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Comp?tences en Anglais : ? l?international, les Camerounais paient cher leurs lacunes

Ils sont 60% ? reconna?tre qu’ils ont rat? une opportunit? professionnelle ? cause de leurs d?faillances dans la langue de Shakespeare. O? en sommes-nous exactement avec le niveau d?Anglais des Camerounais? Le barom?tre EF 2024 permet de faire un point circonstanci?. R?alis? par Education First (EF), sp?cialis? dans l’apprentissage des langues, il montre que le Cameroun se situe au 97e rang sur 116 pays not?s au niveau mondial. Dans le classement 2024 de l?indice de comp?tence en anglais en Afrique, le pays de Paul Biya pointe ? la 16? position sur 24 pays class?s. Pour r?aliser cette ?tude, pilot?e par Kate Bell, quelques 2,2 millions de personnes dans 113 pays ont ?t? soumises ? un test. L’?ge moyen des participants ?tait de 28 ans, pour 55% de femmes. Le score obtenu par le Cameroun (pays officiellement bilingue) le place dans une zone dite de ?comp?tence faible?. Loin des tr?s bonnes performances r?colt?es par des pays africains qui n?ont pas l?anglais pour langue officielle. C?est le cas de la Tunisie, du Maroc ou m?me encore de Madagascar. Toutefois, le rapport sur cet indice publi? par EF souligne que la comp?tence en anglais des Camerounais a connu une l?g?re augmentation compar?e au niveau de 2017. Ce rapport r?v?le aussi que la r?gion du Sud-Ouest est celle o? la comp?tence en anglais est la plus ?lev?e. De m?me, Douala arrive en t?te du classement des villes du pays. La situation est-elle pr?occupante?Oui, sans conteste. Selon Narcisse Edzoa, curriculum-adviser dans une structure locale sp?cialis?e dans l?immigration, ils sont 60% ? reconna?tre qu’ils ont rat? une opportunit? professionnelle ? cause d’un anglais d?faillant. L’?ventail de ces opportunit?s manqu?es est large: ce peut ?tre une promotion, un contrat, une expatriation, un poste de manager? 45 ans apr?s la r?unification (en 2005, lors du 3e Recensement G?n?ral de la Population et de l?Habitat (RGPH)), sur la population totale ?g?e de 15 ans et plus, seuls les 12% ?taient bilingues en fran?ais et en anglais. Le niveau d?illettrisme relativement aux deux langues officielles, repr?sentant les personnes qui ne peuvent lire ou ?crire ni le fran?ais ni l?anglais, s??levait ? 30% de la population portant ainsi ? 70% le pourcentage de camerounais devant encore apprendre la seconde langue. Cependant, le pourcentage de ceux qui peuvent lire ou ?crire exclusivement le fran?ais ou l?anglais s??l?ve ? 58% de la population totale. Les personnes monolingues (celles qui peuvent faire usage d?une langue officielle, mais pas de l?autre) s??l?ve ? 83% de la population camerounaise officiellement lettr?e. C?est dire qu?en 2005, 45 ans apr?s la r?unification, seul 1 camerounais lettr? sur 5 avait appris l?autre langue officielle. Et pourtant??L?enseignement de l?anglais aux ?l?ves francophones dans le premier cycle du secondaire g?n?ral dispose d?une charge horaire non n?gligeable: 4 heures hebdomadaires de cours d?anglais. C?est la m?me enveloppe horaire qui est allou?e au second cycle francophone des s?ries litt?raires. Elle est r?duite ? 2 heures par semaine dans les classes scientifiques et techniques?, explique Kimbeng Julius Neba. Selon cet inspecteur p?dagogique ? la retraite, ?les pratiques de classes d?anglais dans l?enseignement/apprentissage ne permettent pas v?ritablement aux ?l?ves d?exercer l?oral. On ne devrait donc pas s?attendre ? ce qu?ils communiquent couramment au sortir du lyc?e et m?me de l?universit??. Pourtant, chez les ?l?ves francophones, l?administration met tout en ?uvre pour int?resser ceux-ci ? l?apprentissage de l?anglais: on marque les absences aux cours qui sont sanctionn?es; on impose un coefficient tr?s ?lev? qui varie souvent entre 3 et 4; aucun ?l?ve francophone ne peut r?ussir ? un examen officiel comme le BEPC, le Probatoire ou le Baccalaur?at avec une note ?liminatoire de 05 sur 20 en anglais?. Bobo Ousmanou

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Encadrement de la Femme et de la jeune : FNUAP et Cie ? hauteurde la vision du Cameroun

A travers le huiti?me Programme qui engage les deux parties jusqu?en 2026, le Fonds des Nations unies pour la Population (Fnuap) met en sc?ne ses partenaires. A la repr?sentation du FNUAP au Cameroun ces derniers jours, c?est la mise en ?uvre du 8?me Programme de Coop?ration Cameroun-FNUAP (2022-2026) qui se taille une bonne part de l?actualit?. Dans le cadre de ladite mise en ?uvre, le FNUAP et ses partenaires d?ex?cution ?taient r?unis ? Douala la semaine derni?re. Au centre des ?changes: la planification des interventions pour l?ann?e 2025. Dans une communication faite la semaine derni?re, le FNUAP explique que cet agenda est adoss? au Plan Cadre de Coop?ration Cameroun-Nations-Unies (2022-2026) pour la r?alisation des Objectifs de D?veloppement Durable (2015-2030). Il est align? au Plan strat?gique du FNUAP (2022-2025) afin de contribuer ? la r?alisation des trois r?sultats transformateurs que sont: z?ro besoin non satisfait en planification familiale, z?ro d?c?s maternel ?vitable, z?ro violence bas?e sur le genre et pratiques culturelles n?fastes. Compte tenu du volume consid?rable des actions ? mener sur le terrain, une vingtaine de repr?sentants de pays donateurs, d’institutions internationales et du secteur priv? sont d?j? aux c?t?s du FNUAP. Il s?agit pr?cis?ment de l?Allemagne, la Chine, de la Banque Islamique de D?veloppement (BID), de la Banque africaine de d?veloppement et de l?Union Europ?enne. Le 8?me Programme de Coop?ration Cameroun-UNFPA (2022-2026) est dot? d?un budget de 61 millions de dollars pour les 5 ann?es de sa dur?e. 20 millions de dollars seront couverts par un financement r?gulier de UNFPA et le reste devra ?tre mobilis? tout au long de la p?riode de mise en ?uvre par la mise en ?uvre d?une strat?gie efficace et innovante de mobilisation de ressources y incluses les ressources nationales. Le Programme s’engage ? ?d’ici 2026, augmenter de dix pour cent la proportion des accouchements assist?s par du personnel de sant? qualifi? dans les r?gions cibl?es?, contribuant ainsi ? la r?duction des d?c?s maternels ?vitables. L’atteinte de cet engagement passe par la r?alisation de 5 produits interconnect?s relatifs ? la qualit? des soins et des services en mati?re de planification familiale et de sant? maternelle; l?autonomisation des adolescents et des jeunes; l??limination des in?galit?s de genre et des violences faites aux femmes et aux filles; l?acc?s aux donn?es sur les changements de population. Ongoung Zong Bella

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Notation du Cameroun: Fitch rating penche pour un B

L?agence am?ricaine de notation Fitch Rating a reconduit le 15 novembre 2024 la notation de cr?dit ?B? pour le Cameroun, avec une perspective. Ce qui de fait, marque une stagnation de la perception des risques au cr?dit que repr?sente le pays. Les experts de cette agence ?voquent ainsi des faiblesses dans la planification et l?ex?cution du budget, ainsi que dans la gestion de la dette, des retards dans les paiements du service de la dette; entre autres. Mais pour cette ?dition de la dette, la notation garde une connotation n?gative du fait principalement ? des risques politiques li?s ? d??ventuels probl?mes de succession et aux faiblesses structurelles de la gestion des finances publiques ; mises en ?vidence par une mauvaise gestion des liquidit?s, des retards de paiement de la dette ext?rieure et une accumulation d?arri?r?s int?rieurs?, souligne l?agence Fitch Rating. Sur le cas des tensions politiques, les pr?occupations de Fitch Rating portent sur le d?roulement de la prochaine ?lection pr?sidentielle ? l?horizon 2025. ?Le pr?sident Paul Biya, ?g? de 92 ans, au pouvoir depuis 1982, se pr?sentera probablement ? l’?lection pr?sidentielle pr?vue en octobre 2025. Les tensions sociales et politiques pourraient s’intensifier ? l’approche de l’?lection, augmentant ainsi les inqui?tudes sur la stabilit? politique du Cameroun, la continuit? politique et l’engagement en faveur des r?formes (qui sous-tendent le soutien bilat?ral). L?absence de plan de succession ainsi que les divisions et rivalit?s politiques au sein du parti au pouvoir exacerbent le risque d?une transition d?sordonn?e du pouvoir?, souligne l?agence am?ricaine. Celle-ci pr?voit cependant une croissance ?conomique mod?r?e de 3,7% dans le pays en 2024 contre 3,2% en 2023 ; du fait notamment de l?apport de l?agriculture, la construction, l?entr?e en service de nouvelles infrastructures. Louise Nsana

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?Economie du m?contentement? en Afrique: arr?t sur la question de fond

?En Afrique, l??conomie du m?contentement gagne du terrain?. Dans un article paru sur son site internet ce 20 novembre 2024, le quotidien le Monde propose de revenir sur le tr?s vaste mouvement de protestations et de revendications qui agite quelques pays africains ces derniers temps. Selon le journal fran?ais, ?les cons?quences de deux ans de crise inflationniste ?prix hauts, Etats surendett?s, aides en baisse? alimentent une col?re sociale de plus en plus forte sur le continent africain, une potentielle source de troubles politiques?. ?Cette col?re sourde et diffuse s?est amplifi?e ? tel point que, dans ses derni?res perspectives ?conomiques consacr?es ? l?Afrique subsaharienne, publi?es fin octobre, le Fonds mon?taire international (FMI) s?est inqui?t?, pour la premi?re fois, d?une mont?e de l??agitation sociale?, explique Le Monde. En poursuivant la lecture, l?on se persuade que le m?dia fran?ais trace son sillon dans ?un continent o? les d?penses sociales sont amput?es par le remboursement d?une dette de plus en plus co?teuse, et o? les hausses de prix se taillent dans le pouvoir d?achat et aggravent la malnutrition, les conditions de vie sont de plus en plus pr?caires?. En quelques mots, la situation se r?sume: sous la pression des m?contentements accumul?s, le couvercle de la marmite est en train de se soulever violemment dans les pays africains. Ce n?est pas tout. En mati?re de n?gociation sociale, nous sommes au bout d?un syst?me d?pass? qui produit davantage des d?saccords, des crispations aupr?s des peuples r?sign?s ? ne plus discuter que de compromis de gestion boiteux, faute de mieux. ?Economie du m?contentement?, l?expression finit alors par donner son nom ? ce qu?il faudrait appeler non pas une impasse, mais un mod?le social pris dans l?impasse. Ce constat n?est pas en soi une exag?ration. Il fait simplement part d?un mod?le social impos? aux Africains par le syst?me ?conomique international mis en place par une poign?e de pays dits industrialis?s, ? la merci desquels se trouvent la finance internationale. Quels que soient les mots pour le dire, il y a une mani?re de faire jouer la perfidie de ces pays dont les strat?gies d??criture du r?cit ?conomique mondial puisent dans le d?ni et l?oppression des peuples hors de leur cercle. Depuis toujours, ces pays ne font que renforcer un processus ant?rieur, en lui donnant des moyens suppl?mentaires de coercition et d?exploitation. S?il est d?sormais accept? que la violence structurelle de l?injustice ?conomique internationale se donne beaucoup plus ? voir en Afrique, il y a lieu de dire que la fronde sociale actuelle dans certains pays du continent ne sort pas du cadre de la question d?un processus mis en ?uvre depuis des lustres par quelques pays auto-proclam?s ?ma?tres du monde?. On nous reprochera peut-?tre de rester prisonniers d?un discours qui reproduit, par les concepts qu?il actionne, la pr?carisation ? l?infini des Africains. C?est la raison pour laquelle ces ?crits sonnent l?exigence de la revalorisation des Africains comme acteurs de l?Histoire. La question de fond est alors de refuser de faire des pays industrialis?s les seuls agents de cette Histoire. C?est d?abord un sentiment, difficilement transposable en paroles, et sans doute trop intime pour ?tre expos? publiquement sans embarras. D?une certaine fa?on, c?est ainsi que les choses se r?gleront. Nous, Africains, sommes des acteurs de l?Histoire et vous autres, tous les autres, serez simplement l? pour ?tudier ce que nous faisons! Jean-Ren? Meva?a Amougou

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? l??cole africaine de la d?fense populaire : les comit?s de vigilance dans la lutte contre Boko Haram dans l?Extr?me ? Nord du Cameroun

Par Docteur TOM, Expert des probl?mes de d?fense et de s?curit? dans le bassin du lac Tchad. A cette p?riode cruciale o? la lutte contre Boko Haram bat son plein dans le Bassin du Lac Tchad, l?Extr?me-Nord du Cameroun est de plus en plus marqu?e par une prolif?ration de factions et groupes terroristes. Les populations locales tentent, tant bien que mal, de s?adapter ? la menace. ? la survenue du ph?nom?ne en 2009, une r?ponse locale s?est imm?diatement mise en place pour limiter les d?g?ts imm?diats dans plusieurs villages frontaliers. Il faut avouer que depuis quelques ann?es, il ne se passe pas des jours sans qu?une incursion ou qu?une embuscade des combattants de Boko Haram ne cause de victimes. Si l?on s?en tient d?ailleurs aux r?centes donn?es de l?Armed Conflict Location and Even Data (ACLED), une organisation internationale ? but non lucratif, ind?pendante et impartiale qui collecte des donn?es sur les conflits violents et les manifestations dans tous les pays et territoires du monde, depuis 2020 la courbe annuelle des victimes de la secte va crescendo. On est pass? du simple au triple. De 307 villageois tu?s en 2020 ? 961 morts en 2024. Cette statistique ne prend en consid?ration que les incidents qui surviennent entre les mois de janvier ? septembre de chaque ann?e. ?La d?fense populaire au Cameroun?, un livre du g?n?ral Mahamat Ahmed Kotoko explore les dynamiques entre civils et militaires et l?importance de r??valuer ce mod?le face aux d?fis s?curitaires contemporains. Par d?fense populaire, on entend la dissuasion impliquant la participation active de la population, tant civile que militaire. La d?fense populaire est un syst?me qui vise ? renforcer la s?curit? nationale en int?grant les citoyens dans les questions de d?fense, tout en promouvant un sentiment de patriotisme et d?engagement collectif. A l?Extr?me-Nord du Cameroun, les groupes d?autod?fense qui interviennent dans la lutte contre Boko haram sont commun?ment appel?s ?Comit?s de Vigilance?. Plusieurs actes de bravoure leurs sont imputables. A titre d?illustration, un fait suscite notre attention. Dans la nuit du 17 au 18 juillet 2024, alors qu?il est 22 heures et 45 minutes, le village Mouzoua, pr?cis?ment le quartier Ziler, dans le d?partement du Mayo-Tsanaga, est attaqu? par des combattants de Boko Haram. Pr?venus la veille par les agents du Comit? de Vigilance dudit village, les populations avaient d?j? pris la peine de d?serter leurs cases. Cette nuit-l?, ils avaient tous dormis dans la brousse. A l?arriv?s des ravisseurs, aucun villageois n??tait pr?sent. Toutes les cases de ce quartier ont ?t? vandalis?es par les insurg?s. Des effets vestimentaires, des vivres alimentaires et divers objets ont ?t? emport?s. Mais le pire a ?t? ?vit? de justesse, puisqu?il n?y a pas eu de bilan humain. Veiller, alerter et renseigner, telles sont les missions qui sont assign?es ? ces agents des comit?s de vigilance pr?sents dans les villages recul?s. Localement bien renseign?s, ces hommes et femmes jouent un r?le d?terminant dans la lutte contre Boko Haram. Ils forment des mouvements collectifs de citoyens qui partagent l?objectif d?assurer la s?curit? et la protection au sein de leurs communaut?s sans revendiquer une certaine autonomie ou un quelconque programme insurrectionnel. C?est un important dispositif local qui soutient les Forces de D?fense et de S?curit? sur le terrain de la lutte contre Boko Haram. Ce sont des entit?s informelles sur lesquelles les autorit?s publiques camerounaises ont un droit de contr?le. Il faut admettre que malgr? le renforcement du dispositif s?curitaire dans la r?gion, les attaques de Boko Haram dans les zones recul?es, principalement ? la fronti?re avec le Nigeria et dans la zone du Lac Tchad sont r?currentes. ? l?Extr?me-Nord du Cameroun, elles ont principalement lieu dans les d?partements du Mayo-Sava, le Mayo-Tsanaga et le Logone-et-Chari. Ces circonscriptions administratives ont totalis? plus de 700 attaques de Boko Haram en 2023. Il ressort de nos observations qu?au cours de l?ann?e ?coul?e, plus de 300 personnes civiles ont ?t? tu?es et 400 autres bless?es. Environs 200 personnes ont ?t? victimes des prises d?otages. Plus de 500 personnes ont d? quitter les iles les plus recul?es du Lac Tchad pour trouver refuge ailleurs. Depuis 2013, l?Extr?me-Nord du Cameroun est la cible de l?organisation terroriste Boko haram. Les attaques se d?roulent la nuit et sont concentr?es sur les populations civiles. La situation s?curitaire est de plus en plus pr?caire. Aujourd?hui, Boko Haram repr?sente sans doute la menace la plus s?rieuse ? la s?curit? et ? la stabilit? de cette r?gion. Les autorit?s camerounaises, apr?s avoir pris la pleine mesure du danger, ont pris le risque de miser sur l?apport des populations autochtones afin de participer ? l??radication de la menace. Il faut admettre que les entrepreneurs du terrorisme, eux aussi, misent sur un soutien populaire pour faire asseoir leur autorit?. Le plus souvent ils concentrent leurs recrutements sur les populations autochtones. Ils sont friands d?individus qui maitrisent le terrain et les dialectes locaux. De Boko, ?cole (en haoussa) et de haram, interdit (en arabe), Boko Haram, mouvement insurrectionnel et terroriste, d?inspiration salafiste ? ses d?buts, est n? ? Maiduguri, au Nigeria, vers 2002 sous le nom de Jama?atu Ahlus Sunna Lid Da?awati Wal Jihad (JAS), traduction fran?aise de ?Groupe des Sunnites pour la Pr?dication et le Combat?. Sous la direction de Muhammad Yusuf, le mouvement a d?velopp? une id?ologie radicalisante visant ? r?former la soci?t? en rejetant les valeurs occidentales et en promouvant le recours aux valeurs islamiques. ? la mort de son fondateur, ses disciples sont pourchass?s. La branche extr?miste conduite par Abubakar Shekau s?installe dans la for?t de Sambisa et transforme la secte en une sanglante organisation terroriste. Elle multiplie des attentats suicides, des attaques de mosqu?es et de villages, des incendies d??difices religieux chr?tiens et d??coles formelles de type occidental, des enl?vements d??trangers, d??coliers, de villageois et d?autorit?s, avec un bilan humain effroyable qui en a fait l?une des organisations terroristes les plus meurtri?res au monde. En 2016, une scission divise les combattants de Boko Haram en partisan d?Abubakar Shekau et d?Al Barnawi, ce dernier sera par la suite reconnu par l??tat

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Douala : usine cherche espace ? Kendeck

Deux familles, dans cette localit? situ?e dans l?arrondissement de la Dibamba, d?partement de la Sanaga-maritime, r?gion du Littoral, se disputent un lopin de terre appel? ? accueillir les installations d?une manufacture. A l?origine, un litige foncier oppose la chefferie de Kendeck ? Bertrand Kamgo, propri?taire du chantier d?installation d?une usine. ?Le terrain, nous l?avons pratiquement depuis 15 ans. On y a effectu? des coutumes et il y avait une maison d?habitation. On s?est r?solu ? r?habiliter le site et ? l?am?nager ? d?autres fins. Mais, il se trouve que pendant l?ex?cution des travaux, il y a un certain monsieur qui est venu servir une convocation comme quoi le chef ordonne l?arr?t des travaux. On a essay? d?aborder le chef ? notre niveau, afin d?avoir les raisons de la sommation. Il s?est retrouv? qu?il ne nous a rien dit de concret. On a acquis le terrain ? partir d?une famille villageoise qui existe de ce c?t??, a expliqu? Panewe Tchinda, porte-parole de Bertrand Kamgo.Ici, la cohabitation entre les habitants et les ma?ons dudit chantier n?est pas des plus conviviale. Les voix se font entendre. ?On me dit qu?il y a un chantier qui est ouvert. Comme il ne vient pas me voir, j?ai ?crit une note pour ordonner l?arr?t des travaux?, rapporte sa majest? Joseph Hel?s Tedga, chef du village Kendeck. Apr?s cet ?clat de voix, le chef du village et deux jeunes charg?s de la s?curit? ont ?t? convoqu?s par les forces de maintien de l?ordre. ?Ils disent que mon fr?re et moi serons en garde ? vue, le chef est rentr? sous garant. Nous autres allons y rester. J?ai entendu parler d?une histoire d?argent, qu?ils viennent avec 1.500.000 FCFA quelque chose comme ?a. Nous lui avons dit que chef, vous nous appelez pour une convocation on veut r?pondre, et ?a devient la prison. Il m?avait lanc? une parole: quand le terrain veut te prendre tu crois que c?est le jeu, mais quand ?a te prend tu crois que c?est la sorcellerie?, raconte Jean Eric Ntogue, un jeune du village. Du c?t? de Bertrand Kamgo, on reconna?t avoir saisi les forces de maintien de l?ordre apr?s l?incident. ?A partir du moment o? on s?est rendu compte qu?il y avait des oppositions, on a interpell? les forces de l?ordre pour qu?elles viennent essayer de mettre la lumi?re l?-dessus. Et ? partir de l?, quand on a retenu deux sujets, cela veut dire que ces deux ?l?ments y ?taient pour quelque chose. Ce n?est pas nous qui faisons la loi?, a expliqu? le porte-parole de M. Kamgo. Bras de ferPour d?fier son challenger, le chef du village Kendeck a, lui aussi ? son tour, saisi plusieurs autorit?s comp?tentes ? savoir: le ministre des Affaires fonci?res, le gouverneur de la r?gion de Littoral, le pr?fet de la Sanaga maritime qui a brill? par son absence ? une concertation ordonn?e par le ministre des Affaires fonci?res avec document ? l?appui. Bertrand Kamgo, propri?taire de l?usine en construction, d?tient en effet un titre foncier num?ro 5454 sur cette parcelle de terrain. Un titre foncier contest? par le chef qui parle d?un terrain communautaire. ?Quand c?est non titr?, c?est pour le village, on appelle domaine national. Quand c?est libre c?est la communaut??, explique le chef du village Kendeck. En plus, le terrain, selon le chef de Kendeck, est bel et bien situ? dans son territoire au regard des limites des deux villages. ?C?est le chef de Missol? qui aurait fait ce titre foncier. Mais l?, on est ? Kendeck et non Missol?. La limite avec Kendeck et Missol?, c?est le cours d?eau qu?on appelle Missol?, comment il vient faire le travail chez moi ?? interroge sa majest? Hel?s Tedga. Le propri?taire du titre foncier accuse ?galement le chef du village Kendeck de tribalisme. Un argument que le village balay? d?un revers de la main, ? travers le t?moignage d?un ressortissant de l?Ouest qui est chef de bloc et notable de ladite chefferie. ?Il y a beaucoup de peuple venant de l?Ouest, du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et du Nord. Comme tu connais mieux cette culture-l?, je ne voudrais plus que certains probl?mes d?ordre culturel arrivent chez moi. Il est mieux que toi tu puisses g?rer ce secteur. C?est comme ?a qu?il me met sur ce dossier. Et en plus, je suis notable ? la chefferie?, indique Landry Kenmogne. Malgr? la barri?re en mat?riaux provisoires ?rig?e par le chef du village Kendeck, les travaux ne sont pas en arr?t dans ce chantier. Entre-temps, le village Kendeck par la voix de son chef a le regard tourn? vers la justice qui est appel?e ? remettre chacun dans son droit. Diane Kenfack

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Section camerounaise de UPF : un deuxi?me mandant pour Evelyne Mengue A Koung et son ?quipe

La pr?sidente ?lue entend travailler davantage en faveur des meilleures conditions de travail des journalistes pour une presse cr?dible. L?assembl?e g?n?rale ?lective de l?Union internationale de la presse francophone, section camerounaise, a pl?biscit?, le 22 novembre dernier ? Yaound?, la liste conduite par Evelyne Mengue A Koung ? la t?te de l?ex?cutif UPF- Cameroun. Un suffrage de 100% en pr?sence de Jean-Lambert Nang, repr?sentant du ministre de la Communication (Mincom), et de Thibaut Dalteroche, repr?sentant de l?ambassadeur de France au Cameroun.Pour la nouvelle ?lue l?che, le nouveau mandat de trois ans 2024 – 2027 est celui de l?action, car ?le bureau ?lu est celui de la revitalisation de l?association?. Le propos de l??lue du jour ? l??gard du bureau ex?cutif a pour encrage le bilan du dernier mandat. Et d?annoncer la poursuite de nombreux chantiers pour l?am?lioration du cadre de travail des journalistes. ?Nous allons poursuivre l??dification ou l?am?nagement de la maison de la presse. Nous allons essayer de mobiliser les ?nergies, qu?elles soient du priv? ou du gouvernement, pour que les conditions de travail et de vie des journalistes soient meilleures, qu?ils aient acc?s ? l?information, et des formations pour faire face aux fake news et aux les r?seaux sociaux. Nous allons essayer de g?rer bien ?galement cette d?perdition et ce d?faitisme qui animent les journaliste?, indique Evelyne Mengue ? Koung, pr?sidente de l?UPF-Cameroun. Elle dit vouloir ressusciter le r?ve radieux au m?tier de journalisme, ?face aux questions qui triturent l?esprit des aspirants ? la pratique du journalisme?. La pr?sidente rassure: ?cela est possible ? condition de baliser le terrain et que l?on ait une presse cr?dible, vivante, une presse qui fait r?ver et qui joue pleinement son r?le social?, souligne avec emphase et assurance Evelyne Mengue ? Koung. Ech?ances ?lectoralesJean-Lambert Nang, le repr?sentant du ministre du de la Communication, interpelle le nouveau bureau ex?cutif sur les d?fis ? venir, en l?occurrence la couverture m?diatique des futures ?ch?ances ?lectorales: pr?sidentielle, l?gislative et municipale. ?En ce moment marqu? par les fakes news, la d?sinformation, et la m?sinformation? Soyez les pionniers, les portes- drapeaux de la presse cr?dible qui rassemble, qui sait prendre le pouls des choses pour ?viter le pire, et qui pr?serve notre pays des mauvais assauts?. Et de continuer: ?les journalistes en cette p?riode aussi n?vralgique que sensible ne doivent pas se muer en prestidigitateur des informations, ils doivent rapporter les faits tels que v?cus et entendus?. Ainsi, ?l?UPF-Cameroun restera ? l?avant-garde de cette mission cardinale, elle pourra d?ailleurs compter sur le ministre de tutelle?, conclut le repr?sentant de Ren? Emmanuel Sadi. Andr? Gromyko Balla

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Mme C?cile Akame Mfoumou : ?Faire du Cameroun un mod?le de pr?paration et de r?silience en Afrique?

Extraits du discours de la Pr?sidente Nationale de la Croix -Rouge Camerounaise ? l?ouverture de l?atelier de Yaound?. ?Je tiens ici ? remercier nos partenaires strat?giques, notamment la F?d?ration Internationale, le Comit? International de la Croix-Rouge, la Croix-Rouge fran?aise, l?Agence Italienne de Coop?ration, la Croix-Rouge Belge, ainsi que toutes les autres d?l?gations pr?sentes ici aujourd?hui. Votre soutien constant et votre expertise enrichissent nos r?flexions et nos actions. Permettez-moi ?galement de mettre en lumi?re l?engagement de la Croix-Rouge Camerounaise, qui s?est toujours distingu?e par son leadership et son sens de l?innovation. En tant qu?h?te de cet atelier, notre soci?t? nationale s?inscrit dans une vision plus large: celle de faire du Cameroun un mod?le de pr?paration et de r?silience en Afrique. L?Afrique, malgr? ses d?fis, est une terre d?innovations. Des projets pilotes sur l?action anticipatoire, tels que les programmes de r?ponse aux inondations et aux s?cheresses, ont montr? des r?sultats prometteurs. Ces initiatives doivent ?tre amplifi?es, adapt?es et int?gr?es dans nos strat?gies globales.L?action anticipatoire est une entreprise collective. Aucun pays, aucune organisation ne peut relever seul les d?fis complexes auxquels ils font face. C?est pourquoi cette th?matique sur les actions anticipatoires rassemble des partenaires divers: des soci?t?s nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, des agences nationales et internationales, des repr?sentants gouvernementaux, et bien s?r, des experts techniques. Cette collaboration multisectorielle est notre meilleure chance de construire une r?ponse humanitaire robuste. Ensemble, nous pouvons mutualiser nos ressources pour des interventions mieux coordonn?es et plus efficaces; harmoniser nos m?thodologies, afin de garantir une coh?rence dans nos approches; plaider pour une prise en compte accrue de l?action anticipatoire dans les politiques publiques et les cadres institutionnels?.

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Gestion des catastrophes en Afrique francophone: agir en amont plut?t qu?en aval

