Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Afrique centrale et de l?Ouest : 57 millions d?enfants priv?s d??cole

La situation de la petite enfance reste une pr?occupation majeure dans les pays d?Afrique centrale et de l?Ouest o?, conflits, chocs climatiques renforcent la vuln?rabilit? des populations. Notamment celles les plus pauvres. Le sujet est remis au go?t du jour ? la faveur du Sommet mondial pour l??ducation ? la paix tenue ? Paris du 27 au 28 novembre 2024. ?Il y a trop d?enfants malnutris, en mauvaise sant?. Il y a trop d?enfants qui n?ont pas acc?s ? l?eau et ? l?assainissement et trop d?enfants qui ne sont pas ? l??cole. Savez-vous qu?en Afrique de l?Ouest et du Centre nous avons 57 enfants en ?ge d??tre ? l??cole primaire et secondaire qui n?y sont pas? Quel avenir nous voulons pour cette r?gion du monde si nous avons tant d?enfants hors de l??cole? Pr?s d?un enfant sur trois est en dehors de l??cole?, a d?clar? le repr?sentant Afrique centrale et de l?Ouest du Fonds des Nations unies pour l?enfance (Unicef), Gilles Fagninou, dans une sortie m?diatique en marge de cet ?v?nement. Les malheurs de la jeune g?n?ration ne sont pas ? leur terme, l?institution onusienne identifie ?galement des disparit?s dans l?acc?s aux technologies num?riques, un contexte climatique de plus en plus difficile avec des r?percussions sur leur d?veloppement et leur sant?, la pr?carit?, entre autres.

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Route Olounou-Oveng-fronti?re Gabon: le grand d?marrage

Quatre apr?s la d?signation de l?entreprise adjudicataire du march? de construction de la route Olounou-Oveng-fronti?re du Gabon, la machine est mise en branle pour la r?alisation dudit projet. Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a proc?d? le 22 novembre 2024 au lancement des travaux de construction sur la section Olounou-Oveng dans la r?gion du Sud. ?L??v?nement a consacr? le mouvement de Seas-Cosedil observ? depuis un mois en liaison avec le bitumage de cette route. Le chantier, entam? pour une dur?e de 24 mois, est long de 70 km pour la premi?re section sur un lin?aire total attendu de 110km jusqu?au Gabon. 74 milliards de FCFA sont requis pour l?impl?mentation du projet contre 67 milliards de FCFA initialement. De cette enveloppe, le gouvernement camerounais a proc?d? le 2 juillet dernier ? une provision de 3,7 milliards de FCFA, au titre d?avance de d?marrage des travaux. Cette infrastructure, fruit de la coop?ration Cameroun-Italie, pr?voit par ailleurs la construction d?un pont sur le fleuve Kom et des postes de pesage et p?age. L?ouvrage principal attendu porte sur une route 1×2 voies large de 3,5 m?tres avec une vitesse r?f?rence de 60 km/h, 13 ponts, 59 ouvrages de drainage transversal ainsi que des ?quipements de s?curit?. Louise Nsana

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March? du cr?dit bancaire en Cemac: 57,85% des parts pour le Cameroun

