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Lutte contre le blanchiment d’argent : le Gabac invit?e ? mettre ? jour son dispositif

Afin de relever des d?fis nouveaux d?fis qui s?imposent actuellement ? elle, il est sugg?r? ? cette institution sp?cialis?e de la Cemac une collaboration avec le Groupe d?Action Financi?re (GAFI) dans le respect des normes internationales. Depuis plusieurs ann?es, la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolif?ration d?armes est une priorit? de l’Afrique centrale. Seulement, bien que tenant compte des efforts consid?rables d?ploy?s, des avis s?attardent chaque jour sur quelques lacunes. La question a ?t? ?voqu?e (une nouvelle fois) le 28 septembre dernier lors de la XIII?me Pl?ni?re statutaire du Gabac (Groupe d?action contre le blanchiment d?argent en Afrique centrale) tenue ? Libreville. Les participants ? ce conclave se sont montr?s favorables ? l?am?lioration du cadre de mis en ?uvre du dispositif de lutte contre les fl?aux cit?s supra.  Parmi les mesures pr?sent?es par les experts figurent des propositions visant ? am?liorer la mise en ?uvre des r?gles existantes, un ensemble de r?gles plus d?taill?es et harmonis?es, une surveillance am?lior?e et coh?rente, c?est-?-dire et moins sujette ? des divergences de mise en ?uvre ou de transposition par les ?tats membres. En sa qualit? de pr?sident en exercice du Gabac, Mays Mouissi, a insist? sur l?importance pour le Gabac de relever les d?fis actuels en mati?re de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la prolif?ration d?armes, rappelant que cette lutte est globale et n?cessite une collaboration avec le Groupe d?Action Financi?re (Gafi). Cr?? en 1989 et est bas? ? Paris, le Gafi est une organisation mondiale de surveillance du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Cette organisation intergouvernementale fixe des normes internationales visant ? pr?venir ces activit?s ill?gales et les dommages qu’elles causent ? la soci?t?. En tant qu’organe d’?laboration des politiques, le GAFI s’efforce de susciter la volont? politique n?cessaire ? la mise en ?uvre de r?formes l?gislatives et r?glementaires nationales dans ces domaines. En charge de la promotion des normes, instruments et standards de lutte contre le blanchiment d?argent, le financement du terrorisme et la prolif?ration des armes de destruction massive, le Gabac assiste ?galement les ?tats membres dans leurs politiques anti-blanchiment et coop?re avec les structures qui ?uvrent dans le m?me domaine ? travers le monde. Le Gabac compte en son sein les ministres en charge des Finances, de la Justice, de l?Int?rieur et de la S?curit? du Gabon, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, de la Guin?e Equatoriale, du Tchad, le pr?sident de la Commission de la Cemac, le secr?taire g?n?ral de la Commission bancaire d?Afrique centrale (Cobac), le gouverneur de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC), le gouverneur de la Banque centrale de la R?publique d?mocratique du Congo (BCC) et le pr?sident du Comit? des chefs de police d?Afrique centrale) (CCPAC). Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Projets routiers : Le secteur priv? mis nu sur le chantier

