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?La France a sensiblement contribu? ? ?touffer les tentatives des arm?es des pays de la Cemac de construire des outils nationaux de s?curit? et de d?fense v?ritablement ind?pendants?

Au d?tour d?une analyse sur le classement 2024 de Global Fire Power, le g?ostrat?ge tchadien jette un regard global sur les arm?es de la zone Cemac. Global Fire Power vient de publier un classement des arm?es dans le monde. Quel commentaire cette publication vous inspire-t-elle?Comme observateur, je constate que le podium n?a pas presque pas boug? depuis 2011. Les m?mes pays y r?gnent. Cela est vrai en Afrique et ailleurs. Maintenant, on peut questionner la m?thodologie, et surtout la transparence des donn?es utilis?es par Global Fire Power Index. Un tel constat se v?rifie par exemple au niveau des d?penses militaires. On ne sait pas, par exemple, comment Global Fire Power r?ussit ? obtenir les vrais chiffres des arm?es africaines au sein desquelles tout est tabou ou presque. Mais, ce classement sert au moins de base d?analyse ? divers niveaux. Vous parlez de la transparence qui est discutable. Ne pensez-vous pas que cela est d? au principe de la souverainet? des pays?Arm?es et souverainet? sont des concepts li?s depuis la nuit des temps car l?arm?e repr?sente la force dont se sert le pouvoir politique pour faire appliquer la souverainet?. Il convient, ? cet effet, de rappeler que le secret de la d?fense nationale est un r?gime de protection d?informations dont la divulgation serait de nature ? nuire ? la d?fense nationale. Quand on parle de secret de la d?fense nationale, il ne faut pas comprendre d?fense nationale comme exclusivement d?fense militaire avec tout ce qui va avec, notamment les d?penses, les ressources humaines et des ?quipements. Pour dire les choses de fa?on relativement th?orique, ce secret est davantage maintenu dans nos pays africains. A propos des pays africains justement, quel regard jetez-vous sur la configuration des arm?es des pays de l?espace CEMAC plus sp?cifiquement? Chacune de ces arm?es est-elle ?une et indivisible??Je crois important de revenir sur le fait que souvent, en Afrique, quand on mobilise la notion de d?fense, on m?lange r?gime en place et nation. Comme je l?ai d?j? ?voqu?, certains gouvernants ont fait le choix de d?velopper des unit?s sp?ciales, dont la vocation exclusive est la d?fense du r?gime en place. C?est ce que j?appelle le syst?me des gardes pr?toriennes, et j?ai d?j? d?crit les effets n?gatifs de tels choix. J?ajoute qu?il est essentiel de s?interroger sur les raisons de ces choix car, pour le coup, ils sapent l?id?e m?me d?arm?e nationale, dont la question de l?(in)d?pendance ne se pose m?me plus. Dans ces conditions, on peut comprendre le sentiment de m?fiance que tout dirigeant peut entretenir vis-?-vis de son arm?e nationale. La protection de son r?gime pouvant le conduire ? restreindre volontairement les moyens d?volus ? son arm?e, et donc ? l?affaiblir ou ? tout le moins ? ne pas la renforcer, en promouvant plut?t ces fameuses unit?s sp?ciales au service exclusif de sa protection et de celle de son r?gime. Les exemples sont connus et d?ailleurs souvent encourag?s par des pays ext?rieurs qui, au nom d?une sacro-sainte stabilit? politique ? pr?server, pr?f?rent aider un r?gime en place ? se maintenir ind?finiment plut?t que de prendre le risque de voir surgir un nouveau r?gime, dont on ne sait rien. On parle tr?s souvent de d?pendance des arm?es africaines ? l??gard de l?ext?rieur. Pensez-vous que c?est le cas dans la zone CEMAC?Je consid?rerai d?abord la plupart des pays de la CEMAC comme des ex-colonies fran?aises, qui ont longtemps v?cu dans une forte relation de d?pendance ? l??gard de l?arm?e fran?aise. Une d?pendance certes issue de choix politiques, mais qui a eu une influence tr?s forte sur le devenir de ces arm?es, qui restent pour beaucoup peu s?res d?elles-m?mes, manquant de confiance. Cela est vraiment sp?cifique des ex-colonies fran?aises et s?explique notamment par l?histoire, car il faut se rappeler qu?au plan s?curitaire, au moment de l?av?nement des ind?pendances, le monde vivait ce qu?on appelait la guerre froide, qui voyait l?affrontement de deux blocs repr?sent?s quasiment partout sur la plan?te. Or, il se trouve qu?en Afrique centrale, la France fut le seul pays ex-colonisateur ? ?tre rest? militairement pr?sent, ? la demande des pays. Bases pr?-positionn?es, coop?rants militaires en position de substitution et pr?sents en nombre, stages multiples et souvent tr?s longs de cadres militaires de tous niveaux en France? Dans la zone CEMAC qui vous int?resse, la coop?ration militaire fran?aise a ?t? tr?s active pendant les trente premi?res ann?es des ind?pendances, coordonn?e par une direction tr?s pesante au sein du minist?re de la Coop?ration. C??tait le temps de la France ?gendarme de l?Afrique?, comme on l?appelait alors, ?tant la seule pr?sente pour d?fendre les int?r?ts du monde libre face aux vell?it?s du camp sovi?tique. Or, il est clair que la permanence d?une pr?sence militaire massive, multiforme et pesante, a sensiblement contribu? ? ?touffer les tentatives des arm?es des pays de la CEMAC de construire des outils nationaux de s?curit? et de d?fense v?ritablement ind?pendants. Cela est d?autant plus vrai que la plupart des pays concern?s n??taient pas pr?ts en 1960 et pouvaient difficilement, sans exp?rience, sans formation et sans moyens, se lancer dans la construction d?une arm?e nationale. Cela a non seulement frein? l??mergence de l?outil, mais aussi influenc? les choix structurels qui ont alors pr?sid?s ? la formation d?embryons d?arm?es. C?est ainsi le choix du mod?le ? la fran?aise qui a presque toujours pr?valu, et qui, avouons-le, n?a pas toujours ?t? des plus heureux, ?tant souvent peu adapt? aux situations et aux milieux des pays de la CEMAC. De fait, le degr? de d?pendance est rest? longtemps tr?s fort pour ces arm?es, ce qui explique pas mal de choses aujourd?hui. Ainsi, et ? l?aune de mon exp?rience, il y a pour moi une nette diff?rence, en termes d?esprit d?ind?pendance et de confiance interne, entre les arm?es qui ont d? prendre en main leur destin au lendemain des ind?pendances, et celles qui ont ?t? je crois brid?es par un assistanat trop lourd et de trop longue dur?e. La mondialisation a depuis rebattu, ou multipli? les cartes et de nouveaux acteurs en Afrique centrale, o? certaines puissances se positionnent

