?thodologie qui caract?rise cette d?marche?, souligne?t-il.   Cameroun, terreau fertile Deux ann?es apr?s Montpellier, le Conseil du Nouveau Sommet Afrique-France a su mobiliser des troupes. Il repose aujourd?hui sur un ?cosyst?me de 7 000 jeunes entre l?Afrique et l?Europe et d?un budget de 612,425 millions de FCFA pour mener diff?rents projets en lien avec la trajectoire fix?e d?accord-partie. Mais pour Thierry Marchand, le bilan peut aussi encadrer l?alignement id?ologique des parties prenantes. ?Le Cameroun ouvre les voies parce que c?est le pays o? la greffe a le mieux pris. L?id?e au d?part ?tait de semer dans les pays d?Afrique la m?me semence. Nous devons l?admettre, le Cameroun a ?t? une terre f?conde o? cette id?e a trouv? le plus de sels min?raux qui ont permis ? ce Conseil de bien commencer. Il y a bien d?autres histoires qui montrent qu?ici au Cameroun il y a un app?tit. Toute une s?rie de projets qui ont ?t? lanc?s depuis quatre cinq ans ont pour la plupart prosp?r?. Le Cameroun est clairement identifi? ? Paris, et j?en suis le t?moin, comme un pays pour lequel on peut continuer ? investir?, d?clare-t-il.  Ere nouvelle Aujourd?hui le Conseil se dote de nouveaux leaders. Dr Myriam Hemes Njimegne Nkwa, 30 ans, ?pid?miologiste de terrain, en est la nouvelle pr?sidente depuis le mardi 23 juillet 2024. Elle devra pr?sider ? la destin?e de l?instance pour la p?riode 2024-2026, en remplacement  de l?avocat Jacques Jonathan Nyemb. Cette deuxi?me mandature, apprend-on, s?inscrit dans la pr?servation des acquis enregistr?s depuis le 8 octobre 2021. A savoir la mobilisation des jeunes ? travers les deux continents autour de centres d?int?r?ts partag?s. Cette ligne d?horizon est guid?e par la feuille de route de la nouvelle promue. ?Durant les deux prochaines ann?es, nous continuerons ? placer les jeunes au centre de cette coop?ration? C?est notre mission de mettre en avant les femmes et les jeunes et de mettre en lumi?re les probl?matiques qui touchent les femmes, les jeunes, les personnes vuln?rables?, a?t-elle d?clar? ? l?issue de la c?r?monie d?installation dans ses nouvelles. Lancer le fonds d?innovation pour la d?mocratie; b?tir la maison des mondes africains et des diaspora; enclencher le programme campus nomade; initier le forum euro-africain sur les migrations; lancer la ?Plateforme? de d?bats Afrique-France; relancer la dynamique de restitution et exp?rimenter les mus?es de demain ; accompagner la jeunesse africaine vers l?emploi; cr?er une commission intercontinentale sur la transparence ?conomique; d?velopper le programme Start-up Africa-France, constituent les actions prioritaires de la nouvelle dirigeante. Celle-ci ambitionne par ailleurs de faire entendre la voix de l?Afrique sur le climat et la biodiversit? et transformer l?aide publique au d?veloppement. Louise Nsana

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Noces d?or du Feicom : le temps du bilan

