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Route Ngaound?r?-Garoua : r?fection d?appoint sur le corridor Douala-Ndjamena

Le gouvernement camerounais a franchi une ?tape d?cisive dans le projet de reconstruction de la route la Nationale N?1 Ngaound?r?-Garoua, axe strat?gique du corridor Douala-Ndjamena. A Yaound?, le 3 septembre 2025, ? l?occasion de la revue des projets routiers, le ministre camerounais des Travaux publics (MINTP), Emmanuel Nganou Djoumessi, a annonc? l?attribution des march?s aux entreprises charg?es d?ex?cuter les travaux. Long de 278 kilom?tres, le chantier sera r?alis? en cinq lots confi?s ? quatre grandes firmes chinoises, s?lectionn?es au terme d?un processus jug? ? rigoureux et transparent ?. Le lot 1, Ngaound?r??Bas de la falaise de Mbe (50 km), revient ? CGCOC Group pour un montant de 38,6 milliards FCFA. Le lot 2, Bas de la falaise de Mbe?Pont de K?roua (39 km), est attribu? ? China Harbour Engineering Company Ltd (CHEC) pour 29,1 milliards FCFA. Les lots 3 et 4, totalisant 133 km entre K?roua et Ouro Andr?, seront r?alis?s par China First Highway Engineering Company, pour des enveloppes respectives de 38,7 et 20 milliards FCFA. Enfin, le lot 5, Ouro Andr??Pont de la B?nou? (56 km), a ?t? confi? ? China International Water & Electric Corp (CWE) pour 26 milliards FCFA. Le financement du projet, amorc? d?s 2024, est assur? en grande partie par la Banque africaine de d?veloppement (BAD), partenaire technique et financier de l??tat. Les discussions avec l?institution ont permis de s?curiser les ressources n?cessaires, ouvrant la voie au lancement effectif des travaux, dans les prochains jours. En attendant, le gouvernement dit avoir d?j? pris des dispositions pour maintenir la circulation sur l?axe. Par ailleurs, les commissions d??valuation des biens affect?s par le projet ont ?t? mises en place par les pr?fets des d?partements concern?s, afin d?indemniser les riverains impact?s. Pour le MINTP, il ne s?agit pas seulement d?un chantier routier, mais d?un projet de d?veloppement ? fort impact socio-?conomique pour le Tchad et le Cameroun. L?am?lioration de cette voie, vitale pour le transport des biens et des personnes, devrait stimuler le commerce, d?senclaver plusieurs localit?s et favoriser la mobilit? r?gionale. B.O.

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Gouvernance interne : la BEAC s?auto?value

La Banque des ?tats de l?Afrique Centrale (BEAC) a organis?, les 28 et 29 ao?t 2025 ? Yaound?, son premier s?minaire d?auto-?valuation du Gouvernement de la Banque, consacr? ? l?exercice 2024. Une d?marche in?dite qui s?inscrit dans le cadre de la bonne gouvernance pr?vue par le r?glement int?rieur de l?institution. R?unis au Complexe sportif et culturel de la Banque, les membres du Gouvernement de la BEAC ont travaill? avec des experts de SMA Strat?gie & Conseil, charg? de conduire l??valuation, et de HEC Paris, mobilis? pour le volet formation. Objectif : renforcer les capacit?s internes et instaurer une culture durable d?auto-examen. Dans son allocution, le Gouverneur Yvon Sana Bangui a insist? sur la port?e de cette initiative : ? Cet exercice est une premi?re pour la BEAC. Il nous permettra de dresser le bilan des progr?s r?alis?s en 2024, de consolider notre gouvernance coll?giale et de tracer les perspectives pour une plus grande efficacit?. ? Le rapport d?auto-?valuation, a-t-il ajout?, sera le reflet de l?engagement de l?institution en faveur de la transparence et de l?excellence. Au-del? de l?exercice technique, ce s?minaire symbolise une ?tape cl? dans la modernisation de la BEAC. En s?appuyant sur l?expertise internationale et en int?grant des pratiques ?prouv?es, la Banque centrale commune aux six ?tats de la CEMAC entend se rapprocher des standards des grandes institutions financi?res. En lan?ant ce processus, la BEAC envoie un signal fort : celui d?une institution qui veut rendre des comptes, s?am?liorer en permanence et servir plus efficacement les ?tats et les populations de la sous-r?gion. B.O.

