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S?rie sur les h?ros africains Julius Nyerere, l?enseignant et le politique

Il savait remettre ? sa place quiconque osait le d?fier. Ainsi, en 1979, il contribua au renversement d?Idi Amin Dada qui, une ann?e plus t?t, avait occup? une partie du territoire tanzanien. En 1985, il quitte le pouvoir, de son propre chef, parce qu?il a compris que nul n?est indispensable et qu?il faut partir quand on a atteint ses limites pour permettre ? d?autres de servir le pays avec leurs id?es et m?thodes. Au cours de ses ?tudes ? Makerere College, universit? situ?e dans la capitale de l?Ouganda (1943-1945), il s?int?resse ? la politique et n?a qu?un r?ve : contribuer, avec d?autres ?tudiants nationalistes, ? la lib?ration de son pays colonis? par les Britanniques. Le certificat d?enseignement en poche, il retourne au Tanganyika pour enseigner. ? l??cole catholique de Tabora, il ouvre une branche de l?African Association (AA), association pour la protection sociale fond?e en 1929. Rapidement, il met cette association au service de la conqu?te de l?ind?pendance du Tanganyika et du panafricanisme. De 1949 ? 1952, il retourne sur les bancs de l??cole pour pr?parer une ma?trise en ?conomie politique et en histoire ? l?Universit? d??dimbourg (?cosse). Pendant son s?jour ?cossais, il milite dans Fabian Colonial Bureau, un mouvement socialiste et anticolonial bas? ? Londres, et suit attentivement la lutte des ressortissants de la Gold Coast pour l?autonomie. Mais la prise de conscience politique ne lui semble pas aussi avanc?e dans son pays qu?au Kenya o? les Mau-Mau se sont soulev?s contre la colonisation britannique. Il prend alors la direction de la Tanganyika African Association (TAA) en avril 1953. Cette association devient en juillet 1954 l?Union nationale africaine du Tanganyika (TANU en anglais), un parti politique qui pr?ne l?ind?pendance dans la non-violence. L?ann?e suivante, Nyerere abandonne l?enseignement pour s?engager pleinement en politique. Au nom de la TANU, il prendra la parole devant le Conseil de tutelle des Nations Unies successivement en 1955 et en 1956. En 1958, la TANU participe aux ?lections l?gislatives mais conteste la tricherie des Britanniques. Aux ?lections l?gislatives d?ao?t 1960, la TANU obtient 70 des 71 si?ges au Parlement. Le Tanganyika acc?de ? l?ind?pendance le 9 d?cembre 1961. Une ann?e apr?s, Nyerere est ?lu pr?sident de la nouvelle R?publique du Tanganyika. La fusion avec l??tat de Zanzibar donnera naissance ? la R?publique de Tanzanie, le 29 octobre 1964. Nyerere a gouvern? en adoptant le swahili comme langue nationale dans l?administration et dans les ?coles, en assurant l?alphab?tisation de masse et l??cole gratuite pour tous, en s?inspirant du style traditionnel pour la prise de d?cision qui consiste ? organiser plusieurs r?unions au cours desquelles chacun a la possibilit? de s’exprimer avant que le groupe ne parvienne ? un consensus, en soutenant les mouvements qui combattaient le colonialisme (l?ANC, la ZANU, le FRELIMO, le MPLA, la SWAPO), en accueillant les Lumumbistes du Congo, des Ghan?ens proches de Nkrumah apr?s la chute de ce dernier, en cr?ant avec les pr?sidents ougandais et Kenyan la communaut? d?Afrique de l?Est. Nyerere n??tait pas repli? sur son pays. Il souffrait quand un autre pays africain ?tait confront? ? des difficult?s. Pourquoi ? Parce que, chez lui, nationalisme et panafricanisme allaient de pair mais aussi parce qu?il croyait que ?sans unit?, les peuples d?Afrique n?ont pas de futur, sauf comme perp?tuelles et faibles victimes de l?imp?rialisme et de l?exploitation?. Il savait remettre ? sa place quiconque osait le d?fier. Ainsi, en 1979, il contribua au renversement d?Idi Amin Dada qui, une ann?e plus t?t, avait occup? une partie du territoire tanzanien. En 1985, il quitte le pouvoir, de son propre chef, parce qu?il a compris que nul n?est indispensable et qu?il faut partir quand on a atteint ses limites pour permettre ? d?autres de servir le pays avec leurs id?es et m?thodes. Avec l?Ujamaa, vocable swahili qui peut se traduire par ?famille? ou ?communaut??, Nyerere voulait instaurer une soci?t? solidaire, ?galitaire, autonome (self-reliant) et comptant sur ses propres moyens ou forces pour se d?velopper. L?Ujamaa ?tait l??l?ment central de la D?claration d?Arusha adopt?e en f?vrier 1967.  Le premier pr?sident n??tait pas un catholique b?ni-oui-oui? Non seulement il ?tait en mesure d?interpeller la hi?rarchie catholique de son pays mais il ne tournait pas autour du pot quand il s?adressait ? elle. Le 16 octobre 1970, il pronon?a une importante conf?rence devant les religieuses de Maryknoll de New York. Il convient de se r?f?rer ? cette conf?rence pour conna?tre sa position sur la mission de l??glise catholique en Afrique. Pour lui, l??glise a ?t? ?tablie pour servir l?homme. Telle est aussi la conception du Concile Vatican II (1962-1965) qui pr?sente l??glise comme ?un moyen de l?union intime avec Dieu? (cf. ?Lumen gentium?, n. 1). Si l??glise n?est pas une fin en elle-m?me mais un moyen au service de l?homme et de sa dignit?, alors elle doit, selon Julius Nyerere, ?combattre toute organisation ou structure ?conomique, sociale ou politique qui opprime les hommes?. Il aurait donc appr?ci? la prise de position de Mgr Michel Russo. En octobre 2012, l?ancien ?v?que de Doba avait critiqu? la mauvaise gestion du p?trole tchadien par le gouvernement, une critique qui amena le dictateur Idriss D?by ? l?expulser, quelques jours plus tard. Il aurait applaudi les propos tenus d?but janvier 2018 par le cardinal Laurent Monsengwo contre le refus de Joseph Kabila de partir apr?s ses deux mandats ? la t?te du pays : ?Il est temps que les m?diocres d?gagent et que r?gnent en RDC la paix et la justice !? Nyerere, qui voulait que l??glise ne soit pas passive devant l?injustice et le crime, se serait r?joui d?apprendre que l?archev?que de N?Djamena, Mgr Edmond Djitangar, ?tait parmi les marcheurs qui protestaient pacifiquement, le 15 f?vrier 2022, contre la tuerie de Sandana. Nyerere disait aussi que l??glise doit s?occuper de toute la personne (se soucier des ?mes est aussi important que lutter contre les structures qui affament et avilissent les corps), ce que Paul VI a appel? le ?d?veloppement int?gral (cf. ?Populorum progressio?, lettre encyclique, 26 mars 1967). Pour cet homme, qui fut un des p?res fondateurs de