Le tableau affiche un soutien continu au d?veloppement local d?une part, et une bonne aura ? l?international d?autre part. 1974-2024, 50 ans de maturit?, que le Fonds Sp?cial d?Equipement et d?Intervention Intercommunale (Feicom) est aux c?t?s des Collectivit?s territoriales d?centralis?es (CTD). Cela se retrouve dans la d?signation du th?me: ?50 ans du financement du d?veloppement local pour contribuer ? l?am?lioration du cadre et des conditions de vie des populations?. Ce 24 juillet 2024, sur la sc?ne de la 13e ?dition du Salon de l?action gouvernementale (Sago) ? Yaound?, le directeur g?n?ral du Feicom entend populariser l?action de la structure dont il a la charge. A travers une d?marche ? la fois r?trospective et prospective, Philippe Camille Akoa en profite pour caract?riser la vision du Feicom. ?On ne peut ne pas continuer de grandir sans s?interroger sur son bien-fond?, son bilan, et appr?cier le chemin parcouru. Nous pensons que le bilan du Feicom est satisfaisant. Tout en restant dans l?am?lioration, nous pensons qu?il y a des choses ? parfaire?, dit-il. Et de poursuivre: ?Nous entendons faire des collectivit?s territoriales d?centralis?es un lieu o? il fait bon vivre, ?tre aux c?t?s du gouvernement pour effectivement am?liorer les conditions de vie de nos concitoyens?. RayonnementFort de son ancrage ? rendre les communes plus attractives, le Feicom suscite de l?int?r?t ? l??chelon international. ?Nous recevons les d?l?gations ?trang?res qui viennent s?inspirer du mod?le Camerounais sur la d?centralisation dans le cadre de son financement. D?ailleurs nous nous appr?tons ? recevoir une d?l?gation ?trang?re qui viendra de la Guin?e Conakry, en d?but d?ann?e nous avons eu le passage de deux d?l?gations venues du Burkina-Faso, et du Togo, et l?ann?e derni?re, nous avons re?u la d?l?gation du Gabon?, laisse entendre le Directeur g?n?ral du Feicom. PlaidoiriesNonobstant les bons points enregistr?s par le Feicom dans l?accompagnement des CTD Augustin Tamba, pr?sident de l?Association des Communes et Villes Unies du Cameroun(CVUC) dans sa plaidoirie attire l?attention de la tutelle, le minist?re de la D?centralisation et du D?veloppement Local (MINDDEVEL). ?Les fonds du Feicom ne peuvent pas ?tre s?questr?s, ils doivent ?tre libres pour avoir un statut sp?cial ? l??re de la d?centralisation. Nos fonds doivent rester disponibles, parce qu?ils sont faits pour r?gler les probl?mes au quotidien avec une flexibilit??, mart?le-t-il. Il conclut en la f?licitant ?pour les am?nagements mis en place pour que le Feicom h?berge les fonds d?riv?s de la diplomatie internationale de la coop?ration pour lui permettre d?avoir une capacit? d?intervention de terrain redoutable, et efficace pour l?am?lioration des conditions de vie de nos populations?. Olivier Mbessit?

Grande interview, MATINS DE L'INTEGRATION, Sport

UPAC/Cl?ture de l’ann?e Acad?mique 2023-2024: Le Recteur Rev. Pr. FROUISOU Samuel, d?cor? Chevalier de l’Ordre de la valeur

La cl?ture de l’ann?e acad?mique ? l’Universit? Protestante d’Afrique Centrale (UPAC), s’est tenue ce vendredi 26 juillet 2024 avec la d?coration du Recteur le Rev. Pr. FROUISOU Samuel, sous la pr?sidence du Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement Sup?rieur, Chancelier des Ordres Acad?miques, le Pr. Jacques FAME NDONGO. Cette c?r?monie unique a eu lieu dans l’enceinte de cette Institution Acad?mique, pr?cis?ment dans le somptueux Amphith??tre Immanuel David, en pr?sence aussi de Madame le Ministre des Postes et T?l?communication (MINPOSTEL), LIBOM LI LIKENG Minette. Plusieurs ?tudiants ont re?u leurs parchemins. Tous habill?s en toges de sortie, et c?l?brant leurs r?ussites ? tous les niveaux : Licence ? Master ? Doctorat (LMD). L?un des ?l?ments Majeurs reste la distinction de Monsieur le Recteur, Rev. Pr. FROUISOU Samuel, qui a ?t? d?cor? au titre du Chevalier de l?Ordre de la Valeur, au cours de cette m?me c?r?monie. Le Recteur de l’UPAC, Rev. Pr. FROUISOU SAMUEL d?cor? au rang du Chevalier de l’ordre de la valeur, par le Ministre d’?tat, Ministre de l’enseignement Sup?rieur, Chancelier des Ordres Acad?miques, Jacques FAME NDONGO, ce vendredi 26 juillet 2024, dans l’Amphith??tre Immanuel david, de cette Institution Universitaire, sise ? Yaound? Cameroun. Vue d’ensemble de l’enceinte de l’Amphith??tre Immanuel david, de l’Universit? d’Afrique Centrale (UPAC), lors de la c?r?monie solennelle de cl?ture de l’ann?e acad?mique 2023/2024, au Campus de Djoungolo, ? Yaound? – Cameroun.

