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Jeux olympiques Paris 2024: Gr?goire Owona booste le moral de la team Cameroun

Demain, vendredi 26 juillet 2024, aura lieu la c?r?monie d?ouverture, ensuite, on entrera dans le vif du sujet. Et dans les rangs des ?quipes africaines on marque les lieux comptes et on fait des promesses. « On est l? pour prouver qu’on est l? ». L’?nonc? tr?ne comme titre d’un article paru dans le quotidien burkinab? WakatSera ce 25 juillet 2024. Selon le journal, « la team Afrique entend param?trer la c?r?monie de mani?re ? pr?senter le versant positif de l’int?gration africaine « . Dans cette perspective, apprend-on, un grand rassemblement des athl?tes africains est pr?vu ce jeudi dans une banlieue de Paris. Ledit rassemblement est une initiative de quelques 43 nationalit?s des diasporas africaines en France. ? cet effet, l’agenda pr?voit, entre autres, des animations riches en couleurs, des concerts, des spectacles, des expositions? Team Cameroun En sa double qualit? de vice-pr?sident du Comit? National Olympique et de soutien ind?fectible au mouvement sportif, le Ministre Gr?goire Owona, a rendu visite aux athl?tes de la d?l?gation la semaine derni?re. Au de ce moment empreint de grande convivialit? sur la place du village olympique camerounais ? Paris, le membre du gouvernement s’est pr?sent? avec un package galvanisant. ? en croire des sources bien inform?es, Gr?goire Owona a promis des primes substantielles en cas de m?daille.Bien que la nature des primes n’ait pas ?t? r?v?l?e, nos sources confirment la disponibilit? du ministre du Travail et de la S?curit? sociale (MINTSS) ? y veiller personnellement.En retour, les sportifs ont promis de se surpasser afin d’?tre ? la hauteur de la promesse du MINTSS d’une part, et de combler les attentes du peuple camerounais. En rappel, la team Cameroun pr?sente dans la capitale fran?aise est compos?e d’athl?tes sp?cialis?s dans diverses disciplines olympiques. Ongoung Zong Bella

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Agritech Innovation Challenge : 40 millions FCFA pour la meilleure solution digitale agro-pastorale

Le pactole reviendra ? la startup qui offrira une r?ponse num?rique utile aux acteurs des cha?nes de valeur agricoles et pastorales au Cameroun. La premi?re ?dition de l?Agritech Innovation Challenge (AIC) est lanc?e. ? Yaound? ce 17 juillet 2024, le concours est pr?sent? par les ministres des Postes et T?l?communications (Minpostel), de l?Agriculture et du D?veloppement rural (Minader), des P?ches, de l??levage et des Industries animales (Minepia), La comp?tition a pour objectif de s?lectionner, primer et valoriser les 10 meilleures solutions num?riques innovantes ? fort impact pour le secteur agropastoral au Cameroun. Modalit?s pratiquesSelon le Minpostel, ?l?organisation de l?Agritech Innovation Challenge trouve sa justification dans le manque de vulgarisation des innovations et solutions agricoles num?riques ainsi que dans l?absence de leur appropriation par les acteurs des cha?nes de valeur agricoles et pastorales au Cameroun. Elle constitue un excellent pr?texte pour explorer, d?couvrir les talents et l?ing?niosit? dont regorge le Cameroun en mati?re de transformation digitale des domaines porteurs que sont l?agriculture, l??levage, les for?ts et la p?che. Il s?agit donc au cours de l?Agritech Innovation Challenge 2024 de primer dix (10) startups sur l?ensemble du territoire national, qui seront accompagn?s par le Patnuc dans le d?veloppement et la mise en ?uvre de leurs plans d?affaires respectifs. Le meilleur projet remportera la somme de 40 millions FCFA?. Bien avant, indique Mme Minette Libom Li Likeng, des pr?s?lections r?gionales seront organis?es dans la deuxi?me quinzaine du mois d?ao?t 2024 ? Bafoussam pour les candidats de l?Ouest et du Nord-Ouest; Ebolowa pour les candidats du Centre, du Sud et de l?Est; Garoua pour les candidats du septentrion (Adamaoua, Nord et Extr?me Nord); Limb? pour les candidats du Littoral et du Sud-Ouest. Les pr?s?lections r?gionales aboutiront ? une short-list de 20 startups qui prendront part ? la grande finale nationale de Yaound? en septembre 2024. Pour postuler, renseigne la Minpostel, les candidats doivent s?inscrire ? l?adresse www.aic.patnuc.cm. Ce, jusqu?au 20 ao?t 2024. Bon ? savoirLe Projet d?Acc?l?ration de la Transformation Num?rique au Cameroun (Patnuc) est une initiative majeure du gouvernement camerounais, sous la tutelle du Minpostel. Plac? sous la coordination du Dr Mfuh Wilfried Fuaye Kenji, le Patnuc vise ? promouvoir l?inclusion num?rique et l?utilisation de solutions agricoles num?riques par les acteurs du secteur agropastoral camerounais. Dot? du financement de la Banque mondiale avec le soutient et l?appui du gouvernement camerounais, le Patnuc s?inscrit dans la strat?gie nationale de d?veloppement 2030 (SND30) et vise ? moderniser le secteur agricole, am?liorer la productivit? et la comp?titivit? des exploitations familiales, et stimuler la croissance ?conomique inclusive, l?utilisation des solutions agricoles num?riques par les petits exploitants agricoles. Il a pour principale zone d?intervention l?ensemble des 10 r?gions du Cameroun avec un int?r?t particulier sur les cha?nes de valeur agricoles prioritaires. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Beac: l?encours des titres publics cro?t ? 6664 milliards FCFA

