Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Tchad : retrait partiel des avions de chasse de l’arm?e fran?aise

L’?tat-major g?n?ral des arm?es du Tchad a annonc? mardi le retrait partiel des avions de chasse de l’arm?e fran?aise bas?s ? N’Djamena, la capitale du pays. Dans un communiqu? sign? par le porte-parole de l’arm?e tchadienne, Chanane Issakha Acheikh, le d?but du retrait a eu lieu mardi avec le d?part d’une partie des avions de chasse apr?s la d?cision de d?nonciation des accords de coop?ration avec la France. L’opinion sera inform?e de toutes les s?quences de ce retrait, jusqu’au d?part d?finitif des forces fran?aises, lit-on. Le ministre des Affaires ?trang?res Abderaman Koulamallah avait annonc? le 28 novembre la fin de l’accord de coop?ration en mati?re de s?curit? et de d?fense avec la France. Le pr?sident Mahamat Idriss D?by, qui a confirm? cette d?cision le 1er d?cembre, a indiqu? que son gouvernement avait re?u pour instruction de prendre contact avec la partie fran?aise pour sa mise en ?uvre

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Le zouglou qui nous parle de nous-m?mes

J?ai eu du plaisir ? ?couter et ? r??couter le titre « ?a balance » du groupe Espoir 2000. Pourquoi?Parce qu?il parle de et ? ceux qui terrorisent sans arr?t et qui se croient ind?boulonnables (« On parle de r?conciliation, tu ne fais m?me pas attention; ? la place du pardon, c’est toi qui l?ves le ton; un, deux, trois, c’est la prison sans raison comme ? la maison parce que c?est toi le patron. Mets un peu d’eau dans ton vin parce qu?on ne conna?t pas demain »); Parce que ce titre phare de l?album « Tableau blanc » d?nonce les tares et manquements de ce peuple « tr?s avanc? dans sa mani?re de reculer »;Parce qu’il nous rappelle opportun?ment que tout ici-bas est ?ph?m?re et que nous sommes de passage (« Les grands b?tisseurs de l?Afrique, pionniers d?mocratiques, auteurs de grandes basiliques, ont laiss? pour partir »);Parce qu?il met en garde ceux qui comptent sur les Blancs et pensent que ces derniers sont leurs amis (« Attention ? la voiture de l?Occident, il y a toujours accident dedans! »). Difficile d’?couter cette chanson sans penser aux Bokassa, Macias Nguema, Mobutu, Eyadema, Compaor? ou au Syrien Bachar al-Assad qui vient de tomber apr?s 24 ann?es d?un r?gne sanglant. Chacun d’eux a-t-il une seule fois eu conscience que « la vie-l?, ?a balance, c’est comme testicules de mouton, ?a va, ?a vient, le 6 est devenu 9 »? ? cause de leur politique tordue ou inhumaine, « des milliers d?innocents sont morts ».Ces dictateurs ne sont plus l?, certes. Mais, en C?te d’Ivoire et ailleurs, le temps est toujours mena?ant. Quand la vie devient trop difficile, quand tout espoir est perdu, ceux que Fanon appelle « Les Damn?s de la terre » se tournent alors vers Lag?h Tap? pour lui crier leur douleur.Voil? le zouglou que j?aime. Je l?aime parce qu’il appelle un chat, un chat, parce qu?il bouscule et/ou (r)?veille les consciences, parce que tout le monde en prend pour son grade dans cette musique iconoclaste. Jean-Claude Dj?r?k?

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Nouvel immeuble-si?ge de l?Assemblee Nationale du Cameroun: ?Aide de la Chine pour un futur partag???

