Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Refinancement de l??conomie: la Beac injecte 90 milliards de FCFA

La Banque des ?tats de l?Afrique centrale (Beac) a proc?d? ce 25 juin 2024 ? une nouvelle injection de liquidit?. Il s’agit d’un cr?dit qu?elle offre aux banques commerciales afin que celles-ci puissent le r?percuter aux op?rateurs ?conomiques. Cette op?ration porte sur un montant de 90 milliards FCFA, avec un taux directeur de 5%. Six banques ont r?pondu ? l?appel d?offres de l?institution financi?re de la sous-r?gion en exprimant un besoin de 316 milliards FCFA. La banque centrale s?est toutefois tenue au service de la somme mise en adjudication.Cette troisi?me op?ration porte ? 275 milliards de FCFA l?enveloppe cumul?e des injections d?argent depuis la reprise au mois de juin. Les r?sultats r?guli?rement publi?s par la Beac rendent compte du besoin des banques. Entre le 18 et le 25 juin, elles ont sollicit? des financements de l?ordre de 608 milliards de FCFA. Soit une diff?rence de 333 milliards de FCFA. ? contrario, l?activit? de ponction men?e parall?lement au mois de juin a cibl? un montant de 200 milliards de FCFA. De ce montant requis, la structure que dirige Yvon Sana Bangui n?a pu reprendre que 108,924 milliards de FCFA aupr?s des banques pr?sentant des exc?s de liquidit?. Ce plafond est atteint au terme d?une ?ni?me op?ration de reprise de liquidit? ce 24 juin pour un montant de 50 milliards de FCFA ? laquelle une banque a souscrit compl?tement. Louise Nsana

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Lutte contre la pauvret? ? Bamenda : de l’alphab?tisation ? l’insertion socio-?conomique des d?plac?s internes

Tel est le cheval de bataille de l?association pour la promotion de l?alphab?tisation et du d?veloppement social (Apades) r?solue ? former et ? accompagner cent jeunes et femmes d?plac?es internes aux m?tiers agropastoraux. S’asseoir sur un banc d’?cole, Anastasie Ngo Miss, 64 ans, n’a pas pu le faire plus t?t. Elle a d?cid? de d?passer ses peurs et de franchir le pas. ?Je viens apprendre ? lire et ? ?crire pour m?am?liorer?, dit-elle. La sexag?naire est l?une des b?n?ficiaires du projet d?alphab?tisation fonctionnelle mis sur pied par l?Apades. Aujourd’hui, sa vie prend progressivement une autre tournure. ?Je viens ici deux ou trois fois par semaine. Et actuellement, je suis dans des associations au sein desquelles on me propose certains postes de responsabilit?, parce que je sais d?j? lire et ?crire. J’en suis tr?s contente, aujourd’hui, je ne peux pas facilement me faire duper?, rench?rit-elle.Sylvie Mvotto 38 ans, autre b?n?ficiaire du m?me projet, se r?jouit de sa formation en informatique, mais aussi des comp?tences dans plusieurs autres activit?s g?n?ratrices de revenus. ?Quand j?arrivais ici, j??tais nulle. je ne savais pas allumer un ordinateur. Apr?s cinq mois, je sais utiliser Word, Excel? J?ai aussi b?n?fici? des formations comme la teinture, la fabrication du vinaigre, du savon liquide, des baumes de massage et m?me du menthol. Je remercie v?ritablement l?Apades pour cela?, indique-t-elle, souriante.En cinq ann?es d?existence, ce sont pr?s de deux mille jeunes et femmes d?j? form?s, d?apr?s les responsables de l?Apades. Dans la m?me lanc?e, l?association pour la promotion de l?alphab?tisation et du d?veloppement social a un nouvel objectif. ? travers son Projet de lutte contre la pauvret? par l’alphab?tisation fonctionnelle des jeunes et des femmes d?plac?es internes de l’archidioc?se de Bamenda (PAJEFIDP-Bamenda), elle entend former 100 jeunes et femmes ayant fui les violences dans les villages environnant de la ville. Ceci, dans l?alphab?tisation et aux m?tiers agropastoraux, afin de leur permettre d?acqu?rir leur autonomie.?Actuellement, les ?tudes ont d?j? ?t? faites. La s?lection des b?n?ficiaires ?galement. Nous lan?ons les formations d?s ce mois de juillet?, apprend Yvette Bizele Kenfank, coordonnatrice nationale de l?Apades au cours de la pr?sentation dudit projet aux m?dias ce 27 juin 2024 ? Yaound?. ?Le projet vise ? les former en ?levage, en agriculture et ? les accompagner dans la commercialisation de leurs produits?, explique-t-elle. Derri?re cet objectif, elle ajoute: ?nous voulons attirer l?attention des responsables administratifs et surtout des potentiels bailleurs de fonds afin de nous soutenir. On s’est rendu compte que beaucoup de personnes qui sont inscrites dans les centres d?alphab?tisation ont un bon niveau intellectuel. Ce sont des jeunes et des femmes qui n’ont pas ?t? ? l??cole, mais qui ont des id?es. Il suffit qu?on les aide pour leur autonomie, pour qu’? leur tour, ils impactent leur communaut??. Pr?sente dans trois villes du Cameroun, notamment Yaound?, Dschang et Bamenda, l?Apades veut ainsi contribuer ? sa mani?re au retour d?finitif de la paix dans le Nord-Ouest. Joseph Ndzie Effa (stagiaire)