La 2? session ordinaire du Conseil de surveillance de la Cellule de r?glement et de conservation des titres (CRCT) a tenu sa deuxi?me session ordinaire de l?ann?e ce 26 juin 2024. Il ressort deux principaux constats des travaux pr?sid?s par le gouverneur de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale, Yvon Sana Bangui. Le premier est relatif ? l?augmentation des besoins en financement des tr?sors publics dans la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Ce qui donne lieu ? un accroissement, ? 6663,9 milliards FCFA, de l?encours des titres publics ?mis par le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guin?e ?quatoriale, le Tchad et la Centrafrique sur le march? de la Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac). Cette performance, enregistr?e entre le 30 avril 2023 et le 30 avril 2024, marque une progression de 14,1% par rapport aux 6408,5 milliards FCFA ? la m?me p?riode un an plus t?t. Ceci, dans un contexte marqu? par l?augmentation du co?t moyen des ?missions. Celui-ci passe de 5,67% ? 6,37% pour les Bons du tr?sor assimilables (BTA) et de 8,49% ? 8,62% en ce qui concerne les Obligations assimilables du tr?sor (OTA). Le communiqu? rendu public au terme desdits travaux d?note par ailleurs une augmentation par la Beac de la r?ponse aux besoins de financements des ?tats. Cela se traduit par un taux de couverture des ?missions de titres publics en hausse de 345 points de base. Ceux-ci passent de 75,64% ? 79,07% ? fin avril dernier. Louise Nsana

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En d?cembre prochain: les peuples Sao-Kotoko en vitrine ? Yaound?

C?est ? la faveur de la sixi?me ?dition du Festival Arts et traditions des peuples Sao-Kotoko (Festat). Le Festat 2024 se c?l?brera sous le signe de l?unit? nationale et de l?int?gration. L?information est ressortie la semaine derni?re de l?audience accord?e par Pierre Isma?l Bidoung Mpwatt, ministre des Arts et de la Culture, aux dignitaires des peuples Sao-Kotoko. En effet, le si?ge des institutions camerounaises va vibrer en cette fin d?ann?e au rythme des sonorit?s et danses des peuples Sao-Kotoko. Le fil conducteur du Festat de cette ann?e est: ?Entre pr?sent et pass?, culture des peuples Sao-Kotoko levier de la solidarit? et du vivre ensemble?. En ce 16 juillet 2024 au Minac, les organisateurs du Festat pr?sentent les contours de l’?v?nement. ?Nous avons choisi la capitale politique pour le festival des peuples Sao-Kotoko situ?s autour du lac Tchad pour partager, avec l?ensemble de la communaut? nationale et internationale, nos us et traditions?, explique Oumar Ali, pr?sident du comit? d?organisation. Et d?ajouter: ?nous sollicitons l?accompagnement du Minac sur le plan technique et institutionnel pour l?organisation des activit?s culturelles des peuples antiques Sao-Kotoko qui viendront du Cameroun, Ghana, Niger, Nigeria et du Tchad. Habituellement organis? dans le d?partement du Logone et Chari, dans la r?gion de l?Extr?me-nord, l?id?e de tenir cet ?v?nement ? Yaound? vise ? donner une meilleure visibilit? aux peuples Sao-Kotoko. Bien plus, ?le si?ge des institutions est historique; il repr?sente un atout important pour pr?ner le vivre ensemble, l?int?gration des peuples. En outre, il est question aussi de valoriser les biens culturels, mat?riels et immat?riels de la civilisation de la terre cuite qui contribue de fort belle mani?re au d?veloppement du Cameroun?, indique le pr?sident du comit? d?organisation du Festat. SoutienLe ministre des Arts et de la Culture, Pierre Isma?l Bidoung Mpwatt, se dit satisfait et promet de soutenir l??v?nement culturel dont l?objectif est ?de promouvoir l?identit? culturelle de cette communaut? d?une part, et de construire l?unit? nationale, d?autre part?. Pour lui, c’est une occasion de d?couvrir cette communaut? qui a un fort potentiel en termes de savoir-faire. D’ailleurs, mentionne-t-il, l??v?nement s?inscrit en droite ligne de la politique gouvernementale de promouvoir les objets d?art et les traditions des peuples du septentrion au Mus?e national.Selon Ali Alhadji Abba, pr?sident du comit? directeur de l?association culturelle Sao, les Sao ont une civilisation qui transcende le temps appel? ?civilisation de la terre cuite?, puisque, l?architecture, les mat?riaux c?ramiques, et autres productions sont faites ? base de la terre cuite, une v?ritable industrie culturelle. Organis? tous les deux ans, le Festival Arts et traditions des peuples Sao-Kotoko (Festat) sera un succ?s, assure le pr?sident du comit? directeur de l?Association culturelle Sao. Il promet ?aux convives un festival digne avec l?accompagnement des autorit?s?. Olivier Mbessit?

