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Compteurs pr?pay?s : d?j? 35% de l?ensemble des installations Eneo au Cameroun

La structure en charge de la distribution de l??nergie ?lectrique au Cameroun revendique l?installation de 800.000 compteurs pr?pay?s. Le programme de modernisation lanc? en 2018 est visiblement en bonne voie. C?est la quintessence du communiqu? commis par Eneo le 5 aout dernier. ? en croire le document officiel destin? au grand public, en plus des 1300 compteurs pr?pay?s install?s en 2018, Eneo a effectu? 798.700 installations ? date. Ce qui porte le chiffre ? 800.000 compteurs pr?pay?s install?s en tout, en lieu et place des ?lectrom?caniques.Et la soci?t? d??lectricit? compte aller plus loin. Elle envisage de lancer une op?ration gratuite de conversion des anciens compteurs ?lectrom?caniques en compteurs pr?pay?s dans les jours ? venir. En pr?lude ? cette op?ration, Eneo a r?cemment effectu? un inventaire pour identifier les installations qui n?cessitent une mise ? niveau. AccompagnementPour ce faire, la compagnie d??lectricit? dit avoir mis des mesures d?accompagnement en place. Celles-ci consistent ? d?ployer des ?quipes de ses agents sur le terrain, dans les agences commerciales et en ligne ??pour garantir une exp?rience positive avec cette technologie??. Par ailleurs, rassure Eneo, son r?seau de partenaires est impliqu? dans l?op?ration. AvantagesEn plus des mesures dites d?accompagnement sus ?voqu?es, la soci?t? n?a cess? de brandir les avantages auxquels auront droits les utilisateurs des compteurs pr?pay?s. Cette technologie utilis?e sous d?autres cieux, apprend-on, permet d??viter certaines difficult?s qui occasionnent parfois des litiges entre abonn?s et agents Eneo. C?est le cas de la non-distribution des factures, les erreurs de rel?ve, les coupures pour impay?s et les retards de r?tablissement, entre autres. De plus, gr?ce ? ce dispositif intelligent, les consommateurs ont la possibilit? de maitriser leur consommation. Ils payent uniquement ce qu?ils consomment en temps r?el. La d?termination de la structure ? convertir les compteurs de l?ancienne technologie r?side dans les r?sultats positifs produits par les nouveaux compteurs. Depuis qu?ils sont utilis?s au Cameroun, le taux de r?clamation relatif ? la facturation a baiss? de 54% entre 2020 et 2022. En 2019, 43% des dossiers de conciliation ?taient li?s ? des contestations de factures. Joseph Julien Ondoua Owona

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?F-Cybersecurity Cameroon? : pour armer les femmes dans le cyberspace

Lanc? le 6 ao?t 2024 ? Yaound?, le programme s?articule autour de la formation ? l?utilisation responsable des technologies num?riques d?une part, et ? l??ducation aux bonnes pratiques en ligne ainsi qu?? la mobilisation contre les fake news et les discours de haine sur la toile, d?autre part. ?La femme, actrice de premier plan pour la promotion de la cybers?curit? et promotrice de l’utilisation responsable des r?seaux sociaux?. Voil? un th?me qui place ?La Tutelle? (Association des femmes du minist?re des Postes et T?l?communications) aux avant-postes du programme ?F-Cybersecurity Cameroon?. Ledit programme a ?t? lanc? le 6 ao?t dernier. D?o? la tenue ? Yaound?, du s?minaire de sensibilisation ? l?attention des femmes du secteur public sur les questions de cybers?curit? au Cameroun. Pr?sid? par Mme Minette Libom Li Likeng (Minpostel), accompagn?e de son homologue de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie-Th?r?se Abena Ondoa, l??v?nement a ?t? pens? en termes de formation ? l?utilisation responsable des technologies num?riques d?une part, et ? l??ducation aux bonnes pratiques en ligne ainsi qu?? la mobilisation contre les fake news et les discours de haine dans le cyberespace d?autre part. Vis?eEn ces mati?res souligne la pr?sidente de ?La tutelle?, Rollande Pende, ?les femmes du Minpostel restent d?termin?es ? apporter leur contribution ? l?atteinte des objectifs de promotion de la cybers?curit? et de l?utilisation responsable des r?seaux sociaux?. Et de poursuivre: ?L?objectif de ce projet est vraiment d?accro?tre le nombre de femmes qui soient pr?par?es pour l?utilisation responsable des technologies num?riques et de l?Internet des r?seaux. Nous sommes toutes l?-dessus, quoique les chiffres disent que les femmes n?ont pas beaucoup d?acc?s aux ?quipements. Mais nous savons aussi que les femmes sont de grandes utilisatrices d?internet. Donc, le projet vise ? faire conna?tre d?j? toute l?activit? que le minist?re des Postes et T?l?communications donne toutes les activit?s li?es ? la poste, aux t?l?communications et au TIC ? nos s?urs des autres administrations publiques. Mais aussi ? sensibiliser sur la bonne utilisation des r?seaux sociaux. Vous savez, on peut avoir des outils en main, mais ces outils peuvent ?tre tr?s utiles. En revanche, quand ils sont mal utilis?s, ils peuvent ?tre transform?s en des armes, m?me contre nous-m?mes?, a d?clar? Rollande Pende.Mme Minette Libom Li Likeng exhorte les dames ? profiter du dividende num?rique. ?En utilisant les technologies pour r?soudre les probl?mes sociaux gr?ce aux projets ? impact social. Et pour cela, ?F-Cybersecurity Cameroon? est l? pour mobiliser toutes les couches soci?tales dans la lutte contre la cybercriminalit? et le d?voiement des r?seaux sociaux. Ce, dans une d?marche qui associe dans la lutte, les diff?rents acteurs de la soci?t? camerounaise et appellent ? l?engagement de toutes les composantes soci?tales, afin de b?tir une v?ritable coalition nationale pour la promotion de la culture de la cybers?curit?, et ? faire d?sormais un usage citoyen des r?seaux sociaux?, a martel? la Minpostel. Cependant, Joseph Nnemete a relev? des d?fis auxquels ces femmes font g?n?ralement face. Le sous-directeur de la R?glementation des T?l?communications et des TIC au Minpostel, a soutenu qu?en plus des in?galit?s li?es au genre, les femmes n?ont pas acc?s ? l?infrastructure num?rique. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Nous ne savons pas ce que demain nous r?serve

