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Le cardinalat : une lourde responsabilit?

Je viens d?apprendre l??l?vation de Mgr Ignace Bessi Dogbo au cardinalat. Je me r?jouis sinc?rement de cet honneur fait ? la fois ? notre ?glise et au nouvel archev?que d?Abidjan.Cela dit, il est bon de rappeler que Abidjan est un si?ge cardinalice comme Kinshasa, Nairobi, Bruxelles, Milan, Paris, New York, Madrid, Lisbonne, etc. Cela signifie que les cardinaux de ces villes ne doivent pas n?cessairement leur cardinalat ? leurs qualit?s personnelles. Autrefois, ?tait fait cardinal tout ?v?que qui avait d?fendu la foi catholique ou avait rendu t?moignage ? la justice ou ? la v?rit?. Je pense, ici, ? Stefan Wyszynski quand les communistes menaient la vie dure ? l??glise. Ce pr?lat tint t?te au g?n?ral Jaruzelski qui voulait museler l??piscopat polonais. C?est aussi le cas de Mgr Jules Sali?ge, archev?que de Toulouse. Pendant l?occupation de la France, il fut l?un des rares ?v?ques fran?ais ? d?noncer les d?portations de Juifs et les exactions nazies. Pour saluer son courage, le pape Pie XII le cr?a cardinal le 18 f?vrier 1946. Le nonce apostolique en France, Mgr Angelo Roncalli, futur pape Jean XXIII, se rendit dans la ville rose pour lui remettre son chapeau de cardinal parce que Mgr Sali?ge avait du mal ? marcher. ? maintes reprises, le pape Fran?ois a insist? sur le fait que porter les v?tements rouges n?est pas une promotion mais une lourde responsabilit?. ?tre responsable ici signifie prendre soin du Peuple de Dieu qui ne se limite pas aux Catholiques, le d?fendre quand il est victime d?injustice, d?oppression, quand des puissances ?trang?res mettent leur pied sur le cou des Africains ou pillent leurs ressources naturelles. Le cardinal doit ?tre capable de r?sister aux m?chants et puissants « jusqu?au sang » (usque ad sanguinem). Dans notre pays, les « Woubis » n?ont plus honte de s?afficher et de parader, des d?tourneurs de milliards circulent librement et narguent les petites gens qui croupissent dans une mis?re de jour en jour d?shumanisante, les organisations de la soci?t? civile et les partis d?opposition sont emp?ch?s de marcher ou de manifester, le cacao est pay? moins cher qu’au Cameroun, les terrains des maisons ras?es sont c?d?s ? des hommes d?affaires venus d?ailleurs. On dit aussi que Dramane Ouattara s?appr?te ? briguer un quatri?me mandat en violation de notre Loi fondamentale. Quelle r?ponse le nouveau cardinal apportera-t-il ? toutes ces questions? Jean-Claude Dj?r?k?

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27e dimanche du temps ordinaire

« Au commencement, Dieu les fit homme et femme? Ce que Dieu a uni, que l?homme ne le s?pare pas. » La premi?re remarque que l’on peut faire ici, c’est que nous avons affaire, non pas ? un reportage journalistique, mais ? un ?crit de r?flexion. L?auteur qui est du dixi?me si?cle n?est pas un scientifique qui voudrait expliquer quand et comment Dieu a cr?? le monde mais un croyant qui veut nous dire le projet de Dieu. Ce projet tient, ? mon avis, en 5 points: 1) La femme fait partie de la Cr?ation d?s l?origine. 2) Sans elle, l?homme serait incomplet et malheureux. Et, sans l?homme, la femme serait incompl?te et malheureuse. 3) La sexualit? n?est pas ? diaboliser parce qu’elle contribue ? l??panouissement de l??tre humain (homme et femme). 4) L?homme et la femme sont ?gaux devant Dieu. Mais ?galit? ne signifie pas que l?homme et la femme doivent faire et penser la m?me chose. Elle signifie qu’ils ont des diff?rences ? reconna?tre et ? respecter. Autrement dit, l?unit? (une seule chair) comprise comme une uniformit? peut devenir ?touffante, voire asphyxiante. « Ish » (homme en h?breu) et « ishshah » (femme en h?breu), quoique tr?s proches, ne sont pas identiques. 5) La question n?est pas de savoir si le divorce est permis ou non mais comment on reste unis comme Dieu reste ?ternellement uni ? l?humanit?. Pour J?sus, le couple restera uni si chacun reconna?t l?autre comme un cadeau et comme un alter ego (un vis-?-vis), si les deux communiquent r?guli?rement, si l?humilit? prend le pas sur la domination. Ce n’est pas un hasard si, dans l??vangile de ce dimanche, J?sus d?clare que le Royaume de Dieu est ? ceux qui ressemblent aux enfants (ceux qui se font petits). Et se faire petit, c’est reconna?tre l?erreur ou la faute que l?on a commise, pardonner au p?cheur comme l?enfant qui ne garde pas rancune.Bon dimanche ? tous ! Jean-Claude Dj?r?k?

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Logements sociaux : les exclus de l?inclusion

Des voix s??l?vent pour d?noncer le caract?re ?litiste des plafonds des revenus pour l?acc?s aux logements sociaux au Cameroun. Vendredi 20 septembre 2024 ? Yaound?, la ministre de l?Habitat et du D?veloppement Urbain (Minhdu) et le ministre des Finances (Minfi) brandissent des parapheurs verts ? la presse. Aux micros de celle-ci, C?lestine Ketcha Court?s et Louis Paul Motaze annoncent et expliquent les 4 principales conditions auxquelles doit se soumettre tout usager qui sollicite ? titre locatif un logement social au Cameroun. Ils parlent notamment des plafonds des revenus pour l?acc?s aux logements sociaux au Cameroun et pour des taux minima et maxima d?affection de la redevance dans la location-accession ? la promotion immobili?re. Faites sur tous les tons, les d?clarations relatives sont riches et d?taill?es. En effet, dit C?lestine Ketcha Court?s, ?pour ce qui concerne l?arr?t? fixant les plafonds des revenus pour l?acc?s aux logements sociaux, il s?agit d?un texte de 4 chapitres et 11 articles. Suivant cet arr?t?, il est interdit ? tout acqu?reur de vendre son logement avant l?expiration d?une p?riode minimale d?occupation de 10 ans. D?sormais, les crit?res d?attribution des logements sociaux tiennent compte des revenus et de la taille des m?nages, avec une priorit? accord?e aux personnes vuln?rables. Ainsi donc, le plafond des revenus pour l?acc?s aux logements sociaux concernant la location est de 350 000 FCFA par mois et 500 000 FCFA par mois pour l?accession?. Et Louis Paul Motaze de compl?ter: ?Quant ? l?arr?t? fixant les taux minima et maxima d?affectation de la redevance dans la location ? accession au Cameroun, il s?agit d?un texte de 3 chapitres et 5 articles. Suivant cet arr?t?, il faut dire que concernant le logement social, les taux minima et maxima oscillent entre 28 et 33%. Et concernant les autres cas, ceux-ci vont de 10 ? 33%. Il s?agit alors l? des boussoles dans le cadre de l?attribution des logements sociaux, en termes de conditions d??ligibilit? des potentiels acqu?reurs, en tenant compte de leurs revenus, ainsi que de leurs capacit?s de paiements des taux minima et maxima d?affectation de la redevance. Une v?ritable avanc?e juridique dans la mise en ?uvre de la transparence et de la justice sociale en ce qui concerne l?acc?s ? ces logements sociaux?. On a tout compris??Tout cela est beau ? entendre, mais dans la r?alit?, on d?couvre avec stup?faction que ce programme n?est pas en r?alit? destin? ? sa vraie cible, notamment, les Camerounais aux revenus modestes, puisqu?il s?agit de logements sociaux. Le nouveau dispositif peine ? contenter tout le monde. S?il s?duit beaucoup plus les gagne-gros, les gagne-petit, eux, ne sont pas pr?ts ? s?engager?, signale Dr Jean Freddy Ekani. Selon l??conomiste, le m?nent ? un segment d?limit? du march?. S?inspirant d?une ?tude de l?Institut national de la statistique (INS) du Cameroun, il justifie sa position. ?Cette enqu?te de l?INS publi?e r?cemment pr?sente une sentence sans ?quivoque: le ch?mage et les emplois pr?caires sont les principales sources de mauvais logement. L?argent reste le ma?tre-mot puisqu?il implique plusieurs param?tres. Combien de Camerounais touchent 350 000 FCFA par mois Il faut tout de suite relever que ces plafonds p?rennisent des obstacles infranchissables au petit payant. Il devient donc ?vident que pour une population au pouvoir d?achat relativement faible, le logement soit un luxe?. Dans le m?me esprit, Raphael Honla, architecte-urbaniste se l?che. ?Pour ne pas entretenir l?illusion dans la t?te des pauvres, par respect, il eut ?t? juste de ne pas parler de logements sociaux, parce que ce concept renvoie ? un grand nombre, c?est-?-dire la masse populaire. Mais, ? la r?flexion, on d?couvre que le concept dit des ?logements sociaux? a ?t? lanc? pour semer la confusion dans les esprits, et entretenir un r?ve impossible ? r?aliser, c?est-?-dire celui pour un pauvre d?acqu?rir un logement dans ce programme. Au lieu de ?logements sociaux?, parlons plut?t de logements pour riches?, pense-t-il. En restreignant le champ aux personnes de la classe la plus basse, Yaya Youssofa, activiste politique fait appara?tre un paradoxe. ?Quand on sait que le Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti), peine ? atteindre 40 000 FCFA au Cameroun, comment un pauvre peut-il avoir acc?s ? un logement de ce standing, alors que dans les bonnes intentions, il s?agissait de loger en priorit? les classes moyennes. Il y a donc eu duperie dans cette op?ration, et les pauvres ont ?t? une fois de flou?s, car leur nom a ?t? abusivement utilis? aupr?s des institutions financi?res internationales en vue de l?obtention des fonds qui ont permis la construction de ces logements malignement appel?s logements sociaux?, fait-il remarquer. Bobo Ousmanou

