WEEKENDS DE L’INTEGRATION

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Navigation maritime en Afrique de l?Ouest et du Centre: la CEEAC et l?OMAOC naviguent ensemble

La Communaut? Economique des Etats de l?Afrique Centrale (CEEAC) et l?Organisation Maritime de l?Afrique de l?Ouest et du Centre (OMAOC) s?acheminent vers la formalisation juridique de leurs relations de coop?ration. Cette id?e murie depuis de longues dates a ?t? ?mise au grand jour ce 18 juillet 2024 au si?ge de la CEEAC ? Libreville, au cours de l?entretien entre la Commissaire charg?e de l?am?nagement du territoire et des infrastructures de la Commission de la CEEAC, Marie Th?r?se Chantal Mfoula Edjomo, repr?sentant le Pr?sident de la Commission de la CEEAC emp?ch?, et le Secr?taire G?n?ral de l?OMAOC, Paul ADALIKWU, en visite de travail en R?publique Gabonaise.Les deux interlocuteurs notent le caract?re commun et identique des d?fis ? relever. Les Etats maritimes membres de l?OMAOC et ceux de la CEEAC partagent les m?mes probl?mes de demande et d?offre de services de transport maritime, de s?curit? et de s?ret? maritimes ainsi que le d?veloppement de l??conomie bleue, l?am?lioration de la comp?tence des op?rateurs maritimes r?gionaux et les probl?mes de pollution des eaux maritimes.De m?me, les ?conomies des Etats de la r?gion maritime d?Afrique de l?Ouest et du Centre sont largement tributaires du transport maritime et de transit. L?OMAOC est compos?e de Vingt Etats c?tiers, situ?s le long de la fa?ade nord et sud de l?Oc?an Atlantique et cinq autres pays sans littoral desservis par les ports c?tiers, a pr?cis? le Secr?taire g?n?ral de l?OMAOC.Pour la Commissaire de la CEEAC, les projets de d?veloppement de la r?gion tant dans le domaine des infrastructures de transports a?riens, maritimes et fluvial, que dans ceux des t?l?communications, des ?changes commerciaux internationaux et dans le secteur agricole sont intimement li?s aux questions de paix, de s?curit? et de s?ret? maritimes. ?Cette imbrication nous oblige ? rechercher les solutions globales en synergie?, a martel? Madame Marie Th?r?se Chantal Mfoula Edjomo qui a, par ailleurs salu? la d?cision de l?Union Africaine de transformer l?OMAOC en Organisation Maritime Africaine (OMA), une mutation au niveau continental qui permettra de consolider et de porter loin la voix de l?Afrique au plan international.En vue de diligenter la formalisation juridique des relations de coop?ration entre les deux organisations, un projet de M?morandum pr?par? par l?OMAOC doit arriver ? la Commission de la CEEAC et qui sera examin? par les points focaux que les deux institutions vont d?signer dans les d?lais requis, ont conclu Marie Th?r?se Chantal Mfoula Edjomo repr?sentant le Pr?sident de la Commission de la CEEAC et le Secr?taire G?n?ral de l?OMAOC Paul ADALIKWU. Source: CEEAC

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Baccalaur?at ESG 2024: larmes de d?sespoir le jour des r?sultats

