Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Industrialisation agricole: la solution dans les Zes

Les Zones ?conomiques sp?ciales (Zes) peuvent contribuer de mani?re significative ? la transformation ?conomique par l?industrialisation agricole des produits de grande consommation tels que la viande, le poisson, le riz et le ma?s?. Cette position de la Commission ?conomique pour l?Afrique (CEA) est mise en contexte avec la Zone de libre-?change africaine (Zlecaf). Selon l?institution, les Zes facilitent l?acc?s aux march?s internationaux du fait de leurs positions ? proximit? des zones logistiques. Elles sont par ailleurs imagin?es pour attirer des investissements directs ?trangers (IDE) par l?octroi des incitations fiscales, des r?glementations simplifi?es et des proc?dures administratives acc?l?r?es. Le troisi?me argument convoqu? par la CEA pour promouvoir la cr?ation des zones ?conomiques sp?ciales est le transfert des comp?tences et de l?expertise. Seulement, mentionne l?institution onusienne dans un r?cent rapport, le d?veloppement des Zes reste marginal sur le continent africain. ?Aujourd?hui, le monde compte environ 54 000 Zes dont l?Afrique en compte 54, soit un pour mille du niveau mondial?. Et plus encore, ?les performances des Zes en Afrique ont jusqu?? pr?sent ?t? en de?? des objectifs dans la mesure o? beaucoup de Zes ne r?pondent pas aux objectifs fix?s. Ce qui contraste avec les exp?riences en Asie de l?Est en Am?rique latine?, mart?le l?institution. Louise Nsana

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Infrastructures: la CEEAC lorgne les 50 milliards de dollars chinois

La Conf?rence des chefs d?Etats de la Communaut? ?conomique des Etats de l?Afrique centrale (CEEAC) explore les pistes de financement possibles pour la poursuite des chantiers d?infrastructures dans la r?gion. Le 18 octobre 2024 en Guin?e Equatoriale, des promesses de financement du dernier Forum Chine-Afrique (Focac) sont pass?es au crible. Soit 50 milliards de dollars, dont 29 milliards de pr?t, 11 milliards d?aide et 10 milliards d?investissements pour les trois ann?es ? venir. ?La Conf?rence a instruit la Commission de mettre ? profit la co-pr?sidence de la R?publique du Congo au Forum Chine-Afrique pour b?n?ficier des ressources mises ? la disposition des pays pour le d?veloppement des infrastructures?, indique le communiqu? final des travaux de la 25e session ordinaire de la conf?rence des chefs d?Etats. Le mandat du pr?sident Denis Sassou Nguesso ainsi d?sign? court de 2024 ? 2027. La question de la mobilisation des ressources financi?res pour l?impl?mentation des projets et programmes int?grateurs de la communaut? est une pr?occupation constante. Les chefs d?Etats ont d?cid? de placer le sujet au centre des d?bats d?une r?union extraordinaire des ministres des Finances et du Budget. Cette derni?re doit se tenir ?dans les meilleurs d?lais ? Malabo?. Et doit traiter des questions relatives au financement de la communaut?, les arri?r?s de contributions et l?examen du projet de budget pour l?exercice 2025. Le sujet revient sur la table ? toutes les rencontres officielles de la Commission, sans un r?el changement de paradigmes au sein des Etats. Ces derniers peinent ? reverser les quotes-parts requises au titre de contributions arr?t?es de commun accord par les chefs d?Etats, sous le conseil des experts et ministres d?di?s. Louise Nsana

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Hydrocarbures : Yaound?, quartier latin du p?trole africain

