Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Affaire Glencore: Migraines ? r?p?tition au Cameroun

Le pays vient de solliciter un sursis de 10 semaines pour publier son rapport 2022. A en croire des sources bien introduites, le scandale de corruption toujours en instance devant la justice anglaise en est la cause. Exig? au plus tard en fin 2024, le rapport portant sur la conformit? du Cameroun aux exigences de l’Initiative internationale pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), n?est toujours pas pr?t. Pour se donner le temps de le confectionner efficacement, le gouvernement camerounais sollicite une prorogation jusqu?au 7 mars 2025. Au parfum de cette demande, le pr?sident de la section Cameroun de l?Ong Transpareny International, Ma?tre Henri Njoh Manga Bell, renseigne que ?le ministre des Mines qui a saisi le secr?tariat du Comit? international de l?ITIE a pari? sur le fait que le comit? d??valuation de l?ITIE allait probablement si?ger apr?s le 7 mars 2025. Et que, au moment o? le conseil d?administration de l?ITIE allait si?ger, le Cameroun aura d?j? r?ussi ? publier son rapport 2022?. Selon plusieurs autres sources, c?est l?affaire Glencore qui est ? l?origine du ?retard? du Cameroun. Le pays esp?re que d?ici d?but mars, la justice anglaise r?v?lera l?identit? des Camerounais impliqu?s dans ce scandale de corruption aux tentacules inestimables. Dans un communiqu? publi? le 10 septembre dernier, la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures (SNH) affirmait avoir saisi Glencore le 30 mai 2022, d?s l??clatement de cette affaire, puis le 6 juin 2023, apr?s la condamnation de Glencore le 3 novembre 2022, pour qu?elle lui communique les noms des dirigeants de la SNH qui seraient m?l?s ? cette affaire. Mais Glencore avait oppos? un refus ? cette requ?te, pr?textant une clause d?anonymat conclue avec le Serious Fraud Office, agence gouvernementale rattach?e au procureur g?n?ral, qui menait l?enqu?te Avec un score de 53 points (sur 100) ? la Validation de l?Initiative pour la transparence dans les industries extractives (qui ?value les progr?s dans la mise en oeuvre de la norme ITIE), le Cameroun a ?t? suspendu par le conseil d?administration de l?ITIE, selon un communiqu? diffus? le 1er mars 2024. En expliquant les mobiles de cette suspension, on citait notamment la non-implication de la soci?t? civile dans la promotion de l?am?lioration de la gouvernance des industries extractives et la gestion des finances publiques. L?institution internationale d?plorait alors que la soci?t? civile, repr?sent?e par ITIE Cameroun ne soit pas impliqu?e dans les discussions sur diverses questions, telles que l?aveu de corruption de Glencore avec des repr?sentants d?entreprises p?troli?res et de raffinage nationales en 2022 ou l?utilisation par la SNH des recettes p?troli?res de l??tat aux fins de la s?curit? nationale. Jean-Ren? Meva?a Amougou

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Bassin du Lac Tchad: 5 milliards de FCFA pour le Prolac en 2025

Le Projet de relance et de d?veloppement de la r?gion du Lac Tchad (Prolac) amorce un tournant d?cisif depuis le 17 janvier dernier, apr?s les travaux de son comit? de pilotage. En effet, la quatri?me session ordinaire du Comit? national de pilotage dudit projet en a fix? les grandes orientations vendredi, ? travers l?examen et la validation du plan de travail pour l?ann?e 2025. ?Les r?solutions majeures adopt?es portent sur la p?rennisation des acquis du projet. Des suggestions ont ?galement ?t? faits allant dans le sens de la prolongation de ce projet et ?galement son extension ? certains d?partements qui ont la m?me configuration g?ographique que le d?partement du Logone et Chari, notamment le Mayo Sava et le Mayo Danay. Cela a ?t? port? ? l?attention du coordonnateur et nous voulons croire que ceci est pris en compte?, explique le gouverneur de l?Extr?me-Nord Midjiyawa Bakari. Cinq milliards de FCFA. C?est le budget dont disposera le Prolac en 2025 pour jouer ses derni?res partitions dans cette r?gion en crise. ?Sur les 29 milliards de FCFA qui avaient ?t? octroy?s, 24 milliards ont ?t? consomm?s. Ce qui repr?sente un taux de consommation de 96%?, poursuit-il. Mis sur pied en janvier 2021 dans le but de renforcer les moyens de subsistance des populations dans le Logone et Chari, le Prolac a atteint ses objectifs. C?est du moins ce que soutient le coordonnateur national, Abicho Mahamat. ?On a contribu? ? augmenter la production agricole. On a contribu? ? augmenter l?espace cultivable parce qu?on a cr?? un espace hydro-agricole. On a commenc? par des petits p?rim?tres mais aujourd?hui on est en train de faire de grands p?rim?tres. On a adress? tous les segments des chaines de valeur, la production, la transformation, la commercialisation. La production parce qu?on a appuy? les agriculteurs avec les engrais, les insecticides, les semences am?lior?es. La transformation parce qu?on a aujourd?hui des machines qui permettent de transformer les aliments. Pour la commercialisation, on a aujourd?hui des march?s, des boutiques et des magasins de stockage?, ?num?re-t-il. Puis avec un haussement d??paules pour traduire l??vidence du sujet qu?il aborde, il poursuit son propos sur l?impact du Prolac. ?Les b?n?ficiaires directs et indirects sont ? plus de 600 000 personnes. Le niveau de vie est am?lior?. Ils ne sont plus aussi vuln?rables pour qu?on puisse les app?ter et les enr?ler dans des groupes arm?s?, d?clare-t-il. Depuis 2014, la r?gion de l?Extr?me-Nord connait des difficult?s particuli?res li?es ? la rudesse du climat, ? la pression d?mographique des d?plac?s et r?fugi?s, les exactions de la secte djihadiste Boko Haram. Cette situation a entra?n? un ralentissement g?n?ral de l?activit? ?conomique de la zone, un probl?me de d?veloppement et de d?perdition de la jeunesse. C?est dans ce contexte que le Prolac est cr?? en 2021 pour r?pondre aux besoins des populations directement affect?es par Boko Haram. Ses actions sur le terrain comprennent ?galement la formation des b?n?ficiaires, la construction des forages, des routes et des salles de classe, l??tablissement d?actes de naissances en faveur des enfants non-inscrits dans les registres d?actes civils du pays, etc. Ils sont quelques 6000, les b?n?ficiaires du Projet de relance et de d?veloppement de la r?gion du Lac Tchad enregistr?s au Cameroun ? ce jour. Ces habitants du Logone et Chari dans l?Extr?me-Nord se recensent parmi toutes les composantes sociales de ce d?partement. Agriculteurs, ?leveurs, jeunes d?s?uvr?s, b?n?ficiaires indirects; et jouissent de l?accompagnement technique du Prolac en mati?re de formation, de l?initiative dont il a la charge sur les vies des populations cibles.