Au sein de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac), les banques ont accord? 2 454,8 milliards de FCFA de cr?dit au premier trimestre 2024. Ce qui repr?sente une baisse de 0,30% sur les 2 462,1 milliards de FCFA octroy?s ? la m?me p?riode un an plus t?t. Selon la Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac) qui en dresse le rapport, ?les cr?dits bancaires ont repr?sent? 99,48% de l?enveloppe globale, soit 2 670,9 milliards, contre seulement 0,52% pour les ?tablissements financiers, soit 12,7 milliards?. Le Cameroun domine ce march? du cr?dit avec 57, 85% du total des nouveaux cr?dits de la Cemac, contre 63,89% le trimestre pr?c?dent. La Centrafrique fait office de dernier de la classe en la mati?re, avec un volume de 1,35% des cr?dits, contre 1,54% trois mois plus t?t. Le Gabon occupe la deuxi?me place sur ce march? avec 21,13%. Il est suivi par le Tchad (9,46%), le Congo (6, 52%) et la Guin?e Equatoriale (3,64%). ?Au cours de la p?riode sous revue, les taux d?int?r?t servis aux particuliers ont progress? de 245 points de base ? 16,81%, contre 14,35% un an auparavant. Concernant les PME, les taux d?biteurs ont progress? de 46 points de base ? 10,48%, contre 10,02% au premier trimestre 2023. Entre les premiers trimestres 2023 et 2024, les taux d?biteurs des GE ont progress? de 289 points de base, de 6,94% ? 9,94%. Quant aux autres personnes morales (les ONG, les Ambassades, etc.), les taux d?biteurs moyens des nouveaux cr?dits octroy?s se sont ?lev?s ? 10,49% au cours du premier trimestre 2024, contre 9,28% un an plus t?t. Pour ce qui est des administrations publiques et des collectivit?s territoriales d?centralis?es, les 11 taux d?biteurs servis ont recul? de 157 points de base ? 8,03% sur la p?riode sous revue, contre 9,60% il y a un an?, souligne la banque centrale. Louise Nsana

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Changement de saison: Yaound? gripp?, baumes en sant?

Dans la ville aux sept collines, l’on assiste ? une progression de la maladie et ? la joie de vendeurs de produits antigrippaux. Depuis quelques semaines, on dirait qu?une lign?e de grippe s?est install?e dans la capitale du Cameroun. ?Au rythme des ?ternuements et des toux, l’ensemble des indicateurs de cette maladie saisonni?re fait observer est en une nette augmentation des taux de positivit? dans certains quartiers de Yaound? o? le nombre de consultations chez le m?decin grimpe et des hospitalisations sont pass?es ? la hausse. La semaine derni?re, l?activit? li?e ? la bronchiolite ?tait toujours en augmentation en m?decine de ville et en milieu hospitalier chez les enfants de moins de 2 ans?, d?taille une formation sanitaire priv?e dans son bilan hebdomadaire de surveillance des infections respiratoires aigu?s. ?Cette semaine, 18 enfants de moins de 2 ans ont ?t? hospitalis?s en service de r?animation apr?s passage aux urgences, soit 26,1% de l?ensemble des hospitalisations en r?a de bambins de cette tranche d??ge. Le niveau actuel des admissions reste toutefois inf?rieur ? ce qu?il ?tait l?an dernier, m?me s?il est encore bien trop t?t pour en tirer des conclusions sur le visage de l??pid?mie cette saison?, avertit la m?me formation sanitaire. ?Si les cong?s de fin d?ann?e favorisent g?n?ralement la diminution de la circulation de la grippe, un rebond peut ?tre observ? apr?s la rentr?e. Les brassages familiaux lors des f?tes, puis le retour des enfants ? l??cole contribuera sans doute ? refaire circuler les virus avec intensit?. Il n’y a cependant rien d’?tonnant car, comme les autres infections respiratoires, nous sommes dans la p?riode favorable au virus?, confie Omer Lagan, infirmier-major dans un h?pital de la place. Un constat partag? par de nombreux usagers. Suzanne, une fonctionnaire malmen?e par la toux, pointe un doigt accusateur sur la poussi?re. M?me attitude chez Junior, un professeur de lyc?e. Ce probl?me de poussi?re fait le bonheur de certains produits antigrippaux. A la gare routi?re de Mvan, Julienne, enseignante du primaire ? dans l’Est du pays, ach?te 10 bo?tes. ?Dans les brousses de Somalomo, on ne trouve pas de baume l?-bas. Quand j’arrive ? Yaound?, j?en prends pour contenir la poussi?re et me pr?munir contre la toux, la grippe et le rhume?. Au lieu-dit Carrefour Barri?re, nous rencontrons Josiane une des vendeuses de baumes. Elle dit avoir effectu? les ventes de 50 000 FCFA ce vendredi 6 d?cembre. Une rente que la jeune dame entretient ? coup de publicit? aupr?s du grand public de la capitale. Andr? Gromyko Balla

