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Train de vie: la Commission de la Cemac va serrer la ceinture

Le Conseil des ministres ordonne la r?duction des charges de fonctionnement des Institutions de l’UEAC aliment?es par la Taxe communautaire d?int?gration (TCI)?et la suppression de l’achat des v?hicules de fonction aux Premiers Dirigeants. Les temps s?annoncent difficiles ? la Commission de la Communaut? ?conomique de l?Afrique centrale. La 43?me session du Conseil des ministres de l?Union ?conomique d?Afrique centrale (UEAC) vient de donner un coup de pied dans la fourmili?re des difficult?s financi?res de la Commission. ? Examinant la situation financi?re de la Communaut?, le Conseil a pris connaissance du rapport pr?sent? par le Pr?sident de la Commission sur la persistance des distorsions introduites dans l’application du m?canisme de liquidation et de recouvrement du produit de la Taxe Communautaire d’Int?gration (TCI) et des cons?quences induites dans le fonctionnement des institutions communautaires. Apr?s des ?changes francs, le Conseil a adopt? le rapport pr?sent? et a d?cid? des mesures ci-apr?s : l’application des dispositions des articles 51 et 52 du Trait? R?vis? ; l’instauration d’un m?canisme de compensation, afin de permettre ? chaque Etat membre de verser les droits de ses ressortissants par un pr?l?vement sur les arri?r?s de contribution ; la r?duction des charges de fonctionnement des Institutions de l’UEAC aliment?es par la TCI ; la suppression de l’achat des v?hicules de fonction aux Premiers Dirigeants ; la suppression des r?trocommissions accord?es sous forme des primes aux fonctionnaires des Tr?sors Nationaux au titre de la TCI. Les restrictions du Conseil des ministres de l?UEAC sont motiv?es par des avis du comit? des experts de la C?mac. ? Les participants ? la session du Comit? Inter-Etats sont revenus sur la sempiternelle probl?matique de recouvrement de la TCI, objet de plusieurs actes additionnels. Il s?ensuit que le d?faut d?impl?mentation par les Etats du m?canisme automatique de recouvrement de la TCI d?coulant de l?Acte Additionnel du 25 f?vrier 2016, impacte n?gativement la situation de la tr?sorerie de la Communaut?. A cet ?gard, les performances enregistr?es par la collecte des ressources sont si faibles qu?elles la soumettent ? un risque permanent de d?faut de paiement ?. Statut du Personnel de la Communaut? Le r?gime sec impos? ? la Commission laisse dubitatif sur le sort de son Plan de Transformation d?fendu le 9 septembre dernier ? Bangui devant les ministres de l?UEAC. Il s?agit d?un projet portant Statut du personnel de la Communaut?, suite aux prescriptions globales du Conseil des ministres de l?UEAC, lors de sa 40?me session ordinaire du 30 octobre 2023 ? Bangui (RCA). ? Le Comit? Inter-Etats note avec satisfaction que l?objet de ce rejet a ?t? rempli, avec la prise en compte de l?impact financier du nouveau r?glement sur le budget de la Communaut?. Car, au regard des ?l?ments chiffr?s qui retracent une augmentation financi?re de 20% du salaire brut, l?incidence financi?re mensuelle du projet de r?glement portant Statut du Personnel de la Communaut? se chiffrerait ? 268 666 009 FCFA. L?impact financier annuel serait alors de 3?223?992?106 FCFA, repr?sentant environ 3,84% du budget de la Communaut? de l?ann?e en cours (83,891 milliards FCFA)??.?La situation financi?re ? combien pr?caire de la Commission de la Cemac permet-elle une augmentation financi?re de 20% du salaire brut?? A voir. T.N.O

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Paiements num?rique Afrique de l’ouest et du centre: une r?volution silencieuse dans l’interop?rabilit?

Apr?s plus d?une d?cennie de croissance fulgurante, le march? de l?argent mobile en Afrique francophone s?appr?te ? franchir une nouvelle ?tape, ouvrant la voie ? des transactions plus fluides et moins co?teuses. Jusqu?ici, chaque acteur fonctionnait en vase clos. Un client d?Orange Money qui voulait envoyer des fonds vers un compte Wave, ou un abonn? MTN souhaitant transf?rer de l?argent vers Moov, se heurtait ? des frais ?lev?s, voire ? l?impossibilit? technique d?effectuer l?op?ration. Cette fragmentation freinait l?inclusion financi?re, malgr? l?adoption massive du mobile money dans la sous-r?gion. Face ? ces limites, les autorit?s mon?taires ont d?cid? d?agir. Des sources tr?s introduites affirment que la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC) et la Banque centrale des ?tats de l?Afrique de l?Ouest (BCEAO) mettent en place un cadre r?glementaire destin? ? connecter les diff?rents portefeuilles num?riques et les ?tablissements bancaires. L?objectif est clair : b?tir un espace int?gr? o? les utilisateurs pourront transf?rer leur argent ? travers les fronti?res et les op?rateurs, avec davantage de souplesse et ? moindre co?t. Les implications sont consid?rables. Pour les banques traditionnelles, l?ouverture des syst?mes cr?e un terrain de jeu plus concurrentiel, mais aussi une opportunit? d??largir leur client?le en s?appuyant sur les r?seaux mobiles. Pour les fintechs, souvent pr?sent?es comme les grandes gagnantes de l??re num?rique, la donne change : leur principal avantage, la construction de r?seaux ferm?s et exclusifs, pourrait s??roder face ? un march? d?sormais ouvert. Le cas de Wave illustre ce tournant. La licorne s?n?galaise avait b?ti son succ?s sur des frais r?duits et une adoption massive, mais l?interop?rabilit? pourrait redistribuer les cartes en nivelant les avantages comp?titifs. Le commerce ?lectronique, l?agritech et surtout les transferts de fonds, secteurs dynamiques et strat?giques pour les ?conomies locales, devraient ?tre directement impact?s. Au-del? des enjeux techniques, c?est tout le visage de la finance num?rique en Afrique francophone qui se redessine. En facilitant la circulation de la monnaie entre la CEMAC et l?UEMOA, l?interop?rabilit? pourrait renforcer l?int?gration ?conomique r?gionale et stimuler l?innovation. Une question demeure toutefois : ce changement profitera- t-il r?ellement aux populations, ou accentuera-t-il la concurrence au d?triment de la rentabilit? des acteurs ? Une chose est s?re : l?Afrique francophone entre dans une nouvelle ?re financi?re, o? la connectivit? entre syst?mes sera la cl? de la prochaine phase d?inclusion. Ongoung Zong Bella

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Le Tchad condamne l’attaque isra?lienne dans la capitale qatarie

Le minist?re tchadien des Affaires ?trang?res a condamn? mercredi la frappe isra?lienne qui a vis? la veille des dirigeants du Hamas ? Doha, la capitale du Qatar, la qualifiant de violation du droit international. Dans un communiqu?, le porte-parole du minist?re, Ibrahim Adam Mahamat, a d?clar? que le Tchad s’opposait fermement ? la violation de la souverainet? du Qatar par Isra?l. ? Le Tchad condamne avec la plus grande fermet? cette attaque injustifiable qui constitue une violation flagrante du droit international, une atteinte grave ? la souverainet? du Qatar et une menace pour la s?curit? de sa population ?, a d?clar? M. Mahamat. Le gouvernement tchadien r?affirme son attachement aux principes du droit international, au respect de la souverainet? des ?tats et au r?glement pacifique des diff?rends. Le Tchad a exprim? sa solidarit? avec le Qatar, exhortant la communaut? internationale ? se mobiliser pour pr?venir toute escalade susceptible de compromettre la paix et la stabilit? dans la r?gion, a-t-il ajout?. YAOUND?, 10 septembre (Xinhua)

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BEAC: le nouvel immeuble de Yaound? franchit le cap des 38%

Ce chiffre, loin d??tre anecdotique, traduit un chantier d?j? solidement engag?, m?me si de nombreux d?fis restent ? relever pour tenir le calendrier de livraison. La Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC) affiche d?j? 38 % de r?alisation dans la construction du futur si?ge de sa Direction nationale ? Yaound?. Ce chiffre, r?v?l? le 27 ao?t dernier, lors de la visite du Gouverneur Yvon Sana Bangui, illustre un avancement tangible sur un chantier scrut? de pr?s par l?institution. ?rig? en plein c?ur de la capitale camerounaise, sur une assiette fonci?re d?environ 21 888 m?, le b?timent se dresse progressivement, ses fondations ?tant d?sormais achev?es. Les structures principales (10 ?tages de bureaux, 3 ?tages podium, espaces techniques et de s?curit?) commencent ? donner forme ? ce qui deviendra un rep?re institutionnel pour la banque centrale. ? Ce projet n?est pas qu?un b?timent. C?est un investissement dans la durabilit? et dans la capacit? de notre institution ? r?pondre aux attentes des ?tats membres ?, a soulign? le Gouverneur. Mais derri?re ces 38 %, la BEAC insiste : le rythme doit ?tre maintenu. Les ?changes entre le Gouverneur, les ing?nieurs et les architectes ont tourn? autour d?une exigence claire : tenir les d?lais de livraison, sans compromis sur la qualit? ni sur le respect des normes techniques et environnementales. Les prochains mois s?annoncent d?cisifs pour transformer ces 38 % d?j? r?alis?s en un ?difice achev?. Retards climatiques et contraintes logistiques ont d?j? pes? sur le calendrier, mais l?institution bancaire maintient son cap. La livraison est consid?r?e comme une priorit? strat?gique, destin?e ? incarner la solidit? et la cr?dibilit? de la banque centrale. Outil de modernisation Pens? comme tel, le futur si?ge doit remplacer des locaux jug?s v?tustes. L?infrastructure, plus fonctionnelle et s?curis?e, symbolisera la volont? de la BEAC d?adapter son fonctionnement aux standards contemporains et de renforcer sa pr?sence dans l?espace CEMAC. En effet, la construction de cet immeuble d?passe le seul aspect architectural. Elle est per?ue comme le reflet d?une volont? politique et institutionnelle de consolider la stabilit? mon?taire et financi?re de la sous-r?gion. Depuis plusieurs ann?es, la BEAC multiplie les initiatives pour renforcer sa gouvernance, moderniser ses outils et accompagner plus efficacement les ?conomies de la zone CEMAC, confront?es ? de nombreux d?fis, de la diversification ?conomique ? la r?silience face aux chocs ext?rieurs. ? Nous devons montrer que la BEAC est pr?te ? ?voluer, ? se transformer, pour r?pondre aux exigences d?un monde en perp?tuelle mutation ?, a insist? le Gouverneur, rappelant que l?institution n?est pas seulement une gardienne de la monnaie, mais aussi un partenaire des ?tats dans leurs politiques de d?veloppement. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Plus de 80 personnes tu?es dans des attaques rebelles dans l’est de la RDC

Plus de 80 personnes ont ?t? tu?es dans une s?rie d’attaques men?es par les rebelles des Forces d?mocratiques alli?es (ADF) dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), a annonc? le gouvernement, tandis que l’Union africaine (UA) a condamn? mercredi cette ? attaque terroriste odieuse ?. Selon les autorit?s provinciales cit?es dans un communiqu? du gouvernement, au moins 71 personnes ont ?t? tu?es et plusieurs autres sont port?es disparues apr?s une attaque des ADF lundi soir ? Ntoyo, dans le territoire de Lubero, province du Nord-Kivu. Le colonel Alain Kiwewa, administrateur de Lubero, a d?clar? ? Xinhua que le bilan des morts s’?levait ? plus de 80. Dans un communiqu?, le pr?sident de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a fermement condamn? l’attaque de Ntoyo et les violences r?currentes visant les civils dans l’est de la RDC. Il a r?it?r? l’engagement de l’UA ? soutenir les efforts nationaux, r?gionaux et internationaux pour r?tablir la paix, la s?curit? et la stabilit? dans la r?gion des Grands Lacs. Le gouvernement a d?clar? que 18 autres personnes avaient ?t? tu?es dans la nuit de lundi ? mardi, lors d’attaques distinctes des ADF contre deux villages du territoire de Beni, ?galement au Nord-Kivu. Il a r?affirm? sa d?termination ? intensifier ses efforts pour prot?ger les civils, r?tablir la s?curit? et collaborer avec ses partenaires pour mettre fin aux activit?s des ADF. Les ADF, filiale de l’?tat islamique en Afrique centrale, ont intensifi? leurs attaques dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri ces derniers mois, ciblant principalement les civils. Selon la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC, les assauts des ADF ont fait au moins 52 morts au Nord-Kivu entre le 9 et le 16 ao?t. Fin juillet, une quarantaine de civils ont ?t? tu?s lors d’une attaque contre une ?glise catholique en Ituri. Des op?rations militaires conjointes congolaises et ougandaises contre les ADF sont en cours depuis novembre 2021, mais le groupe rebelle continue de mener des raids meurtriers. KINSHASA, 10 septembre (Xinhua)

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? Livre blanc ? du CAWOF: des cl?s pour un nouveau contrat social au Cameroun