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Promotion et de protection des droits des femmes et des filles au Cameroun : la team Europe laisseun message au Minproff

En visite dans les services centraux du minist?re de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), des diplomates de la D?l?gation de l?Union europ?enne et ceux des Etats membres repr?sent?s au Cameroun ont fait part de leur soutien aux priorit?s du gouvernement en faveur de la gent f?minine locale. ?Combattre les violences, les pratiques n?fastes et les discriminations fond?es sur le genre; promouvoir les droits ?conomiques et sociaux et assurer l’autonomisation des filles et des femmes; promouvoir la participation civique et le leadership des femmes. Nous veillerons ?galement ? ce que 85% de toutes nos actions au Cameroun ciblent l’?galit? de genre et l’autonomisation des filles et des femmes. Nous continuerons ? soutenir les projets de la soci?t? civile. L’UE et ses ?tats membres au Cameroun m?neront des activit?s de communication et de diplomatie publique notamment avec des groupes de femmes pour sensibiliser ? la non-discrimination, ? l??galit? de genre et aux droits des femmes. Par ailleurs, nous renouvelons notre soutien aux priorit?s du gouvernement dans ces domaines, notamment dans la mise en ?uvre des recommandations issues de l?Examen p?riodique universel et dans le cadre de l??laboration d?un cadre l?gislatif de lutte contre les violences bas?es sur le genre?. Ainsi parle l?ambassadeur, chef de d?l?gation de l?UE au Cameroun et en Guin?e Equatoriale, ce 14 janvier ? Yaound?. Dans le cadre d?un ?change sur les questions de droits de l?Homme, de promotion et de protection des droits des femmes et des filles, S. E. Jean-Marc Chataigner a donn? quelques lignes d?actions men?es par les repr?sentants des pays membres de l?UE accr?dit?s au Cameroun. Avec Mme Marie Th?rese Abena Ondoa (Minproff), le choix fait ici est de se concentrer sur les leviers de la lutte contre les in?galit?s bas?es sur le genre au Cameroun. Ce choix n?est pas seulement de circonstance. Il repose sur la conviction que l??galit? entre les femmes et les hommes est un enjeu universel. D?o? la suggestion d?un processus de r?forme administrative capable d?entra?ner une rationalisation des moyens d?action administratifs, une gestion par projet et une mutualisation du traitement public des diff?rentes formes de discrimination. Ongoung Zong Bella

