WEEKENDS DE L’INTEGRATION

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Au Mbog Liaa 2024 : Le sacre de l?union fraternelle

L?ouverture de la 6eme ?dition du festival a jet? les bases d?une refondation des rapports entre ressortissants du peuple Bassa-Mpoo-Bati. Il souffle un vent nouveau sur le festival culturel du peuple Bassa-Mpoo-Bati, le ?Mbog Liaa?. Celui-ci revient apr?s un long temps d?arr?t avec des valeurs davantage resserr?es autour de l?unit? au sein de ce groupement ethnique. Union, solidarit?, amour, concordes en sont les principaux ?l?ments de langage, sans lesquels la c?l?bre caricature du Bassa n?aimant pas son fr?re continue de faire sens. ?Le message est que le peuple Bassa-Mpoo-Bati est debout. Il y a eu un temps d?h?sitation, un temps de latence. Depuis 2023, l?assembl?e g?n?rale de la refondation a mis une ?quipe nouvelle, un cadre op?rationnel nouveau et les premiers fruits commencent ? se faire voir ?, d?clare le pr?sident de l?Association Mbog Liaa, Mb?mbok Malet Ma Njami Mal Njam ; L?acte 6 du Mbog Liaa (rassemblement de la famille en langue Bassa) tient d?s l?entame, ses promesses dans la poursuite de cet objectif. Depuis vendredi, 22 novembre, presque tous les cantons sont repr?sent?s ? cette grand-messe qui se tient ? Pouma, localit? de la Sanaga maritime. Babimbi 1, Babimbi 2, Babimbi 3, Bikok, Adi?, Bakoko, etc y tiennent le flambeau de la culture aux c?t?s d?une trentaine de chefs traditionnels et des ?lites. ?Le peuple Bassa-Bati-Mpoo est une identit? forte qui est au c?ur de la nation et qui tend les mains ? toutes les communaut?s pour retrouver ce qui fait sa force et qui le hisse au niveau de l?universel. Tu es toi. Tu es toi avec l?autre. Tu es toi comme l?autre mais l?autre se retrouve en toi. Voici le Bassa, voici le Mpoo, voici le Bati?, d?clare Mb?mbok Malet Ma Njami Mal Njam dans une ?loge faite vendredi ? la fraternit?. Une cinquantaine de Mb?mbok communie avec le peuple. Dans une posture dualiste, ces guides spirituels assurent le bon d?roulement des festivit?s actuelles tout en scellant au-del? du visible et de l?entendement les vell?it?s du rassemblement du peuple Bassa-Mpoo-Bati. C?est dire tout le r?le qui est le leur dans cette entreprise. ?Les Ba Mb?mbok (au pluriel, Ndlr) c?est l??me profonde du peuple Bassa-Mp?o-Bati. C?est l?incarnation de l?identit? Bassa-Mpoo-Bati. Si ce fermant est consolid?, est fort et percutant, le reste ne peut que suivre. Nous pouvons ? partir du sol, nous ouvrir au monde sans aucun probl?me et en toute coh?rence. Il y?en a qui laissent croire que les Bassas ont perdu le nord. Il y?en a m?me qui ont pr?dit qu?il y aura un festival ? Pouma sans un seul Mb?mbok. Mais voir avec les yeux d?passe les on-dits (traduction fran?aise du propos original, Ndlr) ; Ceux qui ?taient ici ont vu que l?heure est venue pour nous de garder ce qui est ? nous, pour nous d?abord, nos enfants, notre pays le Cameroun?, souligne le d?tenteur du savoir ancestral Bassa.Des maux ?Pourquoi cela d?range les gens qu?il y?ait l?entente entre nous ? Nous qui sommes ici, porter le message aux absents, au Cameroun et ? toute la terre que nous avons d?cid? que, monte ou descend, nos peuples vont r?solument s?unir?, mart?le-t-il. Les maux du pr?sident de l?association Mbog Liaa pour lever tout obstacle ? la dynamique en marche est la fin des actes de sorcellerie et des complots dirig?s contre son fr?re et la r?appropriation des valeurs traditionnelles. C?est la raison pour laquelle jusqu?au 30 novembre, le festival Mbog liaa ouvre la voie ? la r?appropriation de l?histoire du peuple, ? la consolidation du patrimoine, ? des r?flexions sur la gouvernance patrimoniale et traditionnelles, le d?veloppement ?conomique, le r?le de la diaspora. Louise Nsana Que mange le Mbog Les Ba Mb?mbok scellent dans un destin funeste toux ceux qui constitueront un obstacle pour le rel?vement des Bassa-Mpoo-Bati ? Tel est le sens ? donner ? un rituel de b?n?diction tenu ? l?ouverture de la 6e ?dition du festival Mbog Liaa. Vendredi, 22 novembre 2024, sous un soleil ardent, un homme marche, pieds nus, au milieu des tentes o? sont rassembl?s divers participants ? la c?r?monie protocolaire d?ouverture du Mbog Liaa. Son air est magistral. Sa chevelure est abondante sous un chapeau noir et sa barbe fournie, longue et entrem?l?e. Il arbore une tenue travaill?e par des artisans ? base de paille et tient, accroch? ? son ?paule, un sac en paille que sa main va fouiller de temps ? autres sans rien en sortir. Il est ?nigmatique et pittoresque. Une impression que renforce, et ce malgr? son jeune ?ge, son statut de Mb?mbok. Lequel est fortement attach? dans les consciences africaines ? la maitrise de r?alit?s physiques et m?taphysiques mais ?galement ? des rapprochements r?guliers avec des ?tres immat?riels; dont proviennent, pour le Bassa-Mpoo-Bati, le pouvoir de faire et de d?faire. Son nom est Mb?mbok Ntamack, du canton Bikok (localis? entre Pouma et Som Mbengu?). Il pr?side ? la c?r?monie du ?Y?k Kul?, la pri?re traditionnelle de b?n?dictions par les guides spirituels du peuple Bassa-Mpoo-Bati. Dans un Bassa pur, celui-ci s?insurge contre tout acte visant ? emp?cher le rel?vement de ce grand groupe ethnique. Il pr?dit un avenir funeste aux acteurs des agissements d?cri?s. ? Au nom des anc?tres, si quelqu?un dit que les Bassas sont finis, qu?ils ne se rassembleront pas, alors que les Mb?mbok ont leur accord, quel que soit cette personne, qu?elle soit m?me Mb?mbok o? qu?elle se trouve et qu?elle r?pande cela, qu?elle vienne de n?importe quel pays, que la nature la mange. Mais s?il dit que cette tribu n?ira pas de l?avant, ils ne s?entendent pas, que la nature la mange. Et si des gens sont partis de loin et qu?ils sont arriv?s ici et que d?autres les m?prisent, qu?ils les attaquent mystiquement, se moquent d?eux, que la nature les mange. Ce que je dis, c?est ce qui se fera et c?est ce qui sera ; Ceux qui doutent que ce rassemblement se fera, que la nature les mange. Si moi-m?me Mb?mbok Ntamack, je me tiens ici et que parti d?ici, je m?en vais changer mes positions,

