Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Chine et int?gration sous r?gionale en zone Cemac : le g?ant asiatique dans le chantier

Visage de P?kin discr?tement impliqu? dans la r?alisation des projets d?infrastructures ? forte valeur ajout?e au sein de l?espace communautaire. Secret de Polichinelle pour les esprits avides d?avant-garde. Apr?s avoir d?abord recul?, dans les ann?es 1980, la participation de l?Empire du Milieu dans la construction des infrastructures routi?res en zone Cemac a retrouv? une dynamique soutenue au cours de la d?cennie suivante. Et d?apr?s certaines d?clarations officielles, l?engouement chinois pour la Cemac devrait encore se d?velopper. D?j?, dans plusieurs pays de cet espace g?ographique, les routes sont autant de signes de cette pr?sence capitale. A travers une parole prononc?e ou non, Paul Biya, Denis Sassou Nguesso, Brice Clotaire Oligui Nguema, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Faustin-Archange Touadera ou Mahamat Idriss Deby ont profit? de la tribune du Focac pour dire le r?le jou? par P?kin dans le processus d?int?gration sous r?gionale en zone Cemac. ExploitEn ?coutant Denis Sassou Nguesso par exemple, l?on apprend que les travaux de construction de la route nationale 1 (Pointe-Noire-Brazzaville) ont ?t? assur?s par une entreprise chinoise. Pour le pr?sident congolais, ?la construction de cette route qui relie la capitale et la deuxi?me plus grande ville du pays est un exploit auquel beaucoup de gens ne croyaient pas au d?part. Cette route, reliant le port en eaux profondes de Pointe-Noire et la ville de Brazzaville sur les rives du fleuve Congo, favorise la circulation des personnes et des biens, ce qui a une importance ?conomique, sociale et culturelle immense?.En f?vrier 2013, feu le pr?sident Idriss D?by Itno lan?ait les travaux de bitumage d?un r?seau routier de 286 km ? l?ouest de son pays. ?D?un co?t global de 102 milliards FCFA financ?s sous forme de pr?t par Exim Bank de Chine, la route va de la ville-carrefour de K?lo, dans la r?gion de Tandjil?, jusqu?? la fronti?re avec le Cameroun, en passant par Pala et L?r?. Cette infrastructure est un est un vecteur d?int?gration sous r?gionale?, s?est f?licit? Mahamat Idriss Deby lors du Focac. AubainePour le Pr?sident Touadera, le partenariat avec la Chine est du pain b?ni pour les Centrafricains qui vont enfin esp?rer le d?senclavement de leur pays. ?Suivant la situation g?ographique de la RCA qui se trouve au c?ur de l?Afrique, le th?me ?la ceinture et la route? qui fait un lien entre la connectivit? entre les ?tats et les peuples devrait permettre la liaison des pays africains. A travers la pr?sence des entreprises chinoises dans leur pays, les Centrafricains pourraient r?aliser ce r?ve?. Dans le souci de d?senclaver la RCA et de reconstruire les infrastructures routi?res d?truites durant les crises militaro-politiques, l?Etat centrafricain a sign?, le 5 septembre 2018 ? Beijing, un m?morandum d?entente avec le g?ant chinois China Communication Construction Company (CCCC). Aide pr?cieuseAu Gabon, on parle des projets dont l?objectif est d?accro?tre la connectivit? de la deuxi?me ville du Gabon, Port-Gentil. A Beijing, Clotaire Oligui Nguema mentionne une route de 93,7 km reliant Port-Gentil ? Ombou?. Pour le pr?sident gabonais, le port d?Owendo, situ? ? 