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La foi n’est pas un business

Au Cameroun, pendant que Mgr Jean Mbarga (Yaound?) invitait ses compatriotes ? prendre leurs responsabilit?s en octobre 2025, mois de la prochaine ?lection pr?sidentielle, les ?v?ques de Douala, Yagoua et Ngaound?r? faisaient clairement savoir que Paul Biya a mal g?r? le pays pendant 42 ans et qu’il ne devrait pas briguer un ?ni?me mandat. Paul Atanga Nji (ministre de l’Int?rieur), Ferdinand Ngoh Ngoh (secr?taire g?n?ral de la Pr?sidence) et Ren? Emmanuel Sadi (porte-parole du gouvernement), qui font partie des griots et adorateurs de Biya, ne tard?rent pas ? r?agir. Pour eux, le gouvernement doit faire preuve de fermet? ? l??gard de ces « frondeurs » car, croient-ils, les hommes d??glise doivent, non pas se m?ler de la politique, mais se limiter ? prier pour le pays et ses habitants. Quand on pense aux nombreux eccl?siastiques que ce r?gime a d?j? ?limin?s (Mgr Yves Plumey, Engelbert Mveng, S?urs Marie Germaine et Marie L?one, Mgr Jean-Marie Beno?t Bala, Joseph Mbassi, Anthony Fontegh, Alexander Sob, Christophe Komla Badjougou, entre autres), on peut craindre pour la vie de Mgr Samuel Kleda, Barth?lemy Yaouda et Emmanuel Abbo mais que peut faire ce r?gime qu’il n?a d?j? fait contre l??glise catholique? Par ailleurs, les pr?lats, qui ont os? jeter un pav? dans la mare, connaissent trop bien le conseil du Nazar?en dans Mt 10, 28 (« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais qui ne peuvent pas tuer l??me ») pour se laisser intimider facilement par un r?gime dont la hi?rarchie catholique, hormis Christian Tumi et Paul Verzekov, a tard? ? condamner les crimes et pratiques mafieuses. Enfin, les tueurs de ce pouvoir m?diocre et assassin ne devraient jamais oublier que eux aussi mourront un jour et qu?ils feront face ? Celui qui a le pouvoir de jeter dans la g?henne. Pour l’heure, il importe de leur dire que leur interpr?tation de la fameuse phrase de J?sus (« Rendez ? C?sar ce qui est ? C?sar et ? Dieu ce qui est ? Dieu ») est fausse. Car, si l?on admet que C?sar a ?t? cr?? par Dieu, il est tout ? fait normal que ceux qui servent ce Dieu de v?rit? et de justice portent un jugement sur la mani?re dont la Cit? est g?r?e par C?sar. J?sus n?a-t-il pas fouett? et chass? les gens qui avaient transform? le temple en un lieu de trafic (Mt 21, 12-13)?Les politiciens, qui veulent enfermer le pr?tre dans la sacristie, que disent-ils des hommes de Dieu, qui mangent ? leurs tables, b?nissent leurs maisons, voitures et mariages ou encouragent un troisi?me ou un quatri?me mandat? Ceux-l? ne font-ils pas de la politique? Ne sont-ils pas bl?mables? Je serais curieux de conna?tre la r?action du Vatican ? la prise de position des trois ?v?ques camerounais. En C?te d’Ivoire, pour avoir dit des choses vraies ? l?occasion du 20?me anniversaire de la mort d’Houphou?t, Mgr Marcellin Kouadio fut mut? par le Vatican de Yamoussoukro ? Daloa, sans que les ?v?ques de C?te d?Ivoire ne l?vent le petit doigt, comme s’il ?tait interdit ? un ?v?que de dire la v?rit?. L?an dernier, lorsque le m?me Marcellin Kouadio exposa les tares, mensonges et crimes du r?gime Ouattara et qu’il fut copieusement insult? par des militants du RDR, il ne fut soutenu publiquement ni par les la?cs ni par les clercs, ce que je trouve honteux et indigne. Tout se passe comme si ?tre chr?tien dans notre pays se limitait ? porter le pagne catholique, ? avoir de belles messes, ? prier, ? je?ner, ? b?tir grottes, presbyt?res et ?glises, ? faire des retraites, etc.Pourquoi J?sus dont nous nous r?clamons, a-t-il ?t? tu?? Passa-t-il son temps ? construire des b?timents ou ? racketter les foules ? travers des qu?tes multiples? Je soutiens totalement les 3 ?v?ques camerounais qui se sont dress?s contre le r?gime de Biya et je souhaite que d?autres leur embo?tent le pas le plus t?t possible. Car la foi n?est pas un business mais un engagement qui peut vous co?ter la vie. Jean-Claude Dj?r?k?