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Encadrement de la Femme et de la jeune : FNUAP et Cie ? hauteurde la vision du Cameroun

A travers le huiti?me Programme qui engage les deux parties jusqu?en 2026, le Fonds des Nations unies pour la Population (Fnuap) met en sc?ne ses partenaires. A la repr?sentation du FNUAP au Cameroun ces derniers jours, c?est la mise en ?uvre du 8?me Programme de Coop?ration Cameroun-FNUAP (2022-2026) qui se taille une bonne part de l?actualit?. Dans le cadre de ladite mise en ?uvre, le FNUAP et ses partenaires d?ex?cution ?taient r?unis ? Douala la semaine derni?re. Au centre des ?changes: la planification des interventions pour l?ann?e 2025. Dans une communication faite la semaine derni?re, le FNUAP explique que cet agenda est adoss? au Plan Cadre de Coop?ration Cameroun-Nations-Unies (2022-2026) pour la r?alisation des Objectifs de D?veloppement Durable (2015-2030). Il est align? au Plan strat?gique du FNUAP (2022-2025) afin de contribuer ? la r?alisation des trois r?sultats transformateurs que sont: z?ro besoin non satisfait en planification familiale, z?ro d?c?s maternel ?vitable, z?ro violence bas?e sur le genre et pratiques culturelles n?fastes. Compte tenu du volume consid?rable des actions ? mener sur le terrain, une vingtaine de repr?sentants de pays donateurs, d’institutions internationales et du secteur priv? sont d?j? aux c?t?s du FNUAP. Il s?agit pr?cis?ment de l?Allemagne, la Chine, de la Banque Islamique de D?veloppement (BID), de la Banque africaine de d?veloppement et de l?Union Europ?enne. Le 8?me Programme de Coop?ration Cameroun-UNFPA (2022-2026) est dot? d?un budget de 61 millions de dollars pour les 5 ann?es de sa dur?e. 20 millions de dollars seront couverts par un financement r?gulier de UNFPA et le reste devra ?tre mobilis? tout au long de la p?riode de mise en ?uvre par la mise en ?uvre d?une strat?gie efficace et innovante de mobilisation de ressources y incluses les ressources nationales. Le Programme s’engage ? ?d’ici 2026, augmenter de dix pour cent la proportion des accouchements assist?s par du personnel de sant? qualifi? dans les r?gions cibl?es?, contribuant ainsi ? la r?duction des d?c?s maternels ?vitables. L’atteinte de cet engagement passe par la r?alisation de 5 produits interconnect?s relatifs ? la qualit? des soins et des services en mati?re de planification familiale et de sant? maternelle; l?autonomisation des adolescents et des jeunes; l??limination des in?galit?s de genre et des violences faites aux femmes et aux filles; l?acc?s aux donn?es sur les changements de population. Ongoung Zong Bella

