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Mobilit? ?lectrique: au-del? du voeu, la triste r?alit?

Le souhait du gouvernement de passer du fuel ? l??lectrique remet au go?t du jour le sempiternel probl?me des voies praticables et de la strat?gie ?nerg?tique. Yaound?, capitale du Cameroun. En cette matin?e du mois de juin 2024, un v?hicule ? usage taxi en provenance du carrefour Tropicana et en partance pour le quartier Mvan s?offre en spectacle. En voulant sortir de l?un des vastes nids d??l?phants situ?s ? quelques m?tres dudit carrefour, sa roue saute brusquement, poursuivant sa course folle sur la chauss?e. Quelques secondes suffisent pour que la jante du v?hicule, ? la merci des restes du quidam, se torde. Impossible de remettre la roue en place, le dispositif y relatif ?tant hors service en l??tat. Les deux mains sur la t?te, le chauffeur ?value le manque ? gagner. Devenus l?gions sur nos routes, les nids de poule se rendent souvent responsables d?incidents techniques de ce genre.Et c?est pr?cis?ment dans ce contexte que le Cameroun, comme le Rwanda, souhaite basculer ? l?automobile ?lectrique. C?est du moins ce qu?a exprim? son ministre des Transports, Ernest Massena Ngalle Bibehe le 11 juillet 2024, lors de la s?ance de travail de lancement du Programme de promotion de la mobilit? ?lectrique qu?il a pr?sid?e ? Yaound?. Objectif, ?tablir une feuille de route dudit programme. R?solutionsS?ance tenante, plusieurs aspects techniques du projet ont meubl? les ?changes. Au rang de ceux-ci, l?on note les tests et homologation des v?hicules ?lectriques, le choix des technologies relatif aux infrastructures de recharge, la disponibilit? de l??nergie ?lectrique, la formation des professionnels sur les aspects techniques des v?hicules ?lectriques et des bornes de recharge, ainsi que la strat?gie de gestion des mat?riaux sensibles utilis?s pour la fabrication desdits v?hicules, apr?s usage.? l?issue des ?changes, l?assistance a r?solu de cr?er un groupe de travail multidisciplinaire qui va int?grer les diff?rentes administrations concern?es ainsi que le secteur priv?. Celui-ci devra faire un ?tat des lieux des acteurs qui existent, de ses potentialit?s, de la disponibilit? de l??nergie. Selon le Pr Val?rie Ongolo Zogo, conseiller technique n?1 au Minist?re des Transports, ?ce sera le diagnostic du cadre institutionnel pour savoir si les v?hicules ?lectriques d?j? import?s ne sont pas en marge de la r?glementation et savoir ce qu?il y a dans la r?glementation sur la mobilit? ?lectrique?. Pour finir, il sera question d??valuer l?offre et de la demande. L?impl?mentation de ce programme s?inscrit donc dans la continuit? de l?initiative qui avait conduit le Cameroun ? l?usage de trois voitures ?lectriques lors de la Can TotalEnergie 2021 tenue sur son sol en 2022. Joseph Julien Ondoua Owona

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Fonds en d?sh?rence au Cameroun: la Cobac craint une instabilit? financi?re ? l??chelle sous r?gionale

La Commission bancaire de l?Afrique centrale (Cobac) met une halte au processus de transfert des fonds en d?sh?rence dans les institutions bancaires et d?assurance vers la Caisse de d?p?t et consignation du Cameroun (CDEC). L?institution sous r?gionale s?est fendue d?une correspondance ce 11 juillet 2024 pour mieux porter ses r?serves. Le courrier sign? du secr?taire g?n?ral de la Cobac, Marcel Ondele, enjoint le directeur de la CDEC ?? surseoir au processus de transfert des avoirs en d?sh?rence en attendant la clarification des points susmentionn?s?. Lesdits motifs mettent en exergue l?inexistence d?un cadre r?glementaire r?gional d?finissant la nature de ces avoirs, les modalit?s de conservation, de gestion et de restitution.Dans les lignes, cette correspondance pointe du doigt la pr?cipitation des autorit?s camerounaises; qui sont engag?es depuis plusieurs ann?es dans la multiplication des niches de revenus pour financer l??conomie du pays. Les op?rations de transfert de fonds vers la CDEC connaissent pourtant des avanc?es, malgr? un faible engouement des banques. Plusieurs dizaines de milliards de FCFA ont d?j? ?t? s?curis?es dans les comptes de la CDEC, dont 3,9 milliards FCFA transf?r?s par la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC) le 29 mai dernier.Les craintes de l?institution sous r?gionale portent de ce fait sur la survenance d?une instabilit? financi?re dans l?espace communautaire. Elle se montre par ailleurs soucieuse de la bonne maitrise des risques op?rationnels li?s ? la conservation et la gestion de ces valeurs; ainsi que des risques de contentieux entre les institutions nationales, les institutions financi?res et les titulaires de ces avoirs ou leurs ayant-droit. Ce qui correspond aux r?criminations de la Caisse nationale de pr?voyance sociale (CNPS). La structure d?nonce les pressions exerc?es sur les structures paiement. Louise Nsana

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Investissements directs ?trangers: l?Afrique centrale capte 6 milliards en 2023

Les investissements directs ?trangers (IDE) sont en r?gression en Afrique centrale. Le rapport sur l?investissement dans le monde en 2023 de la Conf?rence des Nations unies sur le commerce et le d?veloppement (Cnuced) montre que la sous-r?gion a capt? 5, 8 milliards de dollars (3593 milliards FCFA) en 2023 contre 7 milliards de dollars (4209,9 milliards de dollars) un an plus t?t. Ce recul n?est cependant pas l?apanage des 11 Etats de la zone car d?apr?s ce document, la baisse des IDE ? l??chelle plan?taire est de l?ordre de 2%, soit 1300 milliards dollars (781 853,4 milliards FCFA) enregistr?s l?ann?e ?coul?e. Elle est entretenue, souligne ledit rapport, par ?des tensions commerciales et g?opolitiques dans un contexte de ralentissement de l??conomie mondiale?.La R?publique d?mocratique du Congo se taille la part du lion en mati?re d?IDE en Afrique centrale. Le pays mobilise 1,6 milliards de dollars (962,2 milliards FCFA) en 2023. Ce qui constitue tout de m?me une baisse par rapport aux 1,8 milliards FCFA (1082,5 milliards FCFA) enregistr?s l?ann?e pr?c?dente. Le Gabon arrive ? la seconde place avec 1,5 milliards de dollars (902,1 milliards FCFA). Il est suivi dans la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) du Tchad, 913 millions de dollars (542,1 milliards FCFA), du Cameroun (799 millions de dollars, 480,5 milliards FCFA), et le Congo Brazzaville (626 millions de dollars, 376,4 milliards FCFA). Louise Nsana

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Corridor Olounou-Oveng-Gabon: le Cameroun mobilise 4 milliards FCFA de fonds de contrepartie

Bonne nouvelle pour les populations du Dja et Lobo et les op?rateurs ?conomiques engag?s des ?changes transfrontaliers entre le Cameroun et le Gabon. Les travaux de construction de la route Olounou-Oveng-fronti?re du Gabon d?butent en ao?t 2024, apr?s pr?s de trois ann?es d?attente. Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a instruit ce 2 juillet 2024, la constitution d?une provision de 3,711 milliards FCFA dans le budget 2024 de l?Etat, au titre de fonds de contrepartie pour ledit projet. Fonds partiels d?une enveloppe globale attendue de 12,7 milliards FCFA, cette somme devrait permettre le d?marrage du projet sur la section Olounou-Oveng; pour laquelle un contrat a ?t? pris en f?vrier 2021 avec le groupement italien Seas-Codedil.Cette d?cision du membre du gouvernement augure des lendemains heureux dans le respect des engagements des parties ? la convention de financement du 11 ao?t 2023. Laquelle engage le Cameroun au paiement pr?alable de 5% des 67 milliards FCFA requis pour l?ensemble des travaux avant versement des sommes restantes par la Deutsche Bank of Italy.Le projet pr?voit la construction d?une route de 1?2 voies de dimension 3,5 m?tres chacune. Pour une vitesse de r?f?rence de 60Km/h. Il est par ailleurs pr?vu dans le cadre ce chantier, la r?alisation de 59 ouvrages de drainage transversal, la construction de 13 ponts, des signalisations horizontales et verticales ainsi que des ouvrages de s?curit?. Louise Nsana

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Banque mondiale/Gabon: les bons comptes?

La Banque mondiale a repris ses op?rations de financement en direction du Gabon. C?est ce qu?annonce l?institution dans un communiqu? ce 10 juillet 2024. L??volution de la situation ainsi port?e ? la connaissance de l?opinion publique est cons?cutive au r?glement par l?Etat du Gabon de ses cr?ances. ?La Banque mondiale confirme avoir re?u le remboursement des cr?ances et r?affirme son engagement ? accompagner le Gabon pour promouvoir une croissance durable, r?siliente et inclusive qui profitera ? la population gabonaise dans les ann?es ? venir?, souligne le communiqu? du bailleur de fonds. Ce qui rentre en droite ligne des d?clarations du gouvernement de transition au lendemain de la suspension prise le 3 juillet ? son encontre pour des impay?s de 10 milliards FCFA.Celui avait soutenu avoir pris toutes les mesures pour le respect des engagements convenus entre les deux parties. ?Le retard dans le r?glement des ?ch?ances dues ? la Banque mondiale est li? ? des raisons techniques? Et m?me que l?ensemble des ?ch?ances de dettes concernant d?autres partenaires est en cours de traitement. Ce r?chauffement des relations est de bon ton pour les deux parties qui se sont engag?s le 24 janvier 2024 ? acc?l?rer la transformation num?rique du service publique dans ce pays d?Afrique centrale. Montant du pr?t consenti, 68,5 millions de dollars (41191 milliards FCFA). LN

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Affaire Brenda Biya: un vrai th??tre de boulevard

Ici chez nous o? l?homosexualit? est consid?r?e comme une maladie mentale et un d?lit p?nal, Brenda Biya a choisi sa strat?gie de r?v?lation publique de son identit? sexuelle. Jusqu?alors discr?te, la fille de Paul et Chantal Biya a fait m?diatiser un discours soigneusement pr?par?. Une fois cela fait, la jeune femme va plus loin: D?s que ses parents ont, tous les deux, su qu?elle ?tait en ?couple?, et a r?guli?rement emmen? sa ?compagne?, dans sa famille pour un week-end ou quelques jours, du point de vue de Brenda Biya, son int?gration et celle de sa ?compagne? dans la famille pr?sidentielle sont r?ussies. Maintenant, elle tente maintenant de se rendre visible dans le corps social et d?y imposer la question de l?homosexualit? dans le d?bat plus large sur les discriminations et l??galit? dans la soci?t? camerounaise.L?attitude du Prince et de ses amis qui fondent la d?fense de l?honneur sur le silence, montre combien il est tr?s difficile de conna?tre le r?le qu?ont choisi d?endosser Paul et Chantal Biya au sujet de cette affaire. Face ? cette ?parole retenue?, le discours, qu?il soit diatribe ou plaidoyer se d?ploie dans un espace public d?sormais domin? par la presse et le proc?s public, sous les yeux de tous. Au palais, il se raconte que chacun prend la posture de celui qui a su, presque par hasard, ce que tous savent, mais que personne ne doit savoir, mais accepte que cela rel?ve avant tout d?une sph?re priv?e rendue accessible ? cause de la curiosit? des m?dias. Et dans ce cas, tout pol?miste se place en fait dans une posture de ma?tre chanteur.L?autre jour, quelqu?un a estim? que le ?coming out? de Brenda Biya n?est pas le fait du hasard, mais survient ? un moment cl? du calendrier politique de son pays, dans un contexte qui le rend possible. D?autres commentaires placent aussi cette r?v?lation dans le contexte familial r?put? tr?s homophobe. D?autres encore postulent que Brenda Biya s?est juste pr?t?e au jeu de la peopolisation avec les m?dias et l?opinion publique, en utilisant la mise en sc?ne de sa vie priv?e comme un moyen de promouvoir le projet de l?galisation de l?homosexualit? au Cameroun. La rh?torique de d?nonciation qui se d?ploie vise, classiquement, ? ?pargner le souverain en d?non?ant les conseillers incapables. Qu?importe si l?ensemble a des airs de th??tre de boulevard. L??affaire? appara?t ici comme un n?ud, ? la charni?re de l?histoire politique, de l?histoire des m?urs et de l?histoire sociale, o? s?enchev?trent les contradictions d?une soci?t?.Sauf que, sur le coup, c?est de la dimension g?n?rationnelle de cette visibilit? homosexuelle de la fille du pr?sident de la R?publique qu?il s?agit. Brenda Biya et tous ceux qui sont autour d?elle savent bien qu?ils ont confi? aux m?dias la t?che de faire ?voluer cette image vers une repr?sentation plus conforme et vers une analyse plus ?labor?e des liens entre politique et sexualit?.Au m?me moment, le parcours de Brenda Biya d?crit plus haut, nous rappelle singuli?rement que nous ne sommes pas encore entr?s dans une p?riode o? l?orientation homosexuelle serait consid?r?e en tous lieux comme strictement ?quivalente ? l?orientation h?t?rosexuelle. C?est que jusqu?ici, l?articulation entre imaginaires sociaux et la l?gislation r?pressive (article 347 bis du Code p?nal) reste ferme. ? tout prendre, le simple fait que cela existe, ne donne pas droit de cit? ? l?homosexualit? au Cameroun. Cela invite plut?t ? rester concentr?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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F?te de l’ind?pendance de la R?publique du Congo : ? Yaound?, ?a se c?l?brera dans l?union et l?int?gration

R?unis ce samedi 13 juillet ? Yaound? dans l?enceinte de leur repr?sentation diplomatique, les jeunes ressortissants de ce pays se sont r?solus ? parler d?une seule voix. Le 15 ao?t prochain marque le 64? anniversaire de l’accession ? l’ind?pendance du pays de Marien Ngouabi (officier et homme d’?tat congolais, n? le 31 d?cembre 1938 ? Ombele et mort le 18 mars 1977 ? Brazzaville). Pour les ?tudiants congolais, c’est une occasion de se lancer dans des festivit?s grandioses dans la capitale camerounaise. ? La f?te sera tr?s belle. Nous devons faire mieux que l’ann?e derni?re?, promet Banzouzi Miampassi, ?tudiant ? l’Institut sous r?gional de la statistique et d’?conomie appliqu?e (ISSEA). La f?te approchant ? grands pas, l’accent est beaucoup plus mis sur l’h?bergement.Parce que ces bonnes intentions doivent s’accompagner par des moyens, l’ambassade assure, par le billet de son repr?sentant, Jean-Michel Yloulou Bayenda, premier conseiller, ?qu’elle apportera une contribution pour que les ?tudiants se sentent ? l’aise?. Outre cet apport, les ?tudiants prennent l’engagement d’apporter les fonds n?cessaires avant le 15 ao?t. ?Dans deux semaines, nous devons avoir eu les fonds n?cessaires pour la f?te?, souligne Irch, membre du comit? d’organisation. Int?grationMalgr? cet enthousiasme, aucune d?cision n’a ?t? prise quant au lieu des festivit?s. Et c’est chacun qui doit se prononcer sur le sujet. Et pour contenter tous les membres, le Comit? d’organisation annonce la tenue d’une prochaine r?union pour d?battre du sujet.Avec les moyens qu’ils auront, les jeunes congolais envisagent de f?ter le 15 aout au c?t? de leurs fr?res camerounais. ?Nous sommes un peuple, celui d’Afrique centrale. Donc, nous allons festoyer avec les camerounais?, rassure Mbongo Bachy Ravel, membre du comit? d’organisation. Les ?tudiants des autres pays d’Afrique centrale et m?me d’ailleurs comme la RDC y sont ?galement convi?s pour que la f?te soit belle, ? l’africaine. Association uniqueOutre la f?te nationale, ces jeunes se sont ?galement r?solus ? s?unir. Deux heures d’horloge, c’est le temps qu’il a fallu aux ?tudiants congolais pour cr?er une association unique regroupant l’ensemble des ?tudiants congolais pr?sents au Cameroun. Ils sont venus de toutes les universit?s. ?Cette association a pour objectif de f?d?rer l’ensemble des ?tudiants vivant au Cameroun. Je suis souvent mal ? l’aise quand un compatriote est en difficult? et qu’on d?couvre la situation sur les r?seaux sociaux?, d?clare Mbongo Bachy Ravel, pr?sident du comit? de r?flexion.? l’issue de la r?union, un comit? Ad hoc est mis sur pied. Constitu? de sept membres, il a pour mission de regrouper tous les ?tudiants congolais. Il doit ?galement travailler les textes sur le plan juridique en faisant un maillage des lois camerounaises et congolaises. Par ailleurs, les contours de cette association restent ? d?finir. Pour les responsables de l’ambassade, l’initiative est louable et m?rite d??tre encourager. ?Je vous invite ? ?tre ? un ? ici au Cameroun. Ceci dit, le probl?me d’un ?tudiant de l’ISSEA doit ?tre celui de son compatriote d?une universit? de Ngaound?r??, prodigue Jean-Michel Yloulou Bayenda, le premier conseiller de l’ambassade, repr?sentant de l’ambassadeur. Andr? Gromyko Balla

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Cannabis, alcools?visages d’un Cameroun en overdose

Les Camerounais de plus en plus accrocs aux substances psychotropes. Une conclusion sans appel que vient de tirer le ministre de la Sant? publique (Minsant?). Au cours d?une conf?rence de presse donn?e ce 11 juillet dernier Dr Manaouda Malachie livre une juste photographie des consommations illicites au Cameroun en 2023. L?an dernier, souligne le Minsant?, les centres de soin d?accompagnement et de pr?vention en addictologie ont re?u 2057 patients parmi lesquels 1125 nouveaux cas. A en croire Dr Manaouda Malachie, l?analyse des donn?es fait savoir que, dans le nombre de patients accueillis dans les 19 centres de soins, d?accompagnement et de pr?vention en addictologie (Csapa), log?s dans les h?pitaux de 2e et de 3e cat?gories que comptent le Cameroun, la tranche d??ge de 19 ? 32 ans est la plus expos?e, 96% des cas recens?es sont des c?libataires et 68% des sujets poursuivent leur scolarit?, 41% sont constitu?s des personnes inactives ou sans profession. Pour ?tre plus pr?cis 87% des personnes sujettes au ph?nom?ne de la consommation des drogues r?sident en milieu urbain. Selon les m?mes ?tudes faites, les pr?valences annuelles sont respectivement de 72,4% pour le cannabis fum?, 72,4% pour le tabac fum?, 79, 3% pour les boissons alcoolis?es, et 50,5% pour le tramadol.Au regard des chiffres, ?le mal est profond?, alerte le Minsant?. D?apr?s lui, les cons?quences de l?addiction ? ces produits nocifs prouvent que ?les commodit?s psychiatriques sont constitu?es de 8% de troubles de la personnalit?, 13% de troubles psychotiques induits par les substances, 55% de troubles d?pressifs majeurs, 5% de troubles de paniques, 22 % d?actes autodestructeurs, 55% de d?pendances et 17% d?abus aux substances addictives?.D?non?ant ces nombreux cas de consommation des drogues qu?elle impute ? la faible accessibilit? aux centres de r?habilitation des personnes accrocs aux drogues, ? la raret? des dits centres et aux co?ts ?lev?s des traitements, la Commission des droits de l?Homme du Cameroun (CDHC), se dit ?galement pr?occup?e par le fait que des mesures ad?quates de contr?le et de suivi ne sont pas prises jusqu?ici pour lutter contre la consommation des substances psychotropes. Citant l?Indice mondial du crime organis? 2023 publi? le 24 janvier 2024, la CDHC, rappelle que les scores du Cameroun sur le commerce de l?h?ro?ne, de la coca?ne, du cannabis et des drogues de synth?se demeurent inchang?s soit 4,5; 3,5; 7 et 7 sur 10. Plan strat?giqueApr?s l??tat des lieux sur le trafic illicite des drogues au Cameroun, les pouvoirs publics ont ?labor? le plan strat?gique national 2024-2030 de lutte contre la consommation des stup?fiants. Con?u avec l?appui du Comit? national de lutte contre la drogue (CNLD) et des organisations internationales, ledit plan nourrit l?ambition de r?duire significativement l?offre, la demande, les cons?quences de l?usage des drogues au Cameroun. Avec le concours des partenaires techniques et financiers et des soci?t?s savantes, le m?me plan projette aussi la r?organisation de la r?ponse institutionnelle de la lutte. Sont principalement concern?s: les minist?res de l?Education de base (Minedub), des Enseignements secondaires (Minesec), de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff) et des Affaires sociales (Minas). Olivier Mbessit?

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Macron doit respecter le verdict des urnes

Dominique de Villepin, m?me si je continue de lui en vouloir ? cause de Marcoussis o? lui, Jacques Chirac et Pierre Mazeaud impos?rent en janvier 2003 les rebelles de Dramane Ouattara au pr?sident Laurent Gbagbo apr?s l??chec de leur tentative de coup d??tat, je dois reconna?tre qu?il m?a bluff? ce matin par la clart? et la pertinence de sa position sur le r?sultat du second tour des l?gislatives en France.Pour lui, 1) le Nouveau Front Populaire (NFP) est incontestablement le vainqueur de ces l?gislatives (il est donc faux de pr?tendre que personne n?a gagn?); 2) Macron qui a perdu devrait en prendre acte, c?est-?-dire se pr?parer ? une cohabitation avec le NPF selon la tradition r?publicaine; 3) un pr?sident est l? pour respecter la volont? du peuple et non pour faire ce qu?il veut;4) la politique, c?est la r?alit? et non ce qui me fait plaisir ou m?arrange.Si co-gouverner la France avec ?La France insoumise? ne pla?t pas ? Macron, il ne lui reste plus qu?? d?missionner et ? organiser une pr?sidentielle anticip?e.Le successeur de Fran?ois Hollande, Olivier Faure, Xavier Bertrand, les excit?s de Renaissance et les illumin?s des m?dias fran?ais feraient mieux d??couter et de m?diter les sages paroles de l?ancien Premier ministre de Jacques Chirac au lieu de servir au peuple fran?ais des arguties ? attraper le diable.Les Insoumis ne doivent pas se laisser intimider. C?est ? eux que revient Matignon. Jean-Claude Dj?r?k?

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Investissement au Cameroun?: l’API r?colte 70 milliards pour les porteurs de projets

Selon l?Agence de Promotion des Investissements (API), c?est le montant d?une cagnotte que les ?mirats arabes unis (EAU) mettent ? la disposition du Cameroun dans plusieurs secteurs d?activit?s. Une fois encore, les efforts hercul?ens de l?Agence de Promotion des Investissements portent des fruits. C?est ce que donne ? penser une note d?informations parvenue ? notre r?daction. ?Le directeur g?n?ral de l’Agence de Promotion des Investissements (API) informe l’opinion publique que le minist?re de l’?conomie des EAU [?mirats arabe unis Ndlr], en partenariat avec UAE Trade Connect, a lanc? un programme pilote appel? ? UAE – Africa Gateway ?, y lit-on. Ce dernier, apprend-on, est la cons?quence des activit?s de promotion de l?entreprise camerounaise dans les ?mirats arabes unis. Lesquelles, apprend-on, ont fait de ce pays d?Afrique centrale une destination privil?gi?e pour les investissements ?miratis. Objectifs Telle qu’expliqu?e, l?initiative doit permettre de faciliter les opportunit?s d’investissement pour les entreprises bas?es aux ?mirats arabes unis dans 15 pays subsahariens cibl?s. Ainsi, 100 des entreprises des ?mirats arabes unis pourront investir dans les pays d?Afrique subsaharienne d’ici ? la fin de l?ann?e en cours. ? En tant que l’un des pays cibles, le Cameroun devrait recevoir d’importants investissements de la part des ?mirats, potentiellement sup?rieurs ? 100 millions d’USD. [Soit pr?s de 70 milliards, Ndlr]. Ces investissements seront dirig?s vers plus de 20 secteurs, dont l’agriculture, l’agro-industrie, l’?nergie, l’industrie manufacturi?re, l’aviation, les transports, la logistique, l’?ducation, la formation, l’eau, l’assainissement et les infrastructures, ce qui promet des avantages substantiels pour le pays ?, pr?cise la note de l’API. Pour permettre aux promoteurs de projets de tirer profit de ces investissements, l?API va organiser une s?rie de webinaires. Y sont convi?s les porteurs des projets bancables. Boma Donatus, directeur g?n?ral par int?rim de cette institution invite ?les promoteurs de projets d’investissement bancables d?sireux de b?n?ficier de ces opportunit?s d’investissement ? contacter l’Agence de Promotion des Investissements pour avoir plus amples informations sur les modalit?s de participation avant le 10 juillet 2024 ? 15h?? lit-on dans le communiqu? parvenu ? notre r?daction. Joseph Julien Ondoua Owona

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