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Cameroun : le Parlement adopte un budget de 7.317,7 milliards de FCFA pour l’exercice 2025

Le S?nat et l’Assembl?e nationale du Cameroun ont adopt? lundi et dimanche, l’un apr?s l’autre, le budget de l’Etat pour l’exercice 2025, au cours d’une pl?ni?re, a rapport? la CRTV, le m?dia d’Etat. Ce budget s’?l?ve ? 7.317,7 milliards de FCFA (environ 11,8 milliards de dollars am?ricains), en hausse de 39,8 milliards de FCFA par rapport ? celui de 2024. Sa promulgation par le pr?sident du pays, Paul Biya, est attendue dans les prochains jours. Le budget vise ? renforcer la croissance ?conomique tout en rationalisant les d?penses publiques. Pour 2025, le gouvernement pr?voit une croissance ?conomique globale de 4,1 %, contre 3,8 % en 2024, port?e principalement par le secteur non p?trolier (4,3 %), tandis que le secteur p?trolier devrait continuer ? se contracter. YAOUNDE, 9 d?cembre (Xinhua)

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Assembl?e nationale: pressions de temps et roublardise conjuguent d?efforts

La Loi des finances 2025 vient d??tre adopt?e ? l?Assembl?e nationale. Pour une somme de 7 317,7 milliards de FCFA. Entre plusieurs questionnements sur l?action de l?Etat au courant de l?exercice ?coul?, certains ?lus se montrent critiques sur les circonstances de travail en cette derni?re session de l?ann?e 2024.  L?on croyait avoir franchi le seuil du comportement ind?cent ? l?Assembl?e nationale du Cameroun, avec l?expos?, courant mars, de la doyenne d??ge sur l?absent?isme notoire des d?put?s et le manque de collaboration  entre ces derniers et les membres du gouvernement ; c?est certainement que l?on n?avait pas donn? suffisamment de temps au temps de faire son temps. Car d?une session ? une autre, l?on est parvenue au dernier rassemblement ordinaire des ?lus de la nation pour l?ann?e 2024. Celui pendant lequel, ils examinent  et adoptent le projet de loi de Finances. Lequel fixe pour l?exercice prochain exercice le budget de l?Etat ? la somme de 7 317,7 milliards de FCFA (en augmentation de 38% par rapport ? 2024). Mais pour une frange des d?put?s, les circonstances d?impl?mentation de cette mission posent probl?me. ?Je me retrouve une fois de plus au mur des lamentations de la nation camerounaise pour ce projet de loi de finances qui est arriv? chez nous le 1er d?cembre, c?est-?-dire avec 35 jours de retard alors que tr?s honorable pr?sident, si vous d?posez votre dossier de candidature avec une minute de retard ? Elecam, vous ne serez plus au perchoir. Encore mieux, chez ceux-l? m?me qui pr?sentent ce projet de loi, si vous d?posez vos d?clarations d?imp?t avec un jour de retard, on vous donne des p?nalit?s qui, pour beaucoup d?entreprises les poussent presque ? a faillite et parfois m?me ? la faillite?, a d?plor? Joshua Osih, d?put? du Social democratic front (SDF) au perchoir de l?auguste chambre ce dimanche 8 d?cembre.  20 heures pour examiner le texte d?une centaine de pages. C?est le temps accord? aux ?lus pour se conformer ? cette exigence de la loi, selon L?Honorable Joshua Osih. Il tire la sonnette d?alarme. ?Comment peut-on avoir un budget qui repr?sente les aspirations du peuple camerounais quand on donne 20 heures aux honorables d?put?s que nous sommes pour pouvoir d?fendre les int?r?ts du peuple camerounais. 