Selon le ministre des Travaux publics (Mintp), la faiblesse du tissu entrepreneurial local dans le secteur des travaux publics, la faible productivit? des entreprises locales et les limites de l?implication des investissements priv?s constituent des obstacles majeurs malgr? les ambitions g?n?reuses des acteurs. ?Que de r?unions de mise au point organis?es par nos soins; que de mises en demeure transmises; que de d?lais de prorogation de d?lais de livraison?. Lors d?un point de presse qu?il anime ce 27 septembre 2024 ? Yaound?, Emmanuel Nganou Djoumessi ?tale des ?vidences devenues famili?res. Selon le Mintp, si les ambitions g?n?reuses port?es par les entreprises locales en mati?re de d?veloppement et d’entretien des infrastructures routi?res au Cameroun sont ? encourager, il reste que la tendance appelle quelques remarques. ?Des ?valuations r?alis?es font ?tat de ce que plusieurs projets d?infrastructures routi?res rencontrent des difficult?s li?es ? la d?faillance des entreprises, avec pour cons?quence, l?abandon des chantiers, la livraison tardive des march?s en phase d??tudes ou de travaux, ou encore leur r?siliation. Entre 2019 et 2024, 27 march?s ont ?t? r?sili?s, sans compter ceux cl?tur?s sur la base d?un protocole d?accord sans grand bruit m?diatique, question de sauvegarder le tissu des PME locales des cons?quences de la r?siliation pour d?faillance?, expose Emmanuel Nganou Djoumessi. Grosso modo, il s?agit d?un panorama qui regroupe, ? la fois, une faiblesse du tissu entrepreneurial local dans le secteur des travaux publics, une faible productivit? des entreprises locales et des limites de l?implication des investissements priv?s. En guise d?explicationGuillaume Wamal (pr?sident de l?Association nationale des entreprises de l?entretien routier, du b?timent et des travaux publics du Cameroun) ?largit le champ. ?Le tissu des PME structur?es et professionnelles constitu? au sortir du programme de relance de l??conomie qui a connu son point d?ach?vement en 2006 s?est litt?ralement effondr?. Les causes de ce constat sont essentiellement: les retards importants dans les paiements des d?comptes des travaux; la d?gradation des performances du Fonds Routier suite ? la loi de finances 2011; la discontinuit? des activit?s des entreprises en raison d?un carnet de commande erratique, l?Etat ?tant l?unique client. La fin d?un contrat signe l?arr?t des activit?s de l?entreprise si elle ne b?n?ficie pas d?un autre contrat; la frilosit? des banques dans l?accompagnement des entreprises en raison des d?lais de paiement des d?comptes des march?s publics non maitrisables; l?entr?e dans la profession des prestataires non professionnels?, confie-t-il ? Int?gration.D?apr?s Guillaume Wamal, ?le probl?me ne peut conna?tre une solution qu?avec la r?habilitation et la consolidation du tissu p?renne des PME professionnelles et la promotion d?un climat des affaires propice ? leur essor?. Ongoung Zong Bella

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Ann?e scolaire 2024-2025 : les ?tablissements priv?s de plus en plus chers

Souvent point?s du doigt pour leurs frais de scolarit? ?lev?s, ils ont encore fait bondir leurs prix. C?est la premi?re donn?e, ?difiante, d?une enqu?te de la F?d?ration camerounaise des syndicats des enseignants (Fecase). A en croire Thobie Emanuel Mbassi Ondoa, son secr?taire g?n?ral, les frais de scolarit? ont encore ?t? augment?s cette ann?e dans certains ?tablissements priv?s au Cameroun. Des informations obtenues par le biais de la Fecase, la hausse se situe ? environ 15 000 FCFA. ?Ce n?est pas tout?, peste un parent d??l?ve rencontr? ? Yaound?. Les prix de l?uniforme et du pullover ont connus une hausse, passant respectivement de 8000 ? 15 000 FCFA et de 7 500 ? 13000 FCFA. ?L??cole exige en plus de cette augmentation, le port des chaussures noires avec des chaussettes blanches et un polo ? mettre tous les mercredis, sans compter la tenue de sport et certains manuels qu?ils faut acheter uniquement chez eux?, se plaint une dame. ArgumentsSur le sujet, quelques promoteurs se prononcent tr?s difficilement. Tous au plus, ils brandissent des labels essentiels pour mettre en lumi?re la qualit? de leurs enseignements d?une part, et des investissements toujours plus cons?quents dans le domaine des ?quipements d?autre part. Jugeant ces frais ?modiques par rapport ? ce qui se passe dans d?autre pays?, un fondateur de coll?ge bas? ? Yaound? se d?fend un ?voquant d???normes charges?. ?La construction d?une ?cole nous impose de gros investissements. Parfois, il s?agit de gros emprunts que nous avons fait dans les r?unions et banques. Il faut alors tenir ? nos engagements en remboursant nos dettes. Croyez-moi, le secteur priv? a plusieurs contraintes internes qui nous imposent l?augmentation des frais de scolarit??. Regard?Il s?agit l? de la manifestation de la privatisation de l??ducation o? chaque promoteur investi et fixe les prix de sa marchandise. Il est ? noter que les prix sont ainsi fix?s en fonction de l?investissement et du b?n?fice escompt?. Objectivement, il n?y a pas de raison que cet argent augmente chaque ann?e car les salaires de leurs enseignants restent statiques?, d?plore Thobie Emanuel Mbassi Ondoa. Pour le secr?taire g?n?ral de la Fecase, ?cette privatisation ? la longue va entrainer des cons?quences f?cheuses sur le taux de scolarisation au Cameroun qui sera de plus en plus bas, avec un taux ?lev? de d?crochage scolaire car les m?nages ne pourront plus tenir?.Selon l?Institut national de la statistique (INS), dans sa note mensuelle du mois d?ao?t 2024 sur l??volution des prix ? la consommation finale des m?nages au Cameroun, l?augmentation des frais de scolarit? et d?inscription s?observent dans plusieurs ?tablissements priv?s et confessionnels dans les enseignements primaire et secondaire au cours de l?ann?e scolaire 2024/2025. L?un des secteurs ? l?origine de la progression des prix ? la consommation finale des m?nages du mois d?aout 2024, avec une hausse de pr?s de 0,4%. ?L?observation de la totalit? des d?penses d??ducation du pays, permet d?estimer les d?penses des familles ? 31% et 21% respectivement pour le primaire et le secondaire?, souligne l?INS.Alors que l?arbitrage de l?Etat est requis, il importe de rappeler la loi N? 004/022 du 22 juillet 2004 fixant les r?gles relatives ? l?organisation et au fonctionnement de l?enseignement priv? au Cameroun. Le texte dispose (dans son article 21 alin?a 1) que les taux de frais de scolarit? des ?tablissements libres sont fix?s par le fondateur. Bobo Ousmanou

