ARTICLE DE BLOG

ARTICLE DE BLOG

Prise en charge du diab?te : plaidoyer pour une ?cole sp?cialis?e

Une ?quipe de m?decins sollicite le soutien du minist?re de la Sant? publique, pour la mise en ?uvre de ses recherches innovantes dans la pr?vention de la maladie et ses complications au Cameroun. Class? parmi les enjeux sanitaires majeurs par le minist?re de la Sant? publique (Minsant?), le diab?te r?siste au Cameroun ? cause du manque d?acc?s aux soins de sant?, d??ducation et de sensibilisation sur la maladie et ses facteurs ? risque. Il est donc important d?agir, pour faire face ? cette maladie qui fait partie des quatre principales maladies non transmissibles, qui causent le plus grand nombre de d?c?s pr?matur? et d?invalidit? au Cameroun, selon le Minsant?. ArgumentsPour toutes ces raisons, une ?quipe de m?decins camerounais ambitionne d?ouvrir ?cole de sant? publique ? Nanga Eboko (localit? situ? ? environ 175 km de Yaound?). ?C?est une initiative qui s?inscrit dans une perspective de renforcement des capacit?s locales, et qui viendra s?ajouter aux onze cliniques sp?cialis?es dans la prise en charge du diab?te, d?j? existantes. Cette ?cole pourra permettre de mieux comprendre les facteurs ? risque du diab?te et d?velopper des strat?gies efficaces pour la pr?vention et la gestion de la maladie. Elle pourra aussi aider ? d?velopper des programmes de pr?vention du diab?te qui ciblent les populations ? risque. Le Cameroun ?tant un pays ? revenu interm?diaire, il peut y avoir un manque de ressources pour financer les programmes de pr?vention et de traitement du diab?te Une ?cole de Sant? publique peut d?velopper des partenariats avec les communaut?s pour mieux comprendre leurs besoins et d?velopper des programmes de pr?vention adapt?s ? leurs besoins?, renseigne Dr Martin Akoumou, m?decin-chercheur et membre de l??quipe de palidoyer. Il indique que le projet pourra aussi servir ? sensibiliser et ?duquer les populations sur les facteurs ? risque du diab?te et les moyens de pr?vention. En 2023, le Cameroun comptait environ 2,5 millions de malades diab?tiques, soit une pr?valence qui variait entre 6 et 8% (adultes et enfants), avait relev? le Minsant?, Manaouda Malachie. En plus de ce taux de pr?valence, avait-il observ? pour le d?plorer, pr?s de 80% de la population camerounaise ignore leur statut diab?tique. Bobo Ousmanou

