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A l?initiative de la SCDP: le Terminal des hydrocarbures de Kribi d?s 2026

THK, Terminal des Hydrocarbures de Kribi. Il faudrait d?sormais s?y habituer. La premi?re partie de ce projet structurant d?marre en 2026, selon la directrice g?n?rale de la SCDP. Pour un d?but, il s?agira de la construction d?un quai et surtout d?un d?p?t de stockage d?une capacit? de 12000 tonnes m?triques de gaz de p?trole liqu?fi? (GPL). Au terme des travaux de la phase 1 en fin 2027, la capacit? de stockage du Cameroun sera port?e ? 16.000 tonnes m?triques (12000 de Kribi + 3500 actuellement), soit une multiplication par 5 des capacit?s d?aujourd?hui. A l?horizon 2050, le terminal des hydrocarbures de Kribi devrait pouvoir stocker 40.000 tonnes m?triques de GPL. THK, implant? non loin du port en eau profonde de Kribi, ce sera aussi 240.000 m3 de stockage de produits p?troliers, soit ? peu pr?s la capacit? actuelle de la SCDP sur l?ensemble du pays. C?est dire l?importance de ce projet initi? depuis 2009. Combien co?tera-t-il ? Madame V?ronique Moampea, patronne de la SCDP, r?serve cette r?ponse aux hautes autorit?s du pays. Toutefois, ? l?en croire, des sources de financement ne manquent pas pour ce projet inscrit dans le Programme d?investissement du secteur p?trolier en aval. Le PISPA est financ? entre autres par la taxe sur la modernisation des infrastructures p?troli?res en cours de collecte ou de mobilisation. Projets d?accroissement des capacit?s de stockage Le projet de construction d?un d?p?t massif pour le GPL ? Missole (dans la Sanaga Maritime) est ?galement dans les starkings blocks. Il pourrait d?marrer en fin 2026. Il s?agit d?un terminal d?une capacit? de 16000 tonnes m?triques de GPL, avec un pipeline qui partirait du d?p?t gaz de Bonab?ri, avec la possibilit? d?une remont?e du produit par le rail. En attendant la mise en route du THK avec ses bateaux de grandes capacit?s et du d?p?t massif de Missole, la SCDP est actuellement lanc?e dans un vaste chantier d?accroissement de ses capacit?s actuelles de stockage, sur l?ensemble de ses huit (8) d?p?ts ? travers huit villes du pays. A Douala -Bonab?ri : un centre emplisseur de 1000 tonnes m?triques est en construction, pour renforcer les 3500 tonnes m?triques d?j? disponibles. A Douala – Mboppi : deux (2) r?servoirs de stockage de 6500 m3 chacun sont en chantier. A l?Est ? Belabo, un bac de 5000 m3 de gasoil en chantier. Ces chantiers viennent en addition ? des r?habilitations des infrastructures de stockage effectu?es sur d?autres d?p?ts, notamment dans la partie septentrionale et le centre (Yaound?) du Cameroun. Impossible de passer sous silence l?accent mis sur la s?curit? et la modernisation de l?ensemble des sites de la SCDP. Citons en l?occurrence la modernisation des ?quipements de m?trologie, avec la mise en fonctionnement du dispositif de comptage ? calculateur ?lectronique ou du dispositif de t?l? jaugeage. Ce dernier permet de passer ? la connaissance en temps r?el de la situation exacte des stocks. Tout ceci va de pair avec l?acquisition et l?installation d?une solution de vid?o surveillance derni?re g?n?ration, sur les sites de Douala, Yaound?, Garoua, Bafoussam et Maroua R?sultats obtenus Pour madame V?ronique Moampea, ? avec la modernisation des infrastructures, il est d?sormais possible de d?charger au m?me moment deux navires au port de Douala. On a gagn? 40% du temps de d?chargement des navires ? Douala ?. Et de poursuivre : ? aucun litre de carburant ne manque dans un d?p?t p?trolier ; ceci devrait ?tre vrai jusqu?en cette fin d?ann?e ?. Le Cameroun s?achemine donc vers une fin d?ann?e sereine, pour la disponibilit? des produits p?troliers. L?une des cons?quences positives du d?ploiement de la SCDP. En rappel, la SCDP est une soci?t? ? capital mixte (51% pour l?Etat et 49% pour les priv?s) cr??e en 1979. Sa mission : stockage et distribution des produits p?troliers ; collecte des droits et taxes dans le domaine ?nerg?tique (taxe sur les hydrocarbures ; taxe sur la modernisation des infrastructures p?troli?res?) La SCDP, c?est 8 d?p?ts p?troliers d?une capacit? de stockage de 245.500 m3 de produits liquides et 5005 tonnes de gaz liqu?fi?. ? La SCDP est la banque des produits p?troliers. Elle redistribue aux marketeurs en fonction du sommier de chacun ?, indiquent les collaborateurs de la directrice g?n?rale de la SCDP. Remy Biniou

