Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Le sommet pour la paix dans l’est de la RDC annul?, tensions exacerb?es sur le terrain

Le sommet de la paix pr?vu dimanche pour r?soudre les conflits dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC) a ?t? annul? ? la derni?re minute, alors que les affrontements se poursuivent, alarmants, entre forces arm?es et rebelles, malgr? un cessez-le-feu fragile. ACCORD DE PAIX AVORTE Le pr?sident angolais Joao Louren?o devait accueillir dimanche ? Luanda le pr?sident congolais F?lix Tshisekedi et le pr?sident rwandais Paul Kagame pour signer un accord visant ? apaiser les tensions dans l’est de la RDC. Ce sommet s’inscrivait dans le cadre du « processus de Luanda », une initiative de paix lanc?e en 2022 et soutenue par l’Union africaine, visant ? acc?l?rer les efforts de stabilisation r?gionale. M. Tshisekedi est arriv? dimanche matin ? Luanda pour le sommet, o? il a rencontr? M. Louren?o ainsi que l’ancien pr?sident k?nyan Uhuru Kenyatta, m?diateur du « processus de Nairobi », un m?canisme parall?le conduit par la Communaut? de l’Afrique de l’Est (CAE). Cependant, M. Kagame n’a pas embarqu? pour Luanda et s’est retir? du sommet. « L’accord ?tait n?goci? ? 99% », a d?clar? Tete Antonio, ministre angolais des Affaires ?trang?res, apr?s l’annulation de derni?re minute. « Une des parties a demand? le report du sommet jusqu’? ce qu’un langage commun soit trouv? ». BLOCAGE DES NEGOCIATIONS L’avortement de cet accord de paix d?coule d’un blocage dans les n?gociations, la RDC et le Rwanda ayant pr?sent? des versions divergentes de la situation. Selon le minist?re rwandais des Affaires ?trang?res, la r?union minist?rielle de samedi ? Luanda n’a pas permis de parvenir ? un consensus concernant l’engagement ? un dialogue direct entre Kinshasa et le groupe rebelle du Mouvement du 23 mars (M23). « La RDC avait accept? le principe d’un dialogue avec le M23, avant de surprendre par un refus ? la veille du sommet », a not? Olivier Nduhungirehe, ministre des Affaires ?trang?res du Rwanda. L’est de la RDC reste instable en raison des avanc?es du M23, qui contr?le de vastes territoires. Le gouvernement congolais accuse le Rwanda de soutenir militairement le M23. Le Rwanda, tout en niant tout lien avec le M23, accuse les forces arm?es de la RDC de collaborer avec les forces rebelles rwandaises des Forces d?mocratiques de lib?ration du Rwanda (FDLR), dont les membres sont tenus responsables du g?nocide de 1994 au Rwanda. Selon Kinshasa, la r?union minist?rielle s’est termin?e dans une « impasse » apr?s que le Rwanda a impos? une condition de derni?re minute, exigeant un dialogue direct avec le M23 avant la signature de tout accord. « Si le groupe M23 veut avoir un espoir en terme d’une possibilit? d’exprimer ses griefs et ses pr?occupations, cela se fera uniquement dans le cadre du processus de Nairobi », a d?clar? dimanche soir la ministre congolaise des Affaires ?trang?res, Th?r?se Kayikwamba Wagner. TENSIONS EXACERBEES Dimanche, jour o? devait se tenir le sommet de la paix, les rebelles du M23 ont pris, selon les m?dias locaux, le contr?le de Matembe, une localit? strat?gique du territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu (est). Cette avanc?e menace d’une progression vers les provinces voisines d’Ituri et de Tshopo. Un accord de cessez-le-feu avait ?t? instaur? le 4 ao?t dans le cadre du processus de paix de Luanda. Cependant, les affrontements entre l’arm?e congolaise et le M23 se sont intensifi?s depuis fin octobre. Le M23, qui n’a pas sign? l’accord, continue d’?tendre son contr?le territorial. Le M23 « a consolid? son occupation civile et militaire au Nord-Kivu. Aujourd’hui, il contr?le un espace deux fois plus grand que celui occup? en 2012 », s’est alarm?e lundi dernier Bintou Ke?ta, repr?sentante sp?ciale du secr?taire g?n?ral des Nations Unies pour la RDC, devant le Conseil de s?curit? de l’ONU. Le M23, cr?? ? la suite de la guerre du Kivu, est un groupe d’anciens rebelles du Congr?s national pour la d?fense du peuple (CNDP) r?int?gr?s dans l’arm?e nationale ? la suite d’un accord de paix sign? le 23 mars 2009 avec le gouvernement de Kinshasa. Lors de son discours sur l’?tat de la nation mercredi dernier devant les deux chambres du Parlement, le pr?sident congolais F?lix Tshisekedi a d?nonc? l’occupation de plusieurs agglom?rations par les rebelles du M23, laquelle a occasionn? un d?placement de millions de personnes suite aux hostilit?s en cours dans cette partie du pays. Selon les Nations Unies, pr?s de 6,4 millions de personnes sont actuellement d?plac?es en raison de conflits arm?s et de catastrophes naturelles en RDC KINSHASA/LUANDA, 16 d?cembre (Xinhua)

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Cameroun : le premier festival culturel ? Buea apporte la joie et l’espoir ? la r?gion du Sud-Ouest

