Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

bloc d'article

4/5

? Selon les estimations actuellement publi?es, 260?000 femmes perdent la vie ? la suite de complications li?es ? la grossesse ou ? l?accouchement chaque ann?e, tandis que plus de 2 millions de nourrissons meurent avant l??ge de 1 mois et que l?on compte aussi environ 2 millions d?enfants mort-n?s. Cela repr?sente pr?s de 1 d?c?s ?vitable toutes les 7 secondes. Sur la base des tendances actuelles, 4 pays sur 5 ne sont pas en voie d?atteindre les cibles consistant ? am?liorer la survie de la m?re d?ici 2030, ce qui est accablant. Un pays sur 3 n?atteindra pas les cibles fix?es en vue de r?duire la mortalit? n?onatale Dans le monde entier, les femmes et les familles ont besoin de soins de haute qualit? leur apportant un soutien physique et ?motionnel, avant, pendant et apr?s l?accouchement ?, alerte l?OMS (Organisation mondiale de la sant?) dans r?cent rapport.

bloc d'article

Quelle Eglise catholique pour l?Afrique ?

?Soyez des signes tangibles d?esp?rance et promouvez l?unit?, en particulier dans les parties de la soci?t? fractur?es par la division et la polarisation ?. Tel est le message fort que le pape L?on XIV a adress? ? la branche de l?Eglise catholique romaine implant?e en Afrique. A en croire Vatican News (VN), le message papal a ?t? d?voil? lors de la 20e Assembl?e pl?ni?re du SCEAM (Symposium des conf?rences ?piscopales d?Afrique et de Madagascar), tenue du 28 juillet au 4 ao?t 2025 ? Kigali (Rwanda). Plac?es sous le th?me ? Le Christ source d?esp?rance, de r?conciliation et de paix ?, les assises de la capitale rwandaise ont vu la participation de plus de 200 d?l?gu?s (dont 12 cardinaux, 85 ?v?ques, 72 pr?tres et des dizaines de religieux et fid?les la?cs, hommes et femmes. Elles ont ?t? con?ues comme ? une exp?rience intense de l?amour de Dieu ? afin de ? r?veiller dans les c?urs l?esp?rance certaine du salut du Christ ?. VN rapporte que, sign? par le secr?taire d?Etat du Saint-Si?ge, le cardinal Pietro Parolin, et adress? au cardinal Fridolin Ambongo Besungu (archev?que de Kinshasa), le message de L?on XIV est vou? ? encourager l?Eglise catholique en Afrique ? ?uvrer pour l?unit?, et faire en sorte que les Eglises locales soient toujours plus des signes concrets d?esp?rance pour tous les hommes. Lorsqu?on a fini d?apprendre tout ce qui pr?c?de, on devine imm?diatement que l?Eglise catholique romaine en Afrique est d?sormais appel?e ? jouer un r?le : celui d?offrir des solutions concr?tes aux probl?mes majeurs qui touchent les catholiques ? travers le continent. Certains sp?cialistes de la question pensent alors qu?une telle d?marche passe par la d?colonisation effective du rituel catholique pr?n? depuis Vatican II (1962-1965). D?autres rappellent ? cet effet Jean-Paul II dans son exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Africa, qui soulignait qu? ? en ce qui concerne la religion africaine, un dialogue serein et prudent pourra, d?une part, pr?server les influences n?gatives qui affectent la mani?re de vivre de nombreux catholiques, et d?autres part, permettre l?assimilation des valeurs positives , telles la croyance en un Etre supr?me, Eternel, Cr?ateur, Providence et juste Juge, qui s?harmonisent avec le contenu de la loi ?. De ce point de vue, la messe devrait ?tre dite par les catholiques africains eux-m?mes. Ils ne devraient plus r?p?ter ce qui, en 1994 au Rwanda (par exemple), jouer (en toute responsabilit?) un r?le dans l?incitation ? la haine et la violence. En effet, on se souvient que les Tutsis que les Hutus, les g?nocidaires ?taient majoritairement chr?tiens. Le g?nocide eut lieu entre chr?tiens et les victimes furent parfois massacr?es au moment o? elles recherchaient asile dans une ?glise ! L?Eglise officielle, pour sa part, a ?t? incapable de ma?triser la violence. En plus de ne susciter aucune r?action majeure de la part du Vatican, elle a m?me assum? des positions insolites ! Et ? ce sujet, d?autres exemples ne manquent pas. Dans ces conditions, difficile de ne pas croire que l?Eglise, ou plut?t les ?glises en Afrique sont ? la peine malgr? l?expansion d?mographique des chr?tiens ? travers le continent. Bobo Ousmanou

