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Maladies cardiovasculaires: une menace silencieuse qui progresse

Au Cameroun, les sp?cialistes parlent de pr?s de 40 % de la population touch?e par les hypertensions. ? Le taux des maladies cardiovasculaires dans la soci?t? camerounaise est croissant. On parle de pr?s de 40 % de la population touch?e par les hypertensions, principal facteur de risque des AVC ?, alerte les sp?cialistes. Derri?re ces chiffres, une r?alit? brutale : avec une pr?valence estim?e ? 30 % de d?c?s par an, ces pathologies repr?sentent aujourd?hui la deuxi?me cause de mortalit? au Cameroun, juste apr?s les maladies infectieuses. Pourtant, la menace reste m?connue du grand public. Dans un pays o? la tuberculose, le paludisme et le VIH monopolisent encore l?attention, les maladies du c?ur avancent ? pas feutr?s, frappant sans distinction d??ge ni de classe sociale. Les experts insistent : 80 % des facteurs de risque pourraient ?tre ?vit?s, ? condition d?informer et d?accompagner les citoyens. Le 24 septembre 2025, la Fondation C?ur et Vie et la Soci?t? Camerounaise de Cardiologie ont r?uni ? Douala m?decins, chercheurs et d?cideurs lors d?un symposium plac? sous le patronage de l?H?pital Laquintinie. L?objectif : sonner l?alarme et impulser une r?ponse coordonn?e. ? Les maladies cardiovasculaires repr?sentent 30 % de l?ensemble des d?c?s enregistr?s chaque ann?e au Cameroun. Et pourtant, les facteurs de risque qui concourent ? cette maladie sont ?vitables ? 80 % ?, rappelle avec gravit? le Dr Marie Solange Ndom, cardiologue et Directeur G?n?ral de l?H?pital Laquintinie. Des vies bouscul?es par le mode de vie moderne Au-del? des chiffres, les maladies cardiovasculaires posent une question centrale de sant? publique : comment concilier d?veloppement, urbanisation rapide et pr?servation du capital sant? ? Le d?fi est de taille pour le Cameroun, o? pr?s de la moiti? des habitants vivent d?j? dans les grandes villes et adoptent des habitudes alimentaires et professionnelles plus s?dentaires. Les sp?cialistes s?accordent sur un point : le changement de mode de vie joue un r?le cl?. La consommation accrue de sel, de sucre et de graisses, la s?dentarit? et le stress urbain p?sent lourd sur le c?ur des Camerounais. Fran?ois Ngoumou, directeur ex?cutif de la Fondation Camerounaise du C?ur, r?sume la situation : ? Le constat est parti du fait qu?il y a une explosion de mort subite au Cameroun due au changement de mode de vie des citoyens. Comme la prise en charge de ces maladies est on?reuse pour le Camerounais moyen, nous avons d?cid? d?agir au niveau de la pr?vention ?. Car les soins co?tent cher. L?acc?s aux m?dicaments antihypertenseurs, aux consultations sp?cialis?es ou aux examens de suivi demeure hors de port?e pour une grande partie de la population. Face ? ce constat, les acteurs de sant? misent d?sormais sur l??ducation et la sensibilisation. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Pr?sidentielle 2025: Paul Biya l’Akonois