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?mis ? 702 000 exemplaires, le timbre Lucie Randoin pr?pare son empreinte pour la prochaine Exposition universelle

? Sauver des vies ?, ? Connecter des vies ? et ? Transformer des vies ? seront les trois th?mes d?velopp?es ? l?Exposition universelle d?Osaka (Japon), ville portuaire o? l?on mange ? jusqu?? la ruine ?. La nutritionniste Lucie Randoin peut laisser y l?guer une double empreinte, d?abord au pavillon des femmes pour encourager d’autres pays ? ?mettre un timbre ? sa m?moire mais aussi au pavillon France, immersif symbole de l?hymne ? l?amour. Un langage universel pour d?clarer l?amour des sciences comme une flamme porteuse d?espoir pour le monde de demain ? L’organisation de l’Exposition universelle d’Osaka Kansai 2025 co?ncide avec l’ann?e d’?mission en France du timbre-poste ? l’effigie de Lucie Randoin. C’est l’occasion d’encourager d’autres pays ? ?mettre un timbre en m?moire des travaux de Lucie Randoin (farine de manioc de Madagascar, plasma de Quinton, algues et min?raux marins, morue, sel et autres richesses de l’oc?an…).  En Asie, Hong-Kong et Macao ont manifest? leur int?r?t au sujet d’un timbre-poste Lucie Randoin. Une demande de conception d?un timbre-poste a aussi ?t? transmise au Stamp Advisory Committee de Singapour : la cit?-?tat importe plus de 90 % de ses aliments et a pour ambition de renforcer sa capacit? ? produire 30 % des besoins nutritionnels localement d?ici ? 2030. Un objectif qui aurait ?t? dans la droite ligne des recherches men?es par Lucie Randoin.  ? Parvenir ? l’?galit? des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles ? est un socle transversal ? tous les Objectifs du d?veloppement durable (ODD). L’agenda des ODD est l’occasion de de revenir sur la place des femmes dans les Expositions universelles, depuis le premier « Woman »s building »? l’occasion de l’Exposition universelle de Chicago de 1893.  Lors de l’Exposition universelle de Duba? 2020, un pavillon des femmes s’est attach? ? dresser un panorama des contributions des femmes dans la soci?t?. Les figures f?minines, leurs voix singuli?res, sont encore largement invisibilis?es, rappelait Sandrine Le Feur, pr?sidente de la commission d?veloppement durable de l?Assembl?e nationale dans sa question ?crite au gouvernement intitul?e : ? Mettre en valeur les femmes scientifiques et Lucie Randoin ? l’Expo Osaka 2025 ? (Journal Officiel du 15 octobre 2024, page 5402). Sur le mod?le du pavillon des femmes, il semble opportun qu’Osaka Expo 2025 valorise les femmes de science, dont la personne de Lucie Randoin.  Une telle initiative contribuerait ? f?d?rer le plus grand nombre autour de grandes actions de partage des savoirs scientifiques et culturels de l’humanit? et ? donner des mod?les inspirants aux jeunes g?n?rations. C’est le cas de Lucie Randoin, premi?re femme biologiste ? avoir enseign? ? l’Acad?mie de m?decine de Paris et la premi?re apr?s Marie Curie. Elle a ?t? l’une des plus grandes sp?cialistes de la nutrition et a ?uvr? ? l?acc?l?ration de fili?res agro-alimentaires ? la pointe de l?innovation, comme les industries Probiomer fond?es par l?horloger inventeur Th?ophile Lognon? et  enrichies intellectuellement par ses deux fils Xavier et Pierre Eug?ne Lognon?. Les travaux de Lucie Randoin sur les min?raux marins, le calcium organique vivant, la recherche en nutrition-sant? font date. Son h?ritage scientifique a contribu? ? ?tablir l’importance primordiale d’une alimentation naturelle et ?quilibr?e pour la sant?. On lui doit par exemple beaucoup sur l?identification des vitamines, la cr?ation des fondamentaux de la di?t?tique et la cr?ation de la profession de di?t?ticien, les premi?res grandes ?tudes nationales sur la nutrition des fran?ais et les premi?res campagnes de sensibilisation. Quelle ambassadrice des sciences offrira de nouvelles passerelles-tremplin pour partager fraternellement les savoirs culturels et scientifiques de l?humanit? ?  Le pavillon des femmes d’Osaka Expo 2025 est une vitrine id?ale pour souligner que l?expression cr?ative des femmes peut modifier les comportements, et qu?une invention peut changer le cours de l?histoire.  Rappelons que la journ?e internationale des droits des femmes c?l?br?e le 8 mars de chaque ann?e est une comm?moration inscrite ? l’agenda des Nations unies depuis 1945, ann?e o? Eleanor Roosevelt a adress? une « lettre ouverte aux femmes du monde entier », les exhortant ? s’impliquer dans les affaires locales mais aussi internationales.  La philat?lie peut rendre ? travers le monde des grands services, aussi bien d’ailleurs en th?orie qu’en croquis ou plans. Presque tous les pays du monde ont honor? leurs grandes personnalit?s par de nombreuses figurines. Les grandes structures revivent sur les timbres.  La conception d’un timbre-poste repr?sente bel et bien un « avatar philat?lique » pour faire voyager la m?moire de Lucie Randoin dans l’espace et dans le temps.  Kevin LOGNON?

