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OAPI

Depuis sa cr?ation, l?Organisation africaine de la propri?t? intellectuelle (OAPI) dit avoir un bilan flatteur en mati?re de formations. Selon l?organisation panafricaine, 611 personnes ont ?t? form?es en propri?t? intellectuelle, dont 68 auditeurs sp?cialis?s dans les indications g?ographiques (IG). Ces auditeurs jouent un r?le crucial pour les 17 ?tats membres de l?organisation. Ils sont charg?s d?identifier les produits locaux et de constituer les dossiers n?cessaires aupr?s de l?OAPI, permettant ainsi aux ?tats d?obtenir la reconnaissance officielle de leurs indications g?ographiques.

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Le 27 septembre dernier, l?UNESCO a d?sign? 26 nouvelles r?serves de biosph?re dans 21 pays, ? un record jamais atteint depuis 20 ans ?, pr?cise l?organisation onusienne. D?sormais, le R?seau mondial des r?serves de biosph?re en compte d?sormais 784 dans 142 pays, ayant plac? depuis 2018 plus d?un million de km2 d?espaces naturels suppl?mentaires sous protection. Bon ? savoir : cette ann?e, six pays accueillent leur premi?re r?serve de biosph?re et Sao Tom?-et-Principe devient le premier ?tat dont l?int?gralit? du territoire est class?e r?serve de biosph?re.

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Afrique centrale : l?urgence d?un r?veil ?conomique

Sous les ?clats ternes d?une croissance de 3,3 %, l?Afrique centrale avance ? pas compt?s. Les crises mondiales successives ? pand?mie, guerre en Ukraine, instabilit?s climatiques ? ont laiss? des cicatrices profondes. Et tandis que les ?conomies avanc?es rebondissent, la sous-r?gion demeure fragile, vuln?rable aux chocs exog?nes et prisonni?re d?un mod?le de rente qui refuse obstin?ment de mourir. Les chiffres parlent d?eux-m?mes : le commerce intrar?gional plafonne ? 2 %, comme un symbole d?un march? commun qui ne d?colle pas. Les produits traversent plus facilement les oc?ans que les fronti?res voisines. Plus de 150 millions de personnes souffrent d?ins?curit? alimentaire, cons?quence directe d?une d?pendance quasi maladive aux importations. Dans un territoire qui regorge pourtant de ressources naturelles et de terres arables, la contradiction est cruelle. C?est dans cette atmosph?re que, lors de la 4?me session conjointe du Comit? intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts (CIE) d?Afrique centrale et de l?Est tenue ? Kigali le 1er octobre dernier, Charles Assamba Ongodo, vice-pr?sident de la Commission de la CEMAC (Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale), a lanc? un appel aussi lucide que pressant : ? L?Afrique centrale a besoin d?acc?l?rer la diversification de sa base commerciale. ? Derri?re cette phrase, une ?vidence : tant que la sous-r?gion ne transformera pas ses richesses sur place, elle restera spectatrice du march? mondial. Bois, cacao, mangan?se ou p?trole ? autant de tr?sors bruts export?s sans valeur ajout?e, pendant que les emplois et les devises s??vaporent ailleurs. La strat?gie sous r?gionale d?import-substitution, si elle est enfin activ?e, pourrait changer la donne. Il ne s?agit plus de produire pour produire, mais de b?tir des cha?nes de valeur r?gionales : transformer le cacao en chocolat, le coton en textile, le manioc en farine locale. C?est dans cette industrialisation progressive que se joue la souverainet? ?conomique. ? d?faut, la balance commerciale restera d?s?quilibr?e, la devise instable, et la croissance, un mirage statistique. Mais la diversification ne se d?cr?te pas, elle se pr?pare. Elle exige ?nergie, infrastructures, et surtout, volont? politique. Trop souvent, les ?tats membres fonctionnent en solitaires, chacun esp?rant attirer les m?mes investisseurs, implanter les m?mes usines, vendre les m?mes produits. L?Afrique centrale ne manque pas de strat?gies, mais d?ex?cution : les rapports s?empilent plus vite que les r?formes ne s?appliquent. Pourtant, les signaux de r?veil existent. Les zones ?conomiques sp?ciales se multiplient, les corridors transfrontaliers se dessinent, les programmes de la CEA et de la CEMAC convergent autour de la transformation locale. Jean Luc Mastaki, directeur du Bureau sous r?gional de la CEA pour l?Afrique centrale, y voit une opportunit? : ? Miser sur nos capacit?s productives et tirer parti de la ZLECAf, c?est ouvrir la voie ? une transformation durable et inclusive ?. Encore faut-il que les ?tats fassent front commun. Car face aux chocs climatiques et g?opolitiques, aucune ?conomie n?est assez solide seule. Les d?fis alimentaires, ?nerg?tiques et mon?taires ne se r?soudront pas dans l?isolement. L?Afrique centrale doit donc apprendre ? se penser comme un ensemble, et non comme six march?s fragment?s. ? l?heure o? d?autres sous-r?gions du continent consolident leur int?gration, l?Afrique centrale n?a plus le droit ? la lenteur. Elle doit choisir : rester ? la tra?ne ou assumer enfin sa vocation de puissance ?conomique. Les mati?res premi?res ne suffisent plus ; il faut les transformer, les valoriser, les partager. Et si, au lieu d?attendre le prochain choc mondial, la sous-r?gion d?cidait de provoquer son propre sursaut ? JRMA