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Classement 2024 de Global Fire Power : pourquoi le Tchad m?ne-t-il les troupes en zone Cemac?

?Quand il s?agit de faire la guerre les Tchadiens comptent vraiment parmi les meilleurs en Afrique centrale?. Jusqu?ici, les adversaires de cette boutade ne sont pas d?sign?s. Tout au plus, Global Fire Power vient de la confirmer en d?signant l?arm?e tchadienne comme plus grande puissance militaire de l?espace Cemac. Elle est suivie du Cameroun (19e en Afrique, 104e au monde), du Congo-Brazzaville (26e en Afrique, 122e au monde), du Gabon (32e en Afrique, 132e au monde) et de la R?publique Centrafricaine (34e en Afrique, 137e au monde). Seule la Guin?e ?quatoriale ne figure pas dans ce classementDans son classement 2024 (domin? dans l?ordre par les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l?Inde), la plateforme am?ricaine cr??e en 2006, a utilis? quelques crit?res cl?s (le nombre d??l?ments actifs, le budget consacr? ? la d?fense, l?armement et la disponibilit? du carburant pour les op?rations, entre autres).Tout pour inspirer votre journal. Lequel pr?sente dans ce zoom sa grille de lecture. T?te haute, poitrine bomb?e, le pays du Mar?chal Mahamat Idriss Deby Itno r?v?le, ? sa fa?on, ce qui place son arm?e sur la plus haute marche du podium dress? par la plateforme am?ricaine. Plut?t de s?exprimer ouvertement, les autorit?s de Ndjamena ont fait le choix de passer leurs explications dans la presse. Par tout ce qu’elle induit, l’?motion puise dans le contexte m?me qui l’a provoqu?e. ?Ce classement refl?te sans doute les investissements et efforts du Tchad dans le domaine de la d?fense ces derni?res ann?es?, se vante Alwihda Info. A en croire le g?n?ral Brahim Seid Mahamat, approch? par T?l? Tchad le 22 janvier dernier, ce rang s?appr?cie en termes de cr?dibilit? internationale et d?entrecroisement de certains vecteurs de puissance. ?Le classement de Global Fire Power positionnant le Tchad en t?te des puissances militaires de la CEMAC s’explique par plusieurs facteurs concomitants: un investissement historique dans les capacit?s militaires; un effectif militaire adapt? aux d?fis s?curitaires; une exp?rience op?rationnelle ?prouv?e et un soutien international?, explique le chef d’?tat-major de l’arm?e nationale tchadienne.?tre class? ?premi?re puissance militaire en Afrique centrale?, cela n?est pas secondaire pour l?image du pays. ?Cela est en harmonie avec une diplomatie tchadienne attach?e ? faire entendre sa voix l? o? se joue l?avenir s?curitaire de la sous-r?gion?, commente le politologue tchadien Richard Madjirangue Guerinan, interview? par Tchadinfo. ? grand renfort d’images diffus?es dans d?autres m?dias du pays, Ndjamena justifie son rang de pays le plus puissant militairement d?Afrique centrale. Au cours de l?une de ses ?ditions du journal, Tchadinfo TV montre que ?c’est l’ampleur de son autonomie de d?cision strat?gique qui est mise en valeur dans le classement 2024 de Global Fire Power. Tout le monde se souvient en effet de la d?cision prise par les hautes autorit?s du pays ? se s?parer des Fran?ais ? compter du 31 janvier 2025?. ?C?est simple ? comprendre: Le Tchad militaire ne carbure ni au rapport de force, ni ? la domination, ni ? la hi?rarchie entre les nations, quel que soit leur poids?, signale l??ditorialiste Yannick Yantoingar.Le