Le Conseil des ministres de l’APPO (African Petroleum Producers? Organization) s?journe du 28 octobre au 1er novembre 2024 dans la capitale camerounaise ? l?effet de r?fl?chir sur le devenir des producteurs de l?or noir sur le continent. Les autorit?s camerounaises ont peaufin? la semaine derni?re les ultimes d?tails li?s ? la tenue de la 46e session du Conseil des ministres de l’APPO (African Petroleum Producers? Organization). Plac?es sous le ?tr?s haut patronage du pr?sident de la R?publique?, les assises s??talent du 28 octobre au 1er novembre 2024. Pendant leur s?jour dans la capitale camerounaise, les d?l?gations des pays membres de l?APPO (Alg?rie, Angola, B?nin, Cameroun, Congo, C?te d’Ivoire, Egypte, Guin?e Equatoriale, Ghana, Libye, Niger, Nigeria, Afrique du Sud et Tchad) d?battent sur divers points. A en croire la division de la communication de la SNH (Soci?t? nationale des hydrocarbures), ?une attention est accord?e aux conclusions de la derni?re r?union de l’EBAC, ainsi qu?au rapport du commissaire aux comptes pour 2023 et recommandations au Conseil ex?cutif?. Cela se passe dans le cadre de la r?union du comit? d?audit du Conseil ex?cutif le 28 octobre 2024, pr?cise la SNH. La m?me source annonce la tenue de la r?union du comit? budget et finances du Conseil ex?cutif. ?Pr?vue le 28 octobre, elle cens?e faire le point sur les conclusions de la derni?re r?union de l’EBFBC; la mise en ?uvre du budget et des propositions relatives ? la mise ? jour de la nomenclature budg?taire, gr?ce ? l?examen du programme de travail et du budget pour 2025?, indique-t-on. Toujours selon la SNH, une r?union dite ?R?union du Comit? de strat?gie ? long terme de l’APPO? est inscrite en haut du programme de Yaound?. Il s?agit, renseigne-t-on, d?une s?ance consacr?e ? l?examen de la mise en ?uvre de la strat?gie ? long terme de l’APPO; ? l?examen du Plan strat?gique de mise en ?uvre (SIP) et au point sur la mise en ?uvre de la d?cision du conseil ex?cutif sur la restructuration du secr?tariat de l’APPO. Et il y a ?galement au menu des travaux de Yaound? la 19?me r?union ordinaire du Conseil ex?cutif. Ce 30 octobre 2024, cette s?quence mettra respectivement en vedette Dr Omar Farouk Ibrahim (secr?taire g?n?ral de l’APPO), Stev Simplice Onanga (Executive Board Member pour le Congo et Pr?sident du Conseil ex?cutif) et Adolphe Moudiki (administrateur-directeur g?n?ral de la SNH, pl?nipotentiaire du Cameroun au Conseil des ministres et pr?sident de l’APPO). Au cours de la m?me s?quence, les participants feront le point sur la Banque Africaine de l’Energie. Ils travailleront aussi sur le rapport de synth?se et recommandations du secr?tariat. En plus des questions diverses, ils fixeront ?galement les date et lieu de la prochaine r?union du Conseil ex?cutif. Bon ? savoirLe Cameroun est membre fondateur de l?APPO depuis sa cr?ation. Il a d?j? accueilli trois de ses assises minist?rielles, respectivement en novembre 1996, janvier 1989 et mars 2008. Le pays dispose d?un Comit? national charg? de l?ex?cution des programmes d?actions de l?organisation, cr?? par un d?cret du pr?sident de la R?publique en 1996 L’APPO est une organisation intergouvernementale qui a ?t? cr??e en 1987 ? Lagos, au Nigeria, pour coordonner et harmoniser les politiques p?troli?res des pays africains. Son principal objectif est de promouvoir la coop?ration entre les pays africains producteurs de p?trole et de renforcer leur pouvoir de n?gociation collective dans l’industrie mondiale du p?trole et du gaz. L’organisation est dirig?e par un Conseil des ministres compos? des ministres de l’?nergie ou du p?trole de chaque ?tat membre. Le Conseil des ministres se r?unit r?guli?rement pour discuter des questions li?es ? l’industrie p?troli?re africaine et pour prendre des d?cisions sur les politiques et les strat?gies de l’organisation. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Approvisionnement en carburant: la Minusca en mode rationnement

