bloc d’article

bloc d'article

Toumaino Patricia Ndam Njoya: la princesse rebelle qui r?ve un autre Cameroun

Aujourd?hui, Toumaino Patricia Ndam Njoya se pr?sente ? l??lection pr?sidentielle d?octobre 2025. Une femme, une h?riti?re, une candidate dans un champ politique fa?onn? par des d?cennies de pouvoir masculin. Son nom r?sonne comme une promesse : celle de faire vibrer le Cameroun autrement. Dans le Cameroun politique de 2025, les candidatures s?alignent, se multiplient, s?effacent parfois aussi vite qu?elles surgissent. Mais il en est une qui intrigue, surprend, d?range et fascine : celle de l’?pouse de Adamou Ndam Njoya. Le poids du patronyme est immense. Dans chaque syllabe, c?est l?histoire d?un homme politique, d?une culture qui s?inscrit. Mais Patricia n?est pas que ? ?pouse de ?. Elle a b?ti son parcours entre tradition et modernit?, entre h?ritage et rupture, refusant d??tre r?duite ? un simple ornement dynastique dans une r?publique en qu?te de souffle. Son pr?nom, ? Toumaino ?, sonne comme un tambour : grave et vibrant. Dans les rues de Foumban, on le prononce avec respect, parfois avec m?fiance. Dans les salons feutr?s de Yaound?, il suscite des sourires polis, mais aussi des inqui?tudes ? peine voil?es : que veut-elle r?ellement ? Une trajectoire hors des sentiers balis?s Patricia re?oit tr?s t?t une ?ducation tourn?e vers l?ouverture. Elle poursuit ses ?tudes ? l??tranger, se forme en droit et en sciences politiques, s?immerge dans les d?bats sur la gouvernance, le r?le des femmes en Afrique et la place des traditions dans les d?mocraties modernes. Cette double appartenance ? enracin?e dans la tradition royale mais fa?onn?e par une modernit? exigeante ? devient la matrice de son discours politique. Elle n?a pas attendu 2025 pour faire entendre sa voix. Militante associative, avocate des droits des femmes, figure engag?e dans la d?fense des cultures et patrimoines, elle a multipli? les tribunes et les actions symboliques. L? o? d?autres h?ritiers de palais pr?f?rent la discr?tion ou le confort, elle a choisi la sc?ne publique. Elle s?y expose avec assurance, parfois avec une fougue qui bouscule les codes. Casser les codes du patriarcat politique Dans un pays o? la pr?sidence reste domin?e par des hommes et o? la figure f?minine peine ? ?merger au sommet de l??tat, l?irruption de Toumaino Patricia Ndam Njoya a valeur de manifeste. Elle incarne cette br?che o? s?engouffre le r?ve de milliers de Camerounaises longtemps confin?es aux marges de la d?cision politique. ? Je ne suis pas une candidature symbolique. Je ne viens pas pour repr?senter les femmes, je viens pour repr?senter le Cameroun ?, aime-t-elle r?p?ter. Pourtant, la symbolique est l?, irr?ductible : son visage de femme dans l?ar?ne pr?sidentielle est d?j? une victoire. C?est aussi un d?fi. Car dans les march?s de Foumbot comme dans les rues de Douala, beaucoup s?interrogent : est-elle pr?te ? Est-elle capable de faire face aux baronnies, aux r?seaux, ? la duret? du jeu politique camerounais. Un projet enracin? et ouvert Ses discours d?clinent des th?mes qui lui sont chers : la r?conciliation nationale, l?inclusion des femmes et des jeunes, la valorisation des identit?s culturelles comme levier ?conomique, mais aussi la transition ?cologique. ? l?heure o? le Cameroun suffoque sous les crises sociales, la dette et les incertitudes ?conomiques, Patricia ose parler d?imaginaire, de culture, de dignit? retrouv?e. ? Un pays sans m?moire est un pays sans avenir. Le Cameroun doit se souvenir de ce qu?il est pour devenir ce qu?il r?ve ?, dit-elle souvent. Derri?re ces mots, une vision : celle d?un ?tat qui ne renie pas ses racines mais qui les mobilise comme moteur d?un d?veloppement moderne. Elle propose la d?centralisation effective, la transparence dans la gestion des ressources naturelles, et une place accrue aux femmes dans les instances d?cisionnelles. Ses meetings sont color?s, ponctu?s de chants traditionnels et de slogans modernes, comme si elle voulait faire danser ensemble le pass? et l?avenir. Entre scepticisme et ferveur La route est ?troite. Les sceptiques rappellent que son ancrage reste ?litiste, que son nom lui ouvre des portes mais ne garantit pas l?adh?sion des masses. D?autres la suspectent de n??tre qu?une candidature de t?moignage, une fleur royale plant?e dans le b?ton rugueux de la politique camerounaise. Mais ses partisans, eux, y voient une lueur nouvelle, un souffle inattendu dans une campagne satur?e de promesses r?p?t?es. ? Foumban, certains jurent que ? c?est la premi?re fois que nous voyons une princesse oser descendre dans l?ar?ne ?. ? Douala, une commer?ante s?exclame : ? Elle parle comme nous, elle r?ve comme nous, elle ne nous prend pas de haut. ? La v?rit? se joue dans cette tension entre h?ritage et proximit?, entre royaut? et r?publique. L? o? d?autres alignent chiffres et slogans, elle s?autorise parfois un souffle po?tique. ? Le Cameroun est un tam-tam perc? ?, a-t-elle lanc? lors d?un rassemblement ? Yaound?, ? il faut le r?parer pour que sa musique nous rassemble ? nouveau. ? Ses m?taphores frappent, s?duisent certains, irritent d?autres. Dans un paysage o? la langue politique s?est banalis?e, elle choisit les images, les symboles, la force ?vocatrice des mots. C?est peut-?tre l? sa singularit? : une capacit? ? traduire en po?sie les douleurs et les esp?rances d?un peuple. Un pari historique Jamais une femme n?a acc?d? ? la magistrature supr?me au Cameroun. La candidature de Toumaino Patricia Ndam Njoya s?inscrit donc dans un pari historique. Elle sait ses chances fragiles, mais elle avance avec la d?termination de celles qui n?ont rien ? perdre et tout ? proposer. Le 12 octobre 2025, son nom appara?tra sur les bulletins, aux c?t?s de figures chevronn?es de la sc?ne politique nationale. Quelle que soit l?issue, sa pr?sence r??crit d?j? un chapitre. Elle donne une autre image du possible. Elle incarne une br?che o? s?invite l?imaginaire. L?avenir comme promesse Portrait d?une femme entre deux mondes : l?un ancien, fa?onn? par l?histoire des sultans, l?autre moderne, o? le peuple r?clame justice et ?quit?. Entre ces deux univers, Toumaino Patricia Ndam Njoya trace sa voie.Et peut-?tre, au d?tour d?un scrutin, au c?ur d?un vote incertain, une surprise pourrait na?tre. Comme une fleur royale ?close dans l?asphalte d?une r?publique fatigu?e. Jean Ren? Meva’a Amougou