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Le 1er octobre des populations anglophones de Yaound?

La c?l?bration du 63e anniversaire de l’ind?pendance du Cameroun oriental se d?roule dans l?indiff?rence et la qu?te de paix Autrefois, ce jour ?tait sp?cial pour les ressortissants de cette partie du Cameroun vivant. Mais, depuis quelques ann?es, c?est le stress ? chaque 1er octobre. C’est ce qu’on appelle un non ?venement. Le 1er octobre cens? ?tre un jour tr?s special, avec sa charge symbolique, n’anime gu?re les populations de la partie anglophone du pays. Tous vaquent ? leurs occupations comme si rien n’?tait. Ils ne pensent qu’aux leurs rest?s au terroir. Johnson ironise avec sarcasme en demandant ? Bernard s’il f?te souvent le 1er janvier (date d’accession ? la l’ind?pendance de la partie francophone). ?On a d?cid? de ne pas  c?l?brer ce 1er octobre. Depuis 2011 que je suis ici ? Nkongoa, on organisait souvent des petites f?tes ici au quartier. Mais depuis 2016, c’est la guerre. Mais vous, les francophones, avez contamin? votre syndrome de l’oubli. Janvier n’est plus loin. On verra ce que vous allez organiser?, lance t-il. Autres choses Pour Johnson, fils du d?partement du Fako vivant au petit march? Odza, penser au 1er octobre est le dernier de ses soucis. Il englobe m?me l’ensemble des camerounais du NOSO dans cette indiff?rence. ?Le retour de la s?curit? passe avant toute chose. Est-ce qu’on peut c?l?brer la f?te avec cette ins?curit?. Le meilleur cadeau que nous pouvons avoir est la paix dans nos villes et villages. Je suis perdu, je veux rentrer dans mon village ?, indique Johnson. Terence, charpentier est aussi originaire de la m?me r?gion (Sud ouest). Il est aussi victime de la guerre du NOSO. Il a d?j? ?tabli son programme du 1er octobre. Il va t?ler une maison du c?t? d’Obam-Ongola. ?nous c?l?brerons mes deux collaborateurs et moi le 1er octobre avec les t?les. Depuis 2016, date du d?but de la crise, je ne connais plus ce qu’on appelle 1er octobre. J’irais chercher la vie ce jour, il y a des pensions ? payer?, pr?cise le menuisier. Angela pr?f?re parler d’integration ? travers la langue. Elle veut amener ses proches (enfants, ses fr?res et s?urs) fra?chement arriv?s ? Yaound? ? ne parler que le fran?ais ce mardi 1er octobre. Cette m?re commer?ante d?plac?e vit ? la cit? de la paix ? (Odza). Elle parle de son cas en mati?re d’int?gration: ?je ne savais pas parler fran?ais. Je ne pronon?ais m?me pas un seul mot en fran?ais. Aujourd’hui, je suis devenue bilingue. Je parle m?me d?j? Ewondo (langue locale). Je suis d?j? int?gr?e ? Yaound?, m?me si mon village me manque?, se f?licite la dame. Andr? Gromyko? Balla

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A New York : Costume de double pr?sident pour le Cameroun

En marge des travaux de la 79e Session de l?Assembl?e g?n?rale des Nations unies, le pays a successivement occup? le poste de pr?sident de s?ance au cours de deux conclaves diplomatiques de haut niveau. New York, ce 27 Septembre 2024. L?honneur est celui du Cameroun de diriger les travaux de la r?union annuelle de coordination des ministres des Affaires ?trang?res de l’Organisation de la coop?ration islamique (OCI). Selon les dispositions en vigueur dans cette instance, c?est ? Lejeune Mbella Mbella, le ministre camerounais des Relations ext?rieures (Minrex) que revient le privil?ge d?ouvrir et de clore les d?bats. D?apr?s la cellule de communication du Minrex, lesdits d?bats portent sur les points d’int?r?t communs ? la Oumma inscrits ? l’ordre du jour de la 79e session de l?Assembl?e g?n?rale de l?Onu. Bien avant (le 25 septembre 2024 pr?cis?ment), Lejeune Mbella Mbella ?tait au centre de toutes les attentions lors de la session minist?rielle du Conseil de paix et de s?curit? (CPS) de l’Union africaine (UA) ? la Mission permanente de l’Union africaine aupr?s des Nations unies. En sa qualit? de pr?sident du CPS, le Minrex a tenu le maillet tout au long de cette session de haut niveau portant sur les nouvelles menaces pour la s?curit? en Afrique et l’avenir du Conseil de paix et de s?curit? de l’UA. ?Des travaux, l?on retient que le Conseil a r?it?r? ses engagements ? l’?gard des instruments, principes et aspirations de l’UA, en particulier les aspirations 3 et 4 de l’Agenda 2063 de l’UA qui soulignent respectivement ?une Afrique de bonne gouvernance, de d?mocratie, de respect des droits de l’homme, de justice et d’?tat de droit? et ?une Afrique en paix et en s?curit??, explique la communication du Minrex. La m?me source souligne ?galement que ?le Conseil a appel? les ?tats membres ? veiller ? ce que les journalistes exercent leurs responsabilit?s publiques dans le respect du droit international, des normes humanitaires et des droits de l’homme, ainsi que de l’?thique professionnelle ? laquelle s’applique la protection des civils. Le Conseil s?est aussi d?clar? pr?occup? par la prolif?ration des fausses informations et de la d?sinformation, en particulier sur les plateformes num?riques, et a soulign? la n?cessit? de redoubler d’efforts pour lutter contre les fausses informations et la d?sinformation par le biais des m?dias et d’autres plateformes, tout en s’attaquant aux risques li?s ? la production de fausses informations?. Ongoung Zong Bella

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Vie priv?e: qui du sensationnalisme morbide

L?autre jour sur les antennes d?une cha?ne de t?l?vision priv?e camerounaise, quelqu?un a dit: ?le poids des mots? est beaucoup moins lourd que ?le choc des photos?. Il s?av?re que jusqu?? pr?sent, le temps n?a pas encore accompli sa mission de distanciation. Sur la cour de r?cr? d?internet, la bonne fortune des images des morts ou celles des malades agonisants demeure constante. Le d?bat reste, on le voit, encore ouvert sur ce qui doit ou peut s?offrir ? la vue et ce qui devrait demeurer cach? ou voil?. Il n?est gu?re besoin de convaincre qu?apr?s des images fortes d?un Vincent de Paul Atangana (d?c?d? le 12 avril 2022), celles de Martin Magloire Meva?a alias A? Jo Mamadou (h?las in?dites!) ont nourri nombre de publications sur la toile. Chacun d?entre nous en a des centaines en t?te. Nous savons ce qu?elles sont. Et, pour les avoir si souvent vues, elles font aujourd?hui partie int?grante de ce sur quoi notre soci?t? refuse de r?fl?chir. Au prisme des r?seaux sociaux qui, semble-t-il, se donnent pour mission de ?tout nous apprendre?, l?id?e centrale est que la vie priv?e d?un individu tombe, apr?s sa mort, dans le domaine public. On justifie alors l?abolition, apr?s la mort, de cette fronti?re, n?cessaire de leur vivant, entre vie priv?e et vie publique. Prosp?re alors la doctrine qui s?accorde ? admettre que la mort d?une personne met fin ? la distinction de sa vie priv?e et de ses activit?s publiques, ou encore qu?il n?est pas souhaitable de contraindre les t?moins ? gauchir ou ? taire un fait concernant la vie priv?e d?un personnage d?funt ou mal en point, d?s lors que ce fait est vrai et que sa divulgation semble utile, sinon n?cessaire ? la compr?hension d?un destin, d?un ?v?nement. En l?esp?ce, la photographie de la d?pouille mortelle, au domicile du d?funt, constituerait une intrusion dans sa vie priv?e. C?est que, chez nous, il n?existe plus de point d??quilibre entre un clich? moins traumatisant, satisfaisant les n?cessit?s de l?information, et celui qui sombre dans le sensationnalisme morbide. Chez nous, l?int?gration des cam?ras aux t?l?phones et toutes les autres innovations technologiques qui servent les id?ologies du Web rendent plus que jamais visibles les nudit?s ordinaires. C?est comme une transgression convenue dans l?actualit? des flux, un exploit de tout publier. On entend dire: ?C?est un outil g?nial?, ?l?image apporte la force du concret?. Toutes les conditions sont donc r?unies pour que les atteintes aux droits de la personnalit? soient sinon d?j? fr?quentes, du moins ? venir, dans le far-west que repr?sente encore aujourd?hui Internet. Alors, on commence ? s?inqui?ter ? propos de l?application subsidiaire de la loi, ? l?heure o? images, textes et sons haineux foisonnent sur la toile. Croire que les utilisateurs vont d?eux-m?mes prendre garde ? ne pas attenter aux droits d?autrui rel?ve au mieux de l?utopie; ?tant donn? la puissance ?norme des images. A ce rythme, il semble beaucoup trop simple de dire que nous sommes juste devenus insensibles ou que nous avons juste ?t? d?sensibilis?s, que nous ne r?agissons plus ? la vue de ces images, qu?elles ne signifiaient plus rien pour nous. Sans doute, on est d?j? habitu? ? l?horreur et en particulier ? l?horreur de certaines images. Mais les gens veulent-ils vraiment ?tre horrifi?s? Probablement pas. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Le cadeau de Gbagbo ? Chirac

