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BTP : les bonnes affaires des vendeurs d’eau

Longtemps consid?r? comme un m?tier de seconde zone, la livraison d’eau a bon dos dans les chantiers. Cette p?riode de forte chaleur est synonyme d’?tiage qui impacte significativement les points d’eau de la zone foresti?re camerounaise. En faisant le malheur des uns, elle fait le bonheur de Charlie. Ce livreur d’eau dans les chantiers de construction et fabriques de parpaings allant d’Anga’a jusqu’? la scierie de Mfou roule sur de l’or. Pour autant rien n’a ?t? facile pour lui. Nous sommes au mois de d’octobre 2024 quand il hume l’odeur des bonnes affaires. Le jeune op?rateur ?conomique faisant dans la vente des produits alimentaires, d?cide de vendre sa boutique, pour s’acheter une camionnette de troisi?me main et des r?cipients. Ce jeudi 30 janvier, nous accompagnons Charlie. Il se rend dans les points d’eau (rivi?res et sources) et recueil de l’eau ? l’aide de sa motopompe. En moins de 10 minutes, il remplit les 4 cubitenaires d’une contenance de 1000 l se trouvant dans sa camionnette. De 9 ? 15h, Charlie fait 11 tours. Un cubitenaires co?te 5 000 FCFA. Il peut aller jusqu’? 6 000 FCFA. Un tour produit 20 000 FCFA, le carburant prend en moyenne 5 000 FCFA. On estime en cette p?riode de vache gr?ce qu’il gagne au bas mot 150 000 FCFA. Seul le dimanche constitue son jour de repos, ?c’est le jour o? je planifie mes choses. Je compte quitter la location avant 2026?. C’est aussi le jour o? il se rend dans les r?unions. Aujourd’hui Charlie apprend que son ?pouse est tr?s contente de lui, ?parce qu’elle voit l’argent entrer?, dit-il en souriant. ? la question de savoir ce qu’il fera lors de la saison pluvieuse Charlie dit qu’il transportera les parpaings dans les chantiers, ?je suis aussi abonn? dans les quincailleries. Je livrerai les marchandises?, assure Charlie. Marc, quant ? lui vient ? peine d’entrer dans la quarantaine. Ce jeune camerounais ?tait habitu? aux travaux rudes comme le port des planches, la fabrication des parpaings, sans oublier le creusage de fausses septiques et puits. ?Marco tapait 15 sacs de ciment pour les parpaings par jour. Il portait 4 madriers et parcourait 4 ? 5 km dans la brousse?, raconte Yvette, sa compagne. Apr?s plus de 15 ans d’intenses activit?s, il est atteint d’une hernie discale. Il passe 6 mois alit?. Quand il se remet, ce dernier ne veut pas s’apitoyer sur son sort. Sa capacit? de r?silience lui permet de surmonter son handicap. Avec l’aide de ses proches, il r?ussit ? avoir une Toyota Dina. Sur ce dernier, il ach?te 3 cubitenaires et une motopompe. Marc se lance aussi dans la vente d’eau dans chantiers de construction, dans les fabriques de parpaings. Tr?s vite il est devenu un incontournable dans Nkongoa et ses environs. Selon ses dires, il ne r?alise pas moins de 8 tours en une journ?e de travail. ?Je ne dois pas trop brutaliser mon dos?. Avec cette activit?, il gagne plus d’argent qu’avant qu’il ne tombe malade. Aujourd’hui, Marc a achet? une parcelle de terrain de 500 m? et doter ma compagne ? moins de 2 ans en tant que livreur d’eau. Andr? Gromyko Balla

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Veille d??lection pr?sidentielle dans les Monts Mandara : les partis politiques montrent d?j? leurs muscles