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Il nous faut des proph?tes

Dans l?ancien testament, le roi, le pr?tre et le proph?te ?taient les personnages les plus importants de la soci?t?. J?r?mie, qui n??tait ni roi ni pr?tre mais proph?te, nous dit aujourd?hui comment un pasteur (les rois et pr?tres sont des pasteurs) doit se comporter. Selon lui, le pasteur doit:-rassembler et non disperser les brebis (le mot n?a aucune connotation n?gative ici);-prendre soin des bless?s et d?munis;-ramener dans l?enclos les brebis ?gar?es; -apaiser ceux qui vivent dans la peur et l?angoisse;-exercer le droit et la justice. Les textes bibliques n?ayant de sens que si les hommes les confrontent ? leur situation, on peut et on doit se demander si les guides politiques et religieux actuels font correctement leur ?boulot?, si les peuples sont conduits par eux comme il se doit. L??vang?liste Marc d?crit les hommes et femmes qui (pour)suivaient J?sus comme des ?brebis sans berger?. Peut-on appliquer ce constat ? notre monde? Ma r?ponse est oui car, un peu partout, les peuples sont livr?s ? eux-m?mes, abandonn?s ? leur triste sort. En Europe, comme on l?a vu r?cemment en France, leur vote n?est plus respect? par les hommes politiques obs?d?s de s?enrichir et de confisquer le pouvoir envers et contre tout. En Afrique, certains dirigeants, apr?s les avoir gav?s de fausses promesses, cherchent maintenant ? leur imposer des troisi?mes et quatri?mes mandats. Dans d?autres pays, des individus incapables de distinguer leur droite de leur gauche, ne r?vent que de vendre leurs armes et de faire la guerre ? des ennemis imaginaires. Les guides religieux se comportent-ils mieux? Difficile de r?pondre par l?affirmative ? cause de leur silence devant la mauvaise gouvernance des politiciens, ? cause de leur propension ? accorder plus d?importance aux offrandes et d?mes qu?? la lutte pour le triomphe du droit et de la justice. Il faut des proph?tes pour rappeler leurs obligations aux uns et aux autres. Une parole proph?tique est n?cessaire pour que notre monde ne bascule pas dans le chaos. Mais qui aimerait jouer ce r?le aujourd?hui? Qui pour parler ? temps et ? contretemps? Qui serait pr?t ? mettre sa vie en danger? Car ?tre proph?te, c?est s?exposer ? ?prendre rendez-vous avec le rejet, la pers?cution, voire avec la mort sans ceinture de s?curit??(Bruno Chenu). Jean-Claude Dj?r?k?

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Quand Achille Mbembe parle de l’?tat africain postcolonial se faisant th?ologien

« L’ ?tat postcolonial, de par sa pr?tention ? ?tre un ?tat-th?ologien, avait fini par devenir un des protagonistes centraux du reclassement dans la mesure o? il produit des cadres d’action, des r?gimes de savoirs et des pratiques dont le but final est de faire admettre par les autres agents que le monopole de la proclamation de la v?rit? lui revient. Or, cette t?che est ?minemment th?ologique. Dire que, dans le droit fil de l’esprit colonial, l’?tat africain ind?pendant aspire ? l’exercice d’une h?g?monie symbolique sur les soci?t?s indig?nes signifie qu’il pr?tend au monopole d’imposition du principe de vision l?gitime. Il pr?tend d?tenir la v?rit? au sujet de la fa?on de nommer le monde africain et son histoire, de la codifier, de d?couper l’espace, de l’unifier ou de le diviser. L’ ?tat-th?ologien, c’est l’?tat qui ne se pr?occupe pas seulement des pratiques touchant ? la distribution du pouvoir et de l’influence, aux relations sociales, aux arrangements ?conomiques et aux processus politiques. C’est aussi celui qui aspire explicitement ? d?finir, pour les agents sociaux, la mani?re dont ils doivent se voir, s’interpr?ter et interpr?ter le monde. Ce faisant, l’?tat-th?ologien se constitue comme le principe instituant des langages et des mythes d’une soci?t?. C’est lui qui a charge de produire les formes de conscience gr?ce auxquelles les agents se transforment en op?rateurs historiques. En structurant cette conscience et en « inculquant » ? tous le principe de vision l?gitime, il p?se de ce fait sur la capacit? des agents ? orienter leurs pratiques et leurs repr?sentations. Il produit en m?me temps les cat?gories de perception, bref les structures cognitives, l’?quipement mental ? partir desquels les indig?nes doivent voir et dire le monde. L’ ?tat-th?ologien aspire donc, au total, ? se faire admettre lui-m?me comme syst?me culturel et symbolique » Achille Mbembe, Afriques indociles, Paris, Karthala, 1987, pp. 127-128.

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Gr?ce au nettoyage du poulet : Isma?l se donne des ailes

Le jeune centrafricain passe la majeure partie de sa vie ? perfectionner son art, en offrant une expertise transmise de g?n?ration en g?n?ration. Isma?l, 22 ans, tr?s connu au march? Mvog-Ada, est pass? ma?tre dans l’art de nettoyer le poulet. Sa fa?on de faire ne laisse personne indiff?rent. Seau d’eau et balai en main toutes les quinze minutes, son bureau, du moins sa surface de travail brille par sa propret?. Sa gentillesse et sa fa?on de travailler semblent avoir conquis tous les clients. Petit et grand, tout le monde est accueilli. Ses clients? l’aff?t d’un acheteur de poulet, Isma?l vous propose gentiment ses services: ?Mme vous voulez nettoyer??. Si la r?ponse est positive, il vous rassure et vous met en confiance: ?avec moi votre poulet ne sera pas ?chang? ni vol??. Cependant, ? cause de sa notori?t?, la plupart des clients le trouvent sur place. C’est le cas de ces dames qui font tr?s souvent les courses pour les r?unions ou qui re?oivent des invit?s ? l’occasion de certaines manifestations. Tendance?Il arrive des jours o? l’on me confie 100 voire 200 poulets ? nettoyer. ? ce moment-l?, je suis oblig? de recruter des employ?s dans la t?che. J’ai achet? une machine ? nettoyer le poulet ? 30.000 francs en affaires et c’est tr?s utile ? ces moments-l?. Il suffit de les plonger pr?alablement dans de l’eau chaude. Si l’on me demande de vider, c’est encore bien mieux, car certaines femmes viennent au march? uniquement pour nettoyer les boyaux et vendre. Nettoy?s, ils sont revendus ? 100 FCFA par pi?ce d?j? enroul?e sous la forme de rouleau appel? « minsounga ». Or mis le fait que le soir quand je rentre ? la maison, ma famille et moi ne manquons pas de quoi manger. M?me les ?ufs qui se forment dans le ventre ne sont pas en reste, ils sont piqu?s dans une brochette qui est vendue ? 100 FCFA la pi?ce, tout comme le g?sier et le foie.? Difficult?sComme dans tout m?tier, il y a des inconv?nients. Le premier c’est l’humidit?. ? force de nettoyer les poulets ? longueur de journ?e, nos v?tements de travail et nos pieds sont toujours humides. Ce qui nous rend vuln?rables aux maladies qui s’accompagnent avec. Isma?l nous confie: ?pour un ?tranger comme moi, ce n?est pas facile de s’int?grer. Les grands fr?res qui sont grossistes du poulet sur le march? nous ran?onnent afin de conserver la place, de plus les agents de la mairie nous font payer les tickets si nous sommes bien plac?s. La seule fa?on de les ?viter est d’aller tr?s loin des regards, dans les endroits cach?s.? Marie No?lle Etoungou, stagiaire

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Gestion de la CNPS: l’infortune publique du Consupe

L?un charge. L?autre d?charge. Chacun s?accroche ? l?espoir de rester ma?tre du dossier. La plupart du temps, les portraits des hommes publics encombrent, mais force est de constater qu?ils ont parfois une utilit?. Celui qui ceinture une page dans l??dition du 30 ao?t 2022 d magazine panafricain ?Business & Finance International? joue vraisemblablement son r?le dans la d?couverte ou la red?couverte de Alain Olivier No?l Mekulu Mvondo Akame. Tous les sens ouverts, entrons avec ce journal dans le parcours de l?homme n? le 24 d?cembre 1960. ?Inspecteur principal des r?gies financi?res option Tr?sor (major de la promotion ? sa sortie de l?Ecole nationale d?administration et de magistrature en 1985); charg? de mission ? la pr?sidence de la R?publique; directeur g?n?ral adjoint charg? de l’administration et des ressources humaines ? H?v?cam; directeur de la CNPS (Caisse nationale de pr?voyance sociale) depuis 7 avril 2008. Depuis sa prise de fonction ? la CNPS, Olivier Mekulu Mvondo (membre fondateur de l?ONG Justice et Paix militante pour la cause humaniste) donne de meilleurs r?sultats de l?entreprise. En une dizaine d?ann?es, les d?penses annuelles de fonctionnement (hors salaires) ont ?t? r?duites de 76%, passant de 17 ? moins de 4 milliards de FCFA et le portefeuille d?actifs a bondi de pr?s de 85 milliards en 2015 ? plus de 850 milliards en 2020, dont 400 milliards de FCFA d?actifs r?alisables et disponibles. Ces chiffres confirment la solide sant? financi?re de la CNPS dirig?e par Alain Mekulu Mbondo Akame, qui a officiellement cl?tur? l?exercice 2020 avec un exc?dent (b?n?fice) de 72,39 milliards de FCFA, r?ussissant ainsi ? maintenir son r?sultat net au-dessus de la barre des 70 milliards de FCFA pour la 2e ann?e cons?cutive?, d?taille ?Business & Finance International?. Tout pour ?tre puissant et admir?. GriefsEt puis, le voici soudain qui inspire des proses au Contr?le sup?rieur de l?Etat (Consupe). Des proses qui d?noncent une noirceur manag?riale. Le constat, rude, s’impose ? travers un document de 5 pages publi? le 7 mai 2024. Dans son rendu, les sonorit?s des mots qu?utilise le gendarme de la fortune publique au Cameroun tranchent: ?19 fautes de gestion, dont 16 fautes avec un pr?judice financier non ?valuable?et trois fautes avec un pr?judice financier ?valuable?. Ce n?est pas tout. A charge contre l?actuel patron de la CNPS, le Consupe signale d?autres drames visibles et invisibles. Bross? avec des d?tails utiles ? la compr?hension, le tout se rapporte successivement ? ?l?ordonnancement et la perception, au titre de gratification de fin d?ann?e, d?un montant de 3,5 millions de FCFA, sans fondement juridique ?tabli?; la liquidation et l?ordonnancement des d?penses de 514,5 millions de FCFA octroy?s aux membres du conseil d?administration de la CNPS par le conseil d?administration, au titre d?indemnit?s de surveillance, sans service fait et sans contrepartie ?quivalente?; les ?carts et le manque ? gagner relev?s dans le reversement des int?r?ts dus et ?chus, dans le cadre des op?rations de rentabilisation de la tr?sorerie de la CNPS, ayant induit un pr?judice financier ?valu? ? 91,5 millions de FCFA?. Ligne de d?fenseL? sans doute se trouve ce qui pousse Alain Olivier No?l Mekulu Mvondo Akame ? sortir sa plume et son ?critoire. Dans une lettre adress?e ? Paul Biya, le DG de la CNPS rel?ve quelques asp?rit?s et autres incongruit?s dans le rapport du Consupe. Selon le boss de la CNPS, ledit rapport n?est que l’effet cumulatif des approximations r?alis?es tout au long des trois longues ann?es d?enqu?te au sein de la structure dont il a la charge. En s?attardant sur la ligne de d?fense du mis en cause, Investir au Cameroun ?crit: ?Pour la premi?re cat?gorie des fautes de gestion, No?l Alain Olivier Mekulu Mvondo Akame estime qu?elles sont principalement li?es ? l?organisation fonctionnelle de la CNPS en vigueur depuis 2009, une organisation ??totalement en conformit? avec les principes et r?gles de la Conf?rence interafricaine de la pr?voyance sociale (Cipres)??. Cependant, selon lui, le probl?me viendrait du fait que le CDBF a remis en cause ces principes et r?gles. ??Il convient de noter que le conflit d?interpr?tation des r?gles applicables ? la CNPS, port? en son temps ? votre haut arbitrage, avait conduit ? la signature par vos soins du d?cret n? 354/2018 portant organisation de la CNPS, qui r?glait la question en notre faveur??.Le magazine d?informations ?conomiques poursuit: ?Concernant les indemnit?s de surveillance des membres du conseil d?administration, le directeur g?n?ral de la CNPS r?pond qu?elles ont ?t? annuellement vot?es par le conseil d?administration, approuv?es par les deux tutelles que sont les minist?res des Finances, du Travail et de la S?curit? sociale, puis r?parties par le pr?sident du conseil d?administration et ex?cut?es conjointement par son adjoint de l??poque et l?agent comptable. Il est notable, poursuit-il, que ni aucun administrateur directement b?n?ficiaire ni le pr?sident du conseil d?administration, encore moins les responsables ayant ex?cut? lesdites r?solutions n?aient fait l?objet de sanction ou de demande de remboursement, comme c?est la jurisprudence constante au Consupe jusque-l??. Joseph Julien Ondoua Owona Peur dans la cit? Face ? la ?machine grondante?, des commentateurs craignent qu?une fois lanc?e, la m?canique de la justice repose sur un engrenage d?licat ? arr?ter ou ? r?viser. De fait, pour qu’un proc?s devienne possible lui, Alain Olivier No?l Mekulu Mvondo Akame estime non seulement que les ?infractions? doivent ?tre port?es ? la connaissance de la justice, mais encore faut-il que celle-ci soit en mesure de les ?tablir. ? bien y r?fl?chir, disent des commentateurs, ce qui arrive ? Alain Olivier No?l Mekulu Mvondo Akame ?claire sur une ?machine? qui a le pouvoir terrible de disposer de la libert? des citoyens. ?Certains dossiers du Consupe r?v?lent donc de mani?re r?currente que nos inspecteurs d??tat se privent de moins en moins de montrer, comme ils disent, que c?est eux maintenant qui d?cident, et qu?ils ont les moyens de d?cider m?me du destin des autres citoyens. Si la majorit? d?entre eux r?sistent encore un tant soit peu ? cette propension ? l??crasement, un noyau plut?t actif laisse libre cours ? une v?ritable pathologie de l?acharnement: au pr?texte ostentatoire de l?assainissement de la

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La Russie sur le terrain g?opolitique de l?Afrique

Le continent africain est une r?gion r?gionale avec de nombreuses perspectives de d?veloppement dans un avenir proche, puisqu’il s’agit d’une r?gion compos?e d’un m?lange de pays dot?s de richesses naturelles extr?mement importantes- sources importantes de p?trole (en particulier 9,7 % du p?trole prouv? mondial), le gaz (plus pr?cis?ment 7,8 % des r?serves de gaz naturel) et d’autres min?raux pr?sents en Afrique (au total environ 30 % des ressources mondiales)-mais aussi une r?gion ayant une position g?opolitique particuli?rement importante sur la sc?ne mondiale. En effet, certains pays africains, comme le Nigeria, l?Afrique du Sud et l??gypte, jouent d?j? le r?le de puissance r?gionale pour leur r?gion voisine africaine en raison de leur position g?opolitique particuli?re.La position internationale de l?Afrique au cours de notre si?cle a ?t? influenc?e par un ensemble de d?veloppements internes importants et en m?me temps positifs. La fin des guerres civiles particuli?rement sanglantes et d’une mani?re g?n?rale leur r?duction par rapport au pass?, les r?formes importantes au niveau r?gional et national, la mise en place de nouvelles structures telles que le Parlement Panafricain, le ?Conseil pour la Paix et la S?curit??, le ?Cour africaine des droits de l’homme?, etc. ainsi que la tendance croissante des taux de d?veloppement ?conomique de la plupart des pays africains, qui ? leur tour ont renforc? la classe moyenne du continent, ont ?t? les principaux facteurs d’am?lioration de l’image des pays africains au niveau mondial.En outre, les ?tats d’Afrique, lib?r?s de leur pass? colonial, sont d?sormais devenus un terrain de forte concurrence mais aussi d’investissements importants de la part de nombreuses entreprises qui y ont ouvert de nouvelles entreprises. Les soci?t?s d?investissement ?trang?res telles que Carlyle Group et Emerging Capital Partners ont investi d?importantes sommes de capitaux sur le territoire africain. Selon les pr?visions statistiques, en Afrique d’ici 2030, une couche sociale de 130.000. 000 de nouveaux consommateurs sera cr??e. Au cours de la m?me p?riode, aux ?tats-Unis, le nombre de nouveaux consommateurs n?augmentera que de 25.000.000.Dans l’?conomie africaine, il existe d?j? un certain nombre d’entreprises multinationales africaines importantes dans les services financiers et bancaires (Equity Bank, Ecobank), dans le secteur industriel (Chandaria, Dangote), dans le secteur de la vente en gros (METL), dans le secteur de la vente au d?tail ( Soprite, Nakumatt) et dans le secteur des t?l?communications (MTN), qui ont r?ussi ? lever des capitaux importants sur les bourses africaines auxquelles ils participent.D?ici 2040, plus de 500.000.000 d?habitants s?installeront dans les villes africaines, ce qui entra?nera des changements tectoniques dans l??conomie, o? la production agricole et l?extraction de mati?res premi?res min?rales ne seront plus les activit?s dominantes et leur place sera prise par l?offre de services. En dehors de tout le reste, d?ici 2050, la population de l?Afrique atteindra 2.500.000.000 d?habitants, c?est-?-dire qu?elle doublera.La Russie, qui apr?s la dissolution de l’Union sovi?tique a r?ussi ? voler de ses propres ailes et est aujourd’hui l’un des ?tats les plus puissants jouant un r?le majeur dans les relations internationales, d?clare explicitement dans sa ?Doctrine de politique ?trang?re?, telle qu’elle a ?t? rendue publique en mars 2023, que son objectif premier est ?d’augmenter le commerce et les investissements? sur le continent africain.Le faible niveau de coop?ration entre la Russie et les ?tats du continent africain repose sur deux causes principales. Premi?rement, il n?y a jamais eu de lien entre la Russie et l?Afrique, comme c?est le cas avec les pays d?Europe occidentale, qui sont ?troitement li?s aux pays africains par leur langue, leur culture et leur histoire. Deuxi?mement, les entreprises russes n?ont pas consid?r? l?Afrique comme une destination commerciale pendant une longue p?riode dur?e.Ainsi, les relations commerciales entre la Russie et les ?tats africains pourraient se d?velopper dans des domaines tels que la production ?nerg?tique et alimentaire, mais aussi dans le secteur de la construction, ce qui repr?sente une grande opportunit? commerciale pour les entreprises de construction russes ?tant donn? le faible niveau de d?veloppement des infrastructures des ?tats africains.Il convient de noter que les 22 et 23 octobre 2019, le premier sommet ?conomique Russie-Afrique a eu lieu dans la ville russe de Sotchi, sur la c?te orientale de la mer Noire, avec la participation de 42 dirigeants d’?tats africains. Le pr?sident Vladimir Poutine et le pr?sident ?gyptien Abdel Fatah al-Sisi ?taient copr?sidents. Au cours de la session, des dizaines d’accords et de m?morandums de coop?ration ont ?t? sign?s avec l’?tat russe, avec des entreprises publiques et priv?es.Cependant, m?me si le commerce entre la Russie et l?Afrique ne s??levait qu?? 15,6 milliards de dollars en 2021, selon le FMI, la Russie a exerc? une grande influence. ? titre de comparaison, il convient de mentionner qu?en 2021, l?Union europ?enne a export? 300 milliards vers l?Afrique, tandis que les ?tats-Unis en ont export? 65 milliards. En revanche, la Chine avait en 2021, 254 milliards d?exportations vers le continent et en 2022, 282 milliards.Le message ?anticolonial? de Poutine, formul? dans son discours connexe, r?sonne dans les pays o? la suspicion ? l’?gard des anciennes puissances coloniales est profond?ment enracin?e. Ainsi, en mars 2022, 25 pays africains se sont soit totalement abstenus, soit se sont abstenus lors du vote d?une r?solution de l?ONU condamnant l?invasion de l?Ukraine par la Russie.Outre le fait que la Russie a une pr?sence militaire dans les pays africains, il convient ?galement de noter qu?elle est l?un des principaux exportateurs de syst?mes d?armes vers l?Afrique. En f?vrier 2022, 50 % des ?quipements du continent ?taient de fabrication russe. Parmi les principaux clients de la Russie figuraient l’Alg?rie, l’?gypte, le Soudan, l’Angola, le Nigeria et le Mali. Les principales cat?gories d??quipements export?s par la Russie vers l?Afrique ?taient les avions de combat, les h?licopt?res, les chars de combat, les radars, les missiles et les syst?mes de lancement multiples. En 2022, la Russie a perdu la premi?re place face ? la Chine.Dans le m?me temps, la Russie a inaugur? tout un r?seau d?apprentissage de la langue russe, ainsi que des succursales d?universit?s russes dans diff?rents pays. Des institutions russes existent en ?gypte, en Zambie, au Congo-Kinshasa, en Tanzanie, en Tunisie, en Alg?rie et en

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Libre-circulation, Zlecaf, soci?t? civile: les dossiers chauds de la Fotrac 2024

La c?r?monie protocolaire d?ouverture de la Foire a vir? ce 12 juillet 2024 ? un plaidoyer dirig? vers les autorit?s. La Foire transfrontali?re de l?Afrique centrale (Fotrac) tient ses promesses en tant qu?espace d?int?gration socio-?conomique. Fort de cet id?al, Danielle Nlate, pr?sidente du R?seau des femmes actives de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Refac), ne perd pas la moindre occasion pour sensibiliser sur les emb?ches qui entravent encore le chemin des entrepreneures. Celle-ci est devenue, par la force de son engagement, un symbole de cette ambition africaine; ce qui a conduit ? sa d?signation comme repr?sentante du Cameroun ? la Commission de r?flexion pour le protocole Femmes et jeunes dans le commerce transfrontalier. ? cette ?dition 2024 de la Fotrac, elle sensibilise autorit?s locales, forces de s?curit? et de l?ordre et institutions communautaires sur la n?cessit? de concr?tiser la libre-circulation. ?Nous partons de Kye-Ossi ? Ebolowa avec sept barri?res. Nous n?avons pas voulu imposer encore ? ces valeureuses femmes et jeunes, qui nous viennent non seulement des pays d?Afrique centrale, mais aussi de l?Ouest et de l?Est, cette torture. Pourtant, nous avons ces actes des chefs d??tats de la sous-r?gion qui disent circuler librement. Et nous avons besoin de circuler librement et en toute s?curit?. La ville de Kye-Ossi a besoin d?un bon coup de fouet pour son d?veloppement. Les villes de Bitam et d?Ebibeyin ont besoin d?ouvrir leurs barri?res?, d?clare-t-elle.Ce propos inaugural de Danielle Nlate ne donne pas lieu ? un d?ni des chantiers entrepris au niveau communautaire pour assurer la libre-circulation des biens et personnes entre le Cameroun, le Congo, la Centrafrique, le Tchad, la Guin?e ?quatoriale et le Gabon. Elle se positionne dans l?id?ologie du gouverneur de la r?gion du Sud Felix Nguele Nguele qui appelle les femmes du Refac ? jouer leur participation dans l?intensification des ?changes commerciaux intra-africains, tel que vis? par la Zlecaf. ?Elle en veut plus. Aussi n?h?site-t-elle pas ? apostropher, hors tribune officielle, des responsables de la Cemac et le gouverneur de la r?gion du Sud: ?Vous parlez de la brigade mixte qui sera lanc?e, mais que vaut le chantier de la libre-circulation sans l?implication de la soci?t? civile. Nous voulons participer aux r?unions techniques. C?est nous qui avons port? cette initiative; Vous faites tout ce travail sans une concertation avec la soci?t? civile?, d?crie-t-elle avec v?h?mence au cours de la visite des stands. Ebolowa exalte l?int?gration Ebolowa, capitale de la r?gion du Sud, accueille du beau monde. Des entrepreneurs Camerounais, Centrafricains, Congolais et Tchadiens, Rwandais, Nigeriens, RD Congolais, S?n?galais, Nig?rians, y ont ?lu leurs quartiers dans le cadre de la 15? ?dition de la Foire transfrontali?re de l?Afrique centrale (Fotrac). Ev?nement phare du R?seau des femmes actives de la sous-r?gion (Refac), la Fotrac se tient du 17 au 21 juillet 2024, sous le th?me ? Faciliter les ?changes, favoriser les voies de dialogue et de coop?ration transfrontali?re pour le d?veloppement socio-?conomique et culturel en Afrique ? l??re de la Zlecaf?. C?est ? cette fin que sont ouvertes au public les portes du Stade municipal d?Ebolowa; avec en fond de toile des modes d?expression culturelle des ressortissants d?Afrique. Lesquelles se d?montrent ici au travers des cr?ations artisanales d?objets de d?coration, de textiles ? base de fibres naturelles. Du savoir-faire m?dicinal et de la valorisation et de la modernisation des savoirs gustatifs africains. Tout y passe dans cette exposition du patrimoine industriel local.Chacun y met du sien, car au-del? de l?exposition des produits commerciaux, la Fotrac offre un espace de recherche de partenariats et de r?seautage pour la centaine d?entrepreneurs pr?sents, en vue la conqu?te du march? continental. ?Je suis ici pour me faire connaitre et chercher un nouveau march?. Je suis l? pour connaitre ce que les gens recherchent en mati?re de plantes gu?rissantes. Ailleurs, j?ai d?j? des partenaires qui ach?tent mes produits et vont les vendre dans leurs pays. Si je peux en trouver d?autres, ce serait bien? indique Issoufou, originaire du Niger.Sur le site de la Fotrac, des institutions nationales et communautaires sont ?galement ? pied d??uvre pour des actions de communication ? l?endroit de porteurs de projets attir?s sur les lieux. ?Je d?j? obtenu beaucoup de cartes de visites ; mais le plus important, c?est que j?ai maintenant une vue plus ?largie de mon secteur d?activit?. Nous d?butons, avec d?autres femmes de mon collectif, dans la production et la transformation du manioc. Nous voulons approvisionner le march? camerounais et gabonais de produits d?riv?s du manioc. Et l?, nous avons appris beaucoup sur les moyens pouvant nous permettre d?acheminer nos produits par voie terrestre. Nous avons eu toutes les informations n?cessaires dans le stand du conseil national des chargeurs du Cameroun?, indique tout sourire sur le visage Valentine T. Strat?gie d?import-substitution La Cemac scrute l?avenir ? la Fotrac 2024 L?entr?e en vigueur prochaine de la politique r?gionale d?import-substitution est la principale annonce de l?institution ? l??dition 2024 de la Fotrac. La Foire transfrontali?re annuelle de l?Afrique centrale (Fotrac) bat son plein dans la ville d?Ebolowa, chef-lieu de la r?gion du Sud. La Communaut? des ?tats de l?Afrique centrale (Cemac) y a pris ses quartiers afin de vulgariser les mesures prises ? l??chelle r?gionale en faveur de l?int?gration ?conomique des six ?tats-membres. Dans cette grande man?uvre communicationnelle, le Pr Bienvenu Akono, repr?sentant du secr?taire permanent du Pref-Cemac, annonce l?entr?e en vigueur incessamment de la strat?gie d?import-substitution des produits du cru. ?Je le confirme. Il y a eu une r?union de concertation de la Commission de la Cemac et du secr?tariat du Pref-Cemac pour la mise en ?uvre du Plan d?op?rationnalisation. Ce qui est une instruction du comit? de pilotage du Pref-Cemac dont la r?union s?est tenue ? Douala les 24 et 25 juin 2024 pour qu?on d?marre la mise en ?uvre de cette strat?gie. Donc, d?s ce second semestre, certaines actions permettant d?op?rationnaliser cette strat?gie vont commencer ? ?tre mises en ?uvre?.? l’en croire, cette ?volution est adoss?e ? un chronogramme ?tal? sur la p?riode 2024-2026 pour ce qui est de la premi?re phase. ?Il y a

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