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Sommet du Commonwealth?: les Africains pour une participation op?rationnelle

Du 21 au 26 octobre 2024, la grande famille du Commonwealth se r?unit ? Apia, aux Samoa. Le conclave, apprend-on, a pour th?me ? Un avenir commun r?silient : transformer notre richesse commune ?. Cette ann?e, a dit le roi Charles III, ? le Commonwealth devra s?employer ? construire une bonne articulation, tant du point de vue des objectifs que du contenu, entre les Etats membres. C?est pourquoi, face ? ces d?fis et enjeux, il est important d?sormais, tout au long de notre processus, d??viter deux ?cueils : que la proc?dure l?emporte sur le fond ; que la technique l?emporte sur le politique ?.  On comprend vite le pourquoi de tous ces longs mois de pr?paration. Ce temps, semble-t-il a fini par convaincre tous les participants que le Sommet du Commonwealth 2004 ne peut pas se limiter aux des questions strictement li?es aux enjeux ?thiques. Il est aussi question d?aborder des questions relevant d?un projet soci?tal global li? une meilleure r?partition des richesses, et de mettre celles-ci au service d?un d?veloppement humain solidaire, induit des d?bats ? dimensions n?cessairement politique et id?ologique. Cette ann?e, l?Afrique du Commonwealth entend donner une dimension quasi institutionnelle ? sa participation. Parce qu?il sait que c?est son tour d?occuper le poste de secr?taire g?n?ral (selon un accord commun, cette fonction est exerc?e ? tour de r?le par un repr?sentant d?un des quatre blocs g?ographiques formant l?organisation : le Pacifique, l’Asie, l’Europe et l’Afrique) de cette organisation compos?e de 56 pays, le continent africain s?est auto-organis?, afin non seulement de mat?rialiser son ? plan d?action ? arr?t? depuis le dernier sommet de l?Union africaine, mais aussi et surtout de tenir le plus grand compte des sp?cificit?s nationales et r?gionales propres aux grands ensembles concern?s. Il s?agit donc d?une d?marche participative op?rationnelle. C?est l? que r?side aussi le grand d?fi pour Londres, qui se rend bien compte qu?il s?agit d?un Sommet sp?cial, d?un Sommet d?une nouvelle g?n?ration.  C?est l? aussi que se manifeste toute l?envergure d?un sommet du Commonwealth que les experts r?sument en trois concepts majeurs : inclusion, partenariat, solidarit?. Pour l?Afrique, se voir confier la responsabilit? principale du secr?tariat g?n?ral est primordial. Deux Ouest-africains et un ressortissant de l?Afrique australe sont en comp?tition. Les trois pr?tendants ? ce prestigieux poste sont Mamadou Tangara, actuel ministre des Affaires ?trang?res de la Gambie, l?avocate et diplomate ghan?enne Shirley Ayorkor Botchwey et le s?nateur Joshua Setipa du Lesotho, qui travaille toujours au Secr?tariat du Commonwealth. Tangara, Setipa et Botchwey esp?rent suivre les traces de M. Anyaoku, qui est le seul Africain ? avoir dirig? le bloc pendant dix ans entre 1990 et 2000. Alors que la course ? la t?te de cette organisation compos?e principalement de pays anglophones et d?une poign?e d?autres membres ext?rieurs au cercle colonial britannique s?intensifie, les parcours stellaires et les riches carri?res des trois t?moignent de l?exigence rigoureuse de normes ?lev?es que le Commonwealth est venu repr?senter. Malgr? leurs origines diff?rentes, les trois semblent partager la conviction de rebaptiser le Commonwealth, loin du pillage et de la rapine dont le colonialisme a ?t? t?moin, pour en faire un club moderne qui comble les diff?rences culturelles, am?liore la compr?hension et favorise le progr?s ?conomique des citoyens de ses pays membres. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Pi?ces de monnaie?: la raret? tr?buche et sonne toujours ? Yaound?

