Nom de l’auteur/autrice :Viviane TCHIAZE

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Quand les peuples deviennent complices de la confiscation du pouvoir en Afrique

L?Afrique continue d??tre le th??tre de sc?nes politiques o? des pr?sidents s?accrochent au pouvoir malgr? les lois, les constitutions et les principes d?mocratiques. Si les projecteurs se braquent souvent sur ces dirigeants jug?s ? assoiff?s de pouvoir ?, il serait malhonn?te de ne pas ?voquer le r?le actif ? ou ? tout le moins complice ? que jouent certains segments de la population. Une partie du peuple, au lieu d?exiger le respect des r?gles d?mocratiques, supplie parfois les dirigeants de rester, les ?rige en demi-dieux, en p?res de la nation ?ternels, comme si le destin du pays d?pendait d?un seul homme. Ce ph?nom?ne, loin d??tre anodin, refl?te une pathologie d?mocratique profonde : la personnification du pouvoir et l?instrumentalisation de la voix populaire pour justifier l?injustifiable. I. Quand le peuple r?clame ce qu?il devrait d?noncer Les 20 et 21 juin 2025, lors du congr?s du Rassemblement des Houphou?tistes pour la D?mocratie et la Paix (RHDP) en C?te d?Ivoire, Patrick Achi, ancien Premier ministre, implore le pr?sident Alassane Ouattara de se repr?senter ? l??lection pr?sidentielle d?octobre : ?Ne nous abandonnez pas. Si vous ne voulez pas le faire pour nous, faites-le ? cause de Dieu.? Cette phrase, lourde de signification, r?sume ? elle seule le glissement op?r? dans certaines soci?t?s africaines o? l?appel au divin devient un argument politique pour justifier la transgression des r?gles constitutionnelles. Pourtant, Alassane Ouattara avait d?j? enfreint en 2020 la Constitution qui limitait les mandats pr?sidentiels ? deux. Malgr? cela, des voix se sont ?lev?es non pour d?noncer cette violation, mais pour l?encourager ? continuer, y compris parmi des enseignants d?universit?, cens?s ?tre les garants du savoir et de l??thique publique.La situation n?est pas isol?e. Au Cameroun, en f?vrier 2025, un collectif d?universitaires et de membres de la soci?t? civile appelle ? une nouvelle candidature de Paul Biya, ?g? de 92 ans, au pouvoir depuis 1982. Ces appels ne sont pas faits dans l?int?r?t du peuple, mais dans une logique d?all?geance, de client?lisme, de privil?ges. ? ?couter ces discours, on croirait que, sans le pr?sident en place, le pays va s??crouler, comme si la stabilit? d?une nation tenait ? la long?vit? d?un seul homme. II. Le mythe de l?homme providentiel: une illusion dangereuse Ce culte du chef n?est pas propre ? un pays ou un r?gime. ? travers le continent, la rengaine est toujours la m?me: ?Pr?sident, nous te voulons encore au pouvoir, tu travailles bien, tu es le meilleur candidat.? Ces ?loges, parfois creux, rel?vent davantage de la flatterie int?ress?e que d?un v?ritable jugement politique. Dans certains cas, le bilan du pr?sident est m?diocre: h?pitaux d?labr?s, ?coles sans enseignants, routes impraticables, ch?mage end?mique. Pourtant, les appels ? la r??lection affluent.Pourquoi donc cette contradiction ? Pourquoi les populations r?clament-elles la reconduction de dirigeants qui n?ont pas v?ritablement am?lior? leur quotidien ? La r?ponse est simple : l?int?r?t personnel l?emporte souvent sur l?int?r?t g?n?ral. Les partisans de ces chefs d??tat ne d?fendent pas toujours un projet politique ou une vision de soci?t?, mais les avantages, les postes, les march?s, les nominations qu?ils esp?rent obtenir ou conserver. La loyaut? se monnaye, et le silence devient complice. III. Le respect du mandat : une le?on d?mocratique oubli?e L?une des grandes le?ons de la d?mocratie est que ?nul n?est indispensable?. L?histoire des nations prouve que les hommes passent, mais les institutions demeurent. L?exemple de Barack Obama est souvent cit? ? juste titre. Lorsqu?il quitte la pr?sidence des ?tats-Unis, il est encore jeune, populaire, et porteur d?id?es. Pourtant, il choisit de respecter la Constitution qui limite les pr?sidents ? deux mandats. Il aurait pu modifier la loi ou chercher un subterfuge, mais il ne l?a pas fait, parce qu?il savait que la force d?une d?mocratie repose sur le respect des r?gles, pas sur le charisme d?un homme.Ce contraste est r?v?lateur. Dans certains pays africains, les Constitutions sont devenues des textes mall?ables, modifiables ? souhait pour satisfaire les ambitions d?un individu. Le peuple, au lieu de d?fendre ces textes comme les piliers de sa souverainet?, les foule aux pieds en soutenant ceux qui les violent. IV. Vers une nouvelle conscience citoyenne Il est temps que les peuples africains prennent conscience de leur r?le dans le maintien ou la rupture de ces cycles autoritaires. L?heure est venue de mettre fin ? l??go?sme politique. On ne soutient pas un pr?sident uniquement parce qu?il est de notre ethnie, de notre religion, ou parce qu?il nous accorde des faveurs personnelles. Il faut avoir le courage de dire non, m?me ? celui qu?on admire, lorsque son mandat est termin? ou lorsqu?il ne respecte pas les lois du pays.La d?mocratie n?est pas un buffet o? l?on choisit ce qui nous arrange. C?est un ensemble de principes qui s?appliquent ? tous, sans exception. Si nous voulons des ?coles, des h?pitaux, des routes, de la justice et de la paix, nous devons d?abord exiger le respect des institutions. Cela commence par dire non ? la pr?sidence ? vie, non ? la d?ification des dirigeants, non ? la voix qui pr?tend parler au nom de Dieu pour maintenir un homme au pouvoir. Conclusion Les peuples africains doivent cesser de se comporter en complices de leur propre servitude. La d?mocratie est un combat de chaque jour, et elle commence par le courage de tenir t?te aux puissants. Il faut d?sapprendre l?ob?issance aveugle, refuser l?idol?trie politique et remettre l?int?r?t collectif au centre des priorit?s. Certes, ? vox populi, vox Dei ? mais la voix qui appelle un dictateur ou un incomp?tent ? rester au pouvoir n?est pas la voix de Dieu. Elle est celle de la peur, de la r?signation, de l?int?r?t personnel. Et tant que cette voix dominera, les promesses de libert?, de progr?s et de dignit? resteront de vains mots sur un continent en qu?te de renaissance. Jean-Claude DJEREKE