propos peut ?tre d?velopp? en raisonnant comme le fait Info-Tchad dans son ?dition du 22 janvier 2025. ?Il y a l? ?galement l?occasion, pour Ndjamena, de se penser en tant qu?acteur pertinent dans le registre complexe de la s?curit? en Afrique centrale caract?ris?e par des conflits r?currents et o? le Tchad a pu jouer un r?le important?, ?crit le quotidien tchadien. Une posture qui vient rappeler celle de Moussa Faki, alors ministre tchadien des Affaires ?trang?res et devenu depuis pr?sident de la Commission de l?Union africaine (UA), affirmait ? l??poque: ??Le Tchad, qui ?tait qualifi? il y a quelques ann?es d?Etat n?ant, est non seulement pr?sent, mais il est agissant??. Avec l?index qui vient d??tre attribu? ? l?arm?e de ce pays par Global Fire Power, c?est tout le volume du pass? qui semble faire ?cho ? ce qu??voque la g?ostrat?ge camerounaise Fran?oise Mouyenga. D?apr?s cette derni?re, ?le Tchad a d?velopp?, au fil des d?cennies, un appareil militaire cons?quent. Cet investissement a ?t? motiv? par la n?cessit? d’assurer la s?curit? int?rieure et de faire face aux nombreuses r?bellions qui ont secou? le pays. Le Tchad dispose d’une arm?e dont les effectifs sont relativement importants par rapport ? sa taille et ? sa population. Cette dimension quantitative, combin?e ? une exp?rience op?rationnelle significative, lui conf?re un avantage strat?gique. Les forces arm?es tchadiennes ont ?t? engag?es dans de nombreux conflits, ce qui leur a permis d’acqu?rir une expertise op?rationnelle reconnue. Cette exp?rience combattive est un atout ind?niable dans un environnement r?gional marqu? par des instabilit?s persistantes?. Il y a quelques ann?es, un rapport de International Crisis Group publi? en janvier 2021 disait presque la m?me chose: ?l?arm?e tchadienne, souvent sollicit?e par ses voisins et les partenaires occidentaux, est une pi?ce maitresse du dispositif contre le terrorisme au Sahel. Longtemps consid?r? comme un pays pauvre sans r?elle influence r?gionale et en proie ? des r?bellions, le Tchad a pris une stature nouvelle sur la sc?ne africaine au cours de la d?cennie ?coul?e. Il doit ce regain d?influence avant tout ? sa capacit? ? d?ployer son arm?e sur les th??tres d?op?rations ext?rieurs pour combattre les mouvements jihadistes au Sahel et au lac Tchad?. Jean-Ren? Meva?a Amougou Si l?on en croit bon nombre d?observateurs avis?s des arm?es des pays de la zone Cemac, deux pr?occupations oppressent particuli?rement les esprits: les effectifs et les ?quipements. Cela transpara?t ?galement au terme de l?exploitation des donn?es rendues publiques par la Global Fire Power. D?apr?s la plateforme am?ricaine, la R?publique d?mocratique du Congo, de Tchad et le Cameroun, les trois leaders de la sous-r?gion cumulent un total de 239 830 personnels actifs. Ce qui est largement en de?? des performances en la mati?re des Etats-Unis; lequel Etat mobilise une main d??uvre active de 1 328 000 ?l?ments actifs.La qualit? de l?artillerie dans des Etats ne porte pas ? plus d?optimisme quant ? la capacit? des arm?es ? d?fendre. Sur la question, Global fire power rel?ve p?le-m?le la quasi indisponibilit? des r?serves de carburant pour assurer les op?rations militaires en temps voulu; les faiblesses

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Postes et t?l?communications:le Cameroun et ses 6 priorit?s de 2025