Le message qui tr?ne sur l?une des fa?ades du nouveau b?timent de la chambre basse du parlement camerounais trahit le branding de l?Empire du Milieu, dans un contexte de farouches luttes g?opolitiques. Lorsqu’on est ? l’entr?e principale du nouvel ?difice qui sert de si?ge ? l’assembl?e nationale du Cameroun, on peut lire des ?criteaux en mandarin, en anglais et en fran?ais marqu? ? sa devanture. ?Aide de la Chine pour un futur partag?? est ?crit en gras sur l’une de ses fa?ades. De premi?re vue, cet ?difice est un canal d’expression de son donateur. On aper?oit des drapeaux chinois bien hiss?s, dominant l’un des institutions de souverainet?, garant du pouvoir l?gislatif au Cameroun. Le contemplateur ?tranger pourrait premi?rement supputer sur une d?monstration de la toute-puissance de la Chine en Afrique plut?t qu?? la cons?cration d?un bilat?ralisme triomphant entre deux ?tats. Cet immeuble nous r?v?le que la Chine s?exprime bien en Afrique puisque les marques de sa domination sont bien visibles. En 2017, l?immeuble-si?ge de l?Assembl?e nationale avait ?t? partiellement ravag? par un incendie. Deux ans plus tard, le pr?sident de l?auguste chambre posait la premi?re pierre d?un nouvel ?difice, enti?rement financ? par la Chine. Ce projet a d?but? en janvier 2019. Le 30 Novembre 2024, il a ?t? officiellement inaugur?. Un b?timent qui comprend un h?micycle de plus de 400 places et des bureaux modernes sur 14 ?tages, une salle de banquet de 1000 places, un mus?e parlementaire constitu? de l’actuel h?micycle, deux casernes de gendarmerie et de pompiers. 60 milliards de francs CFA ont ?t? investis sur 37.500 m?tres carr?s de terrain. C?l?rit?De prime abord, il faut admettre que ce temple de la d?mocratie camerounaise affiche fi?re allure. Ce joyau architectural ?cume les sommets de la colline de Ngoa-Ekelle. Il a pouss? comme un champignon, avec une c?l?rit? qui bat des records dans les BTP camerounais. Surtout lorsqu?on sait les lenteurs qui caract?risent habituellement les livraisons des projets de construction dans les march?s publics de ce pays, leader ?conomique incontest? en Afrique centrale. Lorsqu’on aper?oit la structure, on est en droit de se demander: ?mais qu?est-ce qui a bien pu marcher cette fois pour qu’elle puisse ?tre ex?cut? aussi rapidement??. Oui, bien ?videmment, apr?s 5 ann?es de travaux, le camerounais lambda est naturellement surpris de la vitesse d’ex?cution de ce gigantesque projet. Que perdons-nous encore en l?obtenant?Les Camerounais appr?cient relativement cette ?aide? dont les travaux ont ?t? diligent? par l’entreprise chinoise Beijing Urban Construction Group. ?Ce beau cadeau, cette imposante b?tisse contribue ? l’embellissement de cette avenue historique . Mais il y’a lieu de s’interroger sur la qualit? du message que le providentiel donateur chinois voudrait faire passer. Surtout lorsqu’on aper?oit les marques de sa pr?pond?rance sur cette institution phare du Cameroun?, explique un riverain. ?A cette ?re o? les Etats africains semblent s?interroger sur la durabilit? de la coop?ration entre les Etats du Nord et ceux du Sud, n?est-on pas en droit de dire que cette lib?ralit? chinoise n’est d?aucune utilit? puisqu’elle n’impactera nullement l’essor ?conomique du Cameroun? Et que l’obsolescence de pareille assistance est de plus en plus perceptible dans nos soci?t?s??, s?interroge-t-il. ?L?immeuble-si?ge de l’Union Africaine ? Addis-Abeba, enti?rement financ? et construit par la Chine, a fait couler beaucoup d’encre et salive. Apr?s un audit s?curitaire, plusieurs all?gations soutenaient que les bureaux de cet immeuble avaient ?t? truff?s de micros reli? directement ? P?kin. Le huis clos entre les Chefs d’Etat ?tait directement ?cout?s par des agents de renseignement assis devant leurs postes r?cepteurs ? P?kin. Quel est donc la pertinence d?accepter se faire construire une institution de souverainet?, ? l’exemple de l’Assembl?e nationale, par une puissance ?trang?re ? une ?re o? la guerre du renseignement bat son plein? Lorsqu?on sait que dans les relations entre Etats capitalistes, seuls les int?r?ts comptent, on se doit d??tre pr?venants. Les d?fenseurs du n?o-colonialisme chinois pr?sentent la Chine comme une alternative ? l’imp?rialisme occidental. Ils font promouvoir un discours propagandiste sous le fallacieux slogan du ?gagnant-gagnant?. S?rieusement, peut-on envisager un rapport gagnant-gagnant entre le riche et le pauvre, le fort et le faible? Nous croyons que non!?, conclut un activiste de la soci?t? civile, tr?s introduit dans les dossiers de la coop?ration Chine-Afrique.Le riche ou le fort l’emporte toujours Pour plusieurs observateurs politiques africains, les flux d’aide de P?kin vers les pays africains est un instrument de soutien ? l’?lite dirigeante corrompue. Ces financements permettent ? ce « donateur » de s’assurer un acc?s aux ressources naturelles et aux entreprises chinoises de prendre pied dans les pays b?n?ficiaires. En plus, une part croissante de l’aide se transforme g?n?ralement en pr?ts, augmentant le fardeau de la dette. Les critiques soulignent ?galement que l’aide ne profite pas toujours aux b?n?ficiaires. Elle est souvent d?tourn?e vers des int?r?ts ?go?stes. Bien que critiqu?e pour son approche li?e aux ressources naturelles, l’omnipr?sence chinoise est per?ue par les dirigeants africains comme une opportunit? de d?veloppement alors que les observateurs occidentaux estiment que cette Chine ?g?n?reuse? est un ?donateur voyou?. Il faut admettre que l’aide au d?veloppement au Cameroun est principalement fournie par l’Agence Fran?aise de D?veloppement (AFD) et l’Union Europ?enne. L’AFD intervient dans divers secteurs tels que l’agriculture, l’?ducation, la sant? et les infrastructures, avec des financements annuels d’environ 150 milliards FCFA depuis 2002. La France et l’UE sont les principaux donateurs du Cameroun. Leur assistance repr?sentante entre 5% et 10% du budget national. Cependant, des d?fis persistent, notamment la corruption et un manque de coordination entre le gouvernement et ces partenaires.Il faut repenser l’aide au d?veloppement en Afrique. C’est une urgence. Le terme ?aide?, de plus en plus p?joratif, est devenu obsol?te. L?aide dans son sens classique est d?pass?e. De plus en plus, on parle d?assistance ou de coop?ration. Il faut trouver une alternative aux mod?les d’aide traditionnels. On peut tout donner ? un peuple mais tant qu?on ne lui apprend pas produire par lui-m?me, on ne l’aide pas. Souvenons-nous de cette c?l?bre maxime de Confucius, sage chinois qui, dans ses cogitations, estimait  » qu’? me donner du poisson, apprenez-moi ? p?cher « . Ce confucianisme,