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Sommet mondial de la conservation : l?Afrique tient son plaidoyer

Il a ?t? formul? au cours du Forum africain de la Conservation tenu du 24 au 29 juin 2024, ? Nairobi au Kenya. ?Solutions africaines pour les populations et la nature?. C?est sous ce th?me que s?est tenu le Forum africain de la conservation (ACF) du 24 au 29 juin 2024 ? Nairobi (Kenya). L??v?nement organis? par l?Union internationale pour la Conservation de la nature et le gouvernement kenyan a rassembl? 700 d?l?gu?s d?Afrique et d?ailleurs. Objectifs? bien comprendre, ces assises sont li?es ? l??volution galopante des changements climatiques, dont les cons?quences ravagent la plan?te. Raison pour laquelle Razan Al Mubarak, actuelle pr?sidente de l?UICN, a rappel? que ?les questions de protection de l?environnement et du climat sont fondamentales pour le progr?s de l?humanit??. Il ?tait donc question de pr?parer la participation de l?Afrique au prochain Sommet mondial de la conservation pr?vu ? Abou Dhabi en 2025, apprend-on. Dans un autre sens, pense le Dr Alfred Mutua, secr?taire de cabinet en charge du Tourisme et de la Faune, ce forum qui a r?uni des parties prenantes cl?s a permis, de ?mettre en place des strat?gies fortes en vue de la protection de l?environnement en Afrique?. R?solutionsEt pour atteindre ces objectifs, parole a ?t? donn?e ? la jeunesse africaine. Laquelle ?tait repr?sent?e par quelques-uns venus du Kenya, du Maroc et d’autre. Tr?s impliqu?s dans la pr?servation de l?environnement, ceux-ci ont laiss? entendre leur belle voix devant les d?l?gu?s. C’est donc en toute l?gitimit? qu’ils ont, au nom du continent noir, d?gain? les r?solutions prises lors de leurs ateliers pr?paratoires des 24 et 25 juin. Ce qui se r?sume en un vaste plaidoyer en faveur de la mise en place effective et dans l’urgence des ?solutions innovantes et durables?, question de pr?server la plan?te pour les g?n?rations actuelles et futures.Et pour se faire un ?cho favorable, Dr Grethel Aguilar, a martel? l?importance d?un forum unique, d’une meilleure implication de la jeunesse du continent Noir. En ?2030, 40% de la jeunesse mondiale viendra d?Afrique, avec une moyenne d??ge de 19 ans. C?est donc une ?vidence que la voix de l?Afrique aura une forte r?sonance dans la Plan?te?, dixit la directrice g?n?rale de l?UICN. D?o? l?int?r?t port? ? des th?matiques propres au continent. Au rang de celles-ci, se trouvent la question des populations indig?nes, le financement durable ou encore la protection des oc?ans, entre autres. Joseph Julien Ondoua Owona

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Jeux olympiques de Paris: le Cameroun d?croche sa ?m?daille d’or?