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Gabon : le corps diplomatique demande au pr?sident de respecter le calendrier ?lectoral de la transition

Le corps diplomatique accr?dit? au Gabon a exig? jeudi au Palais R?novation de Libreville que le chef de l’Etat transitoire respecte le calendrier ?lectoral de la transition au Gabon. Ambassadeur de la R?publique d?mocratique du Congo et doyen du corps diplomatique au Gabon, Fran?ois Luambo Siongo, a demand? jeudi, lors de la c?r?monie de pr?sentation des v?ux au pr?sident gabonais de la transition, le g?n?ral Brice Clotaire Oligui Nguema, de respecter les diff?rentes ?tapes de la transition. « Le corps diplomatique observe avec attention le d?roulement de la transition et reste disponible pour consolider et promouvoir la confiance entre le peuple gabonais et les institutions », a-t-il d?clar?. « Nous souhaitons que 2025 soit une ann?e de paix et le corps diplomatique souhaite accompagner pour sortir de la transition », a soulign? le diplomate dans son message de v?ux diffus? sur Radio Gabon et Gabon Premi?re, les cha?nes nationales du pays. Le pr?sident de la transition gabonaise a promis le 31 d?cembre 2024, dans ses v?ux ? la nation, des ?lections libres et transparentes pour marquer la fin de la transition pr?vue en ao?t 2025. LIBREVILLE, 9 janvier (Xinhua)

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Tchad : 18 assaillants et deux militaires tu?s dans l’attaque contre la pr?sidence (procureur)

Le procureur de la R?publique pr?s le tribunal de grande instance de N’Djam?na, Oumar Mahamat Kedelaye, a annonc? jeudi que 18 assaillants et deux militaires avaient ?t? tu?s dans l’attaque survenue mercredi soir dans la capitale tchadienne. Vers 19H45, 24 personnes arm?es ? bord d’un v?hicule ont simul? une panne de leur v?hicule et en ont profit? pour attaquer les gardes en faction devant le portail de la pr?sidence de la R?publique, a-t-il dit lors d’un point de presse, en ajoutant qu’ils avaient tu? deux militaires et gri?vement bless? cinq autres, avant de tenter de s’introduire dans l’enceinte de l’institution. En r?plique ? cette attaque, 18 assaillants ont ?t? « neutralis?s » par les forces de d?fense et de s?curit?, a indiqu? M. Kedelaye, en pr?cisant par ailleurs que six assaillants bless?s avaient ?t? admis ? l’h?pital pour y ?tre soign?s. Selon le procureur, il s’agit d’actes d’une extr?me gravit? au regard de la loi p?nale, citant les chefs d’assassinat, de coups et blessures volontaires, de tentative d’atteinte ? l’ordre constitutionnel, d’atteinte aux institutions de l’Etat, ? la s?ret? de l’Etat, de complot contre l’Etat et de participation ? un mouvement insurrectionnel. Des enqu?tes sont d?j? ouvertes pour rechercher et identifier tous les instigateurs, les auteurs, les coauteurs et complices de ces actes, puis proc?der ? leur arrestation afin que la loi s’applique ? eux dans toute sa rigueur, a martel? M. Kedelaye. N’DJAMENA, 9 janvier (Xinhua)

