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Quelle Eglise catholique pour l?Afrique ?

?Soyez des signes tangibles d?esp?rance et promouvez l?unit?, en particulier dans les parties de la soci?t? fractur?es par la division et la polarisation ?. Tel est le message fort que le pape L?on XIV a adress? ? la branche de l?Eglise catholique romaine implant?e en Afrique. A en croire Vatican News (VN), le message papal a ?t? d?voil? lors de la 20e Assembl?e pl?ni?re du SCEAM (Symposium des conf?rences ?piscopales d?Afrique et de Madagascar), tenue du 28 juillet au 4 ao?t 2025 ? Kigali (Rwanda). Plac?es sous le th?me ? Le Christ source d?esp?rance, de r?conciliation et de paix ?, les assises de la capitale rwandaise ont vu la participation de plus de 200 d?l?gu?s (dont 12 cardinaux, 85 ?v?ques, 72 pr?tres et des dizaines de religieux et fid?les la?cs, hommes et femmes. Elles ont ?t? con?ues comme ? une exp?rience intense de l?amour de Dieu ? afin de ? r?veiller dans les c?urs l?esp?rance certaine du salut du Christ ?. VN rapporte que, sign? par le secr?taire d?Etat du Saint-Si?ge, le cardinal Pietro Parolin, et adress? au cardinal Fridolin Ambongo Besungu (archev?que de Kinshasa), le message de L?on XIV est vou? ? encourager l?Eglise catholique en Afrique ? ?uvrer pour l?unit?, et faire en sorte que les Eglises locales soient toujours plus des signes concrets d?esp?rance pour tous les hommes. Lorsqu?on a fini d?apprendre tout ce qui pr?c?de, on devine imm?diatement que l?Eglise catholique romaine en Afrique est d?sormais appel?e ? jouer un r?le : celui d?offrir des solutions concr?tes aux probl?mes majeurs qui touchent les catholiques ? travers le continent. Certains sp?cialistes de la question pensent alors qu?une telle d?marche passe par la d?colonisation effective du rituel catholique pr?n? depuis Vatican II (1962-1965). D?autres rappellent ? cet effet Jean-Paul II dans son exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa, qui soulignait qu? ? en ce qui concerne la religion africaine, un dialogue serein et prudent pourra, d?une part, pr?server les influences n?gatives qui affectent la mani?re de vivre de nombreux catholiques, et d?autres part, permettre l?assimilation des valeurs positives , telles la croyance en un Etre supr?me, Eternel, Cr?ateur, Providence et juste Juge, qui s?harmonisent avec le contenu de la loi ?. De ce point de vue, la messe devrait ?tre dite par les catholiques africains eux-m?mes. Ils ne devraient plus r?p?ter ce qui, en 1994 au Rwanda (par exemple), jouer (en toute responsabilit?) un r?le dans l?incitation ? la haine et la violence. En effet, on se souvient que les Tutsis que les Hutus, les g?nocidaires ?taient majoritairement chr?tiens. Le g?nocide eut lieu entre chr?tiens et les victimes furent parfois massacr?es au moment o? elles recherchaient asile dans une ?glise ! L?Eglise officielle, pour sa part, a ?t? incapable de ma?triser la violence. En plus de ne susciter aucune r?action majeure de la part du Vatican, elle a m?me assum? des positions insolites ! Et ? ce sujet, d?autres exemples ne manquent pas. Dans ces conditions, difficile de ne pas croire que l?Eglise, ou plut?t les ?glises en Afrique sont ? la peine malgr? l?expansion d?mographique des chr?tiens ? travers le continent. Bobo Ousmanou

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Cameroun-S?n?gal: divers domaines d?sormais encadr?s par des accords

Le tout s?inscrit dans une volont? partag?e de jouer un r?le moteur dans la transformation du continent africain, en mettant l?accent sur la solidarit?, la fraternit? et le d?veloppement durable. Du 31 juillet au 1er ao?t dernier ? Yaound?, le Cameroun et le S?n?gal ont anim? les travaux de la 5e session de leur commission mixte de coop?ration. Au cours de celle-ci, Lejeune Mbella Mbella et Yacine Fall (respectivement ministre camerounais des Relations ext?rieures et ministre s?n?galais de l?Int?gration africaine et des Affaires ?trang?res) ont sign? neuf accords. Dans le d?tail, il s?agit de la Convention de coop?ration judiciaire en mati?re de transf?rements des personnes condamn?es ? des peines privatives de libert?, de la Convention de coop?ration judiciaire en mati?re d?extraction, de la Convention de coop?ration en mati?re p?nale, de la Convention de coop?ration en mati?re civile, de l?Accord d?exemption de visas pour les d?tenteurs de passeports diplomatiques et de service. A cette liste, s?ajoutent le Protocole d?accord de coop?ration dans les domaines de la formation, de la protection de la femme, de la famille et des droits de l?enfant ; l?Accord de coop?ration de coproduction et d??change cin?matographique et l?Accord de coop?ration en mati?re de d?veloppement de l?artisanat. Selon nos sources au minist?re camerounais des Relations ext?rieures (Minrex), d?autres accords encore en ?tude par le gouvernement camerounais sont envisag?s. Les m?mes sources soufflent qu?au bout de la d?marche, les accords seront transmis par voie diplomatique en vue de leur co-signature. Entre le Cameroun et le S?n?gal, il existe un Trait? d?amiti? datant de 1972. A en croire le Minrex, c?est sur la base dudit Trait? qu?a ?t? mise en place la grande commission mixte entre les deux pays. Depuis juin 2010, un comit? de suivi de la mise en ?uvre des recommandations des diff?rentes sessions est charg? d?approfondir et d?enrichir le visage de la coop?ration entre les deux parties. Cette dynamique de coop?ration renforc?e entre Yaound? et Dakar s?inscrit dans une volont? partag?e de jouer un r?le moteur dans la transformation du continent africain, en mettant l?accent sur la solidarit?, la fraternit? et le d?veloppement durable. Ongoung Zong Bella

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Femme Africaines: combat en ch?ur et c?ur au combat; Courir avec des loups

Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons cr?ateurs et d’un savoir imm?morial. Mais la soci?t? et la culture ont trop souvent musel? cette  » Femme sauvage » afin de la faire entrer dans le moule r?ducteur des r?les assign?s?. Clarissa Pinkola Est?s, psychanalyse et conteuse am?ricaine, le dit dans son ouvrage ? Femmes qui courent avec des loups ?, paru en 2001 dans la collection Livre de poche. Ce livre, les femmes se le donnent entre elles. Comme un cadeau. Comme un cadeau d’initiation au combat contre ce que des si?cles de civilisation ont essay? de changer, de faire taire, d’ali?ner. S’il est un livre qui d?pote nos vieilles habitudes et nous renvoie ? la transformation et ? l’abandon de vieux mod?les de comportements destructeurs, c’est celui l?. Comme le livre de Clarissa Pinkola Est?s, la Journ?e de la Femme Africaine (JFA) interpelles. Chaque ann?e, le 31 juillet, elle offre l?occasion de c?l?brer les r?alisations des femmes africaines et de r?fl?chir aux progr?s r?alis?s en mati?re de droits des femmes dans le continent. Moment important pour faire le point sur la situation des femmes en Afrique, la JFA est charg?e d??veiller les consciences et de claironner le refrain de l?autonomisation et la pleine participation ? la vie sociale, ?conomique et politique africaine. Et pour une 63? ?dition de la JFA, un th?me bien tonique : ? Faire progresser la justice sociale et ?conomique pour les femmes africaines ? travers les r?parations ?. Le libell? r?sonne comme un ?cho au th?me annuel 2025 de l?Union Africaine : ? Justice pour les africains et les personnes d?ascendance africaine par le biais des r?parations ?. C?est simple ; mais on touche ? l?essentiel : ?adopter une approche multidimensionnelle qui englobe la reconnaissance des torts pass?s caus?s aux femmes, la r?vision des politiques sur la condition de la femme, la transformation des structures ?conomiques actuelles, la lutte contre la pauvret? et les normes sociales discriminatoires pour construire un avenir plus juste et ?galitaire ?. D?o? le pr?sent zoom. JRMA