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La RDC agit?e par l’assaut des rebelles dans l’est et des manifestations ? Kinshasa (PAPIER GENERAL)

Les tensions demeurent vives mardi matin en R?publique d?mocratique du Congo (RDC), alors que les assauts de la r?bellion se poursuivent dans la grande ville de l’est, Goma, et que des manifestations civiles se sont invit?es dans la capitale, Kinshasa. Apr?s une nuit relativement calme, les hostilit?s ont repris ? Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu et hub urbain r?gional attaqu? depuis dimanche soir par la r?bellion du Mouvement du 23 mars (M23). Des sources locales ont d?clar? ? Xinhua que des combats intenses se d?roulent depuis la matin?e entre l’arm?e congolaise et la r?bellion pr?s de l’a?roport, un point strat?gique autrefois tomb? aux mains des rebelles. A Kinshasa, la ville s’est de son c?t? r?veill?e dans l’agitation, alors que la soci?t? civile a d?cr?t? une « ville morte » et que la population se mobilise pour protester contre l’inaction de la communaut? internationale envers les violences ? Goma. Des manifestants ?taient visibles sur les principales art?res de la capitale, ralentissant la circulation et bloquant les activit?s commerciales tout en br?lant des pneus et en scandant des slogans devant les ambassades des Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, ainsi que le si?ge de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Depuis dimanche soir, de violentes hostilit?s ont ?t? signal?es dans toute la ville de Goma, qui abrite environ un million d’habitants et plus de 700.000 d?plac?s vivant en p?riph?rie dans des conditions d?j? d?sastreuses. Le pr?sident de la RDC, F?lix Tshisekedi, s’appr?te ? s’adresser ? la nation ? la lumi?re de la crise humanitaire et des avanc?es significatives r?alis?es par la r?bellion dans l’est du pays, a annonc? Vital Kamerhe, pr?sident de l’Assembl?e nationale, sans pr?ciser l’heure exacte du discours du chef de l’Etat ? la nation. L’arm?e uruguayenne, qui contribue ? la MONUSCO, a d?clar? t?t mardi que les factions bellig?rantes avaient conclu un accord de cessez-le-feu facilit? par la mission onusienne. Cet accord entrera en vigueur « ? 19H00 heure locale, pour une cessation compl?te des hostilit?s ». Cependant, ni le gouvernement de la RDC ni la MONUSCO n’ont publi? de d?claration concernant ce cessez-le-feu. Des sources locales ont indiqu? ? Xinhua que depuis lundi matin, les combats se sont intensifi?s dans plusieurs quartiers de Goma, notamment dans des zones proches de la fronti?re rwandaise. « Des zones de combat actives se sont ?tendues ? tous les quartiers de la ville », a dit lundi Bruno Lemarquis, envoy? adjoint des Nations Unies et responsable humanitaire en chef en RDC, lors d’une conf?rence de presse. La situation ? Goma continue « d’?voluer rapidement », a-t-il ajout?. Dans son dernier communiqu? publi? t?t lundi, le M23 a annonc? que « la lib?ration de la ville est compl?te » et que « la situation est sous contr?le ». Selon des sources au sein de la MONUSCO, le groupe rebelle a pris lundi le contr?le de plusieurs installations cl?s, notamment de l’a?roport, du port sur le lac Kivu et d’une base locale de l’arm?e congolaise. M. Kamerhe avait assur? lundi soir que l’arm?e congolaise continuait ? « tenir certaines positions dans la ville de Goma ». Jean-Pierre Lacroix, secr?taire g?n?ral adjoint de l’ONU aux op?rations de maintien de la paix, a reconnu lundi soir que la capacit? des casques bleus, qui ont d? chercher abri, ?tait limit?e et que « la situation sur le terrain reste ?videmment volatile et dangereuse ». Il a d?crit les d?fis humanitaires comme redoutables. Selon lui, « il est certain que les risques d’une catastrophe humanitaire de grande ampleur sont tr?s ?lev?s. Nous voulons ?galement ?viter le risque d’une guerre g?n?ralis?e ». Le chef des op?rations de maintien de la paix a rappel? que trois casques bleus avaient ?t? tu?s, deux Sud-Africains et un Uruguayen, et que 12 autres avaient ?t? bless?s. KINSHASA, 28 janvier (Xinhua)