bloc d'article

Scrutin pr?sidentiel sous la menace des inondations: Cameroun

L’alerte des agences m?t?orologiques (Direction de la M?t?orologie Nationale ; Observatoire national sur les changements climatiques) semble passer inaper?ue. Tout comme est tenu pour quantit? n?gligeable le changement climatique. Qu’en disent les candidats ? la pr?sidentielle du 12 octobre prochain ? Que nenni.Les bulletins de pr?vision et alertes climatiques decadaires, pour la p?riode du 1er au 10 octobre 2025, annoncent des  »risques tr?s ?lev?s » des cas d’inondation, ou de glissement de terrain, dans les r?gions de l’Extr?me-Nord, du Nord, de l’Adamaoua, de l’Ouest, du Nord-Ouest, du Sud-Ouest, du Littoral et du Sud?Pratiquement, toutes les r?gions du Cameroun sont sous menace climatique. Quelles sont les mesures prises afin que les al?as climatiques ne d?teignent pas sur le scrutin, car les cons?quences, d’une ?ventuelle inondation ou glissement de terrain, suite ? de fortes pluies, peuvent se prolonger au-del? de la p?riode decadaire ci-haut indiqu?e ?Quelles mesures prises pour prot?ger les populations/?lectrices des localit?s, ? risque, de Tokombere, de Kousserie, de Djambola, de Dabere, de Bafoussam, de Dschang, de Batibo, de Bamenda, de Yaound?- Nkolmesseng, de Douala 2, 3, 4 et 5, de Nkongsamba, de Melong?Dans les pays s?rieux, les sujets de grandes incidences nationales sont au centre des d?bats ?lectoraux. Au Cameroun, ces sujets ? l’instar de l’agriculture, la p?che, l’?levage, le changement climatique sont ? peine ?voqu?s, par les candidats, alors que l’heure est grave !C’est vrai, on n’ach?te pas le s?rieux au march?. Allons seulement ! Thierry Djoussi pr?sident de l’Association des journalistes camerounais pour l’agriculture et le d?veloppement (AJAD)+237674377796