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FCFA d’Afrique centrale: ce d?bat qui sonne mais tr?buche

? en croire des sources proches de l’organisation du Sommet extraordinaire des chefs d’?tats de la Cemac du 16 d?cembre 2024 ? Yaound?, c’est l’un des points chauds ? l’ordre du jour. Depuis au moins une d?cennie, chacun des Etats de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) se replie sur des plans nationaux dont la coordination et l?ampleur globale sont des enjeux centraux. Plans de sauvetage du syst?me bancaire et financier (rendre la dette soutenable, afin de continuer ? rembourser les cr?anciers des Clubs de Paris et de Londres), plans de relance budg?taire (arr?t de la subvention des carburants, augmentation de la pression fiscale, avec l’?largissement de l’assiette et l’introduction de nouveaux imp?ts, r?duction du train de vie de l’Etat) pour ?viter que la r?cession ne se transforme en d?pression. Quel que soit leur ordre de grandeur, ces plans n’ont pas emp?ch? que le contexte ?conomique sous r?gional ne se d?grade fortement. Selon des sp?cialistes, la situation macro-?conomique des 6 pays de la Cemac est au rouge: surendettement prononc?. Un de ces ?tats ? savoir le Congo Brazzaville est en quasi cessation de paiement. Les fonctionnaires ne sont plus pay?s r?guli?rement et accumulent des arri?r?s de salaires. La Guin?e ?quatoriale est ?galement en pleine r?cession. Les autres ?tats sont aussi tr?s endett?s.Si pour certains le pire n?est pas s?r, pour d’autres le d?fi que doivent relever les pays de la Cemac est immense. D’o? la convocation en urgence d’un sommet extraordinaire des chefs d’?tats de l’espace communautaire. Les chefs d?Etats du Cameroun, Congo, Gabon, Guin?e Equatoriale, RCA et du Tchad ont rendez-vous ? Yaound? le 16 d?cembre 2024 pour un sommet extraordinaire convoqu? par les pr?sidents Paul Biya et Archange Faustin Touadera. Selon nos informations, la Banque mondiale, le Fonds mon?taire international (FMI) et la France sont ?galement parties prenantes ? cette r?union d?urgence. Celle-ci, apprend-on, a pour point central la d?t?rioration des finances publiques au sein de la Cemac. Il s?agira concr?tement de trouver des solutions aux difficult?s que rencontrent les Etats de la sous-r?gion ? s?acquitter du paiement des actifs et int?r?ts de leurs dettes. En d?cembre 2016, une r?union de m?me nature ? Yaound? avait d?j? permis d’?viter de justesse la d’?valuation du CFA d’Afrique Centrale, comme l’exigeaient les bailleurs de fonds dont la voix ?tait alors port?e par le Directeur Afrique du FMI et le Ministre des Finances de la France et aussi un pl?nipotentiaire de la BCE. En ces temps-l?, la prudence l’avait emport? sur l’autre sujet clivant du sommet, l’?ventuelle r?forme du fonctionnement du franc CFA de la zone Cemac. En novembre 2019, lors de leur derni?re r?union en pr?sentiel, les chefs d’?tat avaient mandat? la Banque des ?tats d’Afrique centrale (la BEAC, l’institut d’?mission) et la commission de la Cemac pour conduire une ? r?flexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coop?ration mon?taire avec la France ? et proposer des ? sch?mas d’?volution ?. ? en croire le magazine Jeune Afrique, le rapport confidentiel remis aux chefs d’?tat envisageait plusieurs options fortes : la cl?ture du compte d’op?rations aupr?s de la Banque de France, le rapatriement des r?serves de change aupr?s de la BEAC, un possible retrait des repr?sentants du Tr?sor fran?ais et un changement de d?nomination de la devise (abandon du franc CFA au profit du MAC, acronyme de monnaie d’Afrique centrale). Une sorte de copier-coller de la r?forme mon?taire initi?e par les pays de l’UEMOA (la zone mon?taire d’Afrique de l’Ouest, qui pr?voit prochainement le passage du CFA ? l’?co). Daniel Ona Ondo (alors pr?sident de la Comission de la Cemac), dans une interview ? RFI donn?e la veille du sommet avait m?me enfonc? le clou, en sugg?rant que les pays de la Cemac pourraient se passer de la Banque de France s’ils le d?cidaient, la garantie fran?aise de convertibilit? n’ayant pratiquement jamais jou?. Les dirigeants d’Afrique centrale ont pr?f?r? botter en touche. La question n’avait pas ?t? mentionn?e dans le communiqu? final. Ongoung Zong Bella