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R?serves en p?ril

?La chute continue des r?serves de change de la CEMAC alerte sur la fragilit? ?conomique de la sous-r?gion et la n?cessit? de mesures urgentes. Les pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) traversent une p?riode critique, marqu?e par une ?rosion inqui?tante de leurs r?serves de change. Selon les derniers chiffres publi?s par la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC), celles-ci se situent d?sormais autour de 8,2 milliards de dollars, contre 10,5 milliards il y a un an, soit une contraction de pr?s de 22 %. Cette tendance traduit la vuln?rabilit? structurelle des ?conomies de la sous-r?gion, fortement d?pendantes des mati?res premi?res. Le p?trole et le bois restent les principales sources de recettes d?exportation, mais la volatilit? de leurs prix sur les march?s internationaux fragilise les finances publiques. Parall?lement, la hausse des importations de produits alimentaires et industriels contribue ? la pression sur les r?serves. ??La d?pendance aux mati?res premi?res expose nos ?conomies ? des chocs ext?rieurs. Quand le baril de p?trole baisse, nos r?serves s?effritent rapidement??, explique Dr. Alain Nkoghe, sp?cialiste banques et finance dans une institution priv?e d’enseignement sup?rieur ? Douala. ? l?issue du comit? de politique mon?taire du 29 septembre 2025, le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, a exprim? sa pr?occupation face ? cette situation. ??Nos r?serves de change diminuent plus vite que pr?vu, ce qui limite notre capacit? ? intervenir pour stabiliser le franc CFA et prot?ger le pouvoir d?achat des populations. Il est essentiel que la coordination entre la BEAC et les ?tats membres soit renforc?e??, a-t-il d?clar?. Il a insist? sur l?importance d?une approche collective et de r?formes structurelles. ??La BEAC continuera de jouer son r?le de stabilisateur mon?taire, mais la responsabilit? est partag?e. Les gouvernements doivent soutenir nos efforts par des politiques ?conomiques prudentes, en particulier la diversification des sources de revenus et le contr?le strict des d?penses publiques??, a-t-il ajout?. La situation inqui?te ?galement les institutions financi?res r?gionales et les analystes. ??La contraction des r?serves est un signal clair que la zone CEMAC doit acc?l?rer sa diversification ?conomique. Sans r?formes profondes, le risque d?une d?pr?ciation du franc CFA et d?une hausse de l?inflation devient r?el??, estime Fatoumata Dione, analyste pour un cabinet financier international bas? ? Yaound?. Certains pays ont d?j? commenc? ? envisager des mesures d?urgence, telles que la r?duction des importations non essentielles et la recherche de financements ext?rieurs. Selon les experts, combiner discipline budg?taire, strat?gies de diversification ?conomique et attractivit? pour les investissements ?trangers reste la seule voie pour s?curiser les r?serves et restaurer la confiance des march?s. La baisse continue des r?serves illustre la fragilit? de la zone CEMAC et souligne la n?cessit? d?actions concert?es ? court et moyen terme. Entre volatilit? des march?s, d?pendance aux mati?res premi?res et besoins sociaux croissants, la sous-r?gion se trouve ? un tournant crucial pour pr?server la stabilit? ?conomique et prot?ger ses populations. Jean Ren? Meva’a