Ils ont ?t? d?voil?s ? Yaound?, le 23 janvier dernier par Mme Minette Libom Likeng. La t?te froide et les pieds sur terre. Aux journalistes qui veulent savoir quelle est la feuille de route du Minpostel pour 2025, Mme Minette Libom Likeng relie entre eux plusieurs domaines pour faire part des objectifs strat?giques arr?t?s lors des r?centes consultations nationales organis?es du 21 au 23 janvier 2025. ?Les actions majeures propos?es concernent les six principaux axes d?intervention qui sont: la r?gulation des activit?s et le d?veloppement des infrastructures postales; la r?glementation et la r?gulation des communications ?lectroniques; la connectivit? et l?am?lioration de l?acc?s aux services; la cybers?curit? et la protection des donn?es; la promotion de l?innovation et l?entreprenariat; la formation et le d?veloppement des comp?tences?, liste-t-elle. Il se d?gage, ? l?issue de cette ?num?ration, un patchwork d?action dans lequel il est ?vident de d?gager quelques lignes directrices. 1- Dans le domaine de la r?gulation et du d?veloppement des activit?s postales Au cours de l?ann?e 2025, la Minpostel entend finaliser les ?tudes relatives ? la mise en place d?un hub sous r?gional de e-commerce ainsi que d?un outil de suivi et de contr?le des activit?s des op?rateurs. A ce sujet, Mme Minette Libom Likeng reprend ? son compte les arguments selon lesquels le e-commerce est un facteur de r?ussite des politiques de vulgarisation des TIC dans la mesure o? il servirait ? viabiliser les activit?s postales. 2- Dans le domaine de la r?glementation et de la r?gulation des communications ?lectroniquesSelon la Minpostel, un point d?honneur sera mis sur ?la finalisation de l??laboration d?un nouveau cadre r?glementaire notamment en mati?re de communications ?lectroniques, de fourniture de service internet par satellite et de cybers?curit?, plus adapt? ? l??volution du secteur, la finalisation de l??laboration du projet de cahier des charges pour l??tablissement et l?exploitation des r?seaux de communications ?lectroniques de 5?me G?n?ration (5G)?. Dans cette vision, le membre du gouvernement insiste sur un certain nombre de d?tails: ?Pour ce qui est sp?cifiquement de l?am?lioration de la qualit? de service, la r?alisation des audits, l?optimisation des contr?les cibl?s sur le terrain, avec des sanctions en cas de manquement, le renforcement des outils de r?gulation afin de r?pondre aux d?fis pos?s par les nouveaux mod?les ?conomiques et technologiques?. 3- Connectivit? et am?lioration de l?acc?s aux servicesIl s?agira entre autres, du renforcement de 13 la collaboration entre les acteurs du secteur, en vue du partage des infrastructures, de l?extension de la couverture r?seau, en particulier dans les zones rurales et sur les march?s marginaux, en tirant parti des infrastructures existantes, du contr?le du respect scrupuleux des dispositions des cahiers de charge par les op?rateurs, notamment en mati?re de couverture, d?am?lioration de la qualit? de service?. 4- Cybers?curit? et protection des donn?esAu Minpostel, indique la ministre, 2025 est plac?e sous le signe de ?l?intensification des campagnes de promotion de la culture de cybers?curit? et ? l?usage responsable des r?seaux sociaux, l??laboration d?un plan d?actions national de protection des enfants en ligne, le renforcement des capacit?s mat?rielles du CIRT de l?ANTIC, le d?ploiement des dispositifs de surveillance et de protection contre les attaques des infrastructures critiques?. 5- Promotion de l?innovation et l?entrepreneuriatAvec le concours de tous les acteurs int?ress?s par ce th?me, le Minpostel envisage la possibilit? d?offrir des plateformes pour les d?veloppeurs et les entrepreneurs, mener une ?tude sur les m?canismes de financement des startups. 6- Formation et d?veloppement des comp?tencesCelle-ci, explique Mme Minette Libom Likeng, concerne tous les acteurs, notamment dans le secteur public, avec la formation des responsables dans les domaines technologiques innovants, le renforcement des partenariats avec les autres institutions de formation et les entreprises du secteur, pour am?liorer la formation professionnelle, le renforcement des capacit?s techniques de SUP?PTIC. ExhortationC?est pourquoi le th?me de la gouvernance est pris au Minpostel comme un puissant outil de d?cision et d?action. Et ?tant donn? la complexification toujours plus grande des probl?mes ? r?soudre, Mme Minette Libom Likeng sugg?re des formules souples de coop?rations impliquant divers acteurs. ?La mission qui nous attend au cours de l?ann?e 2025 est immense. J?invite donc l?ensemble des personnels du Minpostel, l?ensemble des structures sous tutelle ? redoubler d?ardeur et d?abn?gation pour nous permettre de relever ces importants d?fis et r?pondre aux attentes plac?es en notre secteur. J?invite ?galement tous les acteurs du secteur priv? ? continuer ? soutenir l?action du Gouvernement, pour contribuer plus activement ? la croissance du secteur et au-del?, ? l??mergence du Cameroun ? l?horizon 2035. ?Je sais pouvoir compter sur votre contribution pour y parvenir. Maintenons le cap et cultivons chacun dans l?exercice de ses fonctions, un esprit de coh?sion et de solidarit?. Cultivons l?excellence dans le travail. C?est ? ce prix que notre D?partement jouera pleinement sa partition dans l?action gouvernementale. En ce qui me concerne, les actions n?cessaires seront engag?es en vue de l?am?lioration des conditions de travail et de solutions appropri?es, dans la limite des moyens disponibles, aux difficult?s de fonctionnement que nous rencontrons?, a-t-elle exhort?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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S?rie sur les h?ros africains?: Bernard Binlin Dadi?, niet au diktat de la France

