Comment vous sentez-vous dans ce pays?Le Cameroun est tr?s sympathique. Je veux dire, les gens au Cameroun sont tr?s sympathiques, comme c?est g?n?ralement le cas en Afrique. Je veux dire, les gens en Afrique sont g?n?ralement tr?s amicaux. Et la m?t?o ici au Cameroun est tr?s bonne, bien meilleure qu?au Royaume-Uni.Je suis ici parce que j’ai donn? une conf?rence hier pour inciter les jeunes ? faire de la recherche. Donc inspirer la jeune g?n?ration ? contribuer ? la recherche en statistique comme moyen de d?veloppement, de son propre d?veloppement, ainsi que du d?veloppement des communaut?s au Cameroun et du d?veloppement du pays tout entier. Cela me passionne donc et j?ai envie de travailler avec la jeune g?n?ration dans toute l?Afrique, pas seulement au Cameroun. Actuellement, comme je l?ai expliqu? pendant la conf?rence, je travaille avec environ 30 pays africains, sur les 54 au total. Je veux donc travailler avec eux pour le reste de ma vie et les inciter ? publier des articles, ? contribuer ? la recherche en statistiques, ? contribuer aux applications des statistiques aux probl?mes de l’Afrique, comme par exemple les inondations ou les s?cheresses ou ? d’autres probl?mes comme le paludisme, la transmission du paludisme, du cancer, ou de la transmission du VIH. Et ce sont des probl?mes importants en Afrique. Ce sont des probl?mes importants en Afrique, et les statistiques peuvent ?tre utilis?es pour les mod?liser. Voil? donc quelques-uns des probl?mes sur lesquels je travaille avec la jeune g?n?ration en Afrique. Quel regard portez-vous en tant que pr?sident du Comit? Scientifique sur le d?roulement du colloque qui s?ach?ve?Cette conf?rence se d?roule bien. J’ai ?cout? certaines conf?rences sur les statistiques math?matiques. Il y a beaucoup de gens, des gens vraiment talentueux, qui donnent des conf?rences sur divers aspects des statistiques math?matiques, ce qui montre leur talent. Il y a eu beaucoup de questions aux intervenants sur le travail qu’ils pr?sentaient. Cela montre que tout le monde, y compris ceux qui ?taient ici, veut apprendre et contribuer aux statistiques. Il y a aussi beaucoup d’?tudiants qui sont venus me voir, ont pris des photos avec moi et m’ont parl? des domaines possibles dans lesquels ils voulaient travailler. Et je leur ai dit que je serais heureux de travailler avec eux, quel que soit le domaine des statistiques ou de l’?conomie qu’ils souhaitent se lancer. De toutes les interventions enregistr?es lors de ce colloque, lesquelles vous ont marqu?es?Non, toutes ces discussions ?taient tr?s int?ressantes. Je veux dire, j’ai vraiment aim? toutes les discussions. Je n’ai pas eu de discussion particuli?re que j’ai plus ou moins aim?e, je pense que toutes les discussions ?taient tr?s bonnes. Ils ?taient tous tr?s bons et les gens pr?sentaient leurs conclusions et j’ai ?t? vraiment impressionn? par toutes les conf?rences. Et ils font leurs recherches, sous beaucoup de pression, parce que beaucoup de chercheurs ici ont une charge d’enseignement ?lev?e et ont des responsabilit?s familiales. Ils ont dit qu?Internet est un probl?me, Internet n?est pas tr?s puissant ici et l’?lectricit? n’est pas toujours l? non plus. Donc, dans ces conditions difficiles, les gens parviennent ? faire de la recherche et je pense que la qualit? de la recherche ?tait bonne, ? mon avis. Le Cameroun se d?marque encore par la faible utilisation des donn?es statistiques pour la prise des d?cisions et cela impacte la conduite des projets. En avez-vous connaissance et avez-vous v?cu des situations similaires dans d?autres pays o? vous ?tes all??Je sais qu’en Afrique, les statistiques ne sont pas beaucoup utilis?es pour la prise de d?cision. Je sais que non seulement au Cameroun, mais aussi dans d’autres pays africains, ce n’est pas tr?s utilis?. C’est donc ce que j’essaie de changer. J’essaie de travailler avec la jeune g?n?ration en Afrique sur les probl?mes pratiques qui touchent les pays, et quelle que soit la conclusion ? laquelle nous arriverons, cela peut ?ventuellement contribuer ? certaines d?cisions des gouvernements. Je pense donc que c’est ce que j’ai dit hier, ? savoir que la jeune g?n?ration doit prendre les devants. Je suis heureux de les soutenir 24 heures sur 24, quels que soient les r?sultats que nous obtenons. Il y a tellement de donn?es en Afrique. Il y a tellement de donn?es disponibles sur une vari?t? de domaines et vous ne devriez pas laisser d’autres personnes venir vous prendre les donn?es. Il y a beaucoup d?Europ?ens, d?Am?ricains, de Canadiens, d?Australiens qui viennent en Afrique et r?cup?rent les donn?es, puis ils publient des articles de leur propre chef, sans Africains parmi les auteurs. Cela n?apporte rien au continent africain. Cela ne fait que les aider, car cela les aide peut-?tre ? ?tre promus ? des grades plus ?lev?s. Mais je veux que les jeunes, la jeune g?n?ration d’ici, s’approprient les donn?es et utilisent leurs comp?tences et en fonction des r?sultats, ils peuvent parler aux autorit?s gouvernementales pour modifier leurs d?cisions. Je pense que c’est une question tr?s importante de votre part, monsieur. Il est tr?s important que, quelle que soit la conclusion ? laquelle nous arrivons, elle doit apporter des changements dans la prise de d?cision. Donc, je veux dire, c’est ce que je veux voir, je veux voir ? l’avenir, que les changements soient ?tablis d’une mani?re ou d’une autre par les autorit?s gouvernementales. L’Afrique a la population la plus jeune du monde. C’est le continent le plus jeune en termes d’?ge. Il y a donc tellement de potentiel pour ces jeunes d?appliquer leurs connaissances ? une vari?t? de domaines. Et les r?sultats peuvent ?tre formidables et contribuer au d?veloppement du pays dans son ensemble et au d?veloppement de tout le continent. Au lieu de d?pendre de l’aide ?trang?re de l’Europe ou de l’Am?rique, vous savez, nous attendons d’eux qu’ils nous nourrissent. Non, ce n’est pas le genre de choses dont nous avons besoin, je veux dire, nous avons assez de potentiel. Nous avons suffisamment de potentiel pour rendre notre pays grand et rendre l’Afrique grande. Nous ne devrions pas d?pendre de l’ext?rieur. Nous ne devrions pas d?pendre de l’ext?rieur pour nous apporter