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R?serves en crise

La baisse des r?serves de change en Afrique centrale commence ? peser lourdement sur le quotidien des m?nages et la stabilit? ?conomique de la r?gion. La diminution des r?serves de change dans la zone CEMAC n?est plus un simple indicateur macro?conomique : elle se traduit concr?tement dans le portefeuille des citoyens. L?augmentation du co?t des importations, alimentaires comme industrielles, se r?percute directement sur les prix ? la consommation. Riz, ma?s, huile? les produits essentiels du panier moyen sont parmi les plus touch?s. ??Nous avons constat? une augmentation de 15 % du prix du riz au march? central de Brazzaville depuis le d?but de l?ann?e??, rapporte Jean-Pierre Mavoungou, commer?ant local. Pour les familles, cette hausse est un choc, dans un contexte o? le revenu disponible est d?j? limit?. Elles doivent d?sormais arbitrer entre alimentation et autres besoins vitaux, avec des cons?quences imm?diates sur le bien-?tre et la nutrition. Pour l??conomiste Alice Ndongo, bas?e ? Yaound?, ??la hausse des prix alimentaires traduit non seulement la baisse des r?serves, mais aussi la vuln?rabilit? des pays de la CEMAC face aux fluctuations des march?s internationaux. Les m?nages ? faible revenu sont les premiers ? en subir les effets.?? Les effets de cette baisse ne se limitent pas aux foyers. Selon Dr. Mireille Tchoua, consultante en finance internationale, ??les entreprises h?sitent ? s?implanter dans des pays o? la monnaie est menac?e et o? la stabilit? financi?re est incertaine. Cela freine l?investissement et limite la cr?ation d?emplois??. De son c?t?, Jean-Marc Mekabe, analyste ?conomique bas? ? Libreville, ajoute : ??Un environnement financier fragile d?courage les investisseurs ?trangers et ralentit le d?veloppement de projets structurants, ce qui retombe in?vitablement sur la population.?? Face ? ces pressions, les gouvernements de la CEMAC multiplient les mesures pour stabiliser la monnaie et s?curiser l?approvisionnement en produits essentiels. Certains recourent ? l?emprunt aupr?s de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (BEAC), tandis que d?autres n?gocient des accords bilat?raux. Mais pour de nombreux analystes, ces efforts restent insuffisants. ??Si les prix continuent de grimper, la population en ressentira directement l?impact, et cela pourrait alimenter des tensions sociales??, avertit Thierry Massoma Ma Ekouti, ?conomiste bas? ? Douala. ??Il est urgent de combiner soutien financier, renforcement de la production locale Face ? l??rosion des r?serves de change, les responsables de la CEMAC explorent des strat?gies pour restaurer stabilit? et confiance. JRMA

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Extr?me-Nord?: ?Rendez-nous nos 503 milliards !?