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Dans les stations-service ? Yaound? : des soup?ons de vol ? la pompe carburent

De plus en plus, des usagers se plaignent que certaines stations-service truquent ou d?r?glent les appareils de distribution de carburant. Ils sont convaincus que les pompistes donnent une quantit? de carburant qui n?est pas proportionnelle au prix pay?. Plusieurs conducteurs rencontr?s ? Yaound? all?guent qu?apr?s avoir ?labor? un syst?me de trucage de leurs pompes, certaines stations-service de la capitale camerounaise offrent des quantit?s inf?rieures aux montants d?bours?s par les usagers. ?C?est anormal, les pompistes trichent?, laisse entendre John, taximan, le regard tourn? vers l??cran d?index. ?Sur l?appareil, tout marche bien apparemment et la facture correspond bel et bien ? la mention. Et pourtant, on se fait voler sans s?en rendre compte?, affirme-t-il Certaines stations d’essence sont devenues des lieux de ?frappe organis?e?, selon Jean Calvin, chauffeur exp?riment?. ?Et je ne peux pas prendre le carburant de 10 000 FCFA l?-bas sinon le pompiste va me mettre l’air ? la place du carburant. Si je mettais l’essence l?-bas, je me retrouvais avec le carburant de 5 000. Le mieux est de chercher une station qui n’est pas trop populaire; J?ai la ferme conviction que les grandes stations nous volent. Ils pompent l’air avant de te mettre le carburant. J’ai mis le carburant de 6 000 FCFA ? 9 heures ? 12 heures, je dois encore carburer. Alors que je consomme ? 14 heures?, se plaint-il. Un aper?u du coup: le conducteur qui se gare ? c?t? des pompes est accost? par un vendeur de babioles. Objectif, le distraire. Arrive un conducteur de moto qui fait son petit bruit derri?re. Dans l’embrouille, le pompiste assure qu’il a d?j? servi? votre r?servoir. Le motard t?moigne et le pompiste rench?rit: ?Grand, j’ai m?me servi la moto qui est venue apr?s vous?. D?fenseC?t? pompistes, ces accusations sont sans fondement. L’un d’eux requ?rant l’anonymat dit qu’il est impossible de mettre du vent ? la place du carburant, ?les distributeurs sont automatiques et le consommateur regarde comment on met le carburant dans le r?servoir. En plus la plupart des v?hicules sont automatiques et font la comptabilit??, se justifie le pompiste. Dans le pass?, des stations-services qui trichent au niveau des pompes ont ?t? punies. Par exemple, r?cemment, en f?vrier 2024, trois stations-service implant?es dans le 4e arrondissement de Yaound? ont ?cop? d?une amende de cinq millions FCFA pour avoir trich? en retirant jusqu?? 100 millilitres de carburant par litre servi. M?me Douala, une station-service a ?t? sanctionn?e d?une amende d?un million FCFA pour cause de sp?culation au mois de juin 2024. Elle ?tait accus?e de r?duire frauduleusement la quantit? de carburant servie ? la pompe.

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Comit? ITIE Cameroun : effectif et dans une course contre-la-montre

Actif depuis l?acte de constatation r?cemment rendu public par Louis Paul Motaze, ministre des Finances (Minfi), l?organe national charg? de veiller au respect des dispositions de l?Initiative pour la transparence dans les industries extractives doit se surpasser pour ?viter la radiation. Apr?s plusieurs semaines d?attente, l?acte de constatations du Comit? national de l?Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) est effectif. On le retient de la correspondance qu?a r?cemment sign?e de Louis Paul Motaze portant: ?prise de d?cret du Comit? ITIE Nouveau ? d?signation des repr?sentants de la soci?t? civile et constatation de la composition du Comit? ITIE?. La lettre, la r?ponse tant attendue ? celle qu?a adress?e la soci?t? civile du secteur extractif le 16 aout dernier au sujet de la composition du coll?ge des douze mandataires cens?s repr?senter les OSC au sein du Comiti? ITIE. Membre recal?Dans sa lettre, l?argentier de l??tat camerounais rappelle aux OSC quelques pr?alables en ce qui concerne les dispositions ?dict?es par le Conseil d?administration de l?ITIE (organe international auquel le Cameroun a adh?r?). Par ailleurs, le ministre des Finances souligne une irr?gularit? dans la composition du coll?ge des OSC. Et c?est ? la suite de cela qu?il a valid? onze des douze membres. ?Je suis au regret de vous notifier par la pr?sente le rejet de la d?signation de monsieur Binla Sylvanus Shulika, repr?sentant de la Conf?rence ?piscopale nationale du Cameroun (CENC) comme membre du comit? ITIE?, lit-on dans la correspondance parvenue ? notre r?daction. D?apr?s le Minfi, la d?signation du concern? va ? l?encontre de la position ?clairement exprim?e? du secr?tariat international de voir le coll?ge rem?dier ? un fait. Celle selon laquelle ?les repr?sentants de deux organisations religieuses si?gent au groupe multipartite depuis plus de dix ans? et doivent ?tre remplac?s. Sans ?mettre la moindre contestation, le coll?ge des OSC a, ? son tour, pris acte de la correspondance du ministre des Finances. Les 24 et 25 septembre dernier, ils se sont joint aux autres membres du comit? ITIE Cameroun dans le cadre d?une double session. Les travaux ont essentiellement port? sur la constatation de la composition de cet organe. Pour le comit? de pilotage, la note du Minfi est une v?ritable ?avanc?e qui va permettre de lib?rer les ?nergies pour effectuer un travail plus librement dans un cadre formel conform?ment ? la norme ITIe?. De ces ?changes, il ressort que les propositions contenues dans la d?claration de PWYP (Publish what you pay) relay?es par le coll?ge ont ?t? adopt?es par le Comit?. Par ailleurs, ledit comit? va se r?unir dans les prochains jours pour tabler sur les propositions de la soci?t? civile. Apr?s le temps?Il se trouve cependant que cette constatation du Minfi intervient avec un l?ger retard. Dans l?une de nos pr?c?dentes ?ditions, ?ric Etoga, membre des douze l?avait signifi?. Le charg? des projets au sein du Centre pour l?environnement et le d?veloppement (CED) a d?ailleurs indiqu? que, vu le retard qu?accuse son pays, celui-ci court le risque d?une nouvelle suspension et m?me d?une radiation si le rapport de validation du Cameroun n?est pas d?pos? ? temps. Le comit? ITIE Cameroun doit donc courir apr?s la montre pour esp?rer soumettre son rapport de validation au Conseil d?administration en d?cembre prochain. Pour rappel, le Cameroun a ?t? suspendu par le Conseil d?administration de l?ITIE le 29 f?vrier 2024. Il lui est reproch? d??avoir partiellement respect? l?exigence 1.3 relative ? l?engagement de la soci?t? civile?, entre autres raisons, dans le cadre de la validation du rapport ITIE qu?il a fourni pour le compte de l?ann?e 2023. Joseph Julien Ondoua Owona Michel Bissou Il est le membre de la soci?t? civile camerounaise impliqu?e du secteur des industries extractives qui a ?t? victime d?un accident ayant caus? la paralysie partielle de ses membres sup?rieurs. Les deux semaines d?hospitalisation qu?il a pass?es dans un centre hospitalier ne lui ont pas permis de retrouver l?usage de ses membres. Cela n?cessite une intervention chirurgicale qui s??l?ve ? trois millions de FCFA (3 000 000 FCFA). ? cet effet, apprend-on, ?la hi?rarchie du comit? ITIE a bien voulu accorder un appui financier de trois millions cinquante mille FCFA (3.050. 000 FCFA)?. Lesdits frais lui ont ?t? remis le 26 septembre dernier ? son domicile par ses coll?gues et compagnons de lutte dans le cadre de la transparence dans le secteur extractif. Lesquels ont lanc? une campagne de solidarit? en faveur du concern?.