La Mission multidimensionnelle int?gr?e des Nations unies pour la stabilisation en R?publique Centrafricaine (Minusca) subit depuis 2023 les affres de la p?nurie de carburant. ?Au cours de la p?riode consid?r?e, la Minusca a d? faire face ? d?importantes contraintes en mati?re de ressources, notamment en raison d?une interruption de sa cha?ne d?approvisionnement en carburant due ? un changement de la politique gouvernementale en mati?re d?importation de carburant ? compter du 1 er d?cembre 2023?, souligne un rapport d??valuation de la situation politique et s?curitaire en Centrafrique du Conseil de s?curit? de l?Onu. L?on y apprend par ailleurs, qu?apr?s avoir puis? dans ses r?serves strat?giques pour assurer la continuit? de toutes ses op?rations de terrain, la Minusca est entr?e en mode ?conomie. ?Elle a suspendu la plupart des visites ext?rieures ainsi que les voyages ou les formations externes non essentiels, et retard? l?acquisition de biens et de services ainsi que le recours ? des consultants. Pour minimiser l?impact sur son mandat, elle a ?tabli un calendrier de financement afin de donner la priorit? ? ses projets strat?giques en assurant la flexibilit? de la tr?sorerie disponible?, apprend-on. Les r?actions face au probl?me cit? supra se sont ?tendues au recours plus accru ? l??nergie renouvelable. Dans m?me temps, une unit? de transport de l?aviation militaire a ?t? d?ploy?e aupr?s de la Minusca le 6 ao?t dernier pour soutenir les op?rations, le r?approvisionnement et les d?placements du personnel. La force onusienne a toutefois continu? ? apporter un soutien multiforme pour faire avancer le processus de paix, en s?appuyant sur sa strat?gie politique quinquennale. Elle a ainsi contribu? ? l?att?nuation des menaces li?es aux engins explosifs ; ? l?extension de l?autorit? de l?Etat sur l??tendue du territoire. Elle participe par ailleurs ? d?samorcer les violences intercommunautaires en Centrafrique. Louise Nsana

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Drogues et stup?fiants en milieu scolaire: une r?alit? alarmante en zone C?mac

