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Epid?mie de Mpox: 1381 nouveaux cas confirm?s

L?Afrique centrale est confront?e ? une augmentation du nombre de victimes de la variole du singe. 1381 nouveaux cas d?infection recens?s pour la seule p?riode allant du 25 ao?t au 29 septembre 2024. C?est ce qui ressort du suivi de la situation ?pid?miologique r?gionale de variole du singe effectu? par le D?partement en charge de la promotion du genre, du d?veloppement humain et social de la Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique centrale (CEEAC). Ce qui porte ? 34.027 le nombre de personnes affect?es par cette zoonose depuis le d?but de l?ann?e en cours. Le d?compte fixe par ailleurs ? 995 le nombre de d?c?s enregistr?s sur la m?me p?riode. ?Le nombre de d?c?s enregistr? est reparti ainsi qu?il suit: RDC (992), Cameroun (2), RCA (1). Le nombre de cas confirm?s par les laboratoires est de 6557 repartis ainsi qu?il suit: RDC (5614), Burundi (853), RCA (57), Congo (21), Cameroun (6), Rwanda (4) et Gabon (2)?, d?voile le rapport de surveillance rendu public par la CEEAC. La R?publique d?mocratique du Congo (RDC) est l??picentre de cette nouvelle ?pid?mie de la maladie ? virus de Mpox. Le pays concentre ? lui seul 745 des 1381 cas actifs enregistr?s sur la p?riode indiqu?e. Il est suivi du Burundi (622), Centrafrique (12), Cameroun (1) et Gabon (1). Face ? la propagation de la maladie, une op?ration de vaccination cibl?e a cours en RDC. 47.000 personnes ont ?t? vaccin?es depuis le d?but de l?op?ration en septembre, selon l?Organisation mondiale de la sant? (OMS). Notamment dans les provinces de l?Equateur, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Sud-Ubangi, du Sankuru, et de la Tshopo. Louise Nsana

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A Yaound? : les quincailleries font du porte-?-porte

Ce mercredi 30 octobre 2024, Didier est surpris et ahuri de voir devant son domicile un camion conteneur. Nous sommes ? Zalom, ? quelques kilom?tres de la ville de Mfou. Cet entrepreneur immobilier n’est pas content de voir cette entreprise mobile dans son chantier. Cette entreprise mobile, bien que faisant le bien de son promoteur vu le chiffre d’affaires, n’est pas du go?t des chefs de chantiers. Achille ne peut plus justifier le devis qu’il voulait pr?senter au propri?taire du chantier de construction dont il a la charge. ?Pourquoi ne pas attendre qu’on vienne ? vous? Vous ne respectez pas la d?ontologie du m?tier?, peste Achille. ?Nous nous connaissons, mais Achille veut me rouler dans la farine. Je viens donc puiser ? bonne source?, explique Didier, le quincaillier. Bien plus, il vient rencontrer le propri?taire du vaste chantier de construction, le ?boss (expression consacrer dans le milieu), avec les mat?riaux de construction dans le fourgon. Ciment, fer, cruel, fil d’attache, tuyau de plomberie ou les mat?riels d’?lectricit?. M?me la peinture de qualit? est dans la voiture. Vous pouvez regarder monsieur?, explique-t-il au ma?tre d’ouvrage. Il poursuit son argumentaire: ?les prix ne sont pas les m?mes que ceux de la boutique. Ici, les prix sont r?duits?. Cette approche s?duit le propri?taire. Il sollicite d?Achille le devis des mat?riaux de construction. Pendant l’entretien entre Achille et son patron, le quincaillier est tout sourire. Il murmure aupr?s des jeunes pr?sents dans le chantier: ?Quand un technicien entre dans une quincaillerie, il a son prix. Votre chef chantier le sait. Il m’avait doubl? dans un pr?c?dent chantier. Aujourd’hui je vais l?avoir?. Apr?s quelques minutes de concertation entre Achille et son patron, le quincailler est appel? par le propri?taire du chantier. Un ?change de moins d’une minute, et le contrat est conclu entre les parties. Mais le d?sarroi se lit sur le visage du d’Achille. A bord de sa Toyota Yaris verso, Didier, quincaillier ? Odza (Yaound? 4), sillonne les chantiers de construction du sud de la capitale. Il laisse son ?pouse dans la boutique, pour ?attaquer le dehors?. A l?en croire, ?je vends plus en parcourant les chantiers et les domiciles par rapport ? quand je suis ? la quincaillerie?.C?dric a le m?me modus operandi que Didier. Rencontr? derri?re le complexe scolaire P?re Monti, en cet apr?s du mardi 29 octobre 2024, C?dric dit avoir eu trois contrats d’une valeur de pr?s de 4 millions de FCFA. Il livre le mat?riel lundi 4 novembre. Sa coll?gue Huguette, quant ? elle, a convaincu un client. Elle ne parle pas du montant de ce contrat. Andr? Gromyko Balla