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

La marche du 9 ao?t 2025 ? Yopougon, un tournant d?cisif pour l?opposition ?

Le 9 ao?t 2025, Yopougon, le plus grand quartier populaire d?Abidjan, a vibr? au rythme d?une impressionnante mobilisation populaire. ? l?appel d?une frange importante de l?opposition ivoirienne, des milliers de manifestants ont battu le pav? pour dire ? non ? au quatri?me mandat du pr?sident Alassane Ouattara, qu?ils qualifient d?anticonstitutionnel, et pour d?noncer la radiation de quatre grandes figures politiques: Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam, Guillaume Soro et Charles Bl? Goud?. Cette manifestation, au-del? de sa dimension symbolique, soul?ve de nombreuses questions sur l?avenir politique du pays et la capacit? r?elle de l?opposition ? inverser le rapport de force. Une d?monstration de force qui rappelle les grandes heures de la contestation L?ampleur de la marche du 9 ao?t a marqu? les esprits. Pour beaucoup d?observateurs, il s?agissait de la plus grande mobilisation de l?opposition depuis les gigantesques rassemblements d?octobre 2002 sur le Plateau d?Abidjan, men?s ? l??poque par Charles Bl? Goud?. Comme en 2002, la foule nombreuse, d?termin?e et pacifique a rappel? que la rue pouvait encore peser dans les ?quilibres politiques ivoiriens. En effet, cette marche n??tait pas un simple d?fil? de protestation. Elle cristallisait des col?res accumul?es depuis plusieurs ann?es: la frustration n?e de la confiscation du d?bat d?mocratique, l?exclusion de leaders politiques majeurs, l?absence de dialogue sinc?re entre pouvoir et opposition, mais aussi la d?gradation des conditions de vie des populations. Le gouvernement, en r?ponse, a tent? de minimiser la port?e de l??v?nement. Mais les images parlent d?elles-m?mes: une mar?e humaine a d?ferl? dans les rues de Yopougon, d?montrant que la base populaire de l?opposition reste vivace. Vers une rupture politique majeure ? Mais cette d?monstration de force, aussi impressionnante soit-elle, suffit-elle ? renverser le cours des choses ? Le pr?sident Ouattara, au pouvoir depuis 2011, semble d?termin? ? aller jusqu?au bout de son quatri?me mandat malgr? les critiques internes et internationales. Il a jusqu?? pr?sent ignor? les appels au dialogue et les mises en garde sur les cons?quences d?un ent?tement autocratique. Son r?gime est accus? d?avoir profond?ment divis? le pays, notamment ? travers une gouvernance per?ue comme clanique, ethno-centr?e et autoritaire. De nombreux Ivoiriens s?interrogent: que peut encore faire l?opposition si le pouvoir continue de faire la sourde oreille ? Le risque d?un durcissement de la contestation est r?el. Plusieurs voix au sein de l?opposition ?voquent d?j? la n?cessit? de ? passer ? la vitesse sup?rieure ? si leurs revendications ne sont pas entendues. Autrement dit, paralyser le pays, bloquer l??conomie, frapper l? o? cela fait mal ? au portefeuille de l??tat et des grandes entreprises, notamment fran?aises, qui tirent profit de la stabilit? apparente du pays. La logique serait alors celle d?un bras de fer frontal. Une situation que le pays a d?j? connue avec ses cons?quences d?sastreuses, mais que beaucoup jugent aujourd?hui in?vitable, ? moins que le r?gime ne revienne ? la raison. L?appel de la rue : vers un sc?nario ? la malienne ou ? la burkinab? ? L?exemple malien de 2020, o? le peuple est descendu massivement dans la rue pour obtenir la chute d?Ibrahim Boubacar Ke?ta, ou celui du Burkina Faso en 2014, qui a vu la chute de Blaise Compaor?, alimente les espoirs de ceux qui pensent que seule la pression populaire pourra faire reculer Ouattara. Le mot d?ordre de certains militants est clair: ? Si Ouattara refuse le dialogue, c?est ? la rue de parler. ? Cette option, radicale mais soutenue en silence par une partie croissante de la population, gagne du terrain. L?exasp?ration est palpable. Entre une dette nationale qui d?passe les 44 000 milliards de FCFA, la restriction des libert?s fondamentales et une gouvernance per?ue comme opaque, le sentiment de ras-le-bol se g?n?ralise. Mais pour que cette strat?gie ait une chance de succ?s, encore faut-il que l?opposition joue enfin collectif. Or, c?est bien l? que r?side le principal d?fi : l?unit?. Trop souvent divis?e, travers?e par des ambitions personnelles et des calculs de positionnement, l?opposition peine ? parler d?une seule voix. Or, face ? un r?gime aussi solidement install?, seul un front uni, coh?rent et disciplin? pourrait faire vaciller le pouvoir. Des marches, oui, mais apr?s ? La marche du 9 ao?t restera dans l?histoire politique ivoirienne comme une d?monstration spectaculaire de la vitalit? de l?opposition. Mais ? elle seule, elle ne suffira pas ? changer le cours des ?v?nements. Il faudra bien plus qu?un d?ferlement populaire d?un jour pour mettre fin ? ce que certains appellent d?sormais la ? d?rive monarchique ? du r?gime Ouattara. L?opposition doit d?sormais transformer cette ?nergie populaire en strat?gie politique. Elle devra s?organiser, construire un programme alternatif cr?dible, r?sister aux tentations de r?cup?ration ethnique ou violente, et surtout, maintenir la pression dans la dur?e. Car le temps joue pour le pouvoir: chaque jour qui passe sans action concr?te affaiblit la mobilisation. Au final, la vraie bataille commence maintenant. Une bataille pour la d?mocratie, pour l??tat de droit, pour la justice sociale. Une bataille que seule une opposition forte, unie et d?termin?e peut esp?rer remporter. Et le peuple, las de promesses non tenues, semble pr?t, cette fois, ? aller jusqu?au bout. Jean-Claude DJEREKE