Presque tous les ?tablissements scolaires du Cameroun sont touch?s par le ph?nom?ne. Dans certaines salles de classe, il est d?sormais fr?quent de voir l’attitude m?prisante d’un ?l?ve en plein sommeil, tandis que l’enseignant d?livre son cours. Ceux qui ne dorment sous l?effet des drogues et stup?fiants ont des yeux rouges et semblent tr?s agressifs. Ces adolescents, en qu?te d?identit? et d?affirmation, sont expos?s ? des substances illicites qui peuvent avoir des effets d?vastateurs sur leur sant? physique, mentale et leur avenir. Plusieurs facteurs peuvent expliquer la consommation de drogues par les jeunes en milieu scolaire. Tout d’abord, l’adolescence est une p?riode de transition marqu?e par des bouleversements psychologiques et ?motionnels. Les jeunes cherchent souvent ? exp?rimenter de nouvelles choses pour se d?tacher de l’autorit? parentale, ce qui peut les conduire ? essayer des substances illicites.Ensuite, l’influence des pairs est un facteur d?terminant. Dans un environnement o? les adolescents sont constamment confront?s ? la pression de se conformer aux attentes de leur groupe social, l’usage de stup?fiants peut devenir une mani?re de « faire partie du groupe ». De plus, l?accessibilit? croissante des drogues, notamment dans les zones urbaines, en facilite la consommation. La prolif?ration des r?seaux sociaux et des applications de messagerie instantan?e a aussi ouvert de nouvelles voies pour le trafic de drogue, rendant ces substances plus accessibles aux ?l?ves, sans en oublier certains parmi eux qui sont des dealers. Enfin, des probl?mes familiaux, un mal-?tre personnel, ou des troubles de sant? mentale non pris en charge peuvent ?galement expliquer le recours aux drogues. Pour certains ?l?ves, la consommation de stup?fiants est per?ue comme une ?chappatoire face ? une r?alit? difficile.Mme Joro Taka Colette, Secr?taire permanent du Comit? national de lutte contre la drogue au Cameroun (CNLD) confie: ?selon les statistiques du CNLD publi?es en 2022, environ 21% de la population camerounaise en ?ge scolaire a d?j? consomm? de la drogue. La couche vuln?rable oscille entre 15 et 25 ans. Et ces substances circulent sous plusieurs formes. Notons cependant que toute mesure prise doit aussi s?attaquer aux d?terminants des comportements g?n?raux plut?t qu?? la consommation de drogues isol?ment.? L?une des premi?res mesures est de faire prendre conscience le plus t?t possible des dangers et des cons?quences que peut entra?ner une consommation de drogues d?s le primaire. Pour cela, l?accent est principalement mis sur la pr?vention. Il faut surveiller les fr?quentations, puisque c?est l??ge ? imiter ses pairs. Dans la mesure du possible, rester pr?sent pour lui, lui t?moigner de l?amour et de l?affection en lui montrant qu?il y a d?autres fa?ons de surmonter ses probl?mes sans consommer de la drogue. Rien de mieux pour qu?un jeune puisse s??panouir psychologiquement que de l?encourager ? d?velopper ses passions en l?inscrivant ? des activit?s qu?il aime. 19 Centres de soins d?accompagnement et de pr?vention en addictologie dans les 10 r?gions du Cameroun sont log?s dans les h?pitaux de deuxi?me et troisi?me cat?gorie. Le minist?re de la Sant? publique par le biais du CNLD impl?mente un Plan strat?gique national de lutte contre la drogue, couvrant la p?riode 2024-2030 et dont l?objectif g?n?ral est de r?duire significativement l?offre, la demande et les cons?quences de l?usage des drogues au Cameroun d?ici 2030. No?lle Etoungou (stagiaire)

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Cameroun-Nations unies : au-d?l? des st?les au temps

En 79 ans, les bons offices entre les deux parties s?observent ? l?identique ? tous les ?tages de leur coop?ration. A New York comme ? Yaound?, ils se proclament amis, ils s?exhibent, ils se pavanent. Cette ann?e, le caract?re ouvertement utilitaire de la coop?ration entre le Cameroun et l?Organisations des Nations unies culmine avec l??lection de Philemon Yang ? la t?te de la 79e Assembl?e g?n?rale de l?Onu. Cela suffit pour inscrire la c?l?bration de la Journ?e des Nations unies au Cameroun dans le sens du couronnement. En pr?sidant la c?r?monie de la 79e ?dition de cette journ?e ce 24 octobre ? Yaound?, le ministre des Relations ext?rieures (Minrex), Lejeune Mbella Mbella, salue un ?dynamisme au-del? des st?les du temps?. En effet, dit le Minrex, le Cameroun devenu 83e ?tat membre de l?organisation le 20 septembre 1960, participe depuis lors aux travaux des Nations unies. Lejeune Mbella Mbella rel?ve ?galement qu?en dehors de Philemon Yang, une centaine de Camerounais occupent des postes de responsabilit? importants au sein de la grande famille de l?Onu. ?Ce jour de f?te rev?t donc un triple objectif pour le Cameroun: c?l?brer une amiti? dense et de longue date avec les Nations unies; envisager des nouvelles perspectives et donner une impulsion politique et strat?gique ? l?ensemble des coop?rations techniques sectorielles?. En s?attardant sur le th?me des festivit?s de cette ann?e (?Le pacte de l?avenir dans la dynamique coop?ration Cameroun-Onu?), Issa Sanogo, Coordonnateur R?sident du Syst?me des Nations unies ? Yaound? saisit l?occasion pour c?l?brer le partenariat strat?gique tourn? vers des solutions aux probl?mes de d?veloppement. ?L?Onu a ?t? cr??e par le monde, pour le monde. Depuis 1945, elle permet aux pays de faire cause commune pour trouver des solutions mondiales ? des probl?mes mondiaux?, d?clare Issa Sanogo, citant Ant?nio Guterres, le secr?taire g?n?ral de l?Onu. La Journ?e des Nations unies est c?l?br?e le 24 octobre de chaque ann?e. Ce jour marque l?anniversaire de l?entr?e en vigueur de la Charte des Nations unies en 1945. C?l?br?e depuis 1948, cette journ?e mondiale a ?t? proclam?e le 31 octobre 1947. Ongoung Zong Bella