Pour de nombreux usagers de la capitale, la r?cente d?cision d?injecter 150 millions FCFA en jetons dans le circuit ?conomique n?a pas contribu? ? faire reculer le ph?nom?ne.  Au March? central de Yaound?, tout semble se passer comme si la p?nurie des pi?ces de monnaie entrait ? nouveau en contact avec les commer?ants. Pour le dire, Didier T., renseigne que le sujet ne s?est pas perdu. ? On dirait m?me que c?est pire qu?avant ?, explique le jeune caissier employ? dans un magasin sp?cialis? dans l?agro-alimentaire. ? Plus que par le pass?, la situation est devenue plus pr?occupante lorsqu?il faut satisfaire un client ?, explique-t-il. Si le propos fait ?cho ? des angoisses v?cues par de nombreux pr?pos?s de caisse dans la capitale, il exprime surtout retour ? l?ancienne trajectoire des transactions commerciales. ? Quand ?a ne va pas, on propose aux clients d?arrondir les totaux en acqu?rant d?autres gadgets ou produits dispos?s ? vcet effet ?, renseigne T?claire Essama, caissi?re dans une sup?rette situ?e au quartier Mvog-Mbi. Ajustement En d?autres termes, cette approche ne vise pas tant de d?gager des marges b?n?ficiaires. Elle rend compte d?un processus transactionnel ajust? au contexte de raret? de pi?ces de monnaie. ? C?est pour cr?er une ambiance porteuse de satisfactions pour nos clients. En fait, il y a dedans une dimension psychologique forte parce qu?elle tourne autour de l?acte de d?cision qui englobe des champs d?application plus larges que la simple vente. La responsabilit? du vendeur y est par cons?quent primordiale. En effet, il doit faire en sorte d??tre, ? la fois, satisfait lui-m?me et satisfaire son client quant aux d?cisions prises ; dans un juste ?quilibre o? nul n?est le vainqueur ou le vaincu ?, atteste Olivier Maga, vendeur en pharmacie. Quant clients eux-m?mes, beaucoup indiquent que les co?ts des produits ou les urgences hi?rarchisent les d?cisions. ? Si par exemple, j?ai un malade et qu?en pharmacie, il n?y a pas de jetons, je peux laisser 25 ou 100 FCFA, ce n?est pas tuant par rapport ? ce qui est plus urgent ?, reconnait Marie C?cile Avouzoa, enseignante.  Parce qu?ils connaissent ? la r?alit? du terrain ?, d?autres clients pr?f?rent la solution digitale. ? Tr?s pratique ma carte bancaire ?, vante un fonctionnaire. Un autre vante l??paisseur de son solde dans son t?l?phone portable. ? Pas de probl?me de monnaie, avec ?a ?, entend-on. Ongoung Zong Bella

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Fabien Eboussi : un intellectuel libre et authentique