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CEMAC : onze chantiers sur la table des ministres ? Bangui

Ils se r?unissent ce 9 septembre ? Bangui. Les ministres de l?Union ?conomique d?Afrique centrale (UEAC) vont passer en revue une s?rie de dossiers sensibles, avant de les transmettre ? la Conf?rence des chefs d??tat, pr?vue ce 10 septembre 2025 dans la capitale centrafricaine. Harmoniser les d?penses fiscales Premier sujet : la d?finition et la publication des d?penses fiscales. Un projet de directive veut clarifier cette notion et en uniformiser le suivi dans tous les ?tats. Exit l?id?e d?un comit? centralis? : chaque pays g?rerait d?sormais son propre service d??valuation, jug? plus efficace. Booster les recettes fiscales Autre r?forme attendue : la cr?ation d?un comit? r?gional charg? de la Strat?gie de mobilisation des recettes fiscales int?rieures (SMRFI). Objectif : augmenter la pression fiscale et renforcer la r?silience face aux crises, ? l?image de la CEDEAO et de l?UEMOA. Sant? : un plan de riposte Le social n?est pas oubli?. Les ministres examinent le premier plan strat?gique sous-r?gional de s?curit? sanitaire (2025-2028), avec deux priorit?s : la lutte contre le MPOX et une strat?gie vaccinale synchronis?e. La Commission plaide pour un financement urgent de 2,8 milliards de FCFA. R?forme du statut du personnel La CEMAC veut moderniser la gestion de son personnel, mais l?initiative a un co?t : plus de 3,2 milliards de FCFA par an, soit pr?s de 4 % du budget communautaire. Les ministres doivent arbitrer entre attractivit? et soutenabilit?. Pouvoirs de la Commission Autre dossier sensible : l?abrogation d?une d?cision de 2011 sur les agr?ments, afin de donner au pr?sident de la Commission le pouvoir d?ajuster les droits forfaitaires. Le d?bat reste ouvert. Ordres communautaires Pour valoriser ses b?tisseurs de l?int?gration, la CEMAC a retenu 193 dossiers de personnalit?s ?ligibles aux d?corations. Une mani?re de renforcer la visibilit? de ses actions. Produire plut?t qu?importer Face ? la d?pendance ext?rieure, la strat?gie d?import-substitution des produits du cru avance. Adopt?e en 2023, elle doit d?sormais ?tre appuy?e par des ?tudes chiffr?es et des donn?es sur les cha?nes de valeur agricoles. Sanctionner les manquements budg?taires Un nouveau dispositif de sanctions contre les ?tats ne respectant pas les crit?res de convergence est sur la table. Mais les d?bats achoppent sur le montant des amendes : 0,05 % des recettes ou un plafonnement ? 2 milliards de FCFA ? Tr?sorerie en tension Le financement de la Communaut? reste plomb? par la faible collecte de la Taxe communautaire d?int?gration (TCI). Sans m?canisme automatique de reversement, la tr?sorerie demeure sous pression. Aviation civile : retard dangereux Deux ?tats tardent ? appliquer le code r?gional de l?aviation civile adopt? en 2024. Les retards de publication des r?glements posent un risque direct pour la s?curit? a?rienne. Free roaming : cinq ans de blocage Enfin, le serpent de mer du ? free roaming ? ressurgit. Adopt? en 2020, le r?glement n?est toujours effectif qu?entre le Congo et le Gabon. Les autres ?tats tra?nent les pieds, au d?triment des citoyens et des op?rateurs ?conomiques. Et apr?s ?? ces onze chantiers s?ajoutent neuf notes d?information allant du retour du si?ge de la Commission ? Bangui ? l??valuation du syst?me Licence-Master-Doctorat (LMD). Autant de dossiers qui illustrent les difficult?s mais aussi les ambitions de la sous-r?gion.Reste d?sormais ? voir quels arbitrages les chefs d??tat feront ce 10 septembre. Car derri?re les chiffres et les directives, c?est bien l?avenir de l?int?gration en Afrique centrale qui se joue ? Bangui. Synth?se de Jean Ren? Meva’a AmougouSource : CEMAC

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Qu?attendent-ils des travaux de Bangui??

