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Culture africaine et afro-descendante: au-del? de l’exhibitionnisme st?rile

Pour une nouvelle approche de la c?l?bration de la Journ?e mondiale consacr?e ? la diversit? du patrimoine socio-culturel d’origine africaine, il faudrait d?passer les bling bling. ? Yaound?, le vent de Journ?e mondiale de la culture africaine et afro-descendante souffle ce 24 janvier 2025. « Pr?server et promouvoir les h?ritages ancestraux, un ?lan de fraternit? inter g?n?rationnel », c’est le th?me ? l’honneur. Pour Fran?ois Bingono Bingono, l’occasion est favorable pour se laisser ?merveiller par la splendeur des ?uvres culturelles, la finesse des mets traditionnels et l’incroyable diversit? du patrimoine africain et afro-descendant. Seulement, avise l’ancien journaliste de la CRTV, la m?me occasion sert d’instant de r?flexion en vue d’un changement de paradigme dans les flonflons de la c?l?bration.  » Il s’agit maintenant, dit-il, de ne pas se limiter ? la contemplation des objets et ?ventuellement de l?histoire de leur invention, leurs inventeurs. Il faut davantage se pencher sur des ensembles, la fa?on dont ils sont li?s entre eux, leurs origines, les transformations qu?ils subissent, leur interpr?tation, leur imbrication aux autres cultures « . Une pareille approche permettra de d?passer les orientations festives courantes, pour proposer une lecture du mode de (dys)fonctionnement des structures culturelles africaines et afro-descendante, comme type sp?cifique d?appropriation d?un syst?me anthropologique, qu?il faut d?crypter », poursuit-il.Sur le m?me canevas, Camille Mouthe ? Bidias, en sa qualit? de porte-parole du coll?ge des dignitaires traditionnels, estime que  » la Journ?e mondiale de la culture africaine et afro-descendante 2024 est le moment tout indiqu? de mettre en lumi?re la grande contribution au monde entier des cultures issues du continent ». Selon le directeur g?n?ral du Fonds national de l’emploi, c?est ?galement l?occasion de reconna?tre les d?fis auxquels se heurtent les communaut?s afro-descendantes dans de nombreuses r?gions du monde. Il soutient ? cet effet que les humains d?origine africaine ont apport? une contribution incroyable ? tous les aspects du monde contemporain et continuent de le faire jour apr?s jour. Qu’il s’agisse de la politique, de l’?conomie, des arts, de la musique, du sport ou de la science, leur histoire, leur vision et leur h?ritage font partie int?grante du patrimoine socio-culturel mondial « .L?ann?e 2024 est la derni?re de la D?cennie internationale des personnes d?ascendance africaine, proclam?e par les Nations Unies. Au Cameroun Dans gouvernement s’implique dans l’affaire. Ce ? travers l’appui aux organisations qui favorisent l?inclusion et c?l?brent l?apport des communaut?s noires et afro-descendantes. »Nous continuerons de soutenir les mesures visant ? promouvoir l’?galit? des chances et ? lutter contre le racisme afin de construire un monde plus juste, inclusif et respectueux des communaut?s originaires d?Afrique. Ensemble, nous pouvons c?l?brer la beaut? et la diversit? des cultures africaines et afro-descendantes, gage de paix et d?ancrage identitaire, dont plusieurs font partie du patrimoine immat?riel de l?UNESCO. Ce faisant, nous pourrons avancer vers un avenir o? la reconnaissance, le respect et l’?galit? seront les valeurs fondamentales qui guideront notre soci?t? et tous les continents » , postule le repr?sentant du minist?re camerounais des Arts et de la Culture. Bobo Ousmanou

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Influenceurs et influenceuses : les ?stars du web? vues hors de la toile