Religieux et populations locales se disputent le candidat du Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais (RDPC). P?n?trer l’enceinte du s?minaire saint Joseph que fr?quentait Paul Biya est difficile, car le clerg? dit ?tre apolitique. Mais, au contact avec les responsables de ce s?minaire, il y a une fiert? et un honneur d’avoir eu un ?l?ve aujourd?hui pr?sident de la R?publique, et candidat ? sa propre succession. La conservation de la salle de classe, du banc de l’?l?ve Biya, la conservation du dortoir et du lit de l?illustre apprenant en disent long sur l??tat d?esprit dans cet ?tablissement de l?enseignement secondaire g?n?ral. ? Avoir eu un ?l?ve devenu pr?sident est un tr?s grand honneur. Nous rendons gr?ce ? Dieu. Nous prions de produire d’autres pr?sidents ?, mentionne l’actuel recteur du petit s?minaire o? a ?tudi? le chef de l’?tat. ? voir et ? entendre parler les Akonois, une opposition politique ? un fils du village n’existe pas. M?me s’ils pr?tendent ?tre des d?mocrates, les Akonois sont une main de fer dans un gang de velours. Prononcer le nom d’un autre candidat est une insulte, ? quelques jours de l??lection pr?sidentielle. Tout le monde pr?che et ne prononce qu’un seul nom, celui du candidat du Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais (RDPC). Qu’on soit au march?, dans les d?bits de boissons et autres lieux publics, Paul Biya est sur tous les l?vres. Achille Mballa, technicien en b?timent, venu construire une maison ? ? Biya City ?, comme l’appelle Jean Louis moto taximan, rate de justesse la bastonnade dans un bar de la place, dans la nuit du 24 septembre 2025. Ce dernier, venu ?tancher sa soif apr?s une dure journ?e de travail, intervient dans une discussion politique. Il se pr?sente alors comme un militant du PCRN. ? Je suis Cabral Libii ?, lance-t-il. Comme un seul homme, tout le monde se retourne pour identifier le courageux militant du PCRN. Tr?s vite, Jo?l, l?un de ses collaborateurs et fils du coin, vole ? son secours. ? Il blague, ne prenez pas ? c?ur ce qu’il dit. Il taquine toujours quand il est saoul ?, plaide-t-il. Pour plus de s?curit?, Jo?l l’extirpe et le conduit vers son habitation. La population d’Akono, dans son immense majorit?, dit n’avoir qu’une opposition interne : la guerre fratricide entre les ?lites. Pour Amougou Anicet, ? mon papa Paul Biya nous as tout donn?. Dans la r?gion du Centre, nous avons le plus grand nombre de ministres. Nous avons les directeurs g?n?raux. Mais ? cause des ?gos et des guerres entre ?lites d’ici, la ville ne se d?veloppe pas ?. Denise, revendeuse au march? d’Akono, ?met le v?u de voir son p?re fouler ? nouveau le sol d’Akono pendant ou apr?s les ?lections. ? Le pr?sident doit revenir ici m?me avec la campagne. On nous dit qu’il a ?tudi? ici, mais ? 50 ans, je ne l’ai jamais vu ?, explique-t-elle. Andr? Gromyko Balla ? Akono

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Les potins de la campagne: d?faite??

Ah, la d?mocratie camerounaise, ce th??tre o? chaque coup de th??tre se lit dans les rapports des services secrets ! Selon Jeune Afrique, nos chers espions auraient souffl? ? l?oreille du pr?sident Paul Biya qu?une terrible catastrophe pourrait survenir : une d?faite? historique ! Oui, imaginez le drame absolu si les forces d?opposition parvenaient ? s?unir, ? rassembler leurs ?lecteurs et ?? gagner. Quelle id?e saugrenue ! On se croirait dans une fable o? le monarque re?oit ses oracles, tremble ? la lecture des bulletins de vote et soupire ? l?id?e que ses rivaux osent? coop?rer. Ah, le suspense est insoutenable : les d?mocrates en coalition, un peuple mobilis?? et le pr?sident, pris de frissons strat?giques, se demandant si l?Histoire n?a pas d?cid? de jouer un tour. Quelle trag?die? pour ceux qui n?ont pas le sens de l?ironie ! Mar?e humaine Mercredi 1er octobre 2025, Kousseri a failli se noyer? de monde ! Issa Tchiroma, candidat du FSNC, y a ?t? accueilli comme si Beyonc? herself venait chanter au coin de la rue. Les analystes, lunettes sur le nez et bouche b?e, parlent d?j? de ? d?couverte de l??lection ? ? oui, Issa attire les foules comme le Wi-Fi gratuit un lundi matin. M?me des cadres du MRC ont abandonn? leur navire pour embarquer sur le vaisseau Tchiroma, pr?sent? comme l?? alternative qui claque ?. Lundi dernier, dans le Mayo-Danay, il a rappel? ? la jeunesse : ? Vous n?avez pas juste Issa Tchiroma, vous avez le repr?sentant du peuple ! ? Bon, le peuple, il a r?pondu? en se massant joyeusement derri?re lui. Caricatural ? Le RDPC est un fan club du syst?me au pouvoir ?, l?che Pr Nkou Mvondo, figure acad?mique et homme politique habitu? aux formules qui piquent. En une phrase, il r?sume ce que nombre de critiques reprochent au Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais (RDPC) : ?tre moins un parti d?id?es qu?un cercle de fid?les vou?s ? c?l?brer et ? prot?ger l?ordre ?tabli. En qualifiant le RDPC de ? fan club du syst?me ?, le Pr Nkou Mvondo ne s?est pas content? de lancer une pique. Il a mis en mots une interrogation centrale : le parti au pouvoir est-il encore un outil de d?bat et de gouvernance, ou bien est-il devenu une simple caisse de r?sonance d?un r?gime centr? sur la figure pr?sidentielle ? De nombreux observateurs rel?vent que les congr?s du RDPC ne sont pas des lieux de confrontation programmatique. Les motions de soutien y dominent largement sur les propositions de r?forme. Cette logique renforce l?id?e d?un parti plus mobilis? pour chanter la fid?lit? au syst?me que pour pr?parer l?avenir. ? Ici, le chef de section RDPC a parfois plus d?influence que le sous-pr?fet ?, confie un enseignant de Yaound?, qui pr?f?re garder l?anonymat. ? Mais cette influence ne sert pas ? animer un d?bat politique. Elle sert ? montrer qui est loyal, qui ne l?est pas. ? Virage Candidat du parti UNIVERS ? la pr?sidentielle du 12 octobre 2025, Akere Muna a fait un virage ? 180?? mais avec style : il a d?cid? de rallier Bello Bouba Ma?gari, l?ancien Premier ministre. ? Il m?a promis un r?le important contre la corruption et pour r?gler le bazar du Nord-Est au Sud-Ouest ?, a expliqu? l?avocat ? RFI, comme qui dirait : ? Je ne gagne peut-?tre pas, mais au moins, je joue dans l??quipe ! ? Comme en 2018, Akere n?ira pas au bout de la course, mais reste d?termin? ? secouer le pays. Avant lui, Ateki Seta Caxton avait d?j? pass? le relais, convaincu que Bello Bouba est le champion du changement. Bref, au Cameroun, la politique, c?est un peu comme une partie de chaises musicales : il faut savoir quand se lever? et quand applaudir le voisin qui s?assoit. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Samuel Hiram Iyodi : Le jeunot qui r?ve le Cameroun en ?conomiste