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D?pendance aux produits ?trangers, r?glementation de change : Yvon Sana Bangui explique

Les donn?es du probl?me sont pourtant connues et sont expos?es par une voix autoris?e, celle du gouverneur de la Banque des Etats de l?Afrique centrale (Beac), Yvon Sana Bangui. ? En 2018, nos r?serves s??levaient ? environ 3 000 milliards FCFA. Elles sont pass?es ? 13 000 milliards en 2025. Parall?lement, les importations ont aussi augment?. Nous sommes ainsi pass?s de 3 000 ? 13 000 milliards FCFA d?importations. Cela traduit notre d?pendance excessive aux produits ?trangers, en particulier les produits finis. Le poste le plus pesant sur nos r?serves demeure l?importation de carburant, de lubrifiants et de bitumes ?, d?clare le Centrafricain au cours d?une prise de parole ? la 3e ?dition de la Finance Week tenue le 17- juin 2025 ? Yaound?. Selon le gouverneur de la Banque centrale, la Cemac devrait initier un nouveau paradigme pour r?duire sa d?pendance aux importations. ? La mise en place d?une raffinerie dans les deux ou trois prochaines ann?es, que ce soit au Cameroun ou dans la sous-r?gion, permettrait d??conomiser pr?s de 2 000 milliards FCFA, soit le montant annuel consacr? ? l?importation de produits p?troliers. Nous avons la mati?re premi?re et la tendance des prix est plut?t favorable. Dans la logique d?import-substitution, nous devons transformer localement notre p?trole. Cela permettra de produire des routes ? moindre co?t, gr?ce ? la production locale de bitume, de lubrifiants et m?me d?engrais. Nous devons aussi miser sur d?autres projets structurants. La Cemac compte 60 millions d?habitants. Si nous d?veloppons une industrie textile locale, nous pourrions r?duire les importations et ?conomiser jusqu?? 100 milliards FCFA. Il en est de m?me pour d?autres secteurs. Je salue d?ailleurs les efforts de certains op?rateurs ?conomiques dans la rationalisation des changes. Citons par exemple Cimencam, qui a r?cemment lanc? sa production de clinker, ou encore Prometal, qui a ?tendu ses capacit?s de production. Ces initiatives participent ? notre souverainet? ?conomique ?, a expliqu? Yvon Sana Bangui. Quant ? l?alimentation, dit-il encore, ? nous importons encore du riz. Pourtant, nous avons la capacit? de produire localement. Si nous savons produire sur 100 hectares, nous pouvons le faire sur 1 000. Nous ma?trisons les techniques et les circuits. Il est temps de s?y engager. Apr?s le riz, vient le poisson. Nos eaux regorgent de richesses halieutiques. Le d?veloppement de la p?che industrielle r?duirait fortement nos importations de poisson. Des exemples sont multiples il faut juste ?tre pragmatique ?.En s?appesantissant sur le niveau d?application de la r?glementation de change, le gouverneur de la Banque centrale parle d?un bilan ? globalement positif ?. Il y voit m?me ? des preuves tangibles d?efficacit? du dispositif ?. ? Il a permis une am?lioration du rapatriement des recettes d?exportation et une consolidation de nos r?serves de change. Actuellement, nous couvrons entre 4 et 7 mois d?importation, ce qui nous donne une marge de man?uvre face aux chocs exog?nes. Gr?ce ? la centralisation, nous assurons la stabilit? mon?taire et financi?re de la sous-r?gion ?.Face aux critiques de certains op?rateurs ?conomiques, Yvon Sana Ba ngui signale ? un probl?me d?appropriation ?. D?apr?s lui, ? beaucoup ne ma?trisent pas encore les proc?dures. Certains dossiers sont incomplets ou rejet?s. D?autres importateurs n?apurent pas leurs op?rations. Ces difficult?s ne rel?vent pas du dispositif lui-m?me, mais plut?t de son application ?.Interpell? au sujet des n?gociations avec le secteur p?trolier, le Centrafricain regrette les blocages auxquels est confront?e la Beac depuis 5 ans. ? Toutefois, nuance-t-il, avec la tenue de cette assise, nous esp?rons identifier les mesures ? prendre. Ce que je peux vous dire clairement, c?est que la r?glementation de change s?appliquera ? toutes les entreprises, tous les agents ?conomiques et ? tout le secteur p?trolier, sans exception. Ongoung Zong Bella