bloc d'article

Cameroun-S?n?gal: divers domaines d?sormais encadr?s par des accords

Le tout s?inscrit dans une volont? partag?e de jouer un r?le moteur dans la transformation du continent africain, en mettant l?accent sur la solidarit?, la fraternit? et le d?veloppement durable. Du 31 juillet au 1er ao?t dernier ? Yaound?, le Cameroun et le S?n?gal ont anim? les travaux de la 5e session de leur commission mixte de coop?ration. Au cours de celle-ci, Lejeune Mbella Mbella et Yacine Fall (respectivement ministre camerounais des Relations ext?rieures et ministre s?n?galais de l?Int?gration africaine et des Affaires ?trang?res) ont sign? neuf accords. Dans le d?tail, il s?agit de la Convention de coop?ration judiciaire en mati?re de transf?rements des personnes condamn?es ? des peines privatives de libert?, de la Convention de coop?ration judiciaire en mati?re d?extraction, de la Convention de coop?ration en mati?re p?nale, de la Convention de coop?ration en mati?re civile, de l?Accord d?exemption de visas pour les d?tenteurs de passeports diplomatiques et de service. A cette liste, s?ajoutent le Protocole d?accord de coop?ration dans les domaines de la formation, de la protection de la femme, de la famille et des droits de l?enfant ; l?Accord de coop?ration de coproduction et d??change cin?matographique et l?Accord de coop?ration en mati?re de d?veloppement de l?artisanat. Selon nos sources au minist?re camerounais des Relations ext?rieures (Minrex), d?autres accords encore en ?tude par le gouvernement camerounais sont envisag?s. Les m?mes sources soufflent qu?au bout de la d?marche, les accords seront transmis par voie diplomatique en vue de leur co-signature. Entre le Cameroun et le S?n?gal, il existe un Trait? d?amiti? datant de 1972. A en croire le Minrex, c?est sur la base dudit Trait? qu?a ?t? mise en place la grande commission mixte entre les deux pays. Depuis juin 2010, un comit? de suivi de la mise en ?uvre des recommandations des diff?rentes sessions est charg? d?approfondir et d?enrichir le visage de la coop?ration entre les deux parties. Cette dynamique de coop?ration renforc?e entre Yaound? et Dakar s?inscrit dans une volont? partag?e de jouer un r?le moteur dans la transformation du continent africain, en mettant l?accent sur la solidarit?, la fraternit? et le d?veloppement durable. Ongoung Zong Bella