Quelques citoyens de la CEMAC s?expriment. Jacqueline Nembot, commer?ante ? Douala ? C?est notre quotidien qui est en jeu ? ? Depuis des ann?es, on nous promet la libre circulation dans la CEMAC, mais pour aller vendre mes marchandises ? Libreville, je dois affronter des tracasseries polici?res et des co?ts ill?gaux. J?esp?re que le sommet de Bangui d?cidera enfin de mettre en application r?elle cette mesure, car ce n?est pas seulement une question de politique, c?est notre quotidien qui est en jeu. ? Oumar Mounine, ?tudiant centrafricain ? Qu?on harmonise les dipl?mes ? ? Le retour du si?ge de la Commission CEMAC ? Bangui est une source de fiert?. Mais au-del? du symbole, nous voulons que cela se traduise par des programmes concrets pour la jeunesse et l??ducation. Qu?on harmonise les dipl?mes, qu?on d?veloppe les ?changes universitaires et qu?on donne aux enseignants et aux ?tudiants de la r?gion une v?ritable ouverture r?gionale. ? Obed Makombo, infirmier centrafricain ? Garoua-Boula? (Est-Cameroun) ? Il faut une solidarit? sanitaire entre nos ?tats ?  ? Je travaille dans un h?pital o? les moyens sont limit?s. Lorsqu?une ?pid?mie frappe, chaque pays r?agit seul, alors qu?un effort coordonn? sauverait des vies. J?attends du sommet qu?il cr?e une v?ritable strat?gie r?gionale de sant? publique, avec des vaccins partag?s, des h?pitaux de r?f?rence, et une solidarit? sanitaire entre nos ?tats. C?est vital pour nous tous. ? Bachirou, camionneur camerounais ? Que les routiers et les commer?ants respirent enfin ?  ? Transporter des marchandises entre le Cameroun et le Gabon est une ?preuve. Entre les barrages, les pots-de-vin et les lenteurs administratives, les trajets deviennent ?puisants et co?teux. Nous esp?rons que le sommet de Bangui s?attaquera enfin ? ces obstacles et fera de la libre circulation des biens une r?alit?, pour que les routiers et les commer?ants respirent enfin. ? Estelle, ?tudiante gabonaise ? Yaound? ? Investir dans la mobilit? des jeunes ? ? Pour nous, la CEMAC reste trop lointaine. On en entend parler aux infos, mais rarement dans nos vies. Pourtant, nous aimerions des programmes d??changes ?tudiants, des bourses r?gionales, des stages dans les pays voisins. Si l?int?gration veut avoir un sens pour les jeunes, il faut investir dans notre mobilit? et dans notre avenir, pas seulement dans les grandes infrastructures. ? Herv?, entrepreneur congolais de passage au Cameroun ? Il faut aider les PME ?  ? J?ai mont? une petite entreprise, mais acc?der ? un financement reste un parcours sem? d?emb?ches. Les banques exigent des garanties impossibles. Ce que j?attends du sommet, c?est la mise en place de m?canismes r?gionaux simples, transparents et accessibles pour soutenir les PME. Il faut aider les PME. Une int?gration r?ussie doit d?abord aider les cr?ateurs d?emplois. ? Fatou Mba? Tolli, agricultrice, chef d?entreprise et membre de la soci?t? civile au Tchad ? Une int?gration sans citoyens est vou?e ? l??chec ? ? Je cultive du mil et des l?gumes que j?aimerais ?couler au Cameroun ou en Centrafrique. Mais les taxes et les barrages frontaliers rendent cela presque impossible. Nous voulons une CEMAC qui simplifie la vie des agriculteurs, qui nous aide ? trouver des d?bouch?s r?gionaux et qui lutte contre la corruption qui ?touffe nos efforts. Beaucoup de familles souffrent de la vie ch?re. Les prix montent, les salaires stagnent. Nous attendons des chefs d??tat qu?ils garantissent une stabilit? mon?taire et qu?ils prennent des d?cisions pour prot?ger le pouvoir d?achat. La CEMAC doit ?tre un rempart contre les crises ?conomiques mondiales, pas un simple club de dirigeants. Les sommets CEMAC se tiennent souvent derri?re des portes closes, loin des pr?occupations des citoyens. Pourtant, nous aussi, nous avons des propositions. Je souhaite que la soci?t? civile soit davantage impliqu?e dans l?int?gration r?gionale, que la voix des associations, des jeunes et des femmes soit entendue. Une int?gration sans citoyens est vou?e ? l??chec ?. Dr Clarisse Mbala, politologue (Universit? de Bertoua) ? Que la CEMAC humanise son projet ?  ? Le sommet de Bangui suscite chez moi l?espoir d?une r?habilitation du projet communautaire dans son versant social. L?int?gration ne saurait se r?duire aux flux financiers ou commerciaux ; elle doit se traduire par une am?lioration tangible du quotidien des citoyens. J?attends des dirigeants des engagements clairs en mati?re de mobilit? des personnes, de reconnaissance mutuelle des dipl?mes, de protection sanitaire et de participation citoyenne. Si la CEMAC ne parvient pas ? humaniser son projet, elle court le risque d?appara?tre comme une abstraction technocratique ?loign?e des peuples qu?elle pr?tend unir. ? Propos rassembl?s par Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Vers une CEMAC plus int?gr?e : Bangui accueille un sommet d?cisif