Buea, chef-lieu de la r?gion camerounaise du Sud-Ouest, a repris sa vie le week-end dernier avec des habitants hypnotis?s par le battement des tambours entrelac?s avec des m?lodies d?licates lors d’un festival culturel visant ? c?l?brer la culture locale et ? promouvoir la paix. Ce fut un r?pit bienvenu dans la r?gion o? un conflit arm? s?paratiste avait mis un frein ? toutes les activit?s culturelles. Depuis 2017, des s?paratistes affrontent les forces gouvernementales dans les r?gions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest dans le but de cr?er une nation ind?pendante. Le festival, organis? sur le th?me « Paix, renouveau culturel, coh?sion sociale et promotion des investissements » par la Conf?rence des chefs traditionnels du Sud-ouest (SWECC), a ?t? le premier du genre dans cette r?gion toujours aux prises avec le conflit s?paratiste. La paix et la s?curit? ont ?t? les principaux sujets abord?s par les personnes qui se sont adress?es aux participants sur la place de Bongo, o? se sont d?roul?es les activit?s. « Pendant tr?s longtemps, cette place n’a pas ?t? aussi vivante que ce dont nous sommes t?moins aujourd’hui », a salu? Pauline Egbe Nalova Lyonga, ministre de l’Enseignement secondaire, qui repr?sentait le Premier ministre du pays ? l’occasion de cet ?v?nement de trois jours. « Il y a quelques ann?es, il n’?tait pas possible de se r?unir pour un festival culturel. Si nous pouvons nous r?unir ici aujourd’hui, c’est parce que certains Camerounais ont mis leur vie en jeu pour assurer la paix et l’unit? de notre pays », a d?clar? Moses Obenofunde, pr?sident de la SWECC, exhortant les rebelles « qui protestent encore ? d?poser les armes et ? se joindre ? nous dans la t?che de construction de la nation ». Les habitants ont confi? ? Xinhua qu’ils trouvaient toujours de la joie et un sens ? leurs traditions et ? leur culture, qui ont ?t? affect?es par des ann?es de violence. Pour eux, le Festival culturel du Sud-Ouest est plus qu’un simple festival, c’est un mode de vie qui c?l?bre leur h?ritage et leur r?silience. « Apr?s plusieurs ann?es de violence et de mort, ce festival est vraiment une exp?rience passionnante pour moi. Je suis heureux d’y avoir non seulement assist?, mais aussi d’y avoir particip? », a d?clar? Jude Ebot, 55 ans, membre respect? d’une troupe de mascarades qui a pr?sent? un spectacle attrayant lors de l’?v?nement. Le festival a pr?sent? un large ?ventail de danses traditionnelles, d’objets, de folklore et de gastronomie, mettant ainsi en lumi?re la diversit? du patrimoine de la r?gion. En coulisses, certains artistes se sont m?ticuleusement maquill?s et ont rev?tu des costumes ?labor?s, soulignant ainsi la pr?paration n?cessaire ? ces traditions s?culaires. Ils se sont ensuite produits ? tour de r?le devant des dignitaires, des chefs traditionnels et des centaines de curieux. Pour la plupart des participants, la danse sur ?chasses repr?sente un rituel culturel vital, mais myst?rieux de la r?gion. Ils ont regard? avec admiration, puisque les danseurs sur ?chasses, qui mesuraient plus de 2,44 m?tres de haut, ont pr?sent? un spectacle ? la fois rituel, acrobatique et tr?s amusant. De nombreuses femmes, v?tues de costumes tribaux, ont chant? et dans?, perp?tuant des coutumes transmises de g?n?ration en g?n?ration. Certains de ces groupes, souvent secrets, ont utilis? des masques et des costumes ?labor?s pour des repr?sentations combinant danse, musique et th??tre. Les rituels sont cens?s canaliser les esprits ou les anc?tres lors d’occasions importantes. « Ces rituels prot?gent nos familles, ?loignent les maladies, la violence ou tout autre mal de nos villages et portent chance », a indiqu? Jude Ebot ? Xinhua. Des habitants de diff?rentes parties de la r?gion ont dit esp?rer que les nouveaux efforts en faveur de la paix garantiront la stabilit? du pays. « Mon seul r?ve est de vivre dans la paix et l’harmonie et je souhaite que la nouvelle ann?e 2025 apporte bonheur et stabilit? au pays et ? mes compatriotes », a d?clar? Victor Mafany, venu assister ? un spectacle de danseurs traditionnels. Josephine Enow, 35 ans, une autre r?sidente, a d?clar? qu’elle ?tait fatigu?e de la guerre et de la violence et qu’elle voulait voir la paix dans sa vie et le d?veloppement de son pays. « Nous appelons le gouvernement et les combattants s?paratistes ? dialoguer, ? mettre fin ? la violence et ? faire de l’ann?e prochaine une ann?e de paix pour les Camerounais », a-t-elle ajout?. Lorsque le festival s’est achev? dimanche, aucune attaque arm?e n’avait ?t? signal?e, contrairement ? ce que craignaient les habitants, ce qui montre clairement que les gens aiment leur culture et veulent d?sesp?r?ment la paix, a estim? M. Obenofunde.

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Tout ?a pour ?a?