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RDC : plusieurs ambassades endommag?es au milieu de la « ville morte »

Plusieurs ambassades ? Kinshasa, capitale de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), ont ?t? endommag?es, m?me incendi?es et pill?es au milieu de manifestations massives de la population locale ? travers la ville contre l’inaction de la communaut? internationale face ? l’assaut de la r?bellion et ? la violence dans la partie est du pays, a observ? Xinhua sur place. A Kinshasa, o? la population s’est mobilis?e pour protester contre la violence ? Goma et l’inaction de la communaut? internationale, la ville s’est r?veill?e en ?moi alors que la soci?t? civile a d?clar? une campagne « ville morte ». Des manifestants ont ?t? vus sur les principales art?res de la ville, ralentissant la circulation et bloquant les activit?s commerciales tout en br?lant des pneus et en scandant des slogans devant les ambassades des Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, ainsi que devant le si?ge de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO). Une partie de l’ext?rieur de l’ambassade de France a ?t? incendi?e par les protestants. Des d?tonations ont ?t? entendues dans les quartiers o? se trouvent l’ambassade du Rwanda et le service consulaire des Etats-Unis, a constat? un journaliste de Xinhua. Aucune communication n’a ?t? fournie par les autorit?s locales. Mardi matin, apr?s une nuit relativement calme, les hostilit?s ont repris ? Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu et centre urbain r?gional, sous attaque depuis dimanche soir par la r?bellion du Mouvement du 23 mars (M23). KINSHASA, 28 janvier (Xinhua)

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L?esp?rance n?est pas passive

? l?entr?e de l?enfer, Dante avait grav? la formule suivante : »Vous qui entrez ici, abandonnez toute esp?rance. » De nombreux jeunes quittent chaque jour le continent, parfois au p?ril de leur vie, parce qu’ils ont fini par consid?rer ce continent comme l?enfer sur terre. J?ai eu l’occasion de rencontrer 5 d?entre eux, ce samedi 25 janvier 2025. Leur avocat voulait que je fasse un travail de traduction pour eux. Originaires de Guin?e, ils avaient travers? la Turquie, le Nicaragua, le Guatemala, le Honduras, le Mexique et Texas. Ils avaient ?t? bastonn?s et tortur?s en prison. Leurs r?cits me rappelaient ce que j’avais entendu en juillet 1986 quand je visitais le tristement c?l?bre camp Boiro de Conakry. Bref, Diallo et les autres avaient fui la mort. Ces jeunes esp?rent trouver aux ?tats-Unis ce qui manque chez eux: la libert? d?opinion, d’expression et de circulation, du travail pour se prendre en charge et envoyer quelque chose aux parents. S?ils esp?rent trouver une vie meilleure dans le pays de Donald Trump, cela signifie que, pour l?homme, renoncer ? l?esp?rance est quelque chose de difficile, que vivre sans espoir ?quivaudrait ? vivre dans « un monde irrespirable » (Andr? Malraux).Mais qu’en est-il des jeunes qui sont rest?s sur le continent? Si on veut reprendre la question d?Emmanuel Kant dans « La critique de la raison pure », on peut se demander ce qui leur est permis d?esp?rer. Ces jeunes diablement dipl?m?s ont toujours esp?r? que les politiciens qui ne se souviennent d’eux qu?? l?approche des ?lections construiraient pour eux des h?pitaux o? ils peuvent se soigner, des ?coles ?quip?es de biblioth?ques, de salles de classe, de laboratoires et de wifi, des routes r?guli?rement entretenues, qu’on leur permettrait de travailler. Ils avaient aussi cru ? des ?lections justes et transparentes, au respect de la Constitution qui n?autorise pas plus de deux mandats mais ils n?ont vu aucune de ces choses. Malgr? tout, ils gardent espoir. Comme Abraham qui, esp?rant contre toute esp?rance, crut » (Rm 4,18), ils continuent d?esp?rer en un avenir meilleur. Mieux encore, ils sont persuad?s que l?esp?rance ne trompe pas (Rm 5,5). Faut-il les bl?mer pour cette esp?rance t?tue? Non. Il faut simplement leur dire qu?une h?r?sie de l?esp?rance est le qui?tisme qui est l?attitude de ceux qui se d?sint?ressent de ce qu’il faut accomplir pour recevoir le salut. On trouve ce qui?tisme m?me chez des chr?tiens. Or l?esp?rance chr?tienne exige que l?homme m?ne le combat de la charit? et de la justice dans la Cit? terrestre. En d?autres mots, l?esp?rance en la cit? c?leste, loin d??tre d?mobilisatrice, devrait ?tre un stimulant pour l?action humaine dans la Cit? terrestre. Je reprends ici une lumineuse id?e du th?ologien fran?ais Bernard Sesbou? dans « Christus », no 206, avril 2005.Si esp?rer en Dieu signifie refuser de se bouger ou attendre que le Cr?ateur fasse les choses ? notre place, alors nous risquons de donner raison ? Chamfort, qui au XVIIIe si?cle pr?sentait l?esp?rance comme « un charlatan qui nous trompe sans cesse ». Dans « Spes non confundit », la bulle du jubil? de 2025, c’est ? juste titre que Fran?ois affirme que « se mettre en marche est la caract?ristique de celui qui va ? la recherche du sens de la vie ». C’?tait d?j? la position de l?Allemand Ernst Bloch: la vraie esp?rance n?est pas une attente passive mais pousse ? agir. Et est venu le temps d’agir ensemble et avec intelligence contre ceux qui, en confisquant nos libert?s et les fruits de la croissance, sont en train d?hypoth?quer l?avenir de nos pays. Jean-Claude Dj?r?k?