bloc d'article

la Cemac face ? la saign?e: Cemac en tension

Les gouvernements de la sous-r?gion face ? la baisse des r?serves : entre mesures d?urgence et strat?gies de long terme. La Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) traverse une p?riode d?licate. La chute des r?serves de change, qui alimentait jusqu?ici la stabilit? de la zone franc, suscite des inqui?tudes croissantes tant chez les d?cideurs politiques que chez les acteurs ?conomiques. Les gouvernements sont d?sormais confront?s ? un dilemme : adopter des mesures d?urgence pour ?viter une crise financi?re ou engager des r?formes structurelles pour renforcer la r?silience ?conomique ? long terme. ? la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC), l?heure est ? la communication rassurante. Dans une r?cente note adress?e aux march?s, l?institution souligne que ??la liquidit? de la zone reste g?rable, mais des efforts concert?s sont n?cessaires pour stabiliser la situation??. Ces d?clarations visent autant ? ?viter une panique bancaire qu?? maintenir la confiance des investisseurs. Pour les experts, la crise actuelle met en lumi?re des faiblesses structurelles anciennes. ??Les pays de la CEMAC ont longtemps d?pendu du p?trole et des mati?res premi?res. Cette d?pendance rend les ?conomies vuln?rables aux chocs externes. Il est urgent de diversifier les sources de revenus et de renforcer les secteurs productifs locaux??, analyse Dr. Ernest Mba Bekono, sp?cialiste des politiques publiques bas? ? Yaound?.Les mesures envisag?es par les ?tats vont de la r?duction des importations non essentielles ? la r?vision de certaines politiques fiscales. Certains gouvernements ?tudient ?galement la possibilit? de renforcer la fiscalit? sur des produits strat?giques afin de mobiliser des ressources suppl?mentaires. ??Chaque franc compte, et il faut agir rapidement tout en ?vitant d??roder le pouvoir d?achat des citoyens??, pr?cise Fatou Nguema, consultante politique. Dans ce contexte, la mobilisation de financements ext?rieurs appara?t comme une n?cessit?. Des discussions sont en cours avec les institutions multilat?rales. ??Nous suivons de pr?s la situation en Afrique centrale. Des m?canismes de soutien cibl?s pourraient ?tre mis en place pour stabiliser les r?serves et accompagner les r?formes structurelles??, d?clare un responsable de la Banque mondiale ? Yaound?. Le Fonds mon?taire international (FMI), pour sa part, aurait exprim? sa disponibilit? ? soutenir des programmes de renforcement de la gestion macro?conomique. ??Un soutien coordonn? peut aider la CEMAC ? traverser cette phase critique sans compromettre la stabilit? ? long terme??, indique un expert en poste ? la repr?sentation du FMI au Cameroun. Politiquement, la situation est particuli?rement sensible. Toute d?cision per?ue comme une aust?rit? risque de provoquer des tensions sociales. Les gouvernements doivent donc conjuguer action rapide et communication transparente pour ?viter que la crise ?conomique ne se transforme en crise politique. ??La perception des citoyens est cruciale. Il ne suffit pas de prendre des mesures, il faut que les populations comprennent et soutiennent les choix ?conomiques??, rappelle Fatou Nguema. Les analystes soulignent ?galement que la crise pourrait devenir un catalyseur pour des r?formes plus profondes. Au-del? des mesures d?urgence, la question de la souverainet? mon?taire et de la coop?ration r?gionale est au c?ur des d?bats. ??La zone franc a assur? une certaine stabilit? pendant des d?cennies, mais elle doit ?voluer pour s?adapter aux r?alit?s ?conomiques actuelles. La coop?ration r?gionale et la diversification ?conomique sont des piliers indispensables pour la r?silience future??, estime Dr Mba Bekono. Dans ce contexte, certains bailleurs de fonds internationaux appellent ? des r?formes cibl?es pour r?duire la vuln?rabilit? de la r?gion aux fluctuations des prix des mati?res premi?res. ??Investir dans l?agriculture, l?industrie locale et les infrastructures permettra non seulement de stabiliser la balance commerciale, mais aussi de cr?er des emplois et renforcer l?int?gration r?gionale??, souligne une source de l?Agence fran?aise de d?veloppement (AFD). Malgr? la complexit? de la situation, plusieurs observateurs restent optimistes. La combinaison de mesures imm?diates pour prot?ger les r?serves et d?un plan de r?forme ? long terme pourrait, selon eux, transformer cette p?riode de tension en opportunit?. ??La crise actuelle pourrait inciter les ?tats de la CEMAC ? moderniser leurs institutions ?conomiques et ? renforcer la transparence dans la gestion publique. C?est un d?fi, mais aussi une chance unique??, conclut Dr Mba Bekono. Ainsi, la CEMAC se trouve ? un carrefour strat?gique. Entre gestion de crise et vision ? long terme, la zone franc d?Afrique centrale doit trouver un ?quilibre d?licat. La r?ponse des gouvernements, soutenue par la coop?ration internationale, d?terminera la trajectoire ?conomique et politique de la r?gion pour les ann?es ? venir. Jean Ren? Meva’a Amougou