C’est l’impression globale qui ressort du d?ploiement, ces derniers temps, de deux couleurs vives dans les rues et les cerveaux des Camerounais. Oui, ces derniers temps, deux op?rateurs de t?l?phonie mobile cheminent en parall?le. L?un d?eux s?est donn? 13 semaines pour transformer ses abonn?s. L?autre travaille ? offrir aux siens un grand air de f?te qui les fera sourire en cette fin d?ann?e. A travers des images qui m?lent insolence, indiscr?tion et bonne humeur, ces op?rateurs arrachent le passant de ses pr?occupations quotidiennes et le transportent dans un monde de r?ve. Avec eux, une vague de pub, aussi brillante dans le concept qu’agressive dans l’expression est en train d?assommer les citoyens. Voil? qui fait pressentir que ces deux op?rateurs convergent vers un m?me objectif, m?me si rien ne le laissait pr?sager au d?part. En tout cas, le chass?-crois? est appr?ciable. Slogans racoleurs, effets de mode, matraquage permanent ? l?aide de spots vides de sens et rediffus?s ? l’envi?Tout est mis en ?uvre. Cette dimension plastique de l?expression publicitaire est encore plus forte dans le cas des messages t?l?vis?s, qui sont compos?s d?une multiplicit? de sch?mas narratifs possibles ? partir des m?mes plans et sons utilis?s. A bien des ?gards, l?ensemble traduit toute la d?mesure de multinationales confront?es ? l’explosion de leurs chiffres respectifs, dans un contexte de pauvret? mat?rielle et intellectuelle. En mobilisant des arguments tels que la ?libert? de choix? et la ?libert? d?expression? aupr?s d?un public qui appr?cie davantage l?image et qui voit dans les gadgets propos?s les meilleurs porte-parole de la ?sinc?rit?? des op?rateurs de t?l?phonie mobile, ces derniers sont parvenus, d?une part, ? emp?cher leurs abonn?s de reconna?tre facilement les messages inacceptables et, d?autre part, ? asseoir leurs campagnes publicitaires et ? augmenter leur efficacit?.De ce point de vue, et malgr? les sourires que provoque l?emphase na?ve et d?su?te de ces publicit?s, il n?est pas s?r que les millions de consommateurs y gagnent vraiment. Car, au vrai, comme des charlatans, ces op?rateurs savent admirablement n?gocier le tournant de la consommation et de la communication de masse. Ce qu?ils mettent en acc?s le plus imm?diat du grand public est totalement biais?, fauss?, voire purement mensonger. Les exemples abondent, puis?s dans les campagnes ant?rieures pilot?es par les m?mes op?rateurs et docilement relay?es par des m?dias locaux qui ne se posent aucune question, mais qui se pr?tent avec entrain ? un processus d?appauvrissement des citoyens. Or, les pratiques actuelles en mati?re d?am?lioration de la qualit? du service demeurent ex?crables. Les niveaux de satisfaction des citoyens sont toujours jet?s aux oubliettes. Dans une esp?ce de gazouillis install? entre amusement, consternation et droit, on ne sait pas toujours qui tient le manche des d?cisions, et dans quel calendrier raisonnable. Et le d?plorer n?est pas une plainte mais bien le signal que le mal est profond. C?est une r?alit? que nul ne peut nier et que les op?rateurs de t?l?phonie mobile tardent ? traiter comme une probl?matique s?rieuse en se donnant des moyens massifs pour la r?gler. Et l?, on est en droit de craindre qu?entre les excuses (sinc?res ou d?usage) souvent pr?sent?es et les postures grandiloquentes de leurs campagnes publicitaires, c?est bien du charlatanisme qu?il s?agit. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Monnaie commune de l?Afrique centrale et nouvelle coop?ration avec la France