? une semaine du scrutin pr?sidentiel, l??conomiste Dieudonn? Essomba lance une bombe politique : il d?fend le mod?le de gestion r?gionale d?velopp? par le SDF, celui qui ferait de l?Extr?me-Nord un moteur de d?veloppement. Maroua ? Correspondance sp?ciale. Alors que les ?missaires du pr?sident Paul Biya sillonnent encore l?Extr?me-Nord pour vendre les vieilles promesses d?infrastructures jamais r?alis?es et de ch?mage jamais ?radiqu?, une voix discordante brise le ronron ?lectoral. L??conomiste Dieudonn? Essomba frappe fort en accusant le syst?me en place de confisquer les richesses nationales pour entretenir une ?lite gloutonne et corrompue : ? Ce ne sont pas des faveurs, c?est votre argent ! ?, tonne t?il. Et de chiffrer : ? sur les 7 500 milliards du budget national, l?Extr?me-Nord devrait percevoir chaque ann?e 503,4 milliards FCFA. De quoi transformer radicalement une r?gion trop souvent rel?gu?e au rang de pupille politique ?. Un discours de rupture Contrairement aux ministres-candidats venus r?citer des discours ?cul?s, Osih propose une rupture frontale avec la centralisation yaound?enne. Son plan : cr?er un v?ritable gouvernement r?gional ?lu, dot? de dix minist?res strat?giques ? s?curit?, eau, infrastructures, sant?, ?ducation, agriculture… ? afin que l?Extr?me-Nord puisse b?tir son avenir par lui-m?me. ? Qu?on vous rende vos 503 milliards et vous ferez vos routes, vos h?pitaux, vos ?coles ! ?, mart?le Essomba. Une promesse qui r?sonne comme une gifle ? la bureaucratie de Yaound?, accus?e par l??conomiste d?avoir infantilis? quatre millions de citoyens camerounais ? comme si l?Extr?me-Nord ?tait un ?ternel enfant ?. La fin du paternalisme politique ? Depuis l?ind?pendance, les populations de l?Extr?me-Nord entendent les m?mes refrains : projets annonc?s mais jamais r?alis?s, dotations promises mais toujours d?tourn?es, d?veloppement pr?sent? comme une aum?ne. ? Assez d??tre des assist?s ! ?, s?emporte Essomba. Le mod?le de gouvernance r?gionale d?fendu par Osih repose sur trois piliers : la sp?cialisation : chaque minist?re r?gional r?pond aux r?alit?s locales, comme celui de l?Eau et du R?chauffement climatique ; l??mulation : chaque r?gion g?re ses propres ressources, cr?ant une saine comp?tition ; la responsabilit? : les ?lus locaux doivent rendre des comptes ? leurs populations, et non ? un centre ?loign?. Un coup de tonnerre ? la veille du scrutin ? quelques jours du 12 octobre, ce discours radical frappe comme un coup de tonnerre. Osih, longtemps per?u comme une alternative sans r?el poids dans le Nord, repositionne le d?bat sur le terrain br?lant de la justice ?conomique et du droit des r?gions ? disposer de leurs ressources. Ses adversaires, eux, continuent d?agiter la peur ou de promettre des miettes. La pr?sidentielle camerounaise pourrait bien basculer. Tom

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Le Grand Nord, faiseur de roi

R?gion charni?re, le Grand Nord, fort d?un poids ?lectoral d?cisif, d?tient les cl?s de l??lection. De Maroua ? Garoua, de Ngaound?r? ? Kousseri, les discussions sont claires : le choix des populations pourrait transformer la pr?sidentielle en duel in?dit, voire en r?f?rendum contre le pouvoir en place. Une semaine d?cisive Lundi 06 octobre, la campagne pr?sidentielle entre dans sa phase finale. Pour l?universitaire Dourga Simon, les jeux ne sont pas faits : ? le Grand Nord a toutes les cartes en main pour faire basculer cette ?lection. Avec pr?s de 40 % du corps ?lectoral national, l?Adamaoua, le Nord et l?Extr?me-Nord forment un bloc incontournable. Si la r?gion d?cide de parler d?une seule voix, elle peut sceller le destin du scrutin ?. Un duel possible : l?opposition contre Paul Biya Dans les march?s de Garoua, les trottoirs des agences de voyage de Maroua et autour de la gare voyageurs de Ngaound?r?, les discussions tournent autour d?une hypoth?se qui fait fr?mir le camp pr?sidentiel : et si le Grand Nord imposait un face-?-face entre Paul Biya et un seul candidat de l?opposition ? Dans le meeting improvis? du Front pour le Salut National du Cameroun ? Kousseri, un commer?ant r?sume le sentiment ambiant : ? Ici, si nous nous mettons d?accord pour soutenir un seul opposant, alors tout change. Nous pouvons d?cider de l?avenir de cette ?lection ?. Plusieurs figures locales confirment des tractations discr?tes pour pousser ? un regroupement des forces contestataires. ? C?est un secret de Polichinelle : les alliances qui se dessinent peuvent transformer le jeu politique ?, souffle un cadre politique ? Ngaound?r?. Vers un r?f?rendum contre le syst?me ? Certains vont plus loin. Pour eux, le scrutin du 12 octobre pourrait prendre des allures de r?f?rendum. Non pas pour ou contre un candidat, mais pour ou contre le maintien du statu quo. ? Si le Grand Nord fixe ses conditions, si ses leaders parlent d?une seule voix, alors cette ?lection devient un pl?biscite. On vote non pas pour des promesses, mais contre un syst?me ?, explique Dieudonn? Douvagai, ?tudiant ? l?universit? de Garoua. Ces conditions, ?voqu?es dans les cercles politiques, vont de la repr?sentation accrue des r?gions du Nord dans l?appareil d??tat ? une redistribution plus ?quitable des ressources, en passant par la lutte contre l?ins?curit? chronique qui mine les d?partements du Logone-et-Chari, Mayo-Tsanaga et Mayo-Sava. La voix des populations Dans les Monts Mandara, jadis terrain conquis pour le Rassemblement D?mocratique du Peuple Cameroun (RDPC), le parti au pouvoir, des voix s??l?vent. Un jeune villageois tranche : ? on nous utilise depuis toujours comme un r?servoir de voix. Cette fois-ci, c?est nous qui allons utiliser notre force pour d?cider ?. M?me son de cloche dans la vall?e de la B?nou?, o? une institutrice confie : ? nous savons notre poids. Nous savons que sans nous, personne ne gagne. Alors pourquoi ne pas en profiter pour imposer nos conditions ? ? Un enjeu national Les observateurs nationaux et internationaux, eux aussi, surveillent de pr?s les signaux venus du Nord. Car dans un pays o? l??lectorat est fragment?, seule cette r?gion peut cr?er un basculement. ? L??quation est simple : si le Grand Nord tranche, le Cameroun bascule. S?il h?site, l?incertitude demeure ?, analyse un expert ?lectoral joint ? Yaound?. Un scrutin sous tension ? quelques jours du vote, une chose est certaine : le Grand Nord ne veut plus ?tre spectateur. Il veut devenir acteur, arbitre et, peut-?tre, faiseur de roi. La question est d?sormais de savoir si cette volont? se traduira par un choix clair. Duel ou r?f?rendum : le 12 octobre, c?est bien dans le Nord du Cameroun que se d?cidera le visage du Cameroun de demain. Tom

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CEMAC: 16?me SESSION ORDINAIRE DE LA CONFERENCEDES CHEFS D’ETAT DE LA CEMAC

COMMUNIQUE FINAL. La 16?me Session Ordinaire de la Conf?rence des Chefs d’?tat de la Communaut? Economique et Mon?taire de l’Afrique Centrale (CEMAC), s’est tenue le 10 septembre 2025 ? Bangui, R?publique Centrafricaine, sous la pr?sidence de Son Excellence, Professeur Faustin-Archange TOUADERA, Pr?sident de la R?publique Centrafricaine, Chef de l’?tat, Pr?sident en Exercice de ladite Conf?rence.Ont particip? au Sommet Fait ? Bangui, le 10 septembre 2025Pour la Conf?rence des Chefs d’?ta

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Dix raisons d’esp?rer et de continuer avec le candidat-pr?sident Paul Biya

Histoire d’un parcours, fait de roses et d’?pines, mais parfois maladroitement compar?. ?Je n’ai jamais ?t? dans la logique de soutenir que tout est beau dans ce pays de r?ve. Au contraire, je fustige , lorsque c’est n?cessaire, des comportements, un management ou des rat?s. Cependant, je suis un adepte du verre ? moiti? plein. Donc positiviste ? souhait.Mais de l?, ? dire qu’il n’y a rien eu , j’ai envie de dire, que ce n’est pas chr?tien, sinon honn?te. .. car il y va de la mauvaise foi, pour ceux qui le disent?. C’est quoi un commentaire sans d?monstration ?? Si le Renouveau n’est pas all? avec la vitesse esp?r?e et l’ampleur des r?alisations possibles, attendues de son parcours, on ne peut pas lui nier des r?alisations et des Grandes? I- LE RACCOURCISSEMENT DES D?LAIS DE VOYAGE Je ne fais plus 2 jours, pour aller ? Batouri ou Yokadouma et m?me Nanga Eboko, partant de Bertoua ou Yaound?? c’est une avanc?e concr?te, sans cars « SAVIEM » avec le r?sultat imparable d’en sortir poussi?reux.M?me si on attend encore que les routes, de ce c?t? et ailleurs, soient enfin achev?es, on roule toutefois en heures et non plus en nombre de jours? II- LES T?L?COMMUNICATIONS Sur le plan des T?l?communications, chacune et chacun de nous, cause en temps r?el avec son fr?re ou sa s?ur, ? l’autre bout du monde, sans grands frais et je le/ la vois comme r?el?.C’est une tr?s grosse avanc?e avec le num?rique?On s’est adapt? aux ?volutions technologiques du temps, avec plus ou moins de bonheur.On est certes, au del? des 45% de p?n?tration de l’internet ; m?me si certains pays font mieux? mais ?a ?volue. On peut revoir les chiffres ? souhait? L’architecture juridique sur ma protection des donn?es s’est enrichit depuis 2010 avec les lois sur la criminalit? cybern?tique, ainsi que la r?gulation des T?l?coms avec la cr?ation d’une Agence de R?gulation (ART)L’acc?s ? la fibre optique ou l’ouverture aux satellites avec le projet encore attendu de CAMSPACE de CAMTEL, en relation avec Starlink,pour envisager la distribution de l’internet via les satellites. Reste ? am?liorer les co?ts et la connectivit?, pour r?duire le foss? num?rique.Ce qui contribue effectivement ? booster la recherche dans le secteur. On a la « Buea silicon Mountain » qui s’est inspir?e de la « Silicon Valley » de la Stanford University en Californie, aux Etats-Unis, o? des g?nies du num?rique, produisent et d?veloppent de vrais projets, dans le cadre des start-ups. A ce jour, plus de trois milles jeunes start-uppers occupent le paysage cybern?tique et num?rique du Cameroun. Ce qui en fait, un secteur ? fort potentiel de croissance , gr?ce aux services qui s’y greffent et se d?veloppent au quotidien. III- L’OFFRE DE FORMATIONS ACADEMIQUES ET UNIVERSITAIRES Avant, pour sortir de Bertoua, il fallait avoir le Baccalaur?at en vue l’incription ? l’universit?, la seule , qui ?tait ? Yaound??Aujourd’hui, on les a partout dans les 10 R?gions et deux, dites de Yaound? 1 et Yaound? II-Soa?On a donc 11 Universit?s d’Etat, pr?s de 300 Instituts Priv?s d’Enseignement Sup?rieur (IPES), des dizaines de Grandes ?coles et Instituts Publics, qui d?pendent des Universit?s et une pl?thore de Centres de formations professionnelles?L’offre des bourses aux ?tudiants s’est accrue avec le partenariat interuniversitaire et j’en passe?Nous abritons m?me des chairs comme celle de l’UNESCO et des ?tablissements d’enseignement sup?rieur internationaux, comme l’universit? inter-Etats dans le Sud et l’universit? Panafricaine ? Yaound?, pour ne citer que celles-l?. IV- LES INFRASTRUCTURES ROUTI?RES Le nombre de kilom?tres de routes bitum?es du temps de la Premi?re R?publique (25 ans, si on veut 22 ans) n’est en rien, comparable ? la moyenne annuelle du temps du Renouveau (43 ans): Soit 65km en moyenne de routes bitum?es construites par an, au temps de l’ancien R?gime, qui est pass? de 600 ? 