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Adama Ekberg Coulibaly : ? 97% du commerce mondial en biens ou en services est encadr? par des normes et des standards ?

Au sortir de l?atelier de Douala, le chef des initiatives du bureau sous r?gional de l’Uneca propose la mise en place d?institutions de contr?le de la qualit? dans la sous-r?gion Afrique centrale pour favoriser les ?changes intracontinentaux, ainsi qu?avec l?Europe? Vous avez fait une pr?sentation sur les normes et qualit?s, vous faisiez savoir que le monde est dirig? ? 97% par les normes et qualit?s. Qu?est-ce qui peut justifier que l?Afrique centrale soit ? peine ? 3% ?Ce qu?il faut comprendre aujourd?hui dans l?enjeu plan?taire, c?est que, dans le continent nous avons la position unique de tirer profit du fait que l?Afrique va devenir, le centre de gravit? d?mographique. Cela veut dire que l?Afrique aura pr?s de 1 milliard 400 millions d?habitants que je peux aussi appeler des consommateurs, des transformateurs ou des exportateurs tr?s prochainement. Nous avons la possibilit? maintenant de pouvoir d?finir les r?gles du jeu de la production, de la transformation, de la commercialisation.Lorsque vous avez une telle position, ?tre l??picentre de gravit? d?mographique, la d?mographie est celle qui d?termine pour l?essentiel au moins la demande. Un des facteurs moteurs de la demande, c?est la population. Lorsque vous avez une population de 1 milliard 400 millions, vous n?avez plus besoin de chercher des march?s distants, des d?bouch?s. Parce que vous devez vous pr?occuper de voir comment nourrir cette population. C?est la r?gion de l?Afrique qui sera la seule r?gion o? le facteur d?mographique peut ?tre un ?l?ment d?terminant ? prendre en compte en termes de disposition du march? et de formation de la population productive. D?s lors que vous avez des personnes productives, vous pouvez impacter l?agriculture. Et lorsque nous avons des producteurs, agriculteurs, des jeunes entrepreneurs agricoles de nouvelle g?n?ration, ces jeunes vont r?soudre la probl?matique du ?comment rendre l?agriculture productive?. Avec le fait que l?Afrique est le continent le plus vaste en termes de largeur et de longueur, c?est le seul continent dot? de ce carrefour d?opportunit?s. Faire le bon choix pour devenir le continent dot? d?une vaste population pour les former, les rendre productifs et pour qu?on puisse r?aliser sur le continent une transformation du secteur agricole r?ussie. D?s lors que le p?le de l?agriculture sera un p?le qui va devenir une agriculture moderne, ce circuit va permettre de mettre ? la disposition de l?industrie et du secteur des services, une main d??uvre qualifi?e, bien ?quip?e avec les outils de la technologie pour que ces personnes puissent permettre aussi d?impacter et d?enclencher une dynamique qui permettra de faire en sorte que le p?le industriel dispose d?une main-d??uvre bon march?. Il y a 15 ? 