Le jeune Dadi? se heurte vite au complexe de sup?riorit? du Blanc. Il ne comprend pas que ce dernier veuille remplacer la culture africaine par la culture occidentale. ? l?Institut fondamental d?Afrique noire de Dakar qui l?emploie comme biblioth?caire-archiviste pendant dix ans (1937-1947), il est confront? au m?me m?pris. Pire encore, il est t?moin du massacre des tirailleurs africains au camp de Thiaroye, le 1er d?cembre 1944.  ?Le travail et, apr?s le travail, l?ind?pendance, mon enfant. N??tre ? la charge de personne, telle doit ?tre la devise de votre g?n?ration. Et il faut toujours fuir l?homme qui n?aime pas le travail?. Lorsque Bernard Binlin Dadi? alias Climbi? entendait ces paroles de l?oncle N?Dabian dans le roman ?ponyme, il ?tait loin d?imaginer qu?il aurait ? mener un jour, avec d?autres, le combat pour l?ind?pendance de son pays. Nous sommes dans les ann?es 1920 et Dadi? n?a que 4 ans. La C?te d?Ivoire et d?autres pays de l?Afrique francophone subissent les affres de la colonisation. Gabriel Angoulvant, Jean-Baptiste Chaudi?, Pierre Savorgnan de Brazza et d?autres gouverneurs fran?ais r?gnent en ma?tres absolus sur les populations africaines. Que ce soit ? Grand-Bassam pendant ses ?tudes primaires ou ? l??cole normale William Ponty de Gor?e (S?n?gal), l? o? ?taient form?s les futurs cadres de l?Afrique occidentale fran?aise, le jeune Dadi? se heurte vite au complexe de sup?riorit? du Blanc. Il ne comprend pas que ce dernier veuille remplacer la culture africaine par la culture occidentale. ? l?Institut fondamental d?Afrique noire de Dakar qui l?emploie comme biblioth?caire-archiviste pendant dix ans (1937-1947), il est confront? au m?me m?pris. Pire encore, il est t?moin du massacre des tirailleurs africains au camp de Thiaroye, le 1er d?cembre 1944. 70 anciens prisonniers de la Seconde Guerre mondiale sont tu?s ce jour-l? par des gendarmes fran?ais. Leur crime? Avoir os? r?clamer le paiement de leur solde. De retour dans son pays, Bernard Dadi? milite dans le Rassemblement d?mocratique africain (RDA) de F?lix Houphou?t-Boigny. Malheureusement, il est incarc?r? en 1949. Pendant seize mois, il s?journe dans la prison de Grand-Bassam en m?me temps que Mathieu Ekra, Jacob William, Jean Baptiste Mockey, Ladji Sidib?, Alloh J?r?me, Jacob Williams, Paraiso. En prison, il note tout ce qui lui vient en t?te dans un journal qui sera publi? en 1981 sous le titre ?Carnets de prison? dont un extrait dit ceci: ?Une voix partie d?une force homicide, dit: tuez-les, comme cela le monde sera libre. Tuez-les, comme cela nous pourrons dig?rer en paix.? Pourquoi Dadi? fut-il emprisonn?? Parce qu?il avait d?nonc? l?exploitation dont les paysans ivoiriens ?taient victimes, parce qu?il avait protest?, dans ses ?crits, contre le caf?, le cacao et la cola achet?s ? un prix d?risoire par le colon. Celui-ci estimait, pour sa part, que Dadi? ?tait un antifran?ais, qu?il s??tait retourn? contre la France qui l?avait form?, qu?il semait le d?sordre, qu?il poussait les indig?nes ? la r?volte, bref que ses articles et discours ?avaient excit? les paisibles paysans qui maintenant refusaient de vendre leurs produits?. Le natif d?Assinie a beau ne pas avoir droit, dans cette prison, ?au lit, au couvert, au repas venu de l?h?tel mais ? la natte, ? la vieille gamelle rouill?e et sale, au repas infect cuit dans un f?t d?essence au coucher de dix-sept heures?, il croit dur comme fer qu?on ?ne peut l?emp?cher de penser ce qu?il pense, de penser que l?homme a droit ? un minimum de bien-?tre, un minimum de libert?, de s?curit?, sans lequel il ne pourra jamais s??panouir?. Pour lui, si le Blanc refuse la libert? et la s?curit? au Noir, c?est parce que, ?dans le bureau o? je travaille avec d?autres Africains, beaucoup d?Europ?ens viennent, regardent, tournent, se retournent, puis repartent d??us, disant: Il n?y a personne?. C?est un des passages que j?aime beaucoup dans le r?cit autobiographique ?Climbi?? (Ed. Seghers, 1956). Pourquoi ? Parce que l?Occident, ? mon avis, continue de penser qu?il n?y a personne en Afrique, ce qui n?est pas totalement faux. Sinon, comment comprendre qu?il se comporte r?guli?rement en Afrique comme bon lui semble sans que nous ne r?agissions comme Isra?l sait si bien le faire quand il est attaqu?? Notre passivit?, notre tendance ? nous r?signer facilement et notre manie de nous d?fausser au moyen de formules aussi stupides que ?? Dieu la vengeance et la r?tribution? ne le confortent-elles pas dans l?id?e qu?il n?y a personne en Afrique et que, quoi qu?il fasse contre les Africains, il n?y aura aucune sanction contre lui? Le 26 juillet 2007, ? Dakar, Sarkozy nous insulta en d?clarant ex cathedra que l?homme africain n??tait pas assez entr? dans l?Histoire mais il n?y avait personne dans la salle de l?universit? Cheikh Anta Diop pour le contredire, s?ance tenante. En 2011, Mouammar Kadhafi fut abattu comme un chien dans un pays d?truit par les bombes de l?OTAN et il n?y eut personne pour riposter. L?arm?e fran?aise commit des massacres en C?te d?Ivoire en 2004, puis en 2011 mais il n?y eut personne pour porter plainte contre elle. Le Togolais Sylvanus Olympio fut assassin? le 13 janvier 1963, parce qu?il voulait sortir du franc CFA, le Malien Modibo Ke?ta qui pr?nait le non-alignement ? l?ext?rieur et un mod?le de d?veloppement socialiste sur le plan local fut renvers? le 19 novembre 1968, le Burkinab? Thomas Sankara perdit la vie dans un coup d??tat le 15 octobre 1987, parce qu?il refusait de faire all?geance aux gouvernants fran?ais et il n?y eut personne pour que justice leur soit rendue. Si Dadi? ?tait encore en vie, je suis certain qu?il aurait remerci? et f?licit? les autorit?s judiciaires maliennes d?avoir convoqu? ? Bamako Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires ?trang?res de la France, pour atteinte aux biens publics. C?est en 1960 que la C?te d?Ivoire devint ?ind?pendante?. 17 ans plus tard, Dadi? est nomm? ministre de la Culture. Il occupe cette fonction pendant 9 ans. Son d?part du gouvernement est un soulagement pour lui. Il faut dire que, apr?s le d?sapparentement du Parti d?mocratique de C?te d?Ivoire (PDCI) avec le parti communiste fran?ais en octobre