L?action anticipatoire choisie comme module central d?un atelier r?gional de formation tenu ? Yaound? du 19 au 21 novembre 2024. Analyse, anticipation, prospective. Cela vaut aussi bien pour la recherche de type universitaire, que pour la gestion des catastrophes. Et parce qu?elles admettent toutes que la question est ?videmment de savoir ce qu?elles peuvent faire, individuellement et collectivement, les Soci?t?s Nationales africaines sont all?es ? l??cole de l?action pr?ventive. En bonne place, du beau monde: Mme C?cile Akame Mfoumou (Pr?sidente Nationale de la Croix -Rouge Camerounaise) aux c?t?s de laquelle pouvaient ?tre rep?r?s d?autres gros bonnets de l?action humanitaire, notamment le Chef de D?l?gation de la F?d?ration Internationale des Soci?t?s de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) Cluster Afrique Centrale, le Pr?sident de la Croix-Rouge Centrafricaine et du Repr?sentant de la Croix-Rouge de Belgique. En rapport avec l?Afrique francophone, l?atelier de Yaound? a mis en ?vidence les liens quasiment indissociables entre l?anticipation et la notion m?me de gestion. L?id?e ma?tresse enseign?e aux participants tient pr?cis?ment sur la gestion pr?visionnelle et structur?e des catastrophes. Pour le dire simplement, Mme C?cile Akame Mfoumou s?appuie sur du concret. ?L?Afrique est un Continent d?opportunit?s, mais aussi de d?fis multiples?: les crises humanitaires li?es aux changements climatiques, aux conflits, aux pand?mies et aux d?placements de populations ne cessent de s?intensifier. Ces derni?res ann?es, nous avons ?t? t?moins des cons?quences d?vastatrices des catastrophes qui auraient pu ?tre att?nu?es par une meilleure anticipation. Nous savons que la pr?vention est non seulement plus efficace, mais aussi plus ?thique?: elle sauve des vies, r?duit les co?ts et pr?serve la dignit? des communaut?s affect?es?, d?clare la Pr?sidente Nationale de la Croix -Rouge Camerounaise. Selon cette derni?re, ?l?action anticipatoire est une r?ponse plus rapide, plus efficace, et plus digne qui permet d?agir avant l’apparition d’un choc pr?visible pour sauvegarder des vies et des moyens de subsistance, ainsi que pour r?duire les souffrances, les pertes et les dommages humains. Etant donn? la disponibilit? grandissante des informations sur les risques et les pr?visions, il existe un consensus croissant selon lequel il est inacceptable de continuer d?attendre que les dangers affectent les communaut?s au lieu d’agir avant que les besoins humanitaires ne se manifestent. De plus, comme les besoins humanitaires d?passent les financements disponibles, l?action anticipatoire peut aider ? rendre les financements humanitaires disponibles plus avant en s’attaquant aux risques, avant qu’ils ne se mat?rialisent enfin en situations d’urgence ? grande ?chelle?. Pr?alablesEt pour la mettre en ?uvre, il faut premi?rement exploiter pleinement les technologies ?mergentes, notamment les donn?es satellitaires, les mod?les de pr?vision climatique et les plateformes de gestion de risques. ?Ces outils sont indispensables pour d?clencher des actions pr?coces bas?es sur des donn?es fiables?, explique Mme C?cile Akame Mfoumou. Deuxi?mement, il faut renforcer les capacit?s locales en formant des acteurs communautaires qui connaissent mieux les dynamiques locales et peuvent mobiliser les populations en amont des crises. Enfin, il est important d?institutionnaliser des m?canismes de financement pr?ventifs, car la disponibilit? rapide de fonds est cruciale pour traduire les alertes en actions concr?tes. Face aux participants, la pr?sidente de la CRC ne manque pas de r?sumer la le?on: ?Une action anticipatoire cherche ? r?duire l?impact n?gatif des catastrophes en fournissant une assistance aux populations avant qu?une catastrophe pr?vue ne se produise. Les catastrophes sont souvent pr?visibles, et la science utilis?e pour les pr?voir est de plus en plus fiable. Via une utilisation efficace des pr?visions, des analyses des risques et des syst?mes d?alertes pr?coces, il est maintenant possible de mettre en ?uvre les actions et les financements requis pour agir avant qu?une catastrophe ne survienne et nous en sommes capables en Afrique francophone?. Bobo Ousmanou

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Cameroun : les voies de sortie des t?n?bres coloniales

Lettre de r?forme ? Son Excellence, Monsieur Paul BIYA Monsieur le Pr?sident National du RDPCMoi, Babissakana, n? le 4 mars 1965 ? Bongando, village mythique du Canton Elip, Arrondissement de Bokito, D?partement du Mbam et Inoubou, Ing?nieur Financier, La?c Spiritain Associ?, j?ai l?honneur de vous adresser la pr?sente lettre de r?forme en ma qualit? de modeste citoyen camerounais, pauvre serviteur du Cr?ateur du ciel et de la terre. En cette matin?e du 6 novembre 2024, lors de la pri?re matinale de ma famille, l?Esprit Saint de Dieu m?interpelle en m?indiquant de vous ?crire sur l?avenir du peuple de Dieu ?tabli au Cameroun. J?ai donc investi 17 jours de travail pour ?crire la pr?sente lettre. En cette veille de l??lection pr?sidentielle au Cameroun en 2025, la question de l?avenir du pays est au centre des pr?occupations des citoyens et des autres parties prenantes nationales, continentales et internationales. Quelles innovations, quels programmes, quelles performances et quelle place pour le Cameroun dans le contexte de la vision de l?Union Africaine qui est de devenir ? l?horizon 2063 une Afrique int?gr?e, prosp?re et pacifique, dirig?e par ses propres citoyens et repr?sentant une force dynamique dans l?ar?ne internationale ? Dans ce contexte, la pr?sente lettre de r?forme est un appel au Patriarche Politique Senior que vous ?tes ? passer la main, le plus t?t possible, ? une autre Signature du RDPC pour porter l?offre de gouvernement de cette entreprise politique en position dominante, mais qui a un grand besoin de renouvellement de son leadership. Cette r?forme peut d?senclaver, d?cloisonner et dynamiser le march? politique national pour une concurrence saine et loyale ? m?me de faciliter l?acc?s ? cette haute charge publique visant la satisfaction des besoins et des attentes politiques, ?conomiques, sociales et environnementales des camerounais. La lettre est structur?e en trois points : (i) le constat d??chec de la vision du Cameroun ? l?horizon 2035 ; (ii) l?urgence d?une nouvelle vision ? l?horizon de l?agenda de l?Union Africaine et (iii) l?imp?rieuse n?cessit? d?un nouveau leadership politique fort, innovant et r?formateur.Constat d??chec d?un Cameroun, Nouveau Pays industrialis? ? l?horizon 2035 La trajectoire des performances ?conomiques et sociales du Cameroun pour les quinze derni?res ann?es et les perspectives ? moyen terme au rythme actuel, nous indiquent l?impossibilit? math?matique et statistique de r?aliser l?ambition de devenir un nouveau pays industrialis? (un pays ? revenue interm?diaire) ? l?horizon de 2035. En utilisant les donn?es publi?es par la Banque Mondiale, en 2008, notre PIB par habitant ?tait de 1 476 $US courants. En 2023, le PIB/habitant n??tait que de 1 674 $US soit une hausse minable de 198$US ou 13,41% en 15 ans, c?est-?-dire une croissance moyenne annuelle de 0,9% qui est largement inf?rieure ? la croissance de d?mographique annuelle pas loin de 3%. En 2023, le PIB/habitant des pays ? revenu interm?diaire ?tait de 6 267 $US avec 2 414 $US pour la tranche inf?rieure. Il est donc clair qu?au rythme actuel et pr?visible, l??cart de croissance du PIB par rapport ? la tranche int?rieure ?tant de 740 $US, il faut une cinquantaine d?ann?es pour y parvenir. Quatre (4) principaux facteurs peuvent justifier ce cercle vicieux auto-entretenu de contre-performances ?conomiques structurelles. 1.1. Le renoncement ? b?tir un l?Etat-Industriel et cr?ateur de prosp?rit? partag?eLe niveau d?industrialisation du Cameroun reste en quasi-stagnation depuis plus de 12 ans en r?f?rence notamment ? l?ann?e 2010. Quatre (4) indicateurs usuels de la performance industrielle ?labor?s par l?ONUDI peuvent ?tre utilis?s pour confirmer ce constat amer. (i) La part de la valeur ajout?e manufacturi?re dans le PIB du Cameroun est pass?e de 15,1% en 2010 ? 14,08% en 2015 et ? 15,7% en 2021. (ii) La valeur ajout?e manufacturi?re par habitant est pass?e de 172 $US en 2010 ? 184 $US en 2015 et ? 213$US en 2021. (iii) La part des exportations manufactur?es dans les exportations totales est pass?e de 32,80% en 2010 ? 26,25% en 2015 et ? 24,70% en 2020. (iv) Les exportations manufactur?es par habitant sont pass?es de 62$US en 2010 ? 46$US en 2015. Cette contreperformance industrielle du Cameroun peut, en l?occurrence, ?tre illustr?e par quatre (4) entreprises industrielles publiques pour lesquelles l?Etat du Cameroun s?illustre comme un actionnaire majoritaire d?faillant : (i) l?ALUCAM contr?l?e ? 94% par l?Etat n?arrive pas ? d?ployer son plan d?investissement avec son projet d?extension de 100 000 ? 300 000 tonnes ; (ii) le CNIC contr?l? ? 99,51% par l?Etat n?arrive pas ? mettre en ?uvre son plan strat?gique d?investissement et ? achever le projet de Yard P?trolier de Limb? ; (iii) la CICAM contr?l?e ? 100% par l?Etat s?illustre par un plan de restructuration devenu un serpent de mer et (iv) la SONARA contr?l?e ? 96% par l?Etat dont l?outil industriel s?est effondr? en 2019, est devenue ? ce jour un simple marketeur de produits p?troliers. L?industrie reste le principal levier de comp?titivit? et de prosp?rit? des pays. La comp?titivit? d?un pays ?tant d?finie comme son aptitude ? atteindre durablement un niveau ?lev? de PIB par habitant, celle-ci reste d?termin?e principalement par les progr?s r?alis?s par son secteur industriel. Les Etats industrialis?s de la plan?te ne le sont principalement que par leur capacit? ? offrir aux populations ou m?nages des biens et services de plus en plus ?labor?s, c?est-?-dire ? fort contenu d?intelligence ou de science pour satisfaire leurs besoins. Au regard des faibles performances constat?es, vous avez de fait renonc? ? b?tir un Etat-industriel, seul capable de porter et de stimuler la prosp?rit? et de la partager entre ses citoyens.1.2. La pr?f?rence pour un Etat d?pensier et protecteur de scandales financiers Comme le retrace le tableau ci-apr?s tir? des lois de finances, le choix de la pr?f?rence des d?penses courantes en comparaison aux d?penses d?investissement est le reflet de la pr?dominance d?un Etat d?pensier, non-?conome, ayant un train de vie anormalement ?lev?, et offrant paradoxalement des services public ? un grand nombre de citoyens pauvres (10,1 millions en 2022). Ainsi, le budget d?investissement public est pass? de 25,9% du budget total en 2009 ? seulement 18% en 2022 et ?

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