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Poste frontalier de Kout?r? : d?j? ? la phase finale

Un atelier technique relatif ? la finalisation du processus de construction du Poste de contr?le unique frontalier (PCUF) de Kout?r? (initi? le 23 mars 2022) s?est tenu du 16 au 20 juin 2025 ? N’Djamena. Pr?sid?s par Francial Giscard Baudin Libengue Dobele-Kpoka, Commissaire en charge des Infrastructures et du D?veloppement Durable de la Cemac, les travaux ?taient consacr?s ? l’examen et ? la validation du rapport d’Avant-Projet D?taill? (APD) et du Dossier d’Appel d’Offres (DAO) relatifs aux ?tudes de construction du Poste de contr?le unique frontalier (PCUF) de Kout?r?, situ? entre le Cameroun et le Tchad. Au cours de l?atelier, les experts du Groupement CIRA SAS/AAI en charge des ?tudes techniques, ont produit un rapport d’APD approfondi. Le document inclut la proposition de variante d’am?nagement, le choix de la solution technique, ainsi que les justifications des investigations men?es. Apr?s avoir proc?d? ? une lecture int?grale des diff?rents volets de l’APD pour assurer leur ad?quation, et apr?s avoir peaufiner son fond et sa forme du rapport, les participants ont am?lior? et int?gr? des contributions, ? travers une fiche d?analyse, pour rehausser la qualit? de la version r?vis?e du rapport APD d?une part, et contribu? ? l’obtention d’une version r?vis?e du rapport APD avec une mise en page, une organisation et une coh?rence textuelle, ainsi qu’un dossier de plans respectant les termes de r?f?rence de l’?tude d?autre part. Source/ Commission de la Cemac

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Cameroun-Guin?e Equatoriale : un yacht pourrait mettrele feu entre les deux cousins

Le bateau de luxe surnomm? ? Ebony Shine ?, c?est 76 m?tres, un confort?haut de gamme (piscine, spa, sauna, ascenseur?). Construit en 2009, il avait ?t? achet? ? un oligarque russe en 2016, apr?s une restauration hors de prix. A en croire M?diapart, ? c?est un yacht r?serv? aux milliardaires ?. Pour le moment, il appartient au vice-pr?sident ?quato-guin?en, Teodorin Nguema Obiang Mangue. Selon Africa Intelligence (AI, ?dition du 20 juin 2025), ? Ebony Shine ? est menac? de saisie. A la man?uvre, pr?cise AI, une certaine Sylvana Combet. Tr?s introduite dans le s?rail camerounais, cette fran?aise a exhum?, en fin 2024, un jugement rendu 15 ans plut?t par l?International Court of Arbitration. Dans ses analyses, AI estime que dans cette affaire qui remonte aux ann?es 2009?2010, ? le Cameroun joue gros ?. ? S?il impose cette d?cision, il affirme sa puissance juridique et sa volont? de ne plus subir. Mais il prend aussi le risque d?une riposte. La Guin?e ?quatoriale pourrait ? son tour s?attaquer aux avoirs camerounais sur son sol. Le fil qui relie encore les deux capitales est pr?t ? c?der. Les ambassades communiquent, les accords tiennent? mais plus pour longtemps. Chaque camp interpr?te les faits selon son prisme. L?un voit un coup d??tat judiciaire. L?autre, un retour l?gitime sur investissement. Yaound?, silencieuse en fa?ade, agit par canaux officieux. ? Malabo, la col?re est palpable. Car la symbolique est brutale : pour la premi?re fois, un yacht d?un vice-pr?sident africain pourrait ?tre saisi non par la justice occidentale, mais par un voisin africain. Une humiliation insupportable pour le r?gime Obiang. ?, sp?cule le m?dia confidentiel fran?ais. R?my Biniou

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Man?uvres politiques: Issa Tchiroma Bakary file droit vers la ? gauche ?