Leurs Excellences, Messieurs Paul Biya, Pr?sident de la R?publique du Cameroun; Faustin Archange Touadera, Pr?sident de la R?publique Centrafricaine; Denis Sassou Nguesso, Pr?sident de la R?publique du Congo; Ali Bongo Ondimba, Pr?sident de la R?publique Gabonaise; Obiang Nguema Mbasogo, Pr?sident de la R?publique de Guin?e Equatoriale et Mahamat Idriss Deby, Pr?sident du Conseil militaire de transition, Pr?sident de la R?publique du Tchad. Vous avez d?fini ? Yaound?, le 22 novembre 2019, les termes de r?f?rence suivants concernant la monnaie commune de l?Afrique centrale et la coop?ration avec la France: ?Examinant sp?cifiquement la question mon?taire, les chefs d?Etat et de Gouvernement ont r?affirm? leur volont? de disposer d?une monnaie commune stable et forte. Concernant particuli?rement la coop?ration mon?taire avec la France, portant sur le franc CFA, ils ont d?cid? d?engager une r?flexion approfondie sur les conditions et le cadre d?une nouvelle coop?ration. A cet effet, ils ont charg? la Commission de la CEMAC et la BEAC de proposer, dans les d?lais raisonnables, un sch?ma appropri?, conduisant ? l??volution de la monnaie commune.?Nous avions esp?r? que la Commission de la CEMAC et la BEAC impliqueraient les parties int?ress?es dans le cadre d?une consultation publique d?di?e ? cette r?flexion sur les conditions et le cadre d?une nouvelle coop?ration avec la France. N?ayant rien vu arriver de tel ? ce jour, nous avons l?honneur de vous adresser notre contribution y relative. Elle s?articule en trois (3) points: (i) le bilan de la coop?ration mon?taire entre les Etats de la CEMAC et la France; (ii) l??valuation de l?opportunit? d?une nouvelle coop?ration mon?taire avec la France et (iii) le sch?ma appropri? pour une monnaie commune stable et cr?dible pour l?Afrique centrale. Bilan de la coop?ration mon?taire entre les Etats de la CEMAC et la France1.1. Dispositif mon?taire mise en place: de la BCEAEC ? la BEACCr?? par d?cret n? 55-104 du 20 janvier 1955, l?Institut d??mission de l?Afrique Equatoriale Fran?aise et du Cameroun a pris la d?nomination de la Banque Centrale des Etats de l?Afrique Equatoriale et du Cameroun (BCEAEC) par ordonnance n? 59-492 du 4 avril 1959 avec son si?ge fix? ? Paris. Quatre (4) principes organiques et fonctionnels avaient ?t? instaur?s pour son contr?le absolu par la France: (i) la parit? fixe entre le franc ?mis par la Banque de France et le franc CFA ?mis par la BCEAEC; (ii) la convertibilit? illimit?e ? parit? fixe entre le franc et le franc CFA; (iii) la libre transf?rabilit? de capitaux au sein de l?ensemble constitu? de la France et les pays de la BCEAEC; et (iv) l?obligation de centraliser les 100% des avoirs en or et des r?serves de change ? Paris, d?o? la cr?ation pour les besoins de la cause du compte d?op?rations (compte sp?cial du tr?sor fran?ais) tenus par la Banque de France. Malgr? les ind?pendances en 1960, la France a man?uvr? pour maintenir le statu quo concernant la BCEAEC ? travers divers accords bilat?raux de coop?rations sign?s la m?me ann?e (RCA, Congo, Tchad le 15 ao?t 1960, Gabon le 17 ao?t 1960, le Cameroun le 13 novembre 1960). La BCEAEC vit alors son si?ge maintenu ? Paris tout en restant sous la gestion et la gouvernance des Fran?ais. Le 23 novembre 1972, une nouvelle convention de coop?ration mon?taire fut sign?e entre la France et les pays de la BCEAEC devenant ainsi la BEAC. Les quatre (4) principes organiques et fonctionnels n?ont pas chang?. Seule l?obligation de d?poser des r?serves de change au tr?sor fran?ais ? Paris est all?g?e de 100% ? 65% et plus r?cemment ? 50%. Le si?ge de la BEAC ne sera effectivement transf?r? et install? ? Yaound? que le 1er janvier 1977. Le premier gouverneur africain de la BEAC ne sera nomm? qu?en mars 1978. La d?valuation du franc CFA de 50% par rapport au franc fran?ais a ?t? d?cid?e le 11 janvier 1994 par la France. Le remplacement du franc fran?ais par l?euro a ?t? d?cid? le 23 novembre 1998 par le Conseil de l?Union Europ?enne avec entr?e en vigueur le 1er janvier 1999. 1.2. Performance du dispositif mon?taire de la BCEAEC/BEAC de 1960 ? 2020Le tableau ci-apr?s donne les principales statistiques de performances mon?taires de la BCEAEC devenue BEAC de 1958 ? 2020. Deux (2) indicateurs nous permettent d??valuer ais?ment la performance de cette banque centrale. Premi?rement, la masse mon?taire en pourcentage du PIB, qui est pass?e de 14,5% en 1965 ? seulement 26,9% en 2020 contre une moyenne en Afrique subsaharienne de 38,7% en 2020 alors que la norme de bonne performance est ? 100% du PIB. Deuxi?mement, le cr?dit ? l??conomie en pourcentage du PIB qui est pass? de 15,6% en 1965 a seulement 16,4% en 2020 contre une moyenne en Afrique subsaharienne de 24,8% en 2020 alors que la norme est ? un minimum de 100% du PIB.De plus, suivant la base de donn?es FINDEX de la Banque Mondiale (accessible en ligne ? https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/29510), le taux de bancarisation ou d?inclusion financi?re (mesur? par le pourcentage de la population de plus de 15 ans ayant obtenu un cr?dit aupr?s d?une institution financi?re) se situe en 2017 entre 3% (plus bas en RCA et au Tchad) et 7% (plus haut au Cameroun) avec 4% au Congo et 5% au Gabon. Or, la norme de bonne performance est ? 100%. 1.3. Abus d?ing?rence et actifs financiers d?tourn?s par la FranceOutre les avoirs ext?rieurs captur?s abusivement par la France (de 100% en 1959 ? 50% aujourd?hui sans justification intelligible) ? travers le m?canisme des d?p?ts obligatoires dans le compte d?op?rations aupr?s du tr?sor fran?ais, l?analyse des bilans de l?institut d??mission de l?Afrique Equatoriale Fran?aise et du Cameroun et de la BCEAEC/BEAC r?v?le l?inexistence des avoirs en or de 1955 ? 1977. Mais, l?encaisse-or apparait ?miraculeusement? en 1978 pour 2,3 milliards de FCFA dans le bilan de la BEAC. Pourtant, les bilans des autres Banques Centrales de la Zone Franc (hors BCEAO) notamment la Banque d?Alg?rie, la Banque Centrale de Tunisie et la Banque d?Etat du Maroc affichent clairement et syst?matiquement le poste bilanciel d?encaisse-or pendant la m?me

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? Yaound?? un Conseil des ministres en long et en langes