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Conjoncture ?conomique: la Cemac r?admise aux urgences

La rencontre qui se tiendra le 16 d?cembre 2024 permettra de trouver des solutions aux probl?mes financiers des Etats de la zone; Les chefs d?Etats du Cameroun, Congo, Gabon, Guin?e Equatoriale, RCA et du Tchad ont rendez-vous ? Yaound? le 16 d?cembre 2024 pour un sommet extraordinaire convoqu? par les pr?sidents Paul Biya et Archange Faustin Touadera. Selon nos informations, la Banque mondiale, le Fonds mon?taire international (FMI) et la France sont ?galement parties prenantes ? cette r?union d?urgence. Celle-ci, apprend-on, a pour point central la d?t?rioration des finances publiques au sein de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac). Il s?agira concr?tement de trouver des solutions aux difficult?s que rencontrent les Etats de la sous-r?gion ? s?acquitter du paiement des actifs et int?r?ts de leurs dettes. Bis repetitaLa sous-r?gion fait de nouveau face ? d?importants d?s?quilibres macro?conomiques et budg?taires. Aussi, comme en 2016, les parties prenantes aux futures assises cherchent des solutions. Ce d?autant plus que la situation ayant pr?valu pr?s de dix ans plut?t avait fait planer l?ombre d?une d?valuation mon?taire. Aussi, le 23 d?cembre 2016, les chefs d?Etats de la Cemac se sont r?unis dans un sommet extraordinaire qui avait pour but ?d?examiner la situation ?conomique et mon?taire dans la zone Cemac et d?adopter des mesures appropri?es visant ? juguler les effets n?fastes sur double choc p?trolier et s?curitaires sur les ?conomies de la sous-r?gion?, renseigne le communiqu? final desdits travaux. Lesquels ont d?bouch? ? des mesures de consolidation budg?taire dans le cadre de programmes d?ajustement sign?s avec le FMI; les r?sultats s?en sont rapidement fait ressentir. ?L?ex?cution du budget de l?Etat s?est sold?e en 2017 par un d?ficit global, base engagements dons compris de 1 347,8 milliards, en chute de 47,7%. En prenant en compte le d?ficit global, base tr?sorerie, qui est ressorti ? 1 509,1 milliards, et en y ajoutant l?amortissement de la dette ext?rieure ? hauteur de 968,4 milliards et le d?sengagement de l?Etat vis-?-vis du syst?me non bancaire de 72,3 milliards, le besoin de financement global des Etats a atteint 2 549,8 milliards. Il a ?t? enti?rement couvert par des concours ext?rieurs comprenant 252,1 milliards de dons, 2 166,8 milliards des tirages au titre des pr?ts projets et tr?sorerie, 126,4 milliards des all?gements de la dette, et des concours bancaires ? hauteur de 4,6 milliards?, pouvait alors indiquer la Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac) dans son rapport du Comit? de politique mon?taire du 21 mars 2018. Une position que confortera un an plus tard le pr?sident Paul Biya ? l?occasion d?une rencontre avec ses homologues. ?Nous constatons que la situation ?conomique de notre sous-r?gion tend ? s?am?liorer substantiellement. Le taux de croissance sous r?gional s?est situ? ? 1,8% en 2018. L?inflation se trouve en dessous de 3%; les d?ficits budg?taires et ext?rieurs sont sensiblement r?duits; la dette publique se situe ? pr?s de 50% du Produit Int?rieur Brut pour l?ensemble de la Communaut?; les r?serves de change de l?espace Cemac s??tablissent ? pr?sent ? plus de trois mois d?importations, ?cartant ainsi le risque d?ajustement mon?taire?. ConjonctureLa situation connait cependant des niveaux de d?gradation. Notamment depuis 2020, du fait de l?incidence de la crise sanitaire de Covid-19. Ainsi, en 2021, un nouveau sommet extraordinaire est organis? aux fins de de trouver des solutions compl?mentaires. Et bien que la situation connaisse des am?liorations, les ?conomies de la Cemac n?ont pas retrouv? les niveaux d?avant Covid-19. La croissance ?conomique est retomb?e ? 