? Bangui, la 16? Conf?rence des Chefs d??tat de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) s?ouvre ce 10 septembre 2025 dans un climat d?attente et de symboles forts. Au c?ur des d?bats : l?effectivit? de la libre circulation dans l?espace communautaire, le retour du si?ge de la Commission ? Bangui et la consolidation du projet d?int?gration r?gionale. Baltazar Engonga Edjo?o, Pr?sident de la Commission de la CEMAC, souligne l?importance de ce rendez-vous pour l?avenir de la sous-r?gion. ? La Conf?rence permettra d?examiner les avanc?es en mati?re d?int?gration ?conomique et de dresser le bilan des grandes r?formes engag?es ?, explique-t-il, citant notamment le PREF-CEMAC et le PRAFI. L?occasion ?galement de passer le t?moin de la pr?sidence tournante, de Faustin Archange Touad?ra ? Denis Sassou N?Guesso, un geste qu?il qualifie de ? moment hautement symbolique, garant de continuit? et de solidarit? ?. Un sommet attendu, une organisation rod?e Les pr?paratifs se sont d?roul?s dans ? les meilleures conditions ?, selon le Pr?sident de la Commission. Les d?l?gations affluent d?j? vers Bangui, illustrant ? le climat de confiance et de mobilisation ? autour de ce sommet. L??v?nement est d?autant plus significatif qu?il marque le retour du si?ge de la Commission de la CEMAC dans la capitale centrafricaine, apr?s plusieurs ann?es de d?localisation.  C?est, ? en croire Baltazar Engonga Edjo?o, l?un des temps forts de ce sommet. Pendant des ann?es, l?instabilit? politique et s?curitaire de la Centrafrique avait conduit au repli des institutions vers des capitales jug?es plus s?res. Ramener la Commission au c?ur de Bangui, c?est envoyer un message : la CEMAC assume la solidarit? avec un pays longtemps meurtri par la guerre. Ce geste illustre ? la fois une reconnaissance de l?am?lioration de la situation s?curitaire et la volont? des dirigeants de replacer la R?publique centrafricaine au centre du jeu communautaire. ? C?est un symbole fort pour notre institution comme pour la R?publique centrafricaine ?, estime Baltazar Engonga Edjo?o. Pour lui, ce retour ? illustre la volont? de consolider l?unit? et la proximit? avec les populations ?, tout en constituant ? un signe de solidarit? de la sous-r?gion envers un pays fr?re qui a pay? un lourd tribut aux crises ?. Pour le pr?sident de la Commission, le retour ? Bangui sert aussi de vitrine politique : montrer ? l?opinion publique que la CEMAC ne se limite pas ? des discours technocratiques, mais qu?elle peut incarner une fraternit? concr?te. Pour Faustin Archange Touad?ra, dont le mandat de pr?sident en exercice de la Conf?rence s?ach?ve, l??v?nement a valeur de couronnement. Pour son successeur, Denis Sassou Nguesso, il s?agit d?un signal de continuit? : l?int?gration r?gionale ne peut ?tre qu?un processus collectif et durable, au-del? des alternances institutionnelles. Libre circulation : un acquis encore fragile Au c?ur des d?bats, figure une question sensible : la libre circulation des personnes dans l?espace communautaire. Sur le papier, elle est d?sormais une r?alit? : les ressortissants des six pays de la CEMAC peuvent voyager sans visa dans l?espace communautaire. Une avanc?e ? majeure et irr?versible ?, insiste le Pr?sident de la Commission. De l?avis de Baltazar Engonga Edjo?o, deux obstacles persistent. Le premier est d?ordre structurel : l?insuffisance des infrastructures de transport et de communication, qui freine les ?changes et maintient des co?ts ?lev?s. Le second rel?ve de la gouvernance : la persistance des tracasseries administratives et de barri?res injustifi?es aux fronti?res. Pour y rem?dier, la Commission mise sur la construction de corridors modernes et la mise en place de postes de contr?le transfrontaliers uniques. Objectif : fluidifier les ?changes et simplifier les proc?dures. Des inqui?tudes s?curitaires Certains craignent que cette libert? accrue de circulation ne favorise les trafics et l?ins?curit? transfrontali?re. Une inqui?tude jug?e ? l?gitime ? par le Pr?sident de la Commission, qui assure que la question est prise ? tr?s au s?rieux ?. Des m?canismes de coop?ration renforc?e en mati?re s?curitaire et migratoire sont en cours de mise en place, afin de concilier ouverture des fronti?res et protection des citoyens. Retomb?es ?conomiques et sociales Malgr? les lenteurs, les b?n?fices commencent ? se faire sentir. Plus grande mobilit? des populations, ?changes commerciaux facilit?s, opportunit?s accrues pour les op?rateurs ?conomiques : les acquis existent, m?me s?ils ne sont pas toujours per?us par le grand public. Au-del? de l??conomie, cette mobilit? favorise ?galement une meilleure int?gration culturelle et sociale, cimentant ? le sentiment d?appartenance ? une m?me communaut? ?. Une vision pour l?avenir Pour Baltazar Engonga Edjo?o, la 16? Conf?rence doit ouvrir une nouvelle ?tape : ? Apr?s ce Sommet et le retour du si?ge de la Commission ? Bangui, nous voulons poursuivre l?int?gration avec rigueur : mise en ?uvre plus stricte des r?formes, lev?e des obstacles ? la libre circulation, dynamisation du march? commun et renforcement de la solidarit? entre ?tats ?. Son ambition est claire : b?tir une CEMAC ? forte, r?siliente et prosp?re ?, au service direct des citoyens. Car l?int?gration ne peut se r?duire ? des d?cisions politiques ou ? des textes r?glementaires : elle doit se traduire, dans la vie quotidienne des populations, par une libert? r?elle de circuler, de commercer et de construire ensemble un avenir partag?. En ce sens, le sommet de Bangui n?est pas qu?une rencontre institutionnelle. Il incarne une promesse : celle de transformer la CEMAC en une communaut? d??tats mais surtout de peuples, soud?s par des int?r?ts communs et un destin r?gional. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Au-del? de la ??fresque???