? Douala, quand le soleil perce les t?les ondul?es des march?s et que les klaxons ponctuent le chant des vendeurs, Samuel Hiram Iyodi marche. Il ne traverse pas seulement la ville : il l??coute. Chaque rue, chaque sourire, chaque plainte devient pour lui un indice, un chiffre ? d?crypter, un r?ve ? transformer en projet concret. ? L??conomie n?est pas seulement dans les bureaux ?, dit-il, le regard fix? sur une vendeuse de mangues qui calcule ses profits ? la main. ? Elle est dans la vie de chacun de nous. ? Parcours et id?es ? 38 ans, cet ing?nieur devenu ?conomiste n?a rien d?un politicien ordinaire. Dipl?m? en g?nie des proc?d?s chimiques de l?Universit? Laval au Qu?bec, certifi? Lean Six Sigma Green Belt, il a ?tudi? les flux, les processus, les cha?nes de production. Mais ce sont les flux humains qui l?inspirent le plus. Chez Cameroun Audit Conseil, il a appris ? traquer les risques et ? observer la m?canique des entreprises. Aujourd?hui, il applique la m?me rigueur ? l??tat, voyant dans chaque budget une partition ? r??crire, dans chaque minist?re un instrument ? accorder. ? Nous ne pouvons pas seulement ajuster les chiffres ?, confie-t-il lors d?un meeting improvis? ? Bafoussam. ? Nous devons r?inventer le rythme de la vie ?conomique. ? Ses mots r?sonnent comme une promesse : r?duire le nombre de ministres pour all?ger l?administration, instaurer une autorit? ind?pendante contre la corruption, r?former la fiscalit? pour plus d??quit?, stimuler l?entrepreneuriat local et investir dans les ?nergies renouvelables. Chaque mesure a sa logique, chaque r?forme son souffle po?tique. Sa campagne est un voyage ? travers le Cameroun, une cartographie de la proximit?. ? Yaound?, il ?change avec des commer?ants sur le co?t de la vie. ? Kribi, il ?coute les p?cheurs raconter la mer et les saisons. ? Bamenda, il discute avec de jeunes entrepreneurs qui r?vent de cr?er des start-ups. Partout, il note, questionne, transforme les paroles en id?es concr?tes. ? Ce n?est pas un candidat qui impose ?, raconte Amina, ?tudiante en sciences politiques. ? Il construit avec nous. ? Les r?seaux sociaux deviennent son agora num?rique. Vid?os explicatives, sessions de questions-r?ponses, d?bats en direct : Iyodi y traduit ses analyses ?conomiques en r?cits accessibles. Les chiffres deviennent langage, les r?formes deviennent histoires. Pour la jeunesse, il n?est pas seulement un candidat ; il est un professeur, un mentor, un guide. ? Quand il parle, on comprend ?, dit Mireille, jeune entrepreneuse. ? On sent que chaque id?e a ?t? pens?e, mais surtout que chaque id?e peut changer notre vie ?. Et pourtant, le chemin est ardu. La domination du RDPC et la fragmentation de l?opposition semblent des murs infranchissables. Mais Iyodi avance, fid?le ? sa vision : la rigueur scientifique, la clart? strat?gique, la po?sie dans la politique. ? Je ne suis pas ici pour faire du bruit ?, r?p?te-t-il dans un entretien fictif. ? Je suis ici pour b?tir. Pour que le Cameroun cesse d?attendre et commence ? agir ?. Il y a chez Iyodi une capacit? rare : celle de transformer l?abstrait en tangible, l?analytique en r?ve collectif. Dans les march?s, les universit?s, les villages, il est l??conomiste qui parle aux c?urs. Dans les minist?res qu?il r?ve de r?former, il voit non pas des chiffres, mais des vies, des familles, des avenirs ? ?crire. Samuel Hiram Iyodi, l??conomiste-po?te, bat campagne comme on compose une symphonie. Chaque rencontre est une note, chaque projet une m?lodie, chaque chiffre une rime. Il conjugue m?thode et humanit?, pragmatisme et id?al, strat?gie et po?sie. Dans ses yeux, le Cameroun des 50 prochaines ann?es est d?j? en train de se dessiner, un pays o? les citoyens ne subissent plus, mais d?cident, un pays o? l??conomie devient instrument de justice et de prosp?rit?, un pays o? chaque voix compte, et chaque r?ve peut s?accomplir. ? quelques jours du scrutin, il marche toujours, carnet ? la main, sourire discret, regard fix? sur l?horizon. Samuel Hiram Iyodi n?est pas seulement un candidat. Il est un ?conomiste qui ?crit son pays comme un po?me, un r?veur pragmatique qui transforme la politique en action, et un homme qui rappelle ? tous que l?avenir n?est pas ?crit : ? il se construit, ensemble ?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Journ?e Mondiale de la Femme Rurale: un appel face aux d?fis climatiques en 2025

