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Promotion du commerce intra-africain: l’ugence de la r?vision du plan d’action

L’int?gration commerciale est reconnue comme un moteur important de la croissance inclusive et du d?veloppement ?conomique en Afrique. Malgr? le potentiel consid?rable de l’Afrique, la part du continent dans les exportations mondiales reste faible (environ 3 %), ce qui souligne la n?cessit? d’accro?tre le commerce intra-africain et l’industrialisation. « Actuellement, les exportations et les importations intra-africaines s’?l?vent respectivement ? 17,8% et 14,6%, ce qui est bien inf?rieur aux niveaux observ?s en Europe et en Asie », souligne le communiqu?.Il est donc urgent de se mettre au travail. Et c’est pour tabler sur le sujet qu’une r?union organis?e par la Commission ?conomique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), en collaboration avec l’Union africaine (UA) s’est tenue ? Douala le 19 juin 2024. Objectif: ?valuer et am?liorer l?impl?mentation du Plan d’action pour la dynamisation du commerce intra-africain (Biat). Intitul? ?Cadre pour la dynamisation du commerce intra-africain (Biat), dix ans apr?s: Progr?s, d?fis de mise en ?uvre et implications pour la Zlecaf?, ce plan d’action devra s’aligner sur les objectifs d?intensification de la mise en ?uvre de la Zone de libre-?change continentale africaine (Zlecaf).La Zlecaf a connu des avanc?es significatives. 47 des 54 pays signataires ont ratifi? l’accord en avril 2024 et les ?changes commerciaux ont commenc? le 1?? janvier 2021. Cependant, les progr?s du plan d’action Biat restent insuffisants. Jusqu’ici, ce dernier porte sur la politique commerciale, la facilitation des ?changes, la capacit? productive, l’infrastructure li?e au commerce, le financement du commerce, l’information commerciale et l’int?gration des march?s de facteurs. Par ailleurs, ce plan met l’accent sur l’int?gration du commerce intra-africain dans les strat?gies nationales, l’implication du secteur priv? dans l’?laboration des politiques, l’am?lioration des produits alimentaires et des services, la simplification des r?glementations commerciales, la r?duction des temps de transit, l’optimisation des postes fronti?res et l’int?gration de la gestion des fronti?res.Ainsi, cette r?union a permis de recueillir les points de vue des experts des communaut?s ?conomiques r?gionales (CER) et d’autres parties prenantes afin d’enrichir le contenu du rapport, d’am?liorer sa solidit? analytique et de garantir la robustesse des donn?es ainsi que des recommandations. Diane Kenfack

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Croissance ?conomique 2024: l?Afrique subsaharienne dans le sens du vent

La croissance mondiale devrait se stabiliser en 2024, pour la premi?re fois depuis la crise sanitaire de 2020. Celle-ci devrait se maintenir ? 2,6% cet exercice avant de connaitre une progression moyenne de 2,7% en 2025-2026, selon les r?centes ?Perspectives ?conomiques mondiales? de la Banque mondiale. ? contrario, la croissance va fl?chir dans les ?conomies en d?veloppement par rapport ? 2023. ?Une ?conomie en d?veloppement sur quatre devrait rester plus pauvre cette ann?e qu?elle ne l??tait ? la veille de la pand?mie en 2019. Et cette proportion est deux fois plus ?lev?e pour les pays en situation de fragilit? et de conflit?, souligne la Banque mondiale.L?Afrique subsaharienne d?roge ? cette r?gle. La croissance y est en hausse depuis le d?but de l?ann?e 2024, apr?s un l?ger recul estim? ? 3% l?ann?e derni?re. Les projections portent ? 3,5% le rebond de la croissance dans la zone en 2024 et ? 4% courant 2025-2026. Dans le m?me temps, le Produit int?rieur brut (PIB) par habitant va connaitre une hausse de 1% cette ann?e et 1,4% l’ann?e suivante, sans toutefois r?ussir ? ramener tous les ?tats aux niveaux de vie d?avant la crise sanitaire li?e au Coronavirus. Le cap pourrait changer pour ce qui est de l?inflation. Celle-ci est repartie ? la hausse depuis le d?but de l?ann?e 2024; du fait de l?augmentation de la croissance globale dans certains pays de la r?gion, de la hausse des co?ts des denr?es alimentaires, des s?cheresses prolong?es et des inondations.L?inflation combin?e ? d?autres facteurs fait peser des risques sur la croissance ?conomique dans la r?gion. ?Les perspectives de croissance r?gionales sont principalement soumises ? des risques de d?t?rioration: mont?e des tensions g?opolitiques mondiales, nouvelle d?gradation de la stabilit? politique r?gionale, le surendettement public, ralentissement ?conomique plus marqu? qu?attendu en Chine?, ?num?re l?institution. Louise Nsana