Fabien Eboussi a tir? sa r?v?rence le 13 octobre 2018 ? 84 ans. Il y a trois jours, pourtant, je r??coutais, quasi religieusement, deux de ses conf?rences sur Internet. Il y parlait avec ce calme, cette rigueur et cette pr?cision qui le caract?risaient. On rendra un hommage m?rit? ? cet intellectuel qui ne parlait jamais au hasard. Il sera c?l?br? partout o? il eut ? poser ses pieds, et pas seulement dans son Cameroun natal, car il avait enseign? un peu partout : au Nigeria, en C?te d?Ivoire, en R?publique d?mocratique du Congo, en Allemagne, en France, aux ?tats-Unis, etc. Pour ma part, j?ai pens? que la meilleure fa?on de lui exprimer ma gratitude ?tait de partager ses meilleures intuitions et saillies sur le christianisme, la politique et les intellectuels en Afrique afin que ceux qui ne connaissent pas son ?uvre aient envie de s?y plonger. Et c?est par une citation de Luc Ferry que je voudrais essayer d?entrer dans la pens?e de l?enfant de Bafia. I/ Une d?construction du discours missionnaire sur l?Africain ? Le Christ n?a bien ?videmment jamais demand? ? l?homme de se priver de son intelligence, encore moins de cesser de s?interroger. Toutes ses paraboles [?] sont manifestement destin?es ? faire r?fl?chir, ? mettre en branle notre intelligence interrogative (qu?a-t-il voulu dire au juste ?) et interpr?tative (quel est le sens de son message ?) ?, ?crit Ferry dans « Vaincre les peurs. La philosophie comme amour de la sagesse » (Paris, Poches Odile Jacob, 2007, p. 185). Pour Fabien Eboussi, qui servit le Christ et son ?glise comme pr?tre j?suite (de 1969 ? 1980), le fait de s?interroger et d?interroger le monde dans lequel on vit n??tait pas seulement un droit mais un devoir. Un devoir auquel il ne se d?roba jamais, que ce soit dans ou hors de l??glise qu?il ne voyait pas comme ? une caserne o? tout le monde marche au m?me pas et ob?it au moindre coup de sifflet des responsables ?. Persuad? que les brebis (les fid?les la?cs) n??taient pas des moutons de Panurge et que ? la foi doit se montrer critique, mais non au sens p?joratif de l?esprit de critique ? (cf. Bernard Sesbo?e, ? La foi chr?tienne n?est pas un ghetto ?, « Croire aujourd?hui », n? 243, mars 2008, p. 21), Eboussi osera ?crire ceci :  » Le christianisme a certes soign?, ?duqu? les N?gres d?o? sont sortis ce que vous appelez les Africains mais le christianisme et les missionnaires n?ont pas fait l?Africain qui commence par la d?cision de refuser ce paternalisme et le contexte d?ignorance et de violence o? cette bienveillance ? son ?gard s?est exerc?e » (« ? Contretemps. L?enjeu de Dieu en Afrique », Paris, Karthala, 1991, p. 49). Dans le m?me ouvrage, il d?clare :  » Il faut d?abord d?fendre la d?marche g?n?rale et r?volutionnaire du christianisme ? ses origines en Afrique, qui a consist? ? valoriser ceux que leur soci?t? ?liminait ou marginalisait, ? les transformer en contre-pouvoir et en avant-garde d?un monde nouveau. Il a toujours proc?d? de la sorte en ces p?riodes de vitalit? et de fid?lit? ? ses commencements. Force est pourtant de reconna?tre les limites de celui-ci au moment de son expansion chez nous. Il est un christianisme de croisade civilisatrice, de r?sistance antimoderniste, de rivalit?s interconfessionnelles. Il est plus soucieux de propagande que de la v?rit? qui lib?re, plus soucieux de r?pandre l?image de lui-m?me que la puissance de r?surrection du Christ. Il souffre cruellement de l?absence du sens d?une catholicit? positive et dilatante, qui n?a pas la main crisp?e sur le mis?rable tr?sor de traits qui d?finissent son identit? ?triqu?e. » (« ? Contretemps », p. 84). ? le lire, on d?couvre que certains missionnaires ont c?d? ? la tentation, comme le p?re Drumont dans Le pauvre Christ de Bomba de Mongo Beti, de se substituer ? Dieu, « de faire Dieu ? [leur] propre image » (« ? Contretemps », p. 123). Il les percevait, ces missionnaires trop z?l?s et remplis de certitudes, comme des gens qui ? continuent d??tre les relais d?influence de leurs pays, de leurs cultures et de leurs id?ologies, les t?tes de pont des modes de vie et de pens?e de leur civilisation et de ses int?r?ts mat?riels, par le truchement de l?aide, des relations, des services rendus ? la bourgeoisie (pr?ts, placement des enfants?) ? (« ? Contretemps », p. 41). Sa position sur les relations entre colonisateurs et missionnaires ?tait sans ?quivoque : ?Le christianisme appelle la colonisation pour forcer les peuples et les pays qui lui sont ferm?s ou hostiles, il a besoin du protectorat et de l?appui mat?riel et diplomatique de la puissance occidentale. Sans eux, il se sent fragile, sa situation est pr?caire, ? la merci de la pauvret?, du m?pris et de la violence. Mais la colonisation a besoin du christianisme pour se faire pardonner sa brutalit?, voire pour se faire aimer ? (« ? Contretemps », pp. 120-121). Ailleurs, il fait remarquer que, dans la mission, ? l?autre [l?Africain] fut n?gation, absence, privation, pr?paration, germes, ?bauches ? (cf. ? F?tichisme et pros?lytisme ?, dans Olivier Servais et G?rard Van?t Spijker (dir.), « Anthropologie et missiologie (XIXe-XXe si?cles). Entre connivence et rivalit? », Paris, Karthala, 2004, p. 66. Eboussi d?plorait particuli?rement le fait que ? le christianisme n?est plus folie, ni scandale, mais religion sup?rieure, un des ?l?ments constitutifs de la sagesse et de la puissance de l?Europe, religion du dominateur, religion dominante ; [constatait] que la mission est colonisation [?tant donn? qu?] elle coupe le monde en deux cat?gories, les chr?tiens et les non-chr?tiens, les uns [?tant] tout, les autres rien?, qu?elle est un syst?me qui a sa logique fond?e sur l?exploitation ou la cr?ation de l?in?galit? spirituelle, et sur la condescendance m?prisante ? alors que ? m?me l??vangile n?autorise pas l?imp?rialisme religieux et la d?pendance spirituelle, l?activisme de l?offre du salut, le pros?lytisme indiscret qui fait violence aux consciences, prend d?assaut les ?mes pour les soumettre ? un contr?le dominateur ? (« ? Contretemps », pp. 40 et 50). Son article ?La de-mission ?, paru en 1974 dans la revue « Spiritus », provoqua

