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Mise en ?uvre du budget programme: l’exemple de l’Uemoa pour servir la Cemac

C’est le sens ? donner ? l’audience tenue ce 15 juillet ? Ouagadougou entre Le vice-pr?sident de la Commission de la Cemac, Charles Assamba Ongodo, et le pr?sident de la Commission de l’Uemoa, Abdoulaye DIOP. Cette audience de prise de contact, s?est d?roul?e ce 15 juillet 2024 au si?ge de la Commission de l?UEMOA ? Ouagadougou, en pr?sence du Commissaire charg? du D?partement des Services Administratifs et Financiers, Lassine BOUARE. L?objectif majeur de la rencontre vise ? s?impr?gner de la strat?gie adopt?e par la Commission de l?UEMOA, pour le basculement de sa gestion budg?taire de moyens en budg?tisation en mode programme. Il s?agit, plus sp?cifiquement, pour la Commission de la Cemac de s?approprier : la d?marche strat?gique adopt?e par la Commission de l?UEMOA ; les concepts cl?s de la Budg?tisation Ax?e sur les R?sultats (GAR) ; la m?thodologie d??laboration du cadrage budg?taire et de d?termination des enveloppes budg?taires affect?es aux diff?rents programmes ? mettre en ?uvre ; les m?thodes de d?finition des indicateurs de performance ; et les facteurs de succ?s li?s ? l?op?rationnalisation de la budg?tisation en mode programme. Le Pr?sident Abdoulaye Diop a exprim? la disponibilit? de la Commission de l?Uemoa ? accompagner la Commission de la Cemac dans la mise en place de son budget-programme. Il a indiqu? avoir donn? les instructions n?cessaires afin que la d?l?gation de la Cemac re?oive tous les ?l?ments portant sur l?exp?rience de la Commission de l?Uemoa.En ouvrant les travaux, le Commissaire Lassine Bouare a rappel? que ?pour r?ussir cette r?forme du budget-programme, la Commission de l?Uemoa a adopt? une d?marche progressive et graduelle pour sa mise en ?uvre au sein des organes de l?Union ?.? Le niveau atteint dans la mise en ?uvre de cette r?forme du budget-programme, permet aujourd?hui d?affirmer que la Commission de l?Uemo dispose d?une exp?rience et d?une ant?riorit? dans ladite r?forme ?, s?est-il r?joui.Charles Assamba ONGODO s?est pour sa part r?joui de la disponibilit? de la Commission de l?UEMOA pour ce partage d?exp?rience. ? Nous avons pr?f?r? venir partager nos exp?riences avec nos fr?res qui ont le m?me statut et les m?mes objectifs. Nous exprimons le souhait de recevoir tr?s prochainement une ?quipe d?experts de l?UEMOA, en vue d?animer un atelier technique de renforcement de capacit?s des directions d?partementales et notamment des acteurs de la chaine financi?re, en mati?re d??laboration et de conduite du BPP et de GAR ? dira le Vice-Pr?sident de la Commission de la CEMAC.Il a poursuivi son propos en soulignant que : ? dans le souci d’am?liorer la gouvernance de la Communaut?, nous avons d?cid? de doter la Communaut? d?une nouvelle architecture budg?taire et financi?re devant lui permettre d?assurer une gestion moderne, transparente et efficace de ses activit?s ? travers des programmes budg?taires ax?s sur la performance pour mieux refl?ter les politiques publiques conduites par ses Institutions?.La mission mettra ? profit ces 3 jours d??changes pour s?impr?gner de la m?thodologie et de la strat?gie utilis?e en mati?re de mise en ?uvre du budget-programme par la Commission de l?UEMOA. Au cours des travaux, les deux d?l?gations passeront ?galement en revue les diff?rents outils d?velopp?s aux plan organisationnel, juridique et technique pour la pr?paration, l?adoption et l?ex?cution du budget-programme. Les ?changes porteront enfin sur les difficult?s rencontr?es, les succ?s enregistr?s et les enseignements ? capitaliser entre autres.

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Innovation : l’Afrique tient son r?seau social

D?nomm? Afree, il a ?t? officiellement mis en service le 29 juin dernier ? Douala. L?Afrique s’enrichit d?un nouveau r?seau social baptis? Afree. Il s?agit d?une plateforme dont l?objectif est d?offrir une exp?rience unique aux utilisateurs. Expos? des motifs et justification des promoteurs:? Lorsque nous avons d?j? utilis? la plupart des r?seaux sociaux, nous sommes conditionn?s. M?me dans l?application de nos contenus, il y a des choses qui ne passent pas lorsqu?elles valorisent une certaine culture, une certaine pens?e. Chez Afree, la libert? d?expression est garantie. On ne va pas bloquer votre page parce que vous avez valoris? votre culture d?une certaine mani?re. C?est-?-dire, de mani?re acharn?e?.Par ailleurs, ajoute-t-on, ?les jeunes programmeurs africains ont d?cid? de concevoir un r?seau social qui leur ressemble, qui promeut les valeurs africaines et permet aux g?n?rations futures d?avoir des mod?les d?influenceurs diff?rents de ceux que nous avons aujourd?hui. Afree, c?est une messagerie, un espace de visioconf?rence, un espace pour produire des contenus vid?os et textes, mais ?galement segmenter votre page ou votre profil de mani?re professionnelle en fonction des th?matiques que vous voulez d?velopper; il y a une grande possibilit? de structurer les mod?les ?ducatifs et professionnels ? travers ce r?seau social?, explique Caroline Ngo Towada, responsable d?Afree au Cameroun.L?application se distingue par sa facilit? d?utilisation et sa richesse en fonctionnalit?s. Elle vise ? offrir de nouvelles opportunit?s ?conomiques. Elle est accessible et permet la cr?ation des contenus et l?engagement communautaire. Selon ses concepteurs, le r?seau social a ?t? cr?? sp?cialement pour r?pondre aux besoins du continent africain. Particularit?sLa particularit? d?Afree, capable de contenir un nombre illimit? d?utilisateurs,?r?side dans son innovation et sa simplicit? d?utilisation, offrant des fonctionnalit?s uniques telles que la possibilit? de lancer des conf?rences et de partager des ?crans?, explique Durand Biyong, responsable de la communication chez Kindak Advys Sarl. Aussi chez Afree,?chacun est libre de promouvoir la culture sans aucune censure. Afree a pens? ? r?compenser les auteurs des contenus qui valorisent un certain type de contenu comme les contenus d?ordre culturel, les contenus d?ordre sportif etc??, affirme la responsable d’Afree au Cameroun.Le choix du Cameroun comme premier march? pour tester l?application t?moigne de l?engagement d?Afree ? d?velopper une solution adapt?e localement. Contrairement aux autres r?seaux sociaux, les dirigeants de l?application comptent corriger les erreurs de leurs pr?d?cesseurs. Le retour des utilisateurs guidera le d?veloppement de futures versions destin?es ? ?tre d?ploy?es ? travers le continent. Diane Kenfack

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Jacques Fame Ndongo: bonus en grand titre

Sur les s?diments de son s?jour ? la t?te de la r?daction de Cameroon Tribune (CT), le journaliste, au cours de la le?on inaugurale dispens?e lors du colloque d?di? au cinquantenaire du quotidien camerounais ? capitaux publics, ?difie plus d?un sur le devenir de la presse ? l??re du num?rique. Jacques Fame Ndongo? Acad?miquement, c?est un professeur titulaire des Universit?s. Ceux qui auraient pu traverser leur vie sans assister ? un de ses cours n?en finissent pas de saluer la clart?, la pr?cision et la rigueur des explications, et surtout la capacit? de ces ?rudits ? parler avec une flamme ?gale et sans notes devant un auditoire toute ou?e. ? Yaound?, ce 4 juillet 2024, la Soci?t? de presses et d??dition du Cameroun (Sopecam) tient son pari: faire du cinquantenaire du quotidien ? capitaux publics camerounais l?occasion d?une r?flexion sur la ?Presse publique, pluralisme politique et r?volution num?rique?. ?Commande?En allant voir dans les profondeurs de ce th?me, beaucoup se rendent compte qu?il dessine les contours accueillants d?une discipline-carrefour: l?histoire de la presse. Normal alors que le corpus m?thodologique et conceptuel s?ouvre aux journalistes, aux juristes, aux historiens, aux sp?cialistes des sciences ?conomiques et sociales, aux hauts fonctionnaires. Dans cette mosa?que, Pr Jacques Fame Ndongo m?ne la le?on inaugurale. Sa t?che: Construire la scientificit? du th?me ? l?honneur. En sa posture de premier coordonnateur de la R?daction du quotidien Cameroon Tribune, il pr?vient sur la longueur de son expos?. Deux heures d?horloge. ?Ce temps n?est au fond que la r?ponse ? une commande?, ironise-t-il. En tout cas, personne ne semble s?ennuyer. Tant l?orateur n?est pas seulement organisationnel et p?dagogique, il est en m?me temps ?pist?mologique. Il ?value et ?vacue des mod?les d?analyses, s?attarde sur des th?orisations robustes, solidifie et sp?cifie-les siennes, oppose pr?occupations institutionnelles et choix scientifiques, alterne vocabulaire de la science dure et argot. L?actualit? est aussi rapport?e au ?concret?, ? la collecte des ?faits?, ? mille lieues des constructions th?oriques abstraites, r?put?es d?connect?es du r?el. Ce dernier puise ses contenus dans une articulation ?troite ? l?actualit? et aux enjeux du moment, en osmose avec les pr?occupations de d?cision et d?action propre aux milieux dirigeants. Au milieu de tout, il y a une foule de mots qui enchantent son exp?rience ? la t?te de la r?daction de CT. De temps en temps, Pr Jacques Fame Ndongo d?couvre avec une certaine stup?faction, amus?e, l?obligation de silence que respectent ceux qui l??coutent. BasculementEt puis, l?on entend: ?Dans les temps anciens, Cameroon Tribune avait un paratexte (fiche signal?tique) en premi?re page, au-dessus du titre qui n?avait pas encore graphiquement mut?, ? la faveur de l?introduction de la quadrichromie induite par l?acquisition des rotatives ultra-modernes par la Sopecam, les unes plus futuristes que les autres. La rotative actuelle est l?une des plus sophistiqu?es d?Afrique. Je n?ose pas dire plus. Qu??tait donc ce paratexte des temps anciens? ?Grand quotidien national d?informations?. Aujourd?hui, il a ?t? remplac? par ? rien. Cela signifie, lorsqu?on d?code le texte, qu?il y a un g?notexte (texte crypt? ou cach?) qui est le suivant: ?quotidien d?informations g?n?rales?. Mais, d?duction tr?s importante, ce journal est au service du public, c?est-?-dire, de tous, pour tous et par tous?. Pour le dire d?entr?e, de nombreux indices donnent ? penser que CT est dans un temps de basculement de ses paradigmes. Comme toute transformation longtemps silencieuse, explique Pr Jacques Fame Ndongo, ce basculement n?appara?t pas ? tous, ni ais?ment, et il faut prendre le temps de l??tablir et de le donner ? voir. ContextePour le Ministre d??tat, Ministre de l?Enseignement Sup?rieur (Minesup), dans le monde de la presse, le basculement en cours ne permet probablement pas de dresser d?j? une nouvelle liste des paradigmes qui se substituent aujourd?hui aux anciens. Mais, dit-il, il est clair que ceux de la derni?re d?cennie du 20? si?cle ont perdu une grande part de leur efficacit? pratique. C?est que, avec l?av?nement du num?rique, on ne peut plus contester aujourd?hui l??puisement de l?ancien mod?le ?conomique de la presse camerounaise. ?Incapable d?aider ? surmonter les difficult?s actuelles, ce mod?le interdit ? notre presse d?arriver ? maturit? en tant que presse?, postule l?ancien directeur de l?Essti (?cole sup?rieure des sciences et techniques de l?information) de Yaound?. D?apr?s lui, ?la migration vers le num?rique remet en cause ce mod?le ?conomique classique de la presse bas? la vente d?espaces publicitaires aux annonceurs et la vente d?exemplaires de journaux aux consommateurs d?autant que de nouveaux acteurs apparaissent, tels les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) et les sites internet g?n?ralistes ou plus sp?cialis?s, qui viennent capter la valeur en amont. Ce contexte impose donc un profond travail de m?tamorphose copernicienne du secteur de la presse?. Plus loin, il ajoute; ?Le premier d?fi de la transformation digitale de la presse est donc de repenser les r?dactions pour qu?elles travaillent sur une approche, tr?s diff?rente, de l?information, d?sormais devenue instantan?e et qui n?cessite des arbitrages toute la journ?e entre ce qui fait du sens en ?tant gratuit et ce qui peut ?tre mon?tis?. La deuxi?me transformation induite par la r?volution num?rique est que la presse s?adresse, non plus ? des lecteurs, auditeurs et t?l?spectateurs, mais ? des consommateurs ? fid?liser, ? qui on doit apporter non seulement un contenu d?informations g?n?rales et locales, mais ?galement un contenu, sous une forme ou sous une autre, qui lui dispense d?aller chercher ailleurs les informations et les services gratuits ou payants qui lui sont utiles. Pour survivre ?conomiquement, les entreprises de presse sont contraintes de s?aligner sur les meilleures pratiques du marketing digital et en se mettant en phase avec les habitudes d?usagers rod?s aux achats en ligne?. Jean-Ren? Meva?a Amougou Ils ont dit? Daouda Mane (directeur des R?dactions ?Le Soleil de Dakar?, S?n?gal) ?Se restructurer en profondeur pour affronter le d?fi du num?rique? Souvent, ce qui fait d?faut, ce qui fait des faux, ce qui fait la faute, c?est le refus d?accepter la r?alit?. L?expos? du Pr Jacques Fame Ndongo a le m?rite d?avoir sorti l?innovation et l?adaptation de la presse d?une sc?ne dans laquelle beaucoup d?entreprises de presse

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Investissement au Cameroun?: L’API r?colte 70 milliards pour les porteurs de projets

Selon l?Agence de Promotion des Investissements (API), c?est le montant d?une cagnotte que les ?mirats arabes unis (EAU) mettent ? la disposition du Cameroun dans plusieurs secteurs d?activit?s. Une fois encore, les efforts hercul?ens de l?Agence de Promotion des Investissements portent des fruits. C?est ce que donne ? penser une note d?informations parvenue ? notre r?daction. ?Le directeur g?n?ral de l’Agence de Promotion des Investissements (API) informe l’opinion publique que le minist?re de l’?conomie des EAU [?mirats arabe unis Ndlr], en partenariat avec UAE Trade Connect, a lanc? un programme pilote appel? ? UAE – Africa Gateway ?, y lit-on. Ce dernier, apprend-on, est la cons?quence des activit?s de promotion de l?entreprise camerounaise dans les ?mirats arabes unis. Lesquelles, apprend-on, ont fait de ce pays d?Afrique centrale une destination privil?gi?e pour les investissements ?miratis. Objectifs Telle qu’expliqu?e, l?initiative doit permettre de faciliter les opportunit?s d’investissement pour les entreprises bas?es aux ?mirats arabes unis dans 15 pays subsahariens cibl?s. Ainsi, 100 des entreprises des ?mirats arabes unis pourront investir dans les pays d?Afrique subsaharienne d’ici ? la fin de l?ann?e en cours. ? En tant que l’un des pays cibles, le Cameroun devrait recevoir d’importants investissements de la part des ?mirats, potentiellement sup?rieurs ? 100 millions d’USD. [Soit pr?s de 70 milliards, Ndlr]. Ces investissements seront dirig?s vers plus de 20 secteurs, dont l’agriculture, l’agro-industrie, l’?nergie, l’industrie manufacturi?re, l’aviation, les transports, la logistique, l’?ducation, la formation, l’eau, l’assainissement et les infrastructures, ce qui promet des avantages substantiels pour le pays ?, pr?cise la note de l’API. Pour permettre aux promoteurs de projets de tirer profit de ces investissements, l?API va organiser une s?rie de webinaires. Y sont convi?s les porteurs des projets bancables. Boma Donatus, directeur g?n?ral par int?rim de cette institution invite ?les promoteurs de projets d’investissement bancables d?sireux de b?n?ficier de ces opportunit?s d’investissement ? contacter l’Agence de Promotion des Investissements pour avoir plus amples informations sur les modalit?s de participation avant le 10 juillet 2024 ? 15h?? lit-on dans le communiqu? parvenu ? notre r?daction. Joseph Julien Ondoua Owona

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L?union de la gauche ivoirienne

Hier, ? Bonoua, la ville de Kadjo Amangoua, d?port? et mort au Gabon pour avoir r?sist? ? la colonisation fran?aise, Laurent Gbagbo a appel? au rassemblement de ?tous ceux qui comme nous [les militants et dirigeants du PPA-CI] pensent que ce gouvernement ne doit plus ?tre l? en 2025?.Pourquoi un tel appel maintenant? Question d?autant plus l?gitime que, quelques mois en arri?re, ? ceux qui souhaitaient le voir jouer ce r?le, l?ancien pr?sident avait fait comprendre que son objectif n??tait pas de rassembler la gauche mais de faire gagner son nouveau parti.Le pr?sident du PPA-CI aurait-il compris enfin que, ?miett?e et divis?e, la gauche n?aurait que peu de chances de chasser le RHDP du pouvoir et de mettre ainsi fin au calvaire des Ivoiriens qui dure depuis 2011? Ou bien refuserait-il tout simplement de voir ? la t?te de la croisade pour une opposition unie et solidaire Simone Ehivet qui en avait formul? l?id?e d?but janvier 2023?Les Ivoiriens ne manqueront pas de donner leur opinion sur la question dans les jours ? venir. Comment r?agiront-ils ? cette autre phrase prononc?e par Laurent Gbagbo ? Bonoua: ?J?ouvre mes bras et j?appelle mes collaborateurs ? accepter de discuter avec tous ceux qui veulent nous rejoindre dans ce combat mais je veux une discussion franche, une discussion sinc?re, une discussion honn?te??Je pense, pour ma part, que les autres partis de gauche se jetteront plus facilement dans les bras de Laurent Gbagbo si celui-ci commence par reconna?tre et demander pardon pour certaines paroles ou certains comportements qui ont pu blesser ou choquer les compagnons de l?ancienne LMP.Une telle d?marche, qui n?a rien d?humiliant, me semble importante car, pour des gens qui aspirent ? une vraie r?conciliation, ?il n?y a plus de place pour les diplomaties vides, pour les faux-semblants, pour le double langage, pour les dissimulations, les bonnes mani?res qui cachent la r?alit?? (pape Fran?ois, ?Fratelli tutti?, lettre encyclique, 3 octobre 2020, n. 226).Les partisans d?Affi N?Guessan, de Simone Ehivet et de Charles Bl? Goud? n?ont pas toujours ?t? tendres avec ceux de Laurent Gbagbo. Des paroles dures, des accusations gravissimes et des menaces ont ?t? prof?r?es de part et d?autre. On ne peut pas faire comme si ?a n?a jamais exist?. Il faudra avoir le courage de mettre sur la table ce que chacun reproche ? l?autre parce que ?ceux qui se sont durement affront?s doivent dialoguer ? partir de la v?rit?, claire et nue. Ils ont besoin d?apprendre ? cultiver la m?moire p?nitentielle, capable d?assumer le pass? pour lib?rer l?avenir de ses insatisfactions, confusions et projections. Ce n?est qu?? partir de la v?rit? historique des faits qu?ils pourront faire l?effort, pers?v?rant et prolong?, de se comprendre mutuellement et de tenter une nouvelle synth?se pour le bien de tous? (cf. Fran?ois, ?Fratelli tutti?, n. 226).Certains feront remarquer que l?appel au rassemblement de la gauche arrive tardivement, qu?aucun parti de gauche n?aurait refus? si cet appel avait ?t? lanc? en juin 2021 par un Laurent Gbagbo fra?chement acquitt? et b?n?ficiant d?une aura extraordinaire ? ce moment-l?. Mais ne dit-on pas que mieux vaut tard que jamais? Jean-Claude DJEREKE

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Situation de la veuve: et le guide fut!

Le document a ?t? d?voil? le 25 juin dernier aux concern?es par le minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff). Sortir la veuve camerounaise du joug de l’ignorance est la mission affich?e du Minproff. Le 25 juin dernier, ? l’occasion de la c?l?bration de la journ?e internationale de la veuve, elle a convi? les femmes ayant perdu leur ?poux ? prendre part ? des ?changes relatifs ? leur statut matrimonial. L’institution en charge de la protection de la femme en a profit? pour leur pr?senter le Guide d’accompagnement juridique des veuves. L’ouvrage de 46 pages porte l?empreinte des hauts cadres juridiques des administrations intervenants dans le processus des droits des veuves. Il s?agit du minist?re de la Justice et ses d?membrements comme la cour supr?me, la cour d’appel, en passant par le minist?re des Finances. Sans oublier la caisse nationale de pr?voyance sociale (CNPS).Sur le plan pratique, le guide juridique d’accompagnement juridique des veuves, apporte des ?claircies sur certains points. La page 12 qui constitue la premi?re section, revient sur le statut des veuves au Cameroun. D?apr?s ce guide, une veuve ?est toute femme l?galement mari?e et qui n’a divorc? d’avec son mari au moment o? survient le d?c?s de celui-ci?. La deuxi?me consid?ration est que ??toute femme en instance de divorce dont le jugement n’est pas d?finitif. C?est-?-dire un jugement contre lequel personne n’a fait appel ou pour lequel la cour d’appel saisie ne s?est pas encore prononc?. La troisi?me consid?ration est ?toute femme en s?paration de corps judiciaire et dont la conversion en divorce n’a pas encore ?t? prononc? le tribunal?. Qui n’est pas veuveDans ce guide, l’on cat?gorise ?galement la femme qui n’est pas veuve. Le guide d?nombre trois cas. Le premier concerne une ?concubine ou la fianc?e m?me ayant les enfants reconnu ou non par leur g?niteur?. Le deuxi?me cas concerne, ?la femme pour qui la dote a ?t? vers?e et dont le futur mari d?c?de avant la c?l?bration du mariage?. Le dernier cas concerne ?la femme mari?e coutumi?rement, mais dont le mariage n’est pas transcrit dans le registre d’?tat civil du lieu naissance de r?sidence de l’un des ?poux?.La deuxi?me section du livre parle des droits des veuves. Parmi ceux-ci, l’on peut citer le droit pour la veuve de se remarier. Elle a le droit d’?tre tutrice et administratrice des biens de ses enfants, s?ils sont encore mineurs. Elle a le droit d’avoir la moiti? des biens de l??poux. Mais le guide fait une pr?cision sur les biens: ?les biens acquis par chaque ?poux avant le mariage, par donation ou succession ne sont pas consid?r?s comme biens communs?, lit-on dans le document. Andr? Gromyko Balla

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La Russie sur le terrain g?opolitique de l?Afrique

Le continent africain est une r?gion r?gionale avec de nombreuses perspectives de d?veloppement dans un avenir proche, puisqu’il s’agit d’une r?gion compos?e d’un m?lange de pays dot?s de richesses naturelles extr?mement importantes- sources importantes de p?trole (en particulier 9,7 % du p?trole prouv? mondial), le gaz (plus pr?cis?ment 7,8 % des r?serves de gaz naturel) et d’autres min?raux pr?sents en Afrique (au total environ 30 % des ressources mondiales)-mais aussi une r?gion ayant une position g?opolitique particuli?rement importante sur la sc?ne mondiale. En effet, certains pays africains, comme le Nigeria, l?Afrique du Sud et l??gypte, jouent d?j? le r?le de puissance r?gionale pour leur r?gion voisine africaine en raison de leur position g?opolitique particuli?re.La position internationale de l?Afrique au cours de notre si?cle a ?t? influenc?e par un ensemble de d?veloppements internes importants et en m?me temps positifs. La fin des guerres civiles particuli?rement sanglantes et d’une mani?re g?n?rale leur r?duction par rapport au pass?, les r?formes importantes au niveau r?gional et national, la mise en place de nouvelles structures telles que le Parlement Panafricain, le ?Conseil pour la Paix et la S?curit??, le ?Cour africaine des droits de l’homme?, etc. ainsi que la tendance croissante des taux de d?veloppement ?conomique de la plupart des pays africains, qui ? leur tour ont renforc? la classe moyenne du continent, ont ?t? les principaux facteurs d’am?lioration de l’image des pays africains au niveau mondial.En outre, les ?tats d’Afrique, lib?r?s de leur pass? colonial, sont d?sormais devenus un terrain de forte concurrence mais aussi d’investissements importants de la part de nombreuses entreprises qui y ont ouvert de nouvelles entreprises. Les soci?t?s d?investissement ?trang?res telles que Carlyle Group et Emerging Capital Partners ont investi d?importantes sommes de capitaux sur le territoire africain. Selon les pr?visions statistiques, en Afrique d’ici 2030, une couche sociale de 130.000. 000 de nouveaux consommateurs sera cr??e. Au cours de la m?me p?riode, aux ?tats-Unis, le nombre de nouveaux consommateurs n?augmentera que de 25.000.000.Dans l’?conomie africaine, il existe d?j? un certain nombre d’entreprises multinationales africaines importantes dans les services financiers et bancaires (Equity Bank, Ecobank), dans le secteur industriel (Chandaria, Dangote), dans le secteur de la vente en gros (METL), dans le secteur de la vente au d?tail ( Soprite, Nakumatt) et dans le secteur des t?l?communications (MTN), qui ont r?ussi ? lever des capitaux importants sur les bourses africaines auxquelles ils participent.D?ici 2040, plus de 500.000.000 d?habitants s?installeront dans les villes africaines, ce qui entra?nera des changements tectoniques dans l??conomie, o? la production agricole et l?extraction de mati?res premi?res min?rales ne seront plus les activit?s dominantes et leur place sera prise par l?offre de services. En dehors de tout le reste, d?ici 2050, la population de l?Afrique atteindra 2.500.000.000 d?habitants, c?est-?-dire qu?elle doublera.La Russie, qui apr?s la dissolution de l’Union sovi?tique a r?ussi ? voler de ses propres ailes et est aujourd’hui l’un des ?tats les plus puissants jouant un r?le majeur dans les relations internationales, d?clare explicitement dans sa ?Doctrine de politique ?trang?re?, telle qu’elle a ?t? rendue publique en mars 2023, que son objectif premier est ?d’augmenter le commerce et les investissements? sur le continent africain.Le faible niveau de coop?ration entre la Russie et les ?tats du continent africain repose sur deux causes principales. Premi?rement, il n?y a jamais eu de lien entre la Russie et l?Afrique, comme c?est le cas avec les pays d?Europe occidentale, qui sont ?troitement li?s aux pays africains par leur langue, leur culture et leur histoire. Deuxi?mement, les entreprises russes n?ont pas consid?r? l?Afrique comme une destination commerciale pendant une longue p?riode dur?e.Ainsi, les relations commerciales entre la Russie et les ?tats africains pourraient se d?velopper dans des domaines tels que la production ?nerg?tique et alimentaire, mais aussi dans le secteur de la construction, ce qui repr?sente une grande opportunit? commerciale pour les entreprises de construction russes ?tant donn? le faible niveau de d?veloppement des infrastructures des ?tats africains.Il convient de noter que les 22 et 23 octobre 2019, le premier sommet ?conomique Russie-Afrique a eu lieu dans la ville russe de Sotchi, sur la c?te orientale de la mer Noire, avec la participation de 42 dirigeants d’?tats africains. Le pr?sident Vladimir Poutine et le pr?sident ?gyptien Abdel Fatah al-Sisi ?taient copr?sidents. Au cours de la session, des dizaines d’accords et de m?morandums de coop?ration ont ?t? sign?s avec l’?tat russe, avec des entreprises publiques et priv?es.Cependant, m?me si le commerce entre la Russie et l?Afrique ne s??levait qu?? 15,6 milliards de dollars en 2021, selon le FMI, la Russie a exerc? une grande influence. ? titre de comparaison, il convient de mentionner qu?en 2021, l?Union europ?enne a export? 300 milliards vers l?Afrique, tandis que les ?tats-Unis en ont export? 65 milliards. En revanche, la Chine avait en 2021, 254 milliards d?exportations vers le continent et en 2022, 282 milliards.Le message ?anticolonial? de Poutine, formul? dans son discours connexe, r?sonne dans les pays o? la suspicion ? l’?gard des anciennes puissances coloniales est profond?ment enracin?e. Ainsi, en mars 2022, 25 pays africains se sont soit totalement abstenus, soit se sont abstenus lors du vote d?une r?solution de l?ONU condamnant l?invasion de l?Ukraine par la Russie.Outre le fait que la Russie a une pr?sence militaire dans les pays africains, il convient ?galement de noter qu?elle est l?un des principaux exportateurs de syst?mes d?armes vers l?Afrique. En f?vrier 2022, 50 % des ?quipements du continent ?taient de fabrication russe. Parmi les principaux clients de la Russie figuraient l’Alg?rie, l’?gypte, le Soudan, l’Angola, le Nigeria et le Mali. Les principales cat?gories d??quipements export?s par la Russie vers l?Afrique ?taient les avions de combat, les h?licopt?res, les chars de combat, les radars, les missiles et les syst?mes de lancement multiples. En 2022, la Russie a perdu la premi?re place face ? la Chine.Dans le m?me temps, la Russie a inaugur? tout un r?seau d?apprentissage de la langue russe, ainsi que des succursales d?universit?s russes dans diff?rents pays. Des institutions russes existent en ?gypte, en Zambie, au Congo-Kinshasa, en Tanzanie, en Tunisie, en Alg?rie et en

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Ibrahim Traor? parle fort, vrai et juste

?Je ne serai pas surpris que les m?dias et politicards fran?ais disent du mal de ce discours historique, qu?ils continuent d?appeler putschistes les braves patriotes qui sont en train de sortir leurs pays de la nuit de la mis?re et de l?ins?curit? dans laquelle la France les a plong?s, des d?cennies durant. Plus rien ne devrait nous ?tonner chez ces gens qui affectionnent tant les mots qui polluent ou d?gradent quiconque ne r?fl?chit pas comme eux alors que notre monde a besoin de mots qui soignent?. Le capitaine Thomas Sankara qui parlait avec passion et conviction est-il ressuscit?? Cette question, nombre d?Africains ne manqueront pas de se la poser apr?s avoir ?cout? le brillant discours prononc? le 6 juillet 2024 par le capitaine Ibrahim Traor? au premier sommet des chefs d??tat de l?Alliance des ?tats du Sahel (AES) organis? ? Niamey (Niger).Quoique tout le discours du pr?sident burkinab? m?rite d??tre comment?, je voudrais insister particuli?rement sur trois points.Le pr?sident du Faso a commenc? par s?en prendre -? juste titre d?ailleurs- ? la France sans la citer nomm?ment. Selon lui, si les Fran?ais ont toujours soutenu que le Mali, le Burkina et le Niger ?taient des pays pauvres qui ne leur rapportaient rien, pourquoi refusaient-ils de s?ex?cuter quand ces pays ?pauvres? leur demand?rent de quitter leurs territoires? AnalyseMon analyse est que ce refus de partir signifie premi?rement que dire que ces trois pays ?taient les plus pauvres de la terre n??tait qu?un vrai mensonge. Un mensonge qui fut servi aux Camerounais du temps d?Ahmadou Ahidjo lorsque la France racontait qu?il n?y avait pas une goutte de p?trole dans leur sous-sol alors qu?elle exploitait l?or noir camerounais depuis plusieurs ann?es d?j?. C?est Simon Mpondo qui d?voilera ce secret bien gard? par Ahidjo et ceux qui l?avaient mis au pouvoir, ce qui vaudra ? Mpondo d??tre sauvagement assassin? en m?me temps que son ?pouse am?ricaine Shannon Johnson et ses deux enfants (Nicholas, 3 ans, et Marc-Anthony, quelques mois) ? Bonaberi dans la nuit du 7 au 8 juin 1979. Certes, Njomzeu, le gardien des Mpondo, et son ami Oumbe seront condamn?s ? mort en 1980, puis ex?cut?s le 28 ao?t 1987 mais jusqu?aujourd?hui les Camerounais ignorent qui sont les vrais commanditaires du crime et pourquoi toute une famille fut d?cim?e, cette nuit-l?.Ce refus de quitter des pays soi-disant pauvres signifie, deuxi?mement, que c?est plut?t la France qui a toujours v?cu aux crochets de l?Afrique et que, sans les ressources naturelles du continent, elle ne p?se rien sur la sc?ne internationale. ?pour Traor?, libert?, d?mocratie et droits de l?homme sonnent d?sormais faux car ils ont ?t? vid?s de leur sens par ceux-l? m?mes qui voient d?un mauvais ?il les Africains en lutte pour la libert? et la justice, qui avalisent les troisi?mes mandats ici et l?, qui se gardent de demander ? la Cour p?nale internationale de convoquer Dramane Ouattara et ses partisans apr?s que Laurent Gbagbo a ?t? acquitt? par la m?me Cour des charges qui pesaient sur lui? AvisIbrahim Traor? a ensuite fustig? les ?esclaves de salon? qui r?vent de vivre comme le ma?tre, qui sont sans morale ni dignit? ni personnalit?, qui sont pr?ts ? trahir leurs fr?res pour satisfaire leur ma?tre, qui aident ce dernier ? piller l?Afrique. ? mon avis, c?est la partie la plus int?ressante de son adresse. On peut penser ici ? Patrice Lumumba, digne et courageux leader panafricaniste mais trahi et livr? aux s?cessionnistes katangais par Joseph-D?sir? Mobutu au Congo-L?opoldville, ? Thomas Isidore Sankara ? qui la vie fut pr?matur?ment ?t?e le 15 octobre 1987 par Blaise Compaor? que Sankara lui-m?me prenait pour son fr?re et ami. On sait comment et o? ces deux tra?tres ont termin? leur vie. Mobutu mourut et fut enterr? au Maroc apr?s avoir ?t? chass? du pouvoir par Laurent-D?sir? Kabila. Quant ? Compaor?, il aurait probablement subi le m?me sort que Samuel Doe si Fran?ois Hollande ne l?avait pas aid? ? fuir en C?te d?Ivoire. Car c?est le destin des tra?tres d??tre punis s?v?rement avant d?atterrir dans les poubelles de l?Histoire.Le num?ro un burkinab? n?a pas h?sit? ? qualifier les ind?pendances octroy?es en 1960 ? plusieurs pays africains de ?simulacres d?ind?pendance?. Il a ajout? que lui et ses pairs de l?AES allaient se battre pour l?ind?pendance r?elle. PatriotesEnfin, Ibrahim Traor? a ironis? sur les trois mots dont la France aime se gargariser: libert?, d?mocratie et droits de l?homme. Pour Traor?, ces mots sonnent d?sormais faux car ils ont ?t? vid?s de leur sens par ceux-l? m?mes qui voient d?un mauvais ?il les Africains en lutte pour la libert? et la justice, qui avalisent les troisi?mes mandats ici et l?, qui se gardent de demander ? la Cour p?nale internationale de convoquer Dramane Ouattara et ses partisans apr?s que Laurent Gbagbo a ?t? acquitt? par la m?me Cour des charges qui pesaient sur lui. ?on analyse est que ce refus de partir signifie premi?rement que dire que ces trois pays ?taient les plus pauvres de la terre n??tait qu?un vrai mensonge. Un mensonge qui fut servi aux Camerounais du temps d?Ahmadou Ahidjo lorsque la France racontait qu?il n?y avait pas une goutte de p?trole dans leur sous-sol alors qu?elle exploitait l?or noir camerounais depuis plusieurs ann?es d?j?? Je ne serai pas surpris que les m?dias et politicards fran?ais disent du mal de ce discours historique, qu?ils continuent d?appeler putschistes les braves patriotes qui sont en train de sortir leurs pays de la nuit de la mis?re et de l?ins?curit? dans laquelle la France les a plong?s, des d?cennies durant. Plus rien ne devrait nous ?tonner chez ces gens qui affectionnent tant les mots qui polluent ou d?gradent quiconque ne r?fl?chit pas comme eux alors que notre monde a besoin de mots qui soignent. Ils se revendiquent des grands penseurs grecs mais ils semblent n?avoir jamais eu connaissance de la remarque de Platon: ?La perversion de la cit? commence par la fraude des mots.?

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Afrique de l’ouest: la Conf?d?ration des pays du Sahel pour un autre mod?le d’int?gration

Lire l?int?gralit? du discours prononc? par le pr?sident du Burkina Faso ce 6 juillet 2024 ? Niamey. Le capitaine Ibrahim Traor? marque la rupture dans laquelle s?inscrit l?Alliance des Etats du Sahel (AES), vis-?-vis de la France, mais aussi de la CEDEAO. Burkina Faso, Niger et Mali assument leurs positions ? la face du monde. C??tait ? l?occasion du premier Sommet des chefs d?Etats de cette conf?d?ration n?e le 16 septembre 2023. Camarades,Membres des diff?rents gouvernements de l?AES,Chers participants de notre premier sommet;Les chefs d?Etats de l?AESC?est un immense plaisir et un honneur de nous retrouver ici aujourd?hui en cette date b?nie, une date m?morable, le 6 juillet 2024 ici ? Niamey. Avant tout propos, rendons gr?ce ? Dieu qui a permis que ce jour soit. Nous lui disons merci pour tout ce qu?il a pu faire pour nous jusqu?? aujourd?hui et tout ce qu?il a pu faire pour les peuples de l?AESPermettez-moi ?galement de rendre hommage au peuple nig?rien. Ce peuple qui a tant souffert depuis l?av?nement du CNSB et qui continue de rester debout. Merci aux Nig?riens qui nous ont r?serv? un accueil chaleureux hier lorsque nous avons foul? le sol. Vous ?tes plus que des amis, vous ?tes plus que des voisins, vous ?tes nos fr?res, vous ?tes nos s?urs. Parce que la fraternit? va au-del? de l?amiti? ou du voisinage. Nous avons le m?me sang qui coule dans nos veines. Dans nos veines coule le sang des caillant guerriers qui ont combattu et qui ont r?serv? ces terres que nous appelons Mali, Burkina et Niger. Dans nos veines coule le sang de ces vaillants guerriers qui ont aid? le monde entier ? se d?barrasser du nazisme et de beaucoup d?autres fl?aux. Dans nos veines coule le sang de ces vaillants guerriers qui ont ?t? d?port?s d?Afrique vers l?Europe, l?Am?rique, l?Asie et je ne sais encore o?, et qui ont contribu? ? construire ces Etats pendant l?esclavage. Dans nos veines coule le sang d?hommes dignes, d?hommes robustes, d?hommes debout et pour cela, soyons en fiers et soyez remerci?s d??tre ressortissants de l?AES. L?Afrique, ce continent qui a tant souffert et qui continue de souffrir du fait des imp?rialistes. Ces imp?rialistes n?ont qu?un seul clich? en t?te : l?Afrique est l?empire des esclaves. C?est comme ?a qu?ils voient l?Afrique. Pour eux, les Africains leur appartiennent, nos terres leur appartiennent, nos sous-sols leur appartiennent. Ils n?ont jamais pu changer de logiciels jusqu?aujourd?hui, c?est d?plorable. Mais comment proc?dent-ils? C?est malheureusement depuis les ann?es 1960 que ces simulacres d?ind?pendance ont ?t? donn?s ? l?Afrique. Ils n?ont juste fait que placer des valets locaux ? la t?te, selon eux, de leurs sous-pr?fectures pour pouvoir continuer ? les alimenter. Ces valets locaux que nous allons qualifier aujourd?hui d?esclaves de salon. Ils n?ont d?autres rep?res que de chercher ? vivre comme le maitre, ? satisfaire le maitre et ? faire tout ce que le maitre leur dicte. Ils volent, ils pillent nos Etats et am?nent tout chez le maitre. Leur richesse est conserv?e chez le maitre. Ils font tout pour vivre comme le maitre et le satisfaire toujours. Lorsque le maitre commande, ils ex?cutent. Savez-vous qui sont ces esclaves de salon? Eh bien, nous allons vous explique ce qu?ils sont. Ce sont des individus qui n?ont aucune dignit?, qui n?ont aucune morale, aucune personnalit?. Le maitre d?esclaves a toujours su identifier ces individus. Ils sont toujours pr?ts ? trahir leurs fr?res pour satisfaire le maitre. Ils nous ont trahi depuis l?ind?pendance et d?autres continuent aujourd?hui ? nous trahir au profit de leurs maitres. Ces individus continuent toujours, contre vents et mar?es, ? aider le maitre ? piller l?Afrique. Ils se plaisent ? le dire chaque ann?e dans leurs sondages ?conomiques: le Mali est le pays le plus pauvre, le Burkina est le pays le plus pauvre, le Niger est le pays le plus pauvre. Nous sommes class?s parmi les derniers. Tr?s bien. Puisque nous sommes aussi pauvres qu?ils le disent, quand est venu le moment de prendre nos responsabilit?s, nous avons demand? ? ces maitres de quitter les lieux. Pourquoi ne veulent-ils pas partir? Lorsque nous prenons le cas du Niger; depuis pr?s de 40 ans certains pays exploitent l?uranium pour produire de l??nergie chez eux. D?Ottawa jusqu?? Paris, les rues sont illumin?es, c?est la lumi?re mais au Niger c?est l?obscurit? qui nous est servie. Lorsque vous partez dans nos Etats, nos sols sont trou?s de toutes parts pour rechercher les m?taux pr?cieux tels que l?or. Souvent il n?y a pas de routes accessibles pour atteindre les sites d?exploitation d?or ni de services sociaux de base. Voil? pourquoi nous avons d?cid? de nous r?volter et de prendre le destin de notre pays en main. Il y a bien des exemples. Lorsque nous avons d?cid? ainsi, nous avons ?t? approch?s par certains esclaves de salon pour nous passer le message de leurs maitres; parce qu?ils avaient cr?? cette sorte de chaine polym?re qui se rel?vent ? la t?te de nos Etats pour les servir et nous sommes venus briser la chaine. Cela est inconcevable pour eux. Ils nous ont donc approch?s et nous ont demand? de rentrer dans les rangs pour faire partir de l??lite qui doit diriger l?Afrique. Parce qu?ils ont une ?lite form?e et format?e qui est incrust?e dans cette chaine-l?. Nous avons refus? de rentrer dans leurs rangs. Et d?s lors, les hostilit?s ont commenc?. Plusieurs mercenaires, des formateurs, des agents sont descendus dans le Sahel pour esp?rer mener des attaques barbares et l?ches contre nos populations et esp?rer les r?volter. En plus des attaques sur le terrain, les attaques communicationnelles, la manipulation, la d?sinformation battent le plein dans leurs rangs. Mais les peuples du Sahel ont compris et plus jamais on ne pourra les manipuler. Ils savent d?o? ils viennent, Ils savent ce qu?ils font et ils savent o? ils partent. Nous n?allons plus permettre cela. Les gens sont ?veill?s et les gens se battent aujourd?hui, pas pour nous-m?mes, mais pour les g?n?rations ? venir. Merci ? tous pour le

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Appui au d?veloppement: l?AFD engage 1637 milliards FCFA en Afrique centrale

L?Agence fran?aise de d?veloppement (AFD) fait son bilan d?intervention en Afrique centrale. Dans un rapport rendu public d?but juillet, l?organisme rapporte avoir octroy? ? la sous-r?gion une enveloppe de 2,7 milliards d?euros (1?771,08?milliards FCFA) en guise de subventions de projets (9%), subventions (4%), de pr?ts souverains (40%), pr?ts non-souverains (10%), fonds d?l?gu?s de l?Union europ?enne (2%) Contrat de d?sendettement et d?veloppement (C2D, 25%), fonds d?l?gu?s par d?autres bailleurs (7%).Ces fonds, apprend-on, ont permis ? l?AFD d?intervenir globalement en soutien aux appuis budg?taire et fonds d??tudes?; ? l?agriculture et la s?curit? alimentaire; au climat, l??nergie et l?environnement; ? l?eau et l?assainissement; ? l??ducation, la formation et l?emploi; ? la gouvernance; l?infrastructure, le transport et le d?veloppement urbain, ? la sant?; ainsi qu?au secteur productif.L?institution financi?re fran?aise revendique sp?cifiquement 1,1 milliard d?euros (721,5 milliards FCFA environ) d?investissement au Cameroun, soit 43% de son enveloppe. Ce qui a permis la mise en ?uvre de 60 projets de d?veloppement. Le Congo accapare la deuxi?me grosse part du pactole. Soit 643,3 millions d?euros (421,9 milliards FCFA) pour 23 projets. La R?publique d?mocratique du Congo obtient un appui de 428,8 millions d?euros (281,2 milliards FCFA) en faveur de 41 projets tandis que le Gabon se voit attribuer un montant de 347,4 millions d?euros (227,8 milliards FCFA) pour 11 projets. La R?publique centrafricaine et la Guin?e ?quatoriale ferment le bal avec des enveloppes respectives de 95,8 millions d?euros (62,8 milliards FCFA pour 22 projets) et 0,5 million d?euros (327,9 millions FCFA). Louise Nsana

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