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Le pauvre et le riche

Si vous parlez ? un riche n?ayant pas abdiqu? toute probit? intellectuelle de l?am?lioration du sort de la classe ?conomiquement pauvre, vous obtiendrez le plus souvent une r?ponse du type suivant: ?Nous savons bien qu?il n?est pas agr?able d??tre pauvre?. Avec spontan?it? et ?nergie brute, la bouche du riche le dit. Et, sans remonter tr?s loin, le c?ur du riche lib?re une autre prose: ?En fait, il s?agit d?un ?tat si ?loign? du n?tre qu?il nous arrive d??prouver une sorte de d?licieux pincement au c?ur ? l?id?e de tout ce que la pauvret? peut avoir de p?nible. Mais ne comptez pas sur nous pour faire quoi que ce soit ? cet ?gard. Nous vous plaignons – vous, les classes inf?rieures – exactement comme nous plaignons un chat victime de la gale, mais nous lutterons de toutes nos forces contre toute am?lioration de votre condition. Il nous para?t que vous ?tes tr?s bien o? vous ?tes?. Spectacle irr?el, me diriez-vous?Mais, c?est le spectacle de notre soci?t? o? riches et pauvres se c?toient. Les premiers savent bien dire combien la situation des seconds occupe le haut de leur agenda. Par le style et les id?es, on ?coute les riches dans toute leur splendeur: bon sens, belles formules et beaux sentiments. Tol?rance et dialogue sont les cl?s de leur m?thode. Habitu? ? la th?matique de l??galit? des chances qui leur sert de refrain, ils r?ussissent ? dire de mani?re claire et convaincante qu?il n?est pas loin, le bout du tunnel. Depuis toujours, les pauvres y croient. Un jour, des professeurs d??loquence avaient trouv? que ?tout est mis en ?uvre pour que le bout du tunnel soit vite atteint?. Message re?u, les pauvres ont transmis leurs ?nergies ? ces gens et leur ont permis d?avancer avec confiance. Mais alors, ce qui se vit au quotidien dans nos villes et villages est le portrait d?une bonne partie du peuple qui, chaque jour, ?l?ve la survie au rang de m?tier. Il s?agit des personnes dont les vies caboss?es cachent leur d?sarroi sous de fausses esp?rances. Ce que ces gens ne savent pas ou ne r?alisent pas, c?est que la classe des riches s?est ferm?e sur elle-m?me, sur ses rivalit?s internes, ses probl?mes et ses enjeux propres. En ces temps de road-show pr??lectoral, les futurs dirigeants se d?signent dans les d?bats de t?l?vision ou les conclaves d’appareil. Les gouvernants sont prisonniers d’un entourage rassurant de technocrates qui, visiblement, ignorent ? peu pr?s tout de la vie quotidienne de leurs concitoyens et ? qui rien ne vient rappeler leur ignorance. Tout en se gardant d’y voir une cha?ne m?canique de responsabilit?s, il n’est pas inutile de porter au jour le fait que ce que certains appellent ?seuil de pauvret?? ne veut plus rien dire en lui-m?me. Il vaut mieux parler de ?seuil de la mis?re?, dans un environnement o?, en plein c?ur de la capitale, une foule inestimable se bouscule encore autour du sac de riz de 50 kilogrammes vendu ? 15 000 FCFA. Ceux qui savent si bien nommer les choses appellent cela ?lutte contre la vie ch?re?. Quand on observe ce qui se joue dans nos march?s, il devient cocasse et m?me consternant de parler de lutte contre la vie ch?re. Esp?rons que, dans les prochains jours, ceux qui ch?rissent ce slogan pourront enfin s?int?resser ? une t?che essentielle: permettre au peuple de vivre dans la dignit?. Ongoung Zong Bella

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S?rie sur les h?ros africains?: Cheikh Anta Diop, fer de danse intellectuelle??