20 heures entre le moment o? la loi est d?pos?e et le moment o? la commission des Finances et du Budget Commence son travail. Quand nous visitons d?autres assembl?es nationales, en g?n?ral en Occident, une loi de finances a entre 500 et 1000 amendements qui sont d?pos?s. Mais chez nous, nous n?avons pas le temps de couvrir m?me les propos liminaires de la loi  que la Commission des Finances et du budget si?ge d?j? et donc nous ne pouvons plus d?poser nos amendements. Depuis 2013, nous n?avons pas eu une seule loi de finances qui est arriv? ? temps. Ni la loi de finances, ni la loi de r?glement, ni le d?bat d?orientation budg?taire?, clame-t-il.   Disparition d?amendements Les r?criminations du d?put? SDF trouvent ?cho aupr?s de l?honorable Cabral Libii; mais l??lu du Parti camerounais pour la r?conciliation nationale (PCRN) monte des degr?s pour d?voiler des actes d?une autre nature. ?Dans les m?mes conditions que vient de d?crire l?Honorable Joshua Osih, nous au PCRN nous avons d?pos? des amendements l?an dernier. Une bonne partie d?entre eux ont ?t? examin?s et m?me adopt?s en commission. Cette ann?e, dans les m?mes conditions, nous avons d?pos?s des amendements et ? votre secr?tariat et au secr?tariat du Secr?taire g?n?ral. Ils ont disparu. Ma premi?re question est : dans quel beignetariat de Ngoa-Ekelle ont-ils ?t? jet?s? Avec un peu de chances, nous allons faire emballer nos propres beignets avec?, d?clare-t-il.  Puis dans une satire ouverte, il s?attaque aux dispositions de la loi des finances 2025. ?Quel objectif poursuit un gouvernement qui dit promouvoir, un an plus t?t la transformation locale du bois en produits manufactur?s par l?institution d?un droit de sortie discriminatoire sur les bois de grume mais consacre, un an plus tard, des amendements cons?quents sur lesdits droits, sur simple pr?sentation d?un certificat de conformit? aux normes en mati?re de lutte contre la d?forestation. O? est la coh?rence. Le gouvernement s?est engag? ? r?aliser la SND30 avec des objectifs clairement affich?s : un sc?nario qui pr?sente un taux de croissance moyenne de 6,6% pour la p?riode 2021-2025. Pourtant vous n?ambitionnez qu?un taux de croissance de 4,1% en 2025. Alors la SND est-elle toujours 30 ou alors elle a gliss? ? 40, ? 50 ou ? jamais?, questionne Cabral Libii.  R?ponse aux critiques R?agissant ? ces constations dans le cadre du traditionnel exercice de r?ponses aux questions orales, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze tance les d?put?s de l?opposition. ?Il n?y a aucune volont? de la part du gouvernement ? faire en sorte que ce projet de loi qui vous est soumis arrive tard. Il peut y avoir des contingences qui peuvent cr?er ces retards. J?esp?re d?ailleurs qu?apr?s avoir lu le projet de loi, il vous est apparu qu?il ne peut y avoir rien que le gouvernement aurait voulu cacher aux d?put?s. L?Honorable Joshua Osih a justement dit qu?il y a le ch?mage et l?inflation et le projet arrive tard. J?esp?re que l?Honorable Joshua Osih peut nous dire que si le projet ?tait arriv? t?t, cela aurait cr?? beaucoup plus d?emplois. Je ne vois pas le lien?, souligne le membre du gouvernement.  Louise Nsana

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Diplomatie culturelle du Cameroun: le Ngouon et le Ngondo

D?sormais, le pays peut se vanter de disposer de deux festivals qui permettent de dessiner les grandes lignes de sa position dans le dialogue avec les cultures du monde entier. ?Le Cameroun est fort et respect? quand il porte ses valeurs, son patrimoine, sa cr?ativit??. La phrase du regrett? Pr Jean-Baptiste Obama s?entend encore aujourd?hui avec la visibilt? internationale du Ngondo. F?te culturelle et ancestrale de la communaut? Sawa des r?gions du Littoral, du Centre, du Sud et du Sud-Ouest du Cameroun, il a ?t? officiellement inscrit au patrimoine mondial de l?humanit? lors de la 19e session ordinaire de l?Assembl?e G?n?rale de l?Unesco (Organisation des Nations Unies pour l?Education, la Science et la culture), le 4 d?cembre 2024 ? Asuncion au Paraguay. Selon le minist?re camerounais des Relations Ext?rieures (Minrex), cette inscription est l?aboutissement d?un processus entam? en 2022. ?Avec l?implication du pr?sident de la R?publique, l?examen et la validation du dossier du Cameroun ont ?t? particuli?rement diligent?s par l?organisation onusienne; aussi cette inscription favorise la transmission des savoir-faire culturels que sa c?l?bration renferme au m?me titre qu?elle lui donne une l?gitimit? internationale. Cette reconnaissance mondiale assure au festival son r?le d?instrument au service de la diplomatie culturelle du pays?, explique-t-on au Minrex. Retomb?esBien avant, lors de la 18? session du Comit? intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immat?riel tenue ? Kasan? (Botswana), le Nguon, festival traditionnel et culturel du peuple bamoun, a ?t? inscrit sur la liste repr?sentative du patrimoine culturel et immat?riel de l?humanit? le 6 d?cembre 2023. ?Avec le Nguon et le Ngondo, il est d?j? tr?s facile de dessiner les grandes lignes de la position du Cameroun sur la sc?ne internationale et les ?volutions sur son image et sa culture qui en d?coulent?, commente Christophe Tientcheu, internationaliste sp?cialis? en diplomatie culturelle. Selon lui, ?le Ngouon et le Ngondo, par leur inscription au patrimoine de l?humanit?, vont accompagner de mani?re plus efficace et lisible la sc?ne culturelle camerounaise dans son dialogue avec les cultures du monde entier et, en m?me temps, affirmer sa vocation solidaire avec les autres cultures du monde afin de contribuer au d?veloppement?. Ongoung Zong Bella

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Ouverture et lib?ration de l?Afrique : le tournant d?colonial

?L’Afrique francophone ?vince la France?; ?En Afrique francophone, la France paye le « flou » sur l?utilit? de sa pr?sence militaire?; ?Pr?sence militaire en Afrique: La France r?agit aux d?cisions du Tchad et du S?n?gal?; ?Afrique-France: comment Emmanuel Macron et Jean-Marie Bockel ont ?t? pris de vitesse? ? La liste pourrait ?tre longue. En Afrique comme ailleurs, les m?dias rivalisent d?imagination dans les titres pour vitup?rer l?air du temps. Pas un jour sans qu?un article ne sorte sur la d?liquescence des relations entre la France et deux de ses puissants alli?s (Tchad et S?n?gal). Pas un jour, non plus, sans que Paris ne parle de ses atouts (ceux de ses entreprises notamment) et des r?sultats impressionnants de sa politique ?trang?re. Bref du ?rayonnement? de la France en Afrique. Lorsque les uns disent que les performances de la France sont d?sastreuses, celle-ci trouve toujours des contre-exemples pour infirmer les proph?ties accablantes en d?ployant des tr?sors de sophistication statistique. Nous en sommes l?. Ce n?est pas nouveau. Il en est ainsi des espaces de controverses au sein desquels les id?es qui orientent la rupture entre l?Afrique et la France sont d?battues. Il en est ainsi de leur capacit? ? cr?er des ?coalitions de causes?. Dans la forme tout comme dans le fond, rien n?est v?ritablement nouveau. Reste que, apr?s avoir rep?r? les ?v?nements cl?s qui ont cr?? le ce qui arrive ? la France aujourd?hui, on peut esp?rer que ce qui se d?roule actuellement en Afrique peut certes entra?ner des bifurcations, mais doit surtout ouvrir des fen?tres d?opportunit?, afin de modifier l??quilibre entre les acteurs et leurs coalitions de cause. Conceptuellement, cela peut se faire en cr?ant de nouveaux concepts et des connections ?transversales? avec d?autres champs de la pens?e et de la pratique. Nous nous int?ressons particuli?rement ? la fa?on dont ces luttes g?opolitiques pour le droit de l?Afrique de se penser sans la France sont un d?fi lanc? aux conceptions modernes de la spatialit? et de la visibilit?, tout en attirant aussi l?attention sur la relation complexe entre les luttes transformatrices des Africains et les pratiques de gestion des consciences qui cherchent ? r?guler leur mouvement. ? partir de l?, nous devons ?tre attentifs aux effets perturbateurs et reproductifs de certaines pratiques. De plus, cela permet de prendre une autre direction, qui consiste ? retracer la relation Afrique-France ?en avant et en arri?re?, ? la fois g?ographiquement et historiquement, en poussant ainsi Paris ? se confronter ? son pass? et ? son pr?sent coloniaux. Il faut bien se le dire: le tournant d?colonial repr?sente l?ouverture et la lib?ration du point de vue de la pens?e et des formes de vie (?conomies alternatives, th?ories politiques alternatives), l??puration de la colonialit? de l??tre et du savoir; la d?construction des liens vis-?-vis du sortil?ge de la rh?torique de la modernit?, de son imaginaire imp?rial articul? ? la rh?torique de la d?mocratie. Et, si elle g?re bien cette s?quence, l?Afrique portera assez facilement le mouvement de contestation qui l?anime. Elle facilitera le renouv?lement des figures qui l?incarnent et la logique qui l?irrigue. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Train de vie de l?Etat le gouvernement bat toujours la d?mesure