1,7% en 2023 contre 3,1% en 2022. L?inflation, en hausse depuis fin 2021, a commenc? ? fl?chir au second semestre 2023. Elle est de 4,7% contre 6,3% un an plus t?t. Ce tableau partiel de la Banque mondiale est compl?t? par une hausse des d?penses publiques face ? un espace budg?taire qui s?amenuise. ?Les d?penses totales dans la Cemac ont augment? pour atteindre une moyenne de 20,1 pour cent du PIB en 2023 contre 18,3 pour cent en 2022, et l?exc?dent budg?taire a diminu? ? 1,1 pour cent du PIB contre 2,9 pour cent pendant cette p?riode. La dette publique moyenne dans la r?gion a augment? pour atteindre 52,8 pour cent du PIB en 2023, contre 51,5 pour cent en 2022. La R?publique du Congo est le pays o? les pressions pour r?duire le ratio dette/ PIB sont les plus fortes; ce ratio aurait atteint 96,0 pour cent en 2023. Le ratio dette/PIB du Gabon (70,5 pour cent) ?tait juste au-dessus du crit?re de convergence de la dette de la CEMAC qui est de 70,0 pour cent du PIB?, r?v?le l?institution dans son barom?tre ?conomique de mai. Le pire n?est cependant pas atteint car selon des projections, les niveaux d?endettement pourraient augmenter courant 2025; et ce, quoiqu?un bon nombre de pays, ? l?instar du Congo, se soient d?j? retrouv?s dans l?incapacit? ? honorer des ?ch?ances de r?glement du service de la dette. Louise Nsana

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Congo-Brazzaville : ?laboration en cours d’un de plan de vaccination contre le Mpox

Des experts multisectoriels en mati?re de sant? ont approuv? dimanche, au terme d’un atelier soutenu par le Programme des Nations Unies pour le d?veloppement et d’autres partenaires financiers, un projet de plan national de d?ploiement de vaccination contre l’?pid?mie du Mpox. Ce plan en attente de validation int?gre la strat?gie d’intervention sanitaire qui ob?it ? certaines variables telles que l’?ge des personnes ? vacciner et les zones touch?es par le Mpox, notamment les d?partements de la Likouala, de la Cuvette, des Plateaux, de Brazzaville et de Pointe-Noire. Selon le m?decin colonel Gilbert Aristide Nianga, le coordonnateur technique du Centre des op?rations d’urgence, la zone la plus touch?e au Congo est le d?partement de la Likouala, un corridor fluvial qui partage plus de 1.200 km de fronti?re avec la R?publique D?mocratique du Congo qui constitue l’un des ?picentres du Mpox dans le monde. « Il y a aussi d’autres points d’entr?es o? les mouvements des populations sont assez accrus. Il est ?vident que ses axes doivent ?tre consid?r?s comme ?tant parmi les variables ? prendre en ligne de compte », a-t-il pr?cis?. D’apr?s les experts, le vaccin, une fois la probl?matique approuv?e, est administr? sur la base d’un sch?ma ? deux doses, la premi?re ?tant inject?e sur un intervalle de 28 jours avant la seconde. « Ce qui est rassurant, c’est que d?s que la personne re?oit la premi?re dose, la personne vaccin?e dispose d’une couverture vaccinale estim?e ? une proportion de pr?s de 65% », a fait savoir Gilbert Aristide Nianga. Pour le minist?re de la Sant? et de la population l’objectif que se fixe pays ? travers ce plan de vaccination est de standardiser le support qui lui permettra de cr?er les conditions de l’immunit? collective de la population face ? l’?pid?mie de Mpox. La R?publique du Congo avait officiellement d?clar? la pr?sence du Mpox le 23 avril dernier. A la date du 26 ao?t, 21 cas confirm?s de Mpox avaient ?t? recens?s par le ministre de la Sant?, Gilbert Mokoki. « Depuis le d?but de l’ann?e, nous avons enregistr? 158 cas suspects de Mpox. Les cas confirm?s, nous en avons 21 », a-t-il d?clar?, pr?cisant ?galement que la maladie touche cinq des 15 d?partements du pays. Selon le ministre, la situation de l’?pid?mie de Mpox n’est pas alarmante au Congo, mais il a appel? les habitants ? observer les mesures pr?ventives, notamment le lavage r?gulier des mains. BRAZZAVILLE, 9 d?cembre (Xinhua)