? l’occasion de la 30e ?dition de la Journ?e Mondiale de la Femme Rurale, qui se c?l?bre le 15 octobre prochain, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) souligne les obstacles rencontr?s par les femmes rurales face aux changements climatiques et l’acc?s limit? aux ressources productives. A la faveur de la 30e ?dition de la Journ?e Mondiale de la Femme Rurale (JMFR), la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) a fait le 1er octobre 2025 une d?claration dans le cadre du lancement des activit?s de cet ?v?nement. Objectif, outiller les femmes rurales ? mieux s’adapter aux changements climatiques et ? am?liorer leur acc?s aux ressources productives. Le th?me de cette ?dition, ? Femmes rurales face aux d?fis des changements climatiques et de l’acc?s aux ressources productives ?, met en lumi?re deux d?fis majeurs qui affectent directement la vie et la r?silience des femmes rurales de notre pays. Les changements climatiques repr?sentent un obstacle pour les femmes vivant en milieu rural. En raison de leur r?le central dans la production alimentaire et la gestion des ressources, elles sont particuli?rement confront?es ? de nombreux d?fis. ? Malgr? ces r?les majeurs dans notre soci?t?, les femmes rurales restent confront?es ? de nombreux obstacles entre autres : le faible acc?s ? la propri?t? fonci?re, aux cr?dits, aux intrants, aux technologies, la charge domestique ?lev?e et l’exposition accrue aux effets n?fastes des changements climatiques ?, indique madame la ministre. De plus, l’acc?s aux ressources productives, telles que la terre, l’eau et le cr?dit, sont souvent limit?es pour les femmes rurales. Cette situation entrave leur capacit? ? investir dans des pratiques agricoles durables et ? am?liorer leur qualit? de vie. Lors de cette d?claration, la ministre r?v?le les actions gouvernementales ? travers le Minproff : ? l’octroi de mat?riels et intrants agricoles aux femmes et groupes de femmes en vue de r?duire la p?nibilit? de leur travail, le renforcement des capacit?s des femmes sur les techniques modernes de production, de transformation, de conditionnement et de commercialisation ?. La c?l?bration de la 30e Journ?e Mondiale de la Femme Rurale, le 15 octobre prochain, sera occasion de r?fl?chir aux actions ? entreprendre pour soutenir davantage les femmes rurales face aux changements climatiques. Am?lie Engono (stagiaire)

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?L’AGOA n’est pas une aide, elle porte sur le commerce?

Lire l?analyse de la Directrice ex?cutive du Centre du commerce international sur l’expiration de l’AGOA D?claration de Pamela Coke-Hamilton, Directrice ex?cutive, Centre du commerce international (ITC)(Gen?ve) ? La Loi sur la croissance et les opportunit?s ?conomiques en Afrique (AGOA), pierre angulaire du commerce entre les ?tats-Unis et l’Afrique, expire aujourd’hui. Il est question d’un renouvellement, mais ? ce jour, nous n’en savons pas plus.Depuis un quart de si?cle, l’AGOA permet un acc?s en franchise de droits au march? am?ricain pour les marchandises provenant de 32 pays africains. Elle favorise ainsi la croissance ?conomique, la cr?ation d’emplois et le renforcement des liens commerciaux.Les pays ?ligibles en ont tir? parti ? des degr?s divers, mais dans l’ensemble, cet accord a ?t? mutuellement b?n?fique.L’expiration de l’AGOA serait un coup dur pour les pays africains qui subissent d?j? le poids des nouvelles mesures commerciales, des derniers droits de douane aux exigences en mati?re de durabilit?. L’acc?s aux march?s cl?s devient de plus en plus difficile, et les pays africains, en particulier les moins d?velopp?s, en ressentent les effets. Prenons l’exemple du Lesotho. Pr?s de 60 % de ses exportations de v?tements sont destin?s aux ?tats-Unis, pour une valeur de plus de 230 millions de dollars par an. Dans le cadre de l’AGOA, ces produits entraient sur le march? am?ricain en franchise de droits ; aujourd’hui, ils sont frapp?s d’un droit de douane de 15 %. Ce taux peut sembler raisonnable en comparaison des 50 % initialement annonc?s, mais cette mesure a entra?n? des annulations de commandes, des pertes d’emplois et une baisse de la comp?titivit? par rapport aux pays voisins comme le Kenya et l’Eswatini, soumis ? un taux de 10 %. L’industrie textile du Lesotho emploie 40 000 personnes. Cette situation affecte de vraies personnes, de vraies vies. L’Afrique du Sud conna?t une situation similaire. Les producteurs d’agrumes, qui repr?sentent 140 000 emplois dans le secteur agricole, sont d?sormais soumis ? un droit de douane de 30 % ? le plus ?lev? du continent ? qui s’ajoute aux droits de douane pr?existants. En ce qui concerne les voitures, selon nos donn?es, les exportations de v?hicules particuliers vers les ?tats-Unis ont chut? de pr?s de 40 % en glissement annuel au deuxi?me trimestre 2025. Nous estimons que les exportations globales du pays vers les ?tats-Unis pourraient chuter de 17 % d’ici 2029. L’Afrique du Sud est le premier partenaire commercial des ?tats-Unis sur le continent, ce qui aurait des r?percussions sur les fabricants am?ricains. En ce qui concerne les secteurs, si l’AGOA n’?tait pas renouvel?e, le secteur le plus touch? serait celui de l’habillement et du textile. Nos donn?es montrent que les droits de douane ? eux seuls vont se traduire par une r?duction des exportations des pays b?n?ficiaires de l’AGOA vers les ?tats-Unis de 11 % d’ici 2029. Avec la fin de l’AGOA, ce chiffre atteindrait 21 %. D’autres secteurs ? forte intensit? de main-d’?uvre, tels que le cuir, la chaussure, les produits alimentaires transform?s et les boissons, risquent ?galement de perdre du terrain. Dans une perspective future, il ne s’agira pas seulement d’une question de pr?f?rences perdues ou d’acc?s r?duit au march?, il s’agira surtout d’un test sur les capacit?s de r?action des ?conomies africaines. Les pays africains peuvent saisir cette occasion pour s’engager pleinement dans la diversification au-del? des secteurs et des march?s traditionnels, la transformation des marchandises avant leur exportation et le renforcement du commerce au sein du continent. Il faut pour cela se projeter ? long terme, et la Zone de libre-?change continentale africaine est notre meilleur outil pour y parvenir. Elle peut ouvrir les march?s r?gionaux, attirer les investissements et r?duire la d?pendance vis-?-vis d’un partenaire commercial unique. Permettez-moi de conclure par cette remarque : l’AGOA n’est pas une aide, elle porte sur le commerce. Elle a profit? ? la fois aux exportateurs africains et aux fabricants bas?s aux ?tats-Unis. Il est grand temps que l’Afrique accorde la priorit? ? l’Afrique en renfor?ant les cha?nes de valeur r?gionales et en veillant ? ce que m?me les plus petites entreprises aient un r?le ? jouer au c?ur de cette transformation. Notes aux ?diteurs? propos du Centre du commerce international

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Deuxi?me Guerre mondiale: le g?n?ral De Gaulle est parti d?Akono pour lib?rer la France

Le journal Int?gration a visit? les coins inconnus de ce pan de l?histoire du Cameroun. Un peuple sans histoire est un monde sans ?me, a-t-on coutume de dire. Pour le p?re Mvogo Enama Alexandre D?sir?, gardien du temple, ? contrairement au narratif populaire, le g?n?ral De Gaulle ne vient pas au Cameroun pendant la deuxi?me Guerre mondiale. Il ?tait l? bien avant et a v?cu de nombreux mois sous la sacristie de la cath?drale d’Akono ?. Il s?agit en effet d?un bunker d?une pi?ce unique de 7m?, ? l?acc?s difficile. La peinture blanche sur les murs est la m?me depuis bient?t 100 ans. Les seuls vestiges restant sont des reliques militaires. Elles appartiendraient ? la garde rapproch?e du g?n?ral. Tout commence en 1938, nous sommes ? la veille de la deuxi?me Guerre mondiale. La France comprend que l’Allemagne veut r?cup?rer ses colonies perdues apr?s la premi?re Guerre mondiale. Le Cameroun est non seulement dans l’escarcelle, mais constitue aussi un carrefour tr?s strat?gique pour l’approvisionnement en troupes et en ressources. La partie centrale du pays (particuli?rement la capitale Yaound? et ses environs) constitue un danger majeur parce que germanophone. De Gaule d?cide de s’installer ? Akono, o? il passe des longs mois ? ?laborer la strat?gie de guerre. En effet, De Gaule craint que les Allemands ?tablissent une base arri?re ? un pas de la capitale. D?autant plus que les Alsaciens ? l?origine germanophones sont install?s ? Akono. La proximit? linguistique avec les populations constitue un atout majeur pour le renseignement fran?ais. ? Les Allemands ?taient tr?s appr?ci?s par les populations ?, indique le pr?lat. La France ayant effac? toute trace de ce s?jour, le guide et pr?lat apprend qu’il ne croyait pas au r?cit des anciens de la localit?. L?altercation verbale avec un colonel des services de renseignement fran?ais retrait? ? Douala aurait ?t? d?cisive. ? Je me rendais ? Nkonsamba pour une messe. Dans les embouteillages, le colonel fran?ais et moi avions des prises de bec. En apprenant mon titre de ministre de Dieu ? Akono, il se calme. Il dit : ? l? o? le g?n?ral De Gaulle s’est cach? ? Je r?ponds que le g?n?ral De Gaulle n’?tait pas ? Akono. Il me redit que le g?n?ral ?tait ? Akono ?, ?voque-t-il. L’agent secret lui fait une r?v?lation : ? De Gaulle ?tait ? Akono entre 1938 et 1939. Si nous ouvrons les archives du Cameroun, vous verrez qu’il ?tait au Cameroun. C’est de l? qu’il part pour remonter vers l’Afrique du Nord o? il va lancer son fameux appel ?. C’est fort de cette r?v?lation que le p?re Mvogo Enama Alexandre D?sir? plaide pour un enseignement d’une histoire ?crite par nous-m?mes. Apr?s les archives sur la guerre d’ind?pendance, il faut d?sormais ouvrir celles de l??poque coloniale. Andr? Gromyko Balla ? Akono

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D?cr?pitude: le chemin de croix de la mythique ?glise d?Akono

B?ti en 1925, le joyau architectural a besoin imp?rativement d’un coup de neuf. La main tendue d?Akono aux bienfaiteurs. Si la cath?drale Notre-Dame de Paris est le monument le site touristique plus visit? de France, l??glise d’Akono, parmi les plus grandes b?tisses religieuses d’Afrique centrale en p?riode coloniale, situ?e en terre camerounaise, peut ?galement attirer des millions de touristes. Pour les visiteurs, l??tat camerounais doit valoriser ce site touristique qui grandit l?image du pays. Pour les visiteurs s?duits par l??difice religieux, l’?tat du Cameroun devrait s?inspirer de la reconstruction de la cath?drale Notre-Dame apr?s l’incendie de 2019 par les fonds publics fran?ais. ? La cath?drale d’Akono, h?ritage colonial, doit ?tre une priorit? en mati?re d’investissement ?, insiste un touriste qui d?couvre l’?difice. Avec son architecture gothique (moyen?geux), son allure luxuriante et majestueuse, elle constitue un v?ritable potentiel touristique et ?conomique. Histoire et sp?cificit?s ? titre de rappel, l??glise d’Akono est construite en 1925 par le p?re Albert Stoll, d’origine alsacienne (France). Pour le p?re Alexandre d?sir? Mvogo Enama, cur? de la paroisse d?Akono, ? le p?re Stoll a voulu reproduire l’architecture alsacienne ? Akono ?. A l?en croire, cet ?difice tr?s solide est construit sans le moindre fer. Les murs et les dalles sont uniquement en b?ton arm?. Autre originalit?, le font baptismal, pour les c?r?monies de bapt?me, se trouve ? l’arri?re de l’?glise, alors qu?on retrouve g?n?ralement ce font ? l’avant de l??glise. Les plus grosses cloches d’Afrique centrale sont ? Akono. Une autre originalit? et non des moindres, c’est l’aspect eucharistique. Dans cette ?glise, trois messes peuvent ?tre c?l?br?s en m?me temps. ? A l’?poque, trois messes ?taient dites aux m?mes moments, mais cette pratique a disparu?, r?v?le l’homme d’?glise. Et malgr? l’usure du temps, la sacristie de cette ?glise est rest?e intacte. La prouesse technologique et architecturale r?alis?e par le p?re Stoll n’?tait pas appr?ci?e de tout le monde. Mgr Ren? Graffin, ?v?que de Yaound? ? l??poque coloniale, aurait refus? d’inaugurer (b?nir dans le vocabulaire catholique) cette belle et grande ?glise. Pour lui, une colonie ne devrait pas disposer d?un ?difice de ce calibre. Dol?ances Selon les estimations donn?es par le maitre des lieux, il faut cent millions (100 000 000) de FCFA pour achever les travaux de r?fection de l??glise d?Akono. ? ce jour, plus de la moiti? des fonds manquent dans la cagnotte de la r?fection. ? On rend gr?ce ? Dieu que ces blocs de b?ton ne sont pas encore tomb?s sur nous ?, indique le maitre de c?ans. La cath?drale mythique meurt ? petit feu. Si rien n’est fait, elle s’effondrera un jour. Andr? Gromyko Balla ? Akono

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La campagne du riche contre le pauvre au Cameroun

Le riche, c?est Paul Biya Le Pr?sident ? candidat a de gros moyens (financiers, logistiques, institutionnels et mat?riels) qu?il affiche ostensiblement. Il est le seul visible sur les panneaux d?affichage ? travers le pays. Il sature sur les r?seaux sociaux. C?est le seul candidat ? b?n?ficier de l?accompagnement de l?appareil administratif. Les financements de sa campagne sont de loin les plus importants de cette pr?sidentielle. Certes, il a personnellement mis la main ? la poche. Mais, il b?n?ficie des cotisations organis?es par des ?lites de son parti politique ou de l?administration publique. Des montants d?passant la centaine de millions de FCFA ont ?t? collect?s par -ci, par-l?. En faisant une sommation arithm?tique, ce sont des milliards de francs CFA sont ?t? collect?s ? travers un pays class? parmi les plus pauvres et tr?s endett?s, o? les deux tiers de la population peinent ? vivre avec un dollar par jour. Le candidat ? pr?sident b?n?ficie ?galement du financement public mis ? disposition via le minist?re de l?administration territoriale. La coupe est pleine avec des financements indirects. Ils se mat?rialisent entre autres par l?utilisation des moyens de l?Etat dans la campagne du candidat Biya. Le modus operandi des ?missaires du Rassemblement d?mocratique du peuple camerounais (Rdpc) pendant la campagne pour Paul Biya est le symbole du riche qui a la primaut? sur tout. Par exemple, les lieux de meeting leurs sont prioritairement accord?s. Leurs gros moyens financiers ach?tent tout, y compris les consciences des pauvres ?lecteurs. Le pauvre, c?est les autres candidats Ils sont (presque) tous ? la peine financi?rement. Et ?a se voit. Pas d?affichage urbain et interurbain. Pas de spots publicitaires ? la t?l?vision. Aucune insertion publicitaire dans la presse ?crite. Une pr?sence ch?tive sur les r?seaux sociaux. Ces candidats sont ostracis?s par l?administration et les autorit?s locales. Au moins trois sur quatre meetings du candidat Serge Espoir Matomba sont tenus dans la nuit. Et pour cause, les autorit?s pr?fectorales multiplient des raisons pour emp?cher la tenue dans de bonnes conditions des meetings du candidat du PURS. Des images virales sur les r?seaux sociaux montrent des ?clats de voix entre un officier de police et un cadre du Social democratic front (SDF) au sujet de l?occupation d?un espace de meeting. Cabral Libii Ngue a souvent ?t? en qu?te d?espace de meeting ? Douala et Ed?a. Des affrontements sanglants (et certainement meurtriers) sont enregistr?s ? Touboro entre le RDPC et l?UNDP, du fait de la dispute du m?me site pour faire meeting. La liste des crocs-en-jambe administratifs contre les candidats de l?opposition est loin d??tre exhaustive. L??quit? et l??galit?, gages d?une ?lection juste La loi devrait fixer un plafond de financements des campagnes ?lectorales. Elle devrait interdire l?utilisation des moyens de l?Etat dans les campagnes ?lectorales. L??quit? et l??galit? doivent ?tre le trait dominant des campagnes ?lectorales au Cameroun. Pour qu?on parvienne enfin ? des ?lections ? solutions plut?t qu?? des ?lections ? probl?mes. Thierry Ndong Owona

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S?curit? alimentaire: Bl?dina et Nestl? dans la tourmente, le Cameroun muscle sa vigilance

Apr?s le rappel de lots de Bl?dina en France et au Gabon, le ministre de la Sant? publique, Manaouda Malachie, a ordonn? le retrait pr?ventif de ces produits au Cameroun. Quelques jours plus tard, c?est une r?f?rence de Nestl? qui est point?e pour ? non-conformit? ?. Entre d?mentis des entreprises et inqui?tudes des consommateurs, la confiance dans la cha?ne agroalimentaire est mise ? l??preuve. Le 26 septembre 2025, le ministre de la Sant? publique (Minsant?), Manaouda Malachie, a cr?? la surprise en annon?ant le retrait ? pr?ventif ? et ? imm?diat ? de tous les produits Bl?dina pr?sents dans les circuits de distribution camerounais. Une mesure radicale, motiv?e par des soup?ons de contamination aux aflatoxines, des toxines issues de moisissures d?j? signal?es en Europe. ? Nous proscrivons toute consommation jusqu?? nouvel ordre ?, pr?cisait le communiqu? officiel. Comme si cela ne suffisait pas, un nouvel ?pisode est venu accentuer la tension. Le 30 septembre, le Minsant? a ordonn? le retrait imm?diat du lait en poudre Nido Choco de Nestl?, invoquant un cas de ? non-conformit? ? signal? par un tiers. Aucun d?tail n?a cependant ?t? donn? sur la nature du d?faut constat?, ni sur l?identit? de l?informateur. Contre-attaques Du c?t? de l?entreprise, la riposte n?a pas tard?. Contact?e par Int?gration, l??quipe de communication de Bl?dina assure que ? bien que des lots de produits concern?s par le rappel aient ?t? import?s au Cameroun, la totalit? du stock est rest?e dans l?entrep?t du distributeur ?. Une d?claration qui, faute de preuves concr?tes, entretient le doute. R?action imm?diate de Nestl? Cameroun, qui s?est dite ? surprise ? par une d?marche jug?e brutale. Dans un communiqu?, la filiale de la multinationale suisse estime que l?annonce ? porte pr?judice ? ? sa marque et regrette de n?avoir pas ?t? consult?e avant diffusion. ? Nous sollicitons une audience aupr?s du Ministre afin de clarifier et r?soudre une situation qui porte pr?judice ? notre marque et ? notre r?putation ?, indique la note transmise ? la presse. L?entreprise tente n?anmoins de rassurer ses consommateurs : ? NIDO? Choco est produit dans le strict respect de toutes les normes de qualit? et de s?curit? sanitaire des aliments en vigueur. Nous traitons toutes les observations des consommateurs avec rigueur et transparence ?. Nestl? promet de coop?rer pleinement avec les autorit?s. Ces deux affaires, rapproch?es dans le temps, mettent en lumi?re les fragilit?s de la cha?ne de distribution alimentaire au Cameroun et l?importance du contr?le public. Entre la m?fiance des consommateurs, le besoin de transparence des autorit?s et la d?fense de r?putation des industriels, la question de la s?curit? alimentaire prend une dimension strat?gique. Au-del? des pol?miques, un constat s?impose : face aux crises sanitaires internationales, le Cameroun ne peut plus se contenter d?attendre que les informations viennent de l??tranger. Des m?canismes de contr?le plus rigoureux et plus r?actifs apparaissent d?sormais indispensables pour garantir la confiance des citoyens dans leur assiette. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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