Avec 37% de r?ussite, la publication des copies de cet examen national ce 19 juillet 2024 par l’Office du Baccalaur?at du Cameroun (OBC) a suscit? une ambiance terne. ?Je ne souhaite plus repartir au lyc?e d’Abang l’ann?e prochaine. Je pr?f?re un coll?ge loin de mon village?. Confession d?un ?l?ve au lendemain de la publication des r?sultats du baccalaur?at, session 2024. Entre amertume et regrets, Obama grince simplement les dents. Il devra encore le porter en 2025 son uniforme scolaire. C?est d?ailleurs le cas de la grande majorit? des candidats ? la session 2024 de cet examen. C?est que l’OBC, via ses canaux de communication, surtout digitaux (SMS), a d?finitivement lev? le suspense ce vendredi 19 juillet. Ce qui devrait ?tre la fin du feuilleton ?baccalaur?at? pour les candidats de la session 2024. Dans sa posture de patron de l?Office en charge de cet examen, ?tienne Roger Minkoulou, pr?sente, ? travers une correspondance, ?les statistiques brutes des r?sultats du baccalaur?at ESG session 2024? ? la ministre des enseignements secondaires. Et les statistiques ne brillent pas tant que cela. 37,26%, voil? le taux de r?ussite global au baccalaur?at de l’enseignement secondaire g?n?ral (ESG) cette ann?e au Cameroun. Pour le compte de l?examen de cette ann?e, l’OBC a enregistr? 133.868 candidats sur l’ensemble du triangle national; 132.920 candidats ont effectivement ?t? examin?s. Au finish, seuls 49.521 sont ?provisoirement? d?clar?s admis. Dans le m?me document, l?organisateur des examens du probatoire et du baccalaur?at dresse le bilan par r?gion. Le Nord-ouest garde sa place de premi?re r?gion comme lors de la pr?c?dente session. Sur les 117 inscrits, 115 ont pris part ? l’examen. 53 sont admis, soit 46,09% de r?ussite. La r?gion du Nord est derni?re sur le plan national, avec un taux de r?ussite de 19,99%. Le nord prend la place occup?e par l’Extr?me- nord en 2023. L’Adamaoua passe de la 9? ? la 6? place avec 30,03%. Les r?gions du littoral et l’ouest font des bonds en avant. Elles sont respectivement 2? (48,98%) et 3? (44,75%). Dans le m?me registre, l’Est occupe la 7? (28,06%) place et le Sud la 8? (26,49%) place. La r?gion du Sud-Ouest quant ? elle est 4? au classement g?n?ral avec 40,62%. La r?gion du centre, pr?sentant le plus grand nombre de candidats, soit 42.869 candidats, n?a eu que 16.747 d?clar?s admis, avec 39, 38% de taux de r?ussite. L’on observe qu’aucune r?gion ne d?passe 50% de taux de r?ussite. Andr? Gromyko Balla

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S?rail : la SNH tapie dans l?ombre et teintes de lumi?res Sawa

Selon nos informations, le report et la d?localisation du conseil d?administration de la Soci?t? nationale des hydrocarbures (SNH) se r?f?rent ? un rapport de forces entre deux entit?s traditionnelles de Douala. ?La question du p?trole au Cameroun est une affaire tr?s compliqu?e?. ? travers cette boutade lanc?e au cours de l??mission ?Tout surtout? (anim?e par Charles Ndongo et diffus?e sur la CRTV-T?l? au milieu des ann?es 90), Jean Assoumou (Administrateur directeur g?n?ral de la SNH de 1984 ? 1992, ann?e de son d?c?s) n?en finit pas d?inspirer ceux qui commentent aujourd?hui le climat actuel au sein de l?entreprise publique charg?e de g?rer les int?r?ts de l??tat dans les secteurs p?trolier et gazier. Depuis quelque temps, l?agitation nerveuse peut se mesurer tant ? l?int?rieur qu?? l?ext?rieur de la bo?te SNH. Une ?ni?me preuve?La reprogrammation de la session extraordinaire du conseil d?administration de la SNH. Initialement pr?vue le mercredi 17 juillet 2024 au si?ge de l?entreprise sis au quartier Dragages ? Yaound?, la tenue du conclave est d?sormais assujettie au tour de force d?Etoudi. Dans une correspondance adress?e ? l?administrateur Jules Mana Nschwangele, Ferdinand Ngoh Ngoh (pr?sident du conseil d?administration de la SNH et non moins secr?taire g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique, SG/PR) ?nonce des lignes directrices tr?s claires: ?Monsieur l?administrateur, j?ai l?honneur de faire conna?tre que la session extraordinaire du conseil d?administration de la SNH, initialement pr?vue le mercredi 17 juillet 2024, est reprogramm?e le mercredi 24 juillet 2024 ? 14h, dans la salle 8324 du Secr?tariat g?n?ral de la pr?sidence de la R?publique, suivant le m?me ordre du jour?. Un changement de lieu qui met un b?mol au refus (par le top management de cette entreprise) d?ouvrir les portes de la SNH aux administrateurs convoqu?s pour un conseil d?administration extraordinaire. Akwa versus De?doTel un gentleman ?cambrioleur? d’une situation rocambolesque, Ferdinand Ngoh Ngoh prend en main toutes les commandes et incarnera, ? lui seul ou presque, toutes les d?cisions qui seront prises ce 24 juillet 2024. Mais au pr?alable, il se donne pour t?che d?absorber tout ce qui a ?t? dit sur les causes, anecdotiques ou profondes, de ce grand chamboulement. ? la SNH (o? l?on se plaint des nombreuses demandes d?informations), des sources concordantes renseignent que, depuis des mois, des divergences sont all?es grandissantes entre Adolphe Moudiki et quelques membres du conseil d?administration de la SNH. Selon nos informations, tout se rapporte ? un rapport de forces entre deux entit?s traditionnelles de Douala. Il s?agit, apprend-on, du canton Akwa (Bonamouti, au Nord-Est de Douala) dont est issu Adolphe Moudiki et du canton De?do dont Joseph Dipepa (haut commis de l??tat en service ? la pr?sidence de la R?publique) est le fils. Passible d??impeachment? lors du conseil d?administration avort? du 17 juillet 2024, le premier (qui aura pass? une trentaine d?ann?es ? la t?te de la SNH) devrait c?der son fauteuil au second. Revigor? par l??chec de la proc?dure, rapportent des sources proches du dossier, Adolphe Moudiki se retourne vers son ?pouse Nathalie n?e Engamba. Elle est la directrice des affaires juridiques de la SNH. Du haut de ce poste, elle obtient et fait ex?cuter l?ordre de son ?poux de fermer les entr?es de l?entreprise publique ? quelques membres du conseil d?administration. Dans la villa des Moudiki, sise au quartier Hippodrome ? Yaound?, quelques yeux gourmands ont vu d?filer plusieurs autorit?s traditionnelles et politiques Sawa depuis la folle journ?e du 17 juillet 2024. Nul besoin d??tre expert en lobbying pour saisir, ? travers ce ballet, le niveau de tractations qui se joue en pr?lude au 24 juillet 2024. Relativement ? l?agenda de cette journ?e, ce qui se dit ici et l? montre bien que la destitution d?Adolphe Moudiki n?est pas encore renvoy?e dans les limbes de l?impossible. En rappel, un conseil d?administration de la SNH s?est tenu au si?ge de l?institution en juin dernier. Le communiqu? final de ce conseil n?a jamais ?t? rendu public. Est-ce que le red?ploiement du personnel observ? voici quelques jours ? la SNH participe des r?solutions de ce conseil. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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R?glement europ?en sur la d?forestation : le Cameroun, le marteau et l’enclume