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Pour davantage de d?mocratie : feuille de route pour prot?ger l?espace civique au Cameroun

Le CEFODEP, le REDHAC et Lignes d’Horizon ont lanc? ce 31 octobre ? Yaound? une formation des journalistes dans le cadre de la protection de l’espace civique dans les 11 pays de la Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique centrale. La capitale camerounaise voit na?tre un embryon sous r?gional en mati?re de protection de la libert? de la presse. Cette initiative est li?e ? la situation politique sous-r?gionale. Avec la recrudescence des conflits pluriels, ?notamment Boko Haram, les changements de r?gime par des coups d’Etat, la remise en cause de l’ordre constitutionnel avec des coups d’?tat constitutionnels. Les cas du Gabon et du Tchad?, ass?ne Hilaire Kamga, co-organisateur de l’atelier. Tous ces ?l?ments constituent les mesures de r?duction de l’espace civique. Et tous les experts pr?sents, y compris les universitaires, s’accordent ? dire que l’espace civique, est un champ dans lequel s’expriment les libert?s. Il s?agit de doter les journalistes, adjuvant de la d?mocratie, d’instruments juridiques permettant de garantir la libert? d’expression, non seulement ? eux-m?mes mais ?galement aux peuples de la sous-r?gion. Pour r?aliser le r?ve de voir les journalistes jouer leurs r?les d’acteurs v?ritable de la soci?t? civile, les esth?tes du droit de la communication argumentent. Un choc d’id?es entre les d?fenseurs de la profession de journaliste d’une part et les d?fenseurs des pouvoirs publics d’autre part. Cinq prises de paroles parmi les plus ?loquentes ?difient l?auditoire. Parmi les th?mes abord?s, il y a ?le CNC et la R?gulation des M?dias au Cameroun?. Dans son expos?, Joseph Chebonkeng Kalabubse, le patron de la r?gulation des m?dias au Cameroun, demande aux journalistes de consid?rer le CNC comme un parapluie et non comme un gendarme?.Cette d?claration du pr?sident du CNC trouve une opposition farouche du Pr Albert Mbida. L’enseignant de droit ? la communication intervient dans le th?me du ?r?gulateur des m?dias au Cameroun, organe politique ou organe ind?pendant?? Il d?nonce le cynisme des r?gulateurs. Selon l’universitaire, les m?dias au Cameroun ont une chape de plomb sur leurs t?tes, parce que r?gul?s non seulement par deux entit?s politiques: le minist?re de l?Administration Territoriale (MINAT) et le minist?re de la communication (MINCOM). ?Le ministre de la Communication est porte-parole du gouvernement, c’est ? dire charg? de la d?fense du gouvernement. Le MINCOM est loin d’offrir les garanties d’ind?pendance pour la r?gularisation m?diatique?. Mais avec un autre r?gulateur externe ? la profession, ?les pouvoirs publics ont r?ussi la cr?ation d’une autorit? administrative externe qu’ils appellent le Conseil National de la Communication (CNC). Simple organe consultatif au d?part, il est devenu par le d?cret du 23 janvier 2012 un organe de r?gulation?. Pour Albert Mbida, le CNC n’est pas ind?pendant, parce que ses membres sont nomm?s par un d?cret. Il est rejoint par le Pr Francis Amp?re Simo. A l?en croire, les autorit?s politiques mettent beaucoup de pression sur les acteurs de ce m?tier au Cameroun. ?Le CNC est plus une autorit? juridique qu’une autorit? administrative. Valentin Sim?on Zinga, l’un des organisateurs de l’atelier, intervient dans le d?bat pour parler du ?Journalisme ? l’?preuve des pressions politiques: contraintes et menaces pour la d?mocratie?. Il axe son point sur la responsabilit? des journalistes dans l’espace civique. Il emprunte l’expression des s?miologues qui voient le journaliste comme un adjuvant de la d?mocratie. Parce qu’il est l’aiguillon de la d?mocratie au sein d’une soci?t?. Pour mener ? bien sa mission, il demande aux journalistes de respecter l’ensemble des r?gles ?thiques et d?ontologiques de la profession. Pour Hilaire Kamga, la prochaine ?tape consiste ? mettre sur pied le bureau du r?seau de journalistes sur la protection de l’espace civique. Il agira au Cameroun, au Tchad au Congo, au Gabon, en RDC en RCA, en Guin?e ?quatoriale, en Angola, au Burundi et au Rwanda, Sao Tom? et principe. Andr? Gromyko Balla

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Art oratoire au Cameroun : l?UE et l?Unesco s?impliquent

La premi?re organise un concours de joutes oratoires ? l?intention des jeunes; la seconde accompagne un projet de d?veloppement de l?oralit? camerounaise. Dans le cadre de la c?l?bration de la Journ?e internationale des droits de l?Homme le 10 d?cembre 2024, la D?l?gation de l’Union europ?enne et les ?tats membres repr?sent?s au Cameroun organisent un concours de joutes oratoires. Il s?agit, pr?cis?ment de la D?l?gation de l’Union europ?enne et des ?tats membres repr?sent?s au Cameroun. Ladite comp?tition mettra aux prises plusieurs candidats. Chacun devra pr?parer un expos? sur l’un des droits inscrits dans la D?claration Universelle des droits de l’homme ou sur l?un des droits consacr?s dans la Convention pour l??limination des discriminations ? l??gard des femmes. ?Ledit expos? doit faire ressortir un probl?me pr?gnant auquel est confront?e la concr?tisation du droit choisi dans la soci?t? camerounaise en particulier, mais sans s?y limiter. Bien plus, ledit expos? doit r?pondre aux plus hauts standards de qualit? acad?mique et ?viter d’utiliser, sous peine de rejet, un langage outrageant ou insultant. L’expos? doit faire ressortir l’urgence ? agir pour la promotion et la garantie du droit vis? en faisant une analyse objective de la soci?t? camerounaise, africaine ou mondiale. Sur la base de faits av?r?s, il doit pouvoir attirer l’attention sur la fragilit? d’un droit ou d’une libert? fondamentale. Il peut s’appuyer sur des exp?riences v?cues ou rapport?es?, informe l?UE. Entre temps, dans le cadre de la tenue du 2 au 8 mars 2025 ? l’Universit? de Yaound? I de la deuxi?me ?dition de la Coupe du Cameroun de l’Art Oratoire (COCAM), l?Unesco se tient aux c?t?s de la Cameroon Debate Association (CDA) (et pr?s d?une cinquantaine d?organisations de la soci?t? civile camerounaise et institutions) en vue de sensibiliser, former, s?lectionner et mettre en comp?tition ? l??chelle locale, r?gionale, sous- r?gionale, continentale et mondiale les orateurs Camerounais sur des sujets d?actualit? et d?avenir. ?Nous accompagnons ce projet de renforcement des comp?tences des jeunes Camerounais, de la soci?t? civile et des institutions. Elle d?bouche sur une comp?tition continentale port?e par une dizaine de pays d?Afrique centrale et d?Afrique de l?Ouest regroup?s au sein d?une f?d?ration continentale d?nomm?e Conf?d?ration africaine des Arts de la Parole (CAAP) dont le si?ge est ? Ouagadougou, au Burkina-Faso?, confirme le bureau sous r?gional de l?Unesco ? Yaound?. Ongoung Zong Bella

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BRICS: lever le gros obstacle

Ils ?taient nombreux ? Kazan le 24 octobre dernier. Dans cette ville russe, les pays des BRICS y ?taient pour ?parler? aux instances de pilotage de l??conomie mondiale. En termes plus clairs, ils y ?taient pour baliser le chemin vers l?ann?e 2050?, dans laquelle il ?tait pr?vu que ces pays domineraient l??conomie plan?taire. Lors du sommet de Kazan, les BRICS ont clairement laiss? entendre qu?ils n?avaient pas l?intention de remplacer quiconque, et encore moins de se substituer aux m?canismes de coordination de certaines entit?s comme le G20. Au contraire, ils ont d?cid? de se servir de tout cela pour faire avancer un agenda de d?veloppement propre ? eux. L?on comprend alors que, sur le plan des objectifs de coop?ration, les BRICS veulent cr?er une nouvelle plateforme de coop?ration Sud-Sud et construire un pont de coop?ration entre pays du Sud et du Nord. Voil? pourquoi ? Kazan, ils ont insist? sur le caract?re graduel de la coop?ration, pr?f?rant le pragmatisme, la transparence et l?entraide. S?inspirant de l?esprit de Bandung, les BRICS entendent lutter contre un ordre mondial unipolaire, celui qui semblait s??tre mis en place lors de l?effondrement de l?ex-Union sovi?tique, ou bien celui d?un monde sous la domination de l?Occident, les ?tats-Unis en t?te; une domination, en premier, lieu ?conomique. Comme on peut le deviner, les BRICS insistent plus que jamais sur le d?veloppement du partenariat, et sur l??galit?. Ils sont favorables ? la cr?ation d?une atmosph?re de coop?ration entre pays d?velopp?s et en d?veloppement, mais laissent les pays choisir la voie de d?veloppement qui leur convient. En filigrane, le message est clair: la gouvernance mondiale ne se trouve pas exclusivement entre les mains des pays industrialis?s. C?est la raison pour laquelle les BRICS ont d?cid? de cr?er, ? l?initiative de l?Inde, la Banque de D?veloppement des BRICS, maintenant appel?e Nouvelle Banque de D?veloppement (NDB), qui repr?sente une sorte de Banque mondiale au service des pays ?mergents, dont les BRICS se veulent les porte-paroles. Le projet des BRICS prend d?s lors une dimension tout autre: il n?est pas seulement d?ordre ?conomique, ni m?me politique, mais ?galement culturel, voire soci?tal. Sommet apr?s sommet des BRICS, cet ?largissement de la perspective est sans cesse plus marqu?. C?est ?galement ce qui fait des BRICS la cible de nombreuses critiques. Il est en effet facile de faire appara?tre les obstacles qu?aurait ? affronter un tel projet, que d?aucuns consid?rent comme insurmontables. Tout d?abord, m?me sur le plan ?conomique, les difficult?s sont de taille: comment des pays aussi divers que le Br?sil, la Russie, l?Inde, la Chine et l?Afrique du Sud pourraient-ils s?entendre sur ce terrain-l? ne serait-ce qu?entre eux, alors que leurs int?r?ts propres sont si divergents? ? supposer qu?ils puissent y arriver, ce qui est loin d??tre assur?, comment pourraient-ils prendre la t?te des autres pays ?mergents, dont les int?r?ts peuvent ?galement diverger? C?est ? leur extr?me h?t?rog?n?it? que les BRICS doivent d??tre aujourd?hui si peu consid?r?s comme un ensemble coh?rent ayant la moindre chance de peser sur l?avenir du monde. Poser la question des BRICS, c?est en d?finitive poser la question de la diversit? politique et culturelle ? l?heure de la mondialisation pr?sente et ? venir, o? les sources d?incommunication sont d?autant plus nombreuses que le nombre d?acteurs se multiplie en raison de la mont?e en puissance de nouveaux pays ?mergents. Bobo Ousmanou

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Ne pas ?teindre la lumi?re des autres

Chaque 2 novembre, pour exprimer notre attachement aux parents, amis et connaissances d?j? partis dans l?autre monde, une des choses que nous aimons faire, c’est d?allumer une bougie. Se souvenir de cette mani?re des moments heureux et moins heureux pass?s avec eux est une bonne chose. Mais un tel geste aurait du sens et du poids si, dans le m?me temps, nous pouvions laisser briller la lumi?re des gens autour de nous. Car c?est l’un des gros probl?mes auxquels nous sommes confront?s aujourd’hui: on veut ?tre seul ? briller dans le ciel, seul ? ?tre connu et reconnu, seul ? ?tre au sommet pendant que les autres sont au plus bas de l??chelle, seul ? entrer au Panth?on. Or, nous apprend Mahatma Gandhi, « il n?est pas n?cessaire d??teindre la lumi?re de l?autre pour que briller la n?tre ».

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Pourquoi il a gagn?

Certes, j?avais ?t? choqu? que certains de ses partisans aient envahi le Capitole, le 6 janvier 2021, qu’il n?ait pas pay? d?imp?ts f?d?raux depuis dix ans, que, pendant son d?bat avec Kamala Harris, il ait accus? sans preuve les Ha?tiens de manger les chiens et chats des Am?ricains. Mais je souhaitais qu’il revienne au pouvoir. Et, ann?e apr?s ann?e, j??tais persuad? qu’il battrait le candidat ou la candidate que choisiraient les D?mocrates. J??tais certain de sa victoire pour les raisons suivantes: 1) Les ?tats-Unis ne sont pas encore pr?ts ? avoir une femme comme pr?sident. 2) Il avait promis qu’il mettrait fin ? la guerre en Ukraine s?il ?tait r??lu. 3) Les r?v?lations de Julian Assange sur le « deep state » n??taient pas bonnes pour les D?mocrates et ceux qui les soutiennent en Europe. 4) Il est plus dispos? que ses adversaires ? quitter l?arrogance et la suffisance am?ricaines pour discuter avec la Russie, la Cor?e du Nord et la Chine. 5) Il a toujours voulu accorder la priorit? ? son pays (America first), se concenter sur les probl?mes de ses compatriotes au lieu de faire le gendarme du monde et de donner aux autres des le?ons de d?mocratie qu?on n?applique pas soi-m?me. 6) Il est absolument contre les pratiques bizarres et contre-nature que certains cingl?s veulent nous imposer au nom d’une fausse conception de la libert?.7) Il ne veut pas que son pays continue ? payer pour les pays europ?ens dans l?OTAN. L?Afrique ne doit pas compter sur lui pour chasser les dictateurs qui tuent les Africains insoumis et qui volent les deniers publics. Il n?a pas ?t? ?lu pour ?a. Lui s’est battu pour reprendre le fauteuil pr?sidentiel. Nous devons, nous aussi, nous battre pour changer les choses dans nos pays. Cette t?che n?incombe qu?? nous. C’est notre job. Et c’est une mission que nous pouvons accomplir si nous sommes patriotes, d?termin?s et courageux comme lui. Jean-Claude Dj?r?k?

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Croix ? Rouge Camerounaise et compassion humanitaire ? l??gard des victimes de catastrophes du septentrion

D?apr?s un r?cent rapport de la Croix-Rouge Camerounaise, les r?gions du Nord-Ouest, Sud- Ouest, Extr?me-Nord et de l?Est sont les zones les plus affect?es par les crises humanitaires au Cameroun. L?Extr?me-Nord, en plus de subir la r?currence des violences arm?es qui occasionnent des d?placements internes massifs, subit ?galement une ins?curit? alimentaire aigue, affectant pr?s d?un million de personnes. Elle est devenue, par la force des ?v?nements successifs, la ?r?gion des extr?mes ?, une appellation qui se rapporte ? son patronyme. Lorsqu?il y fait chaud, le thermom?tre indique les degr?s les plus ?lev?s du pays. Quand il y fait froid pendant les mois de d?cembre et janvier, l?air environnant ?touffe. Les saisons s?ches donnent les apparences d?un Environnement qui n?a pas re?u la visite de dame pluie depuis pr?s d?une d?cennie. Et lorsque cette terre ?tanche sa soif pendant la courte saison des pluies, la boulimie de son sol ne parvient pas ? absorber la quantit? d?eau qui se d?verse dans ses entrailles. Aussi, le septentrion camerounais est une terre de pr?dilection pour les inondations qui surviennent ? chaque saison pluvieuse. Les multiples catastrophes caus?es par le d?versement des eaux de pluies r?sultent des cons?quences des pr?cipitations torrentielles que connait cette r?gion durant les mois de juillet et d?aout. Ces sinistres sont le plus souvent exacerb?s par la pauvret? et la d?gradation des infrastructures de r?tention des eaux. Les d?faillances, constat?es ces derni?res ann?es dans la gestion du barrage de Maga, sont la cause principale des inondations que connaissent le Mayo-Danay et le Mayo-Kani. La probl?matique que soul?ve ces d?bordements devient, au fil des ann?es, le ventre-mou des politiques publiques de d?veloppement impl?ment?es dans cette r?gion. Les saisons de pluie sont presque devenues des p?riodes difficiles du fait de l?immobilisme caus? par une inaccessibilit? ? certaines localit?s. Les transports de personnes et les activit?s mercantilistes prennent un coup, car les communaut?s des d?partements du Mayo-Danay, du Mayo-Kani et du Logone- et-Chari sont perp?tuellement confront?es ? la furie des eaux. Des instructions du pr?sident de la R?publique, Paul Biya, avaient ?t? donn?es pour qu?une digue soit construite afin de juguler le d?versement des eaux dans les villages avoisinant le barrage de Maga. La r?cession de l??conomie camerounaise et l?aggravation des probl?mes s?curitaires li?s ? Boko Haram dans le Septentrion et la crise anglophone dans les r?gions du Nord et du Sud-Ouest, ont bouscul? les agendas en faisant observer une lenteur administrative dans la mise en oeuvre effective des diligences du chef de l??tat. A partir du mois de juin, les pr?visions m?t?orologiques de l?Observatoire Nationale sur les Changements Climatiques (ONAC) pr?venaient les hostilit?s de la nouvelle campagne agricole dans le Septentrion. Une des plus fortes densit?s pluviom?triques jamais enregistr?e ?tait annonc?e. L?intensit? des eaux et la r?currence des pluies du mois d?aout ont entrain? un gonflement des lits des rivi?res causant de graves catastrophes. Alors que l?une des missions fondamentales des Organisation Non Gouvernementales (ONG) pr?sentes dans la r?gion est d?apporter du r?confort aux personnes en d?tresse, la Croix-Rouge Camerounaise a imm?diatement pris le probl?me ? bras-le corps, pour soulager les communaut?s affect?es par ces inondations. Elle a rapidement d?ploy? ses ?quipes. Et les premiers secours ont rapidement ?t? port?s aux n?cessiteux. Il fallait d?abord ?vacuer et relocaliser les sinistr?s, et apr?s, construire une digue de r?tention d?eau. Ce d?ploiement trouve sa raison d??tre dans l?in?branlable d?termination de ses membres d?une part, l?altruisme et la g?n?rosit? des donateurs qui ne consentent aucun effort pour assister des individus en d?tresse d?autre part. Cet ?lan de c?ur a permis de sauver des vies, soulager les peines des sinistr?s et redonner du sourire aux personnes qui l?avaient perdues.

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Croix-Rouge Camerounaise (CRC): la promptitude dans l?urgente gestion des inondations dans le Mayo-Danay

Yagoua, base d?op?ration de la CRC depuis trois mois, suite aux cons?quences n?fastes des pluies diluviennes tomb?es dans cette partie du pays. Plus de 200.000 personnes directement affect?es, 11 cas de personnes d?c?d?es signal?s et environ 950 familles contraintes d?abandonner leurs habitations pour trouver refuge ailleurs. Face ? la situation, la Croix-Rouge Camerounaise, avec l?appui de la F?d?ration Internationale des Soci?t?s Nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a activ? le Disaster Relief Emergency Fund (DREF) pour une assistance financi?re ? plus de 600 m?nages sinistr?s dans le Mayo- Danay. Ce qui pourrait satisfaire plus de 4.800 personnes dans les communes affect?es par les inondations dans l?Extr?me ? Nord du pays. Un fonds d?urgence consistant de 421 471 CHF a donn? ? soutenir plus de 800 m?nages vuln?rables. Cette op?ration n?a ?t? possible qu?apr?s l??valuation rapide des besoins des victimes, la mise en place des comit?s communautaires pour le ciblage et la gestion des plaintes, l?organisation d?un atelier de production et de validationdes messages cl?s pour la sensibilisation des communaut?s visant ? ?tablir des listes de b?n?ficiaires ?ligibles. Le r?confort aux populations du Mayo-Danay n?est pas en reste. Ce qui t?moigne de son efficacit? ? impacter sur les m?faits soci?taux. Il y a cet apport cons?quent en mat?riels de couchage, vivresalimentaires et objets divers mis ? la disposition des sinistr?s install?s sur les sites de recasement am?nag?s par la Direction de la Protection Civile. Les efforts d?ploy?s par les volontaires de la Croix- Rouge Camerounaise dans le transport de l?aide sur plus de 1700 km sont salu?s par les autorit?s locales. L?organisation humanitaire a d?ploy? un important dispositif d?encadrement et de formation des volontaires. Pour sensibiliser les habitants sur les risques ? ?viter. L?efficiente collaboration des personnels de la Croix-Rouge Camerounaise avec les autorit?s locales, a permis de rendre performant le dispositif d?urgence mis en place. Ses interventions ?taient essentiellement adapt?es aux besoins sp?cifiques des victimes de ces inondations. La pr?sidente de la CRC?tait dans le Mayo ? Danay le mois dernier. A l?occasion Mme C?cile Akame Mfoumou a proc?d? ? une donation de kits NFI pour r?pondre efficacementaux inondations dans les communes de Kai-Kai et de V?l?. Avec le tact de son r?seau de volontaires, elle a mobilis?, d?s la survenue de cette catastrophe, d?importants moyens pour apporter les premiers secours aux victimes, assurer leurs transferts et leur garantir une assistance psychologique. Bobo Ousmanou

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C?est notre solidarit? qui nous permettra de vaincre le n?o-colonialisme