20 ans, la Chine ?tait dans cette position d?avoir la main d??uvre la plus ?tendue et bien form?e qu?elle pourra mettre ? la disposition de son industrie. L?Afrique peut aussi avoir sa chance de devenir l?atelier du monde. l?Afrique peut-elle compter sur sa population dans l?espoir de devenir la plaque tournante du monde dans l?avenir?Cela ne peut se faire que si nous avons un co?t de facteur main d??uvre tr?s bas; et donc permettre de capitaliser sur le fait que nous produisons nous-m?mes de la nourriture que nous devons consommer. Nous aurons la possibilit? de transformer nos produits agricoles et de pouvoir r?aliser pour notre agro-industrie un secteur agro-industriel qui est tr?s comp?titif, parce que nous aurons une main d??uvre abondante, ?quip?e avec les nouveaux outils de la technologie. ?a va permettre au secteur agricole, combin? avec le secteur manufactur? ou le secteur industriel, de pouvoir enclencher ce processus qui ne s?est jamais encore produit en Afrique. Nous ne pouvons pas comp?tir actuellement avec l?agro-industrie de la Tha?lande ou du Vietnam parce que la productivit? de notre secteur agricole est tr?s basse. Nous r?alisons pour le riz par exemple une tonne ? l?hectare, alors que eux ils r?alisent l?-bas 10 tonnes ? l?hectare. Dans le contexte actuel de la Zlecaf, quelle est la plus-value des standards et des normes?97% du commerce mondial en biens ou en services est encadr? par des normes et des standards. C?est-?-dire que lorsque vous voulez produire un bien ou un service, que vous allez sur le march? pour le vendre, vous devez respecter un certain nombre de standards et de normes. Ce qui fait que, comme nous dans le cas particulier de l?Afrique centrale n?avons pas encore mis en place une infrastructure qualit?, C?est comme si vous achetez la caisse de l?ordinateur et ne mettez pas les logiciels dessus. L?infrastructure qualit? ce sont les laboratoires, les r?f?rences o? il faut aller faire les essais, v?rifier si ce que nous fabriquons remplit les conditions de qualit?. Eux, ils ont des crit?res, ils disent non, si vous devez nous envoyer ici du caf? ou du cacao, il faut qu?il respecte les crit?res. Ces r?gles sont d?j? en place l?-bas. C?est-?-dire, ce sont des march?s qui sont ouverts ? ceux qui sont ? niveau. C?est-?-dire qui ont les m?mes standards, les m?mes normes, qui peuvent satisfaire aux exigences de consommation de leur pays. Il y a 8 piliers de la qualit? qui ne sont pas respect?s par la sous-r?gion. Quels sont ces piliers ?Il s?agit de l?ensemble du dispositif du syst?me de normalisation, qu?on appelle les r?gles Iso. C?est une organisation internationale des normes et des standards qui est bas?e ? Gen?ve, qui d?finit un cahier de charge bien pr?cis. Vous ?tes une entreprise et vous produisez du caf? ou du cacao, on vous demande ce que votre entreprise produit, votre processus de fabrication, votre environnement, il y a tout un ensemble de standards et de normes appliqu?es aux personnes qui travaillent dans votre entreprise. Ces normes ont ?t? d?finies de telle sorte qu?il y a huit piliers. Il y a un pilier qui regarde tout ce qui est instrument de mesure. Un autre pilier est tout ce qui concerne le cadre r?glementaire. Un autre pilier concerne les laboratoires et les agences de normalisation, le pilier de l?accr?ditation. Par exemple, l?Anor, est-ce qu?elle est reconnue comme une agence accr?dit?e pour pouvoir recevoir un produit, pour ?tre habilit?