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Troisi?me session conjointe du Comit? intergouvernemental des hauts fonctionnaires et d?experts (CIE) de l?Afrique centrale et de l?Est?: rendez-vous ? Yaound? du 15 au 18 octobre 2024

Pour la troisi?me ann?e cons?cutive, les Bureaux sous r?gionaux de la Commission ?conomique des Nations Unies pour l?Afrique (CEA) pour l?Afrique Centrale et l?Afrique de l?Est organiseront leur session conjointe du CIE ? Malabo (Guin?e Equatoriale). D?apr?s une annonce officielle, les assises se tiendront du 15 au 18 octobre 2024. Y sont convi?s : des hauts fonctionnaires et experts de l?Afrique centrale et de l?Afrique de l?Est, des d?cideurs les plus ?minents, notamment les ministres et les chefs d?institutions et/ou leurs collaborateurs de haut rang. Y sont ?galement attendus : des repr?sentants des ?tats membres de l?Afrique centrale et de l?Est, de la Commission de l?Union Africaine, des Communaut?s ?conomiques r?gionales, et des organismes intergouvernementaux, ainsi que des repr?sentants du secteur priv?, des institutions internationales, des universit?s, centres de recherche et des organisations de la soci?t? civile, y compris des groupes de femmes et de jeunes, des groupes de travail strat?gique (GTS) et d?autres parties prenantes concern?es. Selon nos sources, en plus de permettre aux experts d??changer sur des questions de d?veloppement ?conomique et social, l?autre enjeu de cette session est d?examiner les questions r?glementaires li?es au mandat et au fonctionnement des bureaux sous r?gionaux d?Afrique centrale et de l?Est. Les travaux sont plac?s sous le th?me : ? Mise en ?uvre rapide des solutions de recherche et d?innovation pour acc?l?rer la diversification ?conomique en Afrique Centrale et de l?Est ?. A en croire le CEA/BSR-AC, ? cette th?matique trouve sa justification dans la d?claration des Chefs d??tat et de Gouvernement de l?Union africaine qui, ? l?issue de leur sommet extraordinaire en avril 1980 ? Lagos (Nigeria), se sont engag?s dans le Plan d?action de Lagos dans la promotion de la science, la technologie et l?innovation au service du d?veloppement du continent, et plus r?cemment encore, en juin 2014, ont renouvel? leur engagement en adoptant la strat?gie d?cennale pour la science, la technologie et l?innovation pour l?Afrique (STIS-2024), appelant, pour l?essentiel, les pays membres ? passer ? l?action pour acc?l?rer le pas vers le passage ? des ?conomies assur?ment impuls?es par l?innovation?. En rappel Le CIE est l?organe de supervision des activit?s des Bureaux sous r?gionaux (BSR) de la Commission Economique des Nations Unies pour l?Afrique (CEA). Il constitue un forum d??change entre les experts originaires des Etats membres, des communaut?s ?conomiques r?gionales, et de leurs institutions sp?cialis?es, le secteur priv?, les chercheurs, la soci?t? civile et les autres partenaires techniques et financiers. Le CIE se r?unit tous les ans pour d?finir et contr?ler la mise en ?uvre du programme de travail des BSR, et discuter des principaux enjeux et d?fis li?s au d?veloppement ?conomique et social de chaque sous-r?gion en vue de formuler des recommandations appropri?es pour y faire face. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Cemac: l?EIED ouvre ses portes pour l?ann?e 2024-2025

L?Ecole inter-Etats des douanes (EIED) de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) relance les tests et concours d?entr?e ? l?EIED. Pour l?ann?e 2024-2025, un concours est ouvert aux fonctionnaires des administrations des douanes qui sont au grade de commis. Ce, parall?lement ? la tenue d?un test pour une formation priv?e aux niveaux pr?pos?s de douanes, agents de constatation des douanes, contr?leur des douanes, inspecteur des douanes. Celle-ci se d?roulera ?au m?me moment que la formation normale (admission par voie de concours) ? Bangui en R?publique Centrafricaine?, indique un avis de la Direction de la formation, du perfectionnement, des examens et concours de la Cemac. La relance des tests d?entr?e ? l?EIED est cons?cutive au retour de l?Ecole inter-Etats des douanes ? son si?ge statutaire ? Bangui, conform?ment au plan de retour de la Commission de la Cemac dans ce pays. C?est pour assurer le bon d?roulement des op?rations y relatives qu?il a ?t? d?cid? d?une suspension temporaire des concours et tests d?entr?e ? l?EIED. Mais d?sormais, cette institution jouit de locaux r?nov?s pour accueillir de nouvelles cuv?es d?apprenants ? Bangui.Les candidats audit test d?entr?e seront soumis ce 20 octobre 2024 ? des ?preuves de culture g?n?rale, int?gration r?gionale sur la Cemac, finances publiques, ?conomie. Les tests doivent se tenir dans les Etats-membres de la Cemac. ?Les r?sultats seront publi?s le vendredi 29 novembre 2024?, pr?cise l?institution. Les candidats doivent obtenir une note minimale de 10/20 au terme des ?preuves. Louise Nsana

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Blanchiment de capitaux: la BEAC apostrophe les ?tablissements de cr?dit

La Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC) hausse le ton sur certains ?tablissements de cr?dit. Ceux notamment qui font preuve de n?gligence dans le traitement ? accorder au fonctionnement des comptes libell?s en FCFA appartenant ? des non-r?sidents. ?Les diff?rents contr?les ont permis d?identifier un nombre important d?op?rations au cr?dit et au d?bit des comptes des non-r?sidents libell?s en FCFA sans liens avec l?objet du compte ou pour lesquelles aucun b?n?ficiaire effectif n?a pu ?tre identifi? par l??tablissement de cr?dit teneur desdits comptes?, souligne la Beac dans une lettre circulaire datant du 19 septembre 2024. Au sens de la banque centrale, ces actes constituent un enfreint aux textes communautaires sur le r?glement de change et la r?pression du blanchiment des capitaux, du financement du terrorisme et de la prolif?ration en Afrique centrale. Car, des instructions desdits textes, banques sont tenues ? l?obligation de vigilance ? l??gard de la client?le (identification des clients et leurs relations d?affaires, surveillance des op?rations effectu?es en vue de leur conformit? aux activit?s d?clar?es et de la provenance des fonds). Et pourtant sur le terrain, ?il a ?t? d?cel? une pratique r?pr?hensible de virements en faveur de comptes libell?s en FCFA de certains correspondants bancaires et d??tablissements financiers ?trangers, en r?glement d?importations de biens et services non d?clar?es aux autorit?s douani?res et non domicili?s aupr?s des ?tablissements de cr?dit, et subs?quemment non apur?s?, a constat? la Beac. Bien plus, ?les mouvements sur les comptes consid?r?s font encore ressortir des op?rations ordonn?es par les bureaux de change de la Cemac, assimil?es ? des importations de billets de banque ?trangers sans autorisation pr?alable de la banque centrale?. Toutes choses qui confortent la Beac dans son injonction aux ?tablissements de cr?dit ? se conformer ? la r?glementation en vigueur. Louise Nsana

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Pont sur le Logone: ?tat des lieux au 27 septembre 2024