Malgr? son mode de culture ombrag? du cacao et du caf?, le pays est soumis aux m?mes r?gles que les autres producteurs. Selon l?Union europ?enne, 90% de la d?forestation mondiale est le fait de l?expansion agricole. Ce qui, de l?avis des experts des questions environnementales, favorise la pouss?e des changements climatiques. Or, la culture du cacao et du caf? n?cessite de grands espaces. Ce qui astreint au r?glement 2023/1115 adopt? par le Parlement de l?Union europ?enne et le Conseil europ?en. Adopt? le 31 mai 2023, il entre en vigueur le 30 d?cembre 2024. Objectif: encadrer l’importation de produits li?s ? la d?forestation. En pr?lude ? cette ?ch?ance, une r?union d?informations des d?partements minist?riels concern?s par les implications dudit r?glement s?est tenue ce 18 juillet 2024 ? Yaound?. La d?l?gation de l’Union europ?enne (UE) au Cameroun y ?tait ?galement convi?e.D’apr?s ce texte de l’UE, le cacao, le caf? ou les produits d?riv?s issus des plantations non conformes ? ce r?glement n?auront pas acc?s au march? de l?Union europ?enne d?s le 31 d?cembre 2024. Et pour s?en assurer, l?Union europ?enne compte identifier des espaces forestiers ?prot?g?s? via la g?olocalisation, avec interdiction formelle d?y cr?er une cacaoy?re. Par ailleurs, les exportateurs devront fournir des informations pr?cises sur la localisation de leur plantation de cacao ou de caf?, afin d?en v?rifier la conformit? par rapport au r?glement ?nonc? supra. Les plantations concern?es sont cr??es apr?s le 31 d?cembre 2020 et le planteur doit se rassurer de ne pas avoir abattu des arbres. Dur, mais possibleFace ? cette mesure bien rigide, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, estime que les producteurs camerounais ?m?riteraient une prime plut?t qu?une restriction d?acc?s au march??, compte tenu de leur ?syst?me de production sous ombrage?. Pour Jean-Marc Ch?taigner, le Cameroun doit se plier au r?glement. ?C?est un r?glement qui s?applique ? tous les pays dans le monde, y compris les pays de l?Union europ?enne eux-m?mes?, pr?cise l?ambassadeur, chef de la d?l?gation de l?Union europ?enne au Cameroun et en Guin?e ?quatoriale. Pourtant, l?inqui?tude du Mincommerce rejoint celle S?bastien Mveng Ateba. Le 4 avril dernier, sur le plateau t?l? de la CRTV, le cacaoeculteur soutenait qu?au Cameroun, il existe des arbres qui perdent des branches au fur et ? mesure qu?ils grandissent. Ce qui, expliquait le cacaoculteur, d?truit les plants. ? ceux-l?, le laur?at du troisi?me prix mondial du concours du Cocoa of Excellence ajoutait ceux qui offrent un trop-plein d?ombrage au point d?amoindrir la production.Le Cameroun fait le choix de se conformer au r?glement de l?UE. C’est-?-dire, assurer la tra?abilit? des produits, garantir une production « z?ro d?forestation » et respecter toutes les exigences de l?galit?. Puisque, 78 % de sa production de cacao et 68 % de sa production de caf? sont export?es vers le march? europ?en. Ce qui pose avec acuit? la probl?matique de l’effectivit? de la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf). En attendant, Luc Magloire Mbarga Atangana pense que ce r?glement est dur, mais pas impossible. Joseph Julien Ondoua Owona