ARTICLE DE BLOG

Dans les morgues : L?ubuesque hors protocole

A travers le territoire national, il ne se passe pas de semaine sans qu?on ait droit ? des situations empreintes d??sot?risme, avec de forts accents m?taphysiques qui interrogent les fronti?res entre la vie et la mort. ?Tout ce qui concerne la morgue est nimb? de myst?re et de magie?. Les mots ont encore pris tous leurs sens ? l?h?pital central de Yaound? le 31 janvier dernier. Ce jour-l?, ? la morgue de cette institution sanitaire, on a grimac?. On a frissonn?. Et on a ?galement souri face ? la disparition de la d?pouille de Honorine Ngono Ayina (86 ans) des casiers mortuaires. Sur le coup, les proches de la d?funte ont pris sur eux d??crire une ?paisse chronique: morgue bloqu?e et planning des lev?es de corps longuement perturb?. Ce 1er f?vrier 2025, alors que l’on est toujours sans nouvelle de la d?pouille de Honorine Ngono Ayina, Paulette Ngah, petite-fille de la disparue confie ? Int?gration que ?la famille a d?cid? d’organiser quand m?me des obs?ques?. ?On est tous effondr?s. On n?a pas d’autre choix. Elle ?tait d?j? morte. Les obs?ques ?taient d?j? pr?vues. M?me sans le corps, nous allons faire le deuil ? Talla, par Monat?l??, explique-t-elle, signalant la tenue d?un office religieux. ?L??glise a toujours connu de telles situations particuli?res. Il arrive que le corps d?un d?funt soit absent parce qu?il a disparu et que l?on n?a pu le retrouver?, reconnait l?abb? Jo?l Mongo, cur? de la Paroisse d?Alam (L?ki?).Pour les personnes non concern?es, ?a n’a l’air de rien. Mais Paulette Ngah qui ne retrouve pas la d?pouille de sa grand-m?re subit, pour ainsi dire, la deuxi?me mort de celle-ci. Un tel supplice, d?autres l?ont v?cu en d?but juillet 2023 ? la morgue de l?h?pital Laquintinie de Douala. Cette fois-l?, c??tait le corps de l?avocate Yvette Chantal Tchoumba qui avait disparu des casiers, avant d??tre rep?r?e chez un particulier. ?Nos morgues sont devenues des th??tres de r?cits aussi cocasses que surr?alistes?, pointe un officier de police. ?A Yaound?, par exemple, il ne se passe pas de semaine sans qu?on ait droit ? de telles situations. Toutes sont tous empreintes d??sot?risme et certaines ont de forts accents m?taphysiques, interrogeant bien souvent les fronti?res entre la vie et la mort?, appuie le flic. AfficheEn ?voquant des cas qui ont fait l?objet d?enqu?tes polici?res, l?anthropologue Matthieu Nlep estime que ?de plus en plus, la morgue devient non pas une enseigne tr?s s?re, mais un lieu o? s??crivent des histoires de cadavres ? la fois sordides, path?tiques et tragiques?. Dans son fond, un tel propos est significatif de nombreux faits divers enregistr?s ici et l? dans quelques morgues du pays. ?A Bafoussam (r?gion de l?Ouest), au mois d?ao?t 2020, ? quelques jours d?intervalle, deux d?c?s constat?s ? domicile avaient donn? lieu ? l?ouverture par le parquet d?enqu?tes aux fins de recherche des vraies identit?s de deux femmes d?c?d?es et dont les corps avaient ?t? d?pos?s dans une morgue. Les noms de famille de ces femmes ?taient identiques et les pr?noms tr?s semblables, sans qu?il existe un lien entre elles, et leurs d?pouilles ?taient des d?pouilles putr?fi?es, rong?es par des souris?, raconte Matthieu Nlep.Pour avoir r?guli?rement investigu? ? la suite des plaintes d?pos?es par des familles, Ma?tre G?r?me Kita Bouba faits part ?des incidents quotidiens, parfois tragiques, parfois hilarants, qui font que chaque jour est diff?rent du pr?c?dent?. ?Tr?s souvent, il y a des vol?es de bois verts entre des familles endeuill?es et des pr?pos?s de morgue. Ces derniers, voulant para?tre comme des dieux vivants dans leur sp?cialit?, se montrent irascibles, intransigeants, arrogants?, d?crit l?avocat au barreau du Cameroun. Ongoung Zong Bella