bloc d'article, Femmes Int?gres et Int?gr?es de l'Afrique Centrale

Femme Africaines: combat en ch?ur et c?ur au combat; Courir avec des loups

Chaque femme porte en elle une force naturelle, instinctive, riche de dons cr?ateurs et d’un savoir imm?morial. Mais la soci?t? et la culture ont trop souvent musel? cette  » Femme sauvage » afin de la faire entrer dans le moule r?ducteur des r?les assign?s?. Clarissa Pinkola Est?s, psychanalyse et conteuse am?ricaine, le dit dans son ouvrage ? Femmes qui courent avec des loups ?, paru en 2001 dans la collection Livre de poche. Ce livre, les femmes se le donnent entre elles. Comme un cadeau. Comme un cadeau d’initiation au combat contre ce que des si?cles de civilisation ont essay? de changer, de faire taire, d’ali?ner. S’il est un livre qui d?pote nos vieilles habitudes et nous renvoie ? la transformation et ? l’abandon de vieux mod?les de comportements destructeurs, c’est celui l?. Comme le livre de Clarissa Pinkola Est?s, la Journ?e de la Femme Africaine (JFA) interpelles. Chaque ann?e, le 31 juillet, elle offre l?occasion de c?l?brer les r?alisations des femmes africaines et de r?fl?chir aux progr?s r?alis?s en mati?re de droits des femmes dans le continent. Moment important pour faire le point sur la situation des femmes en Afrique, la JFA est charg?e d??veiller les consciences et de claironner le refrain de l?autonomisation et la pleine participation ? la vie sociale, ?conomique et politique africaine. Et pour une 63? ?dition de la JFA, un th?me bien tonique : ? Faire progresser la justice sociale et ?conomique pour les femmes africaines ? travers les r?parations ?. Le libell? r?sonne comme un ?cho au th?me annuel 2025 de l?Union Africaine : ? Justice pour les africains et les personnes d?ascendance africaine par le biais des r?parations ?. C?est simple ; mais on touche ? l?essentiel : ?adopter une approche multidimensionnelle qui englobe la reconnaissance des torts pass?s caus?s aux femmes, la r?vision des politiques sur la condition de la femme, la transformation des structures ?conomiques actuelles, la lutte contre la pauvret? et les normes sociales discriminatoires pour construire un avenir plus juste et ?galitaire ?. D?o? le pr?sent zoom. JRMA

bloc d'article, Femmes Int?gres et Int?gr?es de l'Afrique Centrale

Femme Africaine: combats en ch?ur et c?ur au combat; De nouveaux lieux pour le combat