1600 km de routes bitum?es en 25 ans; contre une moyenne de pr?s de 280 km de routes bitum?es par an, pour le Pr?sident BIYA, qui est parti de 1600 km de lin?aire de routes bitum?es en 1982, ? un peu plus de 12 000 km de lin?aire de Routes bitum?es ? 2025, sur les 43 ans en cours ? Si on veut comparer avec la C?te d’Ivoire, c’est 12 000km de routes bitum?es au Cameroun contre 8775 km de routes bitum?es en C?te d’Ivoire. De m?me, on a un r?seau routier dense de 121 milles km de lin?aire de routes contre pr?s de 9 000 km de lin?aire pour la C?te d’Ivoire?Les 120 km d’autoroutes sont ? d?battre oui, mais ?a fait partie des ?cueils ? rectifier. Pour autant, tout est faut, pour corriger le tir avec les financements disponibles et les d?dommagement ainsi que les d?guerpissements entam?s. ? Les entr?es des grandes villes? Oui, ?a coince, mais pour combien de temps encore avec les avanc?es des travaux que nous voyons?Pourquoi ne pas user de cette patience confiante, pour laisser voir le Cameroun comme on l’aimerait?La s?curit? routi?re est un axe majeur qui a aussi engrang? beaucoup de lauriers dans le cadre des mesures de contr?le et de protection, visant ? am?liorer la conduite, r?duire les accidents sur la voie publique et pr?server les infrastructures routi?res. C’est le cas de citer la construction des stations de pesage et de p?ages, mais aussi l’introduction des cam?ras embarqu?s dans les v?hicules de transports en commun, gros porteurs, pour suivre les chauffeurs, pr?venir et r?duire drastiquement les risques d’accidents. Les contr?les des ?questre de pr?vention et de s?curit? routi?res du MIN Transports et de n’a Gendarmerie veillent au grain.Les nombreuses villes que nous avons et qui se sont d?velopp?es sont l’?uvre du Renouveau, qui a choisi un D?veloppement harmonis?, coh?rent et g?n?ral de toutes les R?gions et d?partements de notre pays. On y revient dans le volet D?centralisation. V- DANS LE SECTEUR DE LA SANTE PUBLIQUE Si on doit aller sur le domaine de la sant?, c’est aussi impressionnant, m?me s’il y a encore ? faire.Le Cameroun a aujourd’hui, une offre en formations sanitaires, ?tendue sur tout le territoire et regroup?e en cat?gories, loin,

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Une campagne sans promesses

Pourquoi assistons-nous ? une campagne sans promesses fortes? Alors que quatre candidats traversent le NOSO que c?est Issa Tchiroma aurait obtenu aupr?s des s?cessionnistes une tr?ve pour permettre le vote, le candidat Paul Biya, qu?on pr?sente comme l?homme de la paix lui, ne promet rien ? surtout pas d?arr?ter la guerre. Pas une seule parole sur la paix, pas un mot sur l?avenir.Et dans le registre des promesses peut-on demander ? Tchiroma qui a le vent en poupe de promettre qu?il va lib?rer les prisonniers de Paul Biya : Atangana Mebara, Abah Abah, Iya Mohamed, Marafa, Mebe Ngo, Olanguena ? pour ne citer que ceux l?. Faire une campagne sans promesses, c?est le symbole d?une nation sans horizon. Un pays qui m?me en pleine ?lection vit toujours au jour le jour, sans m?moire, sans futur. Jean Pierre Bekolo

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