R?unies au sein du Cameroon Workers Forum (CAWOF), onze organisations syndicales proposent un projet sociopolitique national repens?. Le CAWOf a rendu public, le 4 septembre 2025 ? Yaound?, un Livre blanc du syndicalisme camerounais. V?ritable manifeste d?une trentaine de pages, le document trace les contours d?un dialogue social r?nov?, d?une gouvernance plus inclusive et d?un projet national repens?. Fruit de plusieurs mois de concertation entre organisations syndicales (appuy?es par la Fondation Friedrich Ebert), le ? Livre blanc ? de la CAWOF ambitionne de faire entendre la voix des travailleurs dans un contexte de fortes mutations sociales et politiques. Au c?ur du document, une revendication centrale : sortir le dialogue social de son r?le purement consultatif. Le Cawof propose la r?vision du Code du travail afin de donner aux instances de concertation un pouvoir d?cisionnaire. Les syndicats r?clament ?galement la cr?ation d?un Conseil national du dialogue social, organe permanent et ind?pendant, capable de r?gler rapidement les diff?rends et de fixer des orientations consensuelles pour le monde du travail. Pour le Cawof, il ne s?agit plus seulement de discuter, mais de b?tir une culture de d?cision partag?e entre l??tat, les employeurs et les travailleurs. Justice sociale et protection des travailleurs Le ? Livre blanc ? place la question sociale au premier plan. Les syndicats exigent l?application des normes de la CIPRES (Conf?rence interafricaine de la pr?voyance sociale) sur la s?curit? sociale, une meilleure redistribution des pensions vieillesse et un SMIG port? ? 150 000 FCFA, r?visable tous les deux ans. Ils proposent en parall?le la cr?ation d?un Smic index? sur la croissance ?conomique, afin que l??volution des salaires accompagne celle de la richesse nationale. Les disparit?s salariales et statutaires sont ?galement dans leur ligne de mire. D?o? le plaidoyer pour un statut unique de la fonction publique et l?harmonisation des grilles salariales. Objectif : r?duire les in?galit?s qui fragilisent la coh?sion du monde du travail. La vision syndicale ne fait pas l?impasse sur le d?fi majeur de l?emploi des jeunes. Le ? Livre blanc ? recommande de r?server une priorit? l?gale aux 18-35 ans dans les programmes publics ? forte intensit? de main-d??uvre et de reconna?tre la dur?e des stages scolaires ou professionnels comme de l?exp?rience valable dans les concours et recrutements. Pour le Cawof, offrir des perspectives ? la jeunesse est non seulement une exigence sociale, mais aussi une condition de stabilit? nationale. Vision politique, ?conomique et mon?taire Le document ne se limite pas aux revendications sociales. Il ouvre le champ ? une r?flexion politique de fond : instauration d?un f?d?ralisme ? cinq ?tats, inspir? des r?alit?s socioculturelles et g?ographiques du Cameroun : Grassfields, C?te maritime, For?t, Savane et Sahel. Chaque entit? disposerait de ses propres institutions administratives et l?gislatives, mais resterait reli?e ? une fonction publique f?d?rale. Une proposition audacieuse, qui traduit la volont? des syndicats de participer pleinement au d?bat national ? la veille des ?ch?ances ?lectorales de 2025 et 2026. Sur le terrain ?conomique, le ? Livre blanc ? affiche une critique assum?e du capitalisme lib?ral. Les syndicats y voient un syst?me g?n?rateur d?in?galit?s et appellent ? une redistribution plus ?quitable des richesses. Le Cawof plaide aussi pour une r?flexion ouverte sur l?avenir mon?taire du Cameroun et de la sous-r?gion, estimant que la souverainet? ?conomique passe par la r?vision des choix actuels. Au-del? des propositions techniques, le ? Livre blanc ? traduit la volont? du mouvement syndical camerounais de s??riger en force de proposition nation. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Issa Tchiroma Bakary-Maigari Bello Bouba: l?alliance du va-tout et du va-t?en

? quelques semaines du scrutin pr?sidentiel du 12 octobre, leur coalition surprend autant qu?elle intrigue. Jadis adversaires irr?ductibles, les deux v?t?rans de la politique camerounaise veulent consolider leur bastion du grand Nord et peser dans le jeu ?lectoral, quitte ? se poser en arbitres plut?t qu?en pr?tendants ? la victoire. Leur point de rencontre, c?est le Grand Nord. Ici, leurs noms r?sonnent depuis des d?cennies. Maroua, Garoua, Ngaound?r? : dans ces villes du Septentrion, les deux leaders disposent d?un socle ?lectoral fid?le. ? Leur force, c?est leur capacit? ? mobiliser dans le Nord, mais leur d?fi reste d?exister au-del? ?, analyse un enseignant-chercheur de l?universit? de Ngaound?r?. C?est pour consolider cette base, et tenter d??largir leur influence vers les grandes m?tropoles comme Douala et Yaound?, qu?ils se sont r?solus ? enterrer la hache de guerre. ? Il y a encore quelques mois, ils se regardaient en chiens de fa?ence ?, souffle un cadre politique bas? ? Garoua. La sc?ne politique camerounaise a longtemps ?t? marqu?e par leurs querelles d?ego et leurs divergences strat?giques. Aujourd?hui, ils affichent une entente nouvelle. Des r?unions discr?tes se multiplient, parfois jusque tard dans la nuit, pour dessiner une plateforme commune de campagne. Selon des sources proches d?Issa Tchiroma Bakary et de Maigari Bello Bouba, le programme s?articulerait autour de deux axes : la gouvernance et la justice sociale. ? L?heure n?est plus ? la dispersion des forces de l?opposition, mais ? l?union autour d?un projet cr?dible ?, plaide un proche de Bello, qui croit ? la sinc?rit? du rapprochement. Entre curiosit? et scepticisme Dans la rue, l?annonce suscite des r?actions contrast?es. Beaucoup saluent l?id?e d?une union face ? la toute-puissance du RDPC, parti au pouvoir. Mais d?autres doutent de la capacit? des deux hommes ? d?passer leurs ?gos. ? Ce sont deux v?t?rans qui connaissent le syst?me, mais peuvent-ils incarner un v?ritable renouveau ? ?, interroge un politologue de l?universit? de Garoua. Les r?seaux sociaux, eux, s?enflamment. Certains ironisent sur ? l?union de l?hypocrisie ?, quand d?autres y voient un acte de responsabilit?. ? Nous, les ?lites du Septentrion, sans distinction de quelque nature que ce soit, nous sommes tous responsables de la situation actuelle ?, reconnaissait r?cemment Issa Tchiroma dans une lettre ouverte adress?e au pr?sident de l?Assembl?e nationale. Une mani?re de justifier cette alliance comme une tentative de r?pondre au malaise social et ?conomique qui gangr?ne la r?gion. Le 12 octobre, leurs noms figureront sur les bulletins de vote, mais leurs chances de remporter l??lection apparaissent limit?es. Dans un paysage domin? par le RDPC de Paul Biya, la coalition Tchiroma-Bello cherche avant tout ? peser. ? Ils savent qu?ils ne peuvent pas battre Biya, mais ils veulent se rendre incontournables ?, estime un militant du parti au pouvoir rencontr? ? Mokolo. Leur strat?gie est claire : s??riger en arbitres, afin de monnayer leur poids ?lectoral dans d??ventuelles n?gociations post-scrutin. Si la pr?sidentielle ne devait pas leur ouvrir les portes du palais d?Etoudi, elle pourrait au moins leur offrir une place ? la table des r?formes politiques. Tom

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Sommet conjoint CEEAC?CEMAC: la r?volution avort?e

Marquer un tournant historique en r?unissant, pour la premi?re fois, les deux principales organisations r?gionales. Mais le projet, annonc? en grande pompe, s?est ?vanoui dans les limbes diplomatiques. L?annonce avait ?t? accueillie comme une avanc?e historique. Pour la premi?re fois, la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) devaient se retrouver autour d?une m?me table, sous la forme d?un sommet conjoint. L??v?nement, pr?vu de longue date et pr?sent? comme ? une ?tape vers l?unit? ?, devait symboliser la volont? de d?passer les doublons institutionnels et de L?annonce avait ?t? accueillie comme une avanc?e historique. Pour la premi?re fois, la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) devaient se retrouver autour d?une m?me table, sous la forme d?un sommet conjoint. L??v?nement, pr?vu de longue date et pr?sent? comme ? une ?tape vers l?unit? ?, devait symboliser la volont? de d?passer les doublons institutionnels et de donner ? l?Afrique centrale une voix plus forte sur la sc?ne continentale. Annonc? en juin 2025, puis report? en juillet de la m?me ann?e. Et? blackout. Le sommet conjoint CEEAC -CEMAC devait pourtant clarifier de nombreux chevauchements et poser les jalons d?une meilleure articulation, voire d?une fusion progressive des deux institutions. Les chefs d??tat avaient ?t? annonc?s, les chancelleries mobilis?es, et les diplomates ?voquaient d?j? une ? r?volution de la gouvernance r?gionale ?. Mais, ? chaque fois, tout s?est effondr?. Pas d?accord sur le lieu, pas d?accord sur la pr?sidence, pas m?me un communiqu? commun pour sauver les apparences. Le projet a ?t? renvoy? aux calendes grecques, victime de la m?fiance mutuelle et des rivalit?s politiques. A en croire plusieurs sources concordantes, les querelles protocolaires, les luttes de pr?s?ance et les pressions de certaines capitales ont fini par tout bloquer. R?sultat : le projet s?est arr?t?, et renvoy? sine die. Selon un habitu? des grands raouts diplomatiques en Afrique centrale, le premier n?ud de discorde fut? protocolaire. Qui devait pr?sider le sommet conjoint ? Le pr?sident en exercice de la CEEAC ou celui de la CEMAC ? Un compromis de co-pr?sidence fut ?voqu?, mais jamais act?. Deuxi?me pomme de discorde : le lieu. Bangui plaidait pour accueillir l??v?nement, pour symboliser la reconstruction d?un pays longtemps fragilis?. Libreville et Yaound? jugeaient ce choix risqu? sur le plan logistique et s?curitaire. Enfin, les capitales se sont affront?es sur les postes strat?giques. ? Chacun voulait placer ses hommes dans la future architecture institutionnelle ?, glisse un diplomate tr?s introduit. R?sultat : blocage total. ? Le sommet n?a pas ?t? annul? officiellement. Il a simplement? disparu de l?agenda ?, ironise-t-on dans les couloirs des instances impliqu?es dans l’organisation. ? Derri?re cet ?chec, se profilent les rivalit?s entre chefs d??tat. Qui pr?sidera un sommet conjoint ? Quelle capitale abritera un secr?tariat fusionn? ? ? qui reviendra le dernier mot en mati?re de s?curit?, d??conomie, de diplomatie ? Dans une sous-r?gion o? chaque pouvoir tient ? sa parcelle d?influence, ces questions se r?v?lent explosives. L?absence de consensus t?moigne moins d?un manque de moyens que d?une incapacit? chronique ? d?passer les ?gos nationaux ?, renseigne une source proche du dossier. Le prix de l’immobilisme Et pourtant, l’agenda ?tait ?pais de trois grands dossiers : La rationalisation institutionnelle (fusion des secr?tariats, clarification des mandats) ; la coordination des politiques ?conomiques et s?curitaires et la pr?paration d?une ?ventuelle fusion ? moyen terme. Pour les citoyens, cet avortement a un co?t r?el. L?Afrique centrale reste la r?gion la moins int?gr?e du continent, malgr? d?innombrables d?clarations d?intention. Les barri?res commerciales persistent, la libre circulation est al?atoire, et les projets communs sont rares. Le sommet manqu? n?est pas seulement une affaire de diplomates : ? il prolonge un statu quo qui bride le potentiel ?conomique et retarde la r?ponse collective aux d?fis s?curitaires ?, glisse Mansar Hobat?. ? C’est une occasion perdue au moment o? l?Afrique centrale est confront?e aux menaces du terrorisme, ? la crise climatique et ? une marginalisation croissante dans le commerce mondial, l?absence d?unit? r?gionale sonne comme une occasion tragiquement manqu?e. L?histoire retiendra que la CEEAC et la CEMAC avaient une chance unique de d?passer leurs querelles pour offrir ? la sous-r?gion un cadre de gouvernance coh?rent. Elles ont choisi de la laisser passer ?, regrette le Tchadien. Il poursuit : ? Depuis trente ans, la CEEAC et la CEMAC coexistent comme deux locomotives sur la m?me voie ferr?e. R?sultat : elles s?immobilisent plus qu?elles n?avancent. Et si cela persiste, en permettant aux structures continuent de se neutraliser, c?est tout le projet d?int?gration qui risque de s?enliser ?. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Afrique centrale: deux sommets, une m?me cacophonie

? quelques jours d?intervalle, Malabo et Bangui accueillent les deux principales organisations d?Afrique centrale. La CEEAC parle s?curit? et r?formes, la CEMAC discute ?conomie et monnaie. Mais derri?re ce t?lescopage, c?est toute la fragilit? de l?int?gration r?gionale qui s?expose : manque de coordination, rivalit?s institutionnelles et une impression persistante de blocage. Le ballet diplomatique en Afrique centrale vire parfois au th??tre d?ombres. Cette fois, le sc?nario fr?le l?absurde : la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) et la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC), deux piliers cens?s incarner l?int?gration r?gionale, ont choisi d?organiser leurs sommets? ? quelques jours d?intervalle.R?sultat : embarras diplomatique, impression de d?j?-vu et surtout, une image brouill?e de la coh?sion r?gionale.La CEEAC, qui regroupe onze ?tats, a convoqu? ses dirigeants ? Malabo, en Guin?e ?quatoriale, le 7 septembre 2025. ? l?ordre du jour : s?curit?, paix, r?formes institutionnelles. La CEMAC, elle, a fix? rendez-vous ? Bangui, en Centrafrique, le 10 septembre, apr?s plusieurs reports. Ses discussions porteront sur la relance ?conomique post-Covid, l?avenir du franc CFA et l?int?gration des march?s. Deux th?matiques vitales, compl?mentaires sur le papier, mais trait?es comme si elles ?voluaient en silos concurrents. ? Soyons clairs : ce n?est pas une co?ncidence d?agenda, mais le reflet d?une cacophonie r?gionale devenue la norme ?, tranche le politologue camerounais Belinga Zambo. Avec ironie, il compare la situation ? ? deux grandes familles qui organisent leur mariage le m?me week-end, avec les m?mes invit?s ?. Car derri?re l?anecdote, les enjeux sont lourds : ces sommets mobilisent chefs d??tat, ministres et d?l?gations enti?res, dans une r?gion o? chaque rencontre repr?sente des co?ts financiers et politiques consid?rables. Pour l?internationaliste Bonny Azeufack, la situation interroge davantage qu?elle ne surprend. ? Deux organisations aux mandats diff?rents, mais compl?mentaires, devraient coordonner leurs pas. Or nous assistons ? une concurrence de calendrier qui fragilise l?id?e m?me d?int?gration ?, observe-t-il. Le chercheur tchadien Mansar Hobat?, sp?cialiste des dynamiques r?gionales, voit dans ce t?lescopage un sympt?me ancien : ? Depuis des ann?es, on d?nonce la prolif?ration d?organisations en Afrique centrale, souvent aux pr?rogatives qui se chevauchent. Cela engendre doublons, lenteurs et parfois rivalit?s. Quand deux sommets se tiennent presque simultan?ment, cela traduit un d?ficit de coordination et un manque de vision commune. ? Un constat d?autant plus pr?occupant que les d?fis de la sous-r?gion ne cessent de s?accumuler. Sur le front s?curitaire, les crises persistent, du bassin du lac Tchad ? l?est de la RDC. Sur le plan ?conomique, la relance reste fragile, alors que la pression internationale pour la transition ?nerg?tique s?intensifie. Quant aux citoyens, ils attendent toujours les b?n?fices concrets de cette int?gration tant promise. La juxtaposition des agendas CEEAC et CEMAC envoie donc un signal ambigu : au moment o? l?Afrique centrale devrait parler d?une seule voix, elle appara?t divis?e. ? La r?gion a besoin d?une v?ritable synergie, voire d?une rationalisation institutionnelle ?, plaide Hobat?. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Fluidit? logistique et comp?titivit? des corridors en Afrique centrale: mention honorable pour le PAD

Cette appr?ciation ?mane de l?Institut sous-r?gional de statistiques et d??conomie appliqu?e (ISSEA), ? l?issue d?une vaste ?tude command?e par la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC), ? travers l?Observatoire des pratiques anormales (OPA). Depuis plusieurs ann?es, les statistiques sur les ?changes intracommunautaires en Afrique centrale inqui?tent. Les flux commerciaux entre les pays de la Cemac repr?sentent ? peine 2 % du volume global, un chiffre bien en de?? du potentiel r?gional. Dans ce contexte, am?liorer la fluidit? logistique et la comp?titivit? des corridors devient une priorit? strat?gique. Les r?sultats de l??tude men?e par l?ISSEA apportent une note d?optimisme : le PAD (Port autonome de Douala) enregistre une nette am?lioration de ses performances. ? Le temps global de transit, qui ?tait auparavant de 14 jours, a ?t? ramen? entre 8 et 9 jours ?, explique le Pr Robert Ngonte, chef de projet adjoint ? l?OPA. Une ?volution qui traduit des efforts de modernisation et de rationalisation des proc?dures. Le constat est partag? par Marcel Opoumba, directeur g?n?ral de l?ISSEA et chef de projet OPA. Selon lui, ? la r?duction des d?lais et la perception positive des usagers, notamment les commissionnaires en douane agr??s, justifient l?attribution d?une mention honorable au Port autonome de Douala ?. L??tude rel?ve ?galement une diminution significative des faux frais exig?s lors de certains contr?les, am?liorant ainsi la transparence et la comp?titivit? du site. Pour Joseph Nguene Nteppe, chef de la division de l?analyse prospective et de la coop?ration au PAD, ? ces r?sultats conf?rent au port un indicateur de comp?titivit? essentiel pour son image et son attractivit? ?. C?est donc sur la foi de tous ces ?l?ments, que le PAD, principal poumon ?conomique du Cameroun et de la sous-r?gion, a re?u ce jeudi 4 septembre 2025 ? Douala, une distinction particuli?re : la ? mention honorable ?. Des progr?s, mais aussi des d?fis L??valuation souligne toutefois que tout n?est pas encore parfait. Plusieurs points restent ? am?liorer, ? commencer par l?insuffisance des balises GPS utilis?es pour suivre les cargaisons. Sur environ 3 000 balises n?cessaires, seules 1 500 sont effectivement disponibles, entra?nant des retards dans le suivi des camions et allongeant le s?jour des v?hicules dans l?enceinte portuaire, estim? en moyenne ? trois jours.? cela s?ajoute la faiblesse de la connectivit? internet, un probl?me r?current dans l?ensemble de l?Afrique centrale, qui ralentit la transmission et le traitement des donn?es. ? L?int?gration de la plateforme num?rique Bus Cam6 demeure partielle. Certaines proc?dures, comme l??mission du titre de transit ou de la lettre de voiture internationale, sont encore effectu?es sous format papier ?, regrette le DG de l?ISSEA.Les d?lais et les co?ts restent donc jug?s sup?rieurs aux standards internationaux. S?y greffent des difficult?s de gouvernance et de coordination entre les diff?rents organismes impliqu?s dans la gestion du fret. Le manque d?informations claires sur les proc?dures continue de p?naliser les transporteurs et les usagers, notamment les chauffeurs de la Communaut? des transporteurs d?Afrique (CTA). Recommandations pour l?avenir Face ? ces limites, l?ISSEA a formul? une s?rie de recommandations destin?es non seulement au PAD, mais ? l?ensemble des pays membres de la CEMAC. L?une des priorit?s reste la finalisation de la num?risation et l?harmonisation des syst?mes d?information au niveau sous r?gional. L?objectif est de centraliser toutes les proc?dures ? travers un guichet unique portuaire, dot? d?une plateforme int?gr?e. En mati?re de gouvernance, l?accent doit ?tre mis sur la responsabilisation des agents et la mise en place de m?canismes efficaces de d?nonciation et de contr?le interne. La modernisation des infrastructures constitue ?galement un chantier majeur, incluant l?am?lioration de la connexion internet, de l?approvisionnement en ?nergie et du d?ploiement complet des GPS. Sur le plan institutionnel et r?gional, l??tude recommande une formation continue des acteurs portuaires ainsi que la promotion et la g?n?ralisation de l?outil informatique SGMAC, d?j? d?velopp? par la CEMAC. Un projet structurant pour la sous-r?gion L?OPA-AC, cadre dans lequel s?inscrit cette ?tude, est un projet lanc? par la CEMAC dans le but de renforcer la gouvernance des infrastructures de transport en Afrique centrale. Financ? dans le cadre du programme d?appui ? la gouvernance des infrastructures r?gionales et nationales, il vise ? r?duire les pratiques anormales qui freinent la fluidit? des ?changes commerciaux et minent la comp?titivit? des corridors. ? travers ce rapport, le PAD, malgr? ses insuffisances, d?montre sa capacit? ? am?liorer ses performances et ? s?aligner progressivement sur les standards internationaux. Mais le d?fi reste immense : transformer ces avanc?es ponctuelles en r?formes structurelles durables, afin de faire du principal port d?Afrique centrale non seulement une porte d?entr?e comp?titive, mais aussi un catalyseur du commerce r?gional. Diane Kenfack

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