Minutes d’un conclave aux allures de proc?s contre Paris et Bretton Woods. Finalement, Int?gration avait donc ?t? bien inform?. Lui qui annon?ait une semaine avant l’?v?nement, la tenue d’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Cemac ce 16 d?cembre 2024 ? Yaound?. Cette rencontre de concertation de tr?s haut niveau a donc lieu ce jour. Elle a pour th?me: ??valuation des perspectives mon?taires et financi?res mesures de consolidation de la r?silience?. D?voil? ce 14 d?cembre 2024 au cours du conseil des ministres de l’Union ?conomique d’Afrique centrale (UEAC) tenu en visioconf?rence, le libell? s’ajuste au contexte macro?conomique actuel de la Cemac. HouleuxSi d’ordinaire le conclave des ministres en charge des questions ?conomiques de l’espace communautaire se d?roule dans une ambiance chaleureuse, celui de ce jour est travers? par des prises de parole parfois nourries d’un ?lan de contestation. Sp?cifiquement, le grand orgue se r?veille ? l’?nonciation du projet d’ordre du jour. Selon le ministre camerounais de l’Economie, du Plan et de l’Am?nagement du territoire (Minepat), ledit ordre du jour tient en cinq points. Notamment le discours du pr?sident de la Commission de la Cemac, celui du gouverneur de la Banque des ?tats de l’Afrique centrale (Beac), la communication des invit?s sp?ciaux, l’examen de la situation macro?conomique de la Cemac et la communication sp?ciale du pr?sident du Pref-Cemac. A en croire Alamine Ousmane Mey, cet ordonnancement cadre avec le v?u des pr?sidents Paul Biya et Faustin Archange Touadera. ?Initiateurs du sommet de ce sommet extraordinaire des chefs d’?tats de la Cemac, ils envisagent non pas un sommet dense, mais un sommet riche?, explique le Minepat. Sur le coup, le constat d’un manque de rigueur dans l’ordonnancement se fait jour. Depuis Bangui, Herv? Ndoba, ministre centrafricain des Finances et du Budget, s’?tale longuement sur  » le profil des invit?s sp?ciaux?. ?Quel est le niveau de repr?sentativit? des invit?s dits sp?ciaux ? Qu’est ce qui justifie la pr?sence de la France ? ce sommet ??, s’interroge le membre du gouvernement centrafricain. Il se fait accompagner dans son ?lan par Sylvie Baipo, ministre centrafricaine des Affaires ?trang?res. Chez le premier comme chez la seconde, il semble se profiler la question selon laquelle comment rien ne se fait de d?cisif en Afrique centrale sans la pr?sence de la France et du FMI. ? ce sujet, Baltasar Engonga sollicite et obtient la parole. A demi-mots, le pr?sident de la Commission de la Cemac appelle les uns et les autres ? ?viter le d?ni. Dans un phras? bien cadr?, l’Equato-guin?en ?vite de justifier la pr?sence de la France et du FMI ? Yaound? ce 16 d?cembre 2024. Il est vite ?d?masqu?? par Tahir Hamid Nguilin. Intervenant depuis Ndjamena, le ministre tchadien des Finances et du Budget se sert de mille et une formules pour amener les uns et les autres a reconna?tre que c’est dans les livres de la comptabilit? du minist?re fran?ais de l’Economie et des Finances que les comptes d’op?rations des Etats d’une part, et de d?p?t de la Beac d’autre part, sont suivis. Selon Tahir Hamid Nguilin, le poids et l’influence de la France sont des contraintes r?elles. Quant au FMI, il est garant des droits de tirage sp?ciaux (DTS) qui constituent une partie des r?serves de change des Etats. Son avis sur le niveau de ces DTS est d?terminant. Pour tout comprendre, les moyens d’action de la France et du Fmi leur donnent un vrai droit de v?to dans le processus d?cisionnel de la Cemac. Toutefois, r?plique Louis Paul Motaze, le sommet extraordinaire de ce 16 d?cembre 2024 ? Yaound? est empreint de souverainet?. A en croire le ministre camerounais des Finances, cette souverainet? est incarn?e par les six Chefs d’Etat qui, depuis toujours, suivent les experts de tous bords. ?A l’heure actuelle, dit-il, la situation macro?conomique de la Cemac n’est pas si alarmante, mais elle m?rite d’?tre suivie finement tous les jours?.C’est ce que confirme PrMichel-Cyr Djiena Wembou. Au cours de sa prise de parole, celui-ci m?le historiographie et macro?conomie. Le package d?montre que depuis 2013, les six Etats membres de la Cemac sont plong?s dans des difficult?s de tr?sorerie n?es de la baisse, drastique, du prix du baril du p?trole. ?Ces difficult?s ?taient pr?visibles, certains de ces pays ayant fait de l?exploitation du p?trole brut leur seule activit? ?conomique rentable. Pour ces pays-l?, la part du p?trole dans la formation du produit int?rieur brut (Pib) est si ?lev?e qu?il ?tait ?vident qu?ils conna?traient des difficult?s, en cas de baisse du prix du baril. Pour parer au plus urgent, ils ont commenc? ? puiser dans les r?serves mon?taires pour soutenir le haut niveau de vie (et non haut niveau de d?veloppement) qu?ils doivent d?sormais justifier. Plusieurs indicateurs des difficult?s actuelles existent. Le Secr?taire permanent du PREF-Cemac, s’arr?te aussi sur la baisse ou plut?t l??rosion continue des r?serves de change. Il rappelle qu’?en avril 2015, publiant les comptes certifi?s de l?exercice clos 2014, un rapport des commissaires aux comptes (KPMG et Mazars) de la Beac r?v?lait que les r?serves de change des Etats sont pass?es de 4 974 milliards F CFA en 2013, ? 3 848 milliards FCFA en 2014. Une baisse de 1 126 milliards soit 22,6% en un an seulement ! La plus forte baisse (1232 milliards) a affect? la Guin?e Equatoriale, qui a mis? sur le seul p?trole, tandis que la plus faible baisse (171 milliards) a touch? le Cameroun dont l??conomie est la plus vari?e et la plus diversifi?e de la zone Cemac?. La suite est tout aussi ?difiante : ?La baisse des r?serves de change est un indicateur s?rieux, pour une raison simple. Les ?conomies des pays de la zone Cemac, dop?es par les recettes p?troli?res, ont privil?gi? la consommation de produits finis ?trangers. Cette extraversion du comportement des agents ?conomiques sous r?gionaux cr?e des d?ficits des balances des paiements des Etats envers l??tranger. Ces d?ficits sont sold?s par les r?serves de change qui sont des moyens de r?glement dont disposent les autorit?s mon?taires (les Etats et la Beac). Ces moyens de paiement sont d?tenus en

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Violences faites aux femmes : la barbarie continue ? Yaound?