bloc d'article

Formation anti-EEI : le CCPAC poursuit son programme 2025

Du 22 au 25 septembre 2025, Libreville a servi de point de convergence pour une formation sp?cialis?e sur les Engins Explosifs Improvis?s (EEI), destin?e aux Forces de D?fense et de S?curit? gabonaises. Cette initiative, orchestr?e par le Secr?tariat Permanent du Comit? des Chefs de Police de l?Afrique Centrale (CCPAC), s?inscrit dans le programme d?activit?s 2025, qui vise ? renforcer la coop?ration r?gionale face ? la recrudescence des menaces terroristes et transfrontali?res. Cette session fait suite aux recommandations formul?es lors de la 4? Session du Conseil s?curitaire du CCPAC, qui avait tir? la sonnette d?alarme sur l?usage croissant des EEI par des groupes arm?s, favoris? par le trafic de composants. L?objectif affich? ?tait de former les participants ? identifier ces ?l?ments lors des contr?les routiers et ainsi pr?venir leur prolif?ration et utilisation malveillante. La c?r?monie d?ouverture, pr?sid?e par le G?n?ral de Corps d?Arm?e Serge Herv? Ngoma, Commandant en Chef des Forces de Police Nationale, a r?uni des repr?sentants du Minist?re de l?Int?rieur, de la CEMAC, ainsi que les commandements de la police, de la gendarmerie et des douanes. Le Colonel Esa?e Ovono Eyi Mezui, Secr?taire Permanent du CCPAC, a salu? le soutien logistique des autorit?s gabonaises et insist? sur la n?cessit? de diffuser les comp?tences acquises aupr?s de l?ensemble des forces. Libreville succ?de au Cameroun, ? la R?publique centrafricaine et au Tchad, qui ont d?j? b?n?fici? de sessions similaires. Selon le calendrier du programme 2025, d?autres pays de la sous-r?gion seront concern?s dans les prochains mois, dans le cadre d?une strat?gie r?gionale coordonn?e visant ? renforcer la vigilance et la pr?vention sur le terrain. Cette s?rie de formations s?inscrit dans une dynamique r?gionale plus large, o? le partage d?expertise et la coordination entre forces de s?curit? constituent des armes essentielles contre les menaces hybrides et les r?seaux criminels transfrontaliers. Les experts du CCPAC rappellent que l?efficacit? de ces sessions d?pendra de la capacit? des participants ? transmettre les acquis et ? appliquer sur le terrain les techniques apprises Jean-Ren? Meva’a Amougou

bloc d'article

Cameroun : un complexe pharmaceutique d?un milliard USD pour transformer l?Afrique centrale