Un sommet de la CEEAC ? Malabo, le 7 septembre 2025. Un sommet de la Cemac ? Bangui, le 10 septembre 2025. A ces deux indications, on mesure ? quel point l?Afrique centrale d?veloppe encore, de fa?on ?parpill?e, ses protocoles d??valuation et d?expertise.? On pourrait penser que, malgr? les appels proclam?s ? la fusion, l?informul? du for int?rieur, le tacite que la CEMAC et la CEEAC m?chonnent sans mot dire, demeure insaisissable. ? Ce sc?nario que ces deux organisations servent au monde entier peut-il rassurer tous ceux qu?inqui?te les balbutiements dans le processus de leur fusion ? En tout cas, le mot processus se justifie, mais au regard de ce qui se d?roule sous la barbe de tout analyste, le m?me mot semble ne plus rassurer v?ritablement. Deux sommets pour dire la m?me chose ou presque, cela constitue une grande fresque historique qui ?claire, comme on ne l?avait jamais vu jusqu?ici, les enjeux des conflits en cours, les motivations des uns et des autres, et les ?tranges paradoxes de l?Afrique centrale cliv?e en deux camps, surtout que, m?me quand l’objectif est le m?me, Le chass?-crois? des int?r?ts biaise la d?marche ?, lit-on dans un ?ditorial publi? dans les colonnes d?un quotidien s?n?galais, ce 5 septembre 2025.?? On dira, ?a tout le monde le sait. Seulement voil? ! A moins d’admettre nous ?garer en privil?giant la confrontation au d?triment de la coop?ration, nous allons nous int?resser au Sommet des chefs d?Etat de la CEMAC ? Bangui.  Si l?on s?en tient aux informations de premi?re main, la 43? session ordinaire du Conseil des ministres de l?UEAC (Union ?conomique de l?Afrique centrale), bras ?conomique de la CEMAC, a d?j? boucl? les grands dossiers soumis ? l?arbitrage des chefs d??tat, le 10 septembre 2025. Sur la liste, il y a, entre autres, l?avancement de la lib?ralisation du march? int?rieur, la mise en ?uvre des projets int?grateurs (infrastructures, ?nergie, num?rique), et la restructuration des ?conomies post-Covid?   Le pr?sent zoom d?crit tout d?abord, les principales dimensions qui ont fa?onn? ces dossiers. Ensuite, il pr?sente les grands traits de l??volution de chacune de ces dimensions en soulignant certains ?v?nements majeurs. Puis, il fait ressortir les principaux enjeux concernant les dimensions discut?es ainsi que les grands d?fis ? relever. Enfin, il fait le point sur les principales incidences de ces d?fis.

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??R??lection?? de Paul Biya: ce qu?en pensent les Camerounais du Grand Nord