Un fait curieux s’est accroch? ? l’actualit? des Jeux olympiques de Paris 2024. Selon la presse fran?aise, un r?seau pilot? depuis le Cameroun vendait de faux tickets d’acc?s aux Jeux. ? en croire ces sources m?diatiques, les escrocs d?marchaient leurs victimes sur Facebook avec une m?thode bien rod?e. Ils proposaient des billets pour assister ? certaines ?preuves ?questres des Jeux olympiques. Mais, apprend-on, il s’agissait de billets imaginaires, vendus ? 150 euros l’unit?. Et chacune des victimes en a achet? plusieurs, avec un pr?judice estim? ? 15 000 euros. Les m?mes sources rapportent que les acheteurs, vivant en France ou ? l’?tranger, devaient virer le montant sur des comptes en ligne, avant d’acc?der aux billets qu’ils ne recevront jamais. Quatre personnes ont d?j? ?t? interpell?es.Voil? qui met (une fois de plus) le Cameroun aux avant-postes de la sc?ne de l’escroquerie internationale. Ontologiquement pervertie, cette sc?ne s’av?re ?tre un monde structurellement ? part. Un monde qui exprime l’?nigme et le labyrinthe Cameroun. Bref, il s’agit d’un monde qui ne conna?t pas de r?pit. Un monde qui s’alimente de ces astuces con?ues pour promouvoir des impossibilit?s. Dans toute sa forme, ce monde de l’escroquerie organis?e semble devenir cavit?, concavit?, pli, ligne courbe.En fait, tout cela se d?cline en un th?me : l’ing?niosit? camerounaise et les moyens qu’elle se donne. Et pour le dire autrement, il vaut mieux insister sur la face cach?e des startups. Si le discours officiel s’ing?nie ? promouvoir ces derni?res du fait de leurs capacit?s ? transformer positivement le quotidien des humains, ce m?me discours met ?galement ? nu un univers ? l’envers. Sur ce dernier aspect, il y a des jeunes Camerounais qui, avec ou sans grands scrupules, font fortune. Et l’image que ces jeunes animent une mouvance perfide; laquelle participe curieusement de nouveaux mod?les de la r?ussite fond?s sur l’habilet? et le savoir pratique. Parce que le monde est devenu une soci?t? de consommation g?n?ralis?e, au moyen de l’implantation globale des r?seaux de communication ?lectronique, quelques esprits s’?l?vent selon des sch?mas contraires au bien-?tre de l’humanit?, en se mettant au service de l’escroquerie ? l’?chelle nationale et internationale. Si l’on s’en tient aux informations compil?es par les autorit?s comp?tentes, au Cameroun, au moins 82 startups correspondent ? ce portrait. Depuis quelque temps, nous dit-on, le ph?nom?ne entretient le sens du burlesque, tout en laissant circuler un cort?ge d’interrogations au sein de l’opinion publique. Il se d?ploie d’une mani?re in?dite et trouve des ?chos tout aussi in?dits? Comme ?a se passe justement avec la ? performance ? du Cameroun lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Un scandale de plus. Un scandale qui, en un temps court, vient rappeler ces feymen de la fin des ann?es 90. Ces gens ? l’existence grandiloquente qui ont fini par faire croire aux jeunes que l’escroquerie est un bon itin?raire vers la r?ussite sociale. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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L?homme debout, ?un devoir d?humanit? et de civilisation?