Au fil du temps, les consignes pour un ?tat exemplaire sonnent comme un appel ? l?immodestie dans les d?penses. D’abord quelques chiffres. Selon le projet de loi de finances 2025 soumis ? l?examen des d?put?s depuis le 1?? d?cembre 2024, la cagnotte souhait?e par le gouvernement pour les ?achats de services? en 2025 conna?t une augmentation de pr?s de 50 milliards FCFA, passant de 487,8 milliards FCFA en 2024 ? 536,5 milliards FCFA en 2025. Dans le chapitre r?serv? aux ?d?penses de biens et services?, les d?penses de communication-relations publiques sont projet?es ? la hausse ? 63,4 milliards FCFA en 2025 (contre 60,9 milliards FCFA en 2024). Quant aux ?frais de transport et de mission?, le gouvernement sollicite 70,8 milliards FCFA en 2025, contre 67,3 milliards FCFA en 2024. ?A la vue de ces chiffres, l?on se demande si notre Etat qui, souvent, met en bonne place un petit couplet sur le th?me de la r?duction de son train de vie s?est oubli??, commente Lucr?ce Kamga. En ?coutant cet analyste financier, le sujet n?est pas nouveau. Sauf qu?il retient l?attention par le fait qu?en 2025, il est tout ? l?oppos? de ce que les repr?sentants de l?ex?cutif qualifient eux-m?mes ce que doit ?tre l?attitude de l??tat: exemplaire. Faits et m?faitsEn effet, de fa?on r?it?r?e, depuis plusieurs ann?es, les membres de diff?rents gouvernements ont ?t? invit?s par le pr?sident de la R?publique ? une attitude de simplicit? et de modestie. ?Tenez! Le 20 juin 1987, le pr?sident Paul Biya annon?ait une s?rie de mesures pour r?duire le train de vie de l’Etat. Ce fut le point de d?part de l’ajustement structurel. Ainsi, comme de nombreux pays africains, le Cameroun est entr? dans une ?re d’ajustement ? travers les fourches caudines des organisations du syst?me de Brettons Wood. A l?occasion d?un conseil minist?riel qu?il pr?sidait au palais de l?Unit? ? Yaound?, le 9 d?cembre 2014, le pr?sident de la R?publique, Paul Biya avait ?dict? un train de mesures ? op?rationnaliser afin de r?duire drastiquement le train de vie de l?Etat. Une circulaire de l?ex-ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, relative ? l?ex?cution du budget 2015 de l?Etat, suspend l?acquisition de nouveaux v?hicules dans les administrations de l?Etat, ?sauf instruction du Premier ministre?. Cette instruction n?a jamais ?t? respect?e par les ordonnateurs publics. En 2017, le minist?re des Finances avait estim? ? quelques 100 milliards FCFA, les ?conomies que le Tr?sor public pouvait faire chaque ann?e en respectant simplement les dispositions du d?cret du 18 octobre 2001, fixant les modalit?s d?acquisition des v?hicules administratifs, de leur classification et leur affectation. Bien mise en ex?cution, cette mesure instruite par le pr?sident de la R?publique, Paul Biya, aurait permis au tr?sor public de faire des ?conomies non n?gligeables, mais elle n?a pas eu un grand impact dans la mesure o?, toutes les autres rubriques de la ligne budg?taire sur laquelle les d?penses li?es aux missions sont imput?es sont rest?es intactes?, rappelle Christian Tchoup?, autre analyste financier.Pour ce dernier, ?il reste encore plus ? faire sur le terrain de la R?publique irr?prochable. Une vraie d?ontologie du politique fait d?faut dans notre pays. Pour cela, il faudrait le courage d?ouvrir le chantier des r?gles existantes ou manquantes, d?assurer la visibilit? des pratiques, des avanc?es et des lacunes, par une pr?sentation consolid?e du droit applicable?. Bobo Ousmanou