Amina Fofana, architecte malienne proche du M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques), ?tait pr?sente sur la cha?ne panafricaine ?Afrique Media?, le 28 octobre 2021. Quand je l?entendis dire que les jeunes maliens se rendraient ? Ouagadougou pour soutenir la manifestation de la jeunesse du Burkina le 30 octobre 2021, je me dis que l?Afrique avait commenc? ? r?aliser le v?u de Nkrumah: dans et par la solidarit?, b?tir une Afrique forte, libre et souveraine. La solidarit?, qui ?nous aide ? voir l?autre ? personne, peuple ou nation ? non comme un instrument quelconque dont on exploite ? peu de frais la capacit? de travail et la r?sistance physique pour l?abandonner quand il ne sert plus, mais comme notre semblable, une aide (cf. Gn 2, 18. 20), que l?on doit faire participer, ? parit? avec nous, au banquet de la vie auquel tous les hommes sont ?galement invit?s par Dieu? (Jean-Paul II, « Sollicitudo rei socialis », lettre encyclique, 30 d?cembre 1987, n. 39), certains pensaient que l?Afrique l?avait compl?tement perdue. Amina Fofana nous enseigne qu?il n?en est rien. L?activiste malienne veut marcher dans les pas de Modibo Ke?ta qui disait : ?Partout o? l?homme africain, l?homme tout court, ?tait asservi, bafou?, notre Parti n?a pas recherch? la criminelle m?diation ; c?est r?solument qu?il a port? aide ? nos fr?res opprim?s. Cette nettet? dans nos positions, cette constance et cette fid?lit?, nous ont valu (et ce sera notre bonheur) la confiance de tous les patriotes africains au combat qui, demain comme aujourd?hui, trouveront chez nous le constant soutien qu?ils sont en droit d?exiger des fr?res engag?s que nous sommes.? Je ne sais pas si Paul Kagame conna?t ce discours du premier pr?sident du Mali. Toujours est-il qu?il n?h?sita pas ? voler au secours du Mozambique o? la ville de Mocimboa da Praia, si?ge d?un m?gaprojet gazier, ?tait occup?e par les djihadistes depuis le 12 ao?t 2020. Un an plus tard, les terroristes ?taient chass?s de cette ville portuaire par les forces arm?es rwandaises dirig?es par le colonel Ronald Rwivanga. Ce sont 1000 soldats rwandais qui combattent actuellement dans le Cabo Delgado aux c?t?s de l?arm?e mozambicaine. L?arm?e rwandaise est ?galement pr?sente en Centrafrique. ? un journaliste qui voulait savoir pourquoi elle avait ?t? envoy?e dans ce pays d?Afrique centrale, Paul Kagame donna la r?ponse suivante : ?Compte tenu de notre propre exp?rience pendant le g?nocide, voir une telle situation se d?grader n?est pas acceptable. Il y a une force sur place qui est cens?e maintenir la paix, mais elle est pieds et poings li?s, comme au Rwanda. Si les forces rwandaises engag?es dans le cadre de notre accord bilat?ral n?avaient pas ?t? l?, les ?lections en Centrafrique n?auraient pas eu lieu.? C?est au nom de la solidarit? africaine que le num?ro un rwandais proposa son assistance ? ses homologues Filipe Nyusi (Mozambique) et Faustin-Archange Touad?ra (Centrafrique). Nul ne sait si le pr?sident rwandais viendra en aide ? d?autres pays africains confront?s au terrorisme. Une chose est certaine: ? le voir agir, on ne peut s?emp?cher de le comparer ? Modibo Ke?ta qui, le 30 mai 1962, s?adressait aux Sovi?tiques r?unis au Kremlin en ces termes: ? Le Mali ne saura consid?rer sa mission comme accomplie tant qu?un seul pouce du sol africain sera occup? par les colonialistes avides.? En ?crivant ce texte, je n?ai pas d?autre ambition que d?interpeller chaque Africain sur cette solidarit? beaucoup vant?e dans les discussions et discours mais peu visible sur le terrain. On peut reprocher beaucoup de choses ? Kagame, on peut ne pas ?tre d?accord avec le soutien militaire qu’il apporte aux rebelles du M23 ? l?Est de la R?publique D?mocratique du Congo, on peut et on doit condamner le vol des richesses de cette r?gion par son pays mais force est de reconna?tre qu?il agit plus qu?il ne bavarde, qu?il vit la solidarit? africaine, que celle-ci n?est pas un slogan creux chez lui. L?heure, ? mon humble avis, n?est plus aux discours sur les Africains qui seraient des ?tres ontologiquement solidaires pendant que les Occidentaux seraient d?affreux et ind?crottables individualistes.Il est temps que nous retrouvions la solidarit? des h?ros des ?ind?pendances? dont la devise ?tait : ?Le probl?me de l?un d?entre nous est le probl?me de tous. Si un leader africain est en difficult?, les autres doivent le soutenir, se mobiliser derri?re et pour lui. » La solidarit?, selon l?Alg?rien Ahmed Ben Bella, certains pays africains avaient essay? de la manifester ? l?endroit de Lumumba comme on peut le voir dans la d?claration suivante: ? Parall?lement ? l?action du ? Che ? [Ernesto Guevara], nous menions une autre action pour le sauvetage de la r?volution arm?e de l?Ouest du Za?re. En accord avec Nyerere, Nasser, Modibo Ke?ta, Nkrumah, Kenyatta et S?kou Tour?, l?Alg?rie apportait sa contribution en envoyant des armes via l??gypte ? travers un v?ritable pont a?rien, tandis que l?Ouganda et le Mali ?taient charg?s de fournir des cadres militaires. C?est au Caire, o? nous ?tions r?unis que nous avions con?u ce plan de sauvetage et nous commencions ? l?appliquer lorsqu?un appel d?sesp?r? nous fut adress? par les dirigeants de la lutte arm?e. Malheureusement, malgr? nos efforts, notre action intervint trop tard et cette r?volution fut noy?e dans le sang par les assassins de Patrice Lumumba.?Cette ?poque, o? la solidarit? des peuples dans leur lutte ?mancipatrice n??tait pas un vain mot, fut indiscutablement la plus belle de notre histoire.Pourquoi les dirigeants actuels en sont-ils incapables ? Pourquoi sont-ils min?s par la peur et le repli sur soi ? Pourquoi n?ont-ils pas la hargne et le courage de Modibo Ke?ta quand celui-ci apporta son aide aux nationalistes du Congo, au FLN alg?rien, aux mouvements de lib?ration en Angola, au Mozambique et en Guin?e-Bissau, aux militants anti-apartheid ? Dans un pays, lorsque les citoyens se mettent ensemble pour chasser le dictateur comme au Burkina Faso (le 31 octobre 2014) ou au Mali (le 18 ao?t 2020), cela n?est-il pas beau ?Aucune arm?e ne peut tenir face ? un peuple uni et d?termin? ? changer le

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