Un ouvrage collectif ? d?dicacer ce 28 janvier 2025, dans la salle des th?ses de l’Universit? de Yaound? II, brosse leurs portraits. Difficile d’y ?chapper. Impossible d?y ?chapper sur les r?seaux sociaux avec leurs vid?os sponsoris?es, o? se m?langent t?l?-r?alit? et publicit?. Les influenceurs sont partout: Instagram, Facebook, Snapchat, Twitter, YouTube? Ils ou elles sc?narisent les vid?os qu’ils ou elles postent sur la toile. Ils ou elles utilisent des logiciels de montage pour mettre en sc?ne un produit ou une situation, soigne l’?clairage et la pr?sentation du contenu, retouche ses selfies. Par ses avis et ses opinions post?s r?guli?rement, ils ou elles font vivre leurs comptes et cherchent ? augmenter leur nombre de followers avec lesquels il leur faut interagir r?guli?rement. Se renouveler est une n?cessit? pour l’influenceur ou l’influenceuse qui doit inspirer et divertir son public, afin de continuer ? lui plaire. Plus sa notori?t? est grande, plus son influence pourra ?tre reconnue par des marques susceptibles de lui apporter une r?tribution. Chouchous des internautes pour leur pouvoir de persuasion sur leurs dizaines de milliers d’abonn?s, ils ont su d?velopper un v?ritable business. Ce qui ?tait il y a quelques ann?es un simple hobby s?est mu? en un m?tier attrayant aux rouages peu connus. D?sormais occup?es ? plein temps, les influenceuses doivent cultiver leur popularit?, jouer avec les codes et m?me s’improviser gestionnaires d’?quipes. Bref, ?influencer?, c’est leur quotidien. Mais influencer qui, comment et pourquoi? Qui sont-ils vraiment? Quel est leur impact sur la soci?t?? Quels sont les enjeux et les d?fis li?s ? cette nouvelle forme de pouvoir? La r?ponse ? ses interrogations est contenue dans l’ouvrage collectif intitul? ?Influenceur ou influenceuse, une position socio-num?rique en d?bat?. Pr?sentationR?parti en deux volumes subdivis? en 31 chapitres, fruit de la collaboration de 32 auteurs internationaux, ?cet ouvrage riche explore les dynamiques des influenceurs en Afrique, avec un focus particulier sur le Cameroun. Il offre une analyse multidisciplinaire, s’appuyant sur les sciences sociales et les sciences du langage, pour ?tudier l’impact ?conomique, social et juridique de l’influence num?rique?, expliquent les auteurs. Ils ajoutent: ?Le premier volume d?voile tour ? tour les regards des sciences du langage, des sciences de l’information et de la communication. Le deuxi?me volume relaie les perspectives des sciences sociales. Consid?r?e comme une posture socionum?rique en d?bat, six d?bats sont ?voqu?s dont trois pour les sciences du langage le probl?me clarification des notions d’influence et de d’e-influenceur(euse), la n?cessit? de mettre en lumi?re les diff?rentes controverses et malentendus discursifs/signifiants du ph?nom?ne d’influence et de e-influenceur(euse) dans sa rencontre avec le social, les enjeux que charrient l’e-influence ? partir de ses diff?rentes manifestations comme outil de strat?gie ? l’usage des acteurs?. Ce 28 janvier 2025, dans la salle des th?ses de l’Universit? de Yaound? II, la d?dicace de l’ouvrage sera anim?e par ses deux ?minents co-directeurs: le Pr Viviane Ondoua Biwole et le Pr Alphonse Joseph Tonye sous la mod?ration du Pr Donatienne Moskolai Doumagay. Ces experts partageront leur vision unique des enjeux li?s ? l’influence num?rique et engageront un dialogue enrichissant avec le public. Ils tenteront notamment de r?pondre ? des questions cl?s sur la r?gulation de cette profession et sur les opportunit?s qu’elle offre pour le d?veloppement socio-?conomique du continent africain. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Mise en ?uvre du syst?me Licence-Master-Doctorat (LMD) : arr?t sur ce qui bloque

Pr?sent depuis de nombreuses ann?es sur le march? de l’enseignement sup?rieur, le syst?me LMD s?est impos? dans les pays de l?espace Cemac. Mais lorsqu?on ?voque la question de l’adoption de cycles de formation communs ? toute la sous-r?gion, des obstacles divers contrarient le processus. Amorc? depuis 2024, dans l?intention de cr?er un espace sous r?gional d?enseignement sup?rieur commun aux pays membres de la Cemac, ledit processus est ? la peine. A ce jour, les diff?rents dispositifs universitaires de formation au sein de l?espace communautaire ne sont toujours pas harmonis?s. ?Nous avons constat? qu?il n?y avait pas une harmonisation et une harmonie au niveau des syst?mes. Qu?entre pays, il y avait des diff?rences dans l?application du syst?me LMD. Et puis, m?me qu?? l?int?rieur de chaque pays, d?une universit? ? une autre, on ne parlait pas du m?me syst?me. On parle du syst?me LMD, mais le contenu n??tait pas le m?me?, a constat? Fulgence Likassi-Bokamba, Commissaire en charge de l??ducation, de la recherche et du d?veloppement social charg? des droits de l?homme et de la bonne gouvernance, ? la Commission de la Cemac. ?Il y a des responsables qui ?taient plus conservateurs et qui n?ont pas voulu introduire cette r?forme. D?autres se sont dit: ?pourquoi pas! ?a viendra demain, pourquoi ne pas commencer aujourd?hui et d?autres qui attendent l?imposition et qu?on les mette devant le fait accompli d?introduire la nouvelle r?forme?, souffle un expert ayant requis l?anonymat. ExamenAlors, il faut faire le diagnostic de la situation. D?o? la tenue ? Douala, de l?atelier de restitution et de validation des r?sultats de l??valuation de l??tat de la mise en ?uvre du syst?me. Etal?s du 23 au 26 janvier 2025, les travaux de Douala visent non seulement ? ?valuer le chemin parcouru, mais ?galement ? marquer un temps d?arr?t autour des d?fis persistants, en vue d?une acc?l?ration du processus. A cet effet, repr?sentants des ministres en charge de l?Enseignement sup?rieur et de la Recherche scientifique des pays de la Cemac et responsables des institutions communautaires de formation s?emploient ? un examen approfondi des contraintes et des enjeux en vue de l?adaptation des universit?s aux exigences des nouveaux standards ?conomiques internationaux. ?C?est-?-dire r?fl?chir sur comment faire en sorte que ce syst?me respecte les normes de LMD, et ensuite que les Etats encourent un maximum de profit?, a ajout? le Pr Jean-Fran?ois Owaye, expert ? la cellule LMD-Cemac/Gabon. Selon des sources proches du dossier, ?les r?sultats de cette r?flexion permettront de mieux comprendre les raisons des difficult?s rencontr?es dans la mise en ?uvre du syst?me LMD et d??laborer une strat?gie sous-r?gionale pour une harmonisation plus pouss?e?. Cette strat?gie, apprend-on, sera soumise aux plus hautes autorit?s de la Communaut? pour examen et adoption.

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Sommet de Davos: une cagnotte de 42 millions d?euros pour la RDC

Ces fonds sont mobilis?s en vue du financement d?un projet de protection des for?ts tropicales du Bassin du Congo. La R?publique d?mocratique du Congo s?en tire ? bon compte ? la r?union annuelle du Forum ?conomique mondial de Davos. Ce pays d?Afrique centrale y est parvenu ? mobiliser 42 millions d?euros pour son projet de cr?ation d?une r?serve foresti?re tropicale dans le Bassin du Congo. Cet engagement de l?Union europ?enne constitue le premier pallier des fonds que l?institution entend mettre ? la disposition de la RDC ?Le couloir vert Kivu-Kinshasa?, long de 108 000 kilom?tres carr?s, a su capter l?attention lors des assises tenues du 20 au 24 janvier 2025. C?est ainsi que le commissaire europ?en aux partenariats internationaux, parmi tant d?autres personnalit?s, a r?pondu favorablement ? l?appel du pr?sident Felix Tshisekedi pour ?des partenariats solides et ?quitables ? l??chelle internationale. La coop?ration ne doit pas prendre la forme d?aum?ne mais de collaboration strat?gique, durable et gagnant-gagnant?.Le mercredi 22 janvier 2025, Felix Tshisekedi s?est exprim? devant un parterre de 5000 personnalit?s, parmi lesquelles des patrons des multinationales, des repr?sentants d?organisations internationales et la soci?t? civile, des investisseurs, des d?cideurs politiques et des partenaires multilat?raux, ? des fins de marketing. Etant attendu que le Forum ?conomique mondial est connu pour ?tre un haut lieu de lobbyisme et des affaires. ?Cette initiative va bien au-del? de la simple conservation environnementale. Elle constitue une strat?gie globale pour revitaliser notre ?conomie, renforcer nos communaut?s locales et promouvoir une paix durable dans notre province orientale longtemps touch?e par la pauvret?, les conflits arm?s et l?instabilit?. Ce projet am?liorera la vie de plus de 31 millions de personnes, prot?gera pr?s de 108 000 km2 de for?t vierge et cr?era plus de 500 000 emplois dont au moins 20 000 sp?cifiquement d?di?s aux jeunes hommes et femmes d?mobilis?s de groupes arm?s?, indique Felix Tshisekedi. Le Couloir vert Kivu-Kinshasa est lanc? l?an dernier par le gouvernement RD Congolais dans le but de transformer des zones conflictog?nes en p?les ?conomiques; tout en s?appuyant sur l??co tourisme et le d?veloppement de centrales hydro?lectriques, solaires et ?oliennes. ?En rempla?ant les activit?s illicites par des chaines de valeur agricoles et min?rales durables, nous ?rigerons une ?conomie respectueuse de l?humain et de la nature. Il s?agit d?un droit fondamental et d?une solution pragmatique pour ?radiquer les revenus ill?gaux qui financent les conflits dans l?Est de la RDC, o? trois d?cennies de guerre ont injustement ?t? la vie ? plus de 6 millions de nos compatriotes. Cette trag?die est une menace globale. Si nous ?chouons ? prot?ger nos for?ts, c?est l?avenir de la plan?te qui sera compromis. Cette transition repr?sente ? la fois un d?fi et une opportunit? que nous sommes d?termin?s ? saisir?, mart?le-t-il.Au d?tour du parc de Virunga ? l?Est de la RDC, des for?ts de l?Ituri, du fleuve Congo et Kinshasa, les infrastructures routi?res attach?es au Couloir vert Kivu-Kinshasa permettront d?assurer la s?curit? alimentaire des populations. Ceci, au travers de l?acheminement d?une tonne de nourriture du Kivu vers Kinshasa chaque ann?e, informe la pr?sidence de la R?publique. Louise Nsana

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S?rie sur les h?ros africains?: Patrice Lumumba, le Congo d?abord?

M?me devant la mort, Lumumba se montra digne et courageux comme en t?moigne la lettre qu?il adressa ? son ?pouse Pauline. En voici un extrait: ?Mort ou vivant, libre ou en prison par ordre des colonialistes, ce n?est pas ma personne qui importe. Ce qui est important, c?est le Congo, notre peuple pauvre dont l?ind?pendance a ?t? transform?e en cage, avec des gens qui nous regardent de l?ext?rieur des barreaux, parfois avec une compassion charitable, parfois avec joie et plaisir.  Lumumba, en mettant Mobutu ? c?t? de lui, fit-il preuve de na?vet?? Eut-il eu tort de lui faire confiance? Avant de rendre l??me, regretta-t-il de l?avoir nomm? chef d??tat-major de l?arm?e congolaise et d?avoir fait appel aux Nations Unies? Quelles pens?es avait-il quand Mobutu le fit arr?ter en d?cembre 1960 et le livra en janvier 1961 aux rebelles katangais de Tshombe qui l?assassineront le 17 janvier ? Elisabethville (aujourd?hui Lubumbashi)? On ne le saura jamais. La seule chose certaine, c?est qu?il n?aura gouvern? le Congo que durant trois mois, ce que C?saire appelle une saison (cf. ?Une saison au Congo?). Mais cette saison est probablement la plus importante, celle dont les Congolais se souviendront toujours. Pourquoi? Parce que, le 30 jour 1960, Patrice Emery Lumumba, dont la fin ressemble ?trangement ? celle du roi Christophe, avait prononc? un grand discours, avait eu des mots forts. Il disait, par exemple, que le Congo traiterait d?sormais avec ?la Belgique, pays ami, d??gal ? ?gal?, que ?c?est par la lutte que [l?ind?pendence fut] conquise, une lutte de tous les jours, une lutte dans laquelle nous n?avons m?nag? ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang?. Cette lutte, ?qui fut de larmes, de feu et de sang?, Lumumba pensait que tout Congolais devrait en ?tre fier ?car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin ? l?humiliant esclavage, qui nous ?tait impos? par la force?. Occident Des historiens soutiennent que Lumumba avait sign? son arr?t de mort en s?exprimant de la sorte, que Baudoin, le roi belge, avait per?u son discours comme une humiliation publique. En r?alit?, c?est tout l?Occident que Lumumba s??tait mis ? dos, c?est tout l?Occident qui s?estimait provoqu? et d?fi? en entendant que le Congo voulait traiter sur un pied d??galit? avec l?ancien colonisateur belge car, pour les Occidentaux, le Noir n?est qu?un enfant, un ?tre inf?rieur, un sauvage, etc. Mais l?Occident en voulait-il ? Lumumba, uniquement parce qu?il avait subi un affront le jour de l?ind?pendance du Congo? Non. Il y a d?autres raisons, ? mon avis. La premi?re, c?est que l?Occident ne tol?rait pas la proximit? du Premier ministre congolais avec les communistes. N?oublions pas que, ? cette ?poque, c??tait la comp?tition entre l?Ouest et l?Est. Chacun cherchait ? ?tendre son influence au-del? de ses fronti?res, voulait avoir le maximum de pays dans son camp. La seconde raison est ?conomique. L?Ouest savait d?j? que le Congo poss?dait d?immenses richesses dans son sol et sous-sol. Les ?tats-Unis, la Belgique, la France et leurs alli?s avaient int?r?t ? avoir ? la t?te du Congo leur homme, c?est-?-dire un homme mall?able et corv?able ? merci, un b?ni-oui-oui, un inconscient et un irresponsable, bref un homme qu?ils utiliseraient pour piller les ressources naturelles du Congo. Et Mobutu ?tait celui qui pouvait jouer ce triste r?le. Malheureusement, le r?gne des vendus et des valets n?a pas pris fin avec la mort de Mobutu. Je voudrais le r?p?ter: l?Occident, m?me dans l??glise catholique, n?a jamais aim? les Africains qui refusent de lui ob?ir au doigt et ? l??il. Il a toujours ?t? ? l?aise avec les larbins et aplaventristes, avec les m?diocres, avec les Noirs qui disent du mal de leur continent et des r?sistants africains, avec les Noirs qui ne d?noncent jamais la Fran?afrique.  Fran?afrique De ceux-l?, on est pr?t ? pardonner tous les crimes, p?ch?s, abus et d?rives. J?ai vu comment Engelbert Mveng, Pierre Meinrad Hebga et Jean-Marc Ela furent trait?s par les soi-disant missionnaires europ?ens qui sont au Cameroun: non seulement on disait des m?chancet?s sur eux mais ils n??taient pas autoris?s ? enseigner ? l?universit? catholique d?Afrique centrale. La Compagnie de J?sus et le Vatican ont-ils jamais cherch? ? savoir qui a assassin? le P?re Mveng? J?ai vu ce que l?Occident fit contre Laurent Gbagbo et Mouammar Kadhafi. Ces Occidentaux, qui c?l?brent les r?sistants et insoumis chez eux mais les diabolisent en Afrique, ne pouvaient que d?tester Lumumba qui ?tait ?contre la domination, les injustices et les abus? et affirmait que ?les injustices et l’idiot complexe de sup?riorit? qu?affichent des colonialistes, sont ? la base du drame de l?Occident en Afrique?. Lumumba ne pouvait vivre longtemps parce qu?il d?sirait ?commencer une nouvelle lutte qui va mener notre pays ? la paix, ? la prosp?rit? et ? la grandeur?, parce qu?il avait l?intention de ?faire du Congo le centre de rayonnement de l?Afrique tout enti?re?, parce qu?il r?vait de ?montrer au monde ce que peut faire l?homme noir lorsqu?il travaille dans la libert??. Difficile de ne pas avoir de l?estime et du respect pour cet avocat du mouvement panafricaniste qui soutenait que ?la brutalit?, les s?vices, les tortures ne m’ont jamais amen? ? implorer la gr?ce, parce que je pr?f?re mourir la t?te haute?. Difficile de ne pas admirer cet homme qui voulait, comme les autres membres du groupe de Casablanca (Ghana, Guin?e, Mali, ?gypte, Libye, Tanzanie), une Afrique ayant sa propre monnaie, sa propre banque centrale et sa propre arm?e.  Mobutu Apr?s l?assassinat de Lumumba, le Congo n?a plus jamais connu la paix. C?est comme si une mal?diction pesait sur le pays. Tout le monde sait comment Mobutu termina sa vie: chass? du pouvoir par Laurent-D?sir? Kabila, c?est au Maroc qu?il d?c?da le 7 septembre 1997. C?est l?-bas qu?il fut inhum?. Certains diront que la mani?re dont il traita son bienfaiteur Lumumba ne pouvait que lui attirer une telle fin. Comme quoi, le mal fait au juste ne reste jamais impuni.  M?me devant la mort, Lumumba se montra digne et

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RDC: pour un sursaut collectif

Le 27 janvier 2025, lorsque j??crivais que Goma serait en grande partie sous le contr?le du M23, une r?bellion soutenue par le Rwanda de Paul Kagam?, un ressortissant de la RDC m?avait accus? de relayer une fausse information et que cela ?tait honteux. Or je ne parlais qu?au conditionnel. Les m?dias africains et occidentaux, que j?ai pu ?couter, hier, 29 janvier, affirment tous que la ville est prise par les rebelles et que, faute de munitions, les soldats congolais ont jet? l??ponge.Que les choses se terminent ainsi, que ce pays-continent, qui a les moyens d??quiper et de bien payer son arm?e, soit humili? de cette fa?on par le petit Rwanda, c’est cela la vraie honte et c?est ce qui fait mal.Le pays, pour lequel le nationaliste Lumumba fut assassin? en 1961, nous l?aimons. Et nous avons toujours condamn? les viols de femmes et les d?placements des enfants et personnes ?g?es qui y ont lieu depuis 1997, tout comme nous condamnons le pillage des minerais de la RDC par Kagam?. Nous croyons que ce pays peut ?viter d’?tre davantage humili?, qu’il peut rena?tre si et seulement si deux conditions sont remplies par lui. Premi?rement, F?lix Tshisekedi doit cesser de parcourir le monde et de demander l?aide des Occidentaux qui soutiennent Kagam?.Secundo, le peuple congolais doit arr?ter de s’?vader dans la sape, la boisson et la danse. Henri Lopes, n? ? L?opoldville (premi?re appellation de Kinshasa) et fils du petit Congo, disait ceci: « ? force de rire et de danser, l?Afrique s’?tait laiss? surprendre par les peuples plus aust?res; elle en avait ?t? d?port?e et asservie. » (cf. « Tribaliques »)Seul un sursaut collectif peut permettre ? la RDC d??chapper ? l?asservissement.Ibrahim Traor?, Assimi Go?ta et Abdourahamane Tiani, on ne les voit pas dans des voyages inutiles. Ils pr?f?rent rester chez eux pour mener le combat contre le terrorisme. En outre, ils ne se sont pas tourn?s vers les pays europ?ens pour obtenir l?appui n?cessaire. Jean-Claude Dj?r?k?

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S?rie sur les h?ros africains?: Jean-Marc Ela, th?ologien insoumis et d?fenseur des pauvres??

Le natif d?Ebolowa ne pouvait qu?irriter le Vatican en faisant valoir que les ?glises africaines pouvaient ?tre autre chose qu?un d?calque du mod?le romain. En effet, il ne sera pas convi? au premier synode sur l?Afrique ? Rome (avril-mai 1994). Le Vatican le percevait, avec Engelbert Mveng, Pierre Meinrad Hebga et Fabien Eboussi, comme un ?th?ologien ? probl?mes?, non parce qu?il enseignait et d?fendait des h?r?sies, mais parce qu?il ?militait pour l?inculturation et l?organisation d’un Concile africain?. La derni?re fois o? j??changeai avec lui, c??tait chez Karthala, notre ?diteur commun, dans le 13e arrondissement de Paris. Nous ?tions en 2003. Notre premi?re rencontre avait eu lieu 20 ans plus t?t au noviciat j?suite situ? ? l??poque ? Nkoabang, pr?s de Yaound? (Cameroun). Ce jour-l?, Jean-Marc Ela nous avait longuement parl? de Tokomb?r? o? il avait d?barqu? en 1971. Simon Mpeke alias Baba Simon y vivait d?ja depuis une dizaine d?ann?es. Ela admirait ? la fois l?esprit missionnaire et le d?pouillement de ce pr?tre bassa de l?archidioc?se de Douala. Il voulait ?partager l’exp?rience de cet homme qui l’avait fascin? quand il ?tait ?tudiant?. Tokomb?r? ?tait appel? ?le lieu du combat? parce que la vie y ?tait difficile et parce qu?il fallait se battre sans cesse pour y survivre. Ainsi, Ela lui-m?me ?tait oblig? de lire et d??crire ? la lueur de la lampe temp?te, de dormir dans une petite case. Partager la vie difficile des paysans kirdis lui donna l?occasion de voir les cons?quences des plans d?ajustement structurel impos?s par le Fonds mon?taire international aux pays africains dans les ann?es 1980 ainsi que les ravages du n?o-lib?ralisme car ces paysans ?taient ?contraints d?arracher les tiges de mil qui commencent ? pousser pour semer le coton?. Cela lui permit aussi de constater que le ?monde d?en-bas?, loin d??tre passif, invente des pratiques sociales novatrices adaptatives pour ne pas crever de faim et dispara?tre? (cf. ?Quand l??tat p?n?tre en brousse. Les ripostes paysannes ? la crise?, Paris, Karthala, 1990). De tous les ouvrages ?crits par Ela pendant son s?jour ? Tokomb?r?, ?Le cri de l?homme africain? (1980) est, de mon point de vue, celui qui d?crit le mieux les souffrances du monde paysan. Pour Ela, l??glise en Afrique, en plus de g?rer des ?coles et dispensaires, de cat?chiser, de baptiser, de marier et de confesser, devrait prendre la d?fense des petits et des faibles, d?noncer et combattre le syst?me n?olib?ral qui appauvrit et clochardise des millions de personnes dans un continent qui poss?de pourtant toutes sortes de richesses. Pour lui, la religion, loin de se r?duire ? une relation avec le surnaturel, est ?une force sociale [dans laquelle] l?homme peut puiser des possibilit?s contestatrices de l?ordre ?tabli?. Il ?tait contre le cl?ricalisme qui r?serve au pr?tre le pouvoir de dire la messe, de confesser, etc. Pourquoi? Parce que, dans les premiers si?cles, des la?cs ?taient responsables de communaut?s ou pr?sidaient l?Eucharistie. Ela souhaite que cette possibilit? soit offerte en Afrique ? des la?cs estim?s et ayant fait la preuve d?un long engagement dans l??glise. Certains se cachent derri?re la tradition pour refuser tout changement dans la doctrine et le fonctionnement de l??glise, comme si la tradition ?tait quelque chose d?immuable et d?intouchable. La ?th?ologie sous l?arbre? d?Ela, qui est ?un va-et-vient entre la r?flexion et la pastorale des mains sales?, soutient au contraire que la vraie tradition est vivante et non fig?e, qu?elle n?a rien ? voir avec l?enfermement dans les cl?tures dogmatiques. En d?autres termes, Jean-Marc Ela remet en cause les concepts, institutions, structures, mod?les et traditions des ?glises d?Occident. Pour lui, il est n?cessaire et urgent de ?sortir d?une religion toujours plus ou moins model?e par une civilisation de conqu?te, qui domine les autres, qui se croit unique, de lib?rer le christianisme de cet encombrement qui risque d?emp?cher son incarnation dans la culture et l?humanit? de l?homme africain? (https://www.cath.ch/ newsf/apic-interview-28/). Le natif d?Ebolowa ne pouvait qu?irriter le Vatican en faisant valoir que les ?glises africaines pouvaient ?tre autre chose qu?un d?calque du mod?le romain. En effet, il ne sera pas convi? au premier synode sur l?Afrique ? Rome (avril-mai 1994). Le Vatican le percevait, avec Engelbert Mveng, Pierre Meinrad Hebga et Fabien Eboussi, comme un ?th?ologien ? probl?mes?, non parce qu?il enseignait et d?fendait des h?r?sies, mais parce qu?il ?militait pour l?inculturation et l?organisation d’un Concile africain?. Au grand dam des autorit?s vaticanes, Ela, Hebga et Mveng participeront n?anmoins ? un synode parall?le gr?ce au SEDOS (Service of documentation and study on global mission). Au cours de ce contre-synode, les trois th?ologiens d?fendent unanimement ?l’option selon laquelle la d?mocratisation et l’instauration de l’?tat de droit en Afrique sont la nouvelle route de l’?glise?. Ela pense que le th?ologien africain doit parler de Dieu ? partir du lieu o? la Parole de Dieu le trouve. Et il ajoute: ?L’Afrique est un v?ritable p?le de la r?v?lation, un lieu o? Dieu parle ? l’?glise et au monde. J’ai pris conscience de l’insignifiance du christianisme occidental pour l’homme africain. Ce christianisme est int?gr? ? un syst?me de domination dans lequel Dieu risque d’?tre captur? par les forces qui nous oppriment. Or il faut que Dieu soit Dieu et, pour qu’il en soit ainsi, il faut que Dieu soit lib?r? de cette captivit?. Autrement dit, ma th?ologie prend pour point de d?part le fait que l’?vangile ne peut r?ellement ?tre une force de lib?ration que si on le d?gage du christianisme occidental fondamentalement associ? ? un syst?me de domination depuis la conversion de l’Empereur Constantin?. Il y a ainsi, chez Jean-Marc Ela, la pr?occupation d?une double lib?ration : lib?ration des structures qui affament et oppriment l?Africain en interne et lib?ration de la d?pendance occidentale. Parce qu?Ela parle de lib?ration, certains en ont h?tivement conclu qu?il avait ?t? influenc? par la th?ologie de la lib?ration dont les grandes figures en Am?rique latine sont le P?ruvien Gustavo Guttierrez, les Br?siliens Hugo Assmann, Leonardo Boff et Clodovis Boff, les Nicaraguayens Ernesto et Fernando Cardenal, l?Uruguayen Juan-Luis Segundo et les Salvadoriens Ignacio Ellacuria et John Sobrino. ? ceux

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RCA : les activit?s paralys?es ? Obo suite ? l’arrestation de miliciens accus?s de meurtre

Les activit?s ?taient paralys?es mardi ? Obo, chef-lieu de la pr?fecture du Haut-Mbomou dans l’est de la Centrafrique, par les protestations d’une milice locale, a-t-on appris de sources locales concordantes. Apr?s l’arrestation de miliciens du groupe Azand? Ani Kpi Gb? (AAKG) soup?onn?s d’avoir tu? au moins 13 civils et bless? plusieurs autres le 22 janvier dernier, d’autres membres du groupe ont forc? les habitants ? cesser leurs activit?s pour revendiquer la lib?ration de ces miliciens. « Plusieurs civils ont ?t? tu?s et d’autres bless?s dans une attaque men?e par certains ?l?ments de cette milice locale la semaine derni?re. Suite ? cet assassinat, certains leaders de cette milice ont ?t? arr?t?s et transf?r?s ? Bangui, capitale centrafricaine, pour n?cessit? d’enqu?te. Leurs fr?res d’armes ont protest? pour revendiquer leur lib?ration », a-t-on indiqu? de source polici?re. Cette information a ?t? confirm?e par une radio locale qui a inform? que la protestation de ces hommes arm?s dans la ville d’Obo poussait les habitants ? rester ? leur domicile paralysant les activit?s. Jointes au t?l?phone, les autorit?s locales ont confirm? aussi cette information, mais refusent par ailleurs de se prononcer. BANGUI, 29 janvier (Xinhua)

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Cameroun: un conteneur tombe et tue deux personnes dans la capitale

Un accident de la circulation a fait deux morts et deux bless?s mercredi ? Yaound?, capitale camerounaise, rapporte des sources concordantes. Mercredi en d?but d’apr?s-midi au carrefour Meec, un quartier populaire de Yaound?, une semi-remorque transportant un conteneur a perdu le contr?le, provoquant la chute de sa cargaison sur un taxi avec quatre passagers ? bord. Deux femmes ont perdu la vie sur le coup, tandis que deux autres personnes, dont un enfant de sept ans, ont surv?cu. Le chauffeur du taxi, rescap?, se trouve dans un ?tat pr?occupant. Cet accident rappelle un drame similaire survenu en octobre 2024 ? Don Bosco, quartier Mimboman, o? la chute d’un conteneur avait caus? la mort de trois personnes. YAOUNDE, 29 janvier (Xinhua)

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RDC: le pr?sident promet « une riposte vigoureuse » face aux avanc?es de la rebellion

Le pr?sident de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC) F?lix Tshisekedi a promis mercredi soir « une riposte vigoureuse » face aux avanc?es de la rebellion du Mouvement du 23 mars (M23). « Une riposte est en cours » pour reconqu?rir chaque parcelle de notre territoire, a assur? le pr?sident congolais dans son adresse ? la nation, se r?f?rant aux avanc?es du M23 qui a annonc? avoir pris le contr?le de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est), un centre urbain r?gional. Selon lui, la RDC reste ?galement engag?e sur le front diplomatique, notamment dans le « Processus de Luanda », un m?canisme de paix initi? et dirig? par le pr?sident angolais Joao Louren?o, que Tshisekedi a rencontr? dans la journ?e lors d’une visite ? Luanda, capitale angolaise. Le pr?sident a appel? ? l’unit? de tous les Congolais, promettant de r?duire le train de vie de l’Etat pour financer les op?rations militaires. « La RDC ne reculera jamais. Je vous fais le serment, je ne vous abandonnerai jamais. » Depuis dimanche soir, des hostilit?s violentes ont ?t? observ?es dans toute la ville de Goma, qui compte environ un million d’habitants, dont plus de 700.000 d?plac?s internes vivant en p?riph?rie dans des conditions d?j? difficiles. Selon des sources de la mission de maintien de la paix de l’ONU, le groupe rebelle a pris lundi le contr?le de plusieurs installations importantes, notamment l’a?roport, le port et une base locale de l’arm?e congolaise. Selon des sources locales, le M23 a avanc? vers la province voisine du Sud-Kivu (est). KINSHASA, 29 janvier (Xinhua)

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