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Ciudad de la Paz : le pari de la? plus belle capitale de la zone CEMAC ?

C?est un pari colossal o? se m?lent modernit? et enjeux g?opolitiques. Pour le pr?sident Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, il s?agit d?ancrer le pouvoir politique sur le continent, au c?ur du R?o Muni, plus proche des grandes villes Bata et Mongomo. Le site retenu, Oyala, rebaptis? en 2017 ? Ciudad de la Paz ?, devrait, d?ici quelques ann?es, devenir un mod?le d?urbanisme moderne en Afrique centrale. Le 2 septembre dernier ? Malabo, une soci?t? chinoise a pr?sent? un plan directeur estim? ? 1,495 milliard de dollars, pr?voyant logements modernes, espaces verts et r?seaux routiers. Ce contrat, encore en n?gociation avec le Tr?sor et le minist?re des Finances, conditionnera la poursuite des travaux. Malgr? les incertitudes, le pr?sident Obiang maintient le cap : ? Ciudad de la Paz doit devenir, d?ici la fin de la d?cennie, un p?le administratif et commercial rayonnant en Afrique centrale, ? mi-chemin entre le Cameroun et le Gabon ?. Le chantier a officiellement d?marr? en 2015. L?ambition affich?e : ?riger une m?tropole de 200 000 habitants, dot?e d?institutions gouvernementales flambant neuves (palais pr?sidentiel, parlement, minist?res), mais aussi d?infrastructures universitaires, commerciales et de loisirs. Plusieurs ?quipements spectaculaires y ont d?j? vu le jour : un h?tel de luxe de 380 chambres, un centre de conf?rences, un parcours de golf, ainsi qu?une autoroute reliant la ville ? l?a?roport de Mengomey?n. L?Universit? afro-am?ricaine d?Afrique centrale y a ?galement inaugur? son campus. B.O.

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Le Cameroun diversifie son image sur la carte de l?Unesco

En inscrivant Diy-Gid-Biy au fichier de l?Organisation des Nations unies pour l??ducation, la science et la culture (UNESCO), le pays envoie un signal fort : la richesse de son patrimoine ne se limite pas ? sa nature luxuriante, elle s?ancre aussi dans la m?moire vivante de ses peuples. Souvent surnomm? ? l?Afrique en miniature ?, le Cameroun poursuit la valorisation de son patrimoine. En juillet 2025, lors de la 47? session du Comit? du patrimoine mondial ? Paris, le paysage culturel de Diy-Gid-Biy, nich? sur 2 500 hectares dans les monts Mandara (dans la r?gion de l?Extr?me-Nord), a ?t? officiellement inscrit au patrimoine mondial de l?UNESCO. Avec ses 16 lieux arch?ologiques (terrasses agricoles en pierre s?che, tombes, sanctuaires et habitats traditionnels), c?est le premier site purement culturel du pays ? recevoir cette reconnaissance internationale, apr?s des d?cennies o? seuls ses tr?sors naturels ?taient repr?sent?s. Jusqu?ici? Le Cameroun ne comptait que deux sites naturels inscrits au patrimoine mondial de l?UNESCO : la R?serve de faune du Dja et le Sangha Trinational. Class?e en 1987, qui la premi?re abrite l?une des for?ts les plus riches du bassin du Congo. Quant au second, inscrit en 2012, il relie le parc national de Lob?k? aux r?serves voisines de Centrafrique et du Congo. Ces deux joyaux naturels t?moignaient de la biodiversit? exceptionnelle du pays, mais la dimension culturelle restait absente. L?actualit? patrimoniale ne s?arr?te pas l?. D?but 2025, l?UNESCO et le minist?re des For?ts et de la Faune ont lanc? des programmes de tourisme communautaire autour du Dja et du Sangha, via des micro-subventions aux initiatives locales. Objectif : associer les populations ? la protection des sites tout en g?n?rant des revenus durables. Dans un contexte o? la pression humaine, le braconnage et l?ins?curit? p?sent sur ces espaces, cette approche participative appara?t comme une r?ponse pragmatique. Le Cameroun nourrit ?galement d?autres ambitions. Figurent encore sur sa liste indicative le site arch?ologique de Bidzar (pr?s de Guider, r?gion du Nord) et le paysage culturel du lac Tchad. TOM

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L?andre Bassol?

