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Dr. Jean-Marie Biada: ?Le pipeline Tchad-Cameroun a rapport? au Cameroun entre 600 et 720 milliards sur les 20 ans?

L??conomiste s?exprime au sujet des 20 ans du pipeline Tchad-Cameroun. C?est quoi un pipeline?Le pipeline est un long tuyau qui mesure pratiquement 1070 kilom?tres dont 170 Km au Tchad notamment dans la r?gion de Doba au Sud qui connecte les trois sites de production Miandoum, Kom? et Bolobo. Une fois qu?on a transport? sur ces 170 Km, la passe est faite au Cameroun o? la plus grande partie de ce tuyau se trouve ? 900 Km et ?a d?bouche ? Kome ? Kribi o? on va ?vacuer ce p?trole qui a ?t? exploit? au Sud du Tchad dans les trois r?gions cit?s plus haut. Quel int?r?t pour le Cameroun ? faire traverser le pipeline?Si le Cameroun a pu engranger 100 ou 1, le Tchad en a engrang? 9. ? peu pr?s 90% pour le Tchad et 10% pour le Cameroun. Mais le Cameroun sachant qu?il est ? la fronti?re o? ? tout moment est la fa?ade maritime de beaucoup de pays dans son dos tels que le Niger. Le Niger a un moment avant d?aller au B?nin est venu louer ou a fait transiter son p?trole par cet ol?oduc et ?a rapporte au Cameroun les droits de transit qui g?n?ralement sont g?r?s par la soci?t? nationale des hydrocarbures (SNH). La mise sur pied d?un tel comit? a permis les retomb?es sur les plans social et ?conomique. En gros l?apport pour chacun des deux pays est de l?ordre d’ un dixi?me pour le Cameroun. C?est-?-dire que si la mise en ?uvre d?un tel projet a rapport? 1 milliard, le Tchad c?est ? hauteur de 900 millions et le Cameroun ? hauteur de 100 millions restants. Le projet ? lui seul a pris pour investissement pr?s de 1.6 milliards de dollars am?ricain. Vous imaginez entre 2000 et 2014 c??tait beaucoup d?argent, s?il fallait traduire ?a en FCFA on serait autour de 900 milliards de FCFA pour la mise en ?uvre d?un tel projet. Les apports de l?exploitation de ce projet sur 30 ans, c??tait les estimations qui ?tait faite devait ?tre de l?ordre de 900 millions de dollars pour le Cameroun et pour le Tchad de l?ordre de 8, 5 milliards de dollars am?ricain. Quels sont les retomb?es de cet ol?oduc sur le plan socialSur le plan social, j?ai pu retenir trois retomb?es. D?abord la compensation des populations et communaut?s riveraines du pipeline. Donc, le pipeline qui a travers? une bonne cinquantaine de villages a fait des d?g?ts ou ? tout moment a bouscul? l??quilibre agro-?cologique ou la biodiversit? qui ?tait en place. Et pour cela, le Chef de l?Etat a donc mis sur pieds le comit? de pilotage et de suivi des pipelines dont le r?le ?tait de s?assurer que Cotco qui ?tait l?entreprise qui a re?u l?autorisation de transport, de cr?er et de g?rer ce pipeline, ce comit? avait pour r?le de suivre et de s?assurer que Cotco va donc dans le cadre de la mise en ?uvre le plan de gestion environnemental (PGE) qui indique une sorte de cahier de charge pour le ma?tre d??uvre du projet. Le comit? devait s?assurer que Cotco a proc?d? ? la compensation des populations et communaut?s riveraines impact?s par le passage du pipeline.Ensuite l?att?nuation des effets n?gatifs du pipeline sur l?environnement et la sant? des populations riveraines pendant la construction en m?me temps que lors de l?exploitation du pipeline et enfin la maximisation de la participation des entreprises locales, la main d??uvre locale lors de la construction et lors de l?exploitation du pipeline. Donc sur le plan social il y a eu cr?ation d?emploi, lutte contre la pauvret?, partage de revenu dans les environs des r?gions travers?es par le pipeline. Quelle est l?instance charg?e de la surveillance du pipeline Tchad-Cameroun?Avant que le pipeline n?entre en production en 2004, dans une telle configuration le pr?sident de la R?publique du Cameroun avait d?j? pris les devants en se disant que ce nous ouvrons aux tchadiens c?est simplement notre territoire o? les 900 Km de tuyau sont enfouis et il faut donc mettre sur pieds un comit? de pilotage et de suivi des pipelines. Et pour cela, le Chef de l?Etat a pris le 7 juillet 1997 le d?cret n?97/116 portant cr?ation d?un comit? de pilotage et de suivi des pipelines.Ce comit? de pilotage que le Chef de l?Etat a mis en place proc?de ? la surveillance administrative et au contr?le technique des activit?s de construction, d?exploitation d?entretien et le suivi du fonctionnement du pipeline Tchad-Cameroun. Le suivi du pipeline a permis que vous n?oubliiez pas que notre centrale de production d??nergie ? Kribi fonctionne ? gaz naturel. Et la SNH a un site de production l?-bas qui se trouve ? Bipaga, et il y a donc un gazoduc c?est-?-dire un tuyau qui a ?t? mis en place pour transporter le gaz du site de Bipaga pour la centrale ? Gaz de Kribi qui est ? l?entr?e de la ville dans le quartier appel? Polongou?. Le comit? de pilotage se charge ?galement du fruit environnement du gazoduc Bipaga, Polongou? qui alimente la centrale ? Gaz de Kribi et ce m?me comit? s?assure de la gestion des pollutions dus aux hydrures de carbone en actionnant le plan national de lutte contre le d?versement accidentel d?hydrure de carbone. ? la fin de chaque semestre ce comit? produit un rapport semestriel d?activit? qui sera soumis ? son comit? de supervision qui est l?instance technique ou l?instance de management de ce comit?. Comment rem?dier ? cet ?tat des choses?La SNH a sign? en 2022 une convention avec une entreprise industrielle chinoise qui s?est install?e ? quelques encablures de Bipaga pour pouvoir produire les carreaux. Il y a un gazoduc qui ?t? ?tabli de Bipaga vers le site de production de cette entreprise qui produit tout ce qui est en c?ramique ? hauteur de 20 millions de m?tre carr? ? l?ann?e. ?a veut dire qu?on va produire au moins 1200 emplois, suffisamment de l?argent ? redistribuer pour ce qui est de la fiscalit? locale, ensuite la fiscalit? centrale ? Yaound?