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Cameroun : deux terroristes et un civil tu?s dans une attaque de Boko Haram

Deux terroristes et un civil ont ?t? tu?s lors d’une attaque attribu?e au groupe Boko Haram jeudi matin dans la r?gion de l’Extr?me-Nord du Cameroun, ont rapport? des sources s?curitaires locales. Deux autres habitants ont ?t? gri?vement bless?s et ?vacu?s d’urgence vers un h?pital pour recevoir des soins. Les forces de s?curit? ont r?cup?r? deux armes sur les assaillants, selon les m?mes sources. L’incident s’est produit dans la localit? de Yala Yalta, situ?e dans l’arrondissement de Mora du d?partement du Mayo-Sava, ? proximit? de la fronti?re nig?riane. Cette zone reste une cible fr?quente des incursions du groupe terroriste. En r?ponse ? cette attaque, les forces de s?curit? ont intensifi? leurs patrouilles dans la r?gion afin de pr?venir d’?ventuelles nouvelles incursions. Depuis 2014, l’Extr?me-Nord du Cameroun est r?guli?rement confront? aux attaques de Boko Haram, qui op?re ?galement dans les zones frontali?res du Nigeria, provoquant des pertes humaines et des d?placements massifs de populations. YAOUNDE, 9 janvier (Xinhua)

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Cameroun : trois morts dans d’une op?ration antidrogue dans la r?gion du Nord-Ouest

Trois personnes ont ?t? tu?es et plusieurs autres gravement bless?es mardi soir lors d’une intervention des forces de s?curit? dans un point de vente de drogue dans la r?gion du Nord-Ouest, selon des sources concordantes. L’intervention s’est produite mardi aux environs de 20H00 ? Old Town, un quartier situ? dans le deuxi?me arrondissement de Bamenda, selon des t?moins locaux. Les forces de s?curit? ont lanc? l’op?ration apr?s avoir re?u des renseignements signalant la pr?sence d’un s?paratiste suspect dans le quartier. Ce dernier aurait ?t? aper?u dans le point de vente en question, o? il se serait rendu pour acheter de la drogue, selon la m?me source. Face ? une tentative de fuite des suspects, les forces de s?curit? ont ouvert le feu sur le b?timent, causant la mort de trois personnes et blessant plusieurs autres. Par ailleurs, plusieurs arrestations ont ?t? effectu?es pour permettre la poursuite des enqu?tes. YAOUNDE, 8 janvier (Xinhua)

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Tchad : situation « totalement ma?tris?e » apr?s des coups de feu pr?s de la pr?sidence, selon le ministre des AE

Le ministre tchadien des Affaires ?trang?res, Abderaman Koulamallah, a annonc? mercredi soir que la situation s?curitaire ?tait ma?tris?e apr?s que des coups de feu ont ?t? signal?s ? proximit? de la pr?sidence. « Je suis actuellement ? la pr?sidence de la R?publique o? la situation est totalement ma?tris?e. Il n’y a aucune crainte. Il n’y a rien de grave », a d?clar? M. Koulamallah dans une vid?o publi?e sur Facebook, ajoutant que les d?tails sur l’incident seront communiqu?s plus tard. Les m?dias locaux ont rapport? que des militants du groupe terroriste Boko Haram ont tent? de mener une attaque pr?s de la pr?sidence, mais ont ?t? repouss?s par les arm?es tchadiennes. N’DJAMENA, 8 janvier (Xinhua)

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Concours CAMES : ?preuve de patience impos?e au Cameroun

Des sources contact?es par Int?gration sont formelles: des concertations ont eu lieu r?cemment au cabinet du Pr Souleymane Konat?, Secr?taire g?n?ral du Conseil Africain et Malgache pour l?Enseignement Sup?rieur (CAMES), concernant les certificats de prise de service douteux pr?sent?s par les candidats camerounais pour le concours d?agr?gation en m?decine de 2024. Il n?est pas exclu que cette question soit inscrite ? l?ordre du jour du prochain Conseil des ministres. Les d?cisions qui en d?couleront seront celles qui seront appliqu?es?, souffle un proche du dossier. ?Il est ?galement possible que des sanctions soient appliqu?es contre le Cameroun, l??tat ayant au moins une responsabilit? partielle. ?Le pays a pris l?option de r?viser les certificats de prise de service des candidats sans les notifier?, apprend-on.Concernant les sanctions ? l?encontre des candidats impliqu?s, ces derniers risquent d??tre interdits de concours pendant deux ann?es suppl?mentaires. Cette id?e est envisag?e dans le cadre de la politique d?assainissement initi?e par l?ancien secr?taire g?n?ral du CAMES. Quoi qu?il en soit, les enjeux sont ?normes pour le CAMES. L?institution compte d?fendre sa cr?dibilit? dans ce scandale qui ?clabousse son ?tiquette. ?Il s?est dit beaucoup de contrev?rit?s dans les m?dias camerounais, portant atteinte ? l?institution et laissant croire que le CAMES n?est pas s?rieux?, d?plore-t-on au CAMES. Cette situation pourrait encore compliquer la situation du pays. Cependant, cette proposition ne fait pas l?unanimit? au sein du CAMES. Certains estiment qu?une telle sanction serait injuste pour ces candidats, qui ne devraient pas ?tre p?nalis?s pour des manquements dont ils ne sont pas directement responsables. C?est un fait, le Cameroun est sorti dernier dans un concours africain destin? ? consacrer des sp?cialistes dans le magist?re sublime d?agr?g?, professeur, ?rudits des soins m?dicaux. Un fait qu?explique Jo?l Meyolo le chef de la division de la recherche et de la coop?ration universitaires au Minist?re de l?enseignement sup?rieur (MINESUP). ?Tel que les choses sont pr?sent?es, on a comme l?impression que le Cameroun a 17 candidats qui ont pass? toutes les ?preuves au CAMES et qu?au bout de ces ?preuves, 13 ont ?chou?. Or les Camerounais n?ont pas pass? les ?preuves. Je dis bien ceci, 17 Camerounais ont fait acte de candidature valid?e par le CAMES?, avait-il expliqu? sur la cha?ne de t?l?vision priv?e Vision 4 le 17 novembre 2024. Ongoung Zong Bella

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Douanes camerounaises La ?cr?me? du crime d?couverte en Europe

Sur le vieux continent, les d?membrements de cette administration strat?gique brillent par des pratiques peu orthodoxes. Ce n?est d?cid?ment pas un spectacle pour des ?mes sensibles. En date du 9 d?cembre 2024, S.E. Andr? Magnus Ekoumou, ambassadeur du Cameroun en France, a ?crit au ministre des Finances (MINFI), Louis Paul Motaze. Au centre de la missive du diplomate, une indignation: ?de nombreux hommes d?affaires bas?s en France et ayant des entreprises au Cameroun n?arrivent plus ? acheminer leurs marchandises vers l?Europe, et notamment la France, en raison de la corruption rampante dans les services de douanes au Cameroun?. Selon S.E. Andr? Magnus Ekoumou, outre le calvaire d?cri? par les concessionnaires dans le processus de d?douanement des marchandises, il y a ?galement des trafics illicites de marchandises op?r?s ? ciel ouvert, dans lesquels on observe que les implications directes des agents de douane sont l?gions. En marquant son soutien aux bonnes pratiques administratives, ? la facilitation des op?rations douani?res, ? la r?duction des d?lais, suivi-?valuation des performances ajout?es aux bonnes pratiques ?thiques, l?ambassadeur du Cameroun en France termine son courrier par une proposition: la mise en place d?un guichet unique en vue d?une augmentation des recettes douani?res et meilleure s?curisation de ces revenus. Sch?ma?Nous sommes l? face ? un d?ficit d’int?grit? qui fait penser que les mesures de facilitation des ?changes dans le cadre des contr?les douaniers au Cameroun adopt?es par l?Etat sont jet?es aux oubliettes?, peste un diplomate. Tenu, selon lui, par le ?droit de r?serve?, il d?crit un sch?ma ubuesque mis en place par des gabelous camerounais dans un pays europ?en. ?L?une des contraintes majeures des op?rateurs ?conomiques est la complexit? des proc?dures de d?douanement. Cette complexit? est observ?e g?n?ralement dans le cadre des contr?les imm?diats dans la mesure o? ces derniers exigent de franchir toutes ?tapes avant la sortie des marchandises de la zone sous douane. En effet, la proc?dure de v?rification imm?diate part du contr?le documentaire de la d?claration en d?tail jusqu?? l?enl?vement des marchandises en passant par des v?rifications physiques. L?exigence du franchissement de toutes ces ?tapes n?est pas favorable ? la facilitation des ?changes car elle peut ?tre source de rallongement des d?lais et des co?ts de transaction?, r?v?le-t-il. Dans un autre d?veloppement, l?homme ?voque une ?application fausse de la Circulaire n?010/MINFI DGD du 17 septembre 2008?. A l?en croire, ce texte d?finit clairement les contr?les diff?r?s. ?Selon la r?glementation en vigueur, ces contr?les consistent en l?examen au vu de leurs pi?ces jointes, apr?s mainlev?e des marchandises. Ils ont pour but de s?assurer de la bonne application du tarif et de la r?glementation et consistent ? proc?der sur place (dans les locaux de la douane) aux contr?les qui n?ont pas ?t? effectu?s aux bureaux ou bien ? r?examiner des d?clarations d?j? contr?l?es. Or, lorsque vous abordez un bureau de douanes ? l??tranger, en Europe notamment, ces contr?les diff?r?s consistent en une op?ration de racket des usagers?, d?nonce-t-il ? A ?couter, ce qui est dit ici n?est pas ?loign? des relev?s de terrain dress?s par le poste de liaison de la D?l?gation G?n?rale ? la Suret? Nationale, pr?s d?Interpol de la ville de Lyon (France) cit?s par S.E. Andr? Magnus Ekoumou dans sa lettre au MINFI. BOBO OUSMANOU