15 km au sud de Libreville, et Port-Gentil sont responsables de pr?s de 90% du commerce international du Gabon. ?Cette infrastructure construite avec l?aide pr?cieuse de nos partenaires chinois facilite aujourd?hui les ?changes commerciaux au-del? des fronti?res du Gabon? souligne Clotaire Oligui Nguema. OuverturePr?sent au r?cent Sommet Chine-Afrique ? Beijing, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo mentionne que les compagnies chinoises ont investi des niches de l??conomie ?quato-guin?enne. Sur le terrain, d?clare le pr?sident ?quato-guin?en, ?la route Nkue-Mongomo a ?t? soutenue par des entreprises chinoises. A ce jour, elle fait partie des joyaux qui participent ? hauteur de 70% ? l?ouverture de la partie continentale de la Guin?e Equatoriale vers les pays voisins?. Mora-Dabanga-KousseriD’une longueur de 205 kilom?tres, l’axe routier ouvre sur le Nigeria et le Tchad et relie les localit?s de Mora, Dabanga et Kousseri dans la r?gion de l’Extr?me-Nord du Cameroun. Selon les autorit?s camerounaises, cet axe routier entam? par des Chinois est tr?s strat?gique dans les relations et ?changes commerciaux entre le Cameroun, le Nigeria et le Tchad. Il s’agit de la principale voie de transit des marchandises provenant de l’Etat du Borno, au Nigeria, ? destination de la r?gion camerounaise de l’Extr?me-Nord, et de Ndjamena, la capitale tchadienne. Ongoung Zong Bella Une cagnotte de 50 milliards de dollars ou 30.000 milliards de FCFA! Voil? le montant des nouveaux financements propos?s par P?kin pour le d?veloppement des infrastructures, de l’agriculture et des ?nergies vertes en Afrique au cours des trois prochaines ann?es! L?annonce a surgi dans l?espace public international, au point devenir le ?th?me? du r?cent sommet Chine-Afrique. Une br?ve incursion dans la documentation sur le sujet permet de se rendre compte rapidement que les deux parties ont r?fl?chi sur les solutions que commandent les grands probl?mes de l?heure. Au premier ?chelon, l?engagement des acteurs l?un envers l?autre est bien fort. Au dernier ?chelon, la poursuite des objectifs est appel?e ? se faire dans une grande interd?pendance. Au milieu, ce qui constitue d?sormais le lexique de base, c?est le partenariat gagnant-gagnant. Tout pour expliquer pourquoi, au cours du sommet, la Chine a ?tabli ou renforc? ses partenariats strat?giques avec 30 pays africains. Parmi ceux-ci, Cameroun, Congo-Brazzaville, Gabon, Guin?e Equatoriale, R?publique Centrafricaine et Tchad ont port? l??tendard de la Cemac.Pour des analystes qui s?int?ressent ? la relation entre cet espace g?ographique et la Chine, il y a bien l? la construction d?un nouvel enjeu que r?v?le l?imp?ratif d?en parler. Et si l?on envoie une carte postale qui contient seulement la phrase ?Discours des dirigeants des pays de la Cemac au Focac 2024?, on pourrait, ? un niveau plus ou moins sp?culatif, signaler un corpus commun, identifiable ? la fois chez Paul Biya, Denis Sassou Nguesso, Brice Clotaire Oligui Nguema, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Faustin-Archange Touadera et Mahamat Idriss Deby. L?un apr?s l?autre, ces derniers ont ?tal? une vision lucide sur le pr?sent de leur engagement aux c?t?s de P?kin, en prenant bien soin d??viter les ponts-aux-?nes que le sujet suscite trop souvent. En fait, l?ensemble a montr? implicitement qu?il ne s’agit pas pour les pays de la