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Le beau geste de Mgr Syukur

L?information est pass?e inaper?ue. Pourtant, les m?dias et ceux qui les lisent ou les ?coutent auraient d? s?y int?resser car l?acte qu’il a pos? est rare.En effet, Paskalis Bruno Syukur, ?v?que de Bogor (Indon?sie) depuis 2014 a refus? d??tre ?lev? au cardinalat le 8 d?cembre prochain. Ce n?est pas une d?cision banale car les cardinaux sont appel?s les princes de l??glise [catholique]. Ils sont les plus proches collaborateurs du pape. Ce sont eux qui ?lisent le pape, quand ils n’ont pas atteint 80 ans et c?est parmi eux qu’est choisi le pape. Soit dit en passant, le Christ est l?unique chef de l??glise (?ph?siens 5, 23). Le pape n?est que son vicaire ou le successeur de Pierre. La d?cision de l??v?que indon?sien est d?autant plus admirable que l?un ou l?autre ?v?que a ?t? cr?? cardinal parce qu’il aurait secr?tement, donc en dehors de la conf?rence ?piscopale de son pays, ?crit ? Fran?ois pour soutenir « Fiducia supplicans », le fameux document demandant aux pr?tres et ?v?ques de b?nir les couples homosexuels. Pour m?moire, la majorit? des ?v?ques africains avec ? leur t?te le cardinal Fridolin Ambongo avaient clairement et fermement dit « non » ? la demande du pape argentin. L?attitude de Mgr Syukur montre que tout le monde n?est pas assoiff? d?honneurs et de titres dans l??glise, choses pour lesquelles certains n?h?sitent pas ? trahir leurs fr?res. Il est bon de savoir qu?existent encore dans notre monde des hommes et des femmes qui ne cherchent ni ? se faire remarquer ni ? impressionner les autres, des gens dont le seul souci est de servir dans la v?rit?, la discr?tion et l?humilit?. Jean-Claude Dj?r?k?

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Fermeture et non r?duction des bases militaires fran?aises en Afrique

Jean-Marie Bockel, ce socialiste qui avait rejoint Nicolas Sarkozy en 2008 et qui peu apr?s avait ?t? chass? du gouvernement sur ordre d?Omar Bongo pour avoir affirm? qu’il avait h?te de signer l?acte de d?c?s de la Fran?afrique, travaille depuis quelque temps avec Macron. Celui-ci lui a r?cemment demand? une r?flexion et un rapport sur les bases militaires fran?aises ill?galement install?es dans certains pays africains (Gabon, C?te d?Ivoire, S?n?gal, Djibouti). Bockel ne sugg?re rien d?autre qu?une diminution de ces bases.Mais, diantre, dans quelle langue faudrait-il dire ? ces gens-l?, ? Bockel et aux autres n?ocolonialistes fran?ais, que les Africains exigent une fermeture et non une diminution? Pourquoi sont-ils incapables de comprendre des choses fort simples? Pourquoi ne tirent-ils aucune le?on de l?humiliation que leur inflig?rent successivement le Mali, le Burkina et le Niger? Bockel a-t-il d?j? oubli? ce qu?il disait en 2008? Les hommes politiques fran?ais pr?tendent que la pr?sence des soldats fran?ais sur le continent africain leur co?te cher et que leur pays manque cruellement d’argent en ce moment. Alors, le temps est peut-?tre venu pour que l?arm?e fran?aise quitte nos pays dont les populations n?ont jamais demand? leur protection. Est-il besoin de rappeler aux Fran?ais qu?en mars 1967 les troupes am?ricaines quitt?rent le camp de Saint Germain-en-Laye ? la demande du g?n?ral Charles de Gaulle qui, souhaitant que son pays retrouve sa pleine capacit? de d?cision en mati?re de s?curit?, avait exig? l?ann?e pr?c?dente la fermeture de toutes les bases de l?OTAN sur le territoire fran?ais? Pourquoi aiment-ils faire aux Africains ce qu’eux-m?mes ne voulaient pas que les Am?ricains leur fissent? Un peu de coh?rence quand m?me! En tous les cas, je trouve ? la fois indigne et ridicule qu?un pays soi-disant riche s?accroche ? des pays pauvres o? sa pr?sence est d?sormais jug?e ind?sirable. Jean-Claude Dj?r?k?

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Cemac/ouverture de la 2?me Session ordinaire du Parlement communautaire /Malabo

Le Parlement communautaire de la CEMAC a ouvert ce jour 28 octobre 2024, dans l?h?micycle de son si?ge ? Malabo, les travaux de sa deuxi?me session ordinaire de l’ann?e. Pr?sid?e par l’honorable Hilarion Eton, Vice-Pr?sident du Parlement, cette session est enti?rement consacr?e ? l’examen et ? l’adoption du projet de budget de la Communaut? pour l’exercice 2025. Un budget contraint par un contexte ?conomique mondial complexe Unique point ? l’ordre du jour de cette session, le projet de budget de la Communaut? a ?t? pr?sent? en d?tail par Charles ASSAMBA ONGODO, Vice-Pr?sident de la Commission. Le num?ro 2 de l?ex?cutif communautaire, a pr?sent? le projet de budget dans un contexte ?conomique mondial marqu? par une forte incertitude. Il a soulign? les d?fis li?s ? la mobilisation des ressources propres de la Communaut?, notamment la taxe communautaire d’int?gration (TCI). Malgr? ces difficult?s, le projet de budget 2025 est arr?t? en ressources et en emplois ? la somme de 82,9 milliards, soit une diminution de 8,39% par rapport ? l’exercice pr?c?dent. Une forte d?pendance ? la TCI Le Vice-Pr?sident de la Commission a d?taill? la structure des ressources pr?vues : 51 milliards de la TCI, 7 milliards des activit?s propres, 15 milliards de financements ext?rieurs et 8 milliards du Fonds de d?veloppement de la CEMAC (FODEC). Il a mis en exergue la part pr?pond?rante de la TCI dans le financement du budget, repr?sentant 63,42% des ressources totales. Il a conclu en soulignant que l’ex?cution optimale de ce budget et la mise en ?uvre efficace des plans d’actions des institutions communautaires reposent en grande partie sur l’am?lioration de la mobilisation de la TCI. Les prochaines ?tapes ? l’issue de la pr?sentation du projet de budget, le Pr?sident de s?ance a suspendu les travaux. Les prochaines semaines seront consacr?es ? des auditions approfondies des institutions par la commission des finances, afin d’examiner en d?tail les diff?rentes composantes du projet de budget. Les d?put?s auront ? c?ur de d?finir les orientations budg?taires de la Communaut? pour l’ann?e ? venir, en tenant compte des enjeux ?conomiques et sociaux de la r?gion. La cl?ture de cette session est pr?vue le 12 novembre 2024. NB : D?couvrez ci-dessous, la note de pr?sentation du Projet de Budget Excellence Monsieur le Vice-Pr?sident du Parlement ; Messieurs les Commissaires, Membres du Gouvernement de la Communaut? ; Mesdames et Messieurs les Membres du Parlement Chefs de Missions Diplomatiques ; Excellence Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs Communautaires ; Distingu?es personnalit?s ; Mesdames et Messieurs. IL m??choit aujourd?hui l?insigne honneur de pr?senter ? votre Haute Sanction, au nom du Pr?sident de la Commission, son Excellence Baltasar ENGONGA EDJO?O, le Projet de Budget de la Communaut? pour l?exercice 2025. Cette pr?sentation se fera en deux en deux articulations, ? savoir l?environnement ?conomique de l??laboration du budget 2025 et, sa pr?sentation proprement dite. I. L?Environnement ?conomique L?activit? ?conomique en zone CEMAC est fortement tributaire de l??volution de la conjoncture ?conomique internationale, notamment de la demande et des cours mondiaux des principales mati?res premi?res qu?elle exporte. Aussi, la mise en ?uvre r?ussie de politique d?int?gration r?gionale au sein de la CEMAC d?pend, elle aussi, du contexte sociopolitique, ?conomique, de l?environnement international ainsi que de la conjoncture ?conomique internationale devant faciliter le d?ploiement des politiques communes et sectorielles de la Communaut? qui sont traduites financi?rement dans le projet de budget. L??laboration du Budget 2025 de la Communaut? pour l?ann?e 2025 a ?t? effectu?e sur la base de la lettre de cadrage budg?taire n?000042/24/CEMAC/CP/VP/CBF du 11 Juin 2024 qui a fix? des orientations et des directives g?n?rales sur la gestion budg?taire, d?fini la strat?gie du Gouvernement de la CEMAC ainsi que les actions prioritaires ? r?aliser en 2025. Ces actions prioritaires sont celles ayant un fort impact sur le processus d?int?gration de la CEMAC et qui visent notamment le renforcement de l?efficacit? et la l?gitimit? de la Commission par la mise en ?uvre des projets int?grateurs concrets, la promotion d?un v?ritable espace communautaire int?gr? et la bonne gouvernance. Il s?agit de : inclusive et durable, tir?e par le secteur priv? ; communautaires ; l?apurement de la dette de l?ensemble des Institutions. La pr?paration de ce Budget intervient dans un contexte ?conomique favorable pour les pays de la CEMAC malgr? les effets de la guerre Russie-Ukraine et la guerre au Moyen Orient qui perturbent les canaux et circuits d?approvisionnement du commerce international et fragilisent la croissance de la plupart des ?conomies. Selon les perspectives de l??conomie mondiale (WEO) r?vis?es par le FMI en juillet 2024, l??conomie mondiale maintiendrait en 2024 quasiment le m?me rythme de progression qu?en 2023, avec une croissance de 3,2%. La croissance ?conomique mondiale se consoliderait ? 3,3% en 2025. La croissance mondiale continuerait ? ?tre impact?e par les effets du conflit russo- ukrainien, l??largissement de la fragmentation g?o?conomique et les tensions du secteur financier. Port?e par une baisse des prix de l??nergie et l?att?nuation progressive des tensions sur le march? de travail, la d?sinflation enregistr?e au niveau mondial en 2023 se poursuivrait en 2024 et 2025, avec toutefois une baisse de son rythme. L?inflation mondiale s??tablirait ? 5,2% en 2024 apr?s 6,8% en 2023. S?agissant des perspectives macro?conomiques de la CEMAC pour 2024 et 2025, il est pr?vu pour l?ann?e 2024 une acc?l?ration des activit?s ?conomiques, soutenue essentiellement par le dynamisme des activit?s non p?troli?res. Sur cette base, selon le rapport de la surveillance multilat?rale 2022, 2023 et perspectives 2024 et 2025 du mois d?ao?t 2024, la croissance de la CEMAC devrait s?acc?l?rer ? 2,5 % en 2024, contre 2,4 % en 2023. A moyen terme, malgr? le contexte des guerres Russie-Ukraine et au Moyen-Orient, l?activit? devrait faire preuve de r?silience dans la CEMAC, soutenue toujours par le secteur non p?trolier et l?acc?l?ration des r?formes structurelles. Ainsi, la croissance de l?activit? ?conomique serait renforc?e, avec une progression de 2,6 % en 2025 ? 3,0 % en 2026 et 3,7% en 2027. Au plan de l??volution des prix ? la consommation, les pressions inflationnistes se maintiendraient en 2024 avec une inflation qui s??tablirait ? 5,5%. Ces