Le 3 octobre 2025 restera grav? dans l?histoire pharmaceutique du Cameroun. ? Meyo, dans la p?riph?rie de Yaound?, a ?t? pos?e la premi?re pierre d?un complexe pharmaceutique d?envergure, fruit d?une joint-venture sino-camerounaise, Yicheng Pharmaceutical Group Fabrication Co., LTD, avec un investissement de 530 milliards FCFA (948 millions USD). Le projet ambitionne de transformer le Cameroun en hub pharmaceutique r?gional et de r?pondre ? une urgence critique : la d?pendance massive aux importations de m?dicaments. Situ? ? moins de cinq kilom?tres de l?a?roport international de Yaound?-Nsimalen, le site de Meyo s??tend sur 5 hectares, avec possibilit? d?extension. La premi?re unit? de production pourra fabriquer annuellement 100 millions de flacons, 2 milliards d?ampoules injectables et 10 milliards de comprim?s, couvrant environ 100 r?f?rences pharmaceutiques essentielles. Cette capacit? vise ? stabiliser l?offre locale tout en r?pondant ? la demande croissante de la zone CEMAC, qui regroupe Cameroun, Gabon, Guin?e ?quatoriale, R?publique centrafricaine, Tchad et Congo. ? La localisation proche de l?a?roport est un atout logistique majeur ?, note Mme Solange Tchoumi, experte en politique de sant? publique. ? Elle facilite l?importation des mati?res premi?res et la distribution rapide des produits finis dans l?ensemble de la sous-r?gion?. Impact ?conomique et emplois Au-del? de l?enjeu sanitaire, le complexe devrait g?n?rer des milliers d?emplois directs et indirects. Les fournisseurs locaux, laboratoires de contr?le qualit? et services logistiques b?n?ficieront d?un essor significatif. ? Nous estimons que plus de 5 000 emplois directs et 10 000 indirects pourraient ?tre cr??s sur les cinq premi?res ann?es ?, pr?cise Jean-Pierre Zang, ?conomiste industriel camerounais. ? C?est un v?ritable levier pour dynamiser l??cosyst?me pharmaceutique camerounais et r?gional ?. Aujourd?hui, le Cameroun importe plus de 95 % de ses m?dicaments, et la facture pharmaceutique nationale a atteint 169 milliards FCFA en 2024, un poids lourd pour l??conomie et un frein ? l?acc?s aux soins de qualit?. ? Ce complexe est une r?ponse strat?gique ? la fois nationale et r?gionale ?, explique Dr Patrice Hilarion Assene, ?conomiste sp?cialis? en sant? publique. ? La production locale permettra de s?curiser l?approvisionnement des pays voisins et de r?duire leur d?pendance aux march?s internationaux?. Le projet pourrait ?galement transformer Yaound? en un p?le industriel pharmaceutique sous-r?gional, attirant investisseurs et experts. ? Cette usine constitue un catalyseur pour l?innovation et la formation dans le secteur pharmaceutique ?, ajoute Dr Omer Lagan Mele, chercheuse camerounaise en politiques de sant? publique. Une vision sous-r?gionale Le Cameroun ambitionne de positionner Meyo comme un hub pharmaceutique pour toute la CEMAC, r?duisant les ruptures d?approvisionnement et rendant les m?dicaments plus accessibles. Selon Dr Hilarion Assene, ? la capacit? de produire localement des m?dicaments de qualit? est un atout strat?gique pour toute la sous-r?gion. Les pays voisins pourront s?curiser leurs cha?nes d?approvisionnement et r?duire leurs co?ts d?importation. ? Des accords de distribution sont envisag?s avec les pays voisins pour rationaliser les approvisionnements et faciliter la cr?ation de r?seaux logistiques interconnect?s. ? Il s?agit d?une opportunit? unique pour cr?er un march? pharmaceutique int?gr? ?, souligne Ursula Maffo, ?conomiste camerounaise. ? Les synergies entre production locale et demande r?gionale pourraient rendre les m?dicaments plus abordables et am?liorer l??quit? en sant?. ? Un projet align? avec les politiques nationales Le complexe s?inscrit dans le cadre du Plan National de D?veloppement Sanitaire (PNDS) et de la Strat?gie Nationale 2030 (SND30), visant ? renforcer les infrastructures de sant? et promouvoir l?innovation pharmaceutique. ? Nous sommes en train de b?tir non seulement une usine, mais une strat?gie nationale et r?gionale de souverainet? sanitaire ?, insiste Mme Maffo. Le projet illustre ?galement la volont? de l?Afrique centrale de r?duire sa d?pendance aux importations et de renforcer sa r?silience face aux crises sanitaires. ? La pand?mie a montr? l?urgence de d?velopper des capacit?s locales ?, rappelle Dr Amina Nguema. ? Meyo est une r?ponse concr?te et ambitieuse ? cet enjeu ?. Perspectives D?s 2027, le Cameroun pourrait devenir un mod?le de production pharmaceutique locale, offrant aux pays de la CEMAC des m?dicaments fiables, accessibles et produits selon les normes internationales. Ce complexe pourrait transformer durablement le paysage sanitaire et ?conomique de la sous-r?gion, tout en affirmant la capacit? de l?Afrique centrale ? produire pour ses citoyens. ? Le complexe de Meyo n?est pas seulement une usine ; c?est une vision strat?gique pour la sant? et l??conomie de toute l?Afrique centrale ?, conclut Ursula Maffo. ? Il marque le d?but d?une nouvelle ?re o? le continent cesse de d?pendre exclusivement des importations et affirme son r?le dans la production pharmaceutique r?gionale ?. Flux financiers, circulation des biens et des personnes Au-del? de l?emploi et de la production, le complexe de Meyo est appel? ? devenir un moteur ?conomique r?gional. Selon Dr L?onard Ngomo, expert en ?conomie r?gionale, ? la mise en place de ce hub va g?n?rer des flux financiers significatifs, ? travers l?investissement direct, les ?changes commerciaux et la taxation des op?rations logistiques. Cela renforcera les budgets nationaux et facilitera la circulation de capitaux entre les pays de la CEMAC. ? La production locale induira ?galement une circulation accrue des biens et des personnes. Les m?dicaments produits seront export?s vers les pays voisins via des corridors logistiques bien d?finis, stimulant le transport, la douane et les services de stockage. ? Le complexe va cr?er un v?ritable r?seau de circulation de marchandises et de personnel qualifi? ?, pr?cise Mme Fatou Bissiri, sp?cialiste en commerce et transport r?gional. ? Des techniciens, pharmaciens et logisticiens circuleront r?guli?rement entre le Cameroun et ses voisins, renfor?ant l?int?gration ?conomique de la sous-r?gion. ? Cette dynamique favorisera aussi la cr?ation de clusters industriels autour de Meyo, attirant fournisseurs de mati?res premi?res, soci?t?s de transport et laboratoires d?analyses. ? La compl?mentarit? entre production locale, distribution et expertise humaine est un atout pour faire ?merger un v?ritable march? pharmaceutique int?gr? ?, insiste Dr Amina Nguema. Ongoung Zong Bella