Diop contribua ? l??laboration d?une conscience africaine d?complex?e. Il a redonn? de la fiert? au Noir qui, aux dires de certains th?oriciens occidentaux (Voltaire, Hegel, Gobineau, Hume, L?vy-Bruhl), n?avait rien invent?, ne poss?dait ni ?criture, ni histoire alors que les travaux de Diop ont montr? que les Bamouns (Cameroun) et les ?thiopiens, entre autres, avaient leur ?criture avant l?arriv?e des Blancs en Afrique, alors que les grands penseurs et savants grecs (Thal?s, Pythagore, Anaxagore, Anaximandre, H?raclite, Solon, Platon?) ?taient venus s?instruire en ?gypte.??? Cheikh Anta Diop, un pur wolof de Diourbel (S?n?gal), avait ?t? surnomm? le dernier pharaon, probablement parce qu?il avait fait des recherches sur l??gypte pharaonique mais ?galement parce que ses connaissances ?taient aussi impressionnantes que les pyramides construites par les pharaons. Des connaissances qu?il avait acquises en ?tudiant la physique nucl?aire, la chimie, l?histoire, l?anthropologie, la linguistique, la philosophie. Cette formation pluridisciplinaire lui semblait d?autant plus n?cessaire qu?il estimait, comme Jean Pic de la Mirandole, savant italien du 15e si?cle, que consid?rer un sujet sous plusieurs angles permettait de mieux l?appr?hender. Sa position sur les langues n?gro-africaines Diop refusait que les langues africaines soient appel?es dialectes, mot qui a une connotation d?pr?ciative. Il pensait qu?on pouvait ?tudier et ?crire dans ces langues, qu?on pouvait m?me enseigner les math?matiques, la physique, la chimie dans ces langues. Bref, Cheikh Anta Diop craignait que les langues du colonisateur ne mangent nos langues et ne les fassent dispara?tre, ph?nom?ne que le linguiste fran?ais Louis-Jean Calvet a bien analys? ? travers le concept de ?glottophagie? (cf. ?Linguistique et colonialisme?, Paris, Payot, 1974). Pour le savant s?n?galais, l?Organisation internationale de la francophonie (OIF) participait de cette absorption des langues africaines par le fran?ais, l?anglais, le portugais et l?espagnol. Pour m?moire, l?OIF a pour anc?tre l?Agence de coop?ration culturelle et technique cr??e en 1970 par L?opold S?dar Senghor (S?n?gal), Habib Bourguiba (Tunisie), Hamani Diori (Niger) et le prince Norodom Sihanouk (Cambodge). Rapports avec Senghor Le moins que l?on puisse affirmer, c?est qu?ils ?taient ex?crables. Diop et Senghor ?taient des ennemis intimes comme le sont la France et le Royaume uni. Le premier voyait le second comme un ali?n?. Le vocable latin ?alienus?, d?o? est tir? l?adjectif ?ali?n??, signifie ?qui appartient ? autrui?. Dans l?entendement de Diop, Senghor, bien qu?ayant vu le jour et grandi en Afrique, appartenait ? la France, travaillait pour elle, lui ?tait soumis, en ?tait un valet car ? quoi reconna?t-on les ali?n?s ? Au fait qu?ils aiment avoir des ch?teaux et comptes bancaires en France, y passer leurs vacances, s?y soigner avec leur famille et y scolariser leur prog?niture, au fait de croire que seul le Blanc est d?tenteur du beau, du bien et de la raison. Diop, qui abhorrait visc?ralement l?ali?nation, ne pouvait qu??tre en d?saccord avec la formule senghorienne selon laquelle ?l??motion est n?gre comme la raison est hell?ne?. Diop trouvait la formule ? la fois ridicule et contraire ? la v?rit? car, pour lui, tout ?tre humain est pourvu de raison et d??motion. C??tait aussi l?avis de Marcien Towa dans ?L?opold S?dar Senghor : n?gritude ou servitude ?? (Yaound?, Cle, 1971), de Stanislas Adotevi dans ?N?gritude et n?grologues? (Paris, Union g?n?rale d??ditions, 1972), de Mongo Beti et de Wole Soyinka qui estimait que les Africains colonis?s par la France parlaient trop sans agir alors que ?le tigre ne proclame pas sa tigritiude mais bondit sur sa proie et la d?vore?. Comme chef de l??tat, Senghor mena la vie dure ? Cheikh Anta Diop en le faisant s?journer pendant un mois ? la prison de Diourbel en 1962, puis en lui interdisant d?enseigner ? l?universit? de Dakar. C?est Abdou Diouf qui l?vera cette stupide interdiction. Le successeur de Senghor ira encore plus loin en donnant le nom de Cheikh Anta Diop ? l?universit? de Dakar. Pourquoi Senghor fit-il toutes ces vacheries ? Diop ? Deux explications sont avanc?es. Selon la premi?re, Senghor ?tait jaloux du doctorat de Cheikh Anta Diop. En effet, Senghor n?avait que l?agr?gation de grammaire qui permet d?enseigner au lyc?e. Diop, lui, avait soutenu une th?se, le 9 janvier 1960, sur ?De l?antiquit? n?gre ?gyptienne aux probl?mes culturels de l?Afrique noire d?aujourd?hui?. La th?se ? la Sorbonne reposait sur 3 grandes id?es (l??gypte antique est une civilisation noire; cette civilisation existe avant toutes les autres; il y a une parent? entre l??gyptien et les langues n?gro-africaines) et avait ?t? pr?par?e sous la direction de Marcel Griaule, anthropologue et auteur de ?Dieu d?eau. Entretiens avec Ogotemm?li? (1948). C?est 9 ans plus t?t que Diop aurait d? d?fendre cette th?se. Malheureusement, les esprits en Europe n??taient pas encore pr?ts ? entendre une v?rit? qui battait en br?che tout ce qui avait ?t? ?crit jusque-l? sur l?origine de l??gypte antique. Presque tous les ?tudiants anticolonialistes de France avaient tenu ? assister ? cette soutenance qui dura 7 heures. Diop re?ut la mention honorable. Dans le syst?me fran?ais, il faut avoir obtenu la mention ?tr?s honorable? pour ?tre recrut? dans une universit?. La mention ?honorable? ne correspondait pas ? la vraie valeur de Diop. Elle lui fut d?cern?e, uniquement parce qu?on voulait l?emp?cher d?enseigner dans les universit?s fran?aises et africaines o? il pourrait ouvrir les yeux de la jeunesse africaine. La deuxi?me explication, c?est que, ? cette ?poque, une grande partie de l?intelligentsia africaine ?tait avec Diop, le pr?f?rait ? Senghor, se reconnaissait dans ses id?es, pensait qu?il d?fendait mieux les int?r?ts de l?Afrique que Senghor. Diop a cr?? successivement le Bloc des masses s?n?galaises (1961), le Front national s?n?galais (1963) et le Rassemblement national d?mocratique (1976). Avait-il pris une bonne d?cision ou bien devait-il rester loin de la politique pour continuer ? incarner ?la libert? ? l’?gard des pouvoirs, la critique des id?es re?ues, la d?molition des alternatives simplistes, la restitution de la complexit? des probl?mes? (cf. Pierre Bourdieu, ?Contre-feux?, Paris, Liber/Raison d?Agir, 1998, pp. 105-107) ? Pour Bourdieu, il faut ?oser s?aventurer dans le champ politique pour le subvertir, au risque de s?y pi?ger et de s?y perdre car refuser de courir ce risque reviendrait ?