Si ses partisans saluent la stabilit? et l?exp?rience du chef de l??tat, une partie de la population exprime fatigue, scepticisme ou attentes de changement. Entre fid?lit? et lassitude, les nordistes livrent des avis contrast?s sur cette nouvelle candidature. ? Tokomb?r? et ? Mozogo, fiefs politiques historiques du RDPC, de nombreux militants affichent une loyaut? sans faille. ? Le pr?sident Biya est un garant de paix, il conna?t le pays mieux que quiconque ?, affirme un chef de comit? de base ? Makalingai dans la Commune de Tokomb?r?. Pour ses soutiens, la long?vit? du chef de l??tat est synonyme de stabilit? face aux menaces s?curitaires dans les Monts Mandara. Un sentiment de lassitude dans les grandes villes ? Maroua comme ? Garoua, le ton est souvent plus critique. De nombreux jeunes interrog?s disent ne plus croire ? un changement sous Biya. ? Nous avons grandi avec lui, mais rien ne change pour notre g?n?ration ?, regrette Hamidou Albert, ?tudiant en ?conomie ? l?universit? de Maroua. Les difficult?s li?es au ch?mage, au co?t de la vie et aux in?galit?s r?gionales alimentent ce sentiment de lassitude. Entre r?signation et appel au renouveau Dans le Logone-et-Chari, certains camerounais se disent r?sign?s face ? ce qu?ils consid?rent comme une r??lection quasi certaine. ? On ne voit pas qui peut le battre, m?me si beaucoup veulent du changement ?, confie Mahmat, commer?ant ? Kousseri. Pour d?autres, cette candidature est au contraire un signal d?urgence : ? Il faut pr?parer l?apr?s-Biya, sinon le pays risque d?entrer dans une zone d?incertitude ?, analyse un quinquag?naire rencontr? ? Zina. Des attentes fortes sur les r?formes Au-del? des clivages, une majorit? de Nordistes interrog?s expriment des attentes pr?cises : relance de l??conomie, am?lioration des infrastructures, lutte contre la corruption et inclusion des jeunes dans la gouvernance. ? Si Biya veut rester, il doit poser des actes concrets pour les r?gions septentrionales. Il faut consid?rer les populations nordistes au pied d??galit? que ceux de sa r?gion d?origine. Il doit donner plus de place ? la nouvelle g?n?ration qui s?estime mise ? la marge des affaires de la r?publique ?, estime un militant du RDPC ? Maroua 1er. Une r?gion partag?e ? la veille du scrutin ? quelques semaines du vote, le contraste est saisissant entre les zones rurales, souvent fid?les au pr?sident sortant, et les centres urbains, plus critiques. La r??lection probable de Paul Biya, m?me si elle ne surprend pas, r?v?le une r?gion partag?e entre attachement ? la stabilit? et aspiration au changement. Des r?cents couacs dans ses bastions traditionnels rappellent que le RDPC, longtemps per?u comme un bloc monolithique, n?est pas exempt de rivalit?s internes. ? quelques semaines d?une ?lection d?cisive, ils posent la question de la capacit? du parti au pouvoir ? maintenir la coh?sion de sa base. Si la force de frappe ?lectorale du RDPC reste consid?rable, ses divisions internes pourraient compliquer la mobilisation sur le terrain. Tom

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Impression des bulletins de vote en Chine: le choix qui cr?e la pol?mique

Selon des r?v?lations du m?dia sp?cialis? Africa Intelligence (AI), l?institution en charge de l?organisation et de la supervision des scrutins aurait confi? l?impression des bulletins de vote ? un prestataire chinois bas? au sud de l?Empire du Milieu. C?est la premi?re fois depuis 1990 que le Cameroun externaliserait cette t?che strat?gique, traditionnellement assur?e par l?Imprimerie nationale. D?apr?s les informations de AI, le contrat aurait ?t? attribu? directement par le directeur g?n?ral des ?lections, Erik Essousse, sans passer par un appel d?offres. Le montant du march? avoisinerait deux milliards FCFA (soit environ 3,5 millions d?euros). Les bons de commande seraient d?j? ?tablis, mais la proc?dure demeure confidentielle et les b?n?ficiaires n?ont pas ?t? publiquement identifi?s. AI pr?cise qu?il n?a pas ?t? possible d?obtenir des d?tails sur les motivations exactes de ce choix port? sur un prestataire install? dans la r?gion de Shenzhen-Guangzhou, au sud de la Chine. Toutefois, une source proche du dossier avance toutefois des raisons ? d?efficacit? et de r?duction des co?ts ?, pour justifier le recours ? des imprimeurs chinois. Mais ces arguments peinent ? convaincre. Eclats de voix Du c?t? de l?opposition, les r?actions sont vives. Plusieurs responsables politiques estiment qu?une telle d?cision soul?ve des inqui?tudes majeures quant ? la s?curit? des documents ?lectoraux et ? la souverainet? du processus. Confier l?impression des bulletins de vote ? une entreprise ?trang?re pourrait, selon eux, ouvrir la voie ? des risques de manipulation et de fraude. ? La cr?dibilit? du scrutin repose sur la garantie que chaque bulletin est infalsifiable et que son acheminement est s?curis? ?, souligne un cadre d?un parti d?opposition, qui r?clame davantage de transparence. Des organisations de la soci?t? civile s?interrogent ?galement sur la confidentialit? de la proc?dure et l?absence d?un d?bat public autour d?une d?cision jug?e strat?gique. Certaines ONG plaident pour le maintien de cette responsabilit? sur le territoire national, afin de pr?server l?int?grit? et la confiance dans le processus ?lectoral. Du c?t? institutionnel, cette d?cision s?inscrit dans un calendrier de pr?paration plus large. ELECAM multiplie actuellement les d?marches logistiques et techniques destin?es ? garantir la tenue des ?lections dans les d?lais constitutionnels. Les bulletins de vote constituent un ?l?ment central de ce dispositif, aux c?t?s de la mise ? jour des listes ?lectorales, de la formation des agents et de la mise en place des bureaux de vote. En l?absence de communication officielle, les informations publi?es par Africa Intelligence demeurent ? ce stade les seules disponibles. ELECAM, en tant qu?organe charg? de l?organisation et de la supervision des ?lections, devra probablement revenir sur ce sujet dans les prochains mois pour pr?ciser le cadre juridique et op?rationnel de cette initiative. Dans un contexte o? la r?gularit? et la cr?dibilit? des scrutins repr?sentent un enjeu majeur, la gestion de ce march? rev?t une dimension particuli?re. Le choix de l?externalisation t?moigne d?une volont? d?explorer de nouvelles options logistiques, mais il appelle en parall?le des pr?cisions afin de rassurer l?ensemble des parties prenantes. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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? Tchad Connexion 2030 ? : un plan de transformation ? 30 milliards de dollars