La d?claration officieuse d?Issa Tchiroma Bakary, pr?sident du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), le 27 mai dernier ? son domicile, continue d?agiter les milieux politiques ? l?approche de l??lection pr?sidentielle d?octobre 2025. En d?clarant?: ??Je ne suis pas un dictateur [?]. Je demande ? tous les militants du FSNC de choisir librement leur candidat. Je n?ai aucun nom ? leur imposer??, le leader politique a provoqu? un v?ritable s?isme dans le paysage politique du Grand Nord. Per?ue par certains comme un souffle nouveau de libert?, cette sortie est ?galement analys?e comme une man?uvre tactique bien calcul?e, dans un contexte ?lectoral tendu et incertain.Scepticisme ou espoir d??mancipation ? Dans sa ville natale, Garoua, les r?actions sont contrast?es. Pour Hamidou Bello, membre actif de la soci?t? civile, cette sortie rel?ve davantage d?un jeu politique que d?un v?ritable changement de cap : ? Il est vrai qu?il s?agit d?un revirement majeur par rapport ? son soutien habituel au pr?sident Paul Biya. Mais il faut bien comprendre que cela s?apparente ? une com?die politique. Tchiroma agit par calcul, en basculant brusquement dans un populisme qui ne lui ressemble pas. Le FSNC n?a jamais v?ritablement affront? le r?gime en place. ? ? l?oppos?, certains militants du FSNC y voient une ?tape historique dans la qu?te d?autonomie politique du parti vis-?-vis du RDPC. Sadou Hayatou, militant ? Garoua II?me, s?enthousiasme : ? C?est un pas vers notre ?mancipation. Nous ne pouvons pas continuer ? jouer les seconds r?les. Le moment est venu pour notre parti de s?assumer pleinement. ?? Maroua, l?ambiance est tout aussi ?lectrique. Une mobilisation in?dite des jeunes sur les listes ?lectorales a ?t? constat?e, t?moignant d?un regain d?int?r?t citoyen. Pourtant, lors du dernier m?ga-meeting du FSNC ? Maroua, aucun appel au soutien ? la candidature de Paul Biya n?a ?t? formul?, une premi?re qui n?a pas ?chapp? aux observateurs. Baban? Abdou, chercheur et analyste politique bas? ? Maroua, ne cache pas son amertume : ? On dirait que certains leaders veulent aujourd?hui red?finir le discours politique dans le Nord. Mais o? ?taient-ils ces dix derni?res ann?es?? Ils portent une lourde responsabilit? dans la crise socio-?conomique qui frappe le Septentrion. Il est temps qu?ils fassent leur autocritique ?. Un tournant politique?Pendant plus de trois d?cennies, Issa Tchiroma a b?n?fici? d?une relation privil?gi?e avec Paul Biya, laquelle s?est traduite par une s?rie de nominations minist?rielles malgr? le poids ?lectoral relativement faible de son parti. Il a ?t? Ministre des Transports (1992?1996), dans un contexte de gouvernement d?ouverture ; Ministre de la Communication (2009?2019), un poste strat?gique en p?riode de crise ; il est Ministre de l?Emploi et de la Formation Professionnelle depuis le dernier remaniement minist?riel. Des fonctions per?ues comme des r?compenses pour sa fid?lit? ind?fectible au r?gime et sa capacit? ? d?fendre, avec z?le, la ligne du pouvoir. Abakar Sadam, militant du UNDP, principal parti d?opposition dans les r?gions septentrionales, fustige cette trajectoire : ? Le FSNC n?a jamais eu de v?ritable base populaire. Et pourtant, Tchiroma a toujours eu acc?s aux cercles du pouvoir. Biya l?a promu comme repr?sentant phare du Grand Nord, au d?triment d?autres figures pourtant plus enracin?es localement. Ses d?clarations actuelles manquent de coh?rence ?. Tom

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Un Parlement au service du peuple ou des puissants ?

Dans toute d?mocratie digne de ce nom, le Parlement est cens? faire entendre la voix des citoyens, d?fendre leurs droits, contr?ler l?action du gouvernement et veiller ? une r?partition ?quitable des ressources publiques. En C?te d?Ivoire, et dans d?autres pays d?Afrique francophone, avons-nous un Parlement godillot, c?est-?-dire soumis et passif, ou un Parlement r?ellement capable de d?fendre les int?r?ts du peuple ? Les r?cents ?v?nements survenus dans le pays semblent malheureusement pencher en faveur de la premi?re hypoth?se. Le silence des d?put?s face aux pr?occupations populaires L?un des ?pisodes les plus marquants de cette inertie parlementaire remonte ? avril 2023, lorsque les op?rateurs de t?l?phonie mobile Orange et MTN augment?rent brutalement leurs tarifs. Une d?cision impopulaire qui suscita l?indignation de nombreux consommateurs. Pourtant, dans cette temp?te sociale, le silence du Parlement fut assourdissant. Aucun soul?vement, aucune marche, aucune interpellation officielle de la part des repr?sentants de la nation. Un seul d?put? osa sortir du rang: Antoine Assal? Ti?moko. Ce dernier appela au boycott des op?rateurs, geste courageux qui finit par faire reculer les deux g?ants de la t?l?phonie. Cet exemple isol? met en lumi?re la faillite d?une institution qui, dans sa majorit?, semble sourde aux cris des plus d?munis.Autre cas tout aussi r?v?lateur: l?affaire Kom? Bakary, accus? de faux et usage de faux en ?criture publique. L? encore, le Parlement resta muet. Seul Assal? Ti?moko prit l?initiative de porter plainte, le 25 mars 2025. Ce mutisme collectif est d?autant plus choquant qu?il s?agit ici d?un scandale touchant aux fondements m?mes de la justice et de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Une mobilisation s?lective et politicienne La passivit? du Parlement est d?autant plus troublante qu?elle contraste avec sa soudaine capacit? de mobilisation lorsque certains int?r?ts politiques sont en jeu. Ainsi, d?s l?annonce de la radiation de Tidjane Thiam de la liste ?lectorale, des d?put?s du PDCI se sont empress?s d?organiser une marche de protestation, le 14 juin 2025. Cette r?action rapide et ?nergique soul?ve une question: pourquoi une telle vigueur lorsqu?il s?agit d?un homme politique bien n?, parent d?Houphou?t-Boigny, alors que les injustices subies par des milliers d?anonymes sont ignor?es ?Cela donne le sentiment que l?indignation parlementaire est ? g?om?trie variable, dict?e non pas par un sens aigu de la justice ou de l??quit?, mais par des int?r?ts partisans ou des consid?rations de clan. Les ?lus semblent davantage pr?occup?s par la d?fense de leurs proches et de leurs alli?s que par celle du citoyen ordinaire. Le privil?ge de l??lite: une indignit? jamais d?nonc?e Un autre signe r?v?lateur du d?calage entre les d?put?s et leurs ?lecteurs est leur silence face ? certaines pratiques profond?ment in?galitaires. Lorsqu?un pr?sident, un ministre ou un d?put? tombe malade, il est aussit?t ?vacu? en Europe, en Tunisie, en Turquie ou au Maroc aux frais de l??tat. Pendant ce temps, l?Ivoirien moyen, lui, meurt dans des h?pitaux surpeupl?s, mal ?quip?s, voire sans soins. Ce traitement discriminatoire, v?ritable affront ? l??galit? r?publicaine, ne suscite aucune protestation de la part des parlementaires. En se taisant, ils cautionnent un syst?me qui r?serve le meilleur aux puissants et laisse les faibles ? leur sort. Le r?le du d?put?: un id?al trahi Th?oriquement, le d?put? est le repr?sentant de la nation tout enti?re. ? ce titre, il a pour mission de proposer des lois, d?interpeller le gouvernement, de contr?ler l?action de l?ex?cutif et de veiller ? la bonne utilisation des fonds publics. Il doit ?tre un veilleur, un porte-voix, un rempart contre les abus. En C?te d?Ivoire, cette mission semble ?tre vid?e de son sens. Trop souvent, les d?put?s se comportent comme des courtisans ou des spectateurs, alors qu?ils devraient ?tre des acteurs engag?s et critiques.Cette d?mission collective est d?autant plus inadmissible que les parlementaires ivoiriens jouissent d?un traitement financier enviable. Avec un salaire mensuel de 2 600 000 francs CFA (chiffres de 2023), ils figurent parmi les fonctionnaires les mieux r?mun?r?s du pays. Ce revenu g?n?reux se justifierait pleinement si les d?put?s remplissaient leur mandat avec rigueur et courage. Mais comment ne pas s?interroger sur leur m?rite lorsque leur action reste si timide, si in?gale, si d?tach?e des r?alit?s du quotidien ? Nos d?put?s m?ritent-ils leur salaire ? La question m?rite d’?tre pos?e. ? voir leur silence face ? l?augmentation du co?t de la vie, leur indiff?rence devant les spoliations fonci?res, leur immobilisme face ? la d?gradation des services publics et leur absence de solidarit? avec les victimes d?injustices sociales, on peut en douter. Le contraste entre leurs privil?ges et leur performance est choquant. Il invite ? une remise en question profonde du r?le du Parlement et ? une vigilance accrue de la soci?t? civile.En fin de compte, c?est au peuple qu?il revient de rappeler aux ?lus qu?ils ne sont pas l? pour servir leurs int?r?ts ou ceux de leur parti, mais pour d?fendre la nation. Il est temps de sortir de la r?signation et d?exiger un Parlement ? la hauteur des attentes populaires. Un Parlement qui ne se contente plus de voter des lois, mais qui les incarne. Un Parlement qui n?ait pas peur de se lever lorsque l?injustice frappe. Car ce n?est qu?en honorant leur mission de porte-voix du peuple que nos d?put?s m?riteront r?ellement le titre d?honorables. Jean-Claude DJEREKE

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Avec la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures (SNH): Kribi, vitrine du renouveauadministratif au Cameroun

La c?r?monie de r?trocession des travaux de r?habilitation de la pr?fecture du d?partement de l?Oc?an, le 8 mai 2025, c?l?bre le partenariat public ? priv? dans la cr?ation de meilleures conditions de travail au sein de l?administration publique, pour un service de qualit? aux usagers. ? Cette r?alisation traduit la vision du chef de l?Etat, qui est ax?e sur le d?veloppement de notre cher et beau pays en misant sur des entreprises solides, porteuses d?actions fortes sur le terrain de la citoyennet? et de la solidarit? nationale ?. Le propos de Nathalie Moudiki situe le cadre d?intervention de la SNH dans la r?habilitation de la pr?fecture de l?Oc?an. La Repr?sentante de l?Administrateur ? Directeur g?n?ral de la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures poursuit : ? c?est en coh?rence avec cette vision que nous avons entrepris d?accompagner les efforts consentis par les pouvoirs publics pour faire de cette cit? baln?aire, si richement dot?e d?atouts naturels, l?un des visages du renouveau du d?veloppement urbain au Cameroun ?. Joyau architecturalLe lifting de l??difice administratif a abouti ? un b?timent flambant neuf. 1500 m2 de carreaux install?s dont 1200 fabriqu?s au Cameroun. 11 toilettes d?sormais fonctionnelles. Deux rampes d?acc?s ? l??difice mises aux normes, dont l?une adapt?e aux personnes ? mobilit? r?duite. La toiture r?par?e avec ? la cl? une couche de protection contre les intemp?ries. La plomberie, l??lectricit? et la peinture enti?rement refaites. L??clairage des jardins remis au go?t du jour. ? La pr?fecture est une boule de lumi?re dans la nuit ?, indique la charg?e de mission num?ro 2 de la SNH. Elle mentionne ?galement, dans sa pr?sentation des acquis, l?ameublement total des bureaux, par des ordinateurs ou des commodit?s logistiques telles que des tables et des chaises. Nathalie Moudiki se risque ? un commentaire : ? le r?sultat se dresse devant vous ! Majestueux ! Par? de ses plus beaux atours ! Rayonnant ! Eblouissant ! Une vraie ?uvre d?art ! Un travail d?orf?vre ! [?] Un phare qui illuminera de jour comme de nuit cette porte d?acc?s naturelle au Cameroun par l?oc?an Atlantique ?. Le maire la ville de Kribi se dit ? sans voix ?. Guy Emmanuel Sabikanda justifie : ? ce que j?ai vu est impressionnant ?. Le Gouverneur de la R?gion du Sud n?en dit pas moins. ? Je suis venu, j?ai vu et suis enti?rement convaincu ?, indique F?lix Nguel? Nguel?. SymboliqueAgissant au nom du ministre de l?Administration territoriale et de l?Etat du Cameroun, F?lix Nguel? Nguel? exprime la profonde gratitude des pouvoirs et des populations du Sud ? la SNH ? pour cet acte de grande port?e symbolique, citoyenne et r?publicaine ?. Pour le Gouverneur de la R?gion du Sud, ? la c?r?monie de r?trocession de ce jour ne se limite pas ? la r?ception d?un b?timent r?nov?. Elle est au-del? de l?acte mat?riel qu?elle consacre. Elle marque une contribution significative ? la redynamisation des services de l?administration publique, tant elle illustre le partenariat perdu entre les institutions publiques et les entreprises citoyennes engag?es au service du d?veloppement national. Et d?ajouter : ? elle consacre la renaissance d?un pan essentiel de notre patrimoine administratif. [?] Le b?timent abritant les services de la pr?fecture de Kribi, ?rig? fort longtemps, en l?occurrence dans les ann?es du protectorat allemand, constitue l?un des rares vestiges de l?histoire administratif colonial encore debout dans notre pays ?. F?lix Nguel? Nguel? pr?cise : ? il constitue ainsi le rep?re identitaire et institutionnel majeur, t?moin de l??volution de l?administration territoriale au fil des d?cennies? Nous nous r?jouissons aujourd?hui de son enti?re r?habilitation, port?e par une initiative citoyenne exemplaire de la SNH ?. Conclusion du patron de la R?gion du Sud : ? Ce b?timent, restaur? selon les standards modernes, offre d?sormais un cadre de travail fonctionnel, s?r, et respectueux des normes en vigueur en mati?re de qualit? de service public. Il est ? pr?sent un symbole du renouveau administratif, mais aussi la capacit? de notre pays ? lier m?moire et modernit? ?. Qualit? du serviceLes agents publics appel?s ? travailler dans cet ?difice sont par cons?quent dos au mur. ? Profitons de ce joyau architectural que nous devrons conserver jalousement, dans un esprit civique. Faisons en sorte qu?il serve ? l?optimisation de la qualit? de services aux usagers de l?administration publique ? Kribi, au renforcement du respect et de la consid?ration que nous devons aux institutions de la R?publique ?, claironne Nathalie Moudiki. ? A l?ensemble des agents publics, vous avez certes le privil?ge d?exercer dans un ?difice enti?rement r?nov?, r?pondant aux standards les plus exigeants. Mais vous avez surtout la responsabilit? imp?rieuse d?en assurer la pr?servation et la p?rennit?. Cela implique un entretien rigoureux, une hygi?ne irr?prochable et un sens accru du devoir et du service public ?, rench?rit F?lix Nguel? Nguel?. Et d?exhorter les personnels ? en faire ? un cadre d?accueil digne pour les administr?s, mais aussi un moteur de performance. Cas d??coleLa r?habilitation de la pr?fecture de l?Oc?an est un cas d??cole ? promouvoir. La SNH a r?dig? les termes de r?f?rences de ce projet. 8 entreprises camerounaises ont travaill? dans le projet, soit 80% de la main d??uvre locale. La Repr?sentante du l?ADG de la SNH confie : ? pour la qualit? des travaux et la maitrise des co?ts dont ils ont fait montre sur ce chantier, je tire un coup de chapeau aux ?quipes de la SNH et leur dis merci pour le professionnalisme et la rectitude dans la conduite de ce projet. Monsieur le Pr?fet qui a activement suivi ces travaux minute by minute, ne me d?mentirait pas. Je suis d?autant plus fi?re que nous nous avons employ? sur ce chantier de la main d??uvre locale de qualit?. La collaboration avec ces jeunes a ?t? fructueuse et enrichissante. Nous sommes vraiment fiers d?eux ?.Elle continue : ? notre soci?t? a prioritairement ? c?ur de cr?er de la richesse, afin que celle-ci puisse non seulement impacter sur l??conomie camerounaise, mais ?galement qu?elle apporte du bonheur aux populations dont nous sommes les humbles serviteurs, ? travers des actions