bloc d'article

Koki Assoumou

Le Cameroun enregistre un nouveau succ?s diplomatique avec l??lection de l’une de ses filles au Conseil de l?Organisation de l?aviation civile internationale (OACI), lors de la 42? Assembl?e g?n?rale tenue ? Montr?al. Directeur g?n?ral de l?Autorit? a?ronautique du Cameroun, Koki Assoumou rejoint ainsi l?un des organes d?cisionnels les plus strat?giques de l?organisation onusienne, charg?e de fixer les normes mondiales de s?curit? et de navigation a?rienne. Cette ?lection consacre l?expertise et la cr?dibilit? du Cameroun dans le secteur a?rien, au moment o? le pays renforce la modernisation de ses infrastructures a?roportuaires et ?uvre pour une meilleure int?gration du ciel africain. Pour Yaound?, cette victoire illustre la reconnaissance internationale du professionnalisme de ses cadres et la pertinence de sa diplomatie technique. Elle ouvre ?galement de nouvelles perspectives de coop?ration dans un domaine cl? pour la connectivit? et le d?veloppement ?conomique du continent.

bloc d'article

Conseil de s?curit? de l’ONU: l’Afrique hausse le ton

Apr?s avoir essuy? un trop plein d’injustices, le continent parle d?sormais pour casser la porte longtemps rest?e verrouill?e par certaines puissances. Depuis 1945, le fonctionnement du Conseil reste fig? dans une architecture h?rit?e de l?apr?s-guerre. Les cinq membres permanents ? ?tats-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni ? disposent d?un droit de veto quasi absolu, tandis que dix autres si?ges tournent sur une base biennale. Une m?canique qui, pour le continent africain, traduit une injustice structurelle. ? Avec 54 ?tats, plus d?un milliard d?habitants et un poids ?conomique croissant, l?Afrique ne peut plus ?tre rel?gu?e au rang de spectateur ?, a martel? Bio lors de la comm?moration des 80.ans de l’ONU ? New York. Alors que l?Organisation des Nations unies souffle ses 80 bougies, l?heure n?est plus aux discours convenus. Pour Julius Maada Bio, pr?sident de la Sierra Leone et porte-parole du Comit? des dix (C-10) mandat? par l?Union africaine, le constat est sans d?tour : ? L?Afrique exige d?sormais sa place au Conseil de s?curit? ?.Son message r?sonne comme un ultimatum : deux si?ges permanents avec droit de veto et deux si?ges non permanents suppl?mentaires, ou la poursuite d?une marginalisation qui mine la l?gitimit? m?me du syst?me multilat?ral. Un consensus clair L?Afrique ne parle pas en ordre dispers?. Depuis la position commune d?Ezulwini et la d?claration de Syrte, l?Union africaine a trac? une ligne ferme : l??quit? avant la faveur. Cette demande ne rel?ve ni d?un caprice diplomatique ni d?un calcul de pouvoir, mais d?une exigence de justice historique. La plupart des conflits trait?s par le Conseil concernent le continent, sans que celui-ci ne soit repr?sent? ? la table o? se prennent les d?cisions. Les r?formes partielles introduites ces derni?res ann?es, comme la discussion sur la limitation du veto, apparaissent insuffisantes. ? Il faut cesser de bricoler. Tant que la composition du Conseil ne refl?tera pas le monde r?el, ses d?cisions manqueront de l?gitimit? ?, estime Dr Daniel Nkomba, internationaliste camerounais, consultant aupr?s de plusieurs think tank internationaux. Un avertissement politique Au-del? de la revendication institutionnelle, c?est la cr?dibilit? m?me des Nations unies qui se joue. Comment mobiliser la jeunesse africaine autour du multilat?ralisme si son continent est tenu ? l??cart des d?cisions mondiales ? Comment parler de paix et de coop?ration quand les structures de pouvoir restent celles du si?cle dernier ? Pour Julius Maada Bio, l?avertissement est clair : ? Le Conseil doit s?ouvrir, ou il s?enfermera dans son ill?gitimit?. ? L?Afrique n?entend plus patienter. Forte de ses alliances r?gionales, de son influence croissante dans les forums internationaux et de sa d?mographie galopante, elle se pr?pare ? imposer sa voix sur la sc?ne mondiale. Bobo Ousmanou

bloc d'article

Halte au chantage par la peur !

Le sang n?a pas coul?, mais la menace est claire, brutale, insupportable. L?attaque dont a ?t? victime Cyrille Bojiko, patron de Balafon Media, d?passe de tr?s loin la cat?gorie des ? d?rapages ?. Ici, c?est le m?tier de journaliste, tout entier, qui est vis?, ? travers l?un de ses visages les plus embl?matiques. Les assaillants n?ont pas seulement endommag? du mat?riel, ils ont voulu frapper une conscience, r?duire au silence une voix qui, par son ind?pendance, d?range. Leur message est limpide : ? Nous pouvons aller plus loin, jusqu?? l??limination physique. ? Voil? ce que dit ce guet-apens. Voil? ce qui doit nous r?volter. Car ? travers Cyrille Bojiko, ce sont des centaines de journalistes camerounais qui se voient menac?s. Depuis des ann?es, le m?tier se pratique dans un climat de peur larv?e : intimidations, arrestations arbitraires, convocations humiliantes, pressions ?conomiques. D?sormais, la ligne rouge est franchie. Nous ne sommes plus dans l?accident isol? ; nous sommes dans une offensive contre la libert? d?informer. Et l?histoire nous enseigne qu?une soci?t? qui s?attaque ? ses journalistes s?attaque en r?alit? ? elle-m?me. Dans ce contexte, la promesse faite par Paul Biya en campagne ? ? je m?occuperai de la protection des journalistes ? ? sonne comme un aveu. Oui, le Cameroun n?est pas un havre de s?curit? pour celles et ceux qui ont choisi de porter la voix du peuple. Oui, exercer ce m?tier chez nous rel?ve du courage civique. Mais un aveu ne suffit pas ! Ce que les journalistes exigent, ce que la soci?t? r?clame, ce que la d?mocratie impose, ce sont des actes concrets : enqu?tes s?rieuses sur les agresseurs, sanctions exemplaires, dispositifs cr?dibles de protection. Le pouvoir a ici une occasion historique : montrer qu?il ne se contente pas de slogans, mais qu?il fait de la libert? de la presse un pilier effectif de notre R?publique. S?il ?choue, c?est tout l??difice d?mocratique qui vacillera, car un pays o? l?information est musel?e est un pays qui avance les yeux band?s. Ne nous trompons pas : attaquer un journaliste, ce n?est pas seulement viser un individu. C?est tenter de b?illonner un peuple, c?est interdire aux citoyens de savoir, de comprendre, de critiquer, de choisir. C?est substituer la peur ? la v?rit?. Et nous refusons d?habiter ce silence impos?.Cyrille Bojiko n?est pas seul. Derri?re lui, c?est toute une corporation qui se dresse, c?est une soci?t? civile qui s?indigne, c?est une jeunesse connect?e qui observe et qui n?acceptera plus que la plume soit une cible impunie. La libert? de la presse n?est pas un luxe ; elle est une condition vitale de notre avenir commun. ? ceux qui menacent, nous r?pondons : vos balles n?arr?teront pas nos mots. JRMA

bloc d'article

M?me pas une simple photo ensemble? d?primant !