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Femme Africaine: combats en ch?ur et c?ur au combat; De nouveaux lieux pour le combat

Au minist?re camerounais de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), ? reconnaissance et r?paration ? ont ?t? ?rig?s en mots cl?s des festivit?s du 31 juillet dernier. ?Cette ?dition (de laJFA) met en lumi?re le besoin d?agir pour corriger les injustices que les femmes africaines ont subies, aussi bien dans le pass? qu?aujourd?hui sur le plan social et ?conomique. Il s?agit de penser aux r?parations sociales et ?conomiques pour soutenir les victimes en allant au-del? des compensations financi?res en passant par l?acc?s aux services sociaux de base. L?objectif vis? cette ann?e est de contribuer ? la reconnaissance et ? la r?paration des injustices historiques et contemporaines subies par les femmes africaines, ? travers des actions concr?tes de justice sociale et ?conomique. Il s?agit d?une reconnaissance claire des souffrances subies par les femmes ? travers l?histoire ?, a scand? le Minproff. celles faites Minproff au cours de la 63? ?dition de la JFA dessinent une courbe o? se lit plusieurs enjeux. Ceux-ci combinent la reconnaissance des pr?judices historiques et contemporains (causes) subis par les femmes (les souffrances v?cues par les femmes) ; la correction des injustices structurelles, les cons?quences des violations des droits humains et des in?galit?s ; et la garantie que ces pr?judices ne se reproduisent plus. D?une mani?re g?n?rale, le Minproff sugg?re une rupture ?tablie sur des fondements nouveaux et qui inclut des principes, des valeurs, des modes de faire qui n?enferme pas la Femme africaine. Il s?agit notamment de ? la reconnaissance du r?le des femmes dans les luttes de lib?ration et du d?veloppement du continent ; la r?forme des lois et normes sociales discriminatoires ; mise en oeuvre des politiques d?acc?s pr?f?rentiel (quotas, subventions, financements d?di?s) ; l?acc?s ? des programmes sp?cifiques de soutien aux femmes marginalis?es?. JRMA

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A b?tons rompus sur le pass? et le pr?sent