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P?riode de soudure: PAM et BM aux c?t?s du Tchad

De juin ? septembre, l?on est ? pleine p?riode de soudure. Elle entraine avec elle son lot de souffrance pour des millions de personnes dans les zones rurales africaines. Faible production agricole et insuffisance alimentaire sont les maitre-mots d?une s?rie aliment?e sur le continent par les al?as climatiques, l?ins?curit? et l?augmentation des prix. Le Tchad n?en est pas au bout de ses peines. Ce pays d?Afrique centrale en est ? 5e ann?e cons?cutive d?ins?curit? alimentaire, avec 3,4 millions de personnes, dont des r?fugi?s, qui ne pourront pas r?pondre ? leurs besoins alimentaires et nutritionnels de base durant cette p?riode de soudure, selon les projections de l?analyse sur la s?curit? alimentaire du Cadre Harmonis? de mars 2024. ?Cela repr?sente une augmentation de 240 % compar?e ? 2020 pour cette m?me p?riode cruciale o? les stocks alimentaires s’?puisent et la faim atteint son pic en attendant les prochaines r?coltes?, mart?le le Programme alimentaire mondial (PAM). Le Gouvernement du Tchad est au fur et au moulin pour veiller u bien ?tre de la population. Il vient de ce fait de d?clencher son Plan national d?urgence pour r?pondre au besoin d?un million de personnes parmi les plus vuln?rables du pays. PAM, Banque mondiale, Commission europ?enne, Japon et Etats-Unis se tiennent ? son c?t? pour la distribution de nourriture, de kits de semences, et des transferts mon?taires aux populations concern?es. ?En mobilisant plus de 100 millions de dollars pour aider le gouvernement ? faire face ? l’urgence alimentaire, la Banque Mondiale travaille ? l’am?lioration des conditions de vie de la population tchadienne, qui fait face ? plusieurs chocs ? la fois? d?clare Rasit Pertev, le repr?sentant-r?sident de la Banque Mondiale au Tchad. Le PAM fait appel ? des investissements massifs pour apporter des solutions durables au probl?me. Louise Nsana

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Sommet Afrique-France : deux ans apr?s, Yaound? suis les traces de Montpellier