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Mise en ?uvre du Plan de transformation de la CEMAC: pour une gestion financi?re et des march?s publics plus efficaces

A Douala, la semaine derni?re, la Communaut? ?conomique et Mon?taire de l’Afrique Centrale (Cemac) a pilot? un atelier de deux semaines consacr? ? l’?laboration des textes d’application de deux nouveaux r?glements majeurs : le r?glement financier et celui relatif ? la passation des march?s publics. Pr?sid? par le Pr?sident de la Commission de la CEMAC, S.E Baltasar Engonga Edjo?o, l’atelier de Douala marque une ?tape cruciale dans la mise en ?uvre des r?formes visant ? renforcer la gouvernance financi?re et ? promouvoir la transparence dans les proc?dures de passation des march?s au sein de l’institution. Il se tient en pr?sence des commissaires en charge du march? commun et des politiques ?conomique, mon?taire et financi?re. Les travaux de cet atelier portent sur des questions d’une importance capitale pour le bon fonctionnement de la CEMAC. S’agissant du r?glement financier, les experts se pencheront notamment sur la d?finition d’une nomenclature budg?taire et comptable harmonis?e, l’?tablissement des r?gles de la comptabilit? mati?re, ainsi que sur les modalit?s de confection des comptes de gestion et des comptes administratifs. Les questions d’incompatibilit?s, essentielles pour garantir l’int?grit? financi?re, feront ?galement l’objet d’?changes approfondis.En ce qui concerne le r?glement sur les proc?dures de passation des march?s publics, les participants devront notamment se prononcer sur les modalit?s de d?signation et de nomination des membres des commissions des march?s des institutions communautaires, ainsi que sur les attributions et le fonctionnement de ces commissions. L’objectif est de mettre en place un cadre r?glementaire clair et rigoureux qui permettra de garantir l’?quit?, la transparence et l’efficacit? dans les proc?dures de passation des march?s.Cet atelier, qui r?unit des experts des ?tats membres de la CEMAC, de la Commission de la CEMAC et des autres institutions communautaires, se tiendra jusqu’au 25 janvier 2025. Les r?sultats de ces travaux permettront de doter la CEMAC d’un outillage juridique modernis? et adapt? aux enjeux actuels, contribuant ainsi ? renforcer la bonne gouvernance financi?re et ? am?liorer la gestion des ressources publiques. Source: Commission de la Cemac

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Fotrac 2025 : ce sera du 17 au 30 juillet prochain

Cette ann?e encore, le tripoint Kye-Ossi-Ebibeyin-Bitam va vibrer au rythme de la Foire transfrontali?re annuelle d?Afrique centrale (Fotrac). Pour sa 16e ?dition, l’?v?nement dont le th?me est ? Transformer les corridors d?Afrique centrale en de v?ritables passerelles s?curis?es pour l?atteinte des objectifs du d?veloppement durable et de la ZLECAF ? revient sur le sites de Ky?-Ossi (Cameroun), Ebibeyin (Guin?e Equatoriale) et Bitam(Gabon). Au chapitre des pr?paratifs, Danielle Nlat? et quelques partenaires impliqu?s dans l’organisation se sont r?unis ? Yaound? le 16 janvier dernier. Avec les repr?sentants du minist?re du Commerce et ceux du Bureau des Nations unies pour l?Afrique centrale (Unoca), la promotrice de la Fotrac a fait le premier point. Du conclave, il ressort que des d?marches d?clin?es en plaidoyers sont entreprises pour permettre ? toutes les d?l?gations de prendre part ? la Fotrac. Selon la pr?sidente du R?seau des Femmes actives d?Afrique centrale (REFAC), le th?me retenu cette ann?e r?sonne comme une interpellation ? l’endroit des autorit?s des pays d’Afrique centrale. Occasion pour relever que, dans la sous-r?gion, la libre circulation des personnes et des biens reste faible. Aussi faut-il, selon elle, acc?l?rer la lev?e des barri?res et leur d?mat?rialisation, engager des formations au sein des communaut?s, pour tordre le cou aux tracasseries observ?es sur le terrain. Bobo Ousmanou

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Ce qui transparait des d?clarations des ?v?ques sur la candidature de Paul Biya en 2025