Perp?tr?e au sud de la capitale, au lieu-dit Minkan, elle noircit davantage le tableau ? quelques jours seulement avant la fin de la campagne mondiale de sensibilisation contre le fl?au. C’est une situation terrible pour cette jeune commer?ante de 34 ans. Victime de violences conjugales dans la nuit du 9 au 10 d?cembre 2024, Marthe a l?abdomen, une partie de la t?te, l’?paule et les seins profond?ment entaill?s. A l?aide d?une lame de rasoir, le supplice lui a ?t? inflig? au quartier Minkan (Yaound? 4) par son ?poux, pasteur dans une ?glise de r?veil. Ce dernier, explique-t-on, n?aurait pas appr?ci? un ?cart de conduite de la part de sa compagne. D?apr?s les d?clarations de Marthe, son pasteur de mari manifeste des envies libidineuses contre-nature. ?Il a failli violer ma fille de 10 ans. Heureusement que la petite lui a dit qu’elle voulait faire ses besoins. Elle a profit? pour alerter les voisins qui sont venus le trouver en tenue d’Adam dans la chambre de l’enfant?, relate l?infortun?e, intern?e dans un centre hospitalier situ?e non loin du domicile conjugal. Selon son entourage, il a fallu pas moins de 150 000 FCFA pour les premiers soins. Apr?s son forfait, le pr?lat d?un autre genre a fondu dans la nature. En proie ? mille et une interrogations, la famille de la patiente a d?pos? une plainte aupr?s des services comp?tents. Les cas de Marthe qui s?avoue ?chanceuse parce qu?encore vivante? malgr? de graves s?vices corporels, remet au go?t du jour les niveaux de violences subies par les femmes au Cameroun. Selon le minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), 67 femmes ont ?t? tu?es dans diverses localit?s du pays depuis le 1er janvier 2024. D?j?, au cours d?une ?valuation faite en d?cembre 2023, le ministre de l?Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, expliquait que ??les raisons avanc?es par ces hommes pour justifier ces meurtres sont les m?mes, ils accusent les femmes d?agressions verbales et parfois d?infid?lit?, alors que les femmes se plaignent de plus en plus d?incompatibilit? d?humeur?. ?Nous faisons face ? une crise pr?occupante. Il ne se passe plus une semaine sans qu’on n’?voque un fait tragique de crime rituel, de f?minicide, de viol ou autre maltraitance ayant entra?n? la mort d’une femme ou d’un jeune fille?, alertait Marie-Th?r?se Abena Ondoa, le 25 novembre 2024, lors du lancement ? Yaound? de la campagne mondiale de 16 jours d?activisme contre les violences faites aux femmes. A cette occasion, la Minproff avait d?clar? qu?un avant-projet de loi est en cours d??laboration pour lutter contre ces violences, tandis que des appels ? des mesures de soutien renforc?es pour les victimes sont lanc?s. Andr? Gromyko Balla

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F?tes de fin d?ann?e: les pauvres n?ont que leurs r?ves

Apr?s avoir re?u la gifle de l?envol?e des prix tout au long de l?ann?e, ils s?appr?tent ? tendre la joue gauche au contexte commercial impos? par la No?l et la Saint-Sylvestre. Vendredi 14 d?cembre 2024, une rumeur fait le tour de Yaound?. ?Le prix du kilo de maquereaux dor?s se vend ? 1500 FCFA ce jour au march? March? Mvog-Mbi?. ? mesure qu?elle se transmet dans les milieux populaires de la capitale, la rumeur transforme l?information qu?elle v?hicule. ?On dit que c?est plut?t dans les points de ventes agr??s par le minist?re du Commerce?, renseigne une dame. Fertile en effets de toutes sortes, la m?me rumeur est subitement escort?e par un autre ?l?ment informationnel ? rebours du temps. ?Ce n??tait que durant la pr?sence du ministre ici au march??, explique un employ? dans une enseigne sp?cialis?e dans la vente du poisson en gros. R?alit?sSi la part du vrai et du faux reste ind?tectable, tout constitue n?anmoins autant d??nigmes que d?indices autour de l? ?op?ration promotionnelle pour les f?tes de fin d?ann?e? pilot?e par le Mincommerce. Selon la cellule de communication de cette institution gouvernementale, ?il s?agit d?une vaste campagne sp?ciale de vente promotionnelle des produits de grande consommation pour les f?tes de fin d?ann?e; l?offre est diversifi?e et les prix sont ? la port?e des bourses de chaque citoyen?. ?C?est une opportunit? significative pour les m?nages de faire de bonnes ?conomies. Il s?agit, pour le gouvernement, de maintenir la stabilit? des prix, pr?venir toute sp?culation indue, de soutenir le pouvoir d?achat des consommateurs, afin de leur offrir un environnement commercial leur permettant de vivre pleinement la dynamique festive de la fin d?ann?e. Pour cela, il a ?t? mis en place un dispositif sp?cial de surveillance des espaces marchands?, ajoute notre source. Avec des sourires crisp?s, quelques consommateurs font tomber ledit dispositif dans la caricature. ?Plus les f?tes approchent, plus il forge des syst?mes sp?culatifs qui ne disent pas leur nom?, s?emporte une professeure de lyc?es. A bien ?couter, son propos conf?re des significations ubuesques aux ?quipes de surveillance et aux pratiques qui les accompagnent dans les march?s de la capitale. ?Ce sont de grands pr?sents absents. On ne sent pas leur pr?sence tant les prix des marchandises sont parfois agr?g?s de mani?re ? produire un tableau qui ne refl?te pas les directives minist?rielles?, explique un agent du secteur priv?. Face ? ce qui r?sonne comme une accusation contre eux, des commer?ants rencontr?s dans quelques march?s de Yaound? animent une ligne d?fensive. Celle-ci est assise sur l?argument que les deux tiers de l??cart de prix sur les produits de consommation courante s?expliquent par des facteurs li?s ? l??loignement: transport, redevances, manutention, co?ts de distribution? Selon un vendeur de jouets tr?s r?put? au march? Mokolo, dans le 2e arrondissement de Yaound?,la longue la cha?ne logistique, voil? qui contribue ? majorer les prix. Dans ce m?li-m?lo, les r?actions des consommateurs renvoient ? une forme de consid?ration de l??op?ration promotionnelle pour les f?tes de fin d?ann?e?. Dans les ?valuations des uns et des autres, cette consid?ration montre des hommes et des femmes exclus de ?la dynamique festive de la fin d?ann?e?. ?Regardez! On dit qu?ici, les prix ne sont pas. Il n?en est rien! On n?a que nos r?ves par rapport ? No?l et la Saint-Sylvestre. Les riches n?ont aucun souci. Puisqu?en fait, pour nous les pauvres, le march? nous dit clairement qu?apr?s avoir tendu la joue droite ? la vie ch?re tout au long de l?ann?e, bien vouloir pr?senter la joue gauche pendant les f?tes?, se d?sole une dame rencontr?e au lieu-dit Carrefour Tsinga (Yaound? 2). Ongoung Zong Bella