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Tchad : retrait partiel des avions de chasse de l’arm?e fran?aise

L’?tat-major g?n?ral des arm?es du Tchad a annonc? mardi le retrait partiel des avions de chasse de l’arm?e fran?aise bas?s ? N’Djamena, la capitale du pays. Dans un communiqu? sign? par le porte-parole de l’arm?e tchadienne, Chanane Issakha Acheikh, le d?but du retrait a eu lieu mardi avec le d?part d’une partie des avions de chasse apr?s la d?cision de d?nonciation des accords de coop?ration avec la France. L’opinion sera inform?e de toutes les s?quences de ce retrait, jusqu’au d?part d?finitif des forces fran?aises, lit-on. Le ministre des Affaires ?trang?res Abderaman Koulamallah avait annonc? le 28 novembre la fin de l’accord de coop?ration en mati?re de s?curit? et de d?fense avec la France. Le pr?sident Mahamat Idriss D?by, qui a confirm? cette d?cision le 1er d?cembre, a indiqu? que son gouvernement avait re?u pour instruction de prendre contact avec la partie fran?aise pour sa mise en ?uvre N’DJAMENA, 10 d?cembre (Xinhua)

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La RDC se transformera en « hub de la cr?ativit? » gr?ce ? sa coop?ration avec la Chine

La R?publique d?mocratique du Congo (RDC) se transformera en « un hub r?gional de la cr?ativit? » gr?ce au Centre culturel et des arts d’Afrique centrale, un don du gouvernement chinois, a salu? mercredi le pr?sident de la RDC, F?lix Tshisekedi. Ce projet, « gr?ce ? notre coop?ration avec la Chine, positionne notre pays comme un hub r?gional de la cr?ativit? », a affirm? le pr?sident congolais dans son discours sur l’Etat de la nation devant les deux chambres du Parlement r?unies en Congr?s. Ce centre, dont le pr?sident congolais avait pos? la premi?re pierre en 2019, constitue un espace « d?di? ? l’expression, ? la formation, ? l’innovation et aux ?changes entre cr?ateurs » de la sous-r?gion et du continent africain, a-t-il soulign?. La structure principale est le centre culturel qui comprend un grand th??tre d’une capacit? de 2.000 places et un autre plus petit de 800 places. De plus, l’Institut national des arts (INA), o? des g?n?rations de musiciens et d’artistes congolais ont ?t? form?s, y d?m?nagera pour accueillir environ 2.000 ?tudiants nationaux et ?trangers. M. Tshisekedi a ?galement qualifi? sa participation au Sommet du Forum sur la coop?ration sino-africaine (FCSA), tenu en septembre dernier ? Beijing, d’une des « avanc?es diplomatiques majeures » en 2024, au cours duquel les deux pays ont sign? de nombreux accords, touchant notamment les infrastructures, l’?nergie et les mines. Le pr?sident congolais a ?num?r? de nombreux projets d’infrastructure construits par les entreprises chinoises, notamment les rocades de Kinshasa, dont les travaux ont ?t? lanc?s symboliquement en juin dernier par lui, ce qui contribue au r?tablissement des principales liaisons routi?res de la RDC KINSHASA, 11 d?cembre (Xinhua)

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Saralees Nadarajah ?En Afrique, les statistiques ne sont pas suffisamment utilis?es pour les prises de d?cisions?