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Don de sang au Cameroun : donneurs b?n?voles en voie de disparition

Avec un besoin annuel chiffr? ? 400 000 poches de sang, les banques de sang ne parviennent qu’? collecter ? peine 148 000 de poches. Comme plusieurs habitants interrog?s ce 14 juin 2024 dans les rues de Yaound?, Mathurin et Pauline, respectivement commer?ant et enseignante, n?ont jamais donn? et ne sont m?me pas pr?ts ? donner de leur sang. Et chacun d?entre eux a ses raisons?. On ne fait pas un don de sang ? n?importe qui. Il faut avoir une relation particuli?re avec la personne ? qui tu octroies ton sang. Jamais, je ne vais me lever parce que j?ai entendu dire qu’il y avait des gens ? l?h?pital pour aller donner de mon sang. D?j? que lorsque tu as donn? du sang, il faut une r?cup?ration apr?s? pense le premier?. Je ne suis jamais partie faire un don de sang de fa?on b?n?vole. Et puis m?me, on ne nous a jamais sensibilis?s dans ce sens. J?avoue que je ne savais pas qu?on peut donner du sang volontairement? explique la seconde.Si pour ces deux premiers, les raisons sont personnelles, la r?ticence au don de sang pour Wenceslas est une affaire de croyances religieuses?. C?est une question de religion. En plus, on n’a pas une tradition qu?on respecte chez-nous. ?Partager notre sang et le laisser dans des endroits dont on ne conna?t pas les rouages, n?entre pas dans nos coutumes? affirme le jeune pensionnaire d’une grande ?cole de formation de la place. L?urgenceMais, cette situation n?est pas sans cons?quence dans les h?pitaux. Sur les 400 000 poches environ dont le Cameroun a besoin, ? peine 148 000 poches de sang sont collect?es, selon les chiffres du minist?re de la Sant? publique. Bien-plus, selon No?l Ateba, le major de la banque de sang de l?H?pital central de Yaound?, sur trois poches de sang demand?es sur l?ensemble des services, une seule poche est disponible?. Les membres des familles interviennent quand le patient est d?j? dans le besoin. Et le temps d?en trouver, le pire peut arriver?, explique-t-il.Le responsable que nous rencontrons sur le terrain d?une op?ration de collecte, insiste sur l?urgence d?une sensibilisation et de la promotion aupr?s des populations du don de sang volontaire?. Quand le sang est disponible avec la contribution des b?n?voles, les familles interviennent seulement quand il faut remplacer la poche dont leur patient a ?t? b?n?ficiaire. Ce sang est test? et mis ? disposition ? temps. Ainsi, nous encourageons les uns et les autres ? s?engager pour cette cause?, conclut-il.D?apr?s des donn?es officielles, les h?morragies sont ? l?origine de pr?ts de 40% de mortalit? maternelle au Cameroun. En c?l?brant ce 14 juin 2024 la journ?e consacr?e aux donneurs de sang volontaires, l?id?e du gouvernement ? court terme est non seulement d’avoir du sang en abondance dans les h?pitaux, mais aussi de supprimer la pratique pilote de donneur dit de ?remplacement?. Joseph Ndzie Effa (stagiaire)

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Inflation du prix riz sur les march?s : les pouvoirs publics au banc des accus?s

En d?pit de la politique de l?import-substitution en vogue au Cameroun, l’approvisionnement de cette denr?e reste adoss? aux importations. Ceci, au d?triment de la production locale. La randonn?e dans les march?s de Yaound?, laisse transparaitre la vie ch?re. Des denr?es de premi?re n?cessit? telles que le riz sont inaccessibles pour la plupart des Camerounais. Actuellement, le prix du sac du riz de 25 kg oscille entre 13 500 FCFA ? 18 000 FCFA, en fonction de la qualit?. Selon les commer?ants du march? de Mvog-Atangana Mbala (Yaound? IV) cet ?tat de choses est la cons?quence des importations. ?Il y a le co?t du transport impact? par l?augmentation du prix du litre du carburant et des crises exog?nes; sans oublier le fait que certains responsables du minist?re du Commerce (Mincommerce) ran?onnent les importateurs. Ce sont tous ces facteurs r?unis qui conduisent ? la chert? du riz au niveau des petits commer?ants?, fulmine un commer?ant qui a requis l?anonymat.Selon notre interlocuteur, le Cameroun n?importe plus le riz de bonne qualit?, contrairement aux pays de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), ? l?instar du Gabon et la Guin?e ?quatoriale. Le Cameroun importe le riz en fonction de la bourse des consommateurs. Si l?on importe du bon riz, les Camerounais ne seront pas en mesure de l?acheter, apprend-on?. Le riz brisure qui se fait rare est on?reux. Le sac de 25 kg co?te 18 500 FCFA, parce qu?il est contr?l?. Par contre, le Cameroun gagnerait ? ?changer avec les pays de la sous-r?gion sus-?voqu?s, parce que les tarifs de douanes impos?s quant ? l’importation du riz de bonne qualit? sont faibles? explique-t-il. Curieusement, le transport du riz des pays voisins pour le Cameroun est intercept? ? Bitam (Gabon), Ambam et Ebolowa. C?est le m?me constat fait par Anne-Marie, commer?ante au march? Acacia (arrondissement de Yaound? VI). Le march? camerounais est inond? de la contrefa?on. Selon elle, pour l?op?ration de la lutte contre la vie ch?re, le Mincommerce Luc Magloire Atangana devrait commencer en amont chez les grands op?rateurs et non de venir nous exiger un prix de mani?re unilat?rale alors qu??on ne s?en sort pas. On ne fait pas le march? pour perdre. On ne peut pas acheter un sac de riz de 50 kg ? 27 500 FCFA et on nous exige de le d?tailler ? 535 FCFA le kg?, l?che celle qui dit subir des injustices subies depuis 15 ans. Au rang de celles-ci, il y a des pratiques peu recommandables que d?plore un commer?ant. ?Le march? est devenu une jungle. Nous, commer?ants, subissons des tracasseries. Lorsque les contr?leurs arrivent, il faut donner leur enveloppe de 5 000 FCFA, voire 10 000 FCFA, pour ?viter la scell?e. On va se plaindre chez qui??, s?indigne – t-il, visiblement tr?s d??u du syst?me mis en place. Riz localTout ceci laisse voir une insuffisance dans la fili?re riz. Le Cameroun peine ? s?arrimer ? sa politique de l?import-substitution. Les importations de riz sont importantes. Tandis que le riz local de Ndop dans le Nord-Ouest (Bamenda), le Sud-Ouest (Buea), et celui de Yagoua dans l?Extr?me-Nord, pourtant appr?ci? par les consommateurs, se fait rare. La production est faible. ?La riziculture depuis des lustres est artisanale, sans oublier les conflits qui impactent la production?, pr?cise Henriette, vendeuse au march? Acacia. Le riz local arrive ? notre niveau apr?s quatre ou cinq mois. Et il est plus cher que le riz import?. ?Le sac de 25 kg de riz local co?te 17 000 FCFA, et il arrive en compte goute, puisque l?acc?s n?est pas facile, et les cultivateurs le font dans la clandestinit?, pour la plupart?, explique Richard, rencontr? au march? Mvog-Atangana Mbala. Et pour renverser la tendance, ?les autorit?s doivent ramener la paix dans les localit?s en conflits et m?caniser le secteur pour une grande production pour satisfaire la demande locale de plus en plus croissante?, sugg?re-t-il. Olivier Mbessit?

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Pierre Ga?tan De Njikam Moulliom

Il vient d??tre ?lu pr?sident de l?Association des ?lus en France d?Origine ou de Nationalit? Camerounaise (Efracam), un cercle fond? en mai 2015. Le Camerounais a ?t? port? ? la t?te de cet organisme pour un mandat de trois ans. C’?tait aucours de l?assembl?e g?n?rale tenue le 2 juin dernier ? Saint-Denis, en France m?tropolitaine. Il remplace ? ce poste, Blaise Ethodet Nkake,1?r adjoint au maire de la commune de Fosses, dans le d?partement du Val-d?Oise, en r?gion parisienne. Le nouvel ?lu de la ville de Bordeaux est ?galement le fondateur des Journ?es nationales des diasporas (JNDA) dont le r?le est la valorisation des diasporas africaines en France. L?homme ?uvre depuis plusieurs ann?es en vue de la reconnaissance de ces acteurs. Par ce travail acharn?, il est devenu un v?ritable pont du renouvellement des relations franco-africaines

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Valentin Katzer

Jusqu?? il y a quelques jours, il ?tait en service ? l?ambassade de l?Allemagne au Cameroun. Arriv? en fin de s?jour, le Premier secr?taire et chef de Coop?ration au sein de cette repr?sentation diplomatique est all? faire ses adieux ? Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais de l??conomie, de la Planification et de l?Am?nagement du territoire (Minepat). Les ?changes entre les deux hommes ont port? sur la coop?ration longue de plusieurs ann?es, entre Yaound? et Berlin. Le point culminant ayant port? sur les relations ?conomiques que partagent les deux nations. Ensemble, ils ont appr?ci? le climat de convivialit? que refl?tent les divers partenariats existants entre le ?pays-continent? et l?Allemagne. ?L?audience avec le Ministre de l??conomie nous a permis de dire au revoir. C??tait aussi l?occasion de remercier le ministre et son ?quipe pour l?excellente collaboration que nous avons eu ces quatre derni?res ann?es. Ensemble, nous avons fait avancer la coop?ration germano-camerounaise ? plusieurs niveaux, conform?ment aux orientations de la SND30?, a d?clar? Valentin Katzer? la presse ? l?issue de l?audience.

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Gestion des conflits internes en Afrique : entre bilat?ralisme et africanisation

C?est le contenu de la th?se de doctorat que vient de soutenir le colonel Josu? L?onard Ateba. Mention ?tr?s honorable, sujet tr?s pertinent?. C?est en ces termes que le Pr Yves Paul Madjom, au nom du jury qu?il pr?side, d?cerne le grade de ?docteur? en sciences politiques au colonel Josu? L?onard Ateba. La sc?ne finale de la soutenance de pr?s de trois heures de temps se d?roule dans un amphith??tre de l?Institut des Relations internationales (IRIC) dans la soir?e du 20 juin 2024.Intitul?e ??valuation du traitement des conflits arm?s internes en Afrique: le cas de Centrafrique et du Mali?, la th?se de doctorat pose le probl?me de la gestion efficace des conflits internes en Afrique. 367 pages ont suffi pour s?duire le jury constitu? de professeurs des universit?s, experts sur les questions g?opolitiques.Le sujet, fait-il savoir, est inspir? de son passage dans deux zones de conflits. Notamment ? l??cole de maintien de la paix au Mali pendant six mois, puis en Centrafrique pendant plus d?un an. En observant les ?v?nements de plus pr?s, le haut grad? de l’arm?e camerounaise constate des similitudes entre les deux pays. Depuis leur accession respective ? l?ind?pendance, les deux pays ont connu cinq coups d??tat chacun. De plus, ils ont v?cu l?exp?rimentation de deux op?rations militaires fran?aises pour leur pacification (Baracouda et Sangaris en Centrafrique; Cerval et Barcane au Mali). Autre chose, indique-t-il, la Centrafrique et le Mali ont tous les deux exp?riment?, en vain, la r?solution r?gionale de leurs conflits par le biais de l?Union africaine. Par ailleurs, les deux nations de l’Afrique subsaharienne ont connu des op?rations de maintien de la paix des Nations unies qui n’ont pas abouti ? grand-chose (Minusca en Centrafrique et la Minusma au Mali). Chose curieuse, rel?ve le chercheur, il a suffi que les deux ?tats se tournent vers la Russie pour que leurs territoires respectifs soient enfin s?curis?s. De l?, il ?tablit l??chec de la s?curit? collective qui avait ?t? confi?e ? l?Onu apr?s la fin de la Deuxi?me Guerre mondiale. Ce qui le pousse ? mener plus loin sa r?flexion. Laquelle le transporte dans l’aire des universitaires.Aussi, sugg?re-t-il un r?glement des conflits ? l?africaine. ?Nous avons des probl?mes sp?cifiques en Afrique qui n?cessitent une africanisation de la gestion des conflits locaux. Cette africanisation passe par des institutions fortes, dot?es des moyens de leurs politiques. Je pense notamment ? la CEEAC, pour l?Afrique centrale et ? la CDEAO pour l?Afrique de l?Ouest?, fait-il savoir. Hard PowerOr, lesdites institutions ne disposent pas des moyens n?cessaires pour r?soudre le type de probl?me mis en exergue. C?est la raison pour laquelle le colonel, Dr Josu? L?onard Ateba propose le « bilat?ralisme gagnant-gagnant ». Il s’agit selon lui de s?allier ? la Russie ? court termes, pour obtenir la stabilit? dans les zones en conflits. Ceci permettant ?l?Afrique centrale de d?fense? ou ?l?Afrique de l?Ouest de d?fense? de se mettre en place et de prendre le relais, explique-t-il. Mais cela ?passe par la formation des hommes, le renforcement de leurs capacit?s et par une volont? politique de donner les moyens aux forces de d?fenses de pouvoir combattre le terrorisme?.Pour le coll?ge d’enseignants universitaires, cette th?se qui est la continuit? des travaux ant?rieurs est une solution « pr?t-?-porter » pour l’Afrique. Si elle est bien exploit?e, estime Pr Yves Paul Madjem, pr?sident du jury, elle deviendra un outil d?aide ? la d?cision pour les pays africains. JJulien Ondoua Owona

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Frais de visa au Cameroun : en cher et en hausse

Sur la foi d’une ordonnance pr?sidentielle sign?e du chef de l??tat le 20 juin 2024, les ?trangers candidats au voyage vers le pays de Paul Biya devront  » saigner » un peu plus. Sign?e jeudi dernier, l?ordonnance N? 2024/00/ du 20 juin 2024 modifie et compl?te certaines dispositions de la loi N? 2023/019 du 19 d?cembre 2023 portant loi des Finances pour l?exercice 2024. Parmi elles, se trouvent les droits de timbre pour les visas. D?apr?s le document sign? de Paul Biya, pr?sident de la R?publique du Cameroun, ils sont revus ? la hausse pour les ?trangers d?sireux de s?journer en terre camerounaise.Pour les visas d?entr?e ou de sortie sur les passeports ?trangers, les droits de timbre s’?l?vent d?sormais ? 100.000 FCFA pour le visa normal et ? 150.000 FCFA pour le visa express. Pour ce qui est du renouvellement du visa, le montant ? d?bourser est de 150.000 FCFA. Le prix est le m?me pour l?obtention d?un visa de sortie, sous r?serve des conventions bilat?rales entre l??tat du Cameroun et le pays du demandeur.Pour ce qui est du visa de transit de plus de quatre jours, la somme que doivent d?bourser les expatri?s est estim?e, selon le document suscit?, ? 100.000 FCFA. En ce qui concerne le prix du visa pour plusieurs entr?es et sorties, au-del? de six mois, il est de 200.000 FCFA. Le visa express ?tant dor?navant supprim?, pr?cise l?ordonnance. Exon?rationToutefois, certaines dispositions relatives ? l?obtention des visas et des titres de s?jour n?ont pas chang?. Comme par le pass?, la d?livrance des passeports diplomatiques ou de service est exon?r?e du droit de timbre. ? ceux-l?, s?ajoutent le visa d??tude d?livr? aux nationaux des pays ?trangers pour une dur?e de moins de six mois, ainsi que l?obtention du visa de transit de moins de cinq jours.Dans le m?me ordre, les frais des plaques d?immatriculation pour les v?hicules des repr?sentations diplomatiques et des organismes internationaux install?s au Cameroun s??l?vent ? 50.000 FCFA. Tandis que les frais d?authentification de la traduction des documents officiels entrant et sortant du Cameroun sont fix?s ? 20.000 FCFA. Joseph Julien Ondoua Owona

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Bien organiser l?insertion de ceux qui ?taient partis

Les 30 juin et 7 juillet 2024, les ?lecteurs fran?ais choisiront les d?put?s de la nouvelle Assembl?e nationale. Je ne suis pas citoyen fran?ais et je ne vis pas en France. Je n?ai donc aucun int?r?t ? m?int?resser ? ces ?lections. L?unique raison qui m?am?ne ? leur consacrer un post, c?est le sort que certains Fran?ais proches du Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen se pr?parent ? r?server aux Noirs vivant et travaillant dans la ?patrie des droits de l?homme?. En effet, dans une vid?o, on entend un couple fran?ais affirmer que les Fran?ais sont chez eux et y font ce qu?ils veulent. Le message de ce couple est clair et peut ?tre r?sum? de la fa?on suivante: ?Les Moustapha, Mamadou, Obono, Fall, Mabiala, Kouam?, Ou?draogo et autres, rentrez chez vous.?Certains diront tout de suite qu?on ne devrait pas h?siter ? partir d?un endroit o? votre pr?sence n?est plus accept?e ou d?sir?e. Je suis d?accord avec eux mais partiellement seulement car ces Africains qui ont acquis toutes sortes de comp?tences en France, quand ils rentreront dans leur pays, leur donnera-t-on l?occasion de mettre ces comp?tences au service de leur pays d?origine? Leur fera-t-on de la place pour que le pays tire profit de leurs talents? Bref, leur permettra-t-on de donner le meilleur d?eux-m?mes au pays qui les a vu na?tre et qui a assur? une partie de leur formation? Ces questions m?ritent d??tre pos?es quand on pense ? tel ?benguiste? qui voulait cr?er une entreprise au pays mais ? qui on a mis les b?tons dans les roues ou ? tel autre qui devait enseigner dans nos universit?s mais dont le recrutement a ?t? emp?ch? parce qu?il n??tait pas de la bonne ethnie ou parce qu?il avait commis le crime de critiquer le parti au pouvoir.Il y a des Africains qui voudraient bien quitter la France o? certains ne se g?nent plus pour exprimer ouvertement leur racisme et x?nophobie mais de quoi vivront-ils dans leur pays si des gens m?chants, incomp?tents et tribalistes les emp?chent d?exercer le travail qui leur permettrait de servir la nation et de vivre d?cemment? Cette situation ne ressemble-t-elle pas au serpent qui se mord la queue? Le dessin repr?sentant ce serpent qui se mord la queue se nomme l?ouroboros, mot grec compos? de ?oura? (queue) et de ?boros? (vorace ou glouton).Certains locaux privent leurs compatriotes partis un moment ? l??tranger de leur droit ? servir leur pays soit parce qu?ils refusent de prendre leur retraite, soit parce qu?ils veulent se faire remplacer par un parent ou par une personne qui leur aura graiss? la patte auparavant. Ceux qui dirigent la C?te d?Ivoire depuis avril 2011 ont ?chou? ? extirper de notre administration et de nos universit?s ces petits criminels. Et ce n?est malheureusement pas le seul ?chec de ce r?gime qui avait pourtant promis d?am?liorer la vie des Ivoiriens. Ceux qui aspirent ? ?tre aux affaires apr?s octobre 2025 devraient commencer ? r?fl?chir au probl?me de nos fr?res qui veulent bien rentrer pour participer ? la reconstruction du pays mais ? qui bien souvent on ne facilite pas la t?che. Jean-Claude Dj?r?k?

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Journ?e mondiale des Oc?ans?: sous l??p?e de l?activit? humaine

Au-del? de la sensibilisation, l?Ong ??Les b?n?voles des oc?ans du Cameroun?? plaide pour la protection de la diversit? ? travers un jeu de r?le. Nous devons comprendre que les oc?ans sont le poumon de l’humanit? et par cons?quent les prot?ger pour garantir notre avenir. De pareilles id?es ont coul? ? flot ce 08 juin 2024 ? Yaound?. C?est ? la faveur d?une conf?rence anim?e par Jeauberte Djamou pr?sidente fondatrice de l’Ong ? Les b?n?voles des oc?ans du Cameroun ?. Objectif, sensibiliser le plus grand nombre sur les m?faits des d?rives sans cesses grandissantes auxquelles se livre l?Homme au quotidien. Pourquoi une ville loin de la mer ? Simplement parce que, explique l?oratrice du jour, mer et terre sont ?troitement li?s. ?Qui jette par terre, jette en mer ?, entend-on ici. Dans le fond, cela veut simplement dire qu?il faut faire tr?s attention ? ce que l?on fait au quotidien car cela a un impact n?faste sur les Oc?ans. La preuve, ceux des ?l?ments destructeurs de ces milieux aquatiques sont utilis?s sur la terre : mati?res plastique, m?gots de cigarettes et autres. Il y a aussi, la consommation non contr?l?e des esp?ces prot?g?es. C?est la raison pour laquelle, le th?me de cette ?dition est: ? L?oc?an d?abord ?. Comme pour dire que cette vaste ?tendue d?eau est la vie. D?ailleurs, r?v?le-t-on, c?est la principale source d?approvisionnement en terme de nourriture, tourisme et autres. Ici au Cameroun, l?aire prot?g?e de Manko Man est un sanctuaire. En ces lieux, on peut admirer et appr?cier les tortues marines qui, pour la plupart, proviennent des contr?es tr?s ?loign?es telles la c?te sud du Br?sil, renseignent certaines ?tudes men?es par des chercheurs am?ricains et europ?ens. Mais cette biodiversit? se trouve menac?e. Dans ce sillage, se trouvent le tire-tire qui est la p?che artisanale avec des mailles non conventionnelles qui ramassent les alevins et tortues marines ? la fois, les p?cheurs industriels et l?activit? des industries maritimes parfois p?troli?res. Face ? tout cela, le colonel Louis Pergaud Djomo, expert For?t/Environnement, et ing?nieur des eaux et for?ts, a pris la parole pour faire une synth?se des d?bats partant du niveau strat?gique (Conventions et Trait?s internationaux) au niveau op?rationnel (mise en ?uvre des instruments internationaux au niveau national : cr?ation et gestion de l’Aire Prot?g?e Marine de Campo Ma’an par exemple). Les ?changes ont soulev? nombre d’int?r?ts pour les parties prenantes ainsi que des probl?mes et des v?ux. Pour satisfaire ? toutes les pr?occupations soulev?es par les acteurs, l’expert propose une congestion de cette aire prot?g?e dans l’int?r?t pris compris et partag? des parties prenantes et sugg?re au gestionnaire de cette aire prot?g?e de nourrir les d?bats internationaux sur ces diff?rentes Conventions: diff?rentes COP par les le?ons apprises au niveau local en vue d’am?liorer ces Instruments internationaux Marie Noelle Etoungou (stagiaire)

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