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Campagne ?lectorale am?ricaine: la le?on qui vient d?Afrique

Il porte un impeccable pansement blanc ? l’oreille droite, comme pour souligner son ?tonnante capacit? ? transformer l’adversit? en triomphe. Donald Trump, 78 ans, a ?t? investi candidat r?publicain pour la pr?sidentielle am?ricaine, jeudi 18 juillet 2024. En Pennsylvanie, devant une foule de supporters ?bahis face au magnat de l’immobilier, rescap? d’une tentative d’assassinat cinq jours plus t?t, Donald Trump s’est d?peint en dirigeant ? la stature internationale, capable de mettre fin aux conflits dans le monde ?avec un coup de t?l?phone?.La premi?re difficult?, quand on entend cela, c?est de ne pas croire que Trump, pur produit du capitalisme et de l?industrie du divertissement, int?ress? avant tout par une haute opinion de lui-m?me, fait dans l?exag?ration. Surtout quand on sait aussi que, en mati?re int?rieure et plus encore ext?rieure, le cours de la politique am?ricaine ne change pas en un jour. Difficult? suppl?mentaire: ne pas croire qu?en v?rit?, depuis longtemps, comme Trump, les autres candidats ? la pr?sidence des ?tats-Unis ont un projet de soci?t?. Ce projet est celui d?une Am?rique nostalgique, blanche, patriarcale, ferm?e sur elle-m?me, autosuffisante et combative. En cela, il a fait sien l?agenda du Parti r?publicain en misant sur le r?cit de l?identit? perdue des ?tats-Unis.De la m?me fa?on que l?on entre dans l?univers d?une grande marque, on entre dans l?univers de Donald Trump, lequel a, ? une certaine ?poque, parl? de ?pays de merde?. D?s lors, avec une telle d?claration incons?quente, il devient difficile d??laborer une lecture ?civilisationnelle? de la politique africaine du 45? pr?sident des ?tats-Unis. Pour l?heure, plus que le produit d?une doctrine clairement identifiable, cette politique se r?sume en un ensemble de d?clarations ad hoc aux objectifs divers et vari?s. ? ce niveau, les Africains peuvent se targuer de faire la le?on ? Donald Trump et ? ses concurrents. Plus qu?un simple point de situation sur ce qu?est la d?mocratie am?ricaine, l?Afrique pr?che un nationalisme de combat qui conduit in?vitablement ? une confrontation avec l?ordre mondial actuel. Elle enseigne aux ?tats-Unis que, plut?t que d?assumer un leadership aujourd?hui en d?sh?rence, il faut ?tre ? la recherche d?un nouvel ?quilibre qui pourrait rendre au monde entier la stabilit? et la s?curit?. Cette qu?te vaut dans tous les domaines: politique, avec le besoin d?une gouvernance mondiale solide prenant en compte le poids des nouveaux acteurs apparus sur la sc?ne internationale; ?conomique, pour donner ? la communaut? internationale les moyens de favoriser une croissance plus juste et plus durable; s?curitaire, pour lutter contre le terrorisme, ma?triser les tentations d?interventions militaires.Oui, l?Afrique ne cherche pas davantage ? conceptualiser le changement qu?elle ambitionne de cr?er. Elle offre une alternative s?rieuse au syst?me international actuel malmen? par la surench?re concurrentielle, la pression des mouvements financiers, la r?volution technologique et les risques ?cologiques. De ce point de vue, une Am?rique qui redeviendrait une force de proposition plut?t qu?un facteur de d?sordre constituerait un changement bienvenu pour la communaut? internationale. Il n?est pas trop tard pour l?esp?rer. Or, pour tous ceux qui ambitionnent de gouverner les ?tats-Unis, la refonte du syst?me international repr?sente une option tr?s ?loign?e. Et ce justement parce qu?ils oublient que c?est l? un d?tail prosa?que qui accentue la distance entre les causes et les effets de l?instabilit? mondiale. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Macron doit respecter le verdict des urnes

« Macron doit reconna?tre la victoire du NFP(Nouveau Front Populaire), aux l?gislatives de la France. Dans une ?lection, il y a toujours un gagnant et un perdant. Comment peut-on pr?tendre qu’il n’y a pas de gagnant? », Jean Claude Dj?r?k? s’exprime sur Radio Int?gration.

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Pr?sidentielle rwandaise: Franck Rwaka d?j? en pente douce vers le scrutin

Le chef de cette communaut? rwandaise ? Yaound? jette un regard sur un vote en lequel il place de nombreux espoirs. Le 15 juillet 2024 se tiennent les scrutins pr?sidentiel et l?gislatif au Rwanda. Paul Kagame au pouvoir depuis 2000 est candidat ? sa propre succession pour un quatri?me mandat de cinq ans. Seule la diaspora rwandaise est habilit?e ? voter au Cameroun. Les r?fugi?s sont bannis du processus ?lectoral. ?D?habitude on ouvre un bureau de vote pour la diaspora non refugi?e, elle vote souvent ? l??cole publique de Bastos?, confie Franck Rwaka, commer?ant rwandais. Selon l?interlocuteur, tous les rwandais souhaitent bien participer aux scrutins, mais leur statut de r?fugi?, leur interdit de voter. ?Ils sont nombreux qui sont encore sous les menaces du pouvoir de Kigali?, explique-t-il. ?On ne saurait parler de v?ritable d?mocratie au pays?. Le pr?sident de la R?publique gouverne le pays avec une main de fer. C?est la dictature. Or s?il y a la libert? d?expression, la bonne gouvernance, un espace politique inclusif ?les rwandais ?parpill?s en Afrique centrale et en Europe, peuvent rentrer au bercail, et apporter leur pierre dans la construction de l??difice?, regrette Franck Rwaka. Le g?nocide au Rwanda en 1994, entre Hutu et Tutsi a laiss? une plaie b?ante, les s?quelles demeurent. Et tous ceux qui ont fui, attendent des pouvoirs publics une d?crispation de l?espace politique. ?Seul l?espace politique ouvert au d?bat, va permettre que nous rentrons au pays, lorsque les jeunes rwandais du pays sont musel?s, ceux qui sont ? l?ext?rieur ne peuvent pas prendre l?initiative de rentrer au pays?, l?che l?interlocuteur qui a requis l?anonymat. Il faut ?une r?elle politique de r?conciliation nationale, qui met l?accent sur la stabilit? du pays?, poursuit-il. Pour parvenir ? ce r?sultat, le pr?sident Paul Kagam? doit ?rassembler tous les enfants de la nation de tout bord, instaurer le dialogue national, demander les avis des uns et autres pour que ensemble ils d?cident de l?avenir du Rwanda. S?il le fait tout le monde pourra participer ? l?action publique. C?est ainsi qu?il pourra s?attirer les faveurs des enfants de la nation?, explique Franck Rwata. EconomieLe Rwanda connait une certaine embellie sur le plan ?conomique depuis la fin du g?nocide en 1994. L??conomie repose sur l?agriculture, qui repr?sente environ 56% de l?emploi du pays et 25% du PIB. Selon Franck Rwaka, tout n?est pas noir. Il y a des avanc?es. M?me si l?on note que le niveau de pauvret? reste encore ?lev?. Selon les informations qui lui parviennent du pays, il est impossible aux Rwandais de se procurer le repas deux fois par jour. Le ch?mage reste d?actualit?. Les jeunes fr?quentent mais au final, font face ? des r?els probl?mes d?insertion. A l?instar des autres pays de l?Afrique centrale, les jeunes fr?quentent, se forment, mais sont contraints d?embrasser d?autres activit?s ou m?tiers pour leur survie, et soutenir la famille. ?Le Rwanda a besoin de ses enfants, pour son d?veloppement ?conomique inclusif, la stabilit? gage d?une paix durable?, conclut un autre interlocuteur. Olivier Mbessit?