Comment vous sentez-vous dans ce pays?Le Cameroun est tr?s sympathique. Je veux dire, les gens au Cameroun sont tr?s sympathiques, comme c?est g?n?ralement le cas en Afrique. Je veux dire, les gens en Afrique sont g?n?ralement tr?s amicaux. Et la m?t?o ici au Cameroun est tr?s bonne, bien meilleure qu?au Royaume-Uni.Je suis ici parce que j’ai donn? une conf?rence hier pour inciter les jeunes ? faire de la recherche. Donc inspirer la jeune g?n?ration ? contribuer ? la recherche en statistique comme moyen de d?veloppement, de son propre d?veloppement, ainsi que du d?veloppement des communaut?s au Cameroun et du d?veloppement du pays tout entier. Cela me passionne donc et j?ai envie de travailler avec la jeune g?n?ration dans toute l?Afrique, pas seulement au Cameroun. Actuellement, comme je l?ai expliqu? pendant la conf?rence, je travaille avec environ 30 pays africains, sur les 54 au total. Je veux donc travailler avec eux pour le reste de ma vie et les inciter ? publier des articles, ? contribuer ? la recherche en statistiques, ? contribuer aux applications des statistiques aux probl?mes de l’Afrique, comme par exemple les inondations ou les s?cheresses ou ? d’autres probl?mes comme le paludisme, la transmission du paludisme, du cancer, ou de la transmission du VIH. Et ce sont des probl?mes importants en Afrique. Ce sont des probl?mes importants en Afrique, et les statistiques peuvent ?tre utilis?es pour les mod?liser. Voil? donc quelques-uns des probl?mes sur lesquels je travaille avec la jeune g?n?ration en Afrique. Quel regard portez-vous en tant que pr?sident du Comit? Scientifique sur le d?roulement du colloque qui s?ach?ve?Cette conf?rence se d?roule bien. J’ai ?cout? certaines conf?rences sur les statistiques math?matiques. Il y a beaucoup de gens, des gens vraiment talentueux, qui donnent des conf?rences sur divers aspects des statistiques math?matiques, ce qui montre leur talent. Il y a eu beaucoup de questions aux intervenants sur le travail qu’ils pr?sentaient. Cela montre que tout le monde, y compris ceux qui ?taient ici, veut apprendre et contribuer aux statistiques. Il y a aussi beaucoup d’?tudiants qui sont venus me voir, ont pris des photos avec moi et m’ont parl? des domaines possibles dans lesquels ils voulaient travailler. Et je leur ai dit que je serais heureux de travailler avec eux, quel que soit le domaine des statistiques ou de l’?conomie qu’ils souhaitent se lancer. De toutes les interventions enregistr?es lors de ce colloque, lesquelles vous ont marqu?es?Non, toutes ces discussions ?taient tr?s int?ressantes. Je veux dire, j’ai vraiment aim? toutes les discussions. Je n’ai pas eu de discussion particuli?re que j’ai plus ou moins aim?e, je pense que toutes les discussions ?taient tr?s bonnes. Ils ?taient tous tr?s bons et les gens pr?sentaient leurs conclusions et j’ai ?t? vraiment impressionn? par toutes les conf?rences. Et ils font leurs recherches, sous beaucoup de pression, parce que beaucoup de chercheurs ici ont une charge d’enseignement ?lev?e et ont des responsabilit?s familiales. Ils ont dit qu?Internet est un probl?me, Internet n?est pas tr?s puissant ici et l’?lectricit? n’est pas toujours l? non plus. Donc, dans ces conditions difficiles, les gens parviennent ? faire de la recherche et je pense que la qualit? de la recherche ?tait bonne, ? mon avis. Le Cameroun se d?marque encore par la faible utilisation des donn?es statistiques pour la prise des d?cisions et cela impacte la conduite des projets. En avez-vous connaissance et avez-vous v?cu des situations similaires dans d?autres pays o? vous ?tes all??Je sais qu’en Afrique, les statistiques ne sont pas beaucoup utilis?es pour la prise de d?cision. Je sais que non seulement au Cameroun, mais aussi dans d’autres pays africains, ce n’est pas tr?s utilis?. C’est donc ce que j’essaie de changer. J’essaie de travailler avec la jeune g?n?ration en Afrique sur les probl?mes pratiques qui touchent les pays, et quelle que soit la conclusion ? laquelle nous arriverons, cela peut ?ventuellement contribuer ? certaines d?cisions des gouvernements. Je pense donc que c’est ce que j’ai dit hier, ? savoir que la jeune g?n?ration doit prendre les devants. Je suis heureux de les soutenir 24 heures sur 24, quels que soient les r?sultats que nous obtenons. Il y a tellement de donn?es en Afrique. Il y a tellement de donn?es disponibles sur une vari?t? de domaines et vous ne devriez pas laisser d’autres personnes venir vous prendre les donn?es. Il y a beaucoup d?Europ?ens, d?Am?ricains, de Canadiens, d?Australiens qui viennent en Afrique et r?cup?rent les donn?es, puis ils publient des articles de leur propre chef, sans Africains parmi les auteurs. Cela n?apporte rien au continent africain. Cela ne fait que les aider, car cela les aide peut-?tre ? ?tre promus ? des grades plus ?lev?s. Mais je veux que les jeunes, la jeune g?n?ration d’ici, s’approprient les donn?es et utilisent leurs comp?tences et en fonction des r?sultats, ils peuvent parler aux autorit?s gouvernementales pour modifier leurs d?cisions. Je pense que c’est une question tr?s importante de votre part, monsieur. Il est tr?s important que, quelle que soit la conclusion ? laquelle nous arrivons, elle doit apporter des changements dans la prise de d?cision. Donc, je veux dire, c’est ce que je veux voir, je veux voir ? l’avenir, que les changements soient ?tablis d’une mani?re ou d’une autre par les autorit?s gouvernementales. L’Afrique a la population la plus jeune du monde. C’est le continent le plus jeune en termes d’?ge. Il y a donc tellement de potentiel pour ces jeunes d?appliquer leurs connaissances ? une vari?t? de domaines. Et les r?sultats peuvent ?tre formidables et contribuer au d?veloppement du pays dans son ensemble et au d?veloppement de tout le continent. Au lieu de d?pendre de l’aide ?trang?re de l’Europe ou de l’Am?rique, vous savez, nous attendons d’eux qu’ils nous nourrissent. Non, ce n’est pas le genre de choses dont nous avons besoin, je veux dire, nous avons assez de potentiel. Nous avons suffisamment de potentiel pour rendre notre pays grand et rendre l’Afrique grande. Nous ne devrions pas d?pendre de l’ext?rieur. Nous ne devrions pas d?pendre de l’ext?rieur pour nous apporter