De nationalit? burkinab?, ce docteur en ?conomie assume officiellement ses fonctions de directeur g?n?ral de la Banque africaine de d?veloppement (BAD) depuis le 3 septembre 2025. Le successeur du Canadien d?origine ivoirienne Serge Nguessan a comp?tence sur le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guin?e ?quatoriale, la RDC et le Tchad. Avant sa nomination, il a occup? les postes de directeur g?n?ral adjoint du Bureau du groupe de la BAD pour l’Afrique de l’Est, et de chef de bureau pays pour l’?thiopie, l’Erythr?e, Djibouti et les Comores.

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88 milliards de dollars

Chaque ann?e, l’Afrique perd ce pactole en raison de l’?vasion fiscale, du blanchiment d’argent et de la corruption, selon un nouveau rapport du Secr?tariat du Panel de haut niveau de l?Union africaine sur les flux financiers illicites (UA HLP-IFF) de l?Union africaine. Publi? mercredi 27 ao?t 2025, le document intitul? ? R?ussites et d?fis dans la mise en ?uvre des recommandations du Panel de haut niveau de l?Union africaine sur les flux financiers illicites ?, souligne que le chiffre est en augmentation de 76 % depuis le rapport de 2015. En d?plorant l?absence d?une strat?gie coh?rente et coordonn?e ? l??chelle continentale pour s?attaquer aux flux financiers illicites (FFI) et les ?volutions g?opolitiques mondiales de la derni?re d?cennie ont rendu l?Afrique encore plus vuln?rable, le m?me rapport r?v?le que la plupart des pays africains ne respectent pas les normes juridiques et institutionnelles n?cessaires pour lutter efficacement contre le fl?au.

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Le futur de la plan?te se joue en Afrique

George Arthur Forrest intrigue autant qu?il fascine. N? en 1940 ? ?lisabethville, aujourd?hui Lubumbashi, ce Belge install? depuis plusieurs g?n?rations en R?publique d?mocratique du Congo (RDC) a construit l?un des plus puissants empires miniers du continent. Deuxi?me fortune d?Afrique selon Forbes en 2016 (800 millions de dollars), il est tour ? tour c?l?br? pour son audace entrepreneuriale et critiqu? pour ses liens politiques et son influence dans les cercles du pouvoir. Mais derri?re l?image de magnat controvers? se dessine un discours qu?il mart?le d?sormais avec conviction : l?avenir de l?humanit? passera par l?Afrique. Dans son essai ? L?Afrique peut nourrir le monde ? (paru en f?vrier 2025 aux Editions Le Cherche Midi), George Forrest d?roule une th?se simple : avec ses terres arables, sa population jeune et ses ressources abondantes, l?Afrique poss?de toutes les cl?s pour devenir un grenier plan?taire. ? L?Afrique n?est pas encore pr?te, mais elle peut l??tre rapidement, si les investissements sont bien orient?s et si les gouvernements s?impliquent ?, explique-t-il. Routes, stockage, ?nergie, transformation locale : pour lui, l??quation est claire. Le continent ne doit plus se contenter d?exporter des mati?res premi?res, mais produire et transformer sur place. ? C?est ainsi qu?on d?veloppe un pays ?, affirme-t-il, plaidant pour des partenariats public-priv? et une meilleure gouvernance. Car, dit George Forrest, l?autosuffisance alimentaire ne repr?senterait pas seulement un gain ?conomique : elle offrirait ? l?Afrique une v?ritable souverainet? face aux chocs mondiaux. Forrest en est convaincu : d?ici 2050, l?Europe, confront?e ? son vieillissement et ? ses difficult?s ?conomiques, pourrait d?pendre de l?Afrique pour son alimentation et ses mati?res premi?res. ? Le jour o? l?Europe n?aura plus rien, de qui d?pendra-t-elle ? ?, lance-t-il, appelant ? un partenariat ? gagnant-gagnant ? plut?t qu?? une relation de d?pendance. Il observe aussi le basculement g?opolitique d?j? ? l??uvre : la Chine, l?Inde et la Turquie avancent ? grands pas sur le continent, tandis que les puissances occidentales perdent du terrain. ? La nouvelle g?n?ration africaine, form?e ? P?kin, Moscou ou Delhi, noue des liens qui p?seront demain ?, souligne-t-il. L?Europe, dit-il, commet l?erreur de se refermer, en limitant l?acc?s de ses universit?s et de ses banques aux Africains. ? Un ?tudiant garde toujours un attachement au pays qui l?a accueilli ?, rappelle-t-il. ? Fermer ces portes, c?est rompre un lien vital ?. ? rebours du discours de certaines ONG, George Forrest d?fend la place des investisseurs priv?s. ? Les ONG critiquent, donnent des le?ons, mais qu?apportent-elles vraiment ? ?, interroge-t-il, d?non?ant un mod?le qui, selon lui, freine le d?veloppement. Son credo : attirer des capitaux, lancer des projets viables et cr?er des emplois. Car c?est dans l?initiative ?conomique que le continent, selon lui, trouvera la voie d?un progr?s durable. Il reconna?t toutefois que les obstacles restent nombreux : corruption, instabilit? judiciaire, manque d?infrastructures. Mais il veut croire ? une dynamique vertueuse : ? Plus il y aura d?investissements, plus les gouvernements seront contraints de se discipliner et d?assurer un cadre plus transparent ?. Son message est clair : l?Afrique doit cesser d?importer ce qu?elle peut produire. Agriculture, agro-industrie, transformation mini?re : l?enjeu n?est pas seulement de nourrir ses populations, mais aussi de s?imposer comme un acteur central dans le monde d?aujourd?hui. Jean-Ren? Meva’a Amougou