Entre vie ch?re, questions s?curitaires et catastrophes humanitaires dans laquelle cogitent ses ouailles, Yaouda se jette en conjecture pour condamner, avec v?h?mence, la volont? affirm?e des tenants du pouvoir central ? vouloir ? tout prix soutenir une candidature de Paul Biya aux prochaines ?ch?ances ?lectorales. Il n?est pas aller du dos de la cuill?re pour demander ? ses fid?les de prendre leurs responsabilit?s. Les m?dias camerounais sont en ?bullition depuis que la sortie ?pistolaire de l??v?que de Yagoua, Mgr Barthelemy Yaouda Hourgo, fait jaser. La vid?o qui circule sur la toile est revisit?e des milliers de fois par jour. Dans cet extrait, il d?non?e la pr?carit? dans laquelle se trouvent les camerounais. Il est all? jusqu?? convoquer le diable parce que, estime-t-il, ?on ne va pas souffrir plus que ?a encore. On a d?ja souffert. Le pire ne viendra pas. M?me le diable qu?il prenne d?abord le pouvoir au Cameroun et on verra apr?s?. Des d?clarations tr?s am?res, rapidement battus en br?ches par les pontes du r?gime et une partie de l??piscopat favorable au r?gime. Ces derniers ont vite fait d?inscrire cette sortie dans la logique des affirmations intuitu personae qui n?engageait en rien la vision globale de l?Eglise. Avant Yaouda, les ?v?ques de Ngaound?r? et Douala avaient d?j? fait des d?clarations sur le mal ?tre qui r?gne entre les gouvernants et leurs administr?s. Les ?v?ques pr?cit?s sont des fils de Kirdis, originaires du Nord-Cameroun. Les Kirdi sont cette majorit? populaire animiste qui s?est convertie au christianisme et ? l?islam dans un pass? recent. Il faut admettre que cette cat?gorie sociale est actuellement mal en point politiquement. Elle est phagocyt?e dans des consid?rations politiques absurdes soutenues par les d?tenteurs du pouvoir actuel. Ces consid?rations font croire aux camerounais que dans le Grand-Nord, seuls les musulmans sont susceptiblement aptes ? pr?sider aux destin?es des institutions phares du pays. Malgr? les avanc?es enregistr?es sous le Renouveau, l?islam demeure la religion politique dans cette partie du pays. Tout jeune homme du Nord qui souhaite r?ussir en politique devrait se convertir ? l?islam. Et les non musulmans suffoquent sous le fardeau de cette cat?gorisation. Comme sous le r?gne de l?ancien pr?sident, Ahmadou Ahidjo, la gandoura et la chechia continuent de d?finir le prototype type du leader politique nordiste. Plusieurs hommes d??glises d?envergure avaient d?ailleurs ?t? signataire du m?morandum des chr?tiens et animistes du Mayo-Sava en 1997 d?non?ant la faible repr?sentativit? des fils de montagnes dans les hautes sph?res de l?Etat. Alors qu?Ahidjo et ses sbires soufflaient la pluie et le beau de temps dans les contr?es du Nord, certaines entit?s sociales dont les animistes et les chr?tiens du Nord ?taient presque tous rel?gu?s ? un statut de citoyens de seconde classe. Ils ?taient purement et simplement cat?goris?s sous la tristement c?l?bre appellation de ?moutons du Nord? dont plusieurs analystes politiques continuent de s?en pr?valoir. Le r?gime de Biya semble aujourd?hui faire de plus en plus confiance aux musulmans au d?triment des non musulmans qui se sont pourtant toujours battus pour lui. Surtout ? une certaine ?poque o? le d?part d?Ahidjo laissait sur le carreau une ?lite islamo – peule d?sabus?e.La pauvret? et la mis?re sont visibles sur les visages des populations. L?accaparement des privil?ges qu?offre l?Etat par une caste d??lites ne favorise pas, non plus, l??panouissement escompt? de la majorit? des camerounais. L?Etat lui-m?me est intimid? dans sa fonction r?galienne d?interventionniste asserment? par ses propres r?gulateurs. Seuls les fils, petits-fils, fr?res, beaux-fr?res et ceux qui ont ?jet?s la honte au chien? et font des salamalecs aux pontes du r?gime sont promus. Au regard des recentes catastrophes humanitaires dont les inondations des mois de Juillet et Aout ayant entrain? la destruction des cultures et des habitations des populations de Yagoua, les perp?tuelles incursions des combattants de Boko Haram dans les villages des Monts Mandara, l?observateur assiste impuissant au d?labrement soci?tal de cette communaut?. Des jeunes diplom?s d?universit?s ? qui ont oblige l?agriculture sur des terres rocailleuses fuient leurs villages et deviennent de vendeurs ? la sauvette dans les art?res des grosses agglom?rations. Dans le canton de Ould?m?, commune de Tokomb?r?, d?partement du Mayo-Sava ? l?Extr?me-Nord du Cameroun, o? est n? l??v?que de Yagoua, les populations croulent sous le poids de la mis?re. Yaouda semble ?tre l??lite la plus importance de ce village. Il faut admettre que les religieux, en tant que pasteurs et autorit?s morales, ont le devoir de se prononcer pour la construction d?une soci?t? juste. Et d?ailleurs les ?v?ques du Cameroun ont ? plusieurs reprises d?ja exprim? leurs pr?occupations concernant les conditions de vie des populations. Ils se sont parfois prononc?s quant ? la mont?e de l?ins?curit? dans les r?gions de l?Extr?me-Nord et dans le NoSo en raison des conflits arm?s et de la criminalit?. Ils ont attir? l?attention des gouvernants sur les difficult?s ?conomiques auxquelles ?taient confront?s les camerounais, estimant que le ch?mage et la vie ch?re devenaient une gangr?ne sociale. La sortie de l??v?que de Yagoua ne doit pas ?tre inscrite, comme beaucoup le suppose, dans la l?thargie des d?rapages verbaux que d?aucuns s??vertuent ? lui attribuer. Il faudra tout simplement se poser les bonnes questions. Ce discours peut aussi ?tre consid?r? comme un seau d?eau vers? pour r?veiller certains administrateurs indifferents aux souffrances de leurs compatriotes.