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Recommandations d?apr?s-Sommet : les g?nies g?nants de la non-application

Ceux qui suivent au plus pr?s les discours, et ceux qui tiennent des documents d?archives estiment que les d?cideurs et les experts de la sous-r?gion sont vitamin?s au non-respect des d?cisions arr?t?es au plus haut niveau. Place aux mauvaises nouvelles: d?apr?s EIU (Economist Intelligence Unit), 28 pays africains, dont au moins 3 d’Afrique centrale seront encore scotch?s dans des programmes de r?formes structurelles plus ou moins impos?s par le Fonds Mon?taire International (FMI) en 2025. ? en croire EIU, ces mauvais ?l?ves seront encore englu?s dans des affres macro?conomiques tels que la persistance d?une inflation ?lev?e, dop?e principalement par la volatilit? des cours des mati?res premi?res et les secousses dans les cha?nes d?approvisionnement, les p?rils g?opolitiques r?gionaux ou internationaux, le risque d?agitation sociale et les contrecoups du changement climatique. Autre mauvaise nouvelle: une fois de plus, Yaound? vient d’?tre le th??tre d’un sommet des chefs d’?tat de la sous-r?gion. Comme celui de d?cembre 2016, celui du 16 d?cembre dernier s’est d?roul? au c?ur d’une p?riode ?conomique d?sign?e par de nombreux experts comme l’une des plus troubl?es des 50 derni?res ann?es. Selon nos sources, lors du dernier sommet extraordinaire des chefs d’?tat tenu ? Yaound?, apr?s avoir clairement identifi? les r?formes n?cessaires et arr?t? des recommandations, il a ?t? tr?s difficile de les imposer ? quelques hauts responsables des d?l?gations pr?sentes. La t?che a ?t? d?autant plus complexe qu?il a fallu conjuguer diplomatie conventionnelle et diplomatie souterraine, apprend-on de sources bien inform?es.Et pourtant? ?Ce sommet s’est d?roul? dans un contexte qui, non seulement suscite des attentes, mais qui incite les dirigeants des pays de la CEMAC ? pr?ciser dans leur communiqu? que:  » le niveau des r?serves de change, pass? de 2,3 mois en 2016 ? 4,6 mois en 2023 d?importations des biens et services, connait depuis 2024 une tendance baissi?re. En outre, les perspectives des cours des mati?res premi?res et du commerce international s?annoncent d?favorables. Ainsi, de nouveaux efforts collectifs et concert?s s?av?rent n?cessaires pour am?liorer substantiellement le cadre macro?conomique de la sous- r?gion, notamment en acc?l?rant la diversification ?conomique et la consolidation des finances publiques?, d?crit Dr Hugues Nkontchou.Dans l’urgence donc, des mesures ont ?t? effectivement prises, afin de r?former l’architecture financi?re sous r?gionale et de mettre en place une strat?gie efficace de relance de l’?conomie des pays. ?Mais, la m?canique fonctionne toujours ? rebours des urgences?, d?plore Mansar Abdoulaye. ?? chaque occasion, les chefs d’?tat arrivent ? une entente substantielle, avec des mesures pr?cises, un consensus sur les mesures ? adopter pour lutter contre la crise et faire en sorte que les effets n?fastes de celle-ci ne se reproduisent plus. Mais que constate-t-on bien apr?s ? Des gens qui tra?nent les pieds ou qui se donnent des outils pour demeurer dans le cercle vicieux de la r?cession?, postule l’?conomiste tchadien approch? par Int?gration.En tentant de juger la situation, Cl?ment Belinbanga, ?conomiste centrafricain, y r?pond automatiquement. ?Dans toute la zone CEMAC, les gouvernements s?attachent, ? travers des recommandations ronflantes, ? r?aliser des r?formes structurelles pour renforcer la croissance, l?emploi et les finances publiques. Or, les progr?s sont in?gaux d?un pays et d?un secteur ? l?autre. Cela tient notamment ? certains arbitrages arrim?s ? des objectifs non ?conomiques?, explique-t-il. Suivant le m?me raisonnement, Pr Alexis Mabiyat, congolais ancien fonctionnaire ? la Commission de la CEMAC, pointe ?des diff?rences du point de vue de l?intensit?, de la port?e et du calendrier de mise en ?uvre des recommandations qui, pour la plupart, refl?tent des contraintes?. ?Et du coup, ajoute-t-il, il se r?v?le toujours difficile de mettre en ?uvre un consensus politique n?cessaire en faveur des r?formes?.Pour beaucoup, il y a une situation de d?part. ?Les pr?f?rences des pays et l??volution g?opolitique du monde influent sans doute sur la faisabilit? et le calendrier de mise en ?uvre des recommandations d’apr?s sommet des chefs d’?tat ou conseil des ministres dans les diff?rents pays de la CEMAC. ?Mais, il faut souligner que ces difficult?s se conjuguent souvent au stade de l?adoption, g?n?rant parfois le d?ploiement d’une diplomatie souterraine tr?s intense?, r?v?le une source ayant pris part ? plusieurs sommets et r?unions de haut niveau ? la CEMAC. Et pourquoi ?Le plus souvent, soufflent d’autres sources de premi?re main, c?est le d?calage entre le co?t r?el ou per?u des r?formes et leurs avantages qui suscite l?opposition. Fr?quemment, murmure-t-on dans des c?nacles avis?s, les r?formes sugg?r?es dans les recommandations semblent avoir un co?t tr?s visible essentiellement pour certains pays bien identifiables qui ne sentent pas imm?diatement leurs avantages. ?En g?n?ral, lors des discussions, les experts enr?l?s par ces pays-l? inoculent ? leurs dirigeants le sentiment d??tre les perdants des r?formes, soit parce qu?elles leur suppriment certains avantages, soit parce qu?elles se traduisent par un co?t transitoire?, fait remarquer Gr?ce Koulaza Djoi, experte centrafricaine des questions d’int?gration sous r?gionale. Pour elle, les obstacles politiques ? la mise en ?uvre des recommandations des sommets des chefs d’?tat sont de plusieurs ordres. ?Dans certains cas, les objectifs d?efficience ?conomique se heurtent ? l?attachement aux politiques en vigueur dans certains pays de la CEMAC vis?s par une recommandation. Quelques fois, l’on observe que les recommandations qui influent sur les politiques locales ne peuvent ?tre ma?tris?es par les pouvoirs publics qui estiment qu’elles entra?neraient un co?t collat?ral non souhaitable. Parfois, la crainte d?une remise en cause de ces valeurs suscite (en interne) l?opposition de groupes qui ne sont pas directement concern?s par le changement de politique. Ces pr?occupations sont particuli?rement vives lorsque la strat?gie de r?forme doit modifier les r?gimes des avantages divers. Ceux qui sont charg?s de l’impl?mentation des recommandations font donc expr?s d’oublier qu’une crise, comme celle qui a fait son lit en zone CEMAC, devrait affaiblir l?opposition aux r?formes en faisant clairement appara?tre que les politiques mises en ?uvre jusqu?alors ne sont pas viables; et qu?une profonde r?cession ouvre des possibilit?s de r?forme pouvant servir ? concevoir une sortie de crise qui sera r?ussie?, explique Gr?ce Koulaza Djoi.

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