Au minist?re camerounais de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), ? reconnaissance et r?paration ? ont ?t? ?rig?s en mots cl?s des festivit?s du 31 juillet dernier. ?Cette ?dition (de laJFA) met en lumi?re le besoin d?agir pour corriger les injustices que les femmes africaines ont subies, aussi bien dans le pass? qu?aujourd?hui sur le plan social et ?conomique. Il s?agit de penser aux r?parations sociales et ?conomiques pour soutenir les victimes en allant au-del? des compensations financi?res en passant par l?acc?s aux services sociaux de base. L?objectif vis? cette ann?e est de contribuer ? la reconnaissance et ? la r?paration des injustices historiques et contemporaines subies par les femmes africaines, ? travers des actions concr?tes de justice sociale et ?conomique. Il s?agit d?une reconnaissance claire des souffrances subies par les femmes ? travers l?histoire ?, a scand? le Minproff. celles faites Minproff au cours de la 63? ?dition de la JFA dessinent une courbe o? se lit plusieurs enjeux. Ceux-ci combinent la reconnaissance des pr?judices historiques et contemporains (causes) subis par les femmes (les souffrances v?cues par les femmes) ; la correction des injustices structurelles, les cons?quences des violations des droits humains et des in?galit?s ; et la garantie que ces pr?judices ne se reproduisent plus. D?une mani?re g?n?rale, le Minproff sugg?re une rupture ?tablie sur des fondements nouveaux et qui inclut des principes, des valeurs, des modes de faire qui n?enferme pas la Femme africaine. Il s?agit notamment de ? la reconnaissance du r?le des femmes dans les luttes de lib?ration et du d?veloppement du continent ; la r?forme des lois et normes sociales discriminatoires ; mise en oeuvre des politiques d?acc?s pr?f?rentiel (quotas, subventions, financements d?di?s) ; l?acc?s ? des programmes sp?cifiques de soutien aux femmes marginalis?es?. JRMA

bloc d'article, Cameroun Actualit?s

A b?tons rompus sur le pass? et le pr?sent

Peints sans papiers ni pinceaux, quelques faits confin?s dans les murs de deux ?poques sont mis en accusation. ?La soci?t? est beaucoup plus s?v?re avec l?inconduite de la femme qu?avec celle de l?homme?. Si Beaumarchais l?a prouv? dans ? Le mariage de Figaro ?, en Afrique l?on accuse les hommes d?avoir cr?? un syst?me politique et social qui ne fonctionne qu?en leur faveur et qui leur permet d?opprimer les femmes. ? En Afrique, les vices, les abus, voil? ce qui ne change point depuis l?esclavage, la colonisation, mais se d?guise en mille formes sous le masque des m?urs dominantes. Partout, la dignit? de la femme se dissout dans l?acide des conflits arm?s ou des in?galit?s structurelles persistantes. A travers tout le continent, la vie politique et sociale refl?te une ambigu?t? due ? la coexistence d?habitudes ayant relativement peu ?volu? depuis longtemps mais dont le poids sociologique reste consid?rable ?, trahit Roseline Tchemgou?. Ce que d?crit et d?crie cette activiste de la soci?t? civile camerounaise est plus que jamais d?actualit? ? ? l?heure o? les docteurs africains de la d?mocratie d?livrent des brevets de bonne conduite sur la seule foi d??l?ments formels (la Constitution, les ?lections) en oubliant d?ouvrir les yeux sur le sort actuel de la Femme africaine?. Des vies ? l’?preuve des violences bas?es sur le genre Comme pour se lamenter sur la situation, Cl?mentine- Audrey Ntyam se montre plus crue. ? Actuellement, postule la secr?taire ex?cutive de l?association Femmes leaders, en Afrique, les femmes ne sont en paix nulle part ou presque. Pour des raisons diff?rentes selon les pays : prostitution, crime pour l’honneur, f?minicides sont leur lot quotidien. Moins mortelles mais tout aussi grave : acc?s ? l’?ducation et ? l’emploi restreint ou emp?ch?. Bref, poss?der un vagin semble ?tre une grave faute qui m?rite d’?tre punie ?. Et Cl?mentine Audrey Ntyam de piocher dans le pass? et le pr?sent. ? La mise en place par l?arm?e fran?aise, lors la guerre de lib?ration nationale en Alg?rie (1954-1962), d?un v?ritable syst?me de torture dans lequel le viol des femmes alg?riennes a ?t? utilis? comme une arme de guerre. Ces images pr?sentent la vie des femmes africaines de mani?re bien plus animale qu?humaine surtout quand il s?agit d?activit?s exclusivement f?minines. ? preuve, on dit que les Africaines accouchent en public, entour?es de beaucoup de gens, au lieu de se cacher modestement dansune chambre priv?e, avec la seule compagnie de la femme. On dit aussi que les Africaines accouchent sans douleur, ce qui permet ? la m?re de retourner travailler presque imm?diatement Encore plus curieux est la description des seins des Africaines, qui sont suffisamment longs pour qu?elles puissent les passer par-dessus l??paule pour nourrir l?enfant accroch? derri?re (la pratique de porter un enfant sur son dos est aussi consid?r? comme un manque de civilisation) ?. Ce n?est pas tout, encha?ne Roseline Tchemgou? : ? Bien qu?aucune femme esclave ne puisse se d?rober aux exigences sexuelles des ma?tres,ces relations sont souvent mises sur le compte de la voracit? sexuelle des Africaines qui contraste singuli?rement avec l?image de la respectable femme europ?enne. Nous oublions souvent qu?au 19e si?cle, la violence sexuelle coloniale s?est exprim?e par des viols. Si aujourd’hui, le ph?nom?ne est v?ritablement en d?clin (il a connu son apog?e avec l’esclavage et la colonisation), certains trouvent encore des raisons pour justifier le comportement des militaires cens?s prot?ger les populations en zone de guerre o? les femmes sont-elles mutil?es, enferm?es, d?plac?es, n?goci?es, marchand?es, souvent avec la complicit? tacite des Etats ?, atteste Roseline Tchemgou?. Pour cette derni?re, ? la JFA 2025 devrait servir take-off ? la reconnaissance et ? la r?paration ?. Jean-Ren? Meva?a Amougou