A en croire le minist?re camerounais des Travaux publics (Mintp), l?ouvrage qui relie le Cameroun et le Tchad, ? Yagoua d?un c?t? et ? Bongor de l?autre, annonce d?j? sa fi?re allure en cette fin du mois de septembre 2024. Le tableau pr?sent? par la partie camerounaise indique qu?? date, il reste ? achever certaines prestations prescrites par le cahier de charges, notamment la signalisation, l??clairage et les ?tudes en vue de la construction d?un poste frontalier commun. Les ouvrages hydrauliques sont quant ? eux r?alis?s ? 100%, les chauss?es et accotements sont r?alis?s ? 75,83%. Les travaux, apprend-on, affichent un taux d?ex?cution de 89,42%. S?il faille int?grer les travaux du pont sur le Mayo Boneye, le taux d?ex?cution est de 99%, d?apr?s le Mintp. ?En s?appuyant sur des plaintes du coordonnateur de ce projet, le Mintp a pris acte de la manipulation des hydrocarbures frelat?s par les riverains. Le ph?nom?ne expose l?ouvrage ? des risques d?incendie. Des mesures s?curitaires seront renforc?es ? cet effet, pour assurer la s?curit? des personnes et la p?rennit? des travaux r?alis?s. Les principales contraintes pr?sent?es concernent la p?nurie de carburant, et celles fiscalo-douaniers. Pour la livraison de cet important projet, il est attendue la signature de l?avenant 2, la r?alisation de l??tude du poste frontalier de Bongor devrait se r?aliser rapidement compte tenu des in?vitables interf?rences avec les travaux des voies de raccordement en cours?, renseigne la cellule de communication du Mintp. Long de 700 m?tres, le deuxi?me pont sur le Logone augure de l?espoir pour le Cameroun et le Tchad. Gr?ce ? cette infrastructure, la vie de plus de 2 000 personnes qui traversent ce pont au quotidien sera facilit?e. Par ailleurs, l?ouvrage devrait intensifier les ?changes entre les deux pays, ? travers l?ouverture d?une nouvelle vie transit. Projet int?grateur, il va faciliter le transport et entre le Cameroun et le Tchad. L?accord de la construction du deuxi?me pont sur le Logone a ?t? sign? en 2014 entre Paul Biya, pr?sident de la R?publique du Cameroun et Idriss Deby Itno du Tchad, de regrett?e m?moire. L?infrastructure va permettre de relier, via la route sur 14,1 km, la ville de Yagoua dans l?Extr?me-Nord du Cameroun ? celle de Bongor au Sud du Tchad, ? 250 km de la capitale N?Djamena. D?un co?t global estim? ? 74 milliards FCFA, le projet de construction du pont sur le fleuve Logone et ses am?nagements connexes s?inscrit dans le cadre du renforcement de la coop?ration entre le Cameroun et le Tchad. Les travaux sont r?alis?s par un consortium de trois entreprises camerounaise, fran?aise et tchadienne. Jean Ren? Meva’a Amougou

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Africa Business Energy Forum 2024?: 23 au 25 octobre 2024 ? Libreville

La capitale gabonaise s?appr?te ? accueillir un ?v?nement ?conomique d?envergure : la 4e ?dition du Central Africa Business Energy Forum (Cabef). Plac? sous le th?me ? Le gaz naturel, cl? de l?industrialisation et de l?acc?l?ration ?conomique de l?Afrique centrale ?, le Cabef 2024 rassemblera plus de 2 000 participants, incluant d?l?gations minist?rielles des 11 pays membres de la Communaut? ?conomique des ?tats de l?Afrique centrale (CEEAC) que des nations voisines, plus de 50 organisations issues des secteurs p?trolier, minier, et gazier ainsi, experts, investisseurs et institutions financi?res, pour discuter des enjeux et des opportunit?s du secteur ?nerg?tique r?gional. Selon la note d?annonce officielle du Cabef 2024, ce dernier s?attache ? positionner le gaz naturel comme un catalyseur cl? de l?industrialisation et de l?acc?l?ration ?conomique en Afrique centrale. Les organisateurs du Cabef 2024 affirment que l?atteinte de l?autosuffisance ?nerg?tique dans la sous-r?gion est possible, ? condition de promouvoir l?int?gration institutionnelle et de stimuler les investissements dans le secteur ?nerg?tique. Ongoung Zong Bella

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