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Cameroun : 70 kg de drogue saisis ? l’a?roport international de Douala

Les services douaniers camerounais ont intercept? mardi 70 kilogrammes de drogue ? l’a?roport international de Douala, a annonc? le ministre d?l?gu? aux Finances, Yaouba Abdoulaye, dans un communiqu? officiel dat? du 16 avril. La valeur marchande de cette cargaison est estim?e ? plus de 3 millions de dollars, soit environ 1,73 milliard de francs CFA, selon la douane camerounaise. La marchandise illicite ?tait transport?e ? bord d’un vol de la compagnie RwandAir en provenance d’Afrique du Sud. Les substances prohib?es, un m?lange de m?thamph?tamine, d’?ph?drine et de coca?ne, ?taient soigneusement dissimul?es ? l’int?rieur de treize compresseurs d’air, eux-m?mes modifi?s ? des fins frauduleuses. « Les produits saisis sont actuellement plac?s sous scell?s et conserv?s dans les locaux du service des douanes, en attendant leur transfert aux autorit?s comp?tentes. La proc?dure contentieuse suit son cours, conform?ment aux dispositions l?gales en vigueur », a d?clar? un responsable de la douane YAOUNDE, 17 avril (Xinhua)

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Congo : c?l?bration ? Brazzaville de la Journ?e internationale de la langue chinoise

L’Institut Confucius de l’Universit? Marien Ngouabi ? Brazzaville a c?l?br? vendredi la Journ?e internationale de la langue chinoise, a-t-on constat? sur place. « Cette journ?e nous permet de r?fl?chir ? la richesse et la diversit? des langues et des cultures qui fa?onnent notre monde. Elle est pour nous une occasion de rendre hommage ? une langue qui, ? la fois ancienne et moderne, joue un r?le central dans la communication mondiale, la culture et la compr?hension mutuelle », a dit le directeur congolais de l’Institut Confucius, Antoine Ngakosso. La c?l?bration de cette journ?e, deux jours avant la date de sa proclamation, le 20 avril de chaque ann?e, a vu la participation des ?l?ves de la classe Confucius du complexe scolaire R?volution-Gampo Olilou et des ?l?ves de l’Ecole internationale chinoise. La c?r?monie a ?t? marqu?e par des danses, des chansons, des r?citations de po?sie, d’interpr?tation d’instruments de musique chinoise, des performances d’art martial, des expositions de cithares guzheng et de peintures chinoises. Selon M. Ngakosso, la c?l?bration de cette journ?e n’est pas seulement un hommage ? cette langue, mais aussi ? la culture chinoise dans son ensemble. Il a invit? l’assistance ? approfondir les connaissances de cette langue fascinante. « Il est de notre devoir, ? travers la langue, d’ouvrir des ponts entre les peuples et de renforcer notre compr?hension mutuelle », a-t-il lanc?. BRAZZAVILLE, 18 mars (Xinhua)

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Curiosit? : un ??conseil des ministres?? de l?UEAC ? l?Iric