bloc d'article, Cameroun Actualit?s

Fonds Routier: ?a roule dans le sens de l?efficience et l?efficacit?

Cr?ation de trois guichets sp?cialis?es et remodelage de la tutelle. Telles sont ; entre autres, les grandes lignes de la restructuration contenue dans le D?cret N? 2025/293 sign? par le pr?sident de la R?publique, Paul Biya, le 10 Juillet 2025. Dans son contenu et dans sa logique, le texte pr?sidentiel dit tout du nouveau visage du Fonds routier. De ce point de vue, il correspond bien ? une forme actualis?e de l?architecture de cet ?tablissement public ? caract?re sp?cial, charg? du financement des infrastructures routi?res nationales. Bien plus, il modernise l?organisation, am?liore la transparence et accro?t l?efficience et l?efficacit? de la structure. C?est tout le sens de la cr?ation de trois guichets : le guichet Entretien ; le guichet ?tudes et Investissement ; le guichet Indemnisation. Selon le D?cret pr?sidentiel, ? le guichet Entretien ? ? a pour objet d’assurer le financement et le paiement des prestations et travaux r?alis?s et relatifs – ? l’entretien courant et/ou p?riodique des autoroutes non conc?d?es, des routes nationales, r?gionales et communales et des voiriesurbaines, ainsi que des ouvrages d’art et de franchissement sur lesdites routes ; – ? la pr?vention et ? la s?curit? routi?res ; ? la protection du patrimoine routier national ; ? la surveillance du r?seau routier et ? la gestion du syst?me d’information dudit r?seau en maitrise d’?uvre publique ou priv?e ; aux ?tudes et contr?le technique des travaux en maitrise d’?uvre publique ou priv?e ?. En ce qui concerne le ? guichet ?tudes et Investissement ?, le texte du pr?sidentde la R?publique pr?cise qu?il ? a pour objet d’assurer le financement et le paiement des prestations et travaux relatifs aux ?tudes, ? la construction et ? la r?habilitation des autoroutes non conc?d?es, des routes nationales, r?gionales, communales et des voiries urbaines, ainsi que des ouvrages d’art et de franchissement sur lesdites routes. Quant au ? guichet Indemnisation ? a pour objet d’assurer le financement et le paiement des op?rations r?alis?es au titre des indemnisations des projets routiers, notamment, la d?limitation et le bornage des sites, la mise en place des Commissions de constat et d’?valuation, le recensement des personnes et des biens impact?s, ainsi que le paiement des indemnit?s y aff?rentes.La tutelle du Fonds Routier Cameroun est r?organis?e avec une ? tutelle technique du minist?re en charge des routes et tutelle financi?re du minist?re en charge des finances ?. Cette double supervision assure un contr?le renforc? des op?rations. Le d?cret ?tablit que ? 95% du budget ? sera consacr? ? au financement des op?rations relevant des Guichets ? et ? 5% du budget pour le fonctionnement et l??quipement du Fonds ?. Cette r?partition privil?gie l?investissement dans les infrastructures.L?administration comprend un Conseil d?administration pr?sid? par ? une personnalit? nomm?e par d?cret du Pr?sident de la R?publique pour un mandat de trois ans renouvelable une fois ?. Une Direction G?n?rale assure la gestion quotidienne sous l?autorit? d?un Directeur G?n?ral.Le d?cret dissout le Programme de S?curisation des Recettes Routi?res et transf?re son patrimoine au Fonds Routier. Cette consolidation institutionnelle simplifie l?architecture de financement routier au Cameroun. Bobo Ousmanou