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Grand prix de la francophilie des m?dias : les journalistes culturels africains, dans le ?vrai?

Venus de plusieurs pays africains, ils ont men? des r?flexions profondes quant au statut de la culture et celui du journaliste sp?cialis? dans ce domaine. La 5? ?dition du Grand prix de la francophilie des m?dias a ouvert ses portes le 16 juillet dernier au Mus?e national de Yaound?. Y prennent part, plusieurs journalistes et critiques d?arts venus des pays africains: Burkina-Faso, C?te d’Ivoire, Gabon, S?n?gal, Alg?rie et Tunisie. Le fil conducteur de cette ?dition est: ?Mode africaine?.Universitaire et critique d?art Ikram, Ben Brahim a quitt? sa Tunisie natale pour y prendre part. ?Je suis venue pour la 5? ?dition du grand prix de la francophilie des m?dias pour plus d?exp?riences qui ouvrent la voie ? de nouvelles perspectives qui mettent en valeur le journalisme culturel et la critique d?art?, confie-t-elle. Pour elle, le th?me retenu est fort int?ressant. ?Parce que l?on doit accorder de l?importance ? la mode en Afrique, l?esth?tique de la mode africaine, la mode africaine contemporaine qui ?crit des liens intercontinentaux. Il est judicieux de canaliser les d?marches des diff?rents cr?ateurs de la mode. Les Africains doivent prendre la parole pour analyser et critiquer toutes les d?marches artistiques, li?es aux actions culturelles?, d?clare-t-elle. L?Ivoirien Didier Guy Bl? va plus loin dans son narratif. ?Je viens pour le panel et les travaux pr?vus pour cette ?dition. La culture, c?est ce qui reste quand on a tout perdu. Pour moi, il est imp?rieux de transmettre ? la nouvelle g?n?ration ce qu?on sait de la culture, pour avoir des rep?res identitaires?, fait-il savoir. Et pour lui, le brassage des cultures qui s?op?re durant l??v?nement est un atout. ?Nous allons apprendre les cultures d?ici et puis transmettre les n?tres, fraterniser, malgr? l?absence de soutien de nos ?tats?, indique le journaliste. Journalisme du vraiIniti? par le R?seau des journalistes culturels du Cameroun (RJ2C), le Pr F?lix Zogo, y est invit? d?honneur. Le secr?taire g?n?ral du minist?re de la Communication dit soutenir les organisateurs, pour la simple raison que le journalisme culturel est rel?gu? ? la p?riph?rie et aussi parce que c?est le journalisme du vrai. ?Le journalisme culturel est le seul qui traite du vrai et du concret. Donc, nous nous retrouvons autour de ces journalistes pour se reconna?tre nous-m?me, conna?tre les autres, apprendre ? les conna?tre et ? vivre ensemble?, explique le collaborateur de Ren? Emmanuel Sadi, ministre de la communication du Cameroun. Dans la m?me veine, Armand Abanda, directeur de la communication au minist?re des Arts et de la Culture (Minac) d?voile le v?u dudit minist?re d?avoir des journalistes ?professionnels aguerris, mais qui structurent la pens?e ? travers divers reportages, commentaires, et analyses, mais davantage de la pr?sentation qu?ils font de notre ?tre profond ?, pr?cise-t-il.Selon Laurentine Assiga, promotrice du (RJ2C) l?organisation d?une telle rencontre vise ? former ?les professionnels de l?information culturelle, pour la promotion de la culture. Nous avons en c?ur au terme de cinq jours d??tude, que l?on puisse avoir 50 tr?s bons journalistes et finalistes de mode et critique de mode pour l?Afrique et le monde?. Olivier Mbessit?

Sport

D?tention arbitraire, torture, travail forc?: le syst?me carc?ral centrafricain sous la loupe de l?Onu

La situation des personnes priv?es de libert? a fait l?objet d?une observation de la Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca) et du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l?homme (HCDH) sur la p?riode de janvier ? d?cembre 2023. Au terme de 572 visites de surveillances dans les prisons de la Centrafrique, l?organe pr?sente son rapport sur les droits de l?Homme ce 18 juillet 2024. Celui-ci fait mention des arrestations et d?tentions arbitraires et ill?gales, de tortures et mauvais traitements, la malnutrition parmi les d?tenus et de la faiblesse des services de sant?. Ici, garde-?-vue disproportionn?e et absence d?encadrement se disputent l?estrade. Et pour en donner un aper?u, Minusca et HCDH mettent des mots sur: ?la garde-?-vue ?tant par nature pr?vue pour une courte dur?e, le gouvernement ne pr?voit pas de budget alimentaire en ce sens?; apprend-on.Tout commence dans le rapport par une pr?sentation g?n?rale de l?environnement carc?ral dans le pays. Ce sont des lieux, apprend-on, ?surpeupl?s, avec un acc?s limit? ? la nourriture, ? l?eau, ? l?assainissement et aux soins de sant? de base?. Toutes choses qui y favorisent la transmission de maladie. Le service s?y bute par ailleurs ? l?insuffisance et l?absent?isme du personnel judiciaire. ?En d?cembre 2023, le taux de pr?sence est de 71% ? Bangui et a recul? ? 49,1% en province, avec un taux d?absence injustifi? de 24,5%. L?absent?isme constat? est notamment d? ? l?ins?curit? dans certaines localit?s o? le personnel est d?ploy?, leurs conditions de travail difficiles, le manque de transport et les lacunes structurelles qui contrecarrent les processus de contr?le, de suivi et de responsabilit??, lit-on.Bien plus, le rapport d?crit la tendance de l?arm?e et des forces de s?curit? ? proc?der ? des privations de libert? sans conformit? avec les exigences de la loi. La Minusca et le CHDH ont recens? 1500 victimes et quelques 1749 personnes attendant en prison d??tre jug?s, depuis plus de six mois pour certains. ?Cela suscite des inqui?tudes. Plusieurs ordres de d?tention ayant ?t? d?livr?s sans examen ad?quat quant ? la n?cessit? et ? la proportionnalit? de la d?tention de l?individu par rapport ? l?infraction pr?sum?e?, soulignent lesdites institutions. Elles appellent ? un respect de la constitution et ? la censure des entorses ? la loi. Louise Nsana