Aujourd’hui, tu as ceci ou tu es cela. Gloire ? Dieu pour cette ?l?vation ou promotion! Mais ne crois pas que tu es arriv?, que tu sais tout, que tu dois manquer de respect aux a?n?s, que tu es sup?rieur ? X ou Y, que tu n’as plus besoin de personne car « nobody knows tomorrow » (Prince Nico Mbarga). Demain, en effet, tu peux tout perdre, ?tre r?duit ? n?ant, ? cause d’une maladie, parce que l’entreprise qui t’emploie est oblig?e de fermer, parce que le r?gime que tu sers a ?t? balay? ou bien parce que tu as commis une faute l? o? tu travailles.La vie, c?est comme une roue qui tourne. Celui qui est premier aujourd?hui peut occuper la derni?re place demain, le petit que nous m?prisons aujourd?hui peut devenir grand et nous sauver la vie. Rien n?est acquis ou perdu une fois pour toutes sur cette terre.Quelle fut la fin de Mobutu, de Bokassa, de Taylor, de Compaor?, de Bazoum? Soyons modestes, humbles et charitables autant que faire se peut car tout passe et ?nobody knows tomorrow?. Jean-Claude Dj?r?k?

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Issa Hayatou : pour la grande et la petite Histoire

En alliant le plus confidentiel au plus largement diffus?, l?homme d?c?d? le 8 ao?t 2024 ? Paris s?est taill? une effigie de marbre pour le panth?on. Issa Hayatou est mort. Partout dans le monde, des documents ? en-t?te officiel donnent ? son d?c?s une autorit? sur l?actualit?. Sur les plateaux des cha?nes d?info, le sujet rappelle et illustre ? la fois une renomm?e fond?e sur le m?rite. Ici et l?, monographies et hommages se relaient. ?C?est le poids de la gloire. Le poids de l?histoire, aussi?, abr?ge Abel Mbengue, ancien journaliste sportif et proche du disparu. Une vie dans le footD?sormais conf?r?s par l?image et mis ? la port?e du plus grand nombre, les poids de la gloire et de l?histoire, dans toutes leurs d?clinaisons, pr?sentent une caract?ristique commune: la vie d?Issa Hayatou a ?t? un roman ?crit ? l?encre du football mondial. ?Elle m?rite d??tre racont?e comme telle? sans un mot de fiction?, souscrit Pr Sa?bou Issa. Pour avoir longuement c?toy? Issa Hayatou, l?universitaire ?gr?ne un r?cit ?pique. Ce dernier, dans sa forme et dans son fond, montre comment ?un homme, longuement fa?onn? par d’exceptionnels talents, de singuli?res faiblesses, avec la complicit? d’un destin radicalement d?parti de son impartialit?, a pu porter la voix du football africain pendant un quart de si?cle?. ?Du haut de la pr?sidence de la Conf?d?ration africaine de football, Issa Hayatou ?tait engonc? dans l?uniforme d?un pacifiste qui aimait la guerre et la faisait pour la gagner et jamais ne s’avouait battu. Une sorte de statue du commandeur qui suscitait le respect, y compris de ceux qui ne partageaient pas ses vues.?, brosse encore Pr Sa?bou Issa. ?Toujours ? la CAF, reprend Abel Mbengue, cet homme s??tait impos? une discipline de fer: six heures de sommeil, une s?ance de gymnastique matinale, la sacro-sainte lecture du Coran et de quelques actualit?s sur le football, et c’est parti pour un tour d’horloge de dossiers, r?unions, discours; parfois plus quand il est en voyage. Le rythme est ? peine moins soutenu le vendredi quand il se rend ? la mosqu?e, ?a permettait de souffler. Un point important: il ?tait loin d??tre fan des aspects protocolaires et guind?s. ? chaque rencontre, elle faisait en