On n?entend m?me pas d?une oreille que le pr?sident en exercice de l?Etat du Cameroun pourrait ne pas se pr?senter ? la prochaine ?lection pr?sidentielle. Les petits plats se mettent progressivement dans les grands pour assurer un pl?biscite au candidat naturel du Rassemblement D?mocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Paradoxalement, ses ?42 ans de r?gne sans partage? semblent plut?t ?tre le slogan f?d?rateur pour ses partisans. Un sexag?naire rencontr? ? Makoulb? et qui se fait d?lib?r?ment appeler ?militant de premi?re heure? ne va pas du dos de la cuill?re pour dire ses pressentiments. ? la simple ?vocation du sujet sur l?alternance au sommet de l?Etat, il soutient qu? ?il est plut?t ais? de prendre ses quartiers sous l?ombre d?un arbre fruitier que de divaguer ? la recherche de jeunes plants dont la production fruiti?re pourrait ?tre incertaine?. Lorsqu?on discute avec des villageois, on comprend vite que les mentalit?s ?lectorales sont clairement pr?par?es ? aller aux urnes pour le RDPC. Le militant d?un parti d?opposition rencontr? ? Godigon confit que ?la tache sur le terrain n?est pas ais?e. Les autres ont pris de l?avance sur nous. Nous parcourons de longues distances pour rencontrer nos militants. Nous utilisons les moyens de bord, nos motos. A chaque rencontre, il faut pouvoir entretenir les gens qui viennent nous ?couter. Il faut pouvoir leur offrir un peu de bil-bil (bi?re de mil). Et ?a se paye par nos poches. Et le plus souvent, nous n?avons pas cet argent. Le militantisme a un prix exorbitant pour nous en ces difficiles moments de r?cession ?conomique o? la tasse de mil coute d?j? ch?re. Nos adversaires sont bien implant?s partout o? nous allons. C?est difficile de changer les mentalit?s?. A Mora o? une sorte d?union sacr? semble d?j? ?tre fait autour du RDPC malgr? le quiproquo qui a longtemps aliment? les d?bats sur la capacit? de l?homme du Renouveau ? tenir le bateau Cameroun, un conseiller municipal de la ville ?ponyme r?v?le que ?nous vivons d?autres r?alit?s ici. Des enjeux ?lectoraux qui n?ont rien ? voir avec ce que les autres vivent l?-bas ? Yaound?. On ne voit les leaders de l?opposition ici que lorsque nous sommes ? l?approche d??ch?ances ?lectorales. Nous sortons progressivement d?un contexte s?curitaire traumatisant dans lequel nous avons beaucoup perdu. Et nous savons les qui ont toujours ?t? l?. Nous sommes pr?ts ? accompagner la dynamique de d?veloppement enclench?e par le pr?sident de la r?publique. Il s?est dit beaucoup de choses sur sa capacit? ? apporter une plus-value consid?rable au d?veloppement de notre pays. Mais nous avons obtenu des garanties qu?il est physiquement et moralement apte ? assumer ses fonctions. Nous avons des doutes lorsque nous observons la hargne avec laquelle ces jeunes ?loups politiques? sont pr?ts ? tout pour mettre en ?uvre leur id?e du ?chassement?. Nous ne savons pas ? quelle sauce nous serons mang?s. J?estime donc que Biya demeure le moindre mal?. Les adeptes du parti de la flamme dans les massifs montagnards affutent leurs armes pour garantir un pl?biscite ? leur champion. ?Nous sommes nombreux qui sommes partis de l?opposition pour se rallier au RDPC. Nous avons ?cout? le discours f?d?rateur du nouveau Maire de la ville de Mora. C?est lui qui nous a convaincu. Nous constatons une r?elle synergie ax?e vers le d?veloppement et l??quit?. C?est une v?ritable locomotive ?litaire au service des plus faibles que draine le grand-fr?re Talba?, rench?rit un transfuge de l?Union Nationale pour la D?mocratie et le Progr?s (UNDP) devenu militant incontest? du RDPC. Autrefois, antre de l?opposition, la commune de Mora est devenue un bastion imprenable du parti de Biya. Jadis, kirdis des montagnes et islamo-mandara install?s autour du Sultanat du Wandala, ?taient confront?s ? un duel de d?fiance. Aujourd?hui, ils forment un bloc autour du RDPC. ?C?est notre seul gage de stabilit?, le seul ? qui nous pouvons confier nos vies en cette p?riode pleine de tumultes. Nous n?avons pas un autre choix. Nous le soutiendrons?, soutient Varvar?, un agent du comit? de vigilance de Kourgui. Dr TOM

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Inclusion financi?re : ce que visent conjointement la BEAC et la BCEAO