ARTICLE DE BLOG

Emploi des ?trangers au Cameroun: lois et r?glements au clair

Consacr?e aux chefs de missions diplomatiques et assimil?s, une session d?explication du dispositif juridique r?gissant le travail des ?trangers sur le territoire camerounais s?est tenue ? Yaound? le 24 janvier 2025. Au Cameroun, les minist?res du Travail et de la S?curit? sociale, de l?Administration territoriale et des Relations ext?rieures ont comptabilis?, r?gion par r?gion, pr?s de 60 000 expatri?s en activit?. Majoritairement originaires d’une quinzaine de pays, ces personnes sont pour la plupart install?es dans les r?gions du Littoral et de l’Est qui regroupent ? elles seules pr?s de 10 000 travailleurs (tous niveaux de qualification confondus) de nationalit? ?trang?re. ?Il faut bien que les uns et les autres soient brief?s sur les contours et les implications de la l?gislation applicable ? l’emploi des ?trangers au Cameroun?, a d?clar? Chinmoun Oumarou. Pour le secr?taire g?n?ral du minist?re camerounais des Relations ext?rieures, c?est tout le sens de la premi?re r?union de sensibilisation des missions diplomatiques et postes consulaires accr?dit?s au Cameroun. Tenue ? Yaound? le 24 janvier 2025, ladite r?union a contribu? ? renforcer la compr?hension de la partie h?te sur les lois et r?glements aff?rents au dispositif juridique r?gissant le travail des ?trangers sur le territoire camerounais. ?L?objectif ?tait de proposer une ressource dont la lecture exhaustive permet de comprendre l?ensemble du contexte juridique de l?activit? professionnelle des ressortissants ?trangers, ses logiques et les ?tapes de sa mise en ?uvre, mais ?galement un outil pratique dont chaque paragraphe est compr?hensible pris isol?ment, et au sein duquel il est facile de trouver la r?ponse ? la question pr?cise que l?on se pose ? un moment donn?. Alors, il fallait bien pr?senter aux chefs de missions diplomatiques et assimil?s ce qui est interdit par la loi, Les exceptions autoris?es par la loi, les modalit?s de d?p?t des demandes d?autorisation de travail, a expliqu? Chinmoun Oumarou. Au-del??Il s?agissait d?expliquer les dispositions de la loi de finances 2025. Celle-ci, dans son chapitre consacr? au travail des ?trangers au Cameroun, impose des frais de visa par an de 5% du montant des honoraires aux contrats de travail des consultants individuels et experts ?trangers. ?En renfor?ant ce dispositif, le gouvernement entend am?liorer la collecte de cette recette non fiscale, dont le montant s’?l?ve ? 5 milliards FCFA en 2024, pour un objectif affich? de 14 milliards FCFA?, rel?ve le Minrex. Ongoung Zong Bella

ARTICLE DE BLOG

Candidat unique de l?opposition: pourquoile profil est si rare?

La petite annonce pourrait s’intituler ?opposition recherche candidat unique?. Sur le papier, les propositions sont all?chantes, porteuses d?un projet commun. Seulement, le profil est rare. Il s?agit l? d?un constat ancien: au-del? du poncif sur ?l?int?r?t sup?rieur du pays?, chacun s’accroche ? son programme et peu de forces politiques semblent pr?tes ? trouver des compromis. En effet, tout se passe comme si les ambitions des uns et des autres ne peuvent susciter, de la part des partis dits de l?opposition, qu?un comportement syst?matique, radical et st?rile. On pourrait presque soutenir qu?au sein de de l?enceinte de ces formations politiques, l?on se bat moins contre un pouvoir bien en place que contre les ?camarades? et, au-del?, contre soi-m?me. Personne ne cherche ? assouplir le carcan dans lequel il est enserr?, en gommant les aspects les plus excessifs de son ?go. On ajoutera que voil? qui facilite l?abaissement du seuil requis pour constituer une coalition. Il en r?sulte une situation assez in?dite o? l?opposition est dispers?e dans son r?le. On peine ainsi ? identifier le chef de l?opposition et de sp?cifier les limites organisationnelles et temporelles de ce r?le. Au Cameroun, en cette veille de la pr?sidentielle, l?opposition se ment ? elle-m?me comme ?tant capable de pr?parer et d?incarner l?alternance. Elle se ment ? elle-m?me d?agir de mani?re pos?e et constructive. De mani?re plus g?n?rale, le bilan para?t bien d?cevant et le renouveau de l?opposition politique camerounaise bien modeste, non seulement parce qu?elle refuse de jouer le jeu, mais aussi parce qu?elle sait que ses tentatives de s?unir n?ont aucune chance d??tre adopt?es. Il semble donc essentiel de se pencher sur les outils et strat?gies mis en place aux diff?rents niveaux afin de d?terminer si ce n?est pas l?opposition camerounaise qui construit son ?chec, parce que chaque ?curie politique oscille entre volont? d?autonomie et d?sir d?alliance avec des formations plus importantes. On assiste ainsi, dans l?opposition actuelle, ? des prises de position diverses: radicalement autonomiste, ambigu? ou ouverte ? la discussion. Comme par le pass?, l?opposition politique camerounaise est ?parpill?e alors qu?elle sait pertinemment que seule la coop?ration pourrait l?avantager. Elle est min?e par des querelles d?ego et de personnalit?s inutiles qui occasionnent des sentiments d?hostilit? et de la comp?tition malsaine entre ses diff?rents membres. Et avec ce que l?on observe, on dira qu?elle ne s?active plus bruyamment que lors de l??lection pr?sidentielle et, par cons?quent, elle a tendance ? se focaliser sur des questions symboliques ou secondaires plut?t que de s?int?resser aux questions essentielles ou de r?gler ses querelles ? l?avance et ? distance des enjeux ?lectoraux. A l??vidence, une telle d?marche entra?ne, chez nos ?opposants?, des alt?rations psychologiques qui se traduisent par des illusions de grandeur et des attitudes narcissiques et irresponsables. Ces illusions constituent un syndrome d?hubris politique, qui fait que ces dirigeants estiment savoir toujours mieux que les autres et jugent que les r?gles de la coalition ne sauraient s?appliquer ? eux. Cet ?tat des choses comporte de s?rieuses implications pour la qualit? de notre d?mocratie. Pour ces diff?rentes raisons, il manque ? l?opposition camerounaise une force politique structurante; personne ne dispose de la capacit? d’entra?nement n?cessaire et tous les partis de cette opposition sont toujours l? ? jouer le coup d’apr?s. Jean-Ren? Meva?a Amougou

ARTICLE DE BLOG

RDC : le gouvernement rejette tout dialogue avec le M23 (ministre de la D?fense)

La R?publique d?mocratique du Congo (RDC) a rejet? jeudi soir tout dialogue avec la r?bellion du Mouvement du 23 mars (M23), cette derni?re s’?tant auparavant dite « ouverte au dialogue direct ». « J’ai ordonn? que tous les plans et instructions concernant un pr?tendu dialogue avec les terroristes du M23 (…) soient compl?tement br?l?s imm?diatement », a annonc? le Ministre congolais de la D?fense nationale, Guy Kabombo, s’adressant aux Forces arm?es de la RDC. La r?bellion du M23 a annonc? jeudi sa volont? de dialoguer directement avec le gouvernement congolais, apr?s avoir affirm? avoir pris le contr?le de Goma, une ville importante de l’est de la RDC. Corneille Nangaa, chef politique de l’Alliance du fleuve Congo (AFC), un groupe politico-militaire alli? au M23, a fait ces remarques lors d’une conf?rence de presse tenue au centre-ville de Goma. M. Nangaa a d?clar? que le M23 et l’AFC « sont ouverts au dialogue direct » entre « nous et le r?gime ». Le pr?sident de la RDC, F?lix Tshisekedi, a promis mercredi soir une « r?ponse vigoureuse » aux avanc?es du M23. Dans son discours ? la t?l?vision nationale, M. Tshisekedi a d?clar? qu’ »une r?ponse rigoureuse est en cours » pour reconqu?rir chaque centim?tre carr? du territoire de la RDC. Jeudi, ? Kinshasa, M. Tshisekedi a re?u le ministre fran?ais des Affaires ?trang?res Jean-No?l Barrot. Les deux parties n’ont pas fourni de d?tails pr?cis sur la r?union. M. Barrot est ensuite arriv? ? Kigali. En raison de la question du M23, les relations du Rwanda avec la RDC sont au bord du gouffre. Samedi dernier, le gouvernement de la RDC a annonc? le rappel de ses diplomates du Rwanda et a demand? aux diplomates rwandais de cesser toute activit? consulaire dans les 48 heures. La RDC a accus? le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, une accusation que le Rwanda nie. Kigali accuse l’arm?e de la RDC de soutenir et de collaborer avec les restes des Forces d?mocratiques pour la lib?ration du Rwanda, un groupe qui serait responsable du g?nocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda. Des efforts de paix ont ?t? mis en ?uvre par plusieurs groupes r?gionaux pour ?viter une escalade des hostilit?s dans l’est de la RDC, alors que le M23 s’avance dans la province voisine du Sud-Kivu, selon les sources locales. KINSHASA, 30 janvier (Xinhua)

ARTICLE DE BLOG

RDC : centre-ville de Goma

GOMA (R?publique d?mocratique du Congo), 31 janvier (Xinhua) — Photo prise le 30 janvier 2025 montrant le centre-ville de Goma, province du Nord-Kivu, en R?publique d?mocratique du Congo (RDC). La RDC a rejet? jeudi tout dialogue avec le groupe arm? du Mouvement du 23 mars (M23), qui s’est d?clar? « ouvert ? un dialogue direct ». (Xinhua/Alain Uaykani)

ARTICLE DE BLOG

Centrafrique : trois personnes tu?es par des hommes arm?s dans le sud-est du pays

Trois civils ont ?t? tu?s jeudi par des hommes arm?s dans la pr?fecture de Basse-Kotto dans le sud-est de la R?publique centrafricaine (RCA), selon des sources locales concordantes. Trois civils, tous des bouchers, ont ?t? assassin?s pr?s d’Alindao, une des sous-pr?fectures de la Basse-Kotto, selon les m?mes sources. Les trois victimes ?taient parties acheter des b?ufs aupr?s des ?leveurs, mais c’est sur la route qu’elles sont tomb?s dans le filet des hommes arm?s qui les ont tu?s, ont rapport? les sources polici?res. Guy Mathurin Mbozoumon S?ss?, maire d’Alindao, a appel? sur les ondes d’une radio locale le gouvernement centrafricain ? d?ployer les Forces arm?es centrafricaines (FACA) ? Mingala, une commune de la Basse-Kotto, pour prot?ger les civils. BANGUI, 31 janvier (Xinhua)

ARTICLE DE BLOG

Tchad : la derni?re des trois bases fran?aises r?troc?d?e ? l’arm?e nationale

L’?tat-major g?n?ral de l’arm?e tchadienne a annonc? jeudi que la totalit? des trois bases militaires fran?aises au Tchad ?taient d?sormais enti?rement r?troc?d?es ? l’arm?e nationale, a-t-on appris de source officielle. La derni?re r?trocession, celle de la base Sergent Adji Kossei de N’Djamena, a eu lieu jeudi, marquant ainsi la fin d?finitive de la pr?sence militaire fran?aise sur le territoire tchadien, lit-on dans un communiqu? sign? par le directeur de communication de l’arm?e, le g?n?ral de brigade Chanane Issakha Acheikh. La r?trocession de cette base vient boucler d?finitivement la pr?sence des forces fran?aises au Tchad, conform?ment ? la volont? des autorit?s, au premier rang desquelles le pr?sident Mahamat Idriss D?by Itno, et du peuple tchadien, a indiqu? l’?tat-major g?n?ral. Le pr?sident D?by Itno avait annonc? le 31 d?cembre dernier le retrait d?finitif des troupes fran?aises du sol tchadien. N’DJAMENA, 30 janvier (Xinhua)

ARTICLE DE BLOG

La RDC promet une r?ponse « vigoureuse » face aux avanc?es des rebelles, une m?diation r?gionale en action (PAPIER GENERAL)

Le pr?sident de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), F?lix Tshisekedi, a promis mercredi soir une « r?ponse vigoureuse » face aux avanc?es de la r?bellion du Mouvement du 23-Mars (M23), tandis que plusieurs r?unions de crise au niveau r?gional se tiennent sous le signe de la m?diation. Dans une adresse t?l?vis?e ? la nation, le pr?sident congolais a assur? qu’une telle r?ponse ?tait « en cours » pour reprendre chaque centim?tre du territoire national, en r?f?rence aux avanc?es du M23, lequel a revendiqu? le contr?le de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est). M. Tshisekedi a affirm? que, outre le front militaire, avec le soutien de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en R?publique d?mocratique du Congo (MONUSCO) et de la Communaut? de d?veloppement de l’Afrique australe (SADC), la RDC demeurait ?galement engag?e sur le plan diplomatique, notamment ? travers le processus de Luanda, un m?canisme de paix pilot? par le pr?sident angolais Joao Louren?o, que M. Tshisekedi a rencontr? plus t?t dans la journ?e ? Luanda. Le pr?sident congolais a appel? ? l’unit? de tous ses compatriotes et promis de r?duire les d?penses publiques pour financer les op?rations militaires. Et de lancer : « La RDC ne reculera jamais! Je vous fais cette promesse : je ne vous abandonnerai jamais ». Depuis dimanche soir, des hostilit?s violentes ont ?t? observ?es dans toute la ville de Goma, qui compte environ un million d’habitants et plus de 700.000 d?plac?s vivant dans des conditions d?j? difficiles en p?riph?rie. Selon des sources au sein de la MONUSCO, le groupe rebelle a pris le contr?le de plusieurs infrastructures cl?s lundi, notamment l’a?roport, le port sur le lac Kivu et une base locale de l’arm?e congolaise. Le porte-parole du secr?taire g?n?ral de l’ONU, St?phane Dujarric, a d?clar? mercredi que la situation ? Goma ?tait plus calme, mais demeurait tendue. Alors que certaines violences entravent les op?rations humanitaires, des affrontements ont ?t? signal?s dans les zones environnantes, dont Sake, une cit? strat?gique au nord-ouest de Goma. Des sources au sein de la MONUSCO ont indiqu? que la fronti?re avec le Rwanda avait progressivement rouvert t?t mercredi. Des sources locales ont signal? que le M23 s’?tait par ailleurs avanc? vers la province voisine du Sud-Kivu, dont la capitale, Bukavu, est sous menace imminente de l’autre c?t? du lac Kivu. UNE MEDIATION REGIONALE EN ACTION Apr?s deux r?unions d’urgence du Conseil de s?curit? de l’ONU et une r?union minist?rielle extraordinaire de l’Union africaine, un sommet de crise de la Communaut? de l’Afrique de l’Est (CAE) s’est tenu virtuellement mercredi. Il a d?bouch? sur un appel ? un cessez-le-feu inconditionnel et ? un acc?s humanitaire facilit?. Ce sommet de crise rassemblant plusieurs dirigeants de la r?gion avait ?t? convoqu? par le pr?sident kenyan William Ruto, qui a exprim? son inqui?tude quant aux tensions sur le terrain en RDC et aux relations tendues entre Kinshasa et Kigali concernant le M23. La RDC accuse le Rwanda de soutenir les rebelles du M23, tandis que le Rwanda, qui d?ment ces all?gations, accuse en retour l’arm?e congolaise de collaborer avec les Forces d?mocratiques de lib?ration du Rwanda (FDLR), un groupe accus? d’?tre responsable du g?nocide de 1994 au Rwanda. F?lix Tshisekedi n’a pas assist? ? la r?union de crise de la CAE en raison d’un « conflit d’agenda » et s’est rendu discr?tement ? la place en Angola, tandis que son homologue rwandais, Paul Kagame, y a particip? au c?t? d’autres dirigeants de la CAE, appelant ? un r?glement pacifique du conflit. Les dirigeants ont exhort? la RDC ? dialoguer directement avec toutes les parties prenantes, dont le M23 et d’autres groupes arm?s. En d?cembre dernier, un sommet de paix dans le cadre du processus de Luanda, o? un accord entre MM. Tshisekedi et Kagame ?tait esp?r?, avait ?t? annul? ? la derni?re minute. Kinshasa, qui a refus? toute n?gociation directe avec le M23 ? plusieurs reprises, a sugg?r? la r?activation du processus de Nairobi, un m?canisme de paix parall?le pilot? par l’ancien pr?sident kenyan Uhuru Kenyatta, dans lequel le gouvernement congolais avait dialogu? avec diff?rents groupes arm?s actifs en RDC. Le M23 a ?t? exclu du processus de Nairobi par Kinshasa en 2022. Les participants au sommet de la CAE ont ?galement plaid? pour la convocation d’un sommet conjoint avec la SADC, qui a d?ploy? une force r?gionale dans l’est de la RDC depuis fin 2023, afin de discuter des prochaines ?tapes. Un sommet extraordinaire de la SADC est d’ailleurs pr?vu ce jeudi ? Harare, capitale du Zimbabwe. UN IMPACT HUMANITAIRE Le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a signal? mercredi que des violences et des pillages de d?p?ts humanitaires se poursuivaient ? Goma, impactant la capacit? des travailleurs humanitaires ? intervenir et les mettant en danger. L’OCHA a indiqu? que depuis l’escalade des combats, ses partenaires humanitaires ont enregistr? plus de 2.000 bless?s. Plusieurs corps jonchent les rues, tandis que l’approvisionnement en eau et en ?lectricit? est coup? depuis dimanche. « Nous appelons ? la reprise rapide de ces services, ainsi qu’? la protection des entrep?ts humanitaires et ? la facilitation des ?vacuations m?dicales des bless?s », a dit M. Dujarric. L’OCHA a soulign? que la fermeture de l’a?roport emp?chait l’arriv?e des cargaisons humanitaires et les rotations du personnel humanitaire. La plupart des routes reliant Goma au reste du pays sont ?galement ferm?es. Cependant, la fronti?re avec le Rwanda est ouverte, permettant l’arriv?e d’?quipes humanitaires suppl?mentaires en RDC. Bruno Lemarquis, coordinateur r?sident et coordinateur humanitaire de l’ONU en RDC, a appel? « toutes les parties ? respecter le droit humanitaire international et ? mettre fin aux violences ciblant les civils », a dit l’OCHA. « Il r?it?re son appel ? la cr?ation d’un corridor humanitaire s?curis? pour garantir un acc?s humanitaire sans entrave et ? l’?tablissement d’un point de passage frontalier pour faciliter les d?placements des personnes fuyant la violence. » Le secr?taire g?n?ral de l’ONU, Antonio Guterres, s’est d?clar? dimanche profond?ment pr?occup? par l’escalade des violences dans l’est de la RDC et a r?it?r? sa condamnation la plus ferme de l’offensive en cours du

ARTICLE DE BLOG

Centrafrique : la MINUSCA promet de renforcer sa pr?sence militaire dans certaines localit?s du sud-est du pays

La Mission multidimensionnelle int?gr?e pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) promet de renforcer la pr?sence de ses casques bleus dans certaines localit?s du sud-est du pays en proie ? l’ins?curit?, a annonc? mercredi Florence Marchal, porte-parole de la mission onusienne, au cours de la conf?rence hebdomadaire ? Bangui, capitale centrafricaine. Face au regain des violences arm?es ces derniers jours ? Mboki et ? Obo dans la r?gion du Haut-Mbomou (sud-est), la MINUSCA se dit pr?occup?e et promet de renforcer sa pr?sence militaire pour garantir la s?curit? de la population. A en croire Mme Marchal, la mission onusienne suit de tr?s pr?s la situation en recueillant les informations afin de d?ployer des ?l?ments de sa force qui vont y mener des patrouilles. « Nous suivons de pr?s les derniers d?veloppements dans le Haut-Mbomou. Evidemment, nous sommes pr?sents sur place et nous avons des coll?gues d?ploy?s sur le terrain, tant au niveau civil que militaire, et qui travaillent en collaboration avec les autorit?s nationales et locales pour un retour rapide au calme », a-t-elle pr?cis?. Pour rappel, les miliciens du groupe Azand? Ani Kpi Gb? (AAKG), actifs dans le Haut-Mbomou, multiplient des exactions ces derniers temps contre les populations civiles. BANGUI, 30 janvier (Xinhua)

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut