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Man?uvres : la Cemac en ?clats unis

En surface et en souterrain, chronique des quelques rixes de leadership dans la sous-r?gion. Sc?nes de positionnementSelon un article paru le 27 janvier 2025 dans les colonnes d?Afrique Intelligence (AI), le Cameroun a renonc? ? pr?senter une candidature pour la pr?sidence de la BAD (Banque africaine de d?veloppement). Yaound? a jet? l??ponge. ?Une situation qui permet d’?viter ? Paul Biya de se retrouver en porte-?-faux avec son homologue tchadien. A en croire le journal confidentiel fran?ais. D?sormais, soutient AI, le Tchad montre au grand jour sa d?marche de positionnement sur la sc?ne continentale. La revue ? la baisse des ambitions camerounaises pour la pr?sidence de la BAD peut se lire de diff?rentes fa?ons. D?une part, intervenue apr?s des n?gociations ardues au plus haut niveau, la d?cision de Yaound? est marqu?e du sceau de l?apaisement dans l?ambiance surchauff?e entre le Tchad et le Cameroun ces 12 derniers mois. D?autre part, cette d?cision consacre le jeu d?cisif de Ndjamena ? mettre ? jour son agenda de son positionnement dans la sous-r?gion?, commente l?internationaliste camerounais Daniel Nkomba. Pour parler le langage des g?ostrat?ges, on pourrait dire qu?en termes d?enjeux, ?c?est le grand jeu?. Cela est valable pour tous les pays de la Cemac. Des observateurs signalent que, depuis, chaque Etat de la Cemac vit une sensation d??tre toujours sous la pression de l?autre. C?est ce que mettent en exergue diff?rents niveaux d?analyse. De fa?on g?n?rale, l?ambition du pr?sent zoom n?est pas de revenir sur l?ensemble de ces observations. Il s?agit plut?t de montrer comment l’?volution rapide des ?sc?nes de positionnement? en zone Cemac met celle-ci devant de nouveaux d?fis. Bobo Ousmanou Les organisateurs du Sommet extraordinaire des chefs d?Etat de la Cemac en d?cembre dernier le savaient: Ni Mahamat Idriss D?by Itno, ni Denis Sassou Nguesso ne feront le d?placement de Yaound?. Si la machine organisationnelle a plut?t bien support? le ?stress? li? ? ces absences, elle n?avait pas anticip? sur la port?e et le sens du coup de gueule de l??conomiste tchadien Ousmane Elhadj Sali Haril. Lors d?une conf?rence tenue ? Ndjamena le 8 novembre 2024, cet intellectuel proche du pr?sident tchadien d?clarait vertement qu? ?il ne nous para?t pas n?cessaire d?aller encore conseiller des gens qui ne nous ?coutent pas depuis 2016!?. 1-Les APE de tous les malheurs?En choisissant de ne pas venir au Cameroun pour discuter de la situation ?conomique de l?espace Cemac, les pr?sidents tchadiens et congolais ont opt? pour une absence concert?e dans le but d?assurer ? leurs pays respectifs la prise de contr?le de certains dossiers plut?t puants pour le Cameroun. Le premier a trait ? la signature en en 2014 un accord int?rimaire avec l’Union europ?enne. Brazzaville et Ndjamena voit en Yaound? le responsable des effets n?fastes qui n?en finissent pas de fragiliser ?conomiquement l?ensemble de la sous-r?gion?, postule Pr Belinga Zambo. Selon le politologue camerounais (tr?s introduit dans les c?nacles diplomatiques africains), ?toute la rh?torique, tous les arguments mobilis?s jadis, ont ?t? convoqu?s pour l?occasion en des termes inchang?s. Ces sch?mes n?ont jamais ?t? ruin?s ou