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RDC : le pr?sident Tshisekedi absent ? la r?union de crise de l’EAC sur fond de perc?e de la r?bellion

Le pr?sident de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), F?lix Tshisekedi, ne participera pas ? la r?union de crise pr?vue ce mercredi ? l’initiative de son homologue k?nyan, William Ruto, concernant la situation s?curitaire dans l’est de la RDC, ont rapport? mercredi des m?dias locaux, citant des sources au sein de la pr?sidence. M. Tshisekedi « suit de pr?s l’?volution de la situation ? l’est du pays. Toutefois, il n’a pas pr?vu de participer ? la r?union convoqu?e par le pr?sident William Ruto », a annonc? Giscard Kusema, directeur adjoint de la cellule de communication de la pr?sidence de la R?publique. Lundi, M. Ruto avait annonc? que, face ? la situation tendue dans l’est de la RDC, les pr?sidents rwandais Paul Kagame et congolais F?lix Tshisekedi avaient accept? de participer ? un sommet extraordinaire de la Communaut? de l’Afrique de l’Est (CAE) pr?vu mercredi. Les relations entre les deux pays sont fragilis?es par l’avanc?e de la r?bellion du Mouvement du 23-Mars (M23) dans l’est de la RDC, qui a r?cemment dit avoir pris le contr?le de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu et important hub urbain r?gional. La RDC accuse le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, tandis que le Rwanda, qui d?ment ces accusations, reproche ? l’arm?e congolaise de soutenir et de collaborer avec les restes des Forces d?mocratiques pour la lib?ration du Rwanda, un groupe accus? d’avoir particip? au g?nocide de 1994 au Rwanda. Mercredi matin, la situation restait incertaine ? Goma, o? des coups de feu ont ?t? entendus. Des sources au sein de la mission de maintien de la paix des Nations Unies ont indiqu? que la fronti?re avec le Rwanda avait ?t? rouverte t?t dans la matin?e. D’autres sources ont affirm? que M. Tshisekedi devrait s’adresser ? la nation ce mercredi. KINSHASA, 29 janvier (Xinhua)

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Accord de transit Tchad-Guin?e Equatoriale: solutions entre guillemets

L?accord de transport maritime et terrestre entre le Tchad et la Guin?e Equatoriale est act? depuis le 13 d?cembre 2024. Et pour en donner un cadre mat?riel, les ports de Bata et d?Ebibeyin sont d?sign?s pour accueillir les produits d?exportation et d?importation tchadiens sur une p?riode de cinq ans. Ce qui devrait affecter les ?changes entre le Cameroun et son voisin. Notamment par une r?duction des ?changes entre ces deux parties. Ce qui pourrit g?n?rer une r?duction substantielle des revenus douaniers au port de Kribi o? 25% des recettes douani?res sont tir?es du commerce tchadien. Il faut ?galement compter des r?percussions sur l?activit? des transports le long du corridor Douala-Ndjamena. Ainsi que la rentabilit? des infrastructures telles le Port autonome de Kribi dont les travaux de construction ont cout? plus de 1000 milliards FCFA. A l??vidence, l?accord de transit augure une perte de la position strat?gique du Cameroun comme plaque tournante ?conomique de la sous-r?gion. Pour le Tchad cependant, le pari n?est pas gagn? d?avance. Le pays ne partageant aucune fronti?re terrestre avec la Guin?e Equatoriale, le d?tour pour Bata ou Ebibeyin vaut son pesant d?or; la distance entre Bata et Ndjamena est longue de plus de 2000 km contre environ 1800 km de distance avec le Port de Douala. Des obstacles suppl?mentaires se dressent du fait de l?absence d?un corridor bien ?tabli entre la Guin?e Equatoriale et le Tchad. De plus, une tentative pour ?viter le transit par le Cameroun conduirait ? l?itin?raire Guin?e Equatoriale-Gabon-Congo-RCA-Tchad. Louise Nsana

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Arri?r?s de la dette: Banque mondiale et BAD ? dos du Gabon

Les relations entre la Banque mondiale (BM) et le Gabon ne sont pas au beau fixe. L?institution de Bretton Woods a proc?d? le 13 janvier 2025 ? la suspension de ses financements en faveur de ce pays. De sources m?diatiques gabonaises, le pays ploie depuis trois mois sous des sanctions de la Banque africaine de d?veloppement (BAD). La raison ?voqu?e tient de l?accumulation des arri?r?s de la dette ?tablis au 10 janvier ? 17 milliards FCFA en ce qui concerne la BM. Cette situation n?est pas nouvelle pour le pays d?Oligui Nguema. La premi?re suspension de ce genre est survenue courant juillet 2024 pour un montant de 10 milliards FCFA. ?La situation ponctuelle tient ? plusieurs facteurs: l?insuffisante mobilisation sur le march? international de ressources pr?vues dans la Loi des finances. La prise en charge volontariste de mesures sociales additionnelles fortes, particuli?rement attendues depuis de longues par les populations?, s?est expliqu? Libreville par le biais du minist?re des Comptes publics. Cette sortie, par voie de communiqu?, met en lumi?re des tensions de tr?sorerie du pays dans un contexte de pressions sociales accrues. Ces difficult?s sont partag?es par l?ensemble des pays de la zone de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC). Ce qui a conduit ? l?organisation d?un sommet extraordinaire des chefs d?Etats ? Yaound? le 16 d?cembre dernier; celui-ci a envisag? des mesures pour optimiser la mobilisation des financements sans toutefois faire exploser les dettes des Etats, en l?occurrence le recours aux pr?ts concessionnels au d?triment des march?s financiers. Le gouvernement gabonais se veut cependant rassurant quant ? la mise en ?uvre de mesures pour r?tablir l?ordre. ?A fin novembre 2024, l?Etat a effectu? des paiements pour 1210 milliards de FCFA au titre de la dette. Dans cette continuit?, toutes les dispositions n?cessaires sont mises en ?uvre pour apurer dans les meilleurs d?lais les arri?r?s en questions?, souligne le d?partement minist?riel. Louise Nsana

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CEMAC: l?inflation baisse ? 4,5% ? fin 2024

L?inflation a suivi une tendance baissi?re au sein de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CEMAC) tout au long de l?ann?e de l?ann?e 2024. De r?centes donn?es de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC) la fixent au d?part de l?ann?e ? 6,2% pour toute la r?gion (le plus haut pic d?inflation durant l?ann?e ?coul?e) avant un fl?chissement de la courbe ? 4,5% ? fin septembre. Malgr? cet embellissement, les performances enregistr?es restent ?lev?es par rapport ? la norme communautaire de 3%; de m?me les prix ? la consommation des m?nages sont rest?s sup?rieurs ? ceux pratiqu?s dans d?autres r?gions du monde, notamment au sein de l?Union ?conomique et mon?taire ouest africain (UEMOA) o? le taux d?inflation ?tait de 3,4% et la zone Euro son pourcentage de 2,5%. ?Le niveau encore ?lev? de l?inflation dans les pays de la CEMAC est en lien, entre autres, avec les effets des changements climatiques, notamment les inondations, les co?ts encore ?lev?s des intrants agricoles, la pression de plus en plus forte de la demande au Tchad suite ? l?afflux de r?fugi?s soudanais, ainsi que les effets des r?visions ? la hausse des prix des carburants ? la pompe au Cameroun et au Tchad?, souligne le dernier rapport sur la politique mon?taire publi? en d?cembre dernier. Dans l?espace communautaire, l?inflation est tir?e par les produits alimentaires et boissons non alcoolis?es (5,9% ? fin septembre); les boissons alcoolis?es, tabac et stup?fiants (3,1%); les articles d?habillement et chaussures (2,9%); et les logements, eau, ?lectricit?, gaz et autres combustibles (3,2%). Des pays comme le Tchad (7% ? fin septembre) et le Cameroun (4,9%), portent l?inflation dans la sous-r?gion. Le Gabon et la RCA marquent pour leur part de bons points en registrant des baisses ? moins de deux pour cent. Bobo Ousmanou

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Bases militaires fran?aises au Tchad: d?j? trois moins deux

Le processus de d?mobilisation des troupes fran?aises au Tchad tire ? sa fin. Ce 31 janvier 2025, marquera la date de retrait des 172 soldats, des avions cargo et autres mat?riels logistiques fran?ais d?ploy?s ? la base militaire de Ndjamena, conform?ment au chronogramme fix? par le gouvernement de ce pays d?Afrique centrale. A Ab?ch?, au camp Capitaine Michel Croci, dans la r?gion du Ouadda?, le drapeau fran?ais qui tr?nait depuis une soixantaine d?ann?es ne s?y trouve plus. Il a ?t? remplac? le samedi 11 janvier 2025 par celui du Tchad ? la faveur de la c?r?monie de r?trocession de cette base et du d?part des troupes fran?aises. 90 soldats sur les 120 qui s?y trouvaient ont d?coll? en direction de Ndjamena. Pour ent?riner la r?trocession de cette infrastructure, un accord a ?t? sign?. Le d?part des troupes fran?aises concerne quelques 1000 hommes d?tach?s au Tchad par le minist?re fran?ais des Arm?es. Au mois de d?cembre d?j?, un contingent de 120 soldats fran?ais a quitt? Ndjamena ainsi que des avions de chasse stationn?s dans ce pays d?Afrique centrale depuis des d?cennies. Ce qui avait donn? suite ? la lib?ration de la base militaire de Faya dans le nord d?sertique, moins d?un mois apr?s l?annonce surprise de la rupture des accords de d?fense qui liaient les deux parties. Le Tchad constituait le dernier point d?ancrage de la pr?sence militaire fran?aise dans le Sahel apr?s le d?part du Niger, du Burkina Faso et du Mali. Le S?n?gal et la C?te d?Ivoire ont eux aussi manifest? leur intention de rompre toute collaboration militaire avec Paris. ?Les relations de la France avec les pays concern?s ne se limitent pas aux questions de d?fense. Cependant, elles sont caract?ris?es per des partenariats denses, des liens humains et culturels profonds que nous renfor?ons et continuerons de renforcer au cours des mois ? venir?, d?clare Thani Mohamed-Soilihi, ministre d?l?gu? charg? de la Francophonie et des Partenariats internationaux de la France, en pr?lude ? l??v?nement de Ndjamena. Louise Nsana

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Un faussaire ? la t?te de la France?

Candace Owens, proche du pr?sident Donald Trump, promet de publier, le 30 janvier 2025, des preuves que Brigitte Macron n?est pas une femme mais un homme qui s’appelle Jean-Michel Trogneux.Si la journaliste am?ricaine arrive ? nous convaincre (on esp?re qu?elle nous convaincra), cela voudra dire que le pr?sident fran?ais est un faussaire et que tout ce qu’il a dit et fait jusqu’ici rel?ve du faux. Pensons, par exemple, aux vaccins et aux injustes mesures impos?s au peuple fran?ais pendant le Covid 19. Pensons aussi ? la confiscation de la victoire de la Gauche aux l?gislatives de juillet 2024 et ? la formation d?un gouvernement de revenants dont le seul talent reconnu est soit la tra?trise, soit la roublardise.Et c?est cet adepte du faux qui ose traiter de faux intellectuels les Africains qui ? juste titre d?noncent l?arrogance fran?aise, le franc CFA, le deux poids, deux mesures ? l??gard des militaires au pouvoir en Afrique, la pr?sence des bases militaires fran?aises dans certains pays africains. ? ses yeux, seuls les Africains inconscients, indignes et complex?s qui soutiennent que la politique de France en Afrique s’est am?lior?e ces derni?res ann?es seraient les vrais intellectuels. Et c?est ce fieff? menteur qui se permet d’accuser d?ingratitude l?Afrique dont des centaines de fils perdirent la vie quand il fallut aider la France ? chasser l?envahisseur nazi.Peut-?tre Macron ne pondrait-il pas pareille stupidit? s?il n?y avait pas chez lui la crasse ignorance qu’il partage avec Nicolas Sarkozy. Et c’est ce « gamin m?galomane et narcissique » (Luc Ferry) qui, le 19 d?cembre 2024, n??tait pas g?n? de dire aux habitants de Mayotte qu?ils seraient 10 000 fois plus dans la merde s?ils n??taient pas en France.Etant donn? que « qui se ressemble s?assemble », personne ne devrait plus s’?tonner que Macron sentende bien avec certains Africains dont les noms ne m?ritent pas d??tre cit?s ici. Jean-Claude Dj?r?k?

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