Peints sans papiers ni pinceaux, quelques faits confin?s dans les murs de deux ?poques sont mis en accusation. ?La soci?t? est beaucoup plus s?v?re avec l?inconduite de la femme qu?avec celle de l?homme?. Si Beaumarchais l?a prouv? dans ? Le mariage de Figaro ?, en Afrique l?on accuse les hommes d?avoir cr?? un syst?me politique et social qui ne fonctionne qu?en leur faveur et qui leur permet d?opprimer les femmes. ? En Afrique, les vices, les abus, voil? ce qui ne change point depuis l?esclavage, la colonisation, mais se d?guise en mille formes sous le masque des m?urs dominantes. Partout, la dignit? de la femme se dissout dans l?acide des conflits arm?s ou des in?galit?s structurelles persistantes. A travers tout le continent, la vie politique et sociale refl?te une ambigu?t? due ? la coexistence d?habitudes ayant relativement peu ?volu? depuis longtemps mais dont le poids sociologique reste consid?rable ?, trahit Roseline Tchemgou?. Ce que d?crit et d?crie cette activiste de la soci?t? civile camerounaise est plus que jamais d?actualit? ? ? l?heure o? les docteurs africains de la d?mocratie d?livrent des brevets de bonne conduite sur la seule foi d??l?ments formels (la Constitution, les ?lections) en oubliant d?ouvrir les yeux sur le sort actuel de la Femme africaine?. Des vies ? l’?preuve des violences bas?es sur le genre Comme pour se lamenter sur la situation, Cl?mentine- Audrey Ntyam se montre plus crue. ? Actuellement, postule la secr?taire ex?cutive de l?association Femmes leaders, en Afrique, les femmes ne sont en paix nulle part ou presque. Pour des raisons diff?rentes selon les pays : prostitution, crime pour l’honneur, f?minicides sont leur lot quotidien. Moins mortelles mais tout aussi grave : acc?s ? l’?ducation et ? l’emploi restreint ou emp?ch?. Bref, poss?der un vagin semble ?tre une grave faute qui m?rite d’?tre punie ?. Et Cl?mentine Audrey Ntyam de piocher dans le pass? et le pr?sent. ? La mise en place par l?arm?e fran?aise, lors la guerre de lib?ration nationale en Alg?rie (1954-1962), d?un v?ritable syst?me de torture dans lequel le viol des femmes alg?riennes a ?t? utilis? comme une arme de guerre. Ces images pr?sentent la vie des femmes africaines de mani?re bien plus animale qu?humaine surtout quand il s?agit d?activit?s exclusivement f?minines. ? preuve, on dit que les Africaines accouchent en public, entour?es de beaucoup de gens, au lieu de se cacher modestement dansune chambre priv?e, avec la seule compagnie de la femme. On dit aussi que les Africaines accouchent sans douleur, ce qui permet ? la m?re de retourner travailler presque imm?diatement Encore plus curieux est la description des seins des Africaines, qui sont suffisamment longs pour qu?elles puissent les passer par-dessus l??paule pour nourrir l?enfant accroch? derri?re (la pratique de porter un enfant sur son dos est aussi consid?r? comme un manque de civilisation) ?. Ce n?est pas tout, encha?ne Roseline Tchemgou? : ? Bien qu?aucune femme esclave ne puisse se d?rober aux exigences sexuelles des ma?tres,ces relations sont souvent mises sur le compte de la voracit? sexuelle des Africaines qui contraste singuli?rement avec l?image de la respectable femme europ?enne. Nous oublions souvent qu?au 19e si?cle, la violence sexuelle coloniale s?est exprim?e par des viols. Si aujourd’hui, le ph?nom?ne est v?ritablement en d?clin (il a connu son apog?e avec l’esclavage et la colonisation), certains trouvent encore des raisons pour justifier le comportement des militaires cens?s prot?ger les populations en zone de guerre o? les femmes sont-elles mutil?es, enferm?es, d?plac?es, n?goci?es, marchand?es, souvent avec la complicit? tacite des Etats ?, atteste Roseline Tchemgou?. Pour cette derni?re, ? la JFA 2025 devrait servir take-off ? la reconnaissance et ? la r?paration ?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Fonds Routier: ?a roule dans le sens de l?efficience et l?efficacit?

Cr?ation de trois guichets sp?cialis?es et remodelage de la tutelle. Telles sont ; entre autres, les grandes lignes de la restructuration contenue dans le D?cret N? 2025/293 sign? par le pr?sident de la R?publique, Paul Biya, le 10 Juillet 2025. Dans son contenu et dans sa logique, le texte pr?sidentiel dit tout du nouveau visage du Fonds routier. De ce point de vue, il correspond bien ? une forme actualis?e de l?architecture de cet ?tablissement public ? caract?re sp?cial, charg? du financement des infrastructures routi?res nationales. Bien plus, il modernise l?organisation, am?liore la transparence et accro?t l?efficience et l?efficacit? de la structure. C?est tout le sens de la cr?ation de trois guichets : le guichet Entretien ; le guichet ?tudes et Investissement ; le guichet Indemnisation. Selon le D?cret pr?sidentiel, ? le guichet Entretien ? ? a pour objet d’assurer le financement et le paiement des prestations et travaux r?alis?s et relatifs – ? l’entretien courant et/ou p?riodique des autoroutes non conc?d?es, des routes nationales, r?gionales et communales et des voiriesurbaines, ainsi que des ouvrages d’art et de franchissement sur lesdites routes ; – ? la pr?vention et ? la s?curit? routi?res ; ? la protection du patrimoine routier national ; ? la surveillance du r?seau routier et ? la gestion du syst?me d’information dudit r?seau en maitrise d’?uvre publique ou priv?e ; aux ?tudes et contr?le technique des travaux en maitrise d’?uvre publique ou priv?e ?. En ce qui concerne le ? guichet ?tudes et Investissement ?, le texte du pr?sidentde la R?publique pr?cise qu?il ? a pour objet d’assurer le financement et le paiement des prestations et travaux relatifs aux ?tudes, ? la construction et ? la r?habilitation des autoroutes non conc?d?es, des routes nationales, r?gionales, communales et des voiries urbaines, ainsi que des ouvrages d’art et de franchissement sur lesdites routes. Quant au ? guichet Indemnisation ? a pour objet d’assurer le financement et le paiement des op?rations r?alis?es au titre des indemnisations des projets routiers, notamment, la d?limitation et le bornage des sites, la mise en place des Commissions de constat et d’?valuation, le recensement des personnes et des biens impact?s, ainsi que le paiement des indemnit?s y aff?rentes.La tutelle du Fonds Routier Cameroun est r?organis?e avec une ? tutelle technique du minist?re en charge des routes et tutelle financi?re du minist?re en charge des finances ?. Cette double supervision assure un contr?le renforc? des op?rations. Le d?cret ?tablit que ? 95% du budget ? sera consacr? ? au financement des op?rations relevant des Guichets ? et ? 5% du budget pour le fonctionnement et l??quipement du Fonds ?. Cette r?partition privil?gie l?investissement dans les infrastructures.L?administration comprend un Conseil d?administration pr?sid? par ? une personnalit? nomm?e par d?cret du Pr?sident de la R?publique pour un mandat de trois ans renouvelable une fois ?. Une Direction G?n?rale assure la gestion quotidienne sous l?autorit? d?un Directeur G?n?ral.Le d?cret dissout le Programme de S?curisation des Recettes Routi?res et transf?re son patrimoine au Fonds Routier. Cette consolidation institutionnelle simplifie l?architecture de financement routier au Cameroun. Bobo Ousmanou