discr?dit?s, surtout que ce contre quoi on les invoquait est devenu r?alit?. Alors, ils sont inlassablement ressortis des tiroirs o? ils avaient ?t? provisoirement remis?s et r?activ?s pour faire barrage ? la main tendue du Cameroun. On observe ? cet effet que l?absence du Congo, par exemple, reconstruit la logique dans laquelle s??tait inscrit ce pays depuis une d?cennie. Il faut signaler que c?est suite au rapport de Congolais Pierre Moussa, DG de la CAMWATER. ? son excellence Sassou Nguesso que ce dernier avait d?p?ch? son ministre des Affaires ?trang?res et de la Coop?ration de l??poque, Jean-Claude Gakosso, ? Yaound?. Ce monsieur ?tait arriv? dans la capitale camerounaise dans la nuit, juste pour transmettre au pr?sident camerounais le message selon lequel les Accords de partenariats ?conomiques mettraient ? mal les ?conomies de tous les pays de la Cemac?. Malgr? le temps pass?, les archives de la Commission de la Cemac sous l??re Blaise Moussa tiennent le m?me langage: ?Afin d?assurer la mise en ?uvre de cet engagement et garantir la consolidation des instruments de l?Union douani?re dans la r?gion, la Conf?rence recommande aux autorit?s camerounaises de surseoir au d?marrage du processus de d?mant?lement tarifaire pr?vu le 4 ao?t 2016 et ce, jusqu?? la conclusion d?un accord r?gional?. 2-Casse-t?te diplomatiqueEn explorant d?autres possibilit?s d?analyse articul?e des formes verbales et non directement verbales, Pr Belinga Zambo met sur la table des dispositifs de r?futation et de ralliements mis en ?uvre. Exemple: ?Pour le cas du Tchad notamment, il saute aux yeux que la crise diplomatique avec son voisin camerounais au sujet de la co-gestion du pipeline Tchad-Cameroun ne s?est pas totalement dissip?e du fait du maintien d?une certaine ?quipe manag?riale ? la t?te de l?entreprise camerounaise charg?e de suivre le dossier. Si l?on passe en revue les ?l?ments qui peuvent ?tre consid?r?s comme des indicateurs de conflit dans les proc?dures, Ndjamena ne semble toujours pas convaincu de la sinc?rit? camerounaise?, avance l?universitaire. 3-Leadership jeuneSi le sc?nario de l??lection pr?sidentielle de 2025 au Cameroun suscite une certaine anxi?t? partout dans l?espace communautaire, il autorise d?j? une r?flexion sur les transformations possibles du contexte sociopolitique sous r?gional. ?Certains pays n?h?sitent plus ? d?fendre ouvertement leurs int?r?ts nationaux; cette approche d?complex?e est essentiellement li?e au changement g?n?rationnel souhait? ou en cours. L?on remarque, par exemple, qu?une dynamique port?e par Brice Oligui Nguema et Mahamat Idriss D?by Itno est en cours au Gabon et au Tchad?, souligne Daniel Nkomba. ?Ag?s respectivement de 50 et 41 ans, les dirigeants gabonais et tchadiens sont en train de dessiner des dominantes g?opolitiques dans la sous-r?gion?, soutient Jean Calvin Messi Mekongo, ?A leurs arriv?es au pouvoir, poursuit l?analyste politique camerounais, ils ont tous parl? de vent de fra?cheur, de renouveau, voire de r?volution, dans une sous-r?gion o? le pouvoir politique est domin? par des personnes ?g?es. Cet ancien monde, les jeunes chefs d?Etat promettent de le d?passer?. ?Par ce qu?ils font, ils laissent entendre que les all?geances et autres identifications politiques sont termin?es. A bien l??couter, ce regard

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S?rie sur les h?ros africains?: Modibo Ke?ta, le pharaon moderne

Ce panafricanisme assum? mais aussi sa volont? de traiter d??gal ? ?gal avec la France et son soutien au Front de lib?ration nationale alg?rien sont mal vus ? Paris et ? Abidjan mais Modibo Ke?ta n?en a cure. Il critique les essais nucl?aires men?s par la France dans le Sahara. Sur le plan interne, il donne au Mali une monnaie, utilise l?argent du Prix Lenine qui lui a ?t? d?cern? en 1963 pour offrir ? Bamako son premier Centre de protection maternelle et infantile (PMI). Modibo Ke?ta voit le jour le 4 juin 1915 ? Bamako. Le pays ne s?appelle pas encore Mali mais Soudan fran?ais. De 1925 ? 1931, il commence sa scolarit? ? l??cole primaire urbaine de Bamako. C?est ensuite le lyc?e Terrasson de Foug?re (devenu depuis lyc?e Askia Mohamed) qui l?accueille en 1931. Trois ans plus tard, il entre ? l??cole normale sup?rieure William Ponty de Dakar don?t il sort major de sa promotion. Il d?bute sa carri?re d?instituteur en septembre 1938. Son bulletin portait les observations suivantes : ?instituteur d??lite, tr?s intelligent mais anti-fran?ais, agitateur de haute classe ? surveiller de pr?s.?  Modibo Ke?ta ?tait-il vraiment anti-fran?ais ? Non. Il ?tait plut?t anti-colonialiste et nationaliste, C??tait un homme digne qui souffrait de voir l?Afrique sous domination coloniale. ? cette ?poque, les Africains ne sont pas autoris?s ? faire de la politique. Modibo Ke?ta va contourner l?obstacle en cr?ant avec Mamadou Konat? l?Association des lettr?s du Soudan. Dans ?L??il de K?n?dougou?, journal qu?il met sur le march? en 1943, il ne se prive pas de critiquer le pouvoir colonial. Que ce soit ? Bamako ou ? Sikasso, il attaque l?assimilation coloniale, ?veille les consciences. Avec son coll?gue et ami, le Volta?que Ouezzin Coulibaly, il cr?e le syndicat des enseignants de l?Afrique occidentale fran?aise (AOF). Les colons, qui le voient comme un homme dangereux, ne tardent pas ? l?arr?ter. Modibo Ke?ta est condamn? ? six mois d?emprisonnement. Il purge la moiti? de sa peine ? la prison de la Sant? (Paris) en 1946. L?ann?e suivante, il devient le secr?taire g?n?ral du premier bureau de la section soudanaise du RDA (Rassemblement d?mocratique africain). En 1956, il est ?lu maire de Bamako. C’est dans la m?me ann?e qu?il int?gre l’Assembl?e nationale fran?aise. Il en sera le premier vice-pr?sident africain. Il participe alors ? l’?laboration de la loi-cadre Defferre. En juin et en novembre 1957, il est secr?taire d’?tat dans les gouvernements Bourg?s-Maunoury et Gaillard. En 1958, il devient pr?sident de l’Assembl?e constituante de la F?d?ration du Mali qui comprend le S?n?gal et le Soudan fran?ais, puis le chef de gouvernement de la f?d?ration du Mali, le 20 juillet 1960. Mais des divergences naissent entre Modibo Ke?ta et Senghor. Elles conduiront ? la mort de la f?d?ration. Le 22 septembre 1960, le Soudan fran?ais acc?de ? l?ind?pendance et change de nom. Modibo Ke?ta est le tout premier pr?sident de la nouvelle R?publique du Mali. L??chec de la f?d?ration du Mali ne le d?courage pas. Avec S?kou Tour? et Kwame Nkrumah, il fonde l?Union des ?tats Africains (UEA), participe ? la constitution du Groupe de Casablanca qui milite pour une monnaie, une banque centrale et une arm?e communes. Mieux encore, il fait inscrire dans la Constitution que le Mali est dispos? ? abandonnner partiellement ou totalement sa souverainet? pour l?unit? de l?Afrique. Ce panafricanisme assum? mais aussi sa volont? de traiter d??gal ? ?gal avec la France et son soutien au Front de lib?ration nationale alg?rien sont mal vus ? Paris et ? Abidjan mais Modibo Ke?ta n?en a cure. Il critique les essais nucl?aires men?s par la France dans le Sahara. Sur le plan interne, il donne au Mali une monnaie, utilise l?argent du Prix Lenine qui lui a ?t? d?cern? en 1963 pour offrir ? Bamako son premier Centre de protection maternelle et infantile (PMI). En 1966, il c?de ? la jeunesse malienne son champ de Moribabougou. Son salaire mensuel est de 62 500 F CFA. On lui doit une quarantaine de soci?t?s et entreprises d??tat. Les Programmes d?ajustement structurel (PAS) les feront dispara?tre toutes. Modibo Ke?ta avait coutume de reverser au Tr?sor public le reste de ses frais de mission. Le 20 janvier 1961, il demande l??vacuation des troupes fran?aises du territoire malien. C?est l?affront de trop pour Paris qui organise un coup d??tat contre lui le 19 novembre 1968 et installe Moussa Traor? ? la t?te du pays. Modibo Ke?ta est conduit au camp de Kidal (au Nord-Est du pays). Les conditions dans lesquelles il est d?tenu sont ?pouvantables. Il y rendra l??me, le 16 mai 1977. Ses ge?liers auraient empoisonn? la bouillie de mil qu?il avait r?clam?e ? sa ni?ce et un m?decin, Faran Samak?, lui aurait administr? de force une piq?re. Le m?decin en question se donnera la mort en 1978, emportant son secret avec lui. Modibo Ke?ta ?tait ?cout? sur la sc?ne internationale. Il ?tait estim? et respect? par son peuple parce qu?il ?tait int?gre, digne et patriote, parce qu?il vivait simplement. L?Afrique digne et combattante se souviendra toujours de lui parce que la souverainet? du continent lui tenait ? c?ur. Pour Issoufou Sa?dou Djermakoye, ancien secr?taire g?n?ral adjoint de l’ONU et ex ministre nig?rien de la Justice, Modibo ?s’inscrit parmi les g?ants de l’histoire de l’ind?pendance africaine?. Il ajoute que ?l’Afrique reconnaissante ne l’oubliera jamais, qu?elle continuera toujours ? raconter ses hauts faits et le sacrifice qu’il a consenti pour qu’elle aspire ? de meilleures destin?es?. Pour sa part, Mamadou Dia, ancien pr?sident du conseil de gouvernement du S?n?gal, le pr?sente comme ?un de nos pharaons modernes, qui aura consacr? toute son intelligence et toute son ?nergie ? la grande ?uvre de reconstruction de l’unit? africaine?. De l? o? il se trouve, il doit certainement ?tre fier d?Assimi Go?ta et de Choguel Ma?ga qui tiennent courageusement t?te ? la France et sont d?termin?s ? conqu?rir la vraie ind?pendance de leur pays. Jean-Claude DJEREKE?

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Bassin du Lac Tchad: dans les d?dales d?une coop?ration militaire alambiqu?e

La 5e r?union des gouverneurs du Bassin du Lac Tchad s?est tenue ? Maidougouri, dans l?Etat du Borno au Nigeria, du 29 au 31 janvier 2025, autour des enjeux de stabilisation, de rel?vement et de r?silience des zones affect?es par la secte terroriste Boko Haram; tel que d?finis par la Strat?gie r?gionale adopt?e subs?quemment par l?Union africaine en 2018. Les ?changes auxquels prennent part le Cameroun, le Nigeria, le Tchad, le Niger et les partenaires institution aux ont donn? une visibilit? ? la r?alit? de l?action militaire dans la r?gion. Et pour en d?crire l?incoh?rence, le gouverneur de la province tchadienne du Lac, le g?n?ral Saleh Tidjani Haggar, a eu force de parole dans le panel de discussion et devant la presse. ?Il faut mobiliser les forces de d?fense et de s?curit?, coordonner les actions et partager les informations. Boko Haram vient pour nous attaquer et repart. Ils viennent d?o?? Qui leur donne des mat?riels? Le Force mixte, c?est toujours les forces arm?es nationales tchadiennes. Mais o? sont les autres? Le long de la fronti?re, il y a des ?les qui s?parent le Tchad du Nigeria et du Cameroun. Nos ?les sont occup?es par nos forces de d?fense et de s?curit? mais de l?autre c?t?, les iles ne sont pas contr?l?es. Elles sont laiss?es aux mains de Boko Haram. Boko Haram se ravitaille sur ces ?les?, indique-t-il. Le Bassin du Lac Tchad est en proie aux exactions de Boko Haram depuis une quinzaine d?ann?es des milliers d?hommes et de femmes y ont perdu la vie et quelques six millions sont d?plac?s. Apr?s un moment d?affaiblissement gr?ce aux efforts de la Force multinationale mixte (FMM), la secte a repris du z?le, d?gradant le contexte humanitaire d?j? mis ? mal par des chocs climatiques; et annihilant les progr?s enregistr?s apr?s une dizaine d?ann?es de combat et d?initiatives tous azimut. La sortie du g?n?ral Saleh Tidjani Haggar remet ainsi au go?t du jour un vieux grief port? fait aux forces arm?es de la r?gion; notamment celle du Cameroun dont l?implication aux initiatives de paix a significativement contribu? ? faire reculer Boko Haram. D?j? d?bord?e par les op?rations de s?curisation dans la r?gion de l?Extr?me-Nord, l?arm?e camerounaise est confront?e depuis 2016 ? une insurrection s?paratiste dans les r?gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. C?t? Nigerian, de nombreuses contraintes continuent de dicter la loi; au nombre desquels l?insuffisance des effectifs mobilis?s contre la secte. Soit environ 100 000 hommes, si l?on s?en tient au chiffre avanc? courant 2020 par le gouverneur de l?Etat du Borno. Louise Nsana

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Dette ext?rieure de la Cemac: encourt ? 25% du PIB

L?encourt de la dette ext?rieure de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) garde une tendance baissi?re. Il est de 25% du Produit int?rieur brut (PIB) en 2024 contre 28% un an plus t?t et 29% en 2022, r?v?le le dernier rapport de politique mon?taire de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC). Celle-ci est principalement port?e par le Congo, avec un niveau d?endettement ext?rieur de 35,5% du PIB; ainsi que le Gabon (30,9%) et la Centrafrique (23,5%). Le Cameroun pour sa part est sur une pente baissi?re. Le pays de Paul Biya enregistre un taux d?endettement ext?rieur de 26,1% de son PIB, contre 27,6% en 2023 et 31,3% en 2022. Guin?e Equatoriale et Tchad observent les niveaux les plus bas en la mati?re. Soit respectivement 11,6% et 13,9%. A contrario de cette embellie, le service de la dette ext?rieure a connu une augmentation significative entre 2022 et 2024. Elle passe ainsi de 10% en 2022 ? 13% en 2023, puis ? 14% l?ann?e ?coul?e. M?me si cette hausse est observ?e en la mati?re, le recours des Etats de la Cemac aux institutions multilat?rales pour des emprunts a fortement contribu? ? all?ger le service de la dette. Banque mondiale, Fonds mon?taire internationale (FMI), Banque africaine de d?veloppement (BAD) figurent en la mati?re au top des cr?anciers multilat?raux. Louise Nsana

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Dar Es Salaam: 3 500 milliards de FCFA engag?s pour l??lectrification de l?Afrique

Le Sommet africain de l??nergie, tenu en Tanzanie les 27 et 28 janvier 2025, s?ach?ve sur de bonnes perspectives pour ?La Mission 300?; du nom de l?initiative port?e par la Banque africaine de d?veloppement (BAD) et la Banque mondiale afin de connecter 300 millions de personnes ? l??lectricit? en Afrique centrale et de l?Ouest ? l?horizon 2030. Les deux institutions s?en sortent avec des engagements de l?ordre de 54 milliards de dollars environ (Soit 3409,405 milliards de FCFA. La plus grande part des financements concern? sera issue des deux institutions, soit 48 milliards de dollars. L?Agence fran?aise de d?veloppement (AFD) a pour sa part fait la promesse d?un montant d?1 milliard de dollars. Un montant similaire ? celui qui devra provenir du fonds OPEP pour le d?veloppement international. D?autres engagements sont pris par la Banque asiatique d?investissement pour les infrastructures (AIIB) en vue de soutenir la Mission 300; Ceux-ci se chiffrent de 1 ? 1,5 milliards de dollars tandis que pour le Groupe de la Banque islamique de d?veloppement (BID), ce sera 2,65 milliard de dollars pour la Mission 300 et le soutien ? l??nergie en Afrique dont sont priv?es 600 millions de personnes. Le sommet africain de l??nergie a accompli ses missions en mati?re d?impulsion d?une dynamique de r?formes. 30 chefs d?Etats et de gouvernements africains s?y sont engag?s ? mener des r?formes et des actions concr?tes pour ?largir l?acc?s ? l??nergie, ? moindre co?t. ?12 pays ? le Tchad, la C?te d?Ivoire, la RDC, le Lib?ria, Madagascar, le Malawi, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, el S?n?gal, la Tanzanie, et la Zambie ? ont pr?sent? des pactes nationaux pour l??nergie d?taill?s qui fixent des objectifs pour ?largir l?acc?s ? l??lectricit?, accroitre l?utilisation des ?nergies renouvelables et attirer des capitaux priv?s suppl?mentaires?, rapporte la BAD. Louise Nsana

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Bassin du Congo: CAFI sort le ch?que pour les communaut?s locales

La ville de Brazzaville a abrit? du 27 au 29 janvier 2025 ? la Conf?rence interminist?rielle internationale sur le d?ploiement des paiements pour services ?cosyst?miques en Afrique centrale. Ces ?changes ont abouti ? la validation d?une feuille de route pour la mobilisation politique et financi?re. ?Nous venons de poser un acte qui fera ?cho tant ? l??chelle de nos pays ainsi qu?? l??chelle internationale, mettant ? contribution la collaboration plus pouss?e de nos experts avec l?initiative pour la for?t de l?Afrique centrale pour d?rouler les aspects techniques de la feuille de route de Kinshasa. Le paiement pour services environnementaux (PSE) suscite beaucoup d?espoir tant pour la conservation des ?cosyst?mes naturels que pour la croissance ?conomique et la r?duction de la pauvret? dans les pays du Bassin du Congo?, souligne Arlette Soudan-Nonault, ministre RD Congolaise de l?Environnement, du D?veloppement durable et du Bassin du Congo.L?Initiative pour la for?t d?Afrique (Cafi) a d?velopp? les PSE dans le but de r?mun?rer, sur la base de r?sultats mesurables, les acteurs et les communaut?s locales qui adoptent des techniques d?utilisation des terres respectueuses de l?environnement. Six secteurs d?activit? sont concern?s par cette initiative: l?agroforesterie, la reforestation, les cultures p?rennes, la r?g?n?ration, la gestion durable des for?ts et la conservation.Louise Nsana

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Il y a 5 ans, l?arnaque de l?ECO

De l?Ivoirien Nicolas Agbohou au Camerounais Martial Ze Belinga, en passant par le S?n?galais Ndongo Samba Sylla, les ?conomistes africains avaient s?v?rement critiqu? la d?claration faite par Emmanuel Macron sur le franc CFA ? Abidjan le 21 d?cembre 2019. Comparant les changements annonc?s par le pr?sident fran?ais (d?part de la France du Conseil d?administration de la Banque Centrale des ?tats de l?Afrique occidentale et retrait des r?serves en devises du Tr?sor public fran?ais) ? une vraie arnaque, ils estimaient que la France, une fois de plus, nous avait roul?s dans la farine, tout comme elle avait fait croire jadis ? Meka qu?une d?coration de pacotille faisait de lui l?ami des Blancs dans ?Le Vieux N?gre et la m?daille? de Ferdinand Oyono car la « nouvelle » monnaie, dont le nom a ?t? vol? ? la Communaut? ?conomique des ?tats d?Afrique occidentale, sera toujours fabriqu?e ? Chamali?res (dans le Puy-de-D?me) et contr?l?e par la France. ? ces critiques, qui me paraissent fond?es, je voudrais ajouter 4 remarques. La premi?re, c’est que, comme l?ECO concerne 8 pays de l’Afrique de l’Ouest, il e?t ?t? plus respectueux et plus logique que la d?claration sur cette monnaie se fasse avec les chefs d’?tat des 8 pays et non uniquement avec Dramane Ouattara qui chaque jour donne l?impression qu?il est heureux d??tre le plus grand valet du gouvernement fran?ais. Ce que fit Macron lors de sa visite dans la capitale ?conomique ivoirienne n’est rien d’autre qu’un foutage de gueule. Jacques Chirac s??tait comport? de la m?me mani?re en convoquant, ? Abidjan le 19 juillet 1995, Alpha Oumar Konar? mais le pr?sident malien refusa d?obtemp?rer sans que le ciel ne lui tombe dessus. Deuxi?mement, quand Macron dit que les r?serves de change des pays de la zone franc ne seront plus domicili?es au Tr?sor public fran?ais, on aimerait conna?tre le montant de ces r?serves (14 milliards d?euros, selon Fran?ois Asselineau, candidat ? l??lection pr?sidentielle de 2017 et pr?sident de l?Union populaire et r?publicaine) et on aimerait savoir si la France compte les rendre aux Africains et quand. Troisi?mement, les peuples des 8 pays africains ne sont point d?sireux d?une petite et ridicule r?forme du franc CFA. Ce qu?ils exigent, c?est la disparition pure et simple d?une monnaie que certains qualifient ? juste titre de monnaie nazie, tant les m?thodes de Charles de Gaulle dans ce domaine sont similaires ? celles d?Adolf Hitler. En d?autres termes, ce qui int?resse les Africains, ce n?est pas le changement du nom de la monnaie mais la rupture. Le d?put? belge, Laurent Louis, l?a bien exprim? le jour o? il s?adressait au pr?sident fran?ais au Parlement europ?en en ces termes: ?Si vous voulez aider l?Afrique, Monsieur Macron, foutez-le camp de ce continent, laissez les Africains g?rer leurs richesses naturelles au lieu de les spolier et surtout mettez un terme ? ces aides au d?veloppement qui en r?alit? ne servent qu?? arroser des Occidentaux qui font semblant d?aider les peuples via des ONG qui en r?alit? ne s?aident qu?elles-m?mes quand elles ne reviennent finalement pas dans les valises diplomatiques pour financer secr?tement ceux qui les ont d?cid?es. Le vrai probl?me de l?Afrique, Monsieur Macron, c?est vous et vos semblables qui dirigent ce monde et pour qui l?Afrique n?est qu?un hard discount ? ciel ouvert o? vous pouvez vous servir all?grement !? Quatri?me et derni?re remarque : la cr?ation d’une nouvelle monnaie au service de l?Afrique concerne uniquement les Africains qui ont les experts et les id?es qu?il faut pour mener ? bien l?op?ration. Nous voulons nous occuper nous-m?mes de notre monnaie dans l?Afrique dite francophone comme les anciennes colonies anglaises s?occupent des leurs car jamais la classe dirigeante fran?aise ne s?est montr?e honn?te, ni juste, ni sinc?re avec nous. ?L?heure de nous-m?mes a sonn?? (Aim? C?saire) et nous voulons ?reprendre possession de nous-m?mes? (Alexandre Lizotte). Un sondage d?opinions montrerait ais?ment que les Africains francophones sont fatigu?s de cheminer avec un pays qui a toujours rus? avec ses propres principes et dont l?unique but, en transformant le franc CFA en ECO, est de ?torpiller le projet de la CEDEAO ou de le retarder le plus longtemps possible, de couper l?herbe sous le pied des critiques en ?liminant les symboles qui f?chent sans toucher au fond du probl?me? (Demba Moussa Demb?l?). Seuls les peuples, ? travers des soci?t?s civiles vraiment ind?pendantes et ne travaillant que pour l?int?r?t g?n?ral, sont mieux plac?s pour faire aboutir le combat de la monnaie africaine qui d?buta en 1987. C?est ? eux qu?incombe d?sormais la t?che de trouver et de mettre assez rapidement en ?uvre les moyens de pression qui conduiront le gouvernement fran?ais ? l?cher prise sur la monnaie qui, rappelons-le, est un ?l?ment de la souverainet? nationale car nos chefs d??tat, corrompus, dociles et peureux, ne sont pas en mesure de tenir t?te ? la France. Il est temps que les mouvements de la soci?t? civile se mobilisent et se fassent entendre car, comme le dit bien l??conomiste togolais Kako Nubukpo, ?on ne peut pas en m?me temps revendiquer notre ind?pendance et attendre que ce soit l?ancien colonisateur qui nous donne l?autorisation d?agir?. Jean-Claude DJEREKE

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Centrafrique : trois personnes tu?es par des hommes arm?s dans le sud-est du pays

Trois civils ont ?t? tu?s jeudi par des hommes arm?s dans la pr?fecture de Basse-Kotto dans le sud-est de la R?publique centrafricaine (RCA), selon des sources locales concordantes. Trois civils, tous des bouchers, ont ?t? assassin?s pr?s d’Alindao, une des sous-pr?fectures de la Basse-Kotto, selon les m?mes sources. Les trois victimes ?taient parties acheter des b?ufs aupr?s des ?leveurs, mais c’est sur la route qu’elles sont tomb?s dans le filet des hommes arm?s qui les ont tu?s, ont rapport? les sources polici?res. Guy Mathurin Mbozoumon S?ss?, maire d’Alindao, a appel? sur les ondes d’une radio locale le gouvernement centrafricain ? d?ployer les Forces arm?es centrafricaines (FACA) ? Mingala, une commune de la Basse-Kotto, pour prot?ger les civils. BANGUI, 31 janvier (Xinhua)

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Congo-Brazzaville : une conf?rence sur l’assainissement en milieu urbain se tient ? Brazzaville

Une conf?rence sur les enjeux de l’assainissement urbain destin?e ? am?liorer la salubrit? des principales villes du pays s’est ouverte lundi ? Brazzaville, capitale de la R?publique du Congo. Selon le ministre de l’Assainissement urbain, du D?veloppement local et de l’Entretien routier, Juste D?sir? Mondel?, la conf?rence a pour objectif d’inciter les populations, avec l’implication des maires d’arrondissements, ? participer activement ? la collecte des d?chets dans les quartiers. La conf?rence vise ? trouver des solutions durables sur les moyens ? mettre en place pour collecter les d?chets, mais aussi ?tudier les m?canismes du processus de toute la cha?ne, ? savoir du ramassage ? la transformation jusqu’? la cr?ation d’une valeur ajout?e ? donner aux d?chets m?nagers, selon les organisateurs. Pour le gouvernement, la r?solution de la probl?matique de l’assainissement consiste ? envisager une transformation profonde et structur?e en y int?grant les exigences des objectifs de d?veloppement durable. « L’assainissement urbain ne peut se faire efficacement sans l’implication des populations, en particulier dans la gestion des infrastructures, des d?chets et la sensibilisation aux bonnes pratiques », a indiqu? le ministre. BRAZZAVILLE, 3 f?vrier (Xinhua)

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Barth?lemy Boganda, l??lu de Dieu et l??lu du peuple

D?fenseur du panafricanisme, il r?ve des ?tats-Unis de l?Afrique latine qui devaient comprendre les pays de l?Afrique ?quatoriale fran?aise plus l?Angola et le Congo belge mais son projet suscite peu d?enthousiasme. Youlou et les autres y ?taient oppos?s. Partisan des grands ensembles f?d?raux, il accepte que le MESAN participe, en juillet 1958, au congr?s de Cotonou qui aboutit, sous l?impulsion de Senghor, ? la naissance du Parti du regroupement africain (PRA). Barth?lemy Boganda a termin? sa vie comme il l?a commenc?e, c?est-?-dire de mani?re tragique. Nous sommes dans la moiti? des ann?es 1910. Boganda n?a pas encore 10 ans. Les populations africaines sont soumises aux travaux forc?s organis?s par les colons et les soci?t?s concessionnaires fran?aises pour la collecte du caoutchouc. Quiconque s?y soustrait ou n?apporte pas ce qui est exig? par le colon est s?v?rement ch?ti?. C?est ce qui arrive aux parents du jeune Boganda. Ils sont battus ? mort par des miliciens de la Compagnie foresti?re Sangha-Oubangui (CFSO) pour n?avoir pas apport? suffisamment de caoutchouc.   Devenu orphelin, Boganda est recueilli par le lieutenant Meyer, administrateur de Mba?ki (Sud-Ouest de Centrafrique). Il atterrit ensuite chez Gabriel Herriau, pr?tre spiritain dont le champ d?apostolat allait jusqu?? Mba?ki. Apr?s ses ?tudes primaires ? Mba?ki, Boganda est envoy? au petit s?minaire de Kisantu (Congo belge). En octobre 1931, il arrive au Cameroun pour poursuivre sa formation au grand s?minaire Saint-Laurent de Mvoly?-Yaound?. Il y aura pour compagnons Andr?-Marie Mbida, futur Premier ministre camerounais, et l?abb? Fulbert Youlou qui sera le premier pr?sident du Congo-Brazzaville. L?ordination sacerdotale de Boganda a lieu en 1938. Il est, ? 28 ans, le premier pr?tre autochtone d?Oubangui-Chari. ? Bambari, il va s?appliquer ? d?montrer en actes que l??vang?lisation est ins?parable de l??ducation et de l?action sociale. Les actes qu?il pose en faveur des populations attirent de plus en plus de monde dans son ?glise. Ce ?succ?s? n?est pas vu d?un bon ?il par les spiritains fran?ais de Bambari, parce que Boganda est en train de r?ussir l? o? eux ont lamentablement ?chou?. Cette jalousie vient s?ajouter au racisme des pr?tres blancs qui pr?f?raient voir Boganda manger ? la cuisine avec le cuisinier plut?t qu?? leur table. Les m?mes pr?tres blancs ne se privaient pas de l?appeler ?sale cochon de n?gre?. En juin 1946, il quitte Grimary pour la mission Saint-Pierre-Claver de Bangassou. Cette affectation, qui ressemble ? une sanction, avait ?t? d?cid?e par les PP. Hemme et Morandeau dont tout le monde connaissait les accointances avec les milieux coloniaux. C?est le d?but de la rupture de Boganda avec les spiritains install?s en Oubangui. Mgr Marcel Grandin, qui a vite per?u chez lui la volont? d?am?liorer les conditions de vie des populations, l?encourage ? se lancer en politique. En novembre 1946, Boganda se pr?sente aux ?lections l?gislatives du 2e coll?ge ? l?Assembl?e de l?Union fran?aise sous l??tiquette du Mouvement r?publicain populaire (MPR). C?est l?abb? Pierre (Henri Grou?s de son vrai nom) qui l?accueille dans le groupe parlementaire d?mocrate chr?tien du MPR. Il est ?lu d?put?. ? l?Assembl?e, il d?fend les int?r?ts des indig?nes tout en critiquant la politique coloniale fran?aise en Afrique. Mais la politique fran?aise en Outre-Mer ne change pas. Boganda d?cide alors de cr?er la Soci?t? coop?rative de l?Oubangui-Lobaye-Less? (Socoulol?) dont le but est d?obtenir une meilleure r?mun?ration des produits des indig?nes. Les d?put?s et administrateurs coloniaux font bloc contre ce projet. En 1949, Boganda cr?e son propre parti politique, le MESAN, qui ambitionne de ?nourrir, v?tir, gu?rir, instruire, loger? les Africains. La hi?rarchie catholique locale et le monde politique fran?ais commencent ? s?inqui?ter de la forte personnalit? et de l?influence grandissante de ce jeune pr?tre. En 1947, Mgr Grandin trouve la mort dans un accident de la circulation. Mgr Cucherousset lui succ?de. Tr?s vite, Boganda se rend compte qu?il ne peut s?entendre avec le nouvel ?v?que. Boganda adresse au Vatican un long courrier o? il attaque le c?libat des pr?tres. Il estime notamment que maintenir cette r?gle dans les ?glises africaines est ? la fois absurde et dangereux. Mgr Pietro Parolin, ambassadeur du Vatican au Venezuela et futur num?ro deux du Saint-Si?ge donnera raison ? Boganda en affirmant, dans ?El Universal? du 11 septembre 2013, que le c?libat des pr?tres ?n’est pas un dogme mais un pr?cepte dont il est possible de discuter car c’est une tradition eccl?siastique qui date du XIIe si?cle?. En 1949, il fait part ? ses sup?rieurs de son intention d??pouser son assistante parlementaire, la Fran?aise Michelle Jourdain. Le 25 novembre 1949, Mgr Joseph Cucherousset le sanctionne de la peine de suspense a divinis qui lui interdit d?exercer tout minist?re presbyt?ral et de porter la soutane. La rupture avec le dioc?se est consomm?e. La r?ponse de Boganda ? Mgr Cucherousset ne se fait pas attendre. Dans une missive, il consid?re que la d?cision prise contre lui est politique, raciste et arbitraire. Il ajoute que ?vivre avec une femme est plus digne que faire un v?u auquel on manque constamment?. La missive se termine par ces mots : ?L?habit ne fait pas le moine, la soutane ne fait pas l?ap?tre ni le pr?tre. Je reste l?ap?tre de l?Oubangui et de l??glise.? En 1950, Barth?lemy Boganda prend ses distances avec le MRP. En 1956, il devient maire de Bangui. Bien que le MESAN ait rafl? la totalit? des 50 si?ges, il refuse d?entrer dans le premier gouvernement local issu de ce scrutin. L?ann?e suivante, il est r??lu d?put? par 31631 voix sur les 65641 suffrages exprim?s, loin devant les 21637 voix du candidat du Rassemblement du peuple fran?ais (RPF) soutenu par l?administration et les missions catholiques. Commentant sa victoire, Boganda fera remarquer que ?l?administration, l??glise et les colons s’acharnent contre lui, afin de l’emp?cher de d?noncer les injustices et les abus dont sont victimes les Oubanguiens?. Son journal ?Terre africaine?, ?dit? ? Bangui, d?noncera aussi les fraudes commises par l?administration pendant le scrutin pour faire gagner son adversaire.  D?fenseur du panafricanisme, il r?ve des ?tats-Unis de l?Afrique latine qui devaient comprendre les pays de l?Afrique ?quatoriale fran?aise plus l?Angola et le Congo

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