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P?nurie de p?trole lampant: ceux qui se font la part belle

Au d?triment des populations, quelques individus vendent le liquide au gr? de leurs app?tits financiers ? Yaound?. Apr?s plusieurs minutes pass?es dans la file d?attente, Hermine sort de la boutique de son quartier, le visage fronc? et la mine d?faite. Son bidon de 5 L pr?vu pour contenir le p?trole qu?elle ?tait venue acheter est vide: ?J’ ai fait le tour de presque toutes les boutiques et les stations ? essence du coin, pas de p?trole!?, s??crie-t-elle, r?cipient vide en main.Dans sa qu?te de p?trole, elle parvient finalement jusqu?? un point de vente. Il s?agit d?une boutique, l?une des rares ? en vendre. Mais Hermine n?est pas au bout de ses peines. ?Combien co?te le litre de p?trole??, demande-t-elle au gestionnaire. ?800 FCFA?, r?pond-il, d?un ton froid. La femme est abattue.C?est que, explique un riverain, les revendeurs de p?trole sont entrain de faire fortune, du fait de la p?nurie. ?Un litre de p?trole achet? ? 350 F ? la station est revendu ? 700/800 FCFA, voire 1000 FCFA. Bref, les prix varient selon le bon vouloir de chaque vendeur?, d?plore-t-il. Calculette en main, il tente d??valuer les gains des commer?ants. ?Soit un b?n?fice de 100 ? 150%?.Amina une maman bien connue nous confie: ?j’ai achet? 20L de p?trole ? la station. Il y a du p?trole ? la station du CFTA EKounou? . ? cette nouvelle, une autre dame se l?ve, prend son bidon et se rend imm?diatement dans ladite station . Le visage ferm?, le serveur leur annonce qu’il n’y a pas de p?trole. ? cause des nouvelles qui vont vite, un attroupement se forme sur les lieux. Le refus du g?rant suscite quelques protestations. Mais celles-ci restent vaines. Les bidons des femmes restent vides.Rendus ? cette station-services, le pompiste nous fait comprendre que les livraisons sont rares et incertaines. Et c?est la raison pour laquelle, explique-t-il, il ne saurait nous dire quand est ce que le pr?cieux sesame sera disponible pour le bien de tous. ? cause de cette p?nurie, les reserves de p?trole finit aussit?t deux ? trois heures apr?s livraison. Ce d?autant plus que, soul?ve Jacques, ?c’est devenu assez rare de voir le pompiste servir du p?trole ? un client dans la ville de Yaound?. Lorsqu’une station est rep?r?e par un motoman, ce dernier s’en va tout de suite chercher les bidons de sa prot?g?e o? elle m?me afin de se rendre imm?diatement ? l’endroit o? se cache le pr?cieux sesame?. Dans le m?me sens, Certaines commer?antes nous font aussi savoir que les pompistes leur passent des coups de fil lorsque le pr?cieux liquid leur parvient. Dans ce cas il faut le g?rer avec un 2000 FCFA, apprend-on. Marie Noelle Etoungou

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Afrique centrale: l?int?gration sous-r?gionale roule sur deux roues Afrique centrale:

Incernable, indescriptible, ineffable, face et surface, dedans-dehors, soi-m?me et l?autre, fixe et fugace, le moto taxi appartient plus au monde des m?taphores vives. Mais, ? peine prononc?, il fait jaillir des gerbes de beaut?, des ?lans d?int?gration sous r?gionale. En ao?t 2019, le Nig?ria d?cide unilat?ralement d?interdire la circulation des marchandises avec les pays frontaliers (le B?nin, le Niger, le Tchad et le Cameroun), tout en maintenant le libre passage des personnes. ?Mais les gens ont continu? de sillonner tous ces pays. Gr?ce ? la moto, des mouvements de toutes dur?es, de transhumances, de migrations aux simples voyages de visite cela reste possible?, observe Mahamat Ben Chamjila. Lorsqu?on s?approprie ces mots du journaliste tchadien, on ?crit sur le mode ?on prend la route?. Kouss?riLes traits du voyage sont ? peine esquiss?s que des mototaxis sont l?. ? Kouss?ri (fronti?re Tchad-Cameroun), ils sont au lieu-dit Ngueli. On s?y coule comme on se loverait devant un film, fascin? par les images mouvements des engins ? deux roues. Gonfl?s de leur propre ?nigme, ceux qui les conduisent sont des hommes, jeunes pour la plupart. Leur nombre rappelle la chronologie d?une activit? qui, si elle s?est augment?e au fil du temps, est en transformation constante. ?On a remarqu? que plus le Tchad s?ouvrait aux autres pays de la sous-r?gion, plus les moto-taxis augmentaient en nombre au niveau des fronti?res?, observe encore Mahamat Ben Chamjila. ?Entre Ndjamena et Kouss?ri, la moto est le symbole de la libre circulation totale. Entre les deux localit?s, l’esprit moto n’a jamais ?t? aussi fort qu’aujourd’hui?, assure l?homme de m?dias. Sa perception est beaucoup plus fine et plus investie quand elle aborde autrement le th?me de la libre circulation : ?La moto, c’est la libert? de pouvoir aller l? o? les autres v?hicules terrestres ? moteur ne vont pas. De pouvoir s’arr?ter o? on veut, sans g?ner. De pouvoir rouler tr?s vite? ou pas. Rouler ? moto, c’est vivre libre, exercer sa libert? de mouvement, de d?placement dans un monde de plus en plus format?, corset??.Que cet ?nonc? constitue un point d?appui pour ?valuer le niveau d?int?gration sous r?gionale induits par la moto, personne ne le conteste ? la fronti?re Cameroun-Tchad. Entre citoyens des deux pays, la pratique de la moto semble se transmettre par un code g?n?tique. ?Tout le monde ou presque conduit la moto ; et cela nourrit et enrichit les liens et solidarit?s familiales : entre villes et villages ou entre les membres de familles vivant dans diff?rents pays?, ?crit Djor Nimane, autre journaliste tchadien. Selon ce dernier qui dit avoir parcouru tous les pays d?Afrique centrale, les deux-roues r?pondent aux demandes croissantes en mati?re de transport, d’accessibilit? et d’emploi de part et d?autre de la fronti?re. ?Dans une ?conomie sous r?gionale o? le sous-emploi est massif et la formation professionnelle limit?e, partout cette activit? est un moyen de subsistance pour plusieurs m?nages?, explique-t-il. Pour la suite, Djor Nimane d?voile son carnet de route. ?Au-del? des probl?mes de congestion et de d?fection des voies de communication, caract?ristiques de nombreux pays d?Afrique centrale, les insuffisances dans l?offre de transport public formel ou artisanal et les difficult?s des autorit?s publiques ? r?guler le secteur, ont ouvert la voie aux taxis-motos. La forte disponibilit? et le caract?re bon march? des facteurs de production, c?est-?-dire la main-d??uvre en qu?te d?emploi et les perspectives d?un retour sur investissement rapide pour les d?tenteurs de capitaux, ont ?galement favoris? le d?veloppement de cette activit? g?n?ratrice de revenus?.De l?analyse de surface jusqu?? l??coute des profondeurs, il apparait que l?activit? de moto taxis consacre l?int?gration des peuples en Afrique centrale. ?Selon une ?tude du minist?re gabonais des Transports, de la Marine Marchande et de la Mer, environ 5000 personnes originaires d?autres pays d?Afrique centrale exercent comme conducteurs de motos dans diff?rentes villes du Gabon. Dans un grand nombre de cas, ils sont Camerounais, Centrafricains ou Tchadiens?, informe l?Union. Dans une sorte de travelling sous r?gional, ce m?dia s?essaye ? la configuration de ?l?espace mototaxis? en Afrique centrale. ?Le territoire urbain est globalement structur? par plusieurs r?seaux de conducteurs de taxis-motos qui occupent anarchiquement les carrefours, les rues et les places publiques. Il faut chercher ainsi ? d?coder les liens sociaux visibles et invisibles qui se nouent et se d?nouent, d?une part entre conducteurs et usagers pendant la n?gociation des prix et sur la moto durant le trajet, et d?autre part entre les conducteurs dans les points d?arr?ts, dans les carrefours et dans diff?rents lieux de chargement. On pourra comprendre les relations entre les conducteurs, les usagers et les territoires ? travers la notion d?espace v?cu, par laquelle les itin?raires quotidiens des gens sont r?pertori?s, ainsi que les pratiques quotidiennes et les repr?sentations des espaces fonctionnels?, ?crit l?Union (?dition du 15 mars 2022). Yaound? et DoualaDans ces deux grandes m?tropoles camerounaises, le secteur des motos taxis est depuis plusieurs ann?es le terreau d?une exploitation bien sp?cifique de la main-d??uvre ?trang?re. ?Vous avez des Tchadiens, des Burkinab?s, des Centrafricains, des Maliens qui nous conduisent et qui font que l?urbanisation anarchique et ces quartiers enclav?s ne constituent pas un obstacle insurmontable ? la mobilit? quotidienne?, assure un cadre de la mairie de Douala. ?Ils (les moto taxis) permettent de cr?er un effet b?n?fique r?sultant d?une offre nouvelle de travail, notamment dans des zones boud?es par les taxis conventionnels?, appuie Raphael Ze Tolo ; Dans l?entendement de ce syndicaliste camerounais, ?c?est gr?ce aux ?trangers exer?ant ce m?tier que le r?seau de lignes structurantes des taxis-motos est tr?s dense ? Yaound? par exemple, sous forme de toiles d?araign?es qui maillent tout l?espace urbain. Contrairement aux r?seaux de lignes des taxis collectifs, compos?s d?un ensemble de lignes de longue distance assurant des dessertes r?guli?res entre le centre-ville et les quartiers p?riph?riques sur les p?n?trantes et les axes bitum?s ? fort trafic, les taxis-motos op?rent sur l?ensemble du p?rim?tre urbain et p?riurbain en empruntant toutes les rues sans distinction aucune?. Zone des ?Trois Fronti?res?A Kye-Ossi, le nombre d??trangers motos taxis n?a pas cess? d?augmenter. Xavier Oyi?, conseiller municipal, fait ce constat. ?Gr?ce