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G?opolitique num?rique et d?fense africaine dans le cyberespace

(Enjeux et priorit?s d?aujourd?hui) Le nombre croissant des tensions g?opolitiques mondiales exercent une influence sur les strat?gies de cyber d?fense des Etats africains. Puisque certains Etats renforcent rapidement leurs syst?mes cybern?tiques pour faire face ? ces menaces, cela d?place les cybercriminels vers ce qu?on appellera des ?cibles faciles? qui sont le plus souvent des Etats africains.La jeunesse africaine occupe une place encore sous-estim?e de l?agenda num?rique international, mais d?ici 2050, le taux de p?n?tration du smartphone atteindra 55% et 1 personne sur 3 en ?ge de travailler dans le monde se trouve en Afrique. Cette reconfiguration d?mographique devrait faire ?voluer le poids de l?Afrique en mati?re de cyber g?opolitique.La g?opolitique du num?rique est de l?imp?rialisme au pas de g?ants aujourd?hui. Elle permet d?explorer la toile complexe des relations de pouvoir qui se tissent entre les puissances ?tatiques, le citoyen et les multinationales, qui d?tiennent des r?seaux des c?bles sous-marins, des plateformes de services mondialement utilis?es et une masse importante de donn?es, d?veloppant des v?ritables strat?gies d?expansion territoriale. La cyber d?fense quant ? elle, est l?ensemble des mesures techniques et non techniques permettant ? un Etat de d?fendre dans le cyberespace les syst?mes d?information jug?s essentiels. Dans les mots de Nicolas T?nese , la cyber d?fense rassemble la cyber s?ret?, la cyber s?curit?, la cyber r?silience (lutte informatique d?fensive) et la cyber agression (lutte informatique offensive). Il s?agit donc d?un d?fi politique, ?conomique, social et ?pist?mique de premier ordre tant pour les Etats que pour les organismes priv?s et se pr?sente comme source de connaissances et de mise en de mise en relation des acteurs (Sudres, 2017). Au Cameroun, la cyber d?fense continue d??tre domin? par le regard normativiste et institutionnel (Delerue, Grey, 2018), alors qu?elle interpelle fondamentalement la rationalit? scientifique et m?thodologique de toutes les disciplines. Nous sommes face ? une acc?l?ration num?rique en Afrique, ou le march? IT pourrait peser 180 milliards de dollars en 2025, et plus de 700 milliards en 20250. Or qui dit digitalisation, dit augmentation du risque cyber. Il r?gne encore en Afrique une grosse omerta de la part des victimes, ce qui ne facilite pas la cr?ation des bases de donn?es, barom?tres et autres statistiques. D?apr?s le rapport ECA 2022, la cyber s?curit? africaine est immature par rapport ? d?autres r?gions, ce qui rend le continent vuln?rable aux cyberattaques, car le march? num?rique africain devrait atteindre 712 milliards de dollars d?ici 2050. Le continent est estim? ? perdre 4 milliards de dollars par an ? cause de la cybercriminalit?. Le faible niveau de pr?paration de l?Afrique en mati?re de cyber s?curit? coute aux Etats membres en moyenne 10% de leur PIB. CYBLES RECURRENTES1- Le secteur financier: Le secteur financier attire plus de criminels avec 18% de toutes les attaques ciblant les organisations qui y font partie. Cela s?explique d?abord par le fait que les criminels sont avant tout int?ress?s par le gain financier. Ce qui, associ? au niveau de s?curit? relativement faible des entreprises, en fait des victimes attractives. Entre 2018 et 2022, le groupe OPERA1ER a men? plus de 35 attaques r?ussies et vol? au moins 11 millions de dollars ? des banques et ? des fournisseurs de t?l?coms dans plusieurs pays. Le total des d?g?ts caus?s par les attaques est estim? ? 30 millions de dollars. 2- Les t?l?communications: Les t?l?communications sont le deuxi?me secteur le plus attractif pour les cybercriminels, et pour cause, l?augmentation significative du nombre de clients des entreprises de t?l?communications sur tout le continent permet aux attaquants d?avoir un impact s?rieux ? la fois sur les entreprises individuelles et sur les r?gions enti?res. En f?vrier 2023, les cybercriminels ont attaqu? le fournisseur d?acc?s internet RSAWEB . Les criminels ont crypt? les donn?es de l?entreprise et ont exig? une ran?on pour le d?crypter. 3- Les institutions gouvernementales: Les agences gouvernementales sont une cible privil?gi?e des cybercriminels et repr?sentait 17% des attaques r?ussies. 4- Le secteur commercial; Dans ce secteur, les attaques se concentrent particuli?rement sur le vol des donn?es des clients en particulier des informations personnelles et de paiements. Dans les r?gions africaines, les cybercriminels ont r?ussi ? voler des informations confidentielles dans 86% des attaques r?ussie contre des organisations du secteur commercial. En mai, l?ann?e derni?re, les cybercriminels ont r?ussi a voler environ 3.7 millions de dossiers clients d?un grand d?taillant en pharmacie, Dis?Chem pharmacies . Lors de cet incident, les attaquants ont pu acc?der aux donn?es en compromettant un fournisseur de services tiers. QUELLES PRIORITES POUR L?UNION AFRICAINELa convention de l?Union Africaine sur la cyber s?curit?, dite convention de Malabo (27 juin 2014), et la ZLECAF offre des opportunit?s pour envisager une collaboration panafricaine plus franche sur le sujet. La cr?ation des hubs nationaux ou continentaux permettrait, comme ailleurs, de r?pondre ? des enjeux de souverainet?, notamment technologique.Pour faire face ? un ?ventail croissant de cyber menaces provenant de l?espionnage, du sabotage des infrastructures critiques et de la criminalit? organis?e, les gouvernements Africains doivent adopter les strat?gies de cyber s?curit? qui favorisent la collaboration et la confiance entre les acteurs civils et des secteurs de la s?curit?. A ce jour, seuls 39 des pays africains ont mis en ?uvre une l?gislation sur la cybers?curit?, et deux pays sont en train de r?diger une l?gislation. L?adoption de politiques et de r?glementation en mati?re de cybers?curit? sur l?ensemble du continent est de 72%, le niveau le plus bas au monde. Seuls 14 pays ont ratifi? la convention de l?union africaine sur la cybers?curit? et la protection des donn?es personnelles. Les gouvernements doivent davantage travailler ? la connaissance de leurs donn?es. Et cela devient encore plus important ? mesure que des ?l?ments tels que la prise des d?cisions bas?es sur les donn?es dans les syst?mes de sant? et les visas ?lectroniques doivent ?tre plus s?curis?s. Les initiatives visant ? faire face aux menaces et aux d?fis croissants du continent en mati?re de cybercriminalit? abondent. Des 2019 la CEDEAO, en partenariat avec l?Union Europ?enne a lanc? le projet de la r?ponse de l?Afrique de l?ouest sur la cyber s?curit? et

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La Conac d?nonce

Le 4 septembre dernier, un communiqu? de la Commission nationale anti-corruption (Conac) s?est scandalis? des pratiques de corruption li?es au recrutement scolaire au Cameroun. Sur la base des ?l?ments qui sont les siens, la Conac ne s?est pas priv?e de signaler des cas des violations de la r?glementation en mati?re de recrutement des ?l?ves dans des lyc?es et coll?ges par certains chefs d??tablissements. Parmi les d?rives d?nonc?es, il y a le monnayage du recrutement dans les classes de 6e et de Form 1 en dehors des seuls concours r?glementaires. Les montants ?voqu?s sont de 100 000 et 80 000 FCFA pour une place en classe de 6e ou de Form 1 lorsque l??l?ve n’a pas ?t? re?u au concours d’entr?e en sixi?me?, indique en substance Dieudonn? Massi Gams, le pr?sident de la Conac. Last but not the least?Le communiqu? souligne ?galement que certains chefs d??tablissements, sous ?la pression? des diff?rentes recommandations des autorit?s administratives, politiques et religieuses, proc?dent ? des recrutements massifs en marge des proc?dures r?glementaires. Le pr?sident de la Conac rappelle que le monnayage des places constitue un acte de corruption, s?v?rement puni par les articles 134 et 134-1 du Code p?nal. De plus, les recommandations des autorit?s concernant le recrutement scolaire sont consid?r?es comme des actes de trafic d’influence, ?galement r?prim?s par l?article 161 du Code p?nal. L’article 134 du Code p?nal dispose que tout fonctionnaire ou agent public impliqu? dans des actes de corruption active peut ?tre condamn? ? une peine d?emprisonnement de cinq ? dix ans, ainsi qu?? une amende de 200 000 ? 2 millions de FCFA. L?article 134-1, quant ? lui, concerne la corruption passive et pr?voit des sanctions similaires pour ceux qui offrent des dons ou des pr?sents en ?change de faveurs ou d?avantages. Une analyse effectu?e dans le cadre de la Strat?gie nationale de lutte contre la corruption ?labor?e en 2010 et valid?e par le gouvernement et les partenaires techniques en 2011, fait ressortir l?intensit? de la corruption dans le secteur ?ducatif. Elle se situait alors ? 7,16/10. Soit 6,4/10 pour l?Education de base, 7,5/10 pour les Enseignements secondaires, 7,8/10 pour l?Enseignement sup?rieur et 7,57/10 pour la Formation professionnelle. JRMA

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Endettement en zone Cemac: plus de 7000 milliards FCFA en 13 an

Selon un communiqu? du minist?re congolais de l’Economie et des Finances, Brazzaville a servi de cadre ? la 11?me Conf?rence du Cadre permanent de concertation des tr?sors publics de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (CPC-TP-CEMAC). Plac?s sous le th?me : ? D?veloppement des capacit?s organisationnelles et humaines et probl?matique de d?ontologie sur le March? des valeurs du tr?sor (MVT) de la CEMAC ?, les travaux se sont ?tal?s du 2 au 7 septembre dernier. Selon le minist?re congolais de l’Economie et des Finances, des chiffres statistiquement significatifs ont ?t? r?v?l?s. « Notre March? a d?marr? en 2011, avec 11 milliards de F CFA de sollicitations. Aujourd?hui, treize ans apr?s, et plus pr?cis?ment ? fin juillet 2024, il a r?alis? 6 931 milliards 400 millions de F CFA?, pr?cise le communiqu?. D’apr?s le m?me document, les participants aux travaux de Brazzaville ont soulign? qu’au cours des cinq derniers mois, le niveau d’endettement est r?v?lateur de la demande en financements des ?tats malmen?s par de graves tensions de tr?sorerie. Ils ont ?galement dress? le constat selon lequel, dans l’espace Cemac, les banques commerciales ont atteint leurs niveaux de pr?t maximum. Pour rester dans les r?gles de prudence impos?es, la marge de man?uvre desdites banques est d?sormais tr?s r?duite. Pour cela, les experts ont recommand? l’implication des acteurs priv?s.Au chapitre des inqui?tudes, les experts pr?sents ? Brazzaville ont ?voqu?  » l’incapacit? des ?tats ? honorer leurs dettes ». « Pour la premi?re fois depuis la cr?ation du march? r?gional des titres publics, un ?tat n’a pas ?t? en mesure de r?gler une ?ch?ance. Or, le march? des titres publics a besoin que les cr?anciers restent confiants pour continuer ? pr?ter ». Pour r?pondre ? cette probl?matique, il a ?t? sugg?r? l’?laboration d’une charte de bonne conduite afin de discipliner les Etats. Ladite charte devrait ?tre adopt?e lors de la prochaine r?union pr?vue en d?cembre 2024. Ongoung Zong Bella

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R?publique centrafricaine: 4 868 fonctionnaires de retour en province

La restauration et l?extension de l?autorit? administrative sont en marche sur l?ensemble du territoire centrafricain. Apr?s l?ouverture des travaux de construction du poste mixte ? la fronti?re avec le Tchad, le gouvernement restaure progressivement le service public en province; o? la situation s?curitaire connait de l?g?res am?liorations, malgr? la persistance des poches d?ins?curit?. Le ministre centrafricain de la Fonction publique et de la R?forme administrative donne ? voir l??tendue de cette progression au cours d?un point de presse ce 4 septembre 2024. ?Sur un total de 20749 fonctionnaires et agents de l’?tat, 4868 sont en service en province, soit 23% de l’effectif total?, comptabilise Marcel Djimass?. Il s?agit pr?cis?ment de 2281 enseignants et 401 personnels de la sant?. Fort r?joui de cet ?tat de fait, le membre du gouvernement en attribue les m?rites ? la Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca). ?La Minusca, ? travers son Bureau des Affaires civiles, a beaucoup ?uvr? pour le retour des fonctionnaires et agents de l?Etat (FAE) en province, en mettant ? disposition les moyens logistiques de transport a?rien pour les FAE affect?s dans les zones difficiles?. D?autres ?uvres de la force multinationale sont dans la foul?e mise en ?uvre; elles concernent, entre autres, le renforcement des infrastructures et l?acc?s aux r?gions isol?es et aux services sociaux de base, ? la justice, ainsi que le soutien aux forces de s?curit? int?rieure. Mais au-del?, le retour de ces fonctionnaires et agents de l?Etat survient ? la suite de diverses injonctions du gouvernement centrafricain. Lequel a annonc? courant d?cembre 2023 des mesures de radiation ? l?encontre de 3000 personnels absent?istes. LOUISE NSANA

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Corridor routier Douala-Ndjamena: l?axe Mora-Dabanga-Kousseri en piteux ?tat

Le corridor Douala-Ndjamena n?a pas fini de faire parler de lui; notamment sur la section de route Mora-Dabanga-Kousseri (205 km), o? des bourbiers dictent depuis fort longtemps leur loi aux usagers de la route, principalement en cette saison pluvieuse. La situation est li?e ? une d?gradation de la route, telle qu?observ?e ces derniers mois sur plusieurs axes routiers du Cameroun. Ce qui marque un contraste avec la tendance attendue sur le lin?aire Tchakamari- Kousseri (derni?re phase de ce trac?); pour lequel des appels d?offres sont lanc?s en vue du d?marrage des travaux de r?habilitation.Pour comprendre la situation sur Mora-Dabanga, le ministre camerounais des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, met en juxtaposition le vieillissement des routes, l?insuffisance des ouvrages d??vacuation des eaux et l?incivisme des usagers. ?La quatri?me raison, c?est l?inefficacit? des entreprises de travaux sous contrat. Cette inefficacit? est imputable aux entreprises, mais aussi aux cons?quences de nos difficult?s ?conomiques. Les entreprises se mobilisent, mais les rendements sont faibles parce que les ressources d?accompagnement ne suivent pas. Les avances de d?marrage, les payements de d?compte connaissent des retards, par cons?quent les entreprises se mobilisent au rythme de leurs possibilit?s?, expliquait-il le 30 ao?t dernier dans une sortie m?diatique. Le membre du gouvernement annonce avoir instruit la r?habilitation des points critiques sur cette route, multipliant ainsi le nombre de fois que de tels travaux sont men?s sur cette section du corridor Douala-Ndjamena. Louise Nsana