Selon un article d’Abdoulaye Willard Sanogo publi? dans « Notre Voie » du 14 septembre 2011, apr?s Mamadou Koulibaly et d’autres qui avaient conseill? ? Laurent Gbagbo de ne financer aucun homme politique fran?ais, Laurent Dona Fologo aurait demand? au pr?sident de « cracher au bassinet ». Pour mieux convaincre le pr?sident de la R?publique, Fologo aurait alors avanc? les arguments suivants: 1) C’est une tradition « fran?africaine » de financer les hommes politiques fran?ais avec l?argent des contribuables africains, m?me si, en France, on qualifie les pays africains de pauvres; 2) un tel « cadeau » attendrirait et d?sarmerait le c?ur de Jacques Chirac qui au d?part ne voulait pas reconna?tre la victoire de Laurent Gbagbo face au g?n?ral Robert Gue? en octobre 2000. J?ajouterais que la droite fran?aise, la famille politique de Chirac, n?avait de respect et de consid?ration que pour le pr?sident Houphou?t-Boigny dans notre pays, pour des raisons que chacun peut ais?ment deviner et qu’il n’est pas n?cessaire de rappeler ici. Le premier probl?me que pose le cadeau de 3 millions de dollars, c’est qu?il a ?t? fait sans l?accord du peuple. Or la d?mocratie est « le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ». La coh?rence avec les valeurs auxquelles on croit et le respect du peuple qu’on dit ?tre souverain exigeaient donc que les Ivoiriens soient consult?s sur cette affaire et que leur avis soit pris en compte. La le?on qui se d?gage de cette histoire, et c’est le second point que je voudrais aborder, c’est que les Chirac, de Villepin, Sarkozy et autres ignorent ce qu’on appelle reconnaissance et sinc?rit?. Faire du mal ? un Noir qui a ?t? g?n?reux ou bon avec eux n?est pas un probl?me pour eux. Pourquoi? Parce qu?ils n’ont pas d’amis, parce que l?argent est le dieu qu?ils adorent, parce qu’ils sont sans c?ur, parce qu’ils sont insatiables (quand vous leur donnez un doigt, c?est de tout votre bras qu’ils finiront par s’emparer). Fologo et Gbagbo ont ?t? na?fs de penser que Chirac collerait la paix au second apr?s le fameux cadeau. Gbagbo aurait d? ?couter Koulibaly et non Fologo. Opposant, Laurent Gbagbo avait condamn? ces financements occultes qui repr?sentent un consid?rable manque ? gagner pour la population. Par cons?quent, il aurait d? se garder d’agir comme les Bongo, Mobutu, Sassou Nguesso, Wade, Biya, Houphou?t et Compaor?. Ceux qui dirigeront le pays demain doivent apprendre des erreurs de leurs pr?d?cesseurs. Par dessus tout, ils doivent savoir qu’il n?est jamais bon de faire des choses dans le dos du peuple et que le diable finit par exposer ceux qui croient traiter avec lui en secret. Jean-Claude Dj?r?k?

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?Zlecaf et d?veloppement africain: ressorts, apports et consorts ?

D?sireux de mettre en ?uvre la d?cision (Assembly/AU/Dec.394 (XVIII) de la Conf?rence des chefs d??tat et de gouvernement, adopt?e au cours de sa dix-huiti?me session ordinaire tenue les 29 et 30 janvier 2012 ? Addis-Abeba (?thiopie), relative au cadre, ? la Feuille de route et ? l?Architecture concernant l?acc?l?ration de la cr?ation rapide de la Zone de libre-?change continentale africaine et au Plan d?action pour la stimulation du commerce intra-africain. Conscients du lancement des n?gociations en vue de la cr?ation d?une Zone de libre-?change continentale visant ? int?grer les march?s africains conform?ment aux objectifs et principes ?nonc?s dans le Trait? d?Abuja lors de la vingt-cinqui?me session ordinaire de la Conf?rence des chefs d??tat et de gouvernement de l?Union africaine tenue ? Johannesburg (Afrique du Sud) les 14 et 15 juin 2015 [Assembly/AU/Dec. 569(XXV)]. Tenant compte des aspirations ?nonc?es dans l?Agenda 2063 visant ? cr?er un march? continental avec la libre circulation des personnes, des capitaux, des marchandises et des services, qui sont essentiels pour le renforcement de l?int?gration ?conomique, la promotion du d?veloppement agricole, la s?curit? alimentaire, l?industrialisation et la transformation structurelle ?conomique, la ZLECAF fait couler beaucoup d?encre et de salive en Afrique. Conform?ment ? l?article 2 de l?Accord portant cr?ation de la Zone de libre-?change continentale africaine sign? ? Kigali, le 21 mars 2018 lors du Sommet extraordinaire de l?Union Africaine (UA), ?il est cr?? une Zone de libre-?change continentale africaine, ci-apr?s d?nomm?e ?ZLECAF?. Celle-ci (ZLZCAF), poursuit des objectifs g?n?raux1 et sp?cifiques2 , qui pourraient se r?sumer ? l?int?gration r?gionale et le d?veloppement ?conomique du continent. Au regard des buts poursuivis par cette organisation continentale, l?on est en droit de s?interroger sur l?avenir de la ZLECAF. D?s lors, quelles sont les attentes voire visions de la ZLECAF ? court et ? long terme pour le d?veloppement africain? Cette question offre l?occasion de porter un regard sur la coh?rence des instruments qui devraient escorter la ZLECAF, et permet dans une approche prospective de sp?culer sur les ?ventuels d?fis et succ?s de cet organisme continental. Indubitablement ces espoirs sont multiples. En convolant, la pens?e Moubarack LO et Amaye SY sur la question3, le programme d?int?gration de la ZLECAF entre les pays africains affecte plusieurs dimensions du d?veloppement ?conomique visant ? pr?ner la libre circulation des personnes et des biens4. Un large ?ventail de facteurs structurels d?terminera les progr?s et les r?sultats du projet d?int?gration. Il s?agit notamment des barri?res non-tarifaires, des co?ts de mise en ?uvre et d?ajustement, de la transformation structurelle et des politiques industrielles, etc. 1- La suppression des barri?res non-tarifaires pour une recrudescence du commerce transfrontalierL??limination progressive des barri?res non-tarifaires est un d?fi que les gouvernements africains doivent relever pour stimuler l?impact de la ZLECAF sur le d?veloppement. Selon la CNUCED (2018), les facteurs non-tarifaires doivent ?tre d?finis au sens large et ils comprennent ceux qui rendent le commerce difficile ou co?teux, tels que les barri?res non-tarifaires typiques (par exemple, les quotas, les subventions, les licences et l’application restrictive de mesures non-tarifaires telles que les r?gles d’origine et les mesures sanitaires et phytosanitaires), les infrastructures de logistique et de transport et d’autres facteurs qui peuvent affecter indirectement le commerce (par exemple, le cr?dit, le capital humain, le climat commercial). Alors que l?accord a donn? la priorit? ? la suppression des obstacles physiques et fiscaux au commerce, il appara?t de plus en plus clairement que la persistance des barri?res non- tarifaires qui ont ?touff? le commerce transfrontalier dans le pass? pourrait continuer ? constituer un obstacle majeur pendant la mise en ?uvre de l’accord commercial. D?ores et d?j?, les enseignements tir?s de l’int?gration au niveau des Communaut?s ?conomiques r?gionales (CER) d?Afrique montrent que l’impact de la r?duction des droits de douane sur le commerce transfrontalier a ?t? tr?s limit?, ce qui sugg?re que l’?limination des barri?res fiscales n’est pas la contrainte la plus importante (FMI, 2019). Cette constatation est particuli?rement vraie dans un environnement institutionnel difficile o? le chevauchement des adh?sions aux communaut?s ?conomiques r?gionales a entrav? la normalisation du commerce et les m?canismes d’application (Banque mondiale 2018)5. Cette aspiration s?observe aussi au niveau du renforcement du d?ficit des infrastructures. 2- Le renforcement du d?ficit des infrastructures et logistiquesIl sera de plus en plus important, lors de la mise en ?uvre de la ZLECAF, de combler le d?ficit d’infrastructures, qui a constitu? un obstacle majeur ? la croissance ?conomique et ? l’expansion du commerce intra-africain. Cet effort portera sur les infrastructures physiques et num?riques qui, dans le contexte actuel de fragmentation des march?s africains, ont constitu? des obstacles majeurs ? la transformation ?conomique et ? la production industrielle, ainsi qu’? la distribution des marchandises (FMI 2019, Banque mondiale 2020, BAD 2019). La plupart des pays africains sont relativement mal class?s, en ce qui concerne la qualit? de l?infrastructure, et un tiers environ d?entre eux sont enclav?s, indiquant que la m?diocrit? de l?infrastructure en Afrique diminue l?efficacit? des r?ductions tarifaires cens?es stimuler les ?changes commerciaux sur le continent (FMI 2019). Pour les pays enclav?s, la logistique joue aussi un r?le important. Elle influe davantage sur leur capacit? ? commercer, et les services logistiques de base renforcent consid?rablement l?impact des baisses tarifaires sur le commerce. Globalement, l?am?lioration de l?infrastructure et de la logistique commerciale de base est particuli?rement importante pour que les pays enclav?s puissent tirer profit des r?ductions tarifaires (FMI 2019)6. ? coup s?r, l?incitation ? la r?novation structurelle appara?t aussi comme une attente de la ZLECAF. 3- L?incitation de la r?forme structurelle? long terme, pour tirer pleinement parti des opportunit?s ?conomiques de la ZLECAF, les ?tats devront adopter des politiques de soutien pour encourager la transformation structurelle. Plusieurs raisons peuvent ?tre mises en avant pour d?montrer que la r?alisation du potentiel de croissance et de d?veloppement associ? ? la ZLECAF n?cessite un engagement politique fort pour mettre en ?uvre les r?formes politiques et structurelles susceptibles de r?soudre la myriade de contraintes li?es ? l’offre auxquelles la r?gion est confront?e. En effet, la ZLECAF est pr?sent?e comme un r?gime fond? sur des r?gles qui pourraient promouvoir la diversification

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Brouille et d?brouille avec la loi

Les sp?cialistes sont formels: les produits p?troliers lib?rent des substances chimiques toxiques et dangereuses. ?Tout d’abord, les liquides inflammables tels que le benz?ne, l’?thyle, le tolu?ne et le xyl?ne ont la particularit? d’?tre volatiles. Ils s’?vaporent dans la nature lors des op?rations d’approvisionnement en carburant des citernes. Cr?ant ainsi de s?rieuses cons?quences sur la sant? publique?, indique Michael Zama, cadre au minist?re camerounais de l?l’Environnement, de la Protection de la Nature et du D?veloppement durable (MINEPNDD). A en croire ce dernier, l’article 2 d?un arr?t? sign? par cette institution en avril 2005 porte sur l??tude sommaire ou d?taill?e de l’impact environnemental. ?Elle doit ?tre pr?alablement faite avant la r?alisation d’un projet?, mentionne le texte. ?Cette ?tude d’impact environnemental comprend entre autres l’indication des mesures pr?vues pour ?vier, r?duire, ?liminer ou compenser les effets dommageables du projet sur l’environnement et l’estimation des d?penses correspondantes?, est-il pr?cis? plus loin. Malheureusement, cette d?cision minist?rielle n’est pas respect?e par les patrons de soci?t?s de distribution des produits p?troliers. Une situation que d?plorent certains responsables au Minepded. Michael Zama pense n?anmoins que des mesures de compensation peuvent ?tre observ?es par les stations-service d’essence pour minimiser les d?g?ts sur l’environnement. ?La plante araign?e, les dragonniers et le figuier pleureur peuvent ?tre utilis?es pour absorber ces gaz qui s’?chappent lorsqu’on approvisionne les v?hicules ou lorsqu’on ravitaille une station?, conclue-t-il. Bien plus?Un audit r?alis? par le minist?re de l?Environnement en 2013 avait r?v?l? que 31 stations-service d?essence sur les 105 sont responsables d?infractions environnementales diverses, notamment la pollution du sous-sol par le d?versement des huiles ou des eaux us?es, le d?faut de r?alisation de l?audit environnemental, la pollution de l?eau et de l?air, etc.Au Cameroun, un programme de marquage chimique des produits p?troliers a ?t? institu? en 2012 pour ?valuer les risques de pollution li?s aux activit?s des soci?t?s p?troli?res. Il a permis de juguler l?ampleur de la pollution de ces soci?t?s, avec un taux de pollution pass? de 36% en 2011 ? 1,7% en 2020, selon des d?clarations du premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute en novembre 2020 ? l?Assembl?e nationale camerounaise. JRMA