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ISSEA: une ?cole quarantenaire en f?te

A l?aube des festivit?s de ses 40 ans, une conf?rence de presse s?est tenue dans ses locaux le 22 novembre 2024. Le th?me retenu pour ce 40eme anniversaire est ?ISSEA, 40 ans au service de l?int?gration sous-r?gionale ? travers la formation et la recherche en statistique et en ?conomie appliqu?e?. L?ISSEA organise du 2 au 6 d?cembre 2024 ? l?h?tel Mont Febe un colloque international sur la promotion de la statistique appliqu?e pour la prise de d?cision et le d?veloppement en Afrique CIPSA?2024. Ce colloque r?unira des experts scientifiques de renomm?e mondiale, des d?cideurs politiques et des repr?sentants du secteur priv?, ? l?effet d??changer sur l?importance des statistiques dans le processus d?cisionnel pour un d?veloppement durable en Afrique. P?le d?excellenceL?ISSEA est aujourd?hui l?un des principaux centres d?excellence pour la formation statistique en Afrique, servant ? renforcer les capacit?s techniques pour le d?veloppement ?conomique et social du continent. A retenir du propos de circonstance du patron de l?ISSEA, Dr Marcel Opoumba: ?c?est avec plaisir et une grande fiert? que je vous accueille aujourd?hui en ces lieux ? l?aube d?un ?v?nement historique de notre institution ; l?Institut sous-r?gional de statistiques et d??conomie Appliqu?e (ISSEA) qui c?l?bre cette ann?e son 40eme anniversaire ; un jalon marquant son engagement pour la formation et le d?veloppement?. A en croire le patron de l?institut de formation, ?pour entrer ? l?ISSEA, il faut non seulement avoir une t?te bien faite, mais aussi bien pleine ; l?on n?y entre par hasard, mais parce que nous sommes excellents et nous avons de la valeur?. L?Institut sous r?gional de statistiques et d??conomie appliqu?e c?l?bre son quarantenaire. Cr??e le 19 d?cembre 1984, par un acte additionnel de la conf?rence des chefs d?Etat de l?Union douani?re des Etats de l?Afrique centrale (UDEAC), aujourd?hui CEMAC, l?ISSEA est une institution sp?cialis?e avec pour missions: la formation initiale, la formation continue et la recherche appliqu?e. Au cours des quatre derni?res d?cennies, l?ISSEA a jou? un r?le crucial dans la formation des statisticiens et dans le domaine de la recherche appliqu?e, tant pour les pays membres de la CEMAC que pour l?ensemble du continent africain. Louise Nsana

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