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Coop?ration : le Fonds routier de la RDC en visite de travail au Cameroun

Dans le cadre du partage d?exp?rience et de la promotion des meilleures pratiques entre les organisations-membres de l?Association des Fonds d?entretien routier africains(AFERA), une mission du Fonds national d?entretien routier de la R?publique D?mocratique du Congo(FONER) a s?journ? au Cameroun du 15 au 30 juillet 2025. Compos?e des responsables du FONER, cette mission avait pour objectif principal d??changer autour du syst?me d?information (SI) mis en place au Fonds routier du Cameroun afin de s?en inspirer pour une mise en ?uvre contextualis?e ? l??cosyst?me de la RDC. De mani?re sp?cifique, les travaux entre les deux organisations se sont articul?s autour des ?changes en salle sur la pr?sentation des deux organisations, notamment leurs missions respectives, les sources de financement et les strat?gies de mobilisation des ressources. Les responsables du Fonds routier du Cameroun se sont appesantis sur le circuit de traitement et de paiement des d?comptes, l?architecture et le fonctionnement du syst?me d?information, notamment la plateforme d?authentification ?lectronique des d?comptes et des cautions baptis?e RF e- TRUST. Par ailleurs, des rencontres ont ?t? organis?es avec les parties prenantes ? l??laboration dudit syst?me d?information. les ?changes men?s ont permis ? la d?l?gation congolaise de mieux appr?hender les choix technologiques et op?rationnels ayant conduit ? la mise en place d?un syst?me d?information conforme aux standards internationaux. Pour ce qui est des descentes sur le terrain, les responsables du FONER ont visit? la section achev?e de l?autoroute Yaound?-Douala, la station de pesage Nkankanzock ? Ed?a et le poste de p?age de Mbeka?a sur l?autoroute Kribi-Lolabe, dans le but d?appr?hender leur mode de fonctionnement ainsi que les processus d?automatisation. Au terme de la mission, la d?l?gation du FONER a exprim? toute sa gratitude ? l?Administrateur du Fonds routier du Cameroun, Aubin Essaie Moussa, ainsi qu?? son personnel, pour l?accueil chaleureux qui leur a ?t? r?serv?, les ?changes fructueux et les le?ons apprises. Source : Fonds routier

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15 MILLIARDS FCFA

Selon le d?cret pr?sidentiel N?2025/375 du 31 juillet 2025, c?estle montant que devraient percevoirl?h?pital gastro-pneumologique ?Yaound? (Jamot) et l?h?pital de Mfou(Jamot Annexe). Dans le cadre de la transformation compl?te de leurs ?quipements sp?cialis?s dans les pathologies digestives et respiratoires ,ces deux structures, r?f?rences nationales en leur domaine, accueilleront des ?quipements de derni?re g?n?ration import?s du Royaume-Uni. A cet effet, le chef de l??tat autorise officiellement la signature d?un accord de pr?t de 23 millions d?euros avec Standard Chartered Bank Londres, garanti par UK Export Finance. La signature de cet accord interviendra prochainement, permettant le lancement effectif des travaux.