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Gros plan sur la rentr?e scolaire: entre r?silience et r?signation

Chaque mois de septembre ram?ne le m?me cort?ge d??motions : des cartables encore neufs, des crayons qui brillent comme des ?p?es de lumi?re, des uniformes amidonn?s qui sentent la fiert? et la promesse d?un avenir. Mais, derri?re ce d?cor lumineux se cache une r?alit? ?pre : les finances des m?nages saignent, le pouvoir d?achat s?amenuise, et l?angoisse des parents s?invite silencieusement ? la f?te de la rentr?e. Et pourtant? malgr? la raret? de leurs ressources, malgr? les revenus rabougris, malgr? les sacrifices qui parfois tiennent du martyre, les parents, v?ritables sentinelles de l?esp?rance, trouvent toujours le moyen d?envoyer leurs enfants sur le chemin de l??cole. Ils m?ritent d??tre salu?s, ces h?ros anonymes qui, au prix de privations quotidiennes, refusent que leurs enfants soient prisonniers de l?ombre de l?ignorance. Faut-il louer cette r?silience admirable ? Oui, sans aucun doute. Mais faut-il aussi s?interroger sur ce que cette r?silience r?v?le : une soci?t? qui exige des siens une endurance presque surhumaine pour pallier les failles structurelles, les politiques d?faillantes, le d?sordre ?conomique ? L? r?side la ligne de cr?te : entre la grandeur d?un peuple qui ne c?de pas, et la douleur d?un peuple qui, peut-?tre, s?habitue trop ? plier sans rompre. Quoi qu?il en soit, l?essentiel demeure : ces p?res et m?res savent que la dignit? se niche aussi dans l?acte d??quiper un enfant pour l??cole, dans la volont? de lui offrir un cahier, une paire de chaussures, un livre. Car envoyer un enfant ? l??cole , ce n?est pas seulement le pr?parer ? passer des examens ; c?est lui ouvrir le champ vaste o? les bornes de l?ignorance reculent, c?est lui donner les cl?s pour b?tir un lendemain o?, peut-?tre, ses propres enfants ne conna?tront pas les m?mes privations. Oui, les parents le font avec douleur, mais aussi avec fiert?. Ils le font avec inqui?tude, mais plus encore avec espoir. Leur geste, ? chaque rentr?e, est un acte de foi dans l?avenir, un refus obstin? de laisser le destin de leurs enfants se faner dans la m?diocrit?. Ainsi, sous les cris joyeux des enfants qui reprennent la route des ?coles, il y a les larmes invisibles, les sacrifices muets, mais aussi les semences de demain. Et c?est peut-?tre cela, la plus belle le?on de la rentr?e : la certitude que, malgr? les temp?tes, l?esp?rance continue de fleurir dans les mains des parents. BONNE RENTR?E SCOLAIRE ? TOUS! Depuis le Duch? de MALIMBA ? Bona-Mul?nd? sur l’?le de MOULONGO les pieds dans les eaux de la Sanaga, CONSTY LE DUC DE MALIMBAPETIT POISSON DE MALIMBA Votre modeste observateur de la soci?t?.