Les ?tudiants de l?Institut des relations internationales du Cameroun ? la man?uvre des r?alit?s de l?action diplomatique. Ils l?auront compris, chaque d?tail compte dans une prise de parole diplomatique?: le timing, la pertinence du discours et la maitrise des sujets abord?s. Plus compte encore, la d?fense des int?r?ts nationaux jusque dans les sph?res de d?cisions communautaires. Pour les ?tudiants de master en Int?gration r?gionale, management des institutions communautaires et de statistique d??conomie appliqu?e, les mots seuls ne peuvent permettre de s?approprier pleinement l??tendue de leurs futures responsabilit?s; aussi, l?Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) en collaboration avec la repr?sentation nationale de la Communaut? ?conomique et mon?taire de l?Afrique centrale (Cemac) con?oit et met en ?uvre en ce 27 avril 2025 un exercice de simulation sur le d?roulement d?une r?union du Conseil des ministres de l?Union ?conomique de l?Afrique centrale (UEAC) centr?e sur l?adoption de la strat?gie communautaire de l?import -substitution des produits du cru. Pendant trois heures d?horloge, une trentaine d??tudiants de cet institut joue divers r?les?: experts, membres du gouvernement en charge de l?Economie et des Finances des diff?rents Etats-membres, pr?sidents de la Commission de la Cemac et pr?sident du Conseil des ministres de l?UEAC. ? La Cemac est un espace de solidarit? et de coop?ration, un march? commun en consolidation qui vise ? assurer un d?veloppement harmonieux et durable au sein des six Etats. Toutes les d?cisions qui sont prises au sein de cette instance ont un impact direct sur la vie des citoyens. Il est donc essentiel, quelle que soit votre fili?re, que vous soyez en mesure d?appr?hender clairement les m?canismes de d?cision de votre communaut?. Cela me semble indispensable pour tout futur dirigeant, diplomate ou expert en mati?re internationale. Vous avez ainsi une opportunit? de vous immerger dans les r?les de ces personnalit?s, de d?fendre les int?r?ts de vos Etats fictifs tout en recherchant le consensus pour l?int?r?t sup?rieur de la communaut?. Au-del? de la comp?tition, il s?agit avant tout d?un exercice p?dagogique qui vous sera b?n?fique ?, d?clare le repr?sentant-r?sident de la Cemac au Cameroun, Pierre Guillaume Boum Bissai. Sous l??il scrutateur de leurs enseignants et le regard admiratif des autres ?tudiants de l?Institut, le ??coll?ge du conseil de l?Union ?conomique d?Afrique centrale?? reproduit le conclave minist?riel, chaque composante sous la banni?re de sa mission. Discours protocolaire d?ouverture, s?ance d?di?e de la photo de famille, lecture du rapport des travaux des experts, lecture, amendements et adoption de l?ordre du jour, d?bats, divers et lecture du communiqu? final des travaux ; tout y passe sans omission. CouacsCependant, l?esprit aguerri des membres du jury ? tous f?rus du fonctionnement des institutions communautaires ? n?aura pas manqu? de relever quelques couacs. ? Les premi?res prises de paroles doivent converger sur des remerciements, l?accueil chaleureux du premier responsable de ce pays. Ici nous sommes au Cameroun, dont dans vos interventions, on aurait d? entendre des remerciements ? l?endroit du peuple camerounais, au premier chef de terre son illustre pr?sident, son excellence Paul Biya. Au niveau des commentaires ? faire apr?s un discours, il n?est pas int?ressant de faire ces commentaires comme s?il s?agissait d?un nouveau discours et dans le m?me timing, donc vous devez avoir la capacit? de synth?tiser?, indique-t-on, entre autres, comme observation. L?exp?rience vaut cependant son pesant d?or ? plus d?un titre. Avec grande r?v?rence, la trentaine de prestataires suit la progression du sc?nario pr??tabli. A la fin, les congratulations du jury et les diff?rents prix collectifs et individuels d?cern?s attestent de l?intensit? de l?exp?rience v?cue. ?C?est une tr?s grande opportunit? pour nous de pouvoir allier les connaissances th?oriques avec le v?cu professionnel. C?est vrai que nous sommes ? une simulation, mais on garde espoir qu?un jour on sera bel et bien ? cette place l? et qu?on devra repr?senter notre pays?; Je suis d?j? tr?s joyeux d?avoir pu repr?senter mon pays dans une telle simulation et j?esp?re poursuivre ce chemin et marcher dans le temps pour apporter ma pierre ? ce bel ?difice qu?est notre nation. Donc, c?est une exp?rience extr?mement riche et nous remercions toutes les personnes qui se sont donn?es pour organiser cet ?v?nement ?, souligne Santiago Ntuntume Nze, ?tudiant incarnant le r?le du ministre gabonais des Comptes publics et de la Dette dans le cadre de cette mise en sc?ne. Initiative ? p?renniserCet exercice de simulation est la r?sultante d?un projet port? initialement dans le cadre des festivit?s de la 16e ?dition de la Journ?e de la Cemac. Lequel ?v?nement s?est tenu le 17 mars 2025, suivant une tradition de comm?moration de la signature du trait? de Ndjamena en 1994. Il s?agit d?une premi?re ? l?Iric; mais d?j? les esprits se tournent vers le futur. ? Nous voulons que cet exercice devienne un exercice r?p?titif. Nous voulons le penser en grandeur nature avec l?accord de tous les partenaires afin que la professionnalisation de l?enseignement du processus d?cisionnel devienne quelque chose de familier?; afin que l??tudiant une fois rentr? chez lui soit imm?diatement op?rationnel dans une d?l?gation de son pays qui va aux n?gociations ?, mart?le le professeur Yves Paul Mandjem, chef du D?partement de l?int?gration et de la coop?ration pour le d?veloppement (IRMIC). Pour l?heure, cet agr?g? de sciences politiques murit d?ores et d?j? quelques pistes d?innovation de cette initiative. Louise Nsana Genre et extr?misme violent? Perle commer?ante de la M?diterran?e orientale, Alexandrie sera aussi une cit? de la r?flexion du 7 au 9 mai. En effet, pendant trois jours, l?Universit? Senghor sise dans cette ville ?gyptienne accueille la 4?me ?dition du Symposium International sur l?Equit? et l?Egalit? de Genre en Afrique (SIEEGA 2025). A sa mani?re, l??v?nement auquel prendra part un public issu d?horizons divers (chefs d?Etats et de gouvernements, pr?sidents et membres des institutions nationales et internationales, parlementaires, ?lus locaux, organisations internationales, enseignants-chercheurs, acteurs des organisations de la soci?t? civile, repr?sentants des entreprises publiques et parapubliques, m?dias et ?tudiants) entend contribuer ? la promotion du genre ? travers le continent. La d?marche est articul?e autour de six principaux axes. Selon le comit? d?organisation pr?sid? par l?Ivoirien Damas Miezan Beugr?

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