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Diplomatie sanitaire Isra?l prospecteau Cameroun

Venue de l?Etat h?breux, une d?l?gation de m?decins et conseillers m?dicaux en tourn?e d??valuation ? travers le pays. D?sormais, le pays peut se vanter de disposer de deux festivals qui permettent de dessiner les grandes lignes de sa position dans le dialogue avec les cultures du monde entier. Comment introduire son ?dossier?? En choisissant S.E. Amnon Kalmar (ambassadeur d?Isra?l au Cameroun) et Eeynat Shlain (directeur g?n?ral adjoint du minist?re des Affaires ?trang?res et chef de l?Agence internationale isra?lienne pour le d?veloppement de la coop?ration), l?Etat h?breux d?cline la nature de ses ambitions vis-?-vis du pays de Paul Biya. Selon les deux personnalit?s re?ues en audience au minist?re camerounais de la Sant? publique (Minsant?) le 12 d?cembre 2024, la d?marche de leur pays r?sonne fortement avec une volont? d??largir le logiciel de sa coop?ration avec le Cameroun dans le domaine de l?assistance sanitaire. D?o? le sens ? donner au voyage d??valuation de la situation dans quelques formations sanitaires. ?A l’issue de celle-ci, nos apports pourront ?tre mieux orient?s?, a indiqu? Eeynat Shlain, approch? par nos confr?res de la CRTV. Face ? ce m?dia, le directeur g?n?ral adjoint du minist?re des Affaires ?trang?res et chef de l?Agence internationale isra?lienne pour le d?veloppement de la coop?ration a rappel? que le Cameroun a d?j? b?n?fici? des fruits de sa coop?ration dans le domaine de la sant? avec l?Etat h?breux (notamment prises en charges sanitaires via des Ong et un don de machines de purification de l?eau lors de la crise de chol?ra en 2018 et une formation en chirurgie d?urgence en 2019).Et ? en croire Eeynat Shlain, la coop?ration sanitaire entre le Cameroun et Isra?l m?rite plus. Ce d?autant plus que, signale-t-il, son pays porte haut les couleurs du droit et du devoir de soigner les malades en dehors des querelles de divers ordres. ?L?enjeu sanitaire au c?ur de nos actions?, a soulign? S.E. Amnon Kalmar. Pour ambassadeur d?Isra?l au Cameroun, c?est la raison pour laquelle des diplomates et experts m?dicaux de son pays sillonnent le monde depuis plus de cinq d?cennies. Avec le soutien du ?Mashav? (nom de l?Agence internationale isra?lienne pour le d?veloppement de la coop?ration, NDLR), des programmes phares sont mis en ?uvre afin d’?laborer les possibilit?s d??taler le savoir-faire isra?lien dans le domaine m?dical. Bobo Ousmanou