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Ak?r? Muna? un ?tat qui respecte les diff?rentes cultures?

Avocat international et candidat ? la pr?sidentielle camerounaise, Ak?r? Muna, investi par le Parti Univers et soutenu par plusieurs formations d?opposition, d?fend une forme d??tat f?d?ral qui rapproche le pouvoir des citoyens tout en respectant la diversit? culturelle du pays. Dans un entretien avec Jeune Afrique, il explique : ? Je choisirais la forme de l??tat qui respecte nos diff?rentes cultures. Je rapprocherais le pouvoir du citoyen, ce qui correspond au f?d?ralisme ?. Ak?r? Muna insiste sur la n?cessit? d?un dialogue national inclusif, capable de traiter les causes profondes du conflit arm? dans les r?gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qui a provoqu? des pertes humaines et des souffrances dans les communaut?s. Selon lui, toutes les r?gions en d?tresse doivent ?tre consid?r?es avec la m?me urgence : ? Le moment d?agir, c?est maintenant ?. Lors d?une intervention sur TV5 Monde en 2019, il affirmait : ? Il faut un ?tat f?d?ral, permettant ? chaque Camerounais de vivre au sein de sa culture. Je suis quelqu?un qui pense que la paix reviendra par un syst?me f?d?ral. [? ] Il faut un ?tat f?d?ral. TOM

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Joshua Osih :?le pouvoir au peuple par un f?d?ralisme ? trois niveaux ?

Joshua Osih, pr?sident du Social Democratic Front (SDF) et candidat ? la pr?sidentielle camerounaise d?octobre 2025, propose une r?forme institutionnelle majeure : la mise en place d?un ?tat f?d?ral structur? sur trois niveaux ? commune, r?gion et ?tat f?d?ral. Cette vision s?inscrit dans son programme ? Rescue Cameroon ?, con?u pour r?pondre aux d?fis structurels du pays, notamment la crise anglophone. ? La d?centralisation telle que nous l?avons aujourd?hui est un f?d?ralisme contr?l? par l??tat central (?), le f?d?ralisme que j?appelle de mes voeux, lui, sera contr?l? par les populations ?, affirme Osih. Selon lui, l?actuelle constitution hyper-pr?sidentialiste bloque l?initiative locale et accentue les crises, tandis qu?un f?d?ralisme ? trois niveaux restituerait le pouvoir au peuple, instaurerait un r?gime semi-parlementaire pour r??quilibrer les pouvoirs et revitaliser le contr?le d?mocratique. Lors d?une conf?rence de presse le 19 ao?t, Osih a insist? sur la n?cessit? de rompre avec ? une forme de capture de l??tat sauvage ? et de construire un syst?me fond? sur le principe de subsidiarit?, o? communes et r?gions disposent de vraies responsabilit?s tout en restant int?gr?es ? l??tat f?d?ral. ? Notre boussole, c?est la R?publique, pas le tr?ne. Notre adversaire, c?est le syst?me qui a ?chou?.Notre objectif est de remettre le Cameroun sur la voie de l??mergence, sans sacrifier la coh?sion nationale ?, a-t-il ajout?, r?sumant ainsi la ligne directrice de son programme et le slogan historique de son parti : ? Remettre le pouvoir au peuple ?. Dossier r?alis? par Tom.

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