bloc d'article, Cameroun Actualit?s, Diaspora/ Int?gration

Coop?ration : le Fonds routier de la RDC en visite de travail au Cameroun

Dans le cadre du partage d?exp?rience et de la promotion des meilleures pratiques entre les organisations-membres de l?Association des Fonds d?entretien routier africains(AFERA), une mission du Fonds national d?entretien routier de la R?publique D?mocratique du Congo(FONER) a s?journ? au Cameroun du 15 au 30 juillet 2025. Compos?e des responsables du FONER, cette mission avait pour objectif principal d??changer autour du syst?me d?information (SI) mis en place au Fonds routier du Cameroun afin de s?en inspirer pour une mise en ?uvre contextualis?e ? l??cosyst?me de la RDC. De mani?re sp?cifique, les travaux entre les deux organisations se sont articul?s autour des ?changes en salle sur la pr?sentation des deux organisations, notamment leurs missions respectives, les sources de financement et les strat?gies de mobilisation des ressources. Les responsables du Fonds routier du Cameroun se sont appesantis sur le circuit de traitement et de paiement des d?comptes, l?architecture et le fonctionnement du syst?me d?information, notamment la plateforme d?authentification ?lectronique des d?comptes et des cautions baptis?e RF e- TRUST. Par ailleurs, des rencontres ont ?t? organis?es avec les parties prenantes ? l??laboration dudit syst?me d?information. les ?changes men?s ont permis ? la d?l?gation congolaise de mieux appr?hender les choix technologiques et op?rationnels ayant conduit ? la mise en place d?un syst?me d?information conforme aux standards internationaux. Pour ce qui est des descentes sur le terrain, les responsables du FONER ont visit? la section achev?e de l?autoroute Yaound?-Douala, la station de pesage Nkankanzock ? Ed?a et le poste de p?age de Mbeka?a sur l?autoroute Kribi-Lolabe, dans le but d?appr?hender leur mode de fonctionnement ainsi que les processus d?automatisation. Au terme de la mission, la d?l?gation du FONER a exprim? toute sa gratitude ? l?Administrateur du Fonds routier du Cameroun, Aubin Essaie Moussa, ainsi qu?? son personnel, pour l?accueil chaleureux qui leur a ?t? r?serv?, les ?changes fructueux et les le?ons apprises. Source : Fonds routier

bloc d'article, Cameroun Actualit?s

15 MILLIARDS FCFA

Selon le d?cret pr?sidentiel N?2025/375 du 31 juillet 2025, c?estle montant que devraient percevoirl?h?pital gastro-pneumologique ?Yaound? (Jamot) et l?h?pital de Mfou(Jamot Annexe). Dans le cadre de la transformation compl?te de leurs ?quipements sp?cialis?s dans les pathologies digestives et respiratoires ,ces deux structures, r?f?rences nationales en leur domaine, accueilleront des ?quipements de derni?re g?n?ration import?s du Royaume-Uni. A cet effet, le chef de l??tat autorise officiellement la signature d?un accord de pr?t de 23 millions d?euros avec Standard Chartered Bank Londres, garanti par UK Export Finance. La signature de cet accord interviendra prochainement, permettant le lancement effectif des travaux.

WP Radio
WP Radio
OFFLINE LIVE
Retour en haut