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Un mortel, qui pr?tend qu?il peut faire ce que Dieu est en mesure de faire, alors qu?il n?a pas une relation forte avec le Seigneur

Quand J?sus apaisa la temp?te d?cha?n?e, les ap?tres qui venaient de vivre une grande frayeur dirent :?Qui est-il pour que m?me le vent et la mer lui ob?issent??Peut-on attribuer un tel signe uniquement ? Dieu?Certains auraient voulu que le pasteur Marcello Tunasi et les autres pasteurs venus le soutenir dans cette terrible ?preuve s?appuient sur leur foi en J?sus pour ramener Blanche ? la vie. D?autres attendaient que la pri?re des pasteurs et des fid?les produise un miracle (le r?veil de la d?funte) pour croire en Dieu. Mais il n?y eut point de miracle. Pourquoi? Est-ce parce que les gens affect?s par la mort de Blanche manquaient de foi? Non. Je dirais d?abord que beaucoup de chr?tiens ont une mauvaise compr?hension de cette recommandation attribu?e ? J?sus: ?Voici les signes qui accompagneront ceux qui croiront en moi: en mon nom, ils chasseront les d?mons, ils parleront des langues nouvelles, ils prendront des serpents dans leurs mains et, s?ils boivent du poison, cela ne leur fera aucun mal, ils imposeront les mains aux malades et les malades seront gu?ris? (Mc 16,17-20). Le r?veil des morts ne fait pas partie de cette liste d?actions spectaculaires. En d?autres termes, dans ce passage, J?sus ne dit pas que l?homme de foi ram?nera un mort ? la vie. Par contre, dans Mt 10,8, il d?clare: ?Gu?rissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les l?preux.? Pierre, un mortel, ressuscita la veuve Tabitha (Ac 9, 36). Comment concilier alors Mc 16,17-20 et Mt 10, 8?J?sus affirme ne rien faire sans que le P?re n?en soit inform? (Jn 5, 19). Cela signifie que Dieu peut donner le pouvoir de ressusciter les morts ? un homme qui a une forte relation avec lui et qui a re?u la r?v?lation de ressusciter tel ou tel mort. Un mortel, qui pr?tend qu?il peut faire ce que Dieu est en mesure de faire, alors qu?il n?a pas une relation forte avec le Seigneur et qu?il n?a pas re?u la r?v?lation du miracle, c?est un menteur et un imposteur comme le pasteur congolais Alph Lukau qui fit croire qu?il avait ressuscit?, le 24 f?vrier 2019, un mort dans son ?glise de Johannesburg (Afrique du Sud).La seconde observation, c?est que Dieu est souverain, c?est-?-dire qu?Il ressuscite qui il veut et quand il veut. On ne Lui impose rien.Jean Claude Djereke

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R?union des Gouverneurs des Banques centrales/Nationales et des Premiers Responsables des March?s financiers de l’Afrique centrale

L?Afrique centrale sur de bons rails Le sixi?me acte du conseil des ministres du Comit? de pilotage de la rationalisation des communaut?s ?conomiques r?gionales de l?Afrique centrale (Copil/Cer-Ac) a d?finitivement pris fin. Inh?rent ? cette grand-messe, le rassemblement des gouverneurs des banques et responsables des march?s financiers a permis, le 4 juin 2024, de creuser davantage dans le profilage d?une int?gration mon?taire et financi?re plus inclusive et robuste en Afrique centrale. Ceci se fait au travers de la nouvelle autorit? mon?taire de la sous-r?gion; d?nomm?e ?Haute autorit? mon?taire et bancaire de l?Afrique centrale?, selon les d?cisions de cette derni?re session du Copil. L?instance nait de la volont? de transformer le cadre institutionnel de la sous-r?gion afin d?impulser une dynamique dans le processus de fusion entre la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) et de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (Ceeac). Pens?e sous la forme d?une ?administration de mission? appel?e ? disparaitre d?s l?entr?e en vigueur d?une monnaie unique dans l?espace sous-r?gional.Un autre acquis de la 6? r?union des ministres du Copil/Cer-Ac, c?est la transmission du projet de protocole sur la Haute autorit? du march? financier au pr?sident d?di? ? la rationalisation. Le temps pris pour des r?flexions autour de ces deux institutions, du 9 au 13 novembre 2020, ensuite du 24 au 28 mai 2021, montre ? suffisance le caract?re d?licat de la question. Cette haute autorit? est appel?e ? chapeauter les trois march?s financiers existants dans la zone. Notamment, la Commission de surveillance des march?s financiers de l?Afrique centrale (Cosumaf), la Commission des march?s de capitaux (CMC) march?s de l?Angola et le march? financier du Rwanda. Ce qui justifie l?intensit? des d?bats autour de son architecture et des raisons d??tre de cette institution du 3 au 7 juin dernier. Louise Nsana A l’invitation de Monsieur ALAMINE OUSMANE MEY, Pr?sident du Comite de Pilotage de la Rationalisation des Communaut?s Economiques R?gionales en Afrique Centrale, par ailleurs Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Am?nagement du Territoire de la R?publique du Cameroun, s’est tenue le 04 juin 2024 au Hilton H?tel de Yaound?, la R?union des Gouverneurs des Banques Centrales/Nationales et des Premiers Responsables des Marches Financiers de l’Afrique Centrale, pr?paratoire ? la 6eme R?union du Conseil des Ministres du COPIL/CER-AC.Les travaux de ladite rencontre ?taient pr?sid?s par Monsieur Louis Paul MOTAZE, Ministre des Finances de la R?publique du Cameroun, assist? de Monsieur Paul TASONG, Ministre D?l?gu? aupr?s du Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Am?nagement du Territoire.Y ont pris part les Institutions ci-apr?s: La liste des participants est en annexe.La c?r?monie d’ouverture a ?t? marqu?e par le discours du Ministre des Finances de la R?publique du Cameroun. I. DEROULEMENTDESTRAVAUXPr?alablement au d?marrage des travaux, il a ?t? proc?d? a la mise en place d’un Bureau constitue comme suit:Pr?sident: Cameroun Rapporteurs : EXAMEN DES POINTS INSCRITS A L’ORDRE DU JOUR1- Projet de Protocole r?gissant la Haute Autorit? Monetaire de I’Afrigue CentraleExaminant ce point, les participants ont suivi avec int?r?t l’expos? du Secr?tariat Technique sur le projet de Protocole de la Haute Autorit? Mon?taire de l’AfriqueCentrale. De cette pr?sentation et des ?changes qui ont suivi, il est ressorti que la Haute Autorit? Mon?taire est une administration de mission, ayant vocation ? Disparaitre des l’accomplissement de celle-ci. II s’agit de r?fl?chir en vue de la formulation des propositions et recommandations visant la mise en place ? terme d’une Monnaie unique et d’une banque centrale unique.Pour ce faire, les participants ont relev? la n?cessite: de produire une feuille de route en vue de la mise en place d’une monnaie unique et d’une banque centrale commune; Fait ? Yaounde, le 04 juin 2024 6e r?union du conseil des ministres du comit? de pilotage de la rationalisation des communaut?s ?conomiques r?gionales en Afrique centrale Communiqu? final La 6e r?union du conseil des ministres du comit? de pilotage de la rationalisation des communaut?s ?conomiques r?gionales en Afrique centrale (Copil/Cer-AC) s?est tenue du 6 au 7 juin 2024 ? Yaound?, ? l?H?tel Hilton, sous la pr?sidence de Monsieur Alamine Ousmane Mey, Ministre de l?Economie, de la Planification et de l?Am?nagement du territoire de la R?publique du Cameroun, Pr?sident du Copil/Cer-AC.La c?r?monie d?ouverture a ?t? pr?sid?e par son Excellence chief Dr Joseph Dion Ngute, Premier ministre, Chef du Gouvernement de la R?publique du Cameroun, Repr?sentant personnel de son Excellence monsieur Paul Biya, Pr?sident de la R?publique du Cameroun, Pr?sident d?di? ? la rationalisation des Cer en Afrique centraleLe Conseil des Ministres a ?t? pr?c?d? respectivement les 03,04 et 05 juin, 2024, par les travaux de la Cellule des Experts du Copil/Cer-AC, de la R?union des Gouverneurs des banques centrales/Nationales et des Premiers Responsables des march?s financiers de l?Afrique centrale, et de la Retraite minist?rielle sur les processus de rationalisation des Cer en Afrique centrale.Le Conseil a amand? son ordre du jour en retirant le point relatif ? l?adh?sion de la CEPGL au processus de rationalisation et ? l??largissement du secr?tariat technique du Copil/Cer-AC, ? raison du fait que les Instances D?cisionnelles habilit?es de cette Communaut? ne se sont pas formellement prononc? au sujet de sa participation ? ce processus.Ainsi l?ordre du jour adopt? avec amendement se d?cline comme suit:1- ?lection du bureau;2- Examen et adoption de l?ordre du jour et du programme de travail;3- Lecture du:a- Rapport des travaux de la Cellule des Experts du 09-13 novembre 2020, du 24-28 mai 2021, du 8 ao?t 2022 et du 3 juin 2024;b- Communiqu? final de la 5eme R?union du Conseil des Ministres du Copil/Cer-AC du 11 et 12 ao?t 2022;c- Rapport des travaux des Gouverneurs des Banques Centrales/Nationales et des Premiers Responsables des March?s financiers de l?Afrique centrale.4- Examen et validation du projet de texte de Plan de transition et du projet de d?cision y aff?rent;5- Examen du dossier sur les ?coles de formation de la Communaut?;6- Examen et validation des projets de:a- Convention r?gissant le Parlement communautaireb- Convention la Cour de justice et des Droits de l?homme7- Examen et validation des projets de:a- Protocole r?gissant la Haute autorit? mon?taire et bancaire

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R?formes de la Cemac : Bangui r?pare les br?ches

Les ministres en charge de l?Economie et des Finances du Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guin?e Equatoriale et Tchad, ont rendez-vous ? Bangui ce 20 juin 2024; ? la faveur d?une session extraordinaire du conseil des ministres de l?Union ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (UEAC). C?est pour en baliser la voie que se tient, du 17 au 18 juin 2024, une r?union du Comit? inter-Etats. Leur mission, dans la capitale centrafricaine : examiner et adopter des textes susceptibles de propulser les r?formes en cours au sein de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) de fa?on g?n?rale et de l?UEAC sp?cifiquement. Il s?agit du Projet de r?glement portant r?glement financier de la Communaut?; du Projet de R?glement portant proc?dures de passation, d?ex?cution et r?glement des march?s publics de la Communaut?; et du Projet de R?glement portant Statut du Personnel de la Communaut?. Et pour cause: ?L?ann?e 2024 qui amorce sa deuxi?me moiti?, est une ann?e charni?re dans la vie de la Cemac qui, apr?s les r?sultats de l?Audit financier et des Ressources humaines r?alis? l?ann?e derni?re, s?appr?te ? tirer toutes les cons?quences qui en d?coulent, conform?ment aux recommandations du Conseil des Ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique Centrale (UEAC), lors de sa 40?me Session Ordinaire tenue le 30 octobre 2023 ? Bangui?, informe l?institution.Ces textes rec?lent de plusieurs enjeux. Lesquels concentrent en eux le pouvoir d?am?liorer la bonne gouvernance au sein de la Communaut?; d?impulser la mise en ?uvre du plan de transformation de la gestion financi?re, administrative et des ressources humaines de la Commission de la Cemac; ainsi que d?arrimer ces r?formes aux standards internationaux. Ce qui permettra de ?remettre sur pied la Commission et lui redonner les moyens de porter de fa?on plus efficace sa mission, reb?tir une Institution mieux organis?e, aux capacit?s techniques et humaines renforc?es, plus rigoureuse dans l?utilisation de ses ressources financi?res et fortement orient?e r?sultats. D?autre part, redonner ? la Commission, ? l?or?e des 30 ans de la Cemac, un cadre d?action strat?gique qui la recentre sur les chantiers prioritaires de l?int?gration, et qui renforce la comp?titivit? et la diversification des ?conomies de la zone?, informe l?institution. Ce qui donne concr?tement un coup de pouce aux ?quilibres recherch?s avec le principe de la rotation des postes de responsabilit?s. Lequel n?a eu de cesse depuis 201 de se buter ? de nombreuses contraintes et situations nouvelles.Louise Nsana