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Intelligence artificielle (IA): une strat?gie nationale annonc?e

Elle vise ? maximiser l?utilisation de cette technologie ? travers le Cameroun. Le Cameroun, pionnier de l?innovation d?ici quelques ann?es. C?est l?une des lignes de la feuille de route 2025 pour le secteur des postes, t?l?communications et technologies de l’information et de la communication (TIC). Faisant suite ? cette vision, le minist?re des Postes et t?l?communications (Minpostel) annonce l??laboration d?une strat?gie nationale de l?IA. L?un des objectifs majeurs assign?s ? la strat?gie concerne l’am?lioration du niveau de comp?tences global de la nation camerounaise en mati?re d’IA. ? court et moyen terme, apprend-on de sources cr?dibles au Minpostel, il sera donc question de former en data science et dans d’autres disciplines li?es ? l’IA, puis de d?ployer, des femmes et hommes capables de d?velopper des solutions d’intelligence artificielle pertinentes pour divers secteurs d’activit?. Construire une industrie nationale de l?IA ? l?horizon 2030Pour cela, depuis d?but ao?t dernier, un appel ? manifestation d?int?r?t visant ? mettre en place des p?les d?excellence pour la formation et la recherche a ?t? lanc?. Au Minpostel, l?on indique que cette d?marche a pour ambition de structurer les communaut?s de recherche autour de d?fis scientifiques stimulants et de faire ?merger des technologies de rupture b?n?ficiant ? l?ensemble des acteurs camerounais du domaine. La finalit? ultime est de b?tir un ?cosyst?me capable d?une part de favoriser une utilisation large de l?IA au niveau national et, d?autre part, de cr?er les conditions pour le d?veloppement, d?ici 2030, d?une industrie nationale de l?IA, en encourageant la cr?ation et le d?veloppement de startups et d?entreprises innovantes, avec le soutien des investissements nationaux et internationaux. Cet ?cosyst?me devrait favoriser le d?veloppement des produits et services potentiellement exportables, en veillant ? assurer une utilisation ?thique et responsable de l?IA dans tous les secteurs. Le Cameroun occupe la 153e position mondiale parmi 193 pays en termes de pr?paration ? l?adoption ? grande ?chelle de l?IA dans le secteur public, avec un score de 30,2 sur 100. Les d?faillances sont notables ? tous les niveaux des piliers ?valu?s. Toutefois, des projets prometteurs montrent que le pays commence ? exploiter cette technologie pour am?liorer ses services de sant?, optimiser la production agricole et faciliter l’acc?s aux services bancaires.

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Crise anglophone la diplomatie mise ? l??preuve