Tchiroma, cavalier solitaire lanc? dans une chevauch?e improbable, attire chaque jour plus d?adeptes. Sans moyens d?mesur?s, il r?ussit l? o? d?autres ?chouent : rallier les foules avec l??nergie brute du petit peuple. Dans ce climat de lassitude, sa vitalit? tranche comme une ?claircie au milieu d?un ciel lourd. Car partout ailleurs au Cameroun actuellement, la politique rend malade. Les Camerounais ont le blues. Achille Mbembe l?a dit : Paul Biya a g?ch? nos vies. Pendant que l?alliance Bello-Tchiroma pi?tine, que Kamto d?nonce les trahisons, que Bello, ancien proche de Biya, se voit interdit de meeting dans le village m?me du pr?sident, la d?prime s??paissit. Elle touche jusqu?aux barons du r?gime : Ren? Sadi avale ses couleuvres, Laurent Esso se contente de d?filer en silence. Elle atteint aussi ces jeunes fonctionnaires de trente ans, enr?l?s dans la campagne d?un homme de 92 ans qui ignore jusqu?? leurs noms. Ils s?y pr?tent par calcul, esp?rant grappiller quelques ?chelons dans une administration en panne. Et cette tristesse se lit dans les foules hurlant sur de pauvres femmes en pagne aux couleurs du RDPC, oblig?es de se pr?ter au jeu pour quelques billets afin de nourrir leurs enfants. Elle se lit aussi dans cette image absurde qui envahit tout l?espace publicitaire : un portrait mensonger d?un pr?sident qui n?a rien du vieillard qu?il est.Mais la d?prime la plus insoutenable est intime : celle d?une fille contrainte d’appeler ? voter contre son propre p?re, accusant publiquement l?homme qui l?a engendr?e d?avoir inflig? tant de souffrances ? son peuple. Comment ne pas voir dans son d?sarroi la v?rit? nue, plus forte que tout discours ? M?me son r?trop?dalage forc? ne change rien : la blessure est faite. Et puis il y a la d?prime ordinaire, celle des millions de Camerounais qui tirent le diable par la queue et qui, en lisant le slogan de campagne de Paul Biya ? ? Esp?rance ? ? comprennent qu?il ne reste plus qu?? remettre leur sort ? Dieu, pour sept ann?es encore. Car tout le monde sait ? m?me en feignant de croire au destin de son candidat ? que le RDPC trichera et que Paul Biya sera proclam? vainqueur. Alors oui, nous allons ? cette ?lection tous malades. Et pourtant, il n?est pas trop tard. Comme un patient en ?tat critique, il nous faut une th?rapie de choc. Mais une th?rapie qui commence par un r?cit, par un narratif. Pas un r?cit de divisions, de querelles d?ego, de calculs d?risoires. Non : un r?cit qui transforme nos blessures en histoires, nos humiliations en images, notre d?sespoir en imagination. Candidats, ?lecteurs, partis : cessez de vous mesurer les uns aux autres. Offrez-nous une seule histoire commune, une histoire ? la mesure du v?ritable enjeu. Une photo ensemble pour porter un message collectif. Une simple image pour nous gu?rir de cette ?lection du 12 octobre d?primante. Commen?ons parl? : une simple photo de vous tous ! Jean -Pierre Bekolo

bloc d'article

29 milliards fcfa

A travers sa filiale Afriland Bourse & Investissement, c?est le montant investi par Afriland First Bank dans Canyon Resources. La Banque obtient ainsi 10,1% des parts de la soci?t? australienne en charge de l?exploitation de la bauxite de Minim Martap, projet lanc? dans l?Adamaoua. Un geste per?u comme une appropriation nationale d?un projet strat?gique. Au-del? des mines, Afriland First Bank r?affirme son r?le de soutien constant ? l?industrie locale. D?but 2023, son en cours de cr?dits atteignait 224 milliards FCFA pour les industries l?g?re et lourde, et 936 milliards sur l??conomie nationale. Une contribution qui traduit sa volont? de renforcer la comp?titivit? industrielle, soutenir l?emploi qualifi? et promouvoir un progr?s social inclusif.

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut