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Trafic de drogue: l’Afrique centrale et de l’ouest sous l’?p?e des cartels

Selon la commission des droits de l?Homme du Cameroun, la r?gion a cess? d??tre une voie de transit pour devenir une v?ritable tani?re de consommateurs locaux. Chaque ann?e, la Journ?e internationale contre l?abus et le trafic illicite de drogue rappelle l?importance de lutter contre les stup?fiants. ? l?occasion de la 37? ?dition c?l?br?e ce 26 juin 2024, sous le th?me ?les preuves sont claires: investissez dans la pr?vention? la Commission des droits de l?Homme du Cameroun (CDHC) tire la sonnette d?alarme.Dans sa d?claration de circonstance, la CDHC rapporte que le ph?nom?ne du trafic et de la consommation de drogues douces et dures est pr?occupant en Afrique centrale. ?Au cours des dix derni?res ann?es, l?Afrique centrale et l?Afrique de l?Ouest qui servaient de voie de transit pour des drogues ill?gales en provenance d?Am?rique du Sud, sont devenues des march?s de stup?fiants en plein essor avec une hausse troublante du nombre de consommateurs locaux? indique l?institution que dirige James Mouangue Kobila. L?ampleurEn effet, les r?centes saisies et les cons?quences tragiques sur les pays de la zone renseignent sur l?ampleur du ph?nom?ne et l?urgence d?une r?ponse rapide et coordonn?e. Selon un r?cent rapport de l?Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), les saisies de coca?ne dans les pays du golfe de Guin?e et du Sahel ont explos?, passant de 13 kg par an en 2015-2020 ? 1466 kg en 2022.Au Cameroun par exemple, le 30 mai 2024, la douane camerounaise a saisi une cargaison de 24,5 kg de coca?ne estim?e ? pr?s d?un milliard trois cent millions (1 300 000 000) FCFA. Il s’agit d?une cargaison en provenance de la ville de Sao Paulo au Br?sil et dissimul?e dans des sacs ? main et dans des chaussures.Le 16 avril de la m?me ann?e, une op?ration baptis?e ?coups de poings? men?e par la brigade de gendarmerie de Kondengui, a permis la saisie de 339 petits filons, 07 gros paquets d?une quantit? d?environ 7,425 kg de chanvre indien au quartier Mvog Atangana Mballa dans le 4? arrondissement de la ville de Yaound?. Burkina Faso, Mali, Niger, TchadCe rapport de l?ONUDC, explique que l’objectif des trafiquants est de cr?er un vaste march? africain ? travers une production locale de stup?fiants. La d?couverte au Niger de laboratoires de production de ?crack? (une coca?ne dite du pauvre) rel?ve de cette ambition. Ces pays servent aussi de transit pour la r?sine de cannabis venue d?Afrique du Nord, et de l?h?ro?ne d?Asie.D?apr?s l?Onu, le taux de pr?valence de la consommation de drogue en Afrique de l?Ouest et du Centre est sup?rieur ? 10% aux moyennes mondiales. Les traitements contre la toxicomanie restent encore rares sur le continent. Joseph Ndzie Effa (stagiaire)

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Cinquantenaire de Cameroon Tribune?:la Sopecam r?compense ses meilleurs artisans

La Soci?t? de Presse et d??dition du Cameroun vient de d?cerner des m?dailles d’honneur ? 266 anciens personnels et aux personnels en poste, sous l??gide du minist?re du Travail et de la S?curit? sociale (Mintss). Le si?ge de la Soci?t? de Presse et d??dition du Cameroun (Sopecam SCP) ? Yaound? est en effervescence. L?entreprise abrite depuis lundi dernier les activit?s marquant le cinquantenaire du quotidien national bilingue Cameroon Tribune. C’est dans cette perspective que son top management a d?cid? de d?cerner des m?dailles aux anciens personnels et aux personnels en poste. Une d?cision conforme au Code du travail camerounais. pour le Mintss,  ?cette c?r?monie a pour objectif de c?l?brer l?excellence au travail. Je saisis l?occasion que nous offre cette tribune pour saluer la trajectoire ascendante de la Sopecam ? travers notamment les innovations qui ont su ?tre introduites au profit de nombreux lecteurs.  Hier exclusivement Cameroon Tribune, aujourd?hui d?autres publications telles que Nyanga, Cameroon Insider et bien d?autres se sont ajout?es ? cette offre ?ditoriale. Cette progression heureuse dans un contexte de concurrence a accru la place centrale qui est la v?tre dans tous les espaces d?di?s ? la presse ?. L?occasion faisant le larron, cet ?v?nement a donn? lieu ? la Sopecam d?exprimer sa fiert? et son admiration envers son personnel, mais aussi pour soumettre quelques dol?ances ? l??tat. ? Nous sommes fiers de notre travail et allons maintenir les salaires de nos employ?s bien que le contexte soit difficile. Toutefois, afin d?obtenir un rendement optimal, nous esp?rons gagner davantage de march?s publics et avoir une r?elle autonomie de gestion ?, sollicite Marie-Claire Nnana directrice g?n?rale de la Sopecam.  Ainsi, 266 des personnels de cette entreprise ont re?u 387 m?dailles en or, argent et vermeil qui ont ?t? remises des mains de Gr?goire Owona, ministre du Travail et de la S?curit? sociale, assist? ? cet exercice par Joseph-Le, pr?sident du Conseil d?Administration de la Sopecam. Joelle Effa Laurentine Assiga,pr?sidente du R?seau des journalistes culturels du Cameroun, chef des services du journal Nyanga. ? Le journalisme, aujourd?hui, est ? la crois?e des chemins ? Il faut sans cesse innover avec les nouvelles technologies qui voient le jour. Le journaliste doit pouvoir s?adapter, on ne va pas compter 24 ans et rester en arri?re et conservateur sans s?adapter ? ces nouveaux outils comme le digital et l?intelligence artificielle. Donc, on va se renouveler encore pour mieux servir le public camerounais. Que ce soit nous dans les magazines, que ceux de Cameroon Tribune, nous avons un seul objectif, celui de positionner la Sopecam ? un niveau de leader. Mbassi Bikaga Epse Bikele Yvette Helene, chef service soci?t? et culture Cameroon Tribune ? ?a fait 29 ans que je travaille. ? Ma physionomie est tellement trompeuse que l?on ne pourrait imaginer que j?ai pu d?j? rassembler autant d?ann?es de service. Une m?daille comme celle-ci est la marque de la reconnaissance des efforts et des sacrifices consentis toutes ces ann?es. Et je pense qu?elle m?invite ? m?investir davantage parce qu?une m?daille comme celle-ci, c?est plus de responsabilit? afin de rester parmi les meilleurs. Gatsi Tananfouet Fenand, chef service Art graphique Cameroon Tribune ? Cameroon Tribune a pris sa pl?nitude dans le web ? Je suis tr?s fi?re de l??volution fulgurante de ce m?dia, et d’avoir apport? ma contribution, ceci, en coll?gialit? avec  mon entourage, pour que Cameroon Tribune d?colle. On peut avoir acc?s ? Cameroon Tribune partout dans le monde. Je suis d?autant plus fi?re du top management qui nous a permis aujourd?hui d??tre honor?s. Sorelle Guebediang, premi?re femme, chef d?agence de la Sopecam Ngaound?r?. ? La r?gion de l?Adamaoua va davantage alimenter ce journal. ? C?est la premi?re fois que je re?ois une m?daille d?honneur de travail. Cela me procure un sentiment de fiert? et me donne le courage de travailler davantage parce qu?en tant que premi?re femme chef d?agence ? la Sopecam ce n’est pas du tout facile. Cette m?daille est un booster pour continuer de l?avant.  Nous sommes donc plus confiantes et pr?tes ? alimenter le quotidien national en ce qui concerne les informations qui viennent de la r?gion du ch?teau d?eau du Cameroun. Propos recueillis par Joelle Effa

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Pr Jacques Fame Ndongo : ?la presse publique est au service de l?Etat ?

Fil conducteur de la le?on inaugurale du Colloque organis? ? l?occasion du 50? anniversaire de ? Cameroon Tribune ?. Sur la chaire, ce 4 juillet 2024 ? Yaound?, le Ministre d?Etat, Ministre de l?Enseignement Sup?rieur et non moins premier coordonnateur de la R?daction du quotidien camerounais ? capitaux publics.  Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, en vos rangs, titres et grades respectifs, vous permettrez qu?? l?entame de la Le?on inaugurale, je convoque une citation de Fernand Terrou, ancien professeur ? l?Institut d?Etudes Politiques de Paris et ex-Directeur de l?Institut Fran?ais de Presse (Universit? Paris II), non seulement au regard de l?immense stature scientifique du sus-nomm?, mais aussi en raison de l??pith?te ? politiques ? et du substantif ? presse ? inh?rents aux fonctions qu?il occupa : ? Si je l?che la bride ? la presse, je ne resterai pas  trois mois au pouvoir ?, d?clara Napol?on Bonaparte, au lendemain du 18 Brumaire (N.B. coup d?Etat du 9 novembre 1799, par lequel Bonaparte renversa le r?gime du Directoire). Sous le r?gne de Napol?on, la presse ne fut qu?un service de propagande gouvernementale et les journalistes, des agents du pouvoir, expos?s ? l?arbitraire le plus complet, tandis qu?aux Etats Unis o?, comme l?a ?crit Brissot, la R?volution ne se serait pas faite sans les gazettes, naissait une presse qui finira par l?emporter sur toutes les autres, au moins par son ampleur, et en Angleterre, ? l?abri de la libert? de publication et ? la faveur des progr?s techniques et ?conomiques, la presse prenait son essor ? (La presse P.U.F. Paris. p. 25).  ? Presse publique, pluralisme politique et r?volution num?rique ?. Telle est la th?matique, fort complexe et d?licate, de la le?on inaugurale que le Directeur G?n?ral de la SOPECAM, Mme Marie Claire Nnana, m?a demand? de d?livrer, ? la faveur du colloque organis? ? l?occasion de la c?l?bration du cinquanti?me anniversaire du quotidien ? Cameroon Tribune ?. De prime abord, il me fait plaisir de remercier Mme le Directeur G?n?ral de cette entreprise de presse et d??dition pour l?auguste responsabilit? scientifique et professionnelle dont elle a bien voulu me cr?diter, en cette circonstance historique o? l?un des plus prestigieux quotidiens d?Afrique, voire du monde, c?l?bre son ?ge d?or. Au demeurant, afin de m?acquitter convenablement, autant que faire se peut, de cette mission ? combien d?licate, m?adressant ? un auditoire averti et perspicace s?il en fut, je voudrais articuler ma communication autour de trois axes structurants : l?int?r?t du sujet, la d?finition des concepts op?ratoires, la plus-value induite par la r?volution num?rique. Le th?me du colloque scientifique qu?organise la Soci?t? de presse et d??ditions du Cameroun est d?une acuit?, d?une pertinence et d?un int?r?t on ne peut plus ?vidents. La citation relative ? Bonaparte prouve, ? suffisance, que depuis plusieurs si?cles, la presse est au c?ur de la probl?matique li?e ? la politique et qu?elle formate les invariants socio-culturels de la civilisation humaine, depuis le 18? si?cle au moins, jusqu?? ce jour.  En effet, la civilisation de l?information qui se consolide sous nos yeux a pour noum?ne la presse au sens large, ce terme f?t-il d?essence informatique, politique, journalistique, ?conomique, culturelle ou soci?tale. La presse, stricto sensu, dans ses trois composantes essentielles (?crite, audio-visuelle, cybern?tique) ne laisse personne indiff?rent ou ? l??cart de son champ de comp?tence. Nul, aujourd?hui, ne peut se passer de la presse publique ou priv?e, ? l?aune des acceptions que je viens d??num?rer.  La presse formate notre existence, nos comportements, nos sch?mes mentaux, nos choix, nos visions, nos r?ves voire nos fantasmes surtout dans son volet ludique le divertissement). Et, qui plus est, elle est en t?lescopage permanent avec l?homo politicus qui l?encourage, l?utilise, l?accepte, la craint, la manipule, l?oriente, la modifie, la formate, la courtise, en fonction de ses a-priori philosophiques, psychiques, cognitifs, lyriques ou id?ologiques (tout est id?ologique, m?me l?art culinaire). D?o? l?int?r?t ?vident du th?me que nous auscultons aujourd?hui. Et ce, d?autant plus que l??pith?te ? politique ? est accol?e ? ? pluralisme ?, sans oublier cette arl?sienne qu?est   la r?volution num?rique, v?ritable hydre ? sept t?tes que chaque humain se doit de dompter, de maitriser ou de s?duire pour ?viter d??tre phagocyt? par ce ? dinosaure ? (au sens neutre voire m?lioratif du terme.                                  Cette ?tape m?thodologique s?impose de mani?re apodictique, afin d??viter un dialogue de sourds puisque le mot colloque signifie ? parler ensemble ? (cum ? loquare). Et je sais que, pendant que je parle, hic et nunc, vous aussi vous parlez en esprit en disant (mentalement), a-t-il raison ? Est-il en train de p?rorer dans le n?ant ? Est-il p?dant, accessible, hors sujet, v?ridique ou d?phas? ? Je souhaite qu?int?rieurement, chacun se dise : c?est vrai, il a raison, je n?y avais pas pens? ?. Mais, c?est une gageure. Alors, d?finissons les concepts.                                   2-1- Presse :    chacun sait que ce mot vient de la grande invention de Jean Gutenberg et de ses deux associ?s, Jean Fust et Pierre Schoeffer.  L?utilisation simultan?e de deux ?l?ments (les caract?res mobiles m?talliques faits d?un alliage de plomb, d?antimoine et d??tain d?une part, et de la presse ? imprimer d?autre part, imagin? sur le mod?le des pressoirs ? vis employ?s par les vignerons rh?nans) se situe vers 1450 apr?s J.C.. Elle constitue l??v?nement fondamental qui marque la naissance de l?imprimerie et, donc, de la presse au sens technique, logique et professionnel. Apr?s cette date, le substantif ? presse ? a acquis une notori?t? exponentielle en commen?ant par l??dition des livres, puis des journaux, avec des proc?d?s toujours plus modernes : typographie, h?liogravure, offset etc. Aujourd?hui, le vocable ? presse ? est devenu polys?mique. Il d?signe aussi bien la presse ?crite, la presse parl?e, la presse t?l?vis?e que la presse cybern?tique. D?aucuns lui pr?f?rent un terme plus snob, issu du latin : medium, media. Le neutre pluriel a fini par devenir un nominatif singulier qui s?accorde au pluriel en gardant un ? s ?, ce qui constitue un barbarisme grammatical. 2-2- ? Publique ?                              Et quid de l?adjectif qualificatif ? publique ? ? Presse publique s?oppose ? presse priv?e dans notre imaginaire collectif manich?en, voire dans les r?f?rences juridiques, ?conomiques, normatives. Mais, la diff?rence entre les deux syntagmes nominaux n?est pas aussi claire qu?il n?y parait. En effet, toute presse est publique, puisqu?elle s?adresse ? un public

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Afrique subsaharienne : baisse des remises migratoires

Les flux des transferts de fonds vers le continent noir connaissent en 2023 une baisse de 0,3% par rapport ? l?ann?e pr?c?dente. Les ?missions de fonds des diasporas africaines en direction du continent se chiffrent ? 54 milliards de dollars (soit 33066,776 milliards de FCFA) pour le compte de l?ann?e ?coul?e. En valeur absolue, cela repr?sente une augmentation d?un milliard de dollars par rapport aux exp?ditions de 2022. Cependant, selon la Note d?information sur les migrations et le d?veloppement 2024, l?on observe une r?gression dans la courbe d??volution de ces donn?es. Bien que le montant des transferts se chiffre tout juste ? 53 milliards de dollars cette ann?e-l?, sa marge d?augmentation est de 6,1%. Cette dynamique, expliquait alors la Banque mondiale, se justifie en grande partie par ?le fort accroissement des transferts d?argent vers le Ghana (12%), le Kenya (8,5%), la Tanzanie (25%), le Rwanda (21%) et l?Ouganda (17%). Les flux ? destination du Nig?ria, qui constituent environ 38% du total des montants envoy?s par les travailleurs migrants dans la r?gion, ont augment? de 3,3% pour atteindre 20,1 milliards de dollars?. Les plus grands destinataires des envois de fonds dans la r?gion en 2023 sont le Nigeria (19,5 milliards de dollars), Ghana (4,6 milliards de dollars), Kenya (4,2 milliards) le Zimbabwe (3,1 milliards) et le S?n?gal (2,9 milliards). Les flux de transfert d?argent les plus importants proviennent des ?tats-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, de la Suisse et d’Italie. Au plus basAvec ses 54 milliards de dollars, l?Afrique subsaharienne est la r?gion ayant mobilis? le moins de remises migratoires. L?Asie du Sud pr?ne ? la premi?re place en la mati?re avec une enveloppe de 186 milliards de dollars. Elle est suivie de l?Am?rique latine et les Cara?bes (156 milliards de dollars). L?Asie de l?Est et du pacifique b?n?ficient de 85 milliards de dollars, suivis de l?Europe et l?Asie centrale (71 milliards de dollars), ainsi que du Moyen-Orient et l?Afrique du Nord (55 milliards de dollars).La R?publique d?mocratique du Congo est le seul pays d?Afrique centrale qui figure dans le top 5 des principaux destinataires africains de remises migratoires. Elle enregistre des rentr?es de l?ordre de 1,4 milliard de dollars en 2023. Les autres pays de la sous-r?gion ont souvent affich? des gains modestes. C?est le cas du Cameroun, 375 millions de dollars, 18 millions pour le Gabon et 3 millions de dollars pour le Congo, estime la Banque mondiale dans une premi?re ?valuation des donn?es de 2023 rendues publiques en d?cembre de la m?me ann?e. Contexte d?favorableLes migrants ressortissants de l?Afrique subsaharienne font de la r?sistance en mati?re de transferts de fonds. C?est le moins que l?on puisse dire dans un contexte mondial certes en ?volution, mais toujours marqu? par une croissance ?conomique aux alentours de 2%, en de?? de la moyenne de 3,1% enregistr?e avant la pand?mie du Covid-19. ? cela s?ajoutent des pressions li?es ? l?inflation, le conflit entre la Russie et l?Ukraine, la persistance de la tendance inflationniste, le durcissement mon?taire, entre autres. Toutes choses qui influent sur la quantit? d?argent qu?ils peuvent envoyer vers leur pays d?origine. Cette r?alit? contraste quelque peu avec la situation en 2022 o?, ? la faveur de l?augmentation des cours du p?trole dans les pays membres du Conseil de coop?ration du Golfe, les revenus des migrants ont connu une progression. Ce qui a donn? un coup de pouce aux envois d?argent des diasporas ? Ces derniers se situent globalement ? 647 milliards de FCFA. ? ces difficult?s d?ordre conjoncturel, il faut ajouter le co?t des transactions. ?Au quatri?me trimestre 2023, le co?t moyen mondial de l?envoi de 200 dollars s??levait ? 6,4%, soit une l?g?re hausse par rapport aux 6,2% de l?ann?e pr?c?dente et bien au-del? de l?objectif de 3% fix? par les ODD (Objectifs de d?veloppement durable)?, souligne le rapport De cette situation, il apparait que les prix pratiqu?s par les banques (7%) restent bien plus ?lev?s que ceux des op?rateurs de t?l?communication (5%). Louise Nsana Du z?le et du leste La valeur des remises migratoires dans le d?veloppement des pays et la liaison financi?re entre les ?tats gagne en point au fil des ans. D?o? la panoplie d??tudes consacr?es au sujet ? travers le monde. La Banque mondiale de nouveau s?est pli?e ? cette exigence au travers de sa Note d?information sur les migrations et le d?veloppement parue ce mois de juin 2024. Laquelle rend compte de l??volution des transferts de fonds des migrants dans le monde en 2023, des perspectives y relatives pour l?ann?e en cours et des conditions globales de migration. La raison, souligne l?institution, en est que : ?Compte tenu de l?importance croissante des envois de fonds, il est essentiel de recueillir des donn?es pr?cises pour soutenir les objectifs de d?veloppement durable des Nations unies relatifs ? la baisse des co?ts et ? l?augmentation des volumes?. La t?che en la mati?re reste ardue. Les circuits informels et les d?placements d?argent en nature, r?duisent la coh?rence des donn?es.Il en ressort une stagnation des envois de fonds des diasporas vers leurs pays d?origines en 2023. Ils s??l?vent ? 656 milliards d?euros, alors qu?ils avaient fortement progress? sur la p?riode 2021-2022, renseigne le bailleur de fonds. Un deuxi?me enseignement que l?on tire de ce rapport porte sur le co?t ?lev? des transferts de fonds. ? ce propos, le Groupe soutient que: ?Au quatri?me trimestre 2023, le co?t moyen mondial de l?envoi de 200 dollars s??levait ? 6,4%, soit une l?g?re hausse par rapport aux 6,2% de l?ann?e pr?c?dente et bien au-del? de l?objectif de 3% fix? par les ODD. Le co?t des transferts num?riques ?tait plus faible: 5%, contre 7% pour les m?thodes classiques?. Cette comparaison met en ?vidence les avantages d?un recours aux transactions par voie technologiques dans la r?duction de la charge financi?re des expatri?s. Louise Nsana La manne de la diaspora pour le d?veloppement Les avantages des transferts de fonds des migrants pour les pays ? faible revenu ou ? revenu interm?diaire ne sont plus ? d?montrer. Les remises migratoires pr?sentent des avantages incontestables. Les organisations

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L?homme debout, ?un devoir d?humanit? et de civilisation?

Avant de ressusciter la fille de Ja?re, J?sus lui tient la main. Il attrape cette main qui avait cess? de se mouvoir.Tenir, saisir la main ou tendre la main ? celui/celle qui est confront? ? la souffrance ou ? la d?tresse ne sont pas simplement des gestes de proximit? et de compassion. Ce sont aussi des gestes de vie parce qu?ils redonnent force et courage, parce qu?ils remettent debout.Mettre l?homme debout est ?un devoir d?humanit? et de civilisation?, disait le pape Fran?ois au stade V?lodrome de Marseille, le 23 septembre 2023.Nous mettons l?homme debout lorsque nous l?aidons ? vaincre la peur ou ? sortir de l?isolement, lorsque nous disons ?non? aux discours et pratiques qui blessent ou bafouent sa dignit?, lorsque nous emp?chons la haine, la violence, l?exclusion et la discrimination de l?emporter, lorsque nous nous dressons contre toute forme de pouvoir qui pi?tine le droit de penser et de s?exprimer librement.Donner la main ou tendre la main au fr?re qui affronte seul ses probl?mes, mettre debout la s?ur qui n?arrivait plus ? marcher ? cause de la culpabilit? ou ? cause de la perte de confiance en elle-m?me est une mani?re de le/la ressusciter.J?sus veut utiliser nos mains pour saisir et ranimer les mains inanim?es de notre soci?t?. Qu?ils sont nombreux, les hommes et femmes qui, comme la fille de Ja?re, attendent que nous leur tendions la main! Allons-nous regarder ailleurs, les mains dans les poches? Jean-Claude Dj?r?k?

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Migrations humaines : une question transversale

Le lien intrins?que entre les remises migratoires et les d?placements volontaires d?individus d?un pays ? un autre appelle ? un changement de paradigmes. ?Les migrations et les envois de fonds qui en d?coulent sont des moteurs essentiels du d?veloppement ?conomique et humain?. Cette d?claration de la directrice mondiale du p?le Protection sociale et emploi ? la Banque mondiale, Iffath Sharif, ? l?occasion de la pr?sentation de la Note d?information sur les remises migratoires et le d?veloppement, met le doigt sur la r?alit? des migrations aujourd?hui. Elle concerne 3,60% de la population mondiale, soit 281 millions de personnes ? fin 2020, selon l?Organisation internationale des migrations (OIM); et apporte une contribution significative au d?veloppement non seulement des pays d?origine, mais aussi de ceux leur offrant l?hospitalit?. Et pour en toucher un mot sur la question, Dilip Rata soutient que: ?Les communaut?s d?accueil d?pendent des migrants pour r?pondre aux besoins de main-d??uvre. Ils accomplissent les t?ches les plus fondamentales, de la construction des routes et des logements, ? la prise en charge des tr?s jeunes et des personnes ?g?es. Nous savons aussi qu?ils stimulent l?innovation. En plus, nous devons prendre en compte les taxes pay?es, leurs investissements et les activit?s commerciales qu?ils g?n?rent?. ? cela, s?ajoutent des ?pargnes des expatri?s dans les institutions bancaires de leur pays d?accueil. Lesquels, nous en apprend l??conomiste, restaient peu ou pas r?mun?r?s avant 2013. Des probl?mes ? la pelleLa d?sinformation fait partie des principales entraves ? la migration. Selon l?OIM, elle continue de fa?onner dans l?imagerie une perception n?gative des migrants. Il leur est ainsi reproch? ? titre illustratif ?de se rendre dans d?autres pays pour b?n?ficier de r?gimes d?aide sociale ou acc?der ? certains emplois?, ?nonce ? titre illustratif le rapport sur les migrations dans le monde de 2022. D?autres clich?s ont le vent en poupe. Notamment ceux relatifs aux trafics de drogue et de stup?fiants ou encore aux comportements violents. Lequel met en outre en ?vidence le fait que ces discours sont le plus souvent ?superficiels et parfois politis?s?. Pour en apporter la preuve, Dilip Rata tranche le d?bat. ?Nous avons appris que la migration n?accapare pas, en termes nets, les emplois des autochtones. Chaque nouveau migrant cr?e en moyenne un nouvel emploi, ce qui contribue donc ? la croissance de l??conomie?, rapporte-t-il dans sa chronique disponible sur le site des Nations unies. Les migrants sont par ailleurs confront?s ? diverses barri?res telles que les proc?dures longues et on?reuses de d?livrance des passeports et autres titres de voyage. Aventure p?rilleuse?Alors que nos march?s du travail mondialis?s recherchent des migrants et qu?un plus grand nombre de personnes veulent sortir de la pauvret?, notre syst?me de mobilit? internationale les en emp?che. Il renforce le pouvoir de ceux qui exploitent les migrants ? passeurs et trafiquants, recruteurs sans scrupules et employeurs corrompus. Il a gravement compromis les droits des migrants?, poursuit Dilip Rata. La Note d?informations sur les remises migratoires et le d?veloppement en 2023 reprend ? son compte cette r?alit?. La Banque mondiale y ?voque les expulsions quotidiennes de migrants de l?Alg?rie et de la Tunisie, les activit?s assum?es des passeurs de migrants ? Agadez au Niger. L?Actualit? internationale elle-m?me rapporte des faits d?expulsion en Guin?e ?quatoriale de certains expatri?s ressortissants de l?Afrique centrale; ainsi que des sc?nes de violence ? l??gard de ressortissants africains dans des pays du Maghreb et l?Afrique du Sud. Sus des r?glementationsLa question des blocages aux d?placements humains volontaires transcende la simple question des comportements individuels. Elle met aussi en exergue l?adoption par des gouvernements des cadres r?glementaires et l?gislatifs restrictifs en mati?re d?immigration. C?est le cas, pointe l?institution de Bretton Woods, de l?Afrique du Sud. Ce pays a pris mis en vigueur, depuis le 20 mai dernier, des mesures consacrant l’introduction d’un syst?me bas? sur des points pour le visa de travail g?n?ral et pour les visas d’affaires de longue dur?e, entre autres. La France affiche ces derni?res ann?es une tendance parmi les plus restrictives. C?est ce que d?montre la Loi ?immigration? promulgu?e dans ce pays le 26 janvier 2024. Laquelle permet de contr?ler le flux migratoire en direction de la France et resserre quelque peu les conditions d?int?gration. Au-del? de ces sujets, ladite loi met ? ?gale position les id?aux de la droite et des socialistes sous l??re sous l??gide du pr?sident Emmanuel Macron. Sous d?autres cieux, les ?tats-Unis d?Am?rique multiplient des efforts pour contenir l?afflux de r?fugi?s provenant d?Am?rique centrale. Des avanc?esLa bataille en faveur de l?immigration s?re et l?gale gagne tout de m?me du terrain. Selon la Banque mondiale, ?de nombreux pays cherchent ? organiser les migrations compte tenu de d?s?quilibres d?mographiques mondiaux et de d?ficits de main-d??uvre d?un c?t? et, de l?autre c?t?, de taux de ch?mage importants et de p?nuries de comp?tences. Nous travaillons ? la mise en place de partenariats entre pays d?origine et d?accueil des migrants pour faciliter la formation, en particulier celle des jeunes, afin qu?ils acqui?rent les comp?tences n?cessaires pour obtenir de meilleurs emplois et revenus dans leurs pays d?origine et de destination?. L?on peut aussi compter la structuration progressive des relations entre les gouvernements et leurs migrants. Ce qui est le cas au Cameroun o? un bureau est fonctionnel au Parlement pour traiter des questions touchant la diaspora; en plus de cela, le gouvernement est engag? dans une approche de d?veloppement inclusive. Il faut par ailleurs citer la Convention sur les travailleurs domestique en vigueur depuis 2013; Celui-ci offre un cadre de protection aux travailleurs les plus vuln?rables dont un grand nombre sont des migrants; et l?introduction d?un volet consacr? aux migrants dans les objectifs de d?veloppement durables (ODD). Louise Nsana Envoi des fonds de la diaspora Belles perspectives pour 2024 La croissance des envois de fonds vers l?Afrique subsaharienne devrait connaitre un l?ger redressement de 1,5% en 2025 apr?s avoir ?t? n?gative de 0,3% en 2023. En valeur absolue, cela repr?sente une augmentation attendue ? 55 milliards de dollars (soit 33 782,77 milliards de FCFA). Ces perspectives sont contenues dans la Note d?informations sur les remises migratoires et

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Investissement au Cameroun?:l’API r?colte 70 milliards pour les porteurs de projets

Selon l?Agence de Promotion des Investissements (API), c?est le montant d?une cagnotte que les ?mirats arabes unis (EAU) mettent ? la disposition du Cameroun dans plusieurs secteurs d?activit?s. Une fois encore, les efforts hercul?ens de l?Agence de Promotion des Investissements portent des fruits. C?est ce que donne ? penser une note d?informations parvenue ? notre r?daction. ?Le directeur g?n?ral de l’Agence de Promotion des Investissements (API) informe l’opinion publique que le minist?re de l’?conomie des EAU [?mirats arabe unis Ndlr], en partenariat avec UAE Trade Connect, a lanc? un programme pilote appel? ? UAE – Africa Gateway ?, y lit-on. Ce dernier, apprend-on, est la cons?quence des activit?s de promotion de l?entreprise camerounaise dans les ?mirats arabes unis. Lesquelles, apprend-on, ont fait de ce pays d?Afrique centrale une destination privil?gi?e pour les investissements ?miratis. Objectifs Telle qu’expliqu?e, l?initiative doit permettre de faciliter les opportunit?s d’investissement pour les entreprises bas?es aux ?mirats arabes unis dans 15 pays subsahariens cibl?s. Ainsi, 100 des entreprises des ?mirats arabes unis pourront investir dans les pays d?Afrique subsaharienne d’ici ? la fin de l?ann?e en cours. ? En tant que l’un des pays cibles, le Cameroun devrait recevoir d’importants investissements de la part des ?mirats, potentiellement sup?rieurs ? 100 millions d’USD. [Soit pr?s de 70 milliards, Ndlr]. Ces investissements seront dirig?s vers plus de 20 secteurs, dont l’agriculture, l’agro-industrie, l’?nergie, l’industrie manufacturi?re, l’aviation, les transports, la logistique, l’?ducation, la formation, l’eau, l’assainissement et les infrastructures, ce qui promet des avantages substantiels pour le pays ?, pr?cise la note de l’API. Pour permettre aux promoteurs de projets de tirer profit de ces investissements, l?API va organiser une s?rie de webinaires. Y sont convi?s les porteurs des projets bancables. Boma Donatus, directeur g?n?ral par int?rim de cette institution invite ?les promoteurs de projets d’investissement bancables d?sireux de b?n?ficier de ces opportunit?s d’investissement ? contacter l’Agence de Promotion des Investissements pour avoir plus amples informations sur les modalit?s de participation avant le 10 juillet 2024 ? 15h?? lit-on dans le communiqu? parvenu ? notre r?daction. Joseph Julien Ondoua Owona

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L?ind?pendance pour tous

Les Am?ricains sont en f?te aujourd?hui parce que le 4 juillet comm?more la D?claration d?ind?pendance du 4 juillet 1776 des ?tats-Unis vis-?-vis de la Grande Bretagne. La D?claration avait ?t? ?crite par Thomas Jefferson apr?s des violences contre les autorit?s britanniques qui voulaient imposer un plus grand contr?le sur les colonies am?ricaines.Les Am?ricains ont eu besoin de l?aide directe et indirecte de la France pour gagner cette guerre d?ind?pendance.Depuis 2017, 4 pays africains (Centrafrique, Mali, Burkina et Niger) sont en lutte contre la France qui contr?le et exploite leurs territoires sans rien faire contre la mis?re et l?ins?curit?. Ils ont ferm? RFI et France 24, chass? les ambassadeurs fran?ais qui propageaient de fausses informations, exig? le d?part des troupes occidentales.La Russie est en train d?aider ces pays ? sortir la t?te de l?eau et certains Fran?ais et Africains (ignorants et larbins) osent parler de sentiment anti fran?ais et de la volont? des Russes de coloniser l?Afrique.On ne peut pas comm?morer et c?l?brer l?ind?pendance des ?tats-Unis et en vouloir aux Centrafricains, Maliens, Burkinab? et Nig?riens, ? moins de penser que la libert? et la souverainet? ne sont bonnes que pour les Blancs.Les hommes et les peuples ne doivent pas avoir des principes ? g?om?trie variable.Bonne f?te aux Am?ricains et bon courage aux Centrafricains, Maliens, Burkinab? et Nig?riens! Jean-Claude Dj?r?k?

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Menuiserie, sculpture, ?b?nisterie : le savoir-faire camerounais en vitrine

C’est ? la faveur du Salon du bois et du mobilier qui se tient au Palais des Congr?s de Yaound? depuis le 22 juin dernier. Depuis le 22 juin 2024 (jusqu’au 2 juillet prochain), le Palais des Congr?s de Yaound? abrite la 7? ?dition du Salon du bois et du mobilier. Sur le site, sont expos?s divers meubles. Canap?s, salles ? manger, mod?les de chambres ? coucher, portes sculpt?es ? la main, portes sculpt?es par ordinateur, objets de d?coration, etc.Bref, c’est un ensemble d’acteurs qui sont ?venus de diff?rents coins du pays pour venir exposer leur savoir-faire sur le bois. Tous les transformateurs ont essay? de maximiser leur potentiel, de valoriser leur expertise et leur ing?niosit??, confie H?l?ne Mapoko Engohe. ? ce rendez-vous, apprend-on, les exposants des pays de l?Afrique centrale sont absents. ?Pour des raisons ?conomiques, les pays la sous-r?gion sont absents. Ils seront pr?sents au prochain Salon international de l?artisanat (SIAC) qui se tient le 22 juillet prochain ? Yaound??, explique la promotrice. Pour elle, le plus important est ?de montrer le dynamisme des hommes et des femmes dans le domaine, qui contribue ? leur autonomisation?, laisse-t-elle entendre. C’est ce qui explique la pr?sence sur le site des produits forestiers non ligneux. InnovationsLa transformation du bois connait de nombreuses innovations. C’est ce que s’emploie ? d?montrer Public G Concept, une entreprise sp?cialis?e dans la sculpture du bois assist?e par ordinateur. ?On con?oit dans la t?te le design, et l?ordinateur fait le reste. Nous avons des machines sp?cialis?es pour ?a. Nous sculptons tout ce qui est imaginable?, explique Philippe Kisito Fouda Ndongo, directeur commercial et marketing de la structure. Pour cette premi?re participation, le but est de rencontrer ?les menuisiers, les ?b?nistes, pour partager ce savoir et les emmener ? comprendre qu’ils ne doivent plus se limiter en termes d’innovation?, explique-t-il. Vu sous un autre angle, l’entreprise veut ?galement passer un message, vu la tendance actuelle au Cameroun. ?Les autorit?s, les administrations camerounaises passent des commandes de meubles en Turquie, en Italie, en Chine pour meubler leurs bureaux, pourtant ils ont cela dans leur pays?, regrette-t-il. La preuve, ajoute le cadre, ?je suis pass? ? l?Assembl?e nationale (AN) pour proposer des portes personnalis?es et on m?a fait savoir que tout sera livr? par un pays ?tranger.? Je vous assure que le travail sera fait ? base de la sciure trait?e. C’est tr?s couteux?, peste Philippe Kisito Fouda Ndongo. ?Nous ne sommes pas encourag?s par les pouvoirs publics. Seul le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l??conomie sociale et de l?Artisanat (Minpmeesa), Achille Bassileken III, est pass? ? ce Salon. Alors que c’est une occasion en or pour nos autorit?s qui font venir leurs meubles de la Chine de d?couvrir notre savoir-faire. Pour avoir fait des ?tudes de sculpture assist?e par ordinateur durant des ann?es en Chine, je peux dire que ce pays n?a pas de bois, comme nous en avons ici. Je suis donc surpris que leurs entreprises gagnent des march?s au d?triment de l?expertise locale ? proximit? de la mati?re premi?re de qualit?, c?est une grosse perte?, l?che-t-il. Le seul souhait de Philippe Kisito Fouda Ndongo est que les pouvoirs publics consomment camerounais. Olivier Mbessit?

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H?l?ne Ndougsa- MBang : ?par rapport ? l’ann?e derni?re, nous avons un peu moins de 20 incidents

Les apprenants de la 14? promotion du Master organis? par l?Organisation africaine de la propri?t? intellectuelle (OAPI) viennent de recevoir leur parchemin de fin de formation ? Yaound?. En quoi consiste cette sortie??Il faut signaler que nous avons une coordination de management de la s?curit? qui est en charge de mettre en ?uvre des mesures de contr?le dans le sens o? on veut on diminuer les incidents que nous enregistrons sur les passages ? niveau. En effet, au niveau de Camrail, nous avons une base de donn?es qui nous permet de recenser les incidents que nous enregistrons. Pour les mesures de pr?vention, Camarail a instaur?, en collaboration avec l?Union internationale des chemins de fer, pour la c?l?bration de Journ?e internationale de sensibilisation de campagnes de sensibilisation qui nous permettent de nous rapprocher des usagers de la route pour continuer la sensibilisation de proximit? pour ?viter des accidents et des incidents sur les passages ? niveau. Ce n?est pas ?vident, parce que nous ne pouvons pas faire la police derri?re chaque usager. Nous continuons notre bataille, ? travers cette sensibilisation. Qu’en est-il de la cadence des accidents sur les passages routiers?Par rapport ? l?ann?e derni?re, nous avons un peu moins de 20 incidents. Hormis les passages ? niveau qui sont reconnus, certaines personnes, par ignorance ou par m?garde, ont ?galement mis sur pied des passages ? niveau clandestins pour lesquels nous nous battons. Et dans ce sens, nous demandons un peu plus d?accompagnement de la part de notre minist?re de tutelle qui nous accompagne d?j?, ? travers la direction ferroviaire, pour ?radiquer ce ph?nom?ne. Nous poursuivons notre campagne de sensibilisation, avec l?aide de notre direction g?n?rale. D?apr?s vous, les mesures prises jusqu’? pr?sent ont-elles port? des fruits?N?ayant pas de chiffres exacts, je peux tout de m?me dire que les efforts men?s jusqu?ici portent des fruits. Et c?est le lieu ici de rappeler que nous nous faisons accompagner par un partenaire qui est S?curoute, un organisme suffisamment aguerris en mati?re de pr?vention en ce qui concerne la s?curit? routi?re. Je voudrais d?ailleurs pr?ciser que la campagne de sensibilisation que nous menons aujourd?hui ne se passe pas uniquement ? Yaound?. Cette campagne se tient dans l?ensemble du r?seau ferroviaire de Camrail. Notamment ? Ngaound?r?, ? Belabo et ? Douala. Les ?quipes y sont mobilis?es. Pourquoi avoir choisi les mototaximen?Nous avons mis l?accent sur les mototaxis parce que, cette ann?e, le th?me porte sur les personnes vuln?rables qui sont les mototaximans, les motocylistes, et m?me ?galement les pi?tons. Ce n?est pas qu?une affaire de mototaximens uniquement, m?me les pi?tons sont concern?s puisque ces passages ? niveau sont ?galement utilis?s par les pi?tons. Nous pensons que ce sont des personnes qui ne connaissent pas le Code de la route. Il est important de les sensibiliser, parce que les statistiques ? notre niveau d?montrent qu?une bonne partie des travailleurs de ce secteur sont victimes d?accidents de la circulation, parce qu?ils se disent toujours que le train va freiner, sauf que le train ne freine pas comme un v?hicule, quand il arrive qu?il freine. Propos recueillis parJoseph Julien Ondoua Owona ? ?

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