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Fronti?re Congo-Cameroun: vers la mise en service du poste frontalier unifi? de Ntam

Ntam, c?est le dernier village dans la r?gion de l?Est-Cameroun. Frontali?re avec le Congo, il est enfoui dans le d?partement du Haut-Nyong, dans la commune de Lomi?. Ceux qui se d?placent sur le corridor Yaound?-Brazzaville (environ 1624 km) passent par Ntam. Sur la foi d?un communiqu? publi? ? Brazzaville ce 11 septembre 2024 par le minist?re de l?Am?nagement du Territoire, des Infrastructures et de l?Entretien routier, le poste de contr?le unifi? ? la fronti?re (PCUF) construit ? Ntam va bient?t ?tre mis en service. Le document cit? supra souligne qu? ? apr?s la r?union d?adoption, en juillet dernier, des termes de r?f?rence de la mission conjointe des experts de la sous-commission technique charg?e des op?rations de d?marcation et de r?affirmation de la fronti?re Congo-Cameroun, l?optimisation de la gestion des fronti?res entre les deux pays s?impose ?. Bien plus, poursuit le communiqu?, ? les deux parties sont convaincues qu?apr?s sa mise en service effective, le PCUF permettra de mieux g?rer les flux de personnes et de marchandises, de lutter plus efficacement contre les activit?s ill?gales et de promouvoir des ?changes commerciaux plus fluides, transparents et assur?ment b?n?fiques pour le Congo et le Cameroun ?.De l? d?coule le caract?re partag? de la comp?tence des deux pays sur le PCUF. Au minist?re camerounais de l?Administration territoriale et au minist?re des Travaux publics, des sources proches du dossier confirment les termes du communiqu? des autorit?s congolaises. D?apr?s lesdites sources, il a ?t? observ? qu?au niveau de Ntam, les longues proc?dures de contr?le sont l?une des principales causes de longues p?riodes de transit. ? En plus de causer des retards, ces longues p?riodes de transit entra?nent une augmentation des co?ts des transactions commerciales, et rendent ainsi les acteurs ?conomiques qui empruntent le corridor Yaound?-Brazzaville moins comp?titifs. C?est pourquoi, en accord avec les voisins congolais, le Cameroun a souscrit ? la mise en service du PCUF d?ici quelques semaines, malgr? toutes les difficult?s qu?on a connues. Maintenant, il est plus urgent d?appliquer enfin le Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale qui commande l?efficacit? des services douaniers et le partage des informations ?, renseigne-on. Sur ce qui est ainsi ? souffl? ?, il apparait que c?est depuis 2017 que le PCUF aurait pu ?tre op?rationnel. Assis sur une assiette fonci?re de pr?s de 1200 m? et ayant englouti pr?s de 5 milliards FCFA, des b?timents (une dizaine au total destin?s aux services de Douanes, de Police et de Gendarmerie du Cameroun et du Congo, un hangar, deux magasins de produits chimiques, une cantine, des bureaux v?t?rinaires, deux stations de pesage, des toilettes et deux gu?rites.) avaient pourtant donn? des signes allant dans ce sens. Un avis ? manifestation d?int?r?t avait ainsi ?t? lanc? par la Banque Africaine de D?veloppement (BAD), pour la fourniture et l?installation de deux scanners pour gros porteurs ? ce poste. Selon certaines indiscr?tions, d?interminables ajustements seraient ? la base des retards dans la mise en service effective du PCUF de Ntam. Et c?est la visite effectu?e par Serge Nguessan, le directeur g?n?ral de la BAD pour l?Afrique centrale, le 14 avril 2023, qui a remis au go?t du jour la n?cessit? de la mise en service du PCUF. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Transition au Gabon: le Parlement de la Francophonie reconsid?re son point de vue