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Programme des jeunes leaders ?mergents 2024 : 20 jeunes camerounais s?lectionn?s

Pendant un an, ils vont apprendre aupr?s des experts en leadership. Objectif: participer ? leur tour ? l??mergence du Cameroun et de l?Afrique. ?g?s de moins de 35 ans, ces vingt jeunes de nationalit? camerounaise ont tous postul? pour le Programme des jeunes leaders ?mergents, ?dition de 2024. P?tris de talents, ces jeunes camerounais viennent de divers horizons, mais partagent des traits communs: de solides comp?tences en leadership, une compr?hension approfondie du paysage sociopolitique complexe du Cameroun et un engagement av?r? en faveur de la communaut?. Autant d??l?ments qui en font des personnes dot?es d?un fort potentiel en voie de devenir acteurs du changement au Cameroun et en Afrique. C?est d?ailleurs pour cela qu?ils ont ?t? s?lectionn?s parmi la myriade de candidatures d?pos?es dans le cadre de cet important projet. Tout au long de l’ann?e, les jeunes leaders vont travailler en ?quipe ? l?effet d?organiser des ?v?nements. Objectif, promouvoir la libert? ?conomique, la paix, la s?curit? et la culture d?mocratique dans diff?rentes r?gions du Cameroun. Le groupe va ?galement r?diger des articles d?opinion ax?s sur les politiques. Ils seront publi?s par le Nkafu Policy Institute. Institution ? laquelle ils seront affili?s pendant un an. Cela leur permettra par ailleurs de participer au Forum 2024 des Think tanks de l?Afrique centrale. Pendant plusieurs mois, ils vont apprendre aupr?s des experts en leadership. Leur aventure va d?buter par une immersion de trois jours ? l?effet d?apprendre les rudiments de la politique et du service public ? Yaound?, du 18 au 20 ao?t 2024.Lanc? en 2019, le programme des Leaders ?mergents est une initiative de la Fondation Denis & Lenora Foretia. Son objectif est de promouvoir une nouvelle g?n?ration de leaders acteurs du changement au Cameroun et en Afrique. Joseph Julien Ondoua Owona

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Statistiques en zone Cemac?: les experts font le point

En pr?lude ? la 10? session du comit? sous-r?gional de la statistique, une r?union de coordination des experts des instituts nationaux de la statistique se tient du 22 au 25 juillet 2024, ? Douala. Les pays de la sous-r?gion Afrique centrale font face ? un manque de bases de donn?es pour orienter leur politique publique. Pour corriger ce d?ficit, ils travaillent, depuis 2021, sur le programme statistique de la sous-r?gion. Il a pour objectif ? de mettre en place un dispositif statistique fiable, robuste ? vocation communautaire et qui puisse contribuer efficacement ? la conduite des politiques, ?conomiques, financi?res et sociales tant au niveau national que sous r?gional tout en r?pondant aux meilleurs standards internationaux ?, d?finit Nicolas Beyeme Nguema. Aussi, « il permet d?abord d?harmoniser les m?thodes. Nous appartenons au m?me espace qui est compos? de six ?tats. Si chacun des ?tats ?labore les statistiques ? sa mani?re, il sera difficile au niveau communautaire de pouvoir comparer et encore moins d’utiliser les m?mes statistiques. Il sera aussi  difficile pour notre sous-r?gion d?harmoniser ses statistiques avec des donn?es internationales ?, ajoute le commissaire charg? du d?partement des politiques ?conomiques, mon?taires et financi?res (DPEMF).  Le programme statistique de la Cemac est adoss? sur les experts des instituts nationaux de la statistique.  C’est d’ailleurs cet ensemble de praticiens chevronn?s qui a produit, il y a peu, un rapport sur l??tat de la mise en ?uvre des objectifs de d?veloppement durable  (ODD) dans la sous-r?gion. Le rapport sur les ODD, cadre de d?veloppement au niveau mondial et dont l??ch?ance de concr?tisation est fix?e ? 2030, montre un grand retard dans la r?alisation des projets pr?vus pour assurer le bien-?tre des populations dans divers secteurs, ?ducation, sant?, gouvernance ou pr?servation de l?environnement. Il est donc question, ? travers les travaux de Douala, de se fixer des objectifs pour corriger le tir de mani?re ? permettre ? l?ensemble des ?tats d?am?liorer le travail qui se fait pour pouvoir un tant soit peu r?duire le retard constat?. ? Ce programme est le cadre de r?f?rence des activit?s statistiques de la communaut? sur la p?riode 2021-2030 ?, ajoute Nicolas Beyeme Nguema. Indice de performance Ledit projet qui couvre cinq pays de la Cemac est effectif au sein de la Commission de la Cemac depuis le 12 juin 2024. Avec sa mise en ?uvre effective, la production des statistiques et des indicateurs conna?tra une avanc?e significative dans la sous-r?gion. Pour mieux ?valuer l?attente de cet objectif, la Commission de la Cemac a mis en place un indice de performance statistique inspir? des indices d??valuation des partenaires techniques et financiers. Il a pour but d??valuer singuli?rement les appareils statistiques et de mesurer les ?carts entre les performances de ces appareils et la norme internationale. Le projet est financ? par la Banque mondiale, partenaire avec lequel un accord d?appui est d?j? op?rationnel au Tchad et en R?publique centrafricaine (RCA). Diane Kenfack

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RCA: 5000 violences bas?es sur le genre au premier trimestre 2024

Les violences bas?es sur le genre (VBG) atteignent des cimes inqui?tantes en Centrafrique, alerte le Bureau de coordination de l?action humanitaire des Nations unies (Ocha). ?Chaque heure en Centrafrique, deux personnes sont victimes de VBG, principalement des femmes et des filles?, constate l?institution. Le ph?nom?ne d?plor? concerne 5000 cas de violences sexistes recens?s au premier trimestre de l?ann?e 2024. Dans le d?tail, 37% des cas portent sur des violences sexuelles; 25% se r?f?rent ? des attaques physiques; 18% des cas sont li?s ? des privations de ressources tandis que 18% sont li?s ? des violences d?ordre psychologiques et 2% ont trait au mariage forc?.En Centrafrique, les victimes de ces violences exerc?es sur la seule base du sexe sont majoritairement constitu?es de femmes et de filles. Elles payent les frais d?une crise humanitaire prolong?e, qui impacte la disponibilit? des moyens de subsistance tels que les champs ou encore des services de base comme l?eau. Ce qui a pour cons?quence ?l?adoption de m?canismes d?adaptation n?gatifs tels que le sexe de survie et le mariage pr?coce des filles?, apprend-on. ?Les ?valuations annuelles multisectorielles des besoins humanitaires ont indiqu? un sentiment d’ins?curit? pour au moins 25% des m?nages interrog?s, mettant en ?vidence les risques pour les femmes et les filles qui ont acc?s ? l’eau, aux zones de collecte de bois et ? d’autres points de distribution. Ces lieux sont d’une importance cruciale pour la survie quotidienne des m?nages, mais ils exposent particuli?rement les femmes et les filles ? des risques ?lev?s de VBG, notamment la violence sexuelle, l’exploitation et les abus sexuels, la violence domestique, le sexe de survie, le mariage forc? et le refus de ressources, entre autres?, renseigne l?Ocha. Louise Nsana

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