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Le drame de Pierre Landu

Pierre Landu est un pr?tre noir form? ? Rome. Apr?s quelques ann?es de minist?re au milieu des siens, il d?couvre qu’il est pr?tre d’une religion ?trang?re et qu’autour de lui Dieu n’est souvent qu’un moyen utilis? par les missionnaires europ?ens pour dominer et exploiter les Noirs. Il se souvient, par exemple, de « ces 500 hectares de la paroisse de Kanga que cultivent chaque jour des cat?chum?nes. En retour, ces appel?s du Seigneur n’ont droit qu’? un maigre repas quotidien et ? deux heures d’instruction religieuse. Ils ach?tent ainsi leur bapt?me, dans la sueur, le sang et l?exploitation. L??uvre de communion, le message de charit? sont devenus des alibis couvrant des entreprises commerciales ». ? son sup?rieur blanc, le P. Howard, Landu fait alors part de son d?sir de quitter la paroisse pour participer avec les maquisards ? l’implantation de la justice dans son pays colonis? par la Belgique de L?opold II. ? ses yeux, un tel engagement lui permettrait de vivre davantage en pr?tre de J?sus-Christ, de ne plus composer avec un pass? compromettant que malheureusement plusieurs membres de son ?glise incarnent encore. Bref, aussi paradoxal que cela paraisse, Landu veut exp?rimenter un christianisme qui ne s?pare pas la th?orie de la pratique. Le P. Howard, lui, pense qu?aller au maquis, c’est trahir le Christ. Pierre Landu lui r?pondit: « N’est-ce pas plut?t l’Occident que je trahis? N’ai-je pas le droit de me dissocier de ce christianisme qui a trahi l’?vangile? » Au maquis, Landu passa sa premi?re nuit dans un dortoir mixte. Antoinette, sa voisine, lui demanda pourquoi il ?tait l?. Landu lui donna cette r?ponse : « On combat ici pour un monde meilleur. Une r?volution. Un chr?tien devrait ?tre en ?tat permanent de r?volution. Je veux simplement ?tre un chr?tien? En restant dans les structures de l’?glise, je trahis. Et puis, comment vivre en paix sans ?tre de ceux qui veulent, en v?rit?, en acte, faire triompher la justice? Je me r?clame du Christ. C’?tait un r?volutionnaire. Pour les bien-pensants. C’est pour cela qu’ils l »ont pendu. » Antoinette reprit la parole : « Je crois en Dieu mais le catholicisme, c’est une religion de Blancs. En quoi cette religion serait-elle plus vraie que celle de mes anc?tres? Pourquoi moi, je l’accepterais? Catholique, universelle, tout ce qu’on veut, le probl?me demeure : le catholicisme est une religion marqu?e par l’Occident. Jusque dans la compr?hension du message. Port?, soutenu par des structures europ?ennes, il n’est gu?re possible de l’aimer sans s’inscrire dans l’histoire d’un monde. » En 2011, sur RFI, le cardinal camerounais Christian Tumi fut le seul ?v?que africain ? condamner l?intervention militaire de la France en C?te d?Ivoire. Le pays de Sarkozy avait fait bombarder la r?sidence pr?sidentielle et d?autres symboles de la souverainet? nationale avant de d?porter le pr?sident Laurent Gbagbo ? La Haye. Pour l?ancien archev?que de Douala, non seulement la colonisation ?tait termin?e mais les Ivoiriens ?taient capables de r?gler tout seuls leur diff?rend. Mgr Tumi jugeait scandaleux le silence et la passivit? du clerg? et de l??piscopat ivoiriens. En demeurant dans une institution qui n’a pas le courage de d?noncer les crimes de l’Europe en Afrique, le pr?tre ou le religieux africain ne trahit-il pas ? la fois l’Afrique et le Christ dont le message de libert?, de v?rit? et de justice d?rangeait l’establishment politico-religieux de son temps? Voil? une des nombreuses questions soulev?es par le Congolais Valentin-Yves Mudimbe dans le roman « Entre les eaux » (Paris, Pr?senceAfricaine, 1973). Jean-Claude Dj?r?k?

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La g?opolitique des droits humains, entre universalit? et id?ologie ou doit se situer le Cameroun ?

Si lon entend par’universalit? l’extension ,l’application ? la totalit? des personnes qui existent les m?mes libert?s,les m?mes droits,les m?mes aptitudes,les m?mes connaissances comment comprendre que certains pays ( le Canada, l’Australie,les USA, la France, l’Isra?l, le Royaume Uni?) refusent jusqu’? ce jour de condamner le colonialisme ? l’assembl?e g?n?rale des nations unies ; pourquoi tout les peuples ne b?n?ficient t’ils pas des avanc?es technologiques? pourquoi la colonisation isra?lienne a Gaza,en Papouasie-Nouvelle-Guin?e??pourquoi la stratification sociale est l?gitim?e dans les soci?t?s occidentales et impos?e au nation unies par la privation du droit de veto aux pays Africains ? pourquoi?? pourquoi autant d’injustice par l’ordre h?g?monique imp?rialiste occidentale ? Au demeurant les Droits Humains qui sont un concept ? la fois philosophique, juridique et Politique selon lequel les droits inali?nable ? tous les ?tres humains sans distinction aucune, notamment de race, de sexe,de nationalit?, d’origine ethnique,de langue,de religion? le droit ? la vie et ? la libert? reste aux antipodes avec les r?alit?s que vivent les peuples du Sud; que dire des langues telles que le Haoussa, le fufuld?? parl?es par les centaines de millions d’individus mais rel?gu?es en dialectes au m?pris des instances internationales ?De la labellisation des religions Africaine de propri?t? exclusive de l’UNESCO au d?triment d’une promotion par un principe d’adoption Universel comme c’est le cas des religions monoth?istes, asiatiques?.NON! Les droits humains ne peuvent ?tre universels,ils ne sauraient ?tre universels !Nous ne sommes pas Universels et nous ne le seront jamais,les cat?gories conceptuelles qui nous informent de notre repr?sentation du monde,les instruments d’analyses qui nous sont familiers,les valeurs structurelles notre vie sociale, tout cela est culturel donc particulier -Disait un penseur !Les structures conceptuelles des droits humains se doivent d’int?grer cette approche tout en consid?rant les consciences anthropologique, sociologique, historique et m?me m?taphysique des peuples au regard de la libert? et le droit de chaque peuple ? l’autod?termination. ? l’?re de la g?o-automie des blocs( Brics, L’AES , l’axe Russie,Iran, Chine, Cor?e du Nord?)qui se dessinent dans un monde multipolaire,les droits humains sont d’abord et avant tout id?ologique, puisque ceux-ci incarnent notre mani?re de vivre. Notre mani?re de nous organiser dans la soci?t? nous impose une id?ologie des droits humains propre ? nous. Notre vivre ensemble implique l’application de cette id?ologie puisqu’il est regard sur l’homme, la femme, l’enfant bref le d?veloppement de la famille selon le format environnementale.C’est dans ce contexte que le Cameroun fier de son identit? multiculturaliste, soucieux de sa souverainet? nationale et de son ind?pendance culturelle doit poser une ex?g?se transculturelle de son histoire pour l’?mergence d’un ?tat Nation ???????? o? tout les citoyens jouiront des m?mes droits et libert?s dans l’?quit?. R?v Evouna Jean de Dieu Expert en Sciences Sociales Pr?sident de ( l’ONG OADF) Organisme Africain de D?veloppement des Familles

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