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Agenda ?lectoral au Cameroun en 2025 l’Afrique centrale retient son souffle

Au sein de l?opinion publique nationale et internationale, l??lection pr?sidentielle de cette ann?e donne lieu ? une inflation de pronostics et de conjectures sur l?avenir du pays et de la sous-r?gion. Fin d?cembre 2024, entre les voitures qui assurent la desserte Yaound?-Soa, certains voient errer une journaliste luxembourgeoise qui, plusieurs minutes de suite, aborde quelques ?tudiants en leur demandant: ?Quelle id?e vous faites-vous du contexte successoral port? par la prochaine ?lection pr?sidentielle au Cameroun?? ?A quelle question voulez-vous que je r?ponde exactement??, s?embarrasse un ?tudiant. ?Je pense que derri?re votre question se cache une big question qui irrigue votre enqu?te?, ajoute le jeune homme. Ce dernier, manifestement, a compris: la journaliste luxembourgeoise esp?rait que le cop?s d?veloppe un raisonnement fond? sur cha?ne d?arguments capables d?aboutir ? la formulation d?une ?id?e force? sur l?opportunit? ou non de la candidature de Paul Biya ? sa propre succession ? la t?te du Cameroun. Pas besoin d?un coup de g?nie pour le deviner. Ici comme ailleurs, tout a eu lieu avec le fait que, faute d?un mot plus adapt?, les uns et les autres se font une repr?sentation de la prochaine ?lection pr?sidentielle au Cameroun. Sur ce plan, les sc?narios-catastrophes ne manquent pas, le plus spectaculaire ?tant celui de la sollicitation (par un ?v?que de l??glise catholique romaine apparemment m?tin? d??sot?risme) du ?diable? pour diriger le Cameroun. Parce que, selon le pr?lat, dans les ?mes des Camerounais, les raisins de la col?re sont, chaque jour, plus gros et plus lourds. ?De fait, tout sujet relatif au contexte particulier du scrutin th?oriquement pr?vu en octobre 2025 ne devient non pas or, mais norm?, suivant des imp?ratifs m?lodramatiques?, avance Pr Belinga Zambo. Le g?ostrat?ge camerounais dit avoir fait quelques constats: ?La pression a d?cadenass? des langues. Ici, on sp?cule sur le taux de change du destin de chacun de ces pays. L?, le jeu de miroir o? les apparences (vraies ou fausses) tissent une toile complexe a d?j? commenc?. Tout ? c?t?, la parole de quelques citoyens aux desseins sans scrupule fait na?tre un leadership populiste nouveau ou revigor?. Plus loin, des affiches transmettent la parole de ceux que les Camerounais vont regarder dans les yeux tout au long de la campagne ?lectorale. Chaque jour, le discours proph?tique s?emballe et les sermons sur la n?cessit? de faire du Cameroun une grande nation d?mocratique se font entendre. Entre temps, partout dans le pays, des profils se pr?sentent comme de s?v?res sto?ciens pr?occup?s seulement de l?int?r?t g?n?ral. Et derri?re les surench?res rh?toriques s??panouissent des hordes d?acteurs politiques qui disent incarner les aspirations d?une population de plus en plus d?senchant?e par les ?lites gouvernantes?. Pour le dire ? sa fa?on, Mbatal Tingane abr?ge: ?2025 en Afrique centrale, l??lection pr?sidentielle au Cameroun est sans doute l??v?nement politico-m?diatique qui happera l?attention de toute la sous-r?gion?. En l?affirmant lors d?une conf?rence qu?il a anim?e le 16 d?cembre 2024 ? l?Universit? de Ndjamena, le sociopolitiste tchadien mise sur quelques points cl?s. ?Premi?rement, cette ?lection g?n?re davantage de bruit m?diatique que les deux derni?res ?lections pr?sidentielles dans ce pays. Deuxi?mement, jusqu?ici, l?aspect les plus d?battu est la candidature probable ou improbable du pr?sident Paul Biya. Troisi?mement, l?avant-campagne est omnipr?sente aux yeux des Camerounais, quelle que soit leur mani?re de s?informer. Quatri?mement, les sc?narios potentiels des lendemains de cette ?lection ?talent des incertitudes dont la port?e pourrait ?tre transfrontali?re. Tout cela bride les bien des certitudes, au point de pousser plus d?un observateur vers des pentes tr?s glissantes, parce que justement, les incertitudes sont nombreuses et il en existe de toutes sortes?,Aux mains de la science politique, avise Mbatal Tingane, une telle grille de lecture convoque la succession de Paul Biya comme une ?pr?sidentielle face ? l?inconnu et pas juste face ? l?incertain?. En effet, d?apr?s l?universitaire tchadien, ?l?action irrationnelle produite par le d?bat entre camps qui, de plus en plus se regardent en chiens de fa?ence, prouve d?j? que les intentions des uns et des autres sont confi?es ? des algorithmes incertains?. ?Et 2025 est, ? cet ?gard, un record au Cameroun?, appuie Pr Belinga Zambo. Paul Biya, candidat ? sa propre succession ou pas? En r?f?rence ? l?obscure parole de l?homme, la question risque de rester sans r?ponse pendant quelques mois encore. Dans ce brouillard, une belle ?claircie tout de m?me: ?Le calendrier ?lectoral pr?voit l’organisation de l’?lection pr?sidentielle et des ?lections r?gionales?. Paul Biya l?a clairement dit lors de son message ? la nation le 31 d?cembre 2024. On en sait donc un peu plus sur le calendrier politique de 2025 au Cameroun.Au Gabon, la transition qui a d?but? depuis fin ao?t 2023 suite ? la chute du r?gime Bongo et assur?e par le r?gime militaire dirig? le g?n?ral Brice Oligui Nguema se termine cette ann?e. ?Selon une fuite attribu?e au Comit? pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) et qui a ?t? confirm?e par plusieurs de nos sources, l??lection pr?sidentielle gabonaise se tiendra le 22 mars prochain. La date du scrutin, auquel Brice Clotaire Oligui Nguema n?a pas encore officialis? sa candidature ? m?me si elle ne fait gu?re de doute ?, est donc avanc?e de cinq mois?, informe Jeune Afrique dans sa version num?rique du 9 janvier 2025. Tout cela permet de proposer une r?flexion sur les enjeux des scrutins pr?sidentiels pr?vus au Gabon et au Cameroun au courant de cette ann?e. Dans le m?me temps, sur la foi de quelques exp?riences ant?rieures, d?autres experts s?emploient ? expliquer qu?en Afrique centrale, les r?sultats des scrutins pr?sidentiels ont parfois g?n?r? des engrenages de causes et d?effets parfois tr?s incertains entre pays limitrophes. ?On l?a par exemple observ? en 2016 au Gabon, o? sous la forme d?une chronique des mois qui ont suivi l??lection pr?sidentielle, le pays est devenu le site d?une protestation politique ? fort impact sur la libre circulation des personnes et des biens. On l?a ?galement vu au Congo-Brazzaville o?, en 2017, des tensions ont fait leur lit ? la fronti?re avec le Gabon?, ?tale l?activiste politique congolais, Apolite Makinga. A en croire ce dernier, ?ce