Entre refus de poursuivre et m?me d?extrader des activistes s?cessionnistes, Yaound? a du mal avec ses partenaires bilat?raux. Les nombreuses initiatives du gouvernement camerounais allant dans le sens de l?arrestation et l?extradition des activistes de la s?cession bas?s dans des contr?es ?trang?res tardent ? produire des r?sultats. L?arrestation en Norv?ge de Lucas Ayaba Cho, leader du groupe arm? Ambazonian defense force (arr?t? le 25 septembre 2024 pour incitation ? des crimes contre l?humanit? dans le cadre de la crise s?curitaire dans les r?gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest) a remis le probl?me au go?t du jour. Et pour cause, les d?marches du Cameroun inh?rentes au rapatriement du quinquag?naire pour jugement sont rest?es lettres mortes. Evoquant la Charte des droits fondamentaux adopt?e le 7 d?cembre 2000 par l’Union europ?enne, la justice norv?gienne a prolong? jusqu?au 10 f?vrier 2025 la d?tention provisoire de Lucas Ayaba Cho. Entre temps, le 24 janvier 2025 pr?cis?ment, les autorit?s norv?giennes ont pris des mesures pour la restriction des visites au mis en cause, ainsi qu?une interdiction de reproduction public de son proc?s. Lucas Ayaba Cho pourrait recouvrer la libert? si le minist?re public ou le tribunal le d?cide, mais selon la procureure, sa lib?ration pourrait nuire ? l?enqu?te, en raison de risques de destruction de preuves ou d?influence sur les t?moins. Tout laisse croire que ces raisons demeurent toujours valables. Surtout que la procureure norv?gienne charg?e de l?affaire, Anette Berger, a manifest? son intention d?interroger de nombreux t?moins dans plusieurs pays, si on en croit la presse internationale. Dans une analyse publi?e sur son site en octobre 2024, International Crisis Group estimait qu?une extradition n??tait pas encore ? l?ordre du jour. ?L?extradition de Lucas Ayaba Cho vers le Cameroun ne semble pas ? l?ordre du jour. Il est peu probable que la Norv?ge ?tudie une telle demande, compte tenu des nombreuses inqui?tudes concernant l?ind?pendance du syst?me judiciaire camerounais et le fait que Yaound? n?ait encore jamais jug? une affaire de cette nature?, avait indiqu? le think tank. EmbarrasDu coup, l’Etat du Cameroun n’a plus d?arguments pour demander l’extradition du concern? dans le cadre de la jonction de proc?dure li?e ? une coop?ration judiciaire qui n’existe d’ailleurs pas avec la Norv?ge. Pour le Cameroun ? l?inverse, il ne s?agit gu?re d?une premi?re exp?rience du genre. Quelques arrestations ont donn? suite ? la quinzaine de mandats d?arr?t lanc? par Yaound? contre des s?cessionnistes bas?s aux Etats-Unis, Belgique, Nigeria, Afrique du Sud, Autriche, etc. Seulement aucun acte d?extradition n?a ?t? pris par les pays d?accueil, exception faite du Nigeria qui a remis en 2018, 47 leaders s?paratistes en t?te desquels Julius Ayuk Tabe, pr?sident autoproclam? de la r?publique fantasm?e d?Ambazonie. Le Cameroun recherche pourtant l?appui de ses partenaires bilat?raux depuis le d?but des conflits arm?s dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest suite ? des revendications corporatistes d?avocats et d?enseignants. C?est le sens d?une r?union in?dite organis?e ? Yaound? courant mai 2019; et qui visait ? rassembler les missions diplomatiques et les organisations internationales accr?dit?s autour du gouvernement camerounais.

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V?ux 2025 Thierry Marchand fait frotti-frotta avec la presse camerounaise

Au cours d?une c?r?monie tr?s protocolaire et in?dite, le 21 janvier dernier ? Yaound?, l?ambassadeur de France au Cameroun a appel? les hommes de m?dias locaux ? s?affranchir de la polarisation extr?me des opinions et des ?motions dans le traitement des actualit?s de son pays. Sur la forme, il serait tentant d?acter un changement de strat?gie de l?ambassade de France au Cameroun dans ses relations avec les m?dias locaux. Sur le fond, ? la faveur d?une c?r?monie de pr?sentation de v?ux pour 2025 ? la presse camerounaise, Thierry Marchand d?veloppe un discours d?apaisement ou de clarification, articul? autour d?une id?e phare: la diffusion de la vraie et bonne information. ?Notre service de presse et de communication est toujours ? disposition pour vous aider ? recouper l?information?, affirme le diplomate fran?ais. En gardant cette ligne, Thierry Marchand appelle les m?dias ? s?emparer de plusieurs chantiers: la concurrence de l?information non journalistique sur les r?seaux sociaux, la lutte contre les fake news ou encore l?invention d?un nouveau mod?le ?conomique. Respect de chacunA ?couter le chef de la diplomatie fran?aise au Cameroun, en mati?re de traitement des ?actualit?s fran?aises?, 2025 doit d?sormais marquer un effort suppl?mentaire de la part de la presse camerounaise. Ainsi va-t-il parler de ?relation d?amiti? et de confiance?. Dans cette perspective, Thierry Marchand a souhait? l?instauration du ?dialogue dans le respect de chacun, en pleine responsabilit??. Dans un d?veloppement aux accents de gentille le?on de journalisme, l?ambassadeur de France au Cameroun a en effet donn? sa vision du r?le des hommes et des femmes de m?dias locaux. ?J?ai conscience de votre r?le capital, voire vital, pour toute soci?t? d?mocratique, alors que r?dent le mensonge et la manipulation, nous avons besoin d?une information fiable et vraie, qui est forc?ment, la condition de l?exercice ?clair? du libre arbitre?, a-t-il d?clar?. Reproduisant manifestement des ?l?ments de langage communiqu?s par sa hi?rarchie, Thierry Marchand n?a pas rechign? ? rechercher la complicit? des m?dias camerounais pour ?mieux faire conna?tre et comprendre? les actions fran?aises dans un contexte de ?polarisation extr?me des opinions et des ?motions?. D?o? son listing de quelques ?uvres de l?Hexagone au pays de Paul Biya. Selon le Fran?ais, il ne s?agit pas de confidence, ni de connivence, mais du fond ? travers la contextualisation du r?el et de la d?construction des intox. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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D?classification des archives sur les exactions de la France au Cameroun: le rapport que tout le monde attendait est d?j? l?