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Lignes 65 ET 94: Paul Biya change la serrure de la caisse noire

Sans retirer les cl?s au Minfi et au Minepat, le chef de l’?tat recadre l’acc?s au pactole ?Ligne 65?, ? ligne 94 ?. Jusqu?ici, dans les oreilles de ceux qui ne savent pas de quoi il s?agit, ces appellations sonnent presque comme des pseudonymes. Cependant, via un bref descriptif souffl? par un inspecteur d?Etat, l?on comprend vite que derri?re les deux appellations se cachent des pics de retraits d?argent liquide effectu?s dans une caisse noire par quelques happy few, en dehors du circuit normal de l’ex?cution de la d?pense publique. Log?e entre les minist?res des Finances (Minfi) et de l?Economie, ladite caisse, g?r?e dans une totale opacit?, a ?t? d?lest?e d?environ 5 400 milliards FCFA, entre 2010 et 2021. En l’absence de tout cadre juridique, ce pactole vrombissant n?a fait l’objet d’aucun compte rendu officiel, d’aucune publication et donc d’aucun contr?le. Ce qu?un autre inspecteur d?Etat explique indique qu?il a servi ? ? couvrir les charges non r?parties de l??tat en fonctionnement d?une part, et ? assurer la disponibilit? des fonds de contrepartie et couvrir les autres charges non r?parties de l??tat en investissement d?autre part, Une partie de ces fonds dits ? destination particuli?re, ont servi ? financer les actions secr?tes de l’Etat, ? gratifier quelques hommes d’affaires, quelques patrons de m?dias les plus m?ritants et des man?uvres politiques occultes ?. ? On ne peut pas toujours contenter tout le monde. Lorsque le gouvernement estime qu?une op?ration est importante pour le pays, quand bien m?me cette op?ration est men?e par un priv?, le gouvernement a le droit d?estimer que ce priv? a le droit d??tre appuy? ?, exposait Louis Paul Motaze face aux d?put?s le 19 novembre 2022, ? Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire ! ?, confie un troisi?me inspecteur d?Etat. Celui-ci d?crit d?ailleurs ? une m?canique financi?re complexe aussi efficace que redoutable?. Bobo Ousmanou

bloc d'article, LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Quand certains manipulent l’histoire pour servir des ambitions personnelles