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Puits am?nag?s et forages: le casse-t?te de la maintenance

Parce qu?expos?s ? la surexploitation, ces ouvrages de collecte d?eau potable n?en finissent pas de puiser dans les ?conomies des propri?taires. ?J?ai d?pens? 4 000 000 FCFA pour la construction de mon forage en 2019, je savais que je n’aurais pas de probl?me d’eau. Aujourd’hui, je me retrouve en train de d?penser au minimum 50 000 FCFA lorsqu’il tombe en panne. En une ann?e, il est d?pann? au moins 5 fois?. Le propos vient d?un colonel de gendarmerie ? la retraite. A Assock (Mefou-et-Afamba) o? nous ?changeons avec lui, l?ancien pandore fait mesurer la d?convenue qui est la sienne. ?Apr?s avoir donn? acc?s ? toute personne en manque d?eau dans cette hameau, la facture de la maintenance de l?ouvrage s??paissit au fur et ? mesure que le dispositif de captage d?eau vieillit. Et pour les remplacer, il faut solliciter les services d?une ?quipe sp?cialis?e et tout cela a un co?t. Parce que, lorsque survient une panne, le processus indiqu? consiste ? avertir puis recevoir le m?canicien qui diagnostique la panne. Il dispose d?un tableau r?capitulant les pi?ces de la pompe avec leur prix. Il se fait payer pour leur achat et pour sa prestation?, explique notre interlocuteur. ExpertiseConstructeur forages, Jean Ngu? d?voile sa science: ?Pour assurer une bonne maintenance, il est tr?s important de conna?tre l?historique de la construction et de l?exploitation du puits. Si vous ne faites rien contre la panne, les extensions du probl?me sont multiples?, dit-il. ?L?absence d?entretien et de r?paration d?un puits peut conduire ? la diminution voire ? l?arr?t du pompage ou du puisage de l?eau en raison de pannes de fonctionnement. Elle est aussi la cause de la d?gradation de la qualit? de l?eau et donc celle de maladies. De tels dysfonctionnements conduisent malheureusement ? l?abandon d?un nombre tr?s important?, souligne Jean Ngu?.Au-del?, il dit ?tre soumis aux extr?mes difficult?s ? se faire payer les pi?ces de rechange. ?Je suis parfois contraint ? faire preuve d?inventivit? pour repousser le plus possible les ?ch?ances des d?penses lourdes. Je soude. Je colle et je remploie toute sorte de mat?riaux mais ce sont ? chaque fois des pis-aller?, confie-t-il. N??tant pas salari?, Jean Ngu? doit donc faire supporter ses co?ts de transport aux villageois. Enfin, lorsque les villageois acceptent une d?pense lourde qui n?cessite l?achat d?une pi?ce d?tach?e, ceux-ci doivent assurer en plus du prix de la pi?ce, les frais de transport jusqu?au lieu de vente.De son avis, les taches de maintenance exigent diff?rents niveaux de comp?tences selon la difficult? de l?intervention. ?Certaines t?ches peuvent ?tre assur?es par les usagers du puits comme le maintien de la propret? des abords et le nettoyage du puits. D?autres taches comme l?entretien des ?quipements et certaines analyses simples de la qualit? de n?cessitent une formation pr?alable et des outillages ou appareils particuliers. Les interventions concernant la structure du puits (ma?onnerie du cuvelage par exemple) demandent l?intervention d?entreprises sp?cialis?es. En r?gle g?n?rale, le co?t de maintenance d?un puits varie selon le type du puits et son environnement. Il est donc difficile de donner une estimation pr?cise. Certaines ?tudes ont n?anmoins permis de donner un ordre de grandeur r?aliste par rapport au co?t de construction d?un puits. On estime le co?t annuel de la maintenance d?un puits entre 2,5 et 5% du co?t total de sa construction?. SolutionPour Jean Ngu?, ?il est pr?f?rable que les usagers cr?ent un comit? de gestion du puits pour prendre en charge la maintenance et l?entretien du puits. Il est aussi souhaitable de percevoir des droits d?utilisation du puits aupr?s des habitants pour financer les frais de maintenance et d?exploitation du puits?. Andr? Gromyko Balla

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