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Cours de vacances: enjeu de r?les entre parents et enfants

Pour les premiers, les le?ons dispens?es pendant la p?riode de tr?ve scolaire sont un vecteur de progr?s intellectuel chez les ?l?ves en difficult?. Pour les seconds, ce n?est rien d?autre que des ?jours de cong?s bouff?s?. A la rentr?e prochaine, Rams?s sera en classe de 6e. Ce lundi 8 juillet, il est r?veill? par ses parents. Selon ces derniers, il est difficile de penser ?vacances? quand la moyenne obtenue par leur fils n?est pas rassurante. ?Il a eu 11 au coucours. Ce r?sultat n’est pas bon. Je devais ?tre satisfaite s’il avait au moins 12 de moyenne; les loisirs ne devraient donc pas dans ses priorit?s?, l?che Ir?ne. A ?couter la m?re du petit Rams?s, c?est cette approche correctrice qui structure la conduite impos?e au gamin. Pour amener le petit ? accepter son sort, son p?re Andr?, lui promet une sortie dans une enseigne commerciale de la place de son choix tous les samedis.Audrey est tenue par un de ses cousins, instituteur venu en vacances chez eux ? Kodengui. Apr?s son ?chec au BEPC, son p?re d?cide abr?ger les vacances de cette derni?re. Elle n’a pas droit ? la parole. Les consignes donn?es ? Yves, le r?p?titeur de circonstance sont claires. ?Pas de t?l?vision pour elle. Pas de balades. Elle doit ?tudier et travailler manuellement?, impose le g?niteur. Il met la m?re de cette derni?re ? contribution, ?il faut tout faire pour relever son niveau. Il faut veiller que les cours sont suivis par Audrey?, assigne-t-il ? sa femme. Qu?en pensent les principaux concern?s?De mani?re g?n?rale, ils se d?barrassent compl?tement de l?id?e selon laquelle les cours de vacances leur feraient du bien. Rams?s se concentre sur ?les jours de cong?s bouff?s?, lesquels s’accompagnent de t?ches et de responsabilit?s suppl?mentaires. ?Je dois faire les devoirs; je dois faire mes travaux avant d?aller en classe, alors que je suis en cong??, se plaint-il. Audrey, pour sa part, prendre en compte cette conjonction de doubles contraintes et l?attitude dictatoriale de ses parents pour ?clairer son non aux cours de vacances.Alors m?me qu?il semble impossible d?en donner une d?finition satisfaisante, les cours de vacances sont partout et chargent de sens une grande partie du temps des ?l?ves aux r?sultats m?diocres. Pour certains parents, ils sont un vecteur de progr?s intellectuel. Pour d?autres, ils constituent un rempart efficace contre les jeux pendant la p?riode de tr?ve scolaire. ?On peut donc faire le constat qu?il s?agit plus d?une offre dont le p?rim?tre est circonscrit par la contrainte?, postule Aubert Nguefack, psychologue sp?cialiste de l’enfant et de l’adolescent. Andr? Gromyko Balla

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D?livrance de la CNI: tout est secondaire? Sauf la v?rit?

Elev? au rang d?enjeu social et communicationnel, le processus de d?livrance de la CNI (carte nationale d?identit?) m?rite des ?clairages, dit la Direction g?n?rale des imp?ts (DGI) du Cameroun. Dans l?opinion publique, l?affaire est d?importance. A propos du droit de timbre pass? de 2800 ? 10 000 FCFA, les mots sont des outils que les uns et les autres utilisent et maltraitent. Ce qui se dit lors des conversations entre amis contient plusieurs profils de discussions. Pour l?administration fiscale, il y a probl?me. Et le signe de la pr?sence du probl?me c?est l?ensemble des questions que se posent les citoyens. Sous l?angle pratique, le corpus renvoie principalement ? cinq questions. 1-Le co?t de la carte nationale d’identit? va-t-il augmenter? Le prix final sera-t-il de 15 000 F CFA?A la DGI, la r?ponse coule de source: ?Non?. ?Le prix de la carte nationale d’identit? n’a pas augment??, tranche l?administration fiscale. En pr?tant attention aux explications fournies, on refait le parcours. ?Pour avoir la CNI dans l?ancien syst?me, outre les 2 800 F CFA ? payer aupr?s des postes d?identification, il faut avoir pay? les droits de timbre sur le certificat de nationalit?, la copie d?acte de naissance, les justificatifs de la profession. Ajouter au co?t des imprim?s et aux autres frais accessoires (transport pour chacune des administrations habilit?es ? d?livrer ces pi?ces pr?alables), ces frais suppl?mentaires sont en moyenne de 8 000 FCFA. Ce qui situe le co?t de la CNI dans l?ancien syst?me ? environ 10 000 FCFA, 2 800 FCFA ? payer au poste d?indentification inclus?, explique la DGI.En r?articulant ces fragments d?exp?rience engrang?s, la DGI construit une nouvelle g?ographie des co?ts. ?Le droit de timbre de 10 000 FCFA d?sormais requis inclut tous les frais susvis?s li?s ? la production de la carte, tels que le certificat de nationalit?, la copie d’acte de naissance, et la photographie. Ce tarif unique, payable en ligne, simplifie la proc?dure et ?vite les frais cach?s ou suppl?mentaires tels que les frais de transport pour les administrations autres que le poste d?identification. Il est donc lib?ratoire de toute autre charge. Il s?ensuit donc que le co?t de la CNI de l?ancien syst?me au nouveau syst?me est sensiblement le m?me. Pour une validit? de 10 ans, la CNI co?te donc 1 000 FCFA par an ? chaque citoyen camerounais demandeur de ce titre identitaire?. 2- Pourquoi le partenaire re?oit-il 90% du produit du droit de timbre?Entendue de la bouche de plusieurs citoyens camerounais, cette question traduit ? la fois le besoin de dire, de mettre des mots dans ce qui parait compliqu? au premier abord. Mais, la DGI simplifie les choses. ?Cette quote-part, dit-elle, est justifi?e par deux ?l?ments majeurs:1) L’investissement initial consid?rable: Le partenaire prend en charge la construction et l’?quipement de trois centres multifonctionnels, sept centres r?gionaux et 58 centres d?partementaux d’enr?lement. Il r?nove ?galement 219 postes d’identification existants, met en place un r?seau de communication performant, construit une base de donn?es nationale et une base de secours, fournit 1000 postes d’enr?lement et 1000 terminaux mobiles d’authentification, et installe un dispositif d’alimentation en ?nergie ?lectrique de secours dans tous les postes d’identification.2) Les caract?ristiques de la nouvelle carte: La nouvelle carte nationale d’identit? est infalsifiable, robuste et durable, conforme aux normes internationales de s?curit? les plus strictes. Pour une dur?e de 15 ans, sup?rieure ? la dur?e de validit? de 10 ans de la carte, ce contrat permet au partenaire de rentabiliser son investissement tout en garantissant un service de qualit??. 3-Quels sont les avantages du nouveau syst?me pour la population?La r?forme en cours de la carte nationale d?identit? s?accompagne de profonds changements qui devraient sinon ?liminer compl?tement la sp?culation autour de cette pi?ce, cause de paiements indus qui peuvent aller jusqu?? 50 000 FCFA selon la Direction g?n?rale des imp?ts (DGI), du moins la r?duire consid?rablement gr?ce notamment ? la suppression du syst?me de prorogation de la dur?e des r?c?piss?s dans les commissariats de police, suppression induite par le raccourcissement de la dur?e de d?livrance de la pi?ce ? 48 heures. L?un des changements majeurs qui va intervenir concerne pr?cis?ment la suppression de la manipulation du cash dans le processus de d?livrance de la CNI.Sur ces diff?rents aspects, la DGI brandit: ?la rapidit?, la s?curit? renforc?e (la nouvelle carte est infalsifiable et conforme aux normes internationales, garantissant une meilleure protection contre la fraude), la facilit? d’acc?s (les nombreux centres d’enr?lement r?partis sur le territoire national facilitent l’acc?s au service pour tous les citoyens), la transparence (le tarif unique de 10 000 FCFA, payable en une seule fois, met fin aux frais cach?s et aux arnaques), l?authentification simplifi?e (les terminaux mobiles d’authentification permettent de v?rifier l’authenticit? des cartes d’identit? de mani?re rapide et fiable). 4- Quels sont les avantages du nouveau syst?me pour l?Etat?Dans le sens dominant qui escorte cette question, il y a ce que l?opinion publique exprime sous la forme d?une plainte douloureuse: Que gagne le Cameroun dans cette affaire? ?Le syst?me actuel de production des CNI est essentiellement ? la charge de l?Etat, rien n??tant gratuit par ailleurs. Entre les redevances mensuelles d?interconnexion pour le transfert des donn?es, l?acquisition des cartes vierges, la maintenance du syst?me, la production des r?c?piss?s? l?Etat subventionne la production de la CNI ? un co?t moyen de 15 000 FCFA par carte. Avec le syst?me envisag?, l?ensemble de ces charges de production est transf?r? au partenaire. Ce qui lib?re le budget de l?Etat d?une d?pense. Bien au contraire, l?Etat s?en tire avec une quote-part de 1 000 FCFA?, r?pond la DGI. 5- Faire recours ? un partenaire priv? pour la production des CNI est-il une sp?cificit? camerounaise?La pr?sence de cette question est permanente au sein de l?opinion publique nationale. Et dans sa r?ponse, la DGI s?inscrit tout enti?re dans les coordonn?es de ladite question en disant clairement ?Non?. Bien plus, ajoute-t-elle, ?les Etats ne disposent pas toujours de technologies leur permettant de faire des CNI et passeports conforment aux normes internationales de s?curit?. Ils font donc recours ? des partenaires priv?s sp?cialistes dans

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Promotion de l?int?gration financi?re en Afrique centrale : le Cameroun aux avant postes

Dot? d?une strat?gie visant ? dynamiser le secteur financier et ? relever les d?fis de la fragmentation des march?s, le pays joue un r?le de premier plan dans la dynamisation du secteur financier de la sous-r?gion. Sous l??gide de l?Union Africaine, une session intitul?e: ?R?alisation de l?int?gration financi?re de l?Afrique pour une croissance inclusive et un d?veloppement durable?, a ?t? organis?e lors de la 7e R?union minist?rielle du Conseil technique sp?cialis? sur les finances, les affaires mon?taires, la planification ?conomique et l?int?gration (CTS) les 6 et 7 juillet 2024 ? Tunis en R?publique de Tunisie, Repr?sent? par son ministre du Travail et de la S?curit? Sociale, Gr?goire Owona et son ministre D?l?gu? aupr?s du ministre de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du Territoire (Mindel/Minepat), Paul Tasong, le Cameroun a activement particip? aux assises. Au cours de celles-ci, Paul Tasong a pr?sent? les strat?gies mises en place par Yaound? dans le but de promouvoir l?int?gration financi?re en Afrique centrale. Il a ?galement partag? les le?ons tir?es de l?exp?rience camerounaise et les initiatives visant ? relever les d?fis li?s ? la fragmentation des march?s financiers et des cadres de r?gulation en Afrique. InitiativesLes participants ont relev? que, concernant la fragmentation des march?s financiers, le Cameroun participe activement ? la fusion des deux march?s financiers en zone Cemac. Paul Tasong a soulign? que cette probl?matique est au c?ur de la rationalisation des Communaut?s ?conomiques R?gionales (CER) en Afrique centrale, un processus dirig? par le Pr?sident de la R?publique du Cameroun, S.E. Paul Biya. Lors de la 6e R?union du Conseil des ministres du Comit? de Pilotage de la Rationalisation des CER en Afrique centrale, des projets de protocoles pour r?gir les hautes autorit?s des march?s financiers et mon?taires de l?Afrique centrale ont ?t? valid?s.? l??chelle continentale, le Cameroun soutient la cr?ation d?un march? financier africain int?gr? et la mise en place d?un m?canisme de stabilit? financi?re. En 2019, la r?union du CTS tenue ? Yaound? a encourag? la Commission de l?UA ? ?uvrer pour la cr?ation d?une agence de notation financi?re africaine ind?pendante. Le Cameroun soutient aussi des initiatives telles que la mise en place et le Fonds fiduciaire de d?veloppement des march?s financiers. Strat?giesCelles du Cameroun d?coulent des orientations de la Strat?gie Nationale de D?veloppement ? l?horizon 2030 (SND30), visant la transformation du secteur financier camerounais. Depuis l?adoption de la SND30 en 2020, le gouvernement a entrepris plusieurs initiatives pour dynamiser le secteur financier, parmi lesquelles l?adoption en mai 2024 de la Strat?gie nationale de d?veloppement du secteur financier, destin?e ? mobiliser les capitaux pour financer la SND30, avec des besoins estim?s ? pr?s de 88 000 milliards FCFA.D?autres initiatives cl?s sont relatives ? la mise en place d?un fonds de garantie de 200 milliards FCFA cr?? en 2023 pour faciliter les pr?ts aux PME locales. Une strat?gie nationale d?inclusion financi?re couvrant la p?riode 2023-2027 a ?galement ?t? adopt?e. Ces actions compl?tent celles du Document de Strat?gie pour la Croissance et l?Emploi (DSCE), notamment la loi de 2019 sur l?activit? de cr?dit dans les secteurs bancaires et de la microfinance et le lancement du processus d?inscription de certaines entreprises publiques ? la Bourse de valeurs mobili?res de l?Afrique centrale.Paul Tasong a annonc? que le Cameroun pr?voit d?organiser la 9e ?dition du forum international sur les Partenariats Public-Priv? en 2025 pour attirer davantage d?investissements en Afrique. Cette initiative vise ? renforcer l?int?gration financi?re et ? mobiliser les ressources n?cessaires au d?veloppement du continent. Jean-Ren? Meva?a AmougouSource: Union Africaine

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