Avant de ressusciter la fille de Ja?re, J?sus lui tient la main. Il attrape cette main qui avait cess? de se mouvoir.Tenir, saisir la main ou tendre la main ? celui/celle qui est confront? ? la souffrance ou ? la d?tresse ne sont pas simplement des gestes de proximit? et de compassion. Ce sont aussi des gestes de vie parce qu?ils redonnent force et courage, parce qu?ils remettent debout.Mettre l?homme debout est ?un devoir d?humanit? et de civilisation?, disait le pape Fran?ois au stade V?lodrome de Marseille, le 23 septembre 2023.Nous mettons l?homme debout lorsque nous l?aidons ? vaincre la peur ou ? sortir de l?isolement, lorsque nous disons ?non? aux discours et pratiques qui blessent ou bafouent sa dignit?, lorsque nous emp?chons la haine, la violence, l?exclusion et la discrimination de l?emporter, lorsque nous nous dressons contre toute forme de pouvoir qui pi?tine le droit de penser et de s?exprimer librement.Donner la main ou tendre la main au fr?re qui affronte seul ses probl?mes, mettre debout la s?ur qui n?arrivait plus ? marcher ? cause de la culpabilit? ou ? cause de la perte de confiance en elle-m?me est une mani?re de le/la ressusciter.J?sus veut utiliser nos mains pour saisir et ranimer les mains inanim?es de notre soci?t?. Qu?ils sont nombreux, les hommes et femmes qui, comme la fille de Ja?re, attendent que nous leur tendions la main! Allons-nous regarder ailleurs, les mains dans les poches? Jean-Claude Dj?r?k?

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Autonomisation financi?re : le Minproff booste le mental de veuve

Marie-Th?r?se Abena Ondoa a, au cours de la 14? ?dition de la Journ?e internationale ? elle d?di?e, donn? des armes aux femmes ayant perdu leurs ?poux. Les conditions de vie des veuves sont ? d?crier en Afrique en g?n?ral et au Cameroun en particulier. Apr?s le d?c?s de l??poux, les femmes veuves sont confront?es aux difficult?s inh?rentes aux us et coutumes. Entre r?glements de compte maquill?s en rites de veuvage et d?possession par la belle-famille, elles voient de toutes les couleurs. Dans cette atmosph?re, les enfants, eux aussi vuln?rables, en payent le prix. Douleur et pr?carit? deviennent alors leur lot quotidien. SensibilisationPour sortir les femmes veuves de cette spirale infernale de la mis?re, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), Marie-Th?r?se Abena Ondoa les a convi?es ? l?esplanade de l?immeuble Ongola le 25 juin dernier. Les ?changes tenus ? l?occasion ont port? sur le th?me: ?Lutter contre la vuln?rabilit? des veuves, am?liorer leur situation socio-?conomique?. Il en ressort que la lutte contre la pauvret? et l?exclusion sociale des veuves inclut un investissement dans ?les projets et programmes pour la famille?, souligne le Minproff. Et c?est la raison pour laquelle, elle mise sur la sensibilisation. ?Un accent particulier doit ?tre mis sur la sensibilisation de l?exercice de leurs droits, elles doivent ?tre encourag?es ? se regrouper en associations l?galis?es, pour b?n?ficier des appuis de la Caisse Nationale de la Pr?voyance sociale (CNPS), du gouvernement et partenaires financiers et techniques. L?accent doit ?galement ?tre mis sur la gestion des revenus issus de vos activit?s, vous devriez ? cet effet recevoir des formations sur les montages des projets g?n?rateurs des revenus. Le Minproff quant ? lui, ? travers le Guide juridique des veuves, va devoir accompagner les veuves pour leur prise en charge. Ce document est en voie d??tre traduit en langue locale, et des efforts sont faits pour d?sint?resser les malvoyants, et les analphab?tes pour les audios?.

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R?surgence du Coronavirus : le Cameroun entre en alerte

Le ministre de la Sant? publique en appelle au respect des mesures barri?res et la surveillance dans les a?roports. Le COVID-19 n?est pas derri?re nous. C?est l?alerte que lance le ministre de la Sant? du Cameroun ce 26 juin 2024, en ?cho aux ? la r?surgence de la maladie infectieuse en France au d?but juin. La situation est remise au go?t du jour sur les r?seaux sociaux, ? la suite d?une s?rie de concerts parisiens ayant rassembl? plus de 45 000 personnes. Manaouda Malachie a de ce fait pris un ensemble de mesures afin de ?pr?venir? et de ?contr?ler une ?ventuelle flamb?e dans notre pays?. Ses prescriptions portent pour l?essentiel sur la surveillance dans les a?roports du Cameroun. Il recommande le remplissage effectif des fiches d?identification de tous les voyageurs au d?barquement. Les autres mesures sont: le testing syst?matique des cas suspects et le d?pistage volontaire des voyageurs internationaux. ?Notamment ceux revenant du Hadj 2024?, pr?cise le ministre. Celui-ci fonde cette pr?cision sur l?exp?rience du S?n?gal, d?sormais en butte au Covid-19 suite au retour depuis la semaine derni?re de p?lerins infect?s. La d?l?gation camerounaise ? ce grand rendez-vous religieux d?Arabie Saoudite est constitu?e de 4 188 ?mes environ. Ces derniers sont toutefois toujours astreints au paiement de la somme de 30 000 FCFA.Le membre du gouvernement instruit par ailleurs le d?pistage syst?matique de tous les cas suspects dans les services de sant??; ainsi que la prise en charge gratuite de tous les cas av?r?s de coronavirus. Il en appelle par ailleurs les populations ? la reprise des mesures barri?res. ? savoir le lavage ou la d?sinfection r?guli?re des mains, la distanciation sociale, le port du masque en public d?s l?apparition des sympt?mes de la grippe, la d?sinfection des espaces communs.?Le gouvernement rassure les populations de la capacit? actuelle de son dispositif ? d?tecter rapidement tous les cas et ? les prendre en charge sur toute l??tendue du territoire?, souligne le ministre en rappel aux investissements en la mati?re consentis par le gouvernement au plus fort de la pand?mie en 2020. Laquelle fait officiellement 125 379 victimes dont 1974 morts ? fin janvier, selon les donn?es du minist?re de la Sant?. Louise Nsana

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Fili?re bois : dans les coulisses du march? noir ? Yaound?

Pourtant interdites de commercialisation, des essences telles que le Bibinga, sont transport?es et vendues dans des circuits officieux. Immersion dans quelques d?p?ts de bois de la capitale. La demande de bois dans divers secteurs de l’?conomie est sans cesse croissante en raison de la forte urbanisation de la m?gapole. Importante superficie dans le bassin du Congo, les acteurs de la fili?re, notamment les vendeurs en d?tail peinent ? tirer leur ?pingle du jeu ? cause de nombreuses restrictions et interpellation par des agents des eaux et for?ts et autres hommes en treillis.Pour dissimuler les essences d?sormais interdites comme le Bibinga, Suzanne a mis sur pied une technique sp?ciale. Celle-ci consiste ? enduire les planches de gamofel. Avec l’aide des scieurs, d’autres produits non prohib?s sont pos?es au-dessus des planches pr?cieuses.Malheureusement, ce dimanche 23 juin 2024, elle se fait d?masquer par la brigade de contr?le d’Elat (Mefou-et-Afamba), en voulant faire parvenir les planches jusqu?? la localit? de Nkoabang, plus proche de la ville de Yaound?. Cette fois, le parfum du gamofel n?a pas pu dissimuler celui des essences de Bibinga d?tect? par les contr?leurs. N?gociationsSachant qu?elle est en infraction, Suzanne essaie de n?gocier et les agents se pr?tent au jeu. Sauf que, ceux-ci exigent une forte somme d?argent. Au final, la femme se plie aux exigences, par peur des repr?sailles. ?Je finis par sortir 200 000 FCFA pour faire sortir son camion de bois?, confie-t-elle. Et arriv?e dans son entrep?t, la vendeuse, pour amortir la somme pr?c?demment d?bours?e, augment les ench?res. Son butin, elle le vend au march? noir. Il faut donc d?bourser la somme de 18 000 FCFA pour acqu?rir une planche de Bibinga chez Suzanne. ParrainageDans son d?p?t de Nkomo, dans le 4? arrondissement, Jean (nom d?emprunt) expose ce qui est appel? dans le coin ?simple bois?. Sur les ?tals, on ne voit que le bois de coffrage et les planches dites ?bois blanc?. Pourtant, ce ne sont pas les seules essences dont il dispose. Dans les tr?fonds de son entrep?t, sont scrupuleusement enfouies des planches de ?bois pr?cieux?. Et pour l?obtenir, apprend-on, il faut le parrainage des d?marcheurs et les menuisiers qui en tiennent le ?gombo?.Philippe n’est pas convaincu de la qualit? de bois des cercueils propos?s par les pompes fun?bres. Il d?cide d’honorer son p?re en faisant fabriquer un cercueil en Bibinga. Il est conduit par un grand nom du milieu dans le d?p?t de Jean. Il n?gocie la planche de Wengu? ? 18 500 FCFA, au lieu de 20 000 FCFA. Interrog? sur cette forte hausse du prix de la planche, Jean, explique que dans ce montant, se trouve la taxe sp?ciale que demandent les agents des Eaux et for?ts. ?S?il y a une descente de la brigade de contr?le, on risque de sceller mon entrep?t si on trouve des essences interdites?, se justifie-t-il. Evelyne, sa coll?gue, s’attelle ? d?noncer les mesures restrictives, ?on interdit l’utilisation de certains bois, mais on l’exporte. Chaque jour, des billes de Bibinga, Wengu? vont hors du pays. Comment on fait pour vivre?, d?crie-t-elle. Andr? Gromyko Balla

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En partant du CM2 ou de Class 6?56% d??l?ves ne savent pas lireEn partant du CM2 ou de Class 6?

C?est ce que r?v?le le rapport d?analyse de l?Annuaire statistique du secteur de l??ducation et de la formation au Cameroun de 2022, publi? par l?Institut national de la statistique (INS). Savoir lire, ?crire et compter: tel est l?objectif ? atteindre pour les ?l?ves ? l??cole primaire. Les ?valuations ? l?entr?e en 6e et From 1 sont ensuite l? pour v?rifier ces comp?tences? Mais, selon l?INS, au Cameroun, 56% des ?l?ves en fin de cycle primaire francophone et anglophone ont un d?faut de lecture. Dans cette discipline, le niveau d?acquisition des comp?tences est en dessous du seuil acceptable au CM2 ou Class 6. Disparit?sPour justifier cet ?tat de choses, l?institution en charge de la production des statistiques officielles au Cameroun pointe ?l?environnement scolaire?. ?La situation est alarmante dans les zones d??ducation prioritaire?, s?inqui?te-t-elle. Bien entendu, l?INS ne parle pas d?analphab?tisme total puisque, selon elle, une bonne partie des ?l?ves dans ces zones est capable de d?chiffrer approximativement un texte simple. Dans ces zones, il y a de ?bons ?l?ves qui ont moins progress? qu’ils n’auraient pu? et plus de mauvais ?l?ves qui ?n’ont pas r?ussi ? progresser?. D?apr?s ces ?valuations, souligne l?INS, en 6e ou From 1, un tiers des ?l?ves issus de ces aires ont le niveau de lecture d?un ?l?ve de CE1 ou de Class 3. ?Un retard de pr?s de quatre ans qui cause d??normes disparit?s avec les ?l?ves vivant dans d?autres zones. ?Lors du test de lecture, les ?l?ves devaient lire le maximum de mots en une minute. R?sultat: 53 % d’entre eux n’ont pas r?ussi ? lire plus de 90 mots en une minute, le niveau attendu en classe de CE2 (Class 4)?, s?indigne Engelbert Messi Mbo?, instituteur ?m?rite de l?enseignement primaire et maternel. FaillesPendant que l?INS s?attarde sur les zones d??ducation prioritaire, les hommes de terrain indexent ?la nouvelle p?dagogie?. ?Elle s’est engouffr?e dans la logique des comp?tences parce que promue en premi?re ligne, ? travers sa d?signation nouvelle. Le ?lire ?crire compter? primaire, est le nouveau parent pauvre des programmes centr?s sur les disciplines secondaires. Aujourd?hui, l?essentiel c?est que l?enfant obtienne son Certificat d??tudes primaires, or auparavant, on pouvait reprendre une classe jusqu?? cinq fois chose qui n?est plus possible car le syst?me pr?voit que l?enfant ne reprenne qu?une fois un niveau d??tudes?, peste Olga Wakam.Dans cette faille que rel?ve l?institutrice de l?enseignement primaire et maternel ? la retraite, plusieurs mod?les se trouvent en concurrence. ?Ici, c?est pas apr?s pas. Les mots sont d’abord ?pel?s et syllab?s, puis lus mot apr?s mot et par pause, enfin couramment. L??l?ve lit ? voix haute une page inconnue, sans tr?bucher, en montrant par son intonation qu’il comprend. L?-bas, on enferre les enfants dans une combinatoire d?nu?e de sens, parce que les corpus de lecture sont ? la merci du non-sens justement?, explique-t-elle.Pour y rem?dier, il estime qu?il est n?cessaire de ?conjuguer les efforts de tous les acteurs du syst?me ?ducatif pour atteindre une qualit? dans l?enseignement et surmonter cette situation?. De l?avis de Nkwain Hashley Tumenta, instituteur et syndicaliste, ?il faut une politique de g?n?ralit? de la gratuit? du livre car l?enfant qui n?a pas de livre ne peut pas apprendre ? lire et celui qui n?a pas de livre de calcul ne peut faire de calcul. La deuxi?me chose, il faut agir au niveau des enseignants en leur garantissant de bonnes conditions de vie et de travail et enfin, il faut revoir les p?dagogies de calcul et de lecture en s?interrogeant sur leur efficacit??. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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R?duction de l?apatridie : le Cameroun suit la tendance

Un projet de loi y relatif est en cours d?examen au Parlement. Celui-ci qui devrait laisser une large marge de man?uvre au pr?sident de la R?publique. Le Cameroun est sur le point d?honorer son engagement ? adh?rer aux Conventions des Nations unies sur le statut des apatrides (du 28 septembre 1954) et la r?duction de l?apatridie (30 ao?t 1961). C?est le sens ? donner ? l?examen, ? l?Assembl?e nationale, ce 24 juin 2024 du projet de loi autorisant le pr?sident Paul Biya ? prendre tous les actes y aff?rents. Cela est attendu depuis pr?s d?une dizaine d?ann?es. Seulement, ?les proc?dures internes et les consultations nationales pr?alables ne lui permettront pas de faire aboutir le processus d?ici 2017?, renseigne un rapport du 2e cycle de l?Examen p?riodique universel (2012-2016). Lequel a le m?rite de mettre en lumi?re les raisons du retard du Cameroun ? finaliser la proc?dure d?adh?sion ? ces m?canismes.Le pays est pourtant confront? au ph?nom?ne de l?apatridie. Entendez par l? la situation de personnes ne b?n?ficiant de la protection d?aucun Etat. Le ph?nom?ne a des tentacules sur le territoire national, en particulier dans les r?gions en crise de l?Extr?me-Nord, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest. Il y est exacerb? par des crises s?curitaires ayant contraint au d?placement des millions de personnes. Lesquelles ont souvent perdu, tout au long de leurs p?riples, les preuves de leurs identit?s. Exception faite de la p?ninsule de Bakassi o? le changement de gouvernement (apr?s le retrait du Nigeria en 2009), a conduit certains habitants dans un risque d?apatridie; dans la mesure o?, ni le Cameroun, ni son voisin d?Afrique de l?Ouest ne les reconnaissent comme leurs ressortissants. A ceux-ci, le ministre de la Justice ajoutait ce 24 juin 2024 les migrants de longue date, les populations nomades, les personnes faisant l?objet d?identifications multiples et les personnes ne disposant pas d?acte de naissance.Sur le contenu desdites conventions, L aurent Esso pr?cise que ces derni?res pr?cisent les droits des apatrides et les conditions sous lesquels il peut en jouir. Elles garantissent ainsi, entre autres, la libre-circulations des personnes concern?es; tout en leur accordant des garanties en cas d?expulsion, en ne permettant cette mesure que pour des raisons de s?curit? et d?ordre public. Louise Nsana

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