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Pain chocolat : les consommateurs en danger ? Yaound? pain chocolat

Pour augmenter leurs b?n?fices dans la commercialisation de ce produit, plusieurs tenanciers de boutiques y ajoutent de la farine. Avec ses deux cent FCFA, Julien, adolescent r?sident dans la ville de Yaound? vient de s’acheter un pain tartin? au chocolat. Il le d?guste avec app?tit, d’autant plus que le boutiquier du quartier son pain de p?te chocolat?e. Pendant qu’il mange, sa m?re surgit tout en col?re et lui interdit formellement de ne plus manger du pain tartin? ? la p?te chocolat?e. Mais pourquoi demande-t-il? « j’ ai surpris le boutiquier en train de verser de la farine dans le seau de chocolat. Il tournait vigoureusement avec un b?ton et de l’huile. J’?tais abasourdie et j’ai cri?. Voil? pourquoi ils chargent aussi bien le pain par rapport aux autres » explique-t-elle. Comme elle, plusieurs consommateurs se plaignent r?guli?rement du chocolat? dilu? ? l’huile. Sur le march?Un seau de chocolat de p?te Tartina de 10 kg co?te entre 18 et 20 mille francs FCFA. Selon un commer?ant, il est n?cessaire de le diluer avec de l’huile pour le rendre fluide, car la p?te s’?paissit et s’endurcit souvent au fil du temps. Rien ? voir avec le trop-plein d’huile v?g?tale ou tout autre m?lange que l’on consomme dans les quartiers de la ville de Yaound?. NutritionnisteLa consommation du chocolat additionn? ? de la farine peut avoir de lourdes cons?quences sur la sant? du consommateur. ? en croire certains nutritionnistes, consommer de la farine de bl? ? l’?tat brut peut causer des inflammations dans l’ensemble du corps, une surproduction de graisse et favorise l’apparition des maladies comme le diab?te de type 2 , les maladies cardiovasculaires et m?me l’arthrose, des irritations de la peau qui s’accompagnent de fortes d?mangeaisons. No?lle ETOUNGOU (Stg)

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?nergies renouvelables : En?o va doubler les capacit?s ? 64,4 m?gawatts ? Maroua et Guider

Mise en service en septembre 2023, les parcs solaires des deux villes sont les premi?res de grandes capacit?s solaires au Cameroun et dans la sous-r?gion. Selon l?entreprise charg?e de la distribution de l??nergie ?lectrique au Cameroun, les ouvrages ?volueront ainsi de 35,8 m?gawatts de solaire et 19 m?gawatts par heure de stockage sur batteries ? 64,4 m?gawatts de solaire et 38,2 m?gawatts par heure de stockage sur batteries. C?est dans le but d?atteindre cet objectif qu?Energie of Cameroon (Eneo) renouvelle son partenariat avec Release by Scatec. ?Eneo a renouvel? sa confiance ? Release by Scatec pour doubler les capacit?s des centrales solaires de Guider et Maroua. Cela permettra ? En?o de s?curiser davantage la production d??nergie dans le septentrion et d?am?liorer la qualit? de service pour les m?nages et les industries de la r?gion. Ce nouveau pas vers une ?nergie plus fiable et d?carbon?e s?inscrit dans la strat?gie d?Eneo qui a ? c?ur de poursuivre ses efforts, sous l??gide du gouvernement du Cameroun, pour am?liorer durablement l?offre ?nerg?tique?, a d?clar? Amine Homman Ludiye, directeur g?n?ral d?En?o Cameroon.?Cette extension t?moigne du succ?s des initiaux et des avantages offerts par notre offre innovante. En augmentant la capacit? install?e dans le pays, nous r?affirmons notre collaboration avec Eneo et notre engagement envers le Cameroun en tant que march? cl? pour nos solutions?, a affirm? Hans Olav Kvalvaag, PDG de Release by Scatec. Au terme des travaux pr?vus s?achever avant fin 2025, cette production augment?e permettra une fourniture plus stable en ?lectricit?, m?me aux heures de pointe, aux m?nages et industries du Septentrion. ?Notre partenaire fructueux avec Release by Scatec a grandement b?n?fici? aux populations et industries du Nord du Cameroun en r?duisant les pannes d??lectricit?. Ce nouveau projet r?duira davantage notre d?pendance au diesel et permettra au gouvernement de r?aliser des ?conomies importantes sur les budgets de combustibles?, a confirm? Gaston Eloundou Essomba, ministre de l?eau et de l??nergie. Les piliersLes ?nergies renouvelables et de transition ?cologique reposent sur plusieurs piliers ? savoir: assurer la continuit? de la production et l?allongement de la dur?e de vie des grands barrages Songloulou, Ed?a, et Lagdo; d?velopper les parcs solaires importants; hybrider les centrales isol?es en joignant ? la production thermique de petits parc solaires; faciliter la construction de minicentrales hydro; conseiller le gouvernement et les investisseurs int?ress?s sur les opportunit?s. Diane Kenfack

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A la p?n?trante nord de Yaound?, le bitume de la libre-circulation

Les belles perspectives pour le trafic sur le corridor Douala-Yaound?-Yoko-Ngaound?r?-Ndjamena se mat?rialisent progressivement. C?est ce qu?augure un communiqu? du ministre camerounais des Travaux publics, Nganou Djoumessi, ce jeudi 13 juin 2024. Le membre du gouvernement y annonce le d?but des travaux de d?doublement de la route Olembe-Echangeur Obala. Lequel axe routier est coutumier de bouchons interminables. Il appelle de ce fait ?au respect rigoureux de la signalisation et des d?rivations pendant la dur?e des travaux?.Ledit projet porte sur le d?doublement en 2?2 voies de la route existante Olembe-?changeur Obala sur une longueur de 22 km environ. Ce qui correspond concr?tement ? l?ajout d?une nouvelle chauss?e de 7,0 m+1,5 m d?accotement du c?t? droit ou gauche, s?par? de la chauss?e actuelle par un terre-plein centrale de 1,5 m, r?sultant de la transformation de l?accotement existant. Et d?Ebang ? Echangeur d?Obala (PK 14+600 au PK 21+370), o? l??largissement se fera des deux c?t?s avec l?ajout de deux demis chauss?s de 3,5m + deux accotements de 1,5m, sans terre-plein central. L?entreprise Arab contractor est tenue par une ?ch?ance de 24 mois pour effectuer les travaux pour une enveloppe de 28 milliards FCFA environs.Les jalons de la mat?rialisation de ce projet sont pos?s depuis le 9 mai dernier. Date ? laquelle le maitre d?ouvrage et les autres parties prenantes finalisaient les r?flexions autour de la lev?e des autres entraves ? la circulation sur ce tron?on de la Nationale num?ro 1. A savoir: les march?s spontan?s, les intersections non am?nag?es, etc. ?Il faut donc, visiter d?abord le trac?e ensuite voir les endroits o? il y a des contraintes parce que les emprises de cette route avaient d?j? ?t? lib?r?es lorsqu?on construisait le projet PAEPYS. Mais, il nous revient que certains riverains ont occup? ? nouveau les endroits lib?r?s?, martelait alors Nganou Djoumessi. Louise Nsana

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Cemac : la Beac injecte120 milliards FCFA de liquidit?s

La Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac) vient de proc?der ? une op?ration d?injection de liquidit?s dans le march? mon?taire de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale. Celle-ci a eu lieu du 11 juin 2024 et porte sur une op?ration de 120 milliards FCFA. Celle-ci couvre une dur?e de sept jours pour un taux minimum de 5%. Les r?sultats inh?rents ? cette offre fixent ? 55 milliards FCFA le montant des souscriptions. Au niveau de la Beac, l?on n?indique pas si cette reprise des injections de liquidit?s est ponctuelle, ou si elle va se poursuivre dans les jours ? venir. L?on observe qu?elle survient apr?s 15 ans de durcissement des conditions de cr?dit. Pendant cette p?riode, du fait de la hausse des principaux taux directeurs et de la suspension des op?rations d?injection de liquidit?s, mais aussi ? cause du durcissement des conditions d?acc?s aux instruments de refinancement de la banque centrale, les ?tablissements de cr?dit de la CEMAC en avaient ?t? sevr?s.Comme commentaire, des experts estiment que la reprise de ces injections pourrait signaler un ajustement de la politique mon?taire de la Beac face aux conditions ?conomiques actuelles. Le contexte de cette op?ration affiche quelques particularit?s. Tout d?abord cela fait un peu plus d?un an que la Beac a cess? de recourir ? ce proc?d?. L?objectif affich? ?tant de r?duire la masse mon?taire en disposition des banques afin de juguler l?inflation d?origine mon?taire, qui atteignait 20% dans la sous-r?gion. Cette d?cision avait ?t? pr?c?d?e par une r?duction progressive des injections hebdomadaires de liquidit?s dans les banques, passant de 250 milliards FCFA ? seulement 50 milliards FCFA.Elle a de ce fait opt? pour la ponction hebdomadaire des exc?dents de liquidit? se trouvant dans les banques, en ?change d?une r?mun?ration. Ensuite, la reprise des injections de fonds dans les ?tablissements de cr?dit se fait simultan?ment aux op?rations de reprise des liquidit?s sur le march? mon?taire.Ce 14 juin 2024, la banque centrale a proc?d? ? une op?ration d??mission des bons, en vue de la reprise de 50 milliards FCFA. D?une dur?e de 28 jours, cette op?ration est sous-tendue ? l?exigence, pour les banques soumissionnaires, de ne point solliciter des facilit?s de la Beac pendant la dur?e de maturation. Louise Nsana

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