Le? Conseil de jeunes africains et fran?ais mis en place sous l??gide du pr?sident Emmanuel Macron impl?mente l?exp?rience de la refondation d?une relation entre les deux parties.? Deux apr?s Montpellier, le Conseil pour le suivi des recommandations du Nouveau Sommet Afrique-France (CNSAF) poursuit sa mission sur le terrain diplomatique de co-construction d?une nouvelle dynamique de coop?ration entre le continent noir et ce pays d?Europe. Si l?id?e d?une nouvelle formule de la plateforme historique de n?gociations entre l?Afrique et la France a su trouver sa place dans les consciences collectives, le Conseil mettant en ?uvre les jeunes et la soci?t? civile a suscit? des craintes. L?envers du d?cor est pr?sent?  par l?ambassadeur de France au Cameroun, Thierry Marchand, dans un bilan de la 1ere mandature de cette plateforme. ?Je voudrais rendre hommage au Conseil sortant. Ce que vous avez fait, c’est en fait le succ?s de la survie parce que le Conseil est au d?part un dispositif g?nant. Et ?a  je crois qu?ils l?ont tr?s bien fait  parce que le travail de d?part a ?t? d?essayer de convaincre tout le monde que le Conseil n??tait dangereux pour personne. Qu?il ?tait quelque chose qui n?allait pas remettre en cause un certain nombre d?acquis que certains auraient pu consid?rer comme mis en danger. Et c?est ?a qu?a fait Jacques Jonathan Nyemb (pr?sident sortant du Conseil) au bout de deux ans. Vider compl?tement cette m?fiance?, D?clare le diplomate. Pour mesurer toute la teneur de ce propos tenu sous fond d?improvisation, Thierry Marchand fait une incursion dans le contexte ? l?heure de la premi?re mandature. ?Au d?part, il n?y avait pas de doctrine pr??tablie. on peut prendre du temps pour essayer de construire progressivement une sorte de m?thodologie qui caract?rise cette d?marche?, souligne?t-il.   Cameroun, terreau fertile Deux ann?es apr?s Montpellier, le Conseil du Nouveau Sommet Afrique-France a su mobiliser des troupes. Il repose aujourd?hui sur un ?cosyst?me de 7 000 jeunes entre l?Afrique et l?Europe et d?un budget de 612,425 millions de FCFA pour mener diff?rents projets en lien avec la trajectoire fix?e d?accord-partie. Mais pour Thierry Marchand, le bilan peut aussi encadrer l?alignement id?ologique des parties prenantes. ?Le Cameroun ouvre les voies parce que c?est le pays o? la greffe a le mieux pris. L?id?e au d?part ?tait de semer dans les pays d?Afrique la m?me semence. Nous devons l?admettre, le Cameroun a ?t? une terre f?conde o? cette id?e a trouv? le plus de sels min?raux qui ont permis ? ce Conseil de bien commencer. Il y a bien d?autres histoires qui montrent qu?ici au Cameroun il y a un app?tit. Toute une s?rie de projets qui ont ?t? lanc?s depuis quatre cinq ans ont pour la plupart prosp?r?. Le Cameroun est clairement identifi? ? Paris, et j?en suis le t?moin, comme un pays pour lequel on peut continuer ? investir?, d?clare-t-il.  Ere nouvelle Aujourd?hui le Conseil se dote de nouveaux leaders. Dr Myriam Hemes Njimegne Nkwa, 30 ans, ?pid?miologiste de terrain, en est la nouvelle pr?sidente depuis le mardi 23 juillet 2024. Elle devra pr?sider ? la destin?e de l?instance pour la p?riode 2024-2026, en remplacement  de l?avocat Jacques Jonathan Nyemb. Cette deuxi?me mandature, apprend-on, s?inscrit dans la pr?servation des acquis enregistr?s depuis le 8 octobre 2021. A savoir la mobilisation des jeunes ? travers les deux continents autour de centres d?int?r?ts partag?s. Cette ligne d?horizon est guid?e par la feuille de route de la nouvelle promue. ?Durant les deux prochaines ann?es, nous continuerons ? placer les jeunes au centre de cette coop?ration? C?est notre mission de mettre en avant les femmes et les jeunes et de mettre en lumi?re les probl?matiques qui touchent les femmes, les jeunes, les personnes vuln?rables?, a?t-elle d?clar? ? l?issue de la c?r?monie d?installation dans ses nouvelles. Lancer le fonds d?innovation pour la d?mocratie; b?tir la maison des mondes africains et des diaspora; enclencher le programme campus nomade; initier le forum euro-africain sur les migrations; lancer la ?Plateforme? de d?bats Afrique-France; relancer la dynamique de restitution et exp?rimenter les mus?es de demain ; accompagner la jeunesse africaine vers l?emploi; cr?er une commission intercontinentale sur la transparence ?conomique; d?velopper le programme Start-up Africa-France, constituent les actions prioritaires de la nouvelle dirigeante. Celle-ci ambitionne par ailleurs de faire entendre la voix de l?Afrique sur le climat et la biodiversit? et transformer l?aide publique au d?veloppement. Louise Nsana

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Noces d?or du Feicom : le temps du bilan