Apr?s avoir appliqu? des sanctions contre le Gabon suite au coup d?Etat contre le pr?sident Ali Bongo Odimba le 30 ao?t 2023, l?Assembl?e parlementaire de la Francophonie (APF) temp?re son discours. L?on s?en rend compte ? l?occasion de l?audience du 5 septembre 2024 entre le pr?sident de l?instance, Hilarion Etong, et le vice-pr?sident de la transition, Joseph Owandault Berre. ?Nous avons pens? au niveau de la Francophonie qu?il fallait humaniser ce processus en y int?grant d?sormais la progressivit?. Voyez-vous, la section exclue ou section membre, c?est un duo qui nous parait tr?s rigide. Et donc nous avons install? la progressivit? dans ce m?canisme. Aujourd?hui on peut parler d?un statut de section en transition donc b?n?ficie tout de suite la R?publique gabonaise?, d?clare Hilarion Etong ? la sortie de son audience. Et pour justifier ce changement de paradigmes, l?honorable ?voque la tenue prochaine d??lection pr?sidentielle.Cette d?cision est la retomb?e d?une op?ration de charme que m?ne le Gabon devant l?Assembl?e parlementaire de la Francophonie depuis plusieurs mois. Et pour la cause, la 30e Assembl?e r?gionale Afrique a pr?t? sa sc?ne au plaidoyer du Gabon les 28 et 29 mai 2024 ? Yaound?. R?solution y a ?t? prise d?accompagner ce pays d?Afrique centrale dans son processus de transition. Et m?me, se montrant sensible ? l?appel ? solidarit? du Gaon les parlementaires francophones africains ont d?cid? de plaider la lev?e des sanctions de l?Union africaine envers le Gabon. Cela a requis au pr?alable une reconsid?ration de la situation de pays dirig? par Clotaire Oligui Nguema au sein de l?APF. Car le pays y a perdu son droit d?exercer la pr?sidence de l?institution du fait sa situation politique. Une chose qui a jou? en faveur de la candidature et la d?signation du Camerounais Hilarion Etong. LN

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Affaire du b?b? jet? dans la fosse ? Bafoussam: cons?quence ou d?faillance d?un syst?me?

L?acte criminel survenu dans la capitale r?gionale de l?Ouest la semaine derni?re met ? d?couvert l?absence d’une prise en charge psychologique en amont de la mise en cause, ?g?e de dix ans seulement. Sc?ne d?horreur de plus au Cameroun. ? Bafoussam, dans la r?gion de l?Ouest, une fillette ?g?e de dix ans seulement, trouve le courage de jeter un b?b? de deux ans dans la fosse septique. La sc?ne se d?roule dans un orphelinat au sein duquel la fillette a ?t? accueillie quelques mois plus t?t. L?intervention ?tardive?, indique Canal 2 international, de la brigade des sapeurs-pompiers la plus proche, permettra tout de m?me d?extirper le corps sans vie du petit ange.Question: comment en est-on arriv? l?? L?une des responsables de la structure d?accueil des enfants orphelins croit avoir une r?ponse. Au micro des confr?res de Canal 2 International, elle fait savoir que cela pourrait bien ?tre la cons?quence de multiples traumatismes qu?aurait subis l?enfant dans une affaire de viol datant d’environ trois mois. Selon Didier Demassosso, il est bien possible que ces troubles aient effectivement laiss? des traces ind?l?biles dans la t?te de la petite. ?Les victimes de violence sexuelle telles que le viol peuvent ou pas ?tre traumatis?es. Dans le cas o? elles ont ?t? traumatis?es, elles souffrent d?un stress post-traumatique. Cela se caract?rise par des comportements dont la dissociation o? elles ont le sentiment de ne pas ?tre dans la r?alit?. Elles peuvent entendre des voix ou avoir des id?es incoh?rentes. Cet ?tat peut entrainer des maladies comme la schizophr?nie, ? tel point que le sujet se d?connecte de la r?alit? et a des hallucinations, c?est-?-dire qu?elle voit ce que les autres ne voient pas, elle peut ressentir des sensations que les autres ne ressentent pas, elle peut entendre des voix?, explique le psychologue clinicien, expert en sant? mentale. Ainsi, argue-t-il, ce serait l?une de ces voix qui aurait indiqu? ? la petite fille de la dizaine d’ann?es de jeter le b?b? dans la fosse. Seulement, fait savoir l’expert, les choses auraient peut-?tre ?t? diff?rentes si la jeune fille ? l’origine de cet acte macabre avait b?n?fici? d?une prise en charge psychologique, d’un soutien m?dical et d’un soutien psycho-l?gal 72 heures apr?s la survenue du viol. Ceci lui aurait permis de se stabiliser. Malheureusement, le fait pour cette enfant d’avoir jet? le b?b? dans la fosse trahit un manque de suivi psychologique ad?quat et suffisant. Cela remet par ailleurs au gout du jour la question de la constitution des orphelinats et autres ?tablissements destin?s ? l’accueil des enfants en d?tresse, qui, ajoute le psychologue, devraient disposer d’un service de prise en charge psycho-l?gal. Joseph Julien Ondoua Owona

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Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE): industrie extractive au Cameroun: le chaos lent

Inertie du Comit? national de l?ITIE (Initiative pour la transparence de l?industrie extractive), personnels d?pourvus de contrats de travail, pas de publication des permis d?exploitation et l?exploitation ill?gale? Autant de maux qui minent ce secteur au Cameroun. Suspendu en mars dernier, pour la deuxi?me fois cons?cutive par le Conseil d?administration de l?ITIE, le Cameroun brille encore par de mauvaises pratiques. 1-Inertie du secr?tariat permanentLe Comit? national charg? de veiller au respect de l’impl?mentation de la transparence dans ce secteur d?activit? au Cameroun n’a toujours pas si?g? depuis la d?cision du Conseil d’administration en f?vrier 2024. Malgr? l’interpellation de la soci?t? civile qui a d?j? d?sign? ses douze repr?sentants au sein du comit? national. Aucun texte n’a adoub? ledit comit? jusqu’ici, apprend-on.Bien plus, les personnels dudit organe depuis des ann?es sont dans l?ins?curit? professionnelle totale. D?apr?s ?ric Etoga, les employ?s du comit? national de l’ITIE ne disposent pas de contrat de travail jusqu?? pr?sent. ?On peut donc comprendre que le travail soit fait au rabais?? peste le charg? de projets au Centre pour l’environnement et le d?veloppement (CED). 2-Permis tacitesPlusieurs autres maux d?coulent de cette inertie. ? Yaound?, le 22 aout dernier, les membres de la soci?t? civile camerounaise engag?s dans le secteur extractif ont une fois de plus d?nonc? la non-publication des permis d?exploitation. Ce n?est pas tout. Selon Henri Njoh Manga Bell, la plupart de soci?t?s d?exploitation de ce secteur sont des ?pr?te-nom?. ?Vous allez vous rendre compte que les contrats miniers ne sont pas rendus publics, les licences d’exploitation des entreprises d’exploitation tenues par les Chinois sont en r?alit? des pr?te- nom de certains individus qui sont derri?re?, d?crit le patron local de Transparency international. Pour lui, cela n?est pas conforme la norme ITIE mondiale qui pr?conise la divulgation des propri?taires r?els. Le patron local de Transparency International estime que ce mode de fonctionnement est une passerelle idoine ? l?opacit? et ? l?ill?galit?. 3-Exploitation ill?galeCe n?est pas faux de le dire. Selon Leconomie.info, huit entreprises chinoises excellent dans l?exploitation mini?re ill?gale ? Batouri dans la r?gion de l?Est, en d?pit des d?cisions de justice les invitant ? d?guerpir. Zhengguo Sarl, Solidarit? mini?re Sarl, Ling Xin Rong, Gold Lion, Friends, M3G Mining et Meng Chen exercent paisiblement des travaux d?extraction sans la moindre autorisation sur le site de la soci?t? Jamb?s Avenir Sarl. Cette derni?re structure, titulaire d?un permis de recherche obtenu en mai 2020 pour Or et Substances Connexes d?nomm? ?Batouri? ou encore ?Batouri Est? se plaint de l?intrusion sur son champ d?exploitation de ces entreprises. Par ailleurs, elle d?nonce ?des activit?s de pillage en bande, de mani?re scandaleuse par le biais d?exploitations artisanales semi-m?canis?es des ressources mini?res, mais plus sp?cifiquement aurif?res visiblement avec des complicit?s administratives ?tablies? auxquelles se livrent ?ill?galement? les mises en cause. Pourtant, apprend-on, le pr?sident du tribunal de premi?re instance de cette zone de comp?tence a, en date du 7 f?vrier 2024, ordonn? aux entreprises qui op?rent dans l?ill?galit? de stopper les travaux d?extraction. Autant d?irr?gularit?s qui rapprochent davantage le Cameroun de la radiation. Joseph Julien Ondoua Owona

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