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Manipulation des hydrocarbures : clich?s de d?versement expr?s

S?int?grant dans ce que l?on pourrait appeler ?d?versement conscient des produits p?troliers? dans le cadre de vie imm?diat des populations, le ph?nom?ne est tr?s courant ? travers le pays. ?D?versements accidentels des hydrocarbures?? Ce 16 septembre 2024, voil? la formulation qui fait tilt aux yeux pour quiconque entre dans la salle des travaux du s?minaire d?actualisation du Plan national de lutte contre les d?versements accidentels d?hydrocarbures (PNLDAH). ?D?versements accidentels des hydrocarbures??, la formulation est pertinente et bien circonscrite. Judicieusement choisis, les mots puissants enrichissent le libell? du jour d?un suppl?ment de sens tout en le raccourcissant. ?C?est un atout de taille pour ?viter les amalgames. On parle bien de d?versements accidentels, c?est-?-dire ceux survenus par hasard. Sauf que l?ordre du jour ne devrait mobiliser que des op?rations intellectuelles sp?cialis?es?, pr?cise une source proche du Comit? de pilotage et de suivi des Pipelines (CPSP), structure log?e ? la Soci?t? nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun. On a vite compris: on ne parle pas ici des d?versements non accidentels d?hydrocarbures. R?alit?s et exemplesLe sujet appara?t pourtant comme tr?s proche. ?Derri?re les usines implant?es dans nos quartiers, le d?versement des hydrocarbures est programm? par diverses structures?, s?alarme Miguel Owona, environnementaliste bas? ? Yaound?. Selon lui, le ph?nom?ne fuse et se distingue par son ampleur. Dans plusieurs localit?s du pays, il s?incarne. ?Les ressorts de sa terreur sont sans visage ? proprement parler. Tenez par exemple: ? l?entr?e de sa station de lavage de v?hicules dans la ville de Mbalmayo (Nyong-et-So?o), l?eau n?est plus potable; elle est infect?e par les hydrocarbures provenant d?une station-service. ? l?arri?re de cette station, un ?tang d?eau mar?cageux stagne et laisse apparaitre ? la surface des d?p?ts d??tranges substances dont les effluves ? l?odorat trahissent sur la pr?sence de produits p?troliers?, d?nonce Miguel Owona. En s?horrifiant du chaos qu?il cause sur la sant? des riverains, l?expert conclut: ?il n?y a pas de doute, la recrudescence des maladies respiratoires ? cet endroit est l??uvre de cette soci?t? implant?e dans localit? de Ngallan en 2019?.Comme ? Mbalmayo, les hydrocarbures usagers sont d?vers?s all?grement dans la nature par des entreprises et des particuliers. ?A Yaound? par exemple, pendant deux jours (du 2 au 3 septembre dernier), les populations du quartier Etam-Bafia ont d? faire face ? une sorte de mar?e noire sur le cours d?eau qui serpente la zone?, renseigne Simon Ebony Mahop, sp?cialiste en eaux, hygi?ne et assainissement et activiste ?cologiste. ?C?est que, en amont des gens ont d?vers? consciemment des produits p?troliers dans l?eau et, en aval, l?effet est rest? bien visible sur les bords, la v?g?tation et la faune aquatique?, explique-t-il.Dans la mangrove du Wouri ? Douala, chaque jour, le lavage des bidons de carburant par des contrebandiers fait scandale. ?De fa?on compl?mentaire, rentabilit?, continuit? de services, p?rennit? de l?entreprise l?emportent dans un contexte d?fini par les contraintes des march?s de carburant frelat? dans la capitale ?conomique. Et l?image simplifi?e du syst?me d?acteurs qui d?versent des hydrocarbures montre bien qu?il ne s?agit pas de situations accidentelles?, confie encore Simon Ebony Mahop. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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