Le pays entend acc?l?rer sa marche vers la modernit?. Avec ses 19 millions d?habitants dont une majorit? de jeunes, le pays ambitionne de devenir un p?le de comp?titivit? et d?innovation en Afrique centrale. Pour y parvenir, le pr?sident Mahamat Idriss D?by Itno a pr?sent? ? Tchad Connexion 2030 ?, un plan strat?gique ?valu? ? 30 milliards de dollars, soit 18 000 milliards FCFA. Pas moins de 268 projets et r?formes sont pr?vus, couvrant l??nergie, les infrastructures, le num?rique, l??ducation ou encore l?agriculture. Les infrastructures constituent le socle du programme. L?acc?s ? l?eau potable doit ?tre garanti ? 11 millions de personnes suppl?mentaires, gr?ce ? la modernisation des r?seaux et ? une implication accrue du secteur priv?. Dans le domaine ?nerg?tique, l?objectif est d?atteindre 60 % d??lectrification nationale et 90 % en zone urbaine d?ici 2030, en exploitant le potentiel solaire. Soutenu par la Banque mondiale et la BAD, le Pacte ?nerg?tique National pr?voit aussi des mini-r?seaux pour les zones rurales. La r?volution num?rique est un autre axe fort : le pays vise 80 % de couverture internet, un niveau qui le placerait parmi les leaders sah?liens. C?t? transports, le plan table sur la modernisation des routes, la cr?ation de corridors r?gionaux et la relance de la navigation sur le Lac Tchad. De quoi fluidifier les ?changes avec le Nigeria, le Cameroun et, plus largement, dans le cadre de la Zlecaf. L?inclusion sociale figure au c?ur du dispositif. La scolarisation devrait atteindre 80 % au primaire et 60 % au secondaire, avec un accent particulier sur les filles et les zones rurales. Le syst?me de sant? vise l?acc?s universel aux services de base et une esp?rance de vie port?e au-del? de 60 ans. Pour sortir de la d?pendance aux hydrocarbures, le gouvernement mise sur la diversification. L?agriculture devra doubler sa production et garantir l?autosuffisance alimentaire. Avec 39 millions d?hectares cultivables et un cheptel de 140 millions de t?tes, le Tchad esp?re b?tir une v?ritable fili?re agro-industrielle. Le secteur minier, encore peu exploit?, est appel? ? repr?senter 5 % du PIB d?ici 2030. Enfin, pour attirer les capitaux, l??tat promet un cadre juridique et fiscal modernis?, une justice commerciale plus efficace et des conditions favorables aux investisseurs. Pr?s de la moiti? des projets sont ouverts au secteur priv?, ? travers des partenariats public-priv? et des investissements ?trangers. Bobo Ousmanou

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Au Cameroun: Afriland First Bank r?compense 50 majors et double son investissement ?ducatif

S?lectionn?s parmi des milliers de candidats sur la base d?un score minimal de 70 % et apr?s avoir franchi l??tape du concours national des Pupilles Afriland First Bank, les b?n?ficiaires se voient offrir des bourses partielles ou compl?tes. Un appui qui leur garantit l?acc?s aux ?tudes sup?rieures. ? Yaound?, la Maison de la First Bank a r?sonn?, le 3 septembre dernier, aux accents d?une c?r?monie solennelle d?di?e ? l?excellence acad?mique. Afriland First Bank y a honor? 50 majors de la promotion 2025 des examens du baccalaur?at et du GCE Advanced Level, toutes s?ries confondues. En pr?sence de la ministre des Enseignements secondaires, Pauline Nalova Lyonga, ces laur?ats ont re?u bourses et distinctions, r?compensant un parcours marqu? par la rigueur et la pers?v?rance. ? Je veux aider ? d?velopper le Cameroun et cr?er des opportunit?s pour d?autres jeunes comme moi ?, d?clare un laur?at. Une autre b?n?ficiaire, pr?voit d?int?grer une classe pr?paratoire dans un institut d?enseignement sup?rieur de la plac?e et r?ve d?ouvrir sa propre banque. Du c?t? des parents, la satisfaction est palpable. ? J?ai ?t? inform? du concours par t?l?phone. Voir mon enfant r?compens? est une grande fiert?. Je remercie Afriland First Bank pour cette opportunit? et j?esp?re qu?elle se poursuivra pour d?autres enfants ?. Une initiative citoyenne pour la jeunesse ? Le programme B-First lanc? par Afriland First Bank en 2024, au-del? d?une simple initiative, est une d?marche inclusive con?ue pour impacter durablement notre soci?t?. ? Afriland First Bank, nous croyons fermement que chaque enfant m?rite de s??panouir et que l??ducation, lorsqu?elle est soutenue, devient un formidable moteur de transformation sociale et ?conomique. Trois objectifs guident notre engagement : encadrer les jeunes talents pour qu?ils soient pr?ts ? affronter les d?fis professionnels de demain ; promouvoir la rigueur et la pers?v?rance au-del? des notes ; et cr?er un r?seau d?excellence o? les anciens laur?ats inspireront les g?n?rations futures ?, a expliqu? Youssoufa Bouba, directeur g?n?ral adjoint de la banque. Selon Ga?lle Siewe, charg?e des ressources humaines chez Afriland First Bank, l?impact du programme est grandissant. ? En un an, le programme a d?j? permis de toucher 12 500 ?l?ves issus de 306 ?tablissements scolaires r?partis dans les dix r?gions du Cameroun. Kits scolaires, aides financi?res et suivi acad?mique ont ?t? octroy?s pour une enveloppe globale de plus de 300 millions FCFA ?. Des ambitions renforc?es en 2025 Afriland First Bank ne s?est pas arr?t?e l?. Pour l??dition de cette ann?e, l??tablissement bancaire a doubl? son investissement, en portant l?enveloppe budg?taire ? 500 millions de FCFA. L?objectif est d??largir la port?e du programme ? 500 ?coles et 25 000 b?n?ficiaires ? travers le pays, y compris dans les zones les plus enclav?es. Inscrite dans le cadre du programme B-First, l?initiative ne se limite pas ? la remise de prix. Elle entend ?galement valoriser l?effort, encourager la pers?v?rance et constituer un tremplin vers l?avenir. Con?u comme un outil de promotion de l??ducation et de l?excellence. Amelie Engono, stagiaire

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Mbalmayo: des centaines de cartes nationales d?identit? ??oubli?es??

Au commissariat central du chef-lieu du d?partement du Nyong-et-So?o (r?gion du Centre), la r?alit? alimente un paradoxe qui interroge sur la responsabilit? des usagers. C?est un matin ordinaire lorsque l??quipe du journal Int?gration se rend dans cette petite ville situ?e ? une cinquantaine de kilom?tres de la capitale. Le centre de production de la CNI (Carte nationale d?identit?) y avait ?t? install? pour d?sengorger Yaound? et rapprocher le service des populations rurales. Mais le constat est amer : si les cartes sont bel et bien produites, elles ne sont pas retir?es. Dans les couloirs du commissariat, des piles de cartes attendent leurs propri?taires depuis parfois plusieurs mois. ? Vous n?gligez ce que des gens supplient d?obtenir ? Yaound? ?, s?emporte J?r?me, un usager venu sp?cialement v?rifier la disponibilit? de sa pi?ce. Lui-m?me avoue avoir cru ? une rumeur avant de constater de visu l?ampleur du ph?nom?ne. Les policiers, eux, peinent ? cacher leur exasp?ration. ? Vous accusez souvent la police de lenteur, mais la v?rit? est que beaucoup de cartes sont abandonn?es. Ici, certaines dorment depuis trois mois ?, l?che un officier, avant de rabrouer un habitant du quartier venu timidement chercher sa carte. La proc?dure semble pourtant simple. ? Enr?lez-vous dans un cyber de la place, indique un agent. Revenez ensuite nous informer de votre passage. Parfois, le m?me jour, vous pouvez d?j? obtenir votre CNI. Mais ne l?abandonnez pas comme les autres ?, insiste-t-il. Dans la salle d?attente, un autre policier mart?le inlassablement son message : ? Venez retirer vos cartes, s?il vous pla?t. Apr?s l??tablissement, passez deux jours plus tard v?rifier. Nous sommes d?bord?s. ? Puis, dans un ton plus ferme, il ajoute : ? Quand ils seront arr?t?s pour d?faut de CNI, ils viendront se plaindre. Mais nous faisons notre travail ?. Selon les agents, seuls les nouveaux bacheliers, contraints de pr?senter leur CNI pour l?inscription ? l?universit?, se montrent vraiment assidus. Les autres laissent tra?ner, oubliant que ce document reste le premier s?same d?existence administrative au Cameroun. ? Mbalmayo, ce paradoxe r?v?le un probl?me moins technique que comportemental : l?incapacit? des citoyens ? retirer ? temps ce qu?ils ont pourtant r?clam? avec insistance. Pendant que des centaines de CNI prennent la poussi?re, la file d?attente s?allonge ailleurs, alimentant les critiques contre un syst?me d?j? fragilis?. Andr? Gromyko Balla

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