Il a ?t? pr?sent? le 21 janvier dernier ? Paris aux hautes autorit?s fran?aises. Il le sera ce 28 janvier 2025 ? Yaound? au Pr?sident Paul Biya. Dits et non-dits de ce rapport. La visite d?Etat du Pr?sident fran?ais, Fran?ois Hollande, en 2015 ? Yaound?, a permis de marquer un pas significatif dans le processus de r?conciliation entre le Cameroun et la France. La d?classification des archives, une ?tape capitale dans cette ?volution, avait ?t? autoris?e par l?h?te du jour. A la suite de cette visite, une commission franco-camerounaise s?est charg?e de livrer une histoire globale de la guerre de d?colonisation, principalement dans la Sanaga-Maritime et ? l?ouest du pays. Le volet ? Recherche ? de cette commission a proc?d? ? l??tude du r?le et de l’engagement de la France dans la lutte contre les mouvements ind?pendantistes et d’opposition au Cameroun, de 1945 ? 1971. Une histoire m?connue, d?voil?e selon un fil chronologique segment? par quatre sections. Le rapport, pr?sent? ? partir d?une historiographie riche, est utile ? tous ceux qui ignorent, et ils sont nombreux d?ailleurs, notamment en France, ce triste pass? colonial. Il offre une base solide pour celles et ceux qui souhaitent faire des ?tudes sur les relations entre la France et le Cameroun ou sur l?histoire du Cameroun et plus g?n?ralement sur l?histoire coloniale de la France.La premi?re section de ce rapport donne des indications sur les premi?res strat?gies de lutte adopt?es par la puissance colonisatrice contre les forces ?mancipatrices du Cameroun de 1916 ? 1955. Elle fait un focus sur la d?fense des int?r?ts fran?ais, le contr?le de la vie politique et les violences subies par les populations camerounaises. Cette section porte de nouveaux regards sur la mani?re dont les Camerounais se sont empar?s des id?es nationalistes, guid?s par les principaux dirigeants de l?Union des populations du Cameroun (UPC) comme Ruben Um Nyob?, F?lix-Roland Moumi?, Abel Kingu? et Ernest Ouandi?. La granularit? des analyses permet de cerner pourquoi les autorit?s fran?aises ne sont pas parvenues ? entraver, malgr? leurs efforts constants, le succ?s croissant de l?Union des Populations du Cameroun (UPC) aupr?s des populations camerounaises. Ce qui les a incit?s ? recourir ? un ensemble de m?thodes ill?gales et violentes pour contrecarrer cette influence. Les r?v?lations contenues dans ce rapport f?chent de par la cruaut? avec laquelle la France qui se revendique ?tre le pays par excellence des droits humains, un mod?le de d?mocratie dans le monde, a plut?t favoris? le massacre d?individus qui ne se battaient que pour un peu de consid?ration.? C?est vrai qu?il y a eu des ?pisodes extr?mement tourment?s et tragiques m?me. Puisqu?apr?s l?ind?pendance, il y a eu une r?pression en Sanaga-Maritime, au pays Bamil?k?, ??? avait reconnu Hollande lors des ?changes avec les hommes des m?dias ? Yaound?. Un pass? violent qui donne l?impression qu?aujourd?hui, la France au Cameroun n?est pas un alli? de circonstance mais une puissance imp?rialiste essentiellement soucieuse de ses int?r?ts. La deuxi?me section s?ouvre sur le point de bascule que constitue le ? moment 1955 ? dans la lutte men?e contre le mouvement ind?pendantiste et qui a abouti ? sa disparition de la sc?ne politique l?gale. L?UPC a bascul? dans le maquis par sa branche arm?e. Le rapport montre la mani?re dont les autorit?s, au premier rang desquelles Roland Pr?, ont milit? via divers r?seaux politiques au sein du gouvernement fran?ais d?Edgar Faure, et notamment du ministre de la France d?Outre-mer, Pierre-Henri Teitgen, pour obtenir la dissolution de l?UPC, de la Jeunesse D?mocratique du Cameroun (JDC) et de l?Union d?mocratique des femmes camerounaises (Udefec). Cette section 2 propose de nouvelles analyses sur la r?pression judiciaire contre les militants up?cistes. Elle d?taille les proc?d?s d?organisation et de contr?le social dont les populations de la Sanaga-Maritime ont ?t? victimes, en amont des op?rations militaires stricto sensu.La troisi?me section mentionne que les autorit?s fran?aises ?taient plac?es au c?ur du processus de transition politique camerounaise de 1958 ? 1964, ce qui a constitu? un tournant d?cisif dans la construction du nouvel Etat. Certains acteurs fran?ais ont accompagn? la r?daction de la Constitution du Cameroun promulgu?e en mars 1960 et modifi?e en 1961 avec la cr?ation d?une R?publique f?d?rale. Ils ont favoris? l?installation d?un r?gime pr?sidentiel fort qui, malgr? la lev?e de l?interdiction de l?UPC en f?vrier 1960, a continu? ? r?primer ses militants et ses leaders ? qui, ? la diff?rence de la plupart des acteurs du champ politique camerounais, avaient refus? de se ? rallier ? au parti ? unifi? ?, puis ? unique ?, qu?Ahidjo imposait alors. La quatri?me section de ce rapport pr?cise la corr?lation qui existe entre l?interd?pendance et l??mancipation du jeune Etat. Elle insiste sur la reconfiguration, entre 1965 et 1971, des relations d?interd?pendance entre la France et le Cameroun, ici per?ues au prisme des enjeux politiques, diplomatiques et militaires li?s ? la continuit? de la r?pression des mouvements dits d?opposition au r?gime du pr?sident Ahidjo. Cette section se concentre d?abord sur l??volution de la coop?ration militaire, qui a conduit ? la cr?ation de l?Assistance militaire technique (AMT) en 1965. Le personnel de l?AMT a jou? un r?le crucial dans la formation des cadres subalternes et sup?rieurs dans les ?coles militaires du Cameroun. TOM Cameroun Les v?ritables enjeux de la derni?re ligne droite des inscriptions sur les listes ?lectorales A la cl?ture des listes ?lectorales, le militant qui ne se serait pas inscrit aura commis une faute politique. Le non-inscrit ne sera d?aucune utilit? pour son parti puisque sa voix ne comptera pas lors des prochains scrutins. Selon la loi ?lectorale Camerounaise, le processus ?lectoral ob?it ? plusieurs ?tapes bien ?tablies allant de l?inscription sur les listes ?lectorales au contentieux post-?lectoral. Une liste ?lectorale est un ?tat reproduisant l?identit? de toutes les personnes physiques ayant le droit de voter. Au Cameroun, l?autorit? comp?tente pour l??laboration des listes ?lectorales est Elections Cameroon (ELECAM). L?attribution de cette pr?rogative r?galienne ? une commission ?lectorale ou ? une institution ?quivalente r?pond ? une volont? de transparence et de neutralit?. Au cours de l?ann?e ?coul?e, c?est le 31 aout