Depuis plusieurs ann?es, les militants du Rassemblement des R?publicains (RDR) ne cessent de marteler un r?cit bien huil?. Selon eux, la C?te d?Ivoire aurait ?t? en ?tat de mort c?r?brale jusqu?? l?arriv?e de Dramane Ouattara au pouvoir en 2011, et ce serait uniquement gr?ce ? lui que le pays aurait retrouv? stabilit?, d?veloppement et respectabilit? internationale. Ces propos, souvent r?p?t?s avec aplomb sur les plateaux de t?l?vision, dans les meetings politiques et sur les r?seaux sociaux, rel?vent davantage de l?affabulation que de l?analyse s?rieuse. Ils t?moignent surtout d?un m?pris inqui?tant pour la v?rit? historique et d?une volont? manifeste de manipuler la m?moire collective ? des fins politiques. I. Une participation active du RDR sous GbagboAvant d?accuser Laurent Gbagbo d?avoir plong? la C?te d?Ivoire dans le chaos, il est essentiel de rappeler que le RDR a ?t? partie int?grante de ses gouvernements successifs. Plusieurs ministres issus du RDR si?geaient dans les diff?rents gouvernements de coalition, notamment apr?s les accords de Marcoussis (janvier 2003).Ces ministres, loin d??tre de simples ex?cutants, recevaient leurs ordres directement de leur chef de parti, Alassane Ouattara. ? cette ?poque, ils n?ont jamais d?nonc? ni quitt? le pouvoir pour protester contre une pr?tendue mauvaise gestion. Ils ont donc ?t? co-responsables du bilan de ces gouvernements. Accuser ensuite Gbagbo seul du marasme ?conomique ou politique, c?est faire preuve d?une malhonn?tet? intellectuelle manifeste. II. Qui a plong? le pays dans le chaos ? Le silence sur les zones rebellesAutre point que les partisans de Ouattara ?ludent volontairement : la division du pays. ? partir de 2002, la C?te d?Ivoire a ?t? scind?e en deux, avec une partie nord sous contr?le des rebelles des Forces Nouvelles, connues pour leur soutien ? Alassane Ouattara. Ces groupes ont exploit? ill?galement les ressources naturelles ? cacao, coton, or ? et instaur? une administration parall?le qui ?chappait totalement au contr?le du pouvoir central.Comment peut-on ensuite pr?tendre que le pays ?tait « en ruine » en 2011, sans pointer du doigt ceux qui l?ont affaibli pendant pr?s d?une d?cennie en refusant toute r?conciliation r?elle et en s?enrichissant sur le dos des populations ? La v?rit?, c?est que la paix est revenue apr?s 2011 non pas parce que le pays ?tait g?r? diff?remment, mais parce que le principal instigateur de l?instabilit? avait enfin acc?d? au pouvoir. III. La d?rive autoritaire d?un homme qui se croyait au-dessus des loisL?un des moments les plus symptomatiques de cette manipulation historique est sans doute le discours du 29 juillet. Prenant pr?texte de la stabilit? et de la s?curit? du pays, Alassane Ouattara a tent? de justifier un nouveau passage en force, violant une fois encore la Constitution ivoirienne en briguant un ?ni?me mandat pr?sidentiel.Parlant d?un « devoir qui transcende la parole donn?e », Ouattara s?est comport? en homme qui se pense indispensable, m?prisant les r?gles d?mocratiques les plus ?l?mentaires. Pourtant, le premier devoir d?un chef d??tat est de respecter la Constitution et de donner l?exemple en tenant ses engagements. En reniant ses propres promesses, il a trahi la confiance du peuple et insult? la d?mocratie. IV. Et maintenant ? Le peuple face ? ses responsabilit?sLa question centrale aujourd?hui n?est plus de savoir si Ouattara a trahi. C?est un fait. La v?ritable interrogation est de savoir ce que le peuple ivoirien compte faire face ? ce nouveau coup de force. L?Histoire enseigne que c?est dans l?adversit? que se r?v?lent les grandes nations. Le Mali a chass? un r?gime autoritaire en 2020. Le Burkina Faso s?est lev? en 2014 pour dire non ? l?arbitraire. La C?te d?Ivoire fera-t-elle moins ?Les Ivoiriens doivent se souvenir qu?ils sont les h?ritiers d?hommes et de femmes de courage: Mathieu Ekra, Marie et Ren? S?ry Kor?, Anne-Marie Raggi, Albert Paraiso, Victor Biaka Boda, Jean-Baptiste Mockey, Jacob Williams, Bernard Dadi?? Ces figures embl?matiques de la r?sistance, du nationalisme et de la dignit? humaine ont combattu sans rel?che pour que la C?te d?Ivoire soit un ?tat de droit. L?heure du choixLa balle est d?sormais dans le camp du peuple ivoirien. Laisser passer ce nouvel affront sans r?action, ce serait admettre que les principes r?publicains sont n?gociables, que la Constitution est un chiffon, et que la parole donn?e ne vaut plus rien.L?Histoire jugera ceux qui se sont tus par peur ou par confort. Elle glorifiera ceux qui, ? l?instar de leurs anc?tres, auront su se dresser contre le mensonge, l?oppression et la confiscation du pouvoir.La C?te d?Ivoire m?rite mieux qu?un storytelling politique. Elle m?rite la v?rit?, la justice, et surtout, le respect de sa Constitution. Jean-Claude DJEREKE

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