sorte que la convivialit? prime sur tout le reste; tant et si bien que durant son bail ? la CAF, il ?tait parvenu ? se tailler un r?le ? sa mesure, sans pr?cipitation, sachant toujours ?tre ? l??coute des autres?. Un esprit? prendre les mots par leurs sens, ce qui se dit l? revient ? repr?senter Issa Hayatou par l?interm?diaire d?une image qui, n??tant plus elle-m?me anim?e, agit, produit l?illusion du vivant. ?D?o? le fort retentissement ?motionnel que provoque sa mort au sein de la communaut? sportive internationale?, explique Mgr Samuel Kleda, archev?que m?tropolitain de Douala. Celui-ci, dans son entendement, per?oit l?h?ritage d?Issa Hayatou ?comme mixte d?intemporalit? et de spiritualit??. ?Son air aust?re et autoritaire masquait une profonde humilit? qui a souvent dict? ses actes et l’a rendu incapable de se poser en vedette. Le dire, poursuit le pr?lat, ne saurait ?tre un divertissement mondain ou un ornement descriptif?. Par cette r?flexion, Mgr Samuel Kleda met ? disposition un instrument efficace de savoir permettant de progresser dans la connaissance d?Issa Hayatou, de son caract?re, de ses m?urs au sein du monde du football. ?Durant toute ma pr?sidence ? la CAF, tous les actes pos?s l’ont ?t? dans le strict respect des statuts et r?glements et toujours dans l’int?r?t du football africain?, avait d?clar? le disparu, invit? du magazine Dimanche Midi (?dition du 14 novembre 2021) sur la CRTV-Radio. ?Un vrai cas d??cole qui devrait faire le bonheur de tous les dirigeants du sport?, avait comment? le S?n?galais Abdou Diouf lors de la r?ception organis?e ? Dakar en l?honneur des Lions de la T?ranga, vainqueurs de la Coupe d?Afrique des Nations au Cameroun. ?On voit bien qu?Issa Hayatou ?tait devenu chouchou mondial gr?ce ? un int?rim casse-gueule ? la Fifa?, rel?ve Fouzi Lekjaa (Pr?sident de la F?d?ration royale marocaine de football) dans les colonnes du magazine sportif Onze Mondial du vendredi 9 ao?t 2024. BatailleEt pourtant, ce ne sont pas les croque-en-jambes qui ont manqu?. En juin 2021, Issa Hayatou avait ?t? suspendu par la chambre de jugement de la Commission d’?thique de la Fifa pour une dur?e d’un an de toute activit? relative au football. Il avait notamment ?t? reconnu coupable d’avoir viol? son devoir de loyaut? envers la CAF, qu’il a dirig?e entre 1988 et 2017, pour son action dans la signature d’un contrat avec Lagard?re Sports, en septembre 2016. Celui-ci garantissait ? l’entreprise fran?aise la gestion des droits TV et marketing des comp?titions organis?es par la CAF jusqu’en 2028. Hayatou avait saisi le TAS en ao?t 2021 sur cette affaire, et une audience s’est tenue le 7 d?cembre 2021. Et puis, coup de th??tre! Le 4 f?vrier 2022, le TAS (Tribunal arbitral du Sport) avait donn? tort ? la FIFA et raison ? Issa Hayatou. ?La d?cision de la chambre de jugement de la commission d’?thique de la FIFA du 17 juin 2021 est annul?e?, indiquait alors un document de l?instance bas?e ? Lausanne. La FIFA renon?ait ainsi ? ses frais et s?engageait ? verser ? Issa Hayatou un montant de 5 000 francs suisses ? titre de contribution ? ses frais de justice et autres d?penses. C?est que le TAS avait estim? que l’int?ress? n’avait pas enfreint l’article 15 du Code ?thique de la FIFA. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Un cardinal doit-il utiliser un langage cod??

Le cardinal Jean-Pierre Kutw?, 79 ans, a pass? le t?moin ? Mgr Ignace Bessi Dogbo ? la t?te de l?archidioc?se d?Abidjan, le samedi 3 ao?t 2024. L?intervention faite par Mgr Kutw? ? cette occasion continue d??tre comment?e et interpr?t?e. Ainsi, certaines personne estiment qu?un cardinal ne peut pas dire les choses cr?ment. Je ne suis pas d?accord avec ce point de vue. Pourquoi? Du 31 janvier au 3 f?vrier 2023, le pape Fran?ois effectua un voyage apostolique ? Kinshasa. Il profita de ce voyage pour interpeller vigoureusement les Occidentaux en leur demandant de respecter l?Afrique qui n?est pas une terre ? d?valiser et de cesser de l??touffer. Avait-il mal parl?? Non. Le ciel lui tomba-t-il dessus et fut-il emp?ch? de retourner ? Rome? Non. Le 9 mars 1983, lorsque Jean-Paul II d?clara au dictateur ha?tien Jean-Claude Duvalier: ?Il faut que quelque chose change ici?, commit-il une erreur? Non. Alors, pourquoi des gens blanchis, nourris et cens?s ne pas avoir de famille (femme et enfants) manquent-ils de courage pour appeler un chat un chat (tancer publiquement les gouvernants qui martyrisent et affament le peuple) alors qu?une m?re de famille comme Pulch?rie Gbalet fait quotidiennement montre de ce courage, m?me apr?s avoir fait la prison et apr?s avoir ?t? injustement renvoy?e du Bureau national d??tudes techniques et de d?veloppement (BNETD)? Un la?c peut utiliser un langage diplomatique parce qu?il a des enfants ? ?lever et un emploi ? prot?ger. Ce ne devrait pas ?tre le cas pour un individu qui pr?tend parler au nom du Christ qui, comme chacun le sait, fut maltrait? et crucifi? pour avoir dit la v?rit? aux riches et puissants de son ?poque, pour avoir critiqu? publiquement scribes et pharisiens (Mt 23,1-33), pour avoir trait? de renard le roi H?rode Antipas (Lc 13,32). Bref, le Nazar?en fut assassin? par l?establishment politico-religieux parce qu?il n?avait pas sa langue dans la poche, d?une part, et parce qu?il n?avait pas pour habitude de r?primander en cachette les gens qui le m?ritaient (Jn 18, 13-27).Il y a des discours ambigus et tellement vagues que l?on ne sait plus ? qui et de qui l?orateur veut parler. Un ?v?que qui tient ce genre de discours est ? la fois un poltron et un complice de ceux qui d?pouillent et terrorisent les populations africaines. Il trahit ? la fois J?sus et le peuple africain. Le cardinal Fridolin Ambongo (RDC) affirme que le devoir de r?serve convient aux diplomates et qu?un ?v?que n?est pas l? pour caresser dans le sens du poil dictateurs et violeurs de constitution. Pour l?archev?que de Kinshasa, un vrai homme de Dieu doit ?tre direct et franc dans sa prise de parole, se mettre toujours du c?t? du peuple, prendre la d?fense des opprim?s et exploit?s et ?tre pr?t ? souffrir pour cela. Le grand probl?me dans notre ?glise d?Afrique, c?est que certains veulent l?argent, les titres et les honneurs sans la croix. De la fonction, ils aiment les avantages mais d?testent les inconv?nients. Or la route que choisit J?sus est celle de la croix. Les ?v?ques et cardinaux qui fuient la croix, n?ayons pas peur de les qualifier d?imposteurs.Ceux qui portent des v?tements rouges en connaissent-ils la signification? Le rouge symbolise le sang vers? par le Christ durant sa passion. C?est la couleur des martyrs. Les cardinaux doivent donc ?tre capables de rendre t?moignage ? la v?rit? jusqu?au sang (usque ad sanguinem). C?est la formule latine employ?e par le pape lorsqu?il leur remet la barrette (coiffe rouge ? quatre bords). La soutane, la calotte et la barrette rouges signifient que les cardinaux sont appel?s ? verser leur sang pour la cause de la v?rit? et de la justice. Jean-Claude Dj?r?k?

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Yaound? : des d?cibels au secours du marketing des libraires

? un mois de la rentr?e scolaire, chacune cherche ? prouver son expertise aux parents et aux ?l?ves. Listes des manuels au programme d?j? disponibles; d?coupage de l?ann?e scolaire 2024-2025 rendu public. ?Tout est r?uni pour lancer nos activit?s?, souffle K?vine Tchamadeu. Dans un exercice de haute voltige explicative, cette libraire bas?e au quartier Mokolo (Yaound? 2e) entend positionner son enseigne commerciale. ?Dans un contexte o? la qu?te de la client?le exerce une pression ?norme sur tous ceux qui sont dans le secteur de la vente des fournitures scolaires, il faut bien se pr?ter avec entrain ? marquer les esprits afin de soutenir et de d?velopper les ventes?, dit-elle.Comme K?vine Tchamadeu, de nombreux promoteurs de librairies cherchent ? am?liorer leur avantage concurrentiel. ? Yaound?, si chacun a sa ?touche?, personne ne l?sine sur les messages publicitaires. Ici et l?, ces messages constituent un univers acoustique pr?sentant des points communs, mais aussi des sp?cificit?s dues aux circonstances ou aux lieux. Au quartier Mont?e Zo?, par exemple, outre l?emploi de bruiteurs, Laurent Blanc, ?v?t?ran de la librairie? (comme il se pr?sente lui-m?me), a recours ? un speaker. ?? mon ?ge, je dois ?viter les bruits, mais je n?ai pas le choix si je veux capter plus de clients surtout qu?ils prennent le taxi devant ma librairie. Bon nombre ne se rendent pas compte qu?elle existe. Avec ?a, nous engageons une exp?rience op?rationnelle qui, nous l?esp?rons, va permettre de nous positionner sur l??chelle du temps de la rentr?e scolaire?, explique le vieux libraire. Et en guise de ?petite d?monstration?, le speaker attitr? entrelace des phrases bien structur?es dans leur construction. Gr?ce ? ses qualit?s et ? son style efficace, il associe exhaustivit? et simplicit?. L?affaire est rendue plus vivante gr?ce ? une ?chelle de d?cibels soutenue par un mat?riel ?lectronique de pointe install? en arri?re-plan de la librairie. Tout y passe: la politique d?offre incluant le prix et les avantages; le r?cit des exp?riences ant?rieures. Le tout ajust? ? de nombreuses compositions musicales en vogue et ? un visuel attractif. ?Nous consid?rons l?audio non seulement comme porteur de sens, mais aussi, nous l?utilisons plus explicitement comme outil servant ? capturer les esprits dispers?s pour leur dire que la rentr?e se pr?pare mieux chez nous et nulle part ailleurs?, vante Laurent Blanc.Au carrefour Mvan (Yaound? 4), Henri tra?ne une librairie ambulante dans un porte-tout. Sur de nombreuses fournitures scolaires tr?ne un puissant baffle. Au milieu du brouhaha ambiant, cet objet permet au libraire ambulant de signaler sa ?pr?sence?. Cela se fait en boucle gr?ce ? une bande dont le contenu allie g?n?riques, alternance des voix, respirations musicales, virgules sonores. Selon Henri, tout ce dispositif a une multiple fonction: baliser l??coute, la structurer et capter l?attention des clients. Andr? Gromyko Balla

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Jean, une vie dans la poubelle

Des tas d?immondices, l?homme tire son gagne-pain. Meyo, Abomey, Minkan, Borne 12, Ahala et Barri?re (quartiers situ?s au sud de Yaound?) produisent plusieurs tonnes de d?chets par jour, essentiellement des ordures m?nag?res. Si ces amas d’immondices, paradis des rats, font jaser les passants, ils montrent aussi ? quel point certains personnages invisibles sont indispensables dans cette partie de la capitale camerounaise. Jean en t?te. Eh oui, difficile d’imaginer ces quartiers hupp?s sans ce nettoyeur des rues. ?Quand votre nom est attribu? ? un travail public bien fait, c’est souvent que vous avez accompli de grandes choses?, sourit Jean. Au cours de notre rencontre ? Meyo (sur l’autoroute Yaound?-Nsimalen) ce 31 juillet 2024, le p?re de famille garde une bonhomie et un amour de la vie. ?Jamais, je n’utilise un ton sermonneur ou culpabilisateur quant aux comportements inciviques que je rencontre tous les jours. Mais chaque m?got ou chaque papier jet? ? la poubelle est pour moi une victoire?, dit-il.? notre micro, il clame son profil d?agent de propret? qu?il traine avec ses enfants. ?Pendant les vacances, je dois les utiliser au maximum. Mon but est aussi p?dagogique. Ils doivent comprendre que la vie n’est pas facile. C’est avec cet argent qu’on va payer la scolarit??, rel?ve-t-il ? bord de sa voiturette suivie par 4 bacs ? ordures de 100 litres chacun.C?t? abonnement, Jean passe deux fois par semaine aupr?s des m?nages. Ce qui lui permet de ratisser large. Selon les donn?es recueillies aupr?s de l’?boueur, pas moins de 200 m?nages sont abonn?s aupr?s de sa petite unit? de ramassage chaque semaine. Ils d?boursent 5000 FCFA par mois pour s’acquitter de ce service. Une autre possibilit? existe pour les plus petits m?nages que sont les habitants des studios et des chambres. Ils d?boursent 200 FCFA au passage du tricycle. ?Ce qui permet de faire la maintenance et l’achat du carburant pour la moto?, explique-t-il.Gr?ce ? ce boulot, le quinquag?naire ach?ve les travaux de construction de sa demeure ? Nnanga City ? Meyo. Ses grands enfants font des ?tudes dans les instituts universitaires de prestige. L’une de ses filles suit aussi le chemin de l’auto-emploi comme son g?niteur. Gr?ce ? l’argent des ordures, elle est sur le point d’ouvrir un salon de beaut? mixte ? Mbog-Abang (Yaound? 4). Paul et Youri, respectivement magistrat et douanier r?sidant ? Meyo, font une ?surprise? ? cet ?boueur. Ils lui remettent une enveloppe de 150.000 FCFA. Cette dotation est destin?e ? l?achat des fournitures scolaires des enfants. ?La dotation en mat?riel de travail suivra tr?s bient?t?, annonce Youri. ?Vous ?tes un vrai travailleur. Il vous faut normalement une m?daille de bravoure?, ajoute Etoungou, un autochtone du coin. Les dames ne tarissent pas d’?loges. Les enfants ne courent plus des risques d?infection ou de contamination des maladies. Pour dame Ngah, ses enfants de 6 et 8 ne parcourent plus pr?s d’un km pour vider la poubelle. ?Jean, avec son initiative, m’a sauv?. J’avais toujours peur lorsque Courtney et Dimitri portaient la poubelle?, confesse la commer?ante. Andr? Gromyko Balla

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Organisation de la coop?ration islamiste : Yaound? accueille le Conseil des ministres

La 50? session dudit conseil se tient finalement les 29 et 30 ao?t 2024 au palais des Congr?s de la capitale camerounaise. C?est confirm?. Le Cameroun va enfin organiser la 50e session du Conseil des ministres l?Organisation de la coop?ration islamique sur son sol. L?information est relay?e sur la page Facebook officielle du minist?re des Relations ext?rieures du Cameroun (Minrex). ?En cette ann?e du cinquantenaire de l?adh?sion du Cameroun ? l?Organisation pour la coop?ration islamique (OCI) depuis juin 1974, le Cameroun a l?honneur d?accueillir la 50? session du Conseil des ministres des Affaires ?trang?res (CMAE). Cet ?v?nement se d?roulera du 29 au 30 ao?t 2024 au palais des Congr?s de Yaound? (Cameroun)? lit-on sur le mur du d?partement minist?riel dirig? par Lejeune Mbella Mbella. En pr?paration ? cet ?v?nement, une r?union pr?paratoire des hauts fonctionnaires de l?organisation internationale s?est tenue ? Djeddah, en Arabie Saoudite, ce 4 aout 2024. A l?occasion, son Excellence Hissein Brahim Taha, secr?taire g?n?ral de l?OCI adresse ?ses sinc?res f?licitations? ? la R?publique du Cameroun pour la pr?sidence de la cinquanti?me session du Conseil des ministres des Affaires ?trang?res, apprend-on du site internet de l?organisation (new.oic-oci.org).Parmi les diff?rents sujets ?voqu?s lors de cette rencontre, il y a les efforts et les initiatives de l?OCI concernant la situation en Afghanistan, au Jammu et au Cachemire; l?instauration de la paix, de la s?curit?, de la stabilit? et du d?veloppement dans toutes les r?gions de l?OCI; la d?fense des droits des communaut?s et des minorit?s musulmanes dans les pays non membres; et les activit?s humanitaires de l?OCI. Il souligne les efforts d?ploy?s pour accueillir une conf?rence internationale de donateurs au secr?tariat g?n?ral ? Djeddah en octobre, afin de mobiliser des ressources pour aider ? relever les d?fis auxquels sont confront?s les r?fugi?s et les personnes d?plac?es dans le nord-Est du Nigeria, au lac Tchad et dans la r?gion du Sahel. Autant de sujets qui pourront faire l?objet des d?bats lors des assises de Yaound?. ReportAvant le report, puis la confirmation pour la fin de ce mois, Lejeune Mbella Mbella avait re?u les ambassadeurs des pays membres de l?OCI bas?s en Afrique du Nord et du Sud du Sahara. Parmi eux, il y avait, le Gabon, le S?n?gal, l?Alg?rie, le Niger, la C?te d?Ivoire, le Tchad et le Nig?ria. L?audience collective tenue le 1?? juillet dernier avait servi de cadre d??change sur les diff?rents enjeux, les th?matiques et autres sujets relatifs ? cette session. ? chacun de ses h?tes, le ministre des Relations ext?rieures avait remis une invitation adress?e ? leur pays.

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Affaire Glencore: sus ? la r?tention de l?information

S?appuyant sur la m?moire de ce qui a pr?c?d?, l?opinion publique camerounaise dialogue avec elle-m?me. Avec son ?me rendue triste par l?affaire Glencore, cette opinion publique nourrit son ?coute, anticipe sur ce qui va suivre. Le 10 septembre 2024, les oreilles des Camerounais seront tourn?es vers le Tribunal de Westminster. La juridiction londonienne va statuer sur cette orgie malsaine, hors du commun par ses proportions d?mesur?es et ses ramifications. La perspective ainsi ouverte a, entre autres caract?ristiques, d??tre assise sur un horizon ?triqu? et ?largi ? la fois. C?est d?sormais clair: l?affaire Glencore d?veloppe encore un peu plus ce qu’il en est des grandes affaires et des secrets dont on parle depuis des d?cennies. Avec l’avantage qu?elle ?tale les aveux du g?ant minier anglo-saxon. Ces aveux, ce sont de pr?cieuses informations avec des faits, des dates, ce qu’on dit sur le sujet, ce qu’on a pens?, ce qu’on ne dit plus, etc. De quoi permettre une petite compr?hension du n?goce du p?trole ? l??chelle internationale. Le tout soutenu par des sp?cialistes qui l?vent le voile sur un monde souvent fantasm?, qui ouvrent des fonds d’archives m?connus et qui pr?sentent des anecdotes inattendues jalonnant cette histoire de l’ombre.Au Cameroun, o? l?opinion publique r?clame les t?tes de ceux qui, entre 2011 et 2018, ont per?u pr?s de sept milliards FCFA de Glencore, les esprits ne veulent plus s??parpiller dans le secret. Tous ceux qui ont touch? cet argent doivent ?tre expos?s au pilori des places publiques. Le peuple exprime cela de la mani?re suivante: fini le secret qui a longtemps pr?valu dans les affaires du p?trole camerounais et voici venu le moment de la transparence. Dit simplement, il s?agit d?inaugurer enfin l??re de l?information qui va au-del? du cercle des dirigeants. Pour le peuple camerounais, il s?agit surtout de disposer de toutes les informations possibles et imaginables sur les noms. Que les noms de ceux qui ont ?t? de m?che avec Glencore soient d?ment r?pertori?s, livr?s ? l?opinion publique en temps et en heure, avec un degr? tr?s ?lev? de fiabilit?. Cela r?sonne comme un appel ? se d?tourner des mensonges au sommet, des barbouzeries et autres affaires politico-financi?res qui, souvent, donnent au citoyen des raisons de douter, de croire que la v?rit? est ailleurs.Sans c?der au complexe du « tous coupables ou tous pourris » dans l?affaire Glencore, le peuple camerounais refuse l?information incompl?te, qui peut ? la fois signifier une information imparfaite, une information fausse ou une information manipul?e. Oui, avec cette satan?e affaire Glencore, et au-del? des l?gendes et des proc?s faits au s?rail, le peuple camerounais veut en finir avec l?obligation de secret qui interdit ? ceux qui disposent, en raison de leurs fonctions, d?informations confidentielles privil?gi?es, de les exploiter pour leur propre compte ou pour le compte d?autrui et de les communiquer ? des fins autres, ou pour une actualit? autre que celles aux raisons desquelles ils les d?tiennent. Il faut reconna?tre que cette demande de transparence de la part des Camerounais est largement l?gitime, particuli?rement en ce qui concerne les chemins emprunt?s par l?argent de leur p?trole! Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Exigences de la vraie ind?pendance

Pour certains Fran?ais, la colonisation fut une chose positive. Ils sont persuad?s que leurs anc?tres auraient cr??, en Afrique, des routes, ?coles, dispensaires et chemins de fer. ?Arracher la vraie ind?pendance, laquelle ind?pendance devrait rimer avec responsabilit?et amour de la patrie, telle est peut-?tre la mission de notre g?n?ration. Pour r?ussir une telle mission, il est n?cessaire que les souverainistes africains soient clairs, vrais et cons?quents avec eux-m?mes. Cela veut dire rompre avec la duplicit?, la na?vet? et l?amusement sans fin, s?occuper vraiment du peuple en mettant ? sa disposition les infrastructures les plus ?l?mentaires, s?appuyer comme la R?publique Centrafricaine, le Burkina, le Mali et le Niger sur un alli? fort et craint pour se d?barrasser de ceux qui nous pourrissent la vie depuis 1960? En effet, l?agriculture, sur laquelle reposerait le succ?s de certains pays, n?a jamais ?t? motoris?e. Les travaux champ?tres se font toujours avec la machette ou la daba.Ceux qui ont ?tudi? ? l’?cole occidentale n?ont jamais ?t? capables de fabriquer un v?lo ou une aiguille. Quand une machine tombe en panne, il faut payer le billet d?avion, aller-retour, du Blanc pour qu?il vienne la r?parer. Dans l?administration comme ? l??cole, on n?utilise que les langues du Blanc (fran?ais, anglais, portugais). Certains N?gres sont fiers de faire leur th?se sur les penseurs occidentaux, oubliant que ces penseurs ont r?fl?chi et ?crit sur les probl?mes de leur temps et milieu. Ils sont heureux de citer G?rard Genette, Emmanuel Kant, ?mile Durkheim, Kelsen Hans, John Maynard Keynes; mais ils ont honte de parler des travaux de Tchundjang Pouemi, de Jean-Marie Adiaffi, de Mongo Beti, de Cheikh Anta Diop, de Ngugi Wa Thiong?o ou de Joseph Ki-Zerbo. Ces ?peaux noires, masques blancs?, ont oubli? que s?ouvrir ? l?ext?rieur ne signifie pas n?cessairement se renier, que ?rien n?est plus ali?nant qu’une image de soi et de sa place dans le monde qui se nourrit des d?sirs et du discours des autres? (Aminata Traor?) et que ?ce n?est qu?en enfon?ant ses racines dans la terre nourrici?re que l?arbre s??l?ve vers le ciel?. (Birago Diop). Dans d?autres domaines, les choses ont carr?ment empir?: les h?pitaux, o? il faut payer avant d??tre consult? et soign?, sont devenus des mouroirs, les houphou?tistes autoproclam?s n?ont pas emp?ch? que les grandes ?coles et avenues de Yamoussoukro tombent en ruine; les internats n?existent plus dans notre pays et peu de nouveaux coll?ges ont ?t? ajout?s ? ceux laiss?s par le colon. Ceux qui ont gouvern? la France depuis 1960 s?entendent bien avec les nouveaux dirigeants dont les biens mal acquis (propri?t?s, voitures luxueuses, comptes bancaires) en France se chiffreraient en centaines de millions d?euros, si l?on en croit l?enqu?te de Fabrice Arfi de ?Mediapart?. L?Alg?rie aurait d?j? r?cup?r? une bonne partie de ces biens mal acquis. ?Nous te laissons d?poser ici l?argent vol? ? ton peuple. Tu nous en donnes un peu pour nos campagnes ?lectorales et nous ferons tout pour que tu conserves le pouvoir dans ton pays. Tant que tu sers nos int?r?ts, tant que tu es favorable au franc CFA et au maintien de nos bases militaires en Afrique, tu peux te soigner ici avec ta famille, tu peux m?me briguer un troisi?me mandat?, voil? comment raisonnent les successeurs du colon quand ils s?adressent ? nos pantins de pr?sidents; et voil? qui montre que la France est toujours parmi nous, avec nous et contre nous. Pourquoi ne s?en alla-t-elle jamais? Pourquoi s?agrippe-t-elle tant ? nos pays? Pourquoi refuse-t-elle de nous l?cher? Parce qu?elle deviendrait rapidement plus pauvre que le Portugal dont les ressortissants sont d?sormais oblig?s d?aller chercher du travail ? Luanda.Pour survivre, pour faire partie des grandes nations, la France a besoin de mettre ? la t?te de nos pays des hommes de paille, des b?ni-oui-oui, dont la mission premi?re est de l?aider ? piller nos richesses. Les insoumis comme Ruben Um Nyob?, F?lix-Roland Moumi?, Sylvanus Olympio, Thomas Sankara ou Modibo Ke?ta furent assassin?s ou renvers?s avec l’aide de certains Africains indignes et stupides. Ainsi fonctionne la fameuse Fran?afrique dont le Togolais Kofi Yamgnane semble avoir donn? la meilleure d?finition lorsqu?il parle de ?relations bilat?rales incestueuses entre certains chefs d??tat africains et le chef de l??tat fran?ais, relations qui pr?sentent de multiples facettes: le soutien ou la tol?rance vis-?-vis de r?gimes politiques dictatoriaux, parfois install?s par le gouvernement fran?ais lui-m?me, malgr? le rejet de la majorit? des habitants; les circuits mafieux d?argent; le d?ni de l?Histoire; des politiques de solidarit? qui s?effritent; des interventions militaires improvis?es et l?absence totale de respect des peuples africains et de leurs dirigeants?. (cf. ?Afrique. Introuvable d?mocratie?, Paris, ?ditions Dialogue, 2013). Cette histoire de ?Je pars mais je continue ? agir dans vos pays ? travers mes marionnettes? dure depuis 64 ans. Et aucun changement positif n?est intervenu dans la vie des populations. En revanche, les pseudo-ind?pendances ont enrichi la France et ses esclaves. Et cette richesse gagn?e sur le dos du peuple donne ? ces derniers l’illusion qu?ils sont importants et qu?ils ont r?ussi. Or peut-on fanfaronner, faire de grands discours sur la souverainet?, se pavaner dans de grosses cylindr?es, se donner des titres quand tout vous ?chappe et que ce sont d?autres, l?ancien colonisateur en l?occurrence, qui contr?lent votre ?conomie, votre monnaie, votre sant?, votre ?ducation, votre arm?e et m?me votre politique? Non, nos pays ne sont pas encore ind?pendants et seuls des inconscients peuvent danser et se r?jouir le jour o? De Gaulle nous octroya ces fausses ind?pendances, car ?tre ind?pendant, c’est avoir la libert? de nouer des relations avec qui on veut, disposer de sa propre monnaie, ne pas avoir une arm?e ?trang?re sur son sol, d?cider par soi-m?me et pour soi-m?me. Certains soutiennent que, en 1960, nous avons arrach? l?ind?pendance politique. Ce n?est pas vrai pour tous les individus qu?on appelle abusivement ?p?res de la nation?. Hormis Ahmed S?kou Tour? qui refusa que la France continue ? contr?ler la Guin?e, les autres ne voulaient pas couper le cordon ombilical avec la France. Senghor, l?un d?entre eux, ?tait ouvertement hostile ? l?ind?pendance comme le

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