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LIBRE PROPOS Afrique Centrale-Gabon/D?m?l?s politico-judiciaires d?un politicien et prosp?re homme d?affaires Gabonais?: Vice, mensonge et manipulation ? la man?uvre.

La Transition gabonaise vire t?elle insidieusement vers une mini dictature qui aurait pour but de mettre hors d??tat de nuire certains acteurs politiques g?nant au r?gime militaire?? C?est du moins ce que r?v?le ce qu?on appelle d?sormais ? Libreville au Gabon, ??L?affaire Opiangha?? ce prosp?re homme d?affaires et acteur politique, fondateur de l?Union pour le D?veloppement et l?Int?gration Sociale, actuellement sans nouvelles, apr?s avoir quitt? le pays, suite ? une plan d?arrestation ourdie contre lui. Un dossier politico judiciaire qui d?fraie la chronique, cachant mal le vice, le mensonge et la manipulation qui l?entoure.? Pourtant tr?s proche des militaires putschistes au lendemain du renversement d?Ali Bongo Ondimba, Herv? Patrick Opiangha semble ?tre aujourd?hui en disgr?ce par le Pr?sident de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. Apr?s s??tre d?barqu? du premier gouvernement de la Transition o? il occupait le porte feuille du minist?re des Mines, le divorce entre les deux hommes sera consomm? ? la veille du r?f?rendum organis? en novembre dernier, o? cet ancien proche d?Ali Bongo Ondimba va rappeler devant micros et cam?ras le non respect des engagements pris par le g?n?ral Pr?sident. ? Mon g?n?ral, c?est pas ce que nous nous dit ? avait lanc? Herv? Patrick Opiangha avant de dire NON ? un projet de constitution qu?il a qualifi? d?inique et ? taill? sur mesure pour le pr?sident de la Transition ?. Une position politique ferme qui ne plaira pas aux thurif?raires qui entourent Oligui Nguema. Pour ?teindre l?homme, une fausse affaire, mont?e de toutes pi?ces est activ?es pour trouver un mobile d?arrestation du patron de l?Union pour le D?veloppement et l?Int?gration Sociale (UDIS). Une pr?tendue crime d?inceste, attouchements et violences sexuels exerc?s sur sa propre fille. Des faits suffisamment graves s?ils ?taient constitu?s.  Malgr?  le d?menti formel de la pr?sum?e victime, qui selon nos sources a port? plainte contre les auteurs de ces diffamations, le Parquet de Libreville a maintenu les poursuites. Vice de proc?dure d?cri?, une interdiction de sortir du territoire vici?e,  le vice a ?t? pouss? jusqu?? emporter le coffre fort, les bijoux et autres objets pr?cieux trouv?s dans les diff?rents domiciles d?Opiangha, ?ventrer le coffre fort en absence d?un repr?sentant de l?accus?, connu comme un leader de l?entreprenariat avec la cr?ation de plusieurs entreprises qui ont g?n?r? plus de 5000 emplois directs.  Pire les proches parents du concern?s ont ?t? traqu?s et certains envoy?s en prison sans que cela n??meuve les associations de d?fenseurs de droits de l?Homme et des libert?s.  Un vice qui a touch? le fond avec la violation du si?ge du parti qui a ?t? mis ? sac par des agents cagoul?s. L?indexation de l?Ambassade des ?tats-Unis ? Libreville comme ayant accueilli le fugitif a failli provoquer un incident diplomatique. La suite des ?v?nements a fini par convaincre les plus sceptiques que dans cette affaire , le politique voulait se servir de la justice pour ?carter un t?moin g?nant. Entre les d?clarations du procureur de la R?publique, qui ne tiennent sur aucune preuves et l?apparition sur les r?seaux sociaux des nouveaux t?moignages qui tentent de faire croire aux mensonges prof?r?s, la manipulation est visible ? l??il nu, et certains observateurs pensent que le pouvoir judiciaire tente de noyer le poisson dans l?eau. Manipulation quand le procureur de la R?publique affirme que des documents compromettant ont ?t? trouv?s dans les domiciles d?Herv? Patrick Opiangha l?impliquant dans un plan des d?stabilisation des institutions.  Des voix s??l?vent du c?t? de Libreville pour d?noncer un harc?lement politico-judiciaire qui terni davantage l?image de la justice, son incapacit? ? s?affranchir de l?influence du politique. Une situation qui fait craindre l?installation d?une dictature polic?e o? la justice r?gle les comptes ? ceux qui ne regardent pas dans la m?me direction que le pouvoir en place, ou qui n?ont pas la m?me pens?e. ? A cette allure, le r?veil risque ?tre brutal ? affirme un membre de la soci?t? civile Gabonaise. G.B.P

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Cameroun: enjeux 2025!

Comme ? la fin de chaque ann?e, le Pr?sident Paul Biya s?est adress? au peuple camerounais, cr?ant cette fois-ci de l?agitation et de la f?brilit?. Et pour cause, sa probable candidature ? la prochaine ?lection en octobre 2025. Vers une ultime candidature ?ventuelle du pr?sident Paul Biya?Les r?centes d?clarations du Minat sur les ?glises dites r?veill?es et certaines associations et ONG, les prises de position muscl?es de certains ?v?ques de l??glise catholique apostolique romaine, les d?bats enflamm?s des animateurs politiques montrent une f?brilit? r?elle. Lire aussi: Anti-jeu ?lectoral : Paul Biya d?j? en campagne Pendant ce temps: le langage fourbe – trouble d?une certaine opposition politiqueApr?s des d?cennies d?abus, de trahisons et de mensonges, les populations camerounaises ne savent plus ? quel saint se vouer. La confiance envers les hommes politiques s’est ?rod?e au fil du temps. Bien qu’il soit d?licat de g?n?raliser, il est ?vident qu’une clarification politique s?impose aujourd’hui. Certains hommes politiques camerounais semblent jouer le jeu du gouvernement, qui pr?f?re le divertissement permanent et les annonces folkloriques de candidatures autour des ?lections, d?tournant ainsi l’attention des sujets importants. Le changement, souvent ?voqu?, manque de contenu r?el. Pour certains, il s’agit de r?formes superficielles du syst?me n?ocolonial, tandis que d’autres aspirent simplement ? remplacer le pr?sident Paul Biya pour perp?tuer le r?gime actuel.Le peuple camerounais, quant ? lui, aspire ? l?ind?pendance et ? la souverainet? politique, ?conomique, financi?re et militaire de son pays. Une v?ritable r?volution est n?cessaire pour r?pondre ? ces aspirations l?gitimes. Il faut admettre que le v?ritable changement politique fait peur. On craint de mobiliser v?ritablement notre jeunesse et nos populations, ? cause des avantages politiques, ?conomiques et financiers acquis depuis des d?cennies avec le Contentieux Historique National.Le discours politique reste donc g?n?ralement banal, superficiel, sans consistance id?ologique ni historique. On ?vite les dates, les sujets et les v?rit?s qui f?chent, ceux-l? m?mes qui seraient mobilisateurs pour nos populations et notre jeunesse. Le changement politique en Afrique francophone: une r?alit? irr?versibleLa R?solution du Contentieux Historique entre l’Afrique et la France est irr?versiblement en marche. Au Mali, au Niger et au Burkina Faso, l’AES a pris en main le destin de ses populations, avec des retomb?es politiques, ?conomiques, financi?res, s?curitaires et sociales de plus en plus ?videntes. Avec le S?n?gal, nous avons assist? ? un changement autrefois impensable. Gr?ce au g?nie, ? l’imagination et au courage de son peuple, la jeunesse s?n?galaise s’est empar?e du pouvoir politique sans recourir aux armes. Il y a encore beaucoup ? faire, mais ce pays vit aujourd’hui une situation politique exceptionnelle. Le Cameroun peut tirer des le?ons du S?n?gal. Le peuple camerounais est ?galement capable de se lib?rer sans violence. Il suffit que chaque camerounaise et camerounais fasse de la vie politique du pays sa pr?occupation principale. Il est bon d?avoir sa carte d??lecteur et de voter, mais il est encore plus important de s?organiser pour d?fendre son vote. Nos amis panafricains montreront leur solidarit? face ? cette effervescence camerounaise, pour une v?ritable ind?pendance et pour notre souverainet? nationale. Et que dire de la pr?sence militaire isra?lienne au Cameroun?Cette question soul?ve des pr?occupations sur l’influence ?trang?re et la souverainet? nationale. Il est crucial d’examiner les implications de cette pr?sence et de d?battre ouvertement de son impact sur la s?curit? et la politique du pays. Pr?sident Ernest Ouandi?, pr?sent!Camarade ?mile, pr?sent! Dr Daniel YAGNYE TOMRepr?sentant sp?cial de l?Union des Populations du Cameroun (UPC)Pr?sident de l?Alliance Patriotique

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