Le tableau affiche un soutien continu au d?veloppement local d?une part, et une bonne aura ? l?international d?autre part. 1974-2024, 50 ans de maturit?, que le Fonds Sp?cial d?Equipement et d?Intervention Intercommunale (Feicom) est aux c?t?s des Collectivit?s territoriales d?centralis?es (CTD). Cela se retrouve dans la d?signation du th?me: ?50 ans du financement du d?veloppement local pour contribuer ? l?am?lioration du cadre et des conditions de vie des populations?. Ce 24 juillet 2024, sur la sc?ne de la 13e ?dition du Salon de l?action gouvernementale (Sago) ? Yaound?, le directeur g?n?ral du Feicom entend populariser l?action de la structure dont il a la charge. A travers une d?marche ? la fois r?trospective et prospective, Philippe Camille Akoa en profite pour caract?riser la vision du Feicom. ?On ne peut ne pas continuer de grandir sans s?interroger sur son bien-fond?, son bilan, et appr?cier le chemin parcouru. Nous pensons que le bilan du Feicom est satisfaisant. Tout en restant dans l?am?lioration, nous pensons qu?il y a des choses ? parfaire?, dit-il. Et de poursuivre: ?Nous entendons faire des collectivit?s territoriales d?centralis?es un lieu o? il fait bon vivre, ?tre aux c?t?s du gouvernement pour effectivement am?liorer les conditions de vie de nos concitoyens?. RayonnementFort de son ancrage ? rendre les communes plus attractives, le Feicom suscite de l?int?r?t ? l??chelon international. ?Nous recevons les d?l?gations ?trang?res qui viennent s?inspirer du mod?le Camerounais sur la d?centralisation dans le cadre de son financement. D?ailleurs nous nous appr?tons ? recevoir une d?l?gation ?trang?re qui viendra de la Guin?e Conakry, en d?but d?ann?e nous avons eu le passage de deux d?l?gations venues du Burkina-Faso, et du Togo, et l?ann?e derni?re, nous avons re?u la d?l?gation du Gabon?, laisse entendre le Directeur g?n?ral du Feicom. PlaidoiriesNonobstant les bons points enregistr?s par le Feicom dans l?accompagnement des CTD Augustin Tamba, pr?sident de l?Association des Communes et Villes Unies du Cameroun(CVUC) dans sa plaidoirie attire l?attention de la tutelle, le minist?re de la D?centralisation et du D?veloppement Local (MINDDEVEL). ?Les fonds du Feicom ne peuvent pas ?tre s?questr?s, ils doivent ?tre libres pour avoir un statut sp?cial ? l??re de la d?centralisation. Nos fonds doivent rester disponibles, parce qu?ils sont faits pour r?gler les probl?mes au quotidien avec une flexibilit??, mart?le-t-il. Il conclut en la f?licitant ?pour les am?nagements mis en place pour que le Feicom h?berge les fonds d?riv?s de la diplomatie internationale de la coop?ration pour lui permettre d?avoir une capacit? d?intervention de terrain redoutable, et efficace pour l?am?lioration des conditions de vie de nos populations?. Olivier Mbessit?

Grande interview, MATINS DE L'INTEGRATION, Sport

UPAC/Cl?ture de l’ann?e Acad?mique 2023-2024: Le Recteur Rev. Pr. FROUISOU Samuel, d?cor? Chevalier de l’Ordre de la valeur

La cl?ture de l’ann?e acad?mique ? l’Universit? Protestante d’Afrique Centrale (UPAC), s’est tenue ce vendredi 26 juillet 2024 avec la d?coration du Recteur le Rev. Pr. FROUISOU Samuel, sous la pr?sidence du Ministre d’Etat, Ministre de l’Enseignement Sup?rieur, Chancelier des Ordres Acad?miques, le Pr. Jacques FAME NDONGO. Cette c?r?monie unique a eu lieu dans l’enceinte de cette Institution Acad?mique, pr?cis?ment dans le somptueux Amphith??tre Immanuel David, en pr?sence aussi de Madame le Ministre des Postes et T?l?communication (MINPOSTEL), LIBOM LI LIKENG Minette. Plusieurs ?tudiants ont re?u leurs parchemins. Tous habill?s en toges de sortie, et c?l?brant leurs r?ussites ? tous les niveaux : Licence ? Master ? Doctorat (LMD). L?un des ?l?ments Majeurs reste la distinction de Monsieur le Recteur, Rev. Pr. FROUISOU Samuel, qui a ?t? d?cor? au titre du Chevalier de l?Ordre de la Valeur, au cours de cette m?me c?r?monie. Le Recteur de l’UPAC, Rev. Pr. FROUISOU SAMUEL d?cor? au rang du Chevalier de l’ordre de la valeur, par le Ministre d’?tat, Ministre de l’enseignement Sup?rieur, Chancelier des Ordres Acad?miques, Jacques FAME NDONGO, ce vendredi 26 juillet 2024, dans l’Amphith??tre Immanuel david, de cette Institution Universitaire, sise ? Yaound? Cameroun. Vue d’ensemble de l’enceinte de l’Amphith??tre Immanuel david, de l’Universit? d’Afrique Centrale (UPAC), lors de la c?r?monie solennelle de cl?ture de l’ann?e acad?mique 2023/2024, au Campus de Djoungolo, ? Yaound? – Cameroun.

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