Le renforcement des relations financi?res est au c?ur des perspectives communes. C?est ce qu?augure la rencontre entre les dirigeants de ces deux institutions le 27 janvier dernier. La ville de Yaound? a abrit?, jeudi 27 janvier 2025, la rencontre in?dite entre le gouverneur de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, et son homologue de la Banque centrale des Etats de l?Afrique de l?Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Brou. La s?ance de travail qu?ont tenu ces personnalit?s est relative ? la mise en ?uvre de l?accord de coop?ration liant les deux institutions depuis 2018. Elle donne un aper?u du nouveau virage que souhaitent amorcer les deux institutions en termes de relation financi?re ext?rieure. Celle-ci est d?j? au beau fixe gr?ce ? la dynamique des transactions financi?res enregistr?e de part et d?autre. En 2022, la transmission de fonds hors de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) a d?pass? 1130 milliards de FCFA dont 759 282 929 301 FCFA transf?r?s vers l?Afrique de l?Ouest. A c?t? de cela, le flux d?argent transf?r? depuis cette sous-r?gion vers la Cemac s??l?ve ? 371 193 357 487 FCFA, selon des donn?es publi?es dans le rapport des ?tats des services de paiement de la Beac au titre de l?ann?e 2022. L?Afrique de l?Ouest y apparait comme le troisi?me destinataire des transferts de fond issus de la Cemac; derri?re l?Union europ?enne (305 656 830 034 FCFA) et l?Asie (189 345 153 213 FCFA). Front communsLa BEAC et la BCEAO sont fortement engag?es sur la voie de l?inclusion financi?re dans leurs espaces respectifs. En dehors des cadres r?glementaires qui s??toffent au fils des ann?es, des chantiers sont conclus sur le champ de la r?gulation et de la normalisation; avec en vue la protection des consommateurs gr?ce ? la publication des conditions de banque, entre autres, la surveillance des institutions bancaires et des op?rateurs de paiement mobiles. ?Les informations sur les tarifs qui sont accessibles peuvent servir de base au r?gulateur et aux m?dias pour influencer les banques. Ces acteurs sont plus outill?s que les consommateurs pour suivre l??volution des tarifs et identifier les pratiques ind?sirables?, souligne la BEAC dans sa Lettre de recherche du premier semestre 2019. En 2022, la Cemac comprenait 498 prestataires de services de paiement ayant ouvert plus de 37 millions de comptes aux habitants de la communaut?. 2,4 milliards de transactions ont ?t? r?alis?es pour un montant d?passant 107 126 milliards de FCFA. Cot? Afrique de l?Ouest, l?on atteint d?j? un taux global d?utilisation des services financiers de 67,2% en 2021, contre 63,7% un an plus t?t, selon la BCEAO. Mais la Banque centrale, a en vue un taux de p?n?tration de 75% dans les prochaines ann?es, si l?on s?en tient aux perspectives pr?sent?es ? l?occasion d?une conf?rence ? Dakar, le 8 juillet 2021, sur le th?me ?transformation digitale et inclusion financi?re; opportunit?s et d?fis pour le secteur bancaire en Afrique?. Cette ambition est le socle de rencontres comme celle tenue ? Yaound? le 27 janvier dernier. Laquelle vise pr?cis?ment ? acc?l?rer les objectifs d?inclusion financi?re entre les deux parties avec en d?fi l?essor des monnaies ?lectroniques. Notamment dans les domaines de la transformation digitale, l?innovation, la cybers?curit? et les syst?mes d?information; la surveillance, la modernisation et l?interconnexion des syst?mes et moyens de paiement. Pour la BCEAO cependant, comprennent ?galement la surveillance des bonnes pratiques en mati?re de cession et de rapatriement de devises; d?apr?s les dispositions de son r?glement relatif aux relations financi?res ext?rieures des Etats-membres de l?UEMOA. Louise Nsana

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Centre national DDR de M?m? : un laboratoire de l?int?gration africaine

Nich? dans le Mayo-Sava, dans la r?gion de l?Extr?me-Nord du Cameroun, ce Centre national de d?sarmement, de d?mobilisation et de r?insertion (CNDDR) accueille des pensionnaires de divers horizons. Dans sa derni?re adresse ? la nation ? l?occasion du nouvel an, le Pr?sident Paul Biya n?a pas manqu? de souligner les efforts d?ploy?s par le CNDDR pour favoriser le ?retour ? la maison? des ?fils prodiges de la nation? embarqu?s na?vement dans des entreprises terroristes dans le NoSo et l?Extr?me-Nord du Cameroun. Il n?a pas cach? sa satisfaction quant ? l?atteinte des objectifs assign?s ? cet organisme ?tatique: ?C?est l?occasion pour moi de rappeler aux membres de ces bandes arm?es, que la nation leur tend toujours la main. Je les invite, une fois de plus, ? saisir l?offre de paix qui leur a ?t? faite et ? d?poser les armes. Des centaines de leurs camarades ont d?j? rejoint les Centres de D?sarmement, de D?mobilisation et de R?insertion, et ont ?t? form?s ? diff?rents m?tiers, afin de faciliter leur insertion sociale. Le sort de ceux qui persistent dans la criminalit? est peu enviable. Ils continueront d??tre traqu?s sans rel?che et r?pondront in?luctablement de leurs forfaits?. A l?Extr?me-Nord, les activit?s du CNDDR sont particuli?rement marqu?es par une forte implication des populations locales dans le processus de r?int?gration d?ex-associ?s de Boko Haram. Le processus de r?int?gration met en exergue les autorit?s locales, les forces de d?fense et de s?curit?, les comit?s de vigilance, les imams et les chefs traditionnels. Dans une interview accord?e ? un m?dia local le 12 d?cembre dernier ? Maroua, le chef de centre DDR de l?Extr?me-Nord, Oumar Bicha?r, soutenait qu?? cette date?notre centre affiche 2.967 ex-combattants et associ?s r?guli?rement enregistr?s dans notre base de donn?es. Ils sont essentiellement constitu?s d?hommes, de femmes et d?enfants vivants dans et aux alentours du Centre?. Alors que les effectifs vont crescendo, le 18 d?cembre 2024, le nouveau Centre DDR de M?m? a ?t? inaugur?, impulsant la vision de Paul Biya en offrant un peu plus de commodit?s ? ses occupants. Melting potAu-del? des nationalit?s camerounaises ? qui ce programme offre des opportunit?s de sortie de crise, des expatri?s ont ?galement b?n?fici? de la prise en charge des autorit?s camerounaises. Des tchadiens, nig?riens et nig?rians victimes du terrorisme ont plusieurs fois ?t? accueillis en territoire camerounais. Des corridors humanitaires ont ?t? ouverts pour garantir une assistance ad?quate ? ces individus en d?tresse. ?Je suis de nationalit? nig?riane, n? ? Bama dans l?Etat du Borno. Je suis ici depuis plus de 5 ans. J?ai b?n?fici? d?une assistance de l?Etat camerounais d?s lors que j?ai pris l?engagement de quitter Boko Haram et de suivre des amis camerounais qui ont d?cid? de saisir la main tendue de leur pr?sident ? la suite de son appel. Une fois que nous avons ?t? r?cup?r? par les militaires camerounais au niveau de la fronti?re, je n?ai pas ?t? exclu du fait de mes origines? soutient Blama, un ex-combattant de Boko Haram. ?Le Centre dans lequel nous avons v?cu est un lieu de convivialit? o? nous recevions des informations sur l??ducation civique, sur l?amour de la patrie et le vivre-ensemble. J?y ai appris ? faire de la m?canique. C?est bien ce que font les autorit?s camerounaises puisqu?elles nous permettent malgr? le fait que la guerre n?est pas encore totalement termin?e, de d?poser les armes et r?int?grer plus tard les communaut?s. Maintenant, je suis pr?t ? rentrer chez moi?.La cr?ation du CNDDR r?sulte du d?cret n?2018/719 du 30 novembre 2018. C?est un programme bas? sur le volontariat dont le principal objectif est d?accueillir ceux qui ont pris les armes en les d?posant et surtout ? pr?parer leur r?int?gration dans la vie normale. Un long processus impliquant le renforcement des capacit?s des ex-associ?s ? ?tre des acteurs de socialisation et de coh?sion sociale dans les communaut?s locales. ?On ne peut pas les r?int?grer et les l?cher comme ?a, soutient Oumar Bicha?r. Pendant leur s?jour au Centre, ils apprennent de petits m?tiers, ils acqui?rent des formations. Il y a des mesures d?accompagnement en termes de kits d?installation qu?ils acqui?rent avant de rejoindre les communaut?s. Ils sont form?s pour ?tre des catalyseurs de d?veloppement susceptibles d?embaucher d?autres jeunes des localit?s int?gr?es dans leurs petites entreprises?. Dr TOM

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S?rie sur les h?ros africains?: Jerry Rawlings dans le c?ur des gens