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Endettement : comment all?ger l’ardoise ? la base

Pour ?viter que l?arbre touche le ciel entre 2025 et 2027, le gouvernement entend maintenir son niveau de dette vis-?-vis de ses partenaires financiers nationaux et internationaux ? 50 % du PIB au plus. Lus ? t?te repos?e, les chiffres de la Caisse autonome d?amortissement (CAA) indiquent qu?? la fin du mois de juin 2024, la dette de l’administration centrale au Cameroun atteint d?j? 40,4 % du PIB. Pour se donner une marge de man?uvre entre 2025 et 2027, le gouvernement s?impose un r?gime drastique articul? sur une barre qui ne d?passe pas 50 % du PIB. ?Faute de quoi, le pays pourrait th?oriquement se retrouver en d?faut de paiement?, explique Hilaire Fotsing. Selon l??conomiste, c?est tout le sens de l?appel ? la rationalisation et ? l?assainissement lanc? par Paul Biya. ?D?j? tenu par une politique d?endettement dont il a ?pous? na?vement toutes les illusions, le Cameroun doit d?sormais jouer la carte de la prudence pour ?viter de se ligoter durablement?, avise Dr Mathurine Hilde Ebongue Dippa, analyste des questions de dette. Et d?expliquer le bien-fond? de l?option consistant ? n?inscrire annuellement que des projets d?j? matur?s, prioritaires et ? fort impact socio?conomique. ?Cela servira non pas seulement ? remettre en route notre machine ?conomique, mais ? reconstruire toute l??conomie du pays?, explique-t-on. Pr?cisant sa pens?e, l??conomiste ajoute: ?il faudrait mettre ? profit l?urgence dans laquelle on se trouve pour exp?rimenter de nouvelles fa?ons de faire fonctionner notre ?conomie: une occasion unique, donc, ? ne pas manquer, car elle ne se repr?sentera pas de sit?t. Cela va n?cessiter que l?on proc?de ? de tr?s profondes r?formes, dans tous les domaines, notamment avec une priorit? accord?e aux emprunts concessionnels, tandis que les emprunts non concessionnels seront contract?s uniquement pour financer des projets ? forte rentabilit? financi?re et socio?conomique, pour lesquels les financements concessionnels ne sont pas disponibles?. On pourrait s?inspirer, en cette mati?re, de la circulaire sign?e le 23 octobre dernier par Paul Biya. Lequel recommande de mettre l?accent sur quelques aspects cl?s; r?duction des subventions aux entreprises publiques, accroissement de l?offre ?nerg?tique aux industries et aux m?nages, d?senclavement des bassins de production, accroissement de l?offre locale des produits de grande consommation et des intrants destin?s aux agro-industries, le renforcement du soutien financier au secteur de industrie , l?acc?l?ration du processus de d?centralisation, la mise en ?uvre du plan pr?sidentiel de reconstruction et de d?veloppement des r?gions affect?es par les crises s?curitaires notamment celles du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l?Extr?me-Nord?

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