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Affaire Glencore?:? proc?s report? au 8 octobre

Ce renvoi est motiv ? par le d?sidesistement du Tribunal de Westminster, ? Londres, de connaitre cette affaire. La juridiction se dit incomp?tente. La justice anglaise a entendu ce 10 septembre 2024 les employ?s de Glencore, dans le cadre du scandale de corruption commis par cette multinationale dans plusieurs Etats africains. Le proc?s y relatif s?est ouvert au Tribunal de Westminster ? Londres. ? Celui-ci s?est d?clar? incomp?tent au regard de la gravit? des charges. Il a renvoy? la Southwark Crown court et prononc? la libert? sous caution des six pr?venus, en attendant la prochaine audience qui se tiendra le 8 octobre prochain?, renseigne la Soci?t? nationale des Hydrocarbures (SNH), dans un communiqu?.  Les mis en cause sont soup?onn?s d?avoir contribu? pendant plus de 10 ans ? soudoyer des agents publics africains, dont des Camerounais, en faveur de leur structure. D?o? l?int?r?t port?e par la SNH au suivi de cette proc?dure. La structure ?tatique se dit ?d?termin?e ? poursuivre et faire condamner toutes les personnes impliquant. ? La SNH avait saisi Glencore le 30 mai 2022, d?s l??clatement de cette affaire, puis le 5 juin 2023, apr?s la condamnation de Glencore le 3 novembre 2022, pour qu?elle lui communique les noms des agents de la SNH qui seraient m?l?s ? cette affaire. Mais Glencore avait oppos? un refus ? cette requ?te, pr?textant une clause d?anonymat avec l?agence gouvernementale rattach?e au Procureur g?n?ral, qui g?rait cette enqu?te?, explique la structure dirig?e par Adolphe Moudiki.  Les actes r?pertori?s ? l?encontre de Glencore au Cameroun  concernent des surfacturations, des paiements de pots de vins ? des employ?s de la SHN et de la Soci?t? nationale de raffinage (Sonara) entre 2012 et 2015. Le pot-aux-roses a suscit? la consternation g?n?rale, toutes choses qui ont conduit la SHN a adopt? premi?rement une posture d?fensive. Puis au mois d?ao?t dernier, au plus fort d?une crise de leadership au sein decette entreprise, Adolphe Moudiki, administrateur g?n?ral, est revenu ? la charge. Annon?ant des repr?sailles contre ceux de ses collaborateurs dont l?implication serait trouv?e. M?me si ? ce jour aucune personnalit? camerounaise n?est officiellement poursuivie dans cette affaire, une proc?dure est diligent?e par devant le Tribunal criminel sp?cial (TCS). ?La SNH reste en attente de son audition par le TCS, suite ? sa plainte d?pos?e le 3 novembre 2023, avec l?espoir que toutes les personnes impliqu?es dans ces crimes ?conomiques seront d?masqu?es et punies conform?ment au Code p?nal camerounais?, mentionne ledit communiqu?. En attendant ce d?nouement, la coop?ration avec Glencore est rompue.  Louise Nsana

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