Rawlings refuse de briguer un troisi?me mandat. Il abandonne la vie politique en 2001 mais continue de s?int?resser ? ce qui se passe dans son pays et sur le continent. Pr?sident, il menait une vie sobre et se garda de piquer dans les caisses de l??tat. Il vivait les valeurs auxquelles il croyait. Pour lui, servir le peuple dans la simplicit? ?tait la chose la plus importante. Leader charismatique, il n?h?sitait pas ? mettre la main ? la p?te ou ? transporter avec les ?tudiants les f?ves de cacao au port de Tema. Il pr?f?rait ?tre dans le c?ur des gens plut?t que d?avoir son nom sur un ?difice ou sur un stade. Bref, il abhorrait le culte de la personnalit? car il estimait que le peuple n?oublie jamais ceux qui l?ont bien servi. Et le peuple ghan?en qu?il avait servi avec d?vouement l?aimait tant et si bien que Rawlings n?avait pas besoin de se promener avec des gardes du corps dans les rues d?Accra. Sa s?curit?, c??tait ce peuple ghan?en ? la grandeur et ? la prosp?rit? duquel il se consacra corps et ?me, ce peuple qu?il aimait profond?ment.  C?est de mani?re inattendue qu?il tira sa r?v?rence, ce 12 novembre 2020. Sit?t inform?s, le pr?sident Nana Akufo-Addo d?cr?ta un deuil national de 7 jours et tous les partis politiques suspendirent leur campagne pour la pr?sidentielle de d?cembre 2020. Le Ghana et l?Afrique ?taient inconsolables. La disparition de Rawlings n??tait pas seulement un coup dur pour des milliers de gens. Elle les rendait aussi orphelins. Pourquoi ? Parce que l?ancien pr?sident du Ghana avait positivement marqu? son ?poque, parce qu?il avait montr? une fa?on diff?rente de g?rer les affaires publiques, parce qu?une voix forte, la voix des sans-voix, s??tait ?teinte, parce qu?on ne verrait plus cet amoureux de l?ordre et de la discipline r?gler la circulation dans les rues d?Accra sous les ovations de ses compatriotes qui aimaient l?appeler ?Papa J?. Jeunesse ?lev? par Victoria Agbotui, une Ghan?enne d?c?d?e le 24 septembre 2020 ? l??ge de 101 ans, puisque son p?re ?cossais refusa de le reconna?tre, Jerry Rawlings se comporta effectivement en p?re de famille en prenant la d?fense de Kingsley Ofosu et de ses sept malheureux compagnons. Hormis Ofosu, les autres jeunes ghan?ens avaient ?t? froidement abattus et jet?s par-dessus bord dans la nuit du 2 au 3 novembre 1992. Jerry Rawlings avait exig? le jugement de l??quipage du cargo MC Ruby (Vladimir Ilnitskiy, Val?ry Artemenko, Oleg Mikhailevskiy, Petr Bondarenko et Sergue? Romashenko) et fait savoir que son pays pourrait rompre les relations diplomatiques avec la France et l?Ukraine si justice n??tait pas rendue aux victimes et ? leurs familles.  Treize ans plus t?t, il avait essay? de mettre fin ? la corruption et ? l?indiscipline qui progressivement d?truisaient le Ghana apr?s l?ind?pendance politique arrach?e en 1957 par Kwame Nkrumah. Pourquoi ? Parce qu?il ne supportait pas les d?rives et tares de cette soci?t? que l??crivain Ayi Kwei Armah a bien d?crite dans ?L??ge d?or n?est pas pour demain?. Il avait d?cid? de d?gager le r?gime qui ?tait ? la t?te du pays et devait mener le coup avec quelques compagnons. Avant le coup, il leur d?clara ceci : ?Ceux qui ont pill? le pays ne peuvent pas se retirer comme cela, en h?ros, et continuer ensuite ? tirer les ficelles. Il ne peut y avoir de changement v?ritable dans ce pays sans purification. Il nous faut agir, et vite. Il faut une action vigoureuse, drastique, radicale pour purger le pays. Il faut punir les criminels d??tat qui nous ont r?duits ? cette situation d?indignit??.  Carri?re Le 15 mai 1979, le jeune pilote de l’arm?e de l’air passe ? l?action mais le coup d??tat ?choue. Il est condamn? ? mort. Ce que le peuple retient du proc?s radiot?l?vis?, ce n?est pas cette condamnation mais le discours de Jerry Rawlings. En voici un extrait: ?Je suis l? pour mettre en garde les officiers sup?rieurs, les politiciens, les hommes d?affaires et les criminels ?trangers contre notre col?re. Ils se sont servis de notre sang, de nos sueurs et de nos larmes, bref de notre travail pour s?enrichir et se noyer dans le vin, dans le sexe. Pendant ce temps, vous, moi, la majorit?, nous luttions quotidiennement pour survivre. Moi, je sais ce que c?est que d?aller au lit avec un mal de t?te provoqu? par un ventre vide. Je pr?viens ceux qui s?aviseraient d?aider les goinfres qui nous exploitent ? fuir qu?ils paieront pour eux. Ils seront jug?s, ch?ti?s pour les privations qu?ils ont impos?es au peuple?. Il ajoute: ?L?heure du jugement est arriv?e. Et ce n?est nullement une question de militaires contre civils, d?Akans contre Ew?s, ou de Gas contre nordistes, mais de ceux qui poss?dent contre ceux qui n?ont rien. Vingt-deux ans apr?s l?ind?pendance, vous et moi continuons ? cogner nos t?tes contre le sort, contre le sol, en croyant que Dieu viendra nous sauver de leurs griffes. Il ne viendra pas si vous ne prenez pas vous-m?mes en main votre propre destin ! La France a tir? son salut d?une r?volution. Les ?tats-Unis, la Grande-Bretagne, l?Union sovi?tique, la Chine, l?Iran aussi ! Laissez-moi vous dire que Dieu n?aide pas les gens qui dorment. Ne comptez pas non plus sur les gros messieurs que vous voyez passer dans de belles voitures. Ils ne peuvent pas vous aider, parce que leur ventre est plein ; leurs enfants mangent ? leur faim et ils ont les moyens d?aller et venir o? ils veulent, comme ils veulent?. Un groupe d?officiers, qui intervient ? temps, emp?che l?ex?cution de Rawlings. Les officiers, dirig?s par le major Boakye-Djan, renversent le lieutenant g?n?ral Fred Akuffo, le 4 juin 1979. Boakye-Djan et ses hommes lib?rent Rawlings et l’installent ? la t?te du Conseil des forces arm?es r?volutionnaires (AFRC en anglais). Des ?lections g?n?rales ?taient d?j? pr?vues. Organis?es par l?AFRC, elles sont remport?es par le Dr. Hilla Limann mais, le 31 d?cembre 1981, Jerry Rawlings est oblig? de reprendre les choses en main. Pourquoi ? Parce que

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RDC : l’ONU appelle ? la r?ouverture urgente de l’a?roport de Goma

Les Nations Unies ont appel? mardi ? la r?ouverture urgente de l’a?roport de Goma, point d’acc?s crucial ? l’aide humanitaire dans cette ville de l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC), dont la r?bellion du M23 revendique le contr?le. Apr?s les combats d’une intensit? que la r?gion n’avait pas connue depuis des d?cennies et au lourd bilan humain, Goma fait face ? une urgence humanitaire, a averti le coordonnateur humanitaire en RDC, Bruno Lemarquis, notant que l’a?roport de Goma est « une ligne de vie ». « J’appelle toutes les parties ? prendre leurs responsabilit?s et ? tout mettre en ?uvre pour une r?ouverture urgente de l’a?roport. Chaque heure perdue met davantage de vies en p?ril », a-t-il not?, soulignant que l’?vacuation des bless?s graves, l’acheminement des fournitures m?dicales et la r?ception des renforts humanitaires ?taient paralys?s. Des tensions violentes sont enregistr?es depuis le 26 janvier ? Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, qui abrite environ un million d’habitants et plus de 700.000 d?plac?s et o? le M23 a d?cid? jeudi dernier d’?tablir « une administration civile ». L’entr?e du groupe arm? dans cette ville a aggrav? la situation humanitaire, avec une saturation des h?pitaux et structures sanitaires, avait averti dimanche l’Organisation mondiale de la sant?. La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en R?publique d?mocratique du Congo (MONUSCO) s’est ?galement dite pr?occup?e par l’avanc?e signal?e du M23 vers Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu. La r?bellion a cependant annonc? lundi soir dans un communiqu? ne pas avoir l’intention de contr?ler Bukavu, tout en d?cr?tant un cessez-le-feu unilat?ral ? partir de ce mardi pour des raisons humanitaires. Le gouvernement congolais n’a pas encore fait de commentaire sur ces annonces. Le secr?taire g?n?ral de l’ONU, Antonio Guterres, s’est d?clar? profond?ment pr?occup? par l’escalade des violences dans l’est de la RDC et a r?it?r? sa condamnation la plus ferme de l’offensive en cours du M23. Il a appel? ce dernier ? cesser imm?diatement toute action hostile et ? se retirer des zones occup?es. Plus de 400.000 personnes ont ?t? d?plac?es depuis le d?but de l’ann?e dans cette r?gion, selon l’ONU. KINSHASA, 4 f?vrier (Xinhua)

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Tchad : d?mission du gouvernement et du PM (primature)

Le premier ministre tchadien, Allamaye Halina, a remis mardi sa d?mission, ainsi que celle de son gouvernement, au pr?sident de la R?publique du Tchad, a annonc? la primature sur sa page officielle sur la plateforme internet Facebook. « Cette d?cision s’inscrit dans le respect de la tradition r?publicaine suite ? la mise en place officielle de la nouvelle l?gislature, la 4?me de notre ?re d?mocratique », a expliqu? M. Halina dans sa lettre de d?mission. Cet ancien ambassadeur en Chine a ?t? nomm? ? la t?te du gouvernement le 24 mai 2024, peu de temps apr?s l’investiture du pr?sident Mahamat Idriss D?by Itno pour un mandat de cinq ans. Le chef de l’Etat devra, dans les prochains jours, reconduire son Premier ministre ou nommer un autre. La d?mission du gouvernement intervient quelques heures apr?s l’installation des nouveaux d?put?s, ?lus le 29 d?cembre dernier. Ali Kolotou Tcha?mi, cadre du Mouvement patriotique du salut (MPS, parti au pouvoir depuis 1990) a ?t? ?lu pr?sident de la nouvelle Assembl?e nationale, majoritairement domin? par le parti au pouvoir. N’DJAMENA, 4 f?vrier (Xinhua)

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RDC : la ville de Goma occup?e en crise, les humanitaires craignent la flamb?e des ?pid?mies (ONU)

La ville de Goma occup?e est en crise alors que les humanitaires luttent contre le risque d’?pid?mies tout en fournissant de l’assistance, a d?clar? mercredi une responsable onusienne ? Goma, en R?publique d?mocratique du Congo (RDC). « A Goma, nous restons sous occupation; la situation est encore tr?s volatile, avec un risque persistant d’escalade », a not? Vivian van de Perre, repr?sentante sp?ciale adjointe du secr?taire g?n?ral de l’ONU, lors d’une visioconf?rence avec les journalistes. Elle a soulign? que les rebelles du M23 et les Forces rwandaises de d?fense (FRD) continuaient de consolider leur contr?le sur Goma et la plupart des territoires de la province du Nord-Kivu pr?c?demment saisis par le groupe arm?. « Toutes les routes de sortie de Goma sont sous leur contr?le, et l’a?roport, aussi sous le contr?le du M23, est ferm? », a indiqu? Mme van de Perre. « L’escalade de la violence a conduit ? d’immenses souffrances humaines, ? des d?placements et ? une crise humanitaire croissante ». Selon Mme van de Perre, la mission de l’ONU en RDC, connue sous le nom de MONUSCO, op?re ?galement dans un environnement tr?s difficile. Ses principaux sites dans ce centre r?gional sont submerg?s par du personnel de l’ONU ainsi que des Congolais cherchant refuge. Les installations de l’ONU n’?taient ni con?ues ni dot?es de ressources pour des h?bergements ? grande ?chelle et de longue dur?e. Elle a ajout? que la pression sur les ressources essentielles — telles que l’eau, la nourriture, l’assainissement et les abris — ne cessaient de cro?tre. « Malgr? ces obstacles, la MONUSCO continue de prot?ger le personnel de l’ONU et d’abriter les populations vuln?rables conform?ment au droit humanitaire international », a poursuivi Mme van de Perre. « Le personnel international et national non essentiel de l’ONU a ?t? relocalis?, tandis que le personnel essentiel de la MONUSCO et les humanitaires restent pour assurer la protection et l’aide ». Elle a fait part que selon la derni?re ?valuation de l’?quipe de l’ONU dans le pays, environ 2.000 corps ont ?t? retrouv?s dans les rues, tandis que plus de 900 autres corps sont dans les morgues. Parall?lement, de nombreux cadavres en d?composition n’ont pas encore ?t? r?cup?r?s. En plus des inqui?tudes li?es aux ?pid?mies, les responsables s’inqui?tent de l’?clatement de violences ethniques. Mme van de Perre a affirm? que les sites pour les d?plac?s internes au nord de Goma ont ?t? abandonn?s. Les occupants ont emport? leurs effets personnels. Elle ne savait pas si ces d?plac?s avaient ?t? encourag?s ? partir, mais les sites ont ?t? enti?rement d?mantel?s. NEW YORK (Nations Unies), 5 f?vrier (Xinhua)

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RDC : plus de 2.000 victimes du conflit ? Goma

Le personnel de sant? transf?re les corps des victimes ? Goma, en R?publique d?mocratique du Congo (RDC), le 5 f?vrier 2025. Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, reste en proie aux troubles apr?s que les rebelles du M23 ont affirm?, le 26 janvier, avoir pris le contr?le de la ville, une revendication que le gouvernement congolais n’a pas reconnue. « Il y a plus de 2.000 corps ? enterrer », a d?clar? lundi soir Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement de la RDC, lors d’un point de presse ? Kinshasa, la capitale du pays d’Afrique centrale, en faisant r?f?rence aux cons?quences des hostilit?s ? Goma. GOMA, 6 f?vrier (Xinhua)

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Daniel Nkomba : ?Tous les pays de la Cemac sont des partenaires oblig?s mais leur rivalit? et leur m?fiance r?ciproque se nourrissent d?une m?me ambition: le leadership?

L?internationaliste camerounais brosse le tableau des rapports de forces dans la sous-r?gion, fait le bilan du leadership ?conomique du Cameroun et ?labore des perspectives. A la lecture des actualit?s sous r?gionales les plus r?centes, peut-on parler de crise de leadership entre les pays de la Cemac?Afin de parvenir ? une d?finition plus claire du leadership au sein de l?espace Cemac, nous dirons qu?il d?signe la capacit? d?un pays ? favoriser au sein de la communaut? internationale la r?alisation d?objectifs communs sp?cifiques, par l?exercice de son influence et avec l?appui d?autres protagonistes. En sa qualit? d?unique superpuissance de la Cemac, le Cameroun a d?ploy? tous les efforts possibles pour asseoir un ordre sous r?gional plac? sous son autorit?. Cette position quasi naturelle lui a permis d?exercer un pilotage dans des domaines distincts, ou sur diverses questions g?opolitiques qu?on ne saurait ?num?rer ici. C?est dire que, par des voies de la diplomatie formelle ou informelle, le Cameroun s?emploie ? d?finir les buts communs en fonction de sa propre exp?rience, de ses valeurs et int?r?ts bien compris, tandis que le second met l?accent sur une d?finition collective de l?objectif ? affecter aux actions communes, en fonction de l?exp?rience des diff?rents ?tats, de leurs valeurs et de leurs int?r?ts partag?s. En effet, le Cameroun a pris l?habitude de d?finir l?objectif commun ? tous les six Etats de la Cemac, en fonction de ses propres pr?f?rences et int?r?ts. Mais lorsqu?un tel objectif ne correspond pas aux int?r?ts des autres pays, cette forme de leadership, me semble-t-il, ?choue ? r?soudre les probl?mes de la Cemac. Insinuez-vous que le leadership du Cameroun commence ? ?tre contest??De notre point de vue, la question de savoir si le Cameroun devrait ou non assumer une plus grande responsabilit? internationale et un r?le moteur ne se pose plus. La puissance dirigeante est-elle reconnue par les autres membres de la Cemac? La question est essentielle. Un niveau ?lev? de reconnaissance, c?est la garantie d?un soutien volontaire et affirm? de la part des autres acteurs, ce qui se traduira par une plus grande efficacit?. Une faible reconnaissance, ? l?inverse, g?n?rera moins de coop?ration de la part des autres protagonistes: la capacit? du leader ? diriger s?en trouvera amoindrie. Pour asseoir sa l?gitimit?, le leader doit int?grer les int?r?ts et les aspirations de ses suiveurs lorsqu?il fixe l?objectif de son leadership. Il aura de surcro?t int?r?t ? adopter, pour l?essentiel, une m?thode de leadership attrayante et un style non hi?rarchique. C?est pourquoi il ne faut pas se demander si le Cameroun doit ou non tenir un r?le de leader ?conomique de la Cemac, mais quelle est la meilleure mani?re, pour lui, de d?finir ce r?le et de l?assumer. Il ne faut pas perdre de vue que le leadership, en fait, revient ? une question d?influence, et ? la fa?on dont on l?utilise. Quand les ?tats-Unis, pour influencer, utilisent leur pouvoir d?attraction, leur leadership gagne en popularit?. L?ouverture de leur vaste march? int?rieur ? leurs partenaires commerciaux constitue de longue date l?une des cl?s de leur attractivit? et de leur influence dans le monde. En revanche, lorsque les ?tats-Unis emploient des m?thodes coercitives, qu?elles soient militaires ou ?conomiques, leur r?putation et la l?gitimit? de leur leadership s??moussent.Autre question ? prendre en consid?ration: l?ampleur de la responsabilit? et du co?t ? assumer par le leader. A-t-il atteint l?objectif pr?alablement d?fini? C?est la r?ponse ? cette question qui devrait servir ? ?valuer son action. Pour juger efficace le leadership international, il est imp?ratif qu?il ait rempli son objectif. Dans un monde de plus en plus complexe, les populations s?attendent ? ce que les dirigeants internationaux rel?vent ces d?fis. Et le leader doit trouver la meilleure fa?on d?am?liorer l?efficacit? de son leadership. L?id?al, c?est un leadership international qui r?ussisse ? r?gler les probl?mes et ? parvenir au d?veloppement durable.En jetant le regard sur le rapport de force qui semble opposer le Cameroun ? d?autres pays de la Cemac, il ne faut pas perdre de vue que ce sont des partenaires oblig?s mais leur rivalit? et leur m?fiance r?ciproque se nourrissent d?une m?me ambition, le leadership dans la Cemac. Toutefois, en zone Cemac, le ph?nom?ne n?appara?t pas encore aussi ?vident qu?il peut l??tre ailleurs. Cette situation est-elle le r?sultat de la crise ?conomique qui tourmente les pays de la Cemac?L?ascension de la puissance ?conomique du Cameroun constitue l?un des faits majeurs des vingt derni?res ann?es. La r?silience de l??conomie camerounaise est un s?rieux crit?re ? prendre en compte, ? rebours de l?image trompeuse, mais renforc?e par la crise, d?un Cameroun affaibli et glissant inexorablement vers un d?clin programm?. Bien s?r, la crise ?conomique affecte tr?s durement le Cameroun et s?ajoute, dans une sorte de ?double peine?, ? la crise de gouvernance locale. Pour autant, le pays conserve de remarquables atouts; l?analyse des futurs ?quilibres en zone Cemac doit donc les prendre pleinement en compte, sans c?der au ?d?clinisme? qui oppose trop souvent un Cameroun an?mi? et vieillissant ? d?autres pays vus comme dynamiques et conqu?rants. Ne pensez-vous pas que compte tenu de la fragilit? des sc?narios ?conomiques ? court terme, la puissance ?conomique du Cameroun pourrait devenir bien modeste par rapport ? son poids strat?gique dans la zone Cemac?Oui! On pourrait l?envisager puisque de ces sc?narios ?conomiques d?pendront les ?quilibres g?opolitiques de demain. Il s?agit de l?interaction entre l??conomie et la strat?gie, car chaque ?tat qui a domin? dans un ensemble sous r?gional s?est efforc? d?accro?tre sa richesse et sa puissance, de devenir ? la fois riche et fort, ou de le rester. Puisqu?on y est, au-del? des formules, quelles sont les implications de ces logiques de puissance pour la future configuration ?conomique et strat?gique de la Cemac?Partenaires ?conomiques oblig?s mais rivaux strat?giques, les pays de la Cemac restent divis?s par le poids du pass? mais surtout par leurs ambitions. Aucun ne peut pr?tendre pour l?instant ? une supr?matie globale dans la r?gion. Est-il illusoire ou pr?matur? d?envisager que le leadership puisse ?tre partag? dans un v?ritable partenariat qui contribuerait grandement ? la prosp?rit? et ? la stabilit?

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