Nom de l’auteur/autrice :Nina Prisca MEKAM

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Au palais des Congr?s de Yaound?: la finance islamique tient son grand raout

11-14 ao?t 2025. Quatre jours pour mettre la finance islamique en vitrine. Pour l??v?nement soutenu par le minist?re camerounais de l?Economie, de la Planification et de l?Am?nagement du territoire (Minepat) et d?clin?e en ? 3e ?dition des Journ?es communautaires de la finance islamique/Cemac ?, le cabinet African Islamic Finance Consulting (AIFC), la Ligue des Cadres Musulmans du Cameroun (LICAM) et Afriland First Bank entendent faire de la finance islamique un sujet de d?lectation pour les usagers musulmans et non musulmans d?une part, et un instrument d?inclusion financi?re pour les pays d?Afrique centrale. ? C?est une occasion bien indiqu?e pour parler des d?fis et des opportunit?s de la finance islamique en zone Cemac, renforcer les liens entre les acteurs de la finance islamique, de promouvoir sa compr?hension et son introduction, d?explorer les principes fondamentaux de la finance islamique, les produits et services disponibles, ainsi que le r?le de la communaut? musulmane pour son d?veloppement et comment celle-ci devrait y contribuer pour un d?veloppement ?conomique et social de la sous-r?gion ?, explique Hassan Belibi Noah, expert financier, consultant en finance islamique et directeur g?n?ral du cabinet AIFC. A Yaound?, l??clat de la rencontre est rehauss? par la pr?sence du Dr Bashir Aliyu Umar, expert en charia et strat?ge en finance islamique. Il est venu ?difier des repr?sentants d’associations partenaires, des cadres, des imams, des pr?dicateurs et autres fid?les ? la promotion de l’islam en g?n?ral et la finance islamique en particulier A en croire Hassan Belibi Noah, ? L??v?nement vise ? combler les lacunes en mati?re de vulgarisation, ? renforcer la confiance des communaut?s dans les institutions financi?res islamiques et ? outiller les acteurs ?conomiques avec des solutions adapt?es ? leurs r?alit?s culturelles et religieuses. ? court terme, l?objectif principal est de sensibiliser au moins 50 % de la communaut? musulmane camerounaise, soit environ 5 millions de personnes, aux principes et opportunit?s de la finance islamique. Cela inclut la pr?sentation de produits financiers tels que la Murabaha, les Sukuk et le Takaful, tout en engageant les parties prenantes locales et sous r?gionales, notamment les minist?res en charge du d?veloppement, les institutions bancaires, les ?tablissements de microfinances et les investisseurs potentiels. ? moyen terme, elles visent ? augmenter de 33 % ? 43 % le taux de bancarisation au sein de la communaut? musulmane camerounaise, soit une progression de 10% en cinq ans. Cela ne se fera que gr?ce ? des campagnes de sensibilisation r?guli?res, la formation d?au moins 500 cadres et ?tudiants en finance islamique et l?introduction de nouveaux produits financiers conformes ? la charia. Jean-Ren? Meva?a Amougou

Cameroun Actualit?s, Femmes Int?gres et Int?gr?es de l'Afrique Centrale, MATINS DE L'INTEGRATION, MIDIS DE L'INTEGRATION

C?cile AKAME MFOUMOU: Un nouveau sextennat ? la pr?sidence de la Croix-Rouge Cameroun

La c?l?bration du sextennat de Madame la Pr?sidente Nationale de la Croix-Rouge Camerounaise, C?cile AKAME MFOUMOU, a eu lieu ce 12 ao?t 2025, au si?ge National de la Croix-Rouge Cameroun (CRC), ? Yaound?. Une c?r?monie de r?ception surprise et sp?ciale, qui met en lumi?re les r?alisations de la pr?sidente au cours de ses six ann?es de mandat, et souligne l’importance du travail de la Croix-Rouge Camerounaise. Chansons, po?mes, discours et remise des cadeaux sont entre autres les points forts de ce grand jour, ? la grande salle de r?ception de la CRC, sis ? Yaound?, Cameroun.

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RDC : le Haut-Commissaire des droits de l’Homme de l’ONU condamne l’escalade des attaques contre les civils par des groupes arm?s dans l’est

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Volker T?rk, a ?t? condamn? mercredi pour l’escalade des attaques meurtri?res men?es par le Mouvement du 23 mars (M23) et d’autres groupes arm?s contre les civils dans l’est de la R?publique d?mocratique du Congo (RDC) au cours du mois dernier. Selon des t?moignages de premi?res principales re?ues par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH), entre les 9 et 21 juillet, au moins 319 civils ont ?t? tu?s par le M23 dans quatre villages du territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu. La plupart des victimes, dont au moins 48 femmes et 19 enfants, ?taient des agriculteurs locaux qui campaient dans leurs champs pendant la saison des semis. Le HCDH a ?galement recens? plusieurs attaques contre les civils perp?tr?s par d’autres groupes arm?s dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri en juillet. M. T?rk a d?clar? dans un communiqu? qu’il ?tait « constern? » par ces attaques, soulignant que « toutes les attaques contre les civils doivent cesser imm?diatement et tous les responsables doivent rendre des comptes ». Il a renouvel? son appel ? toutes les parties aux conflits dans l’est de la RDC pour qu’elles prot?gent les civils et respectent toutes leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’Homme. Il a ?galement exhort? toutes les parties ? la d?claration de principes r?cemment sign?e ? s’engager de bonne foi dans le processus de paix et ? agir avec d?termination pour mettre fin aux cycles de violence r?currente. Le 19 juillet, le gouvernement congolais et le M23 ont sign? une d?claration de principes ? Doha, capitale du Qatar, dans l’optique de mettre fin aux conflits dans l’est du pays. GENEVE, 7 ao?t (Xinhua)

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Le Tchad c?l?bre son 65e anniversaire de l’ind?pendance

Le Tchad a c?l?br? lundi le 65e anniversaire de son ind?pendance par un d?fil? militaire sur la place de la Nation, ? N’Djamena, ainsi que par des d?fil?s dans plusieurs autres villes du pays. Avant le d?fil?, le pr?sident tchadien Mahamat Idriss D?by Itno a d?pos? une gerbe de fleurs au Monument aux Morts, en hommage aux soldats tomb?s pour la patrie. Dans son message ? la Nation prononc? dimanche, il a appel? les Tchadiens ? poursuivre leurs efforts et ? contribuer ? « la refondation de notre pays ». « L’ind?pendance doit r?sonner en nous comme un symbole de libert?, de dignit? et de fiert? », a-t-il affirm?. Le Tchad a officiellement obtenu son ind?pendance le 11 ao?t 1960. N’DJAMENA, 11 ao?t (Xinhua)

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Artistes et influenceurs entrent dans la transe contre Biya

Alors que la pr?sidentielle approche, une nouvelle dynamique s?installe dans l?espace public camerounais. Artistes, influenceurs et personnalit?s du num?rique font front commun, multipliant les appels ? la justice et d?non?ant le pouvoir en place. Au-del? des salles d?audience et des bureaux juridiques, la bataille politique se joue aussi sur les r?seaux sociaux et dans les expressions artistiques. Rappeurs, slameurs, chanteurs, mais aussi influenceurs sur Instagram, TikTok et YouTube, participent activement ? cette vague de contestation. Leurs messages, souvent v?h?ments, d?noncent le r?gime Biya comme un pouvoir fig?, loin des aspirations des jeunes g?n?rations. Par le biais de chansons engag?es, de vid?os virales et de campagnes de sensibilisation, ils interpellent ? la fois les institutions judiciaires et la communaut? internationale. ? Nous constatons que plusieurs influenceurs se sont impliqu?s directement dans le contentieux pr??lectoral, soutenant publiquement les recours d?pos?s par des candidats d?opposition tels que Maurice Kamto. ? travers des lives, podcasts ou ?missions en ligne, ils expliquent les enjeux juridiques, encouragent le vote et militent pour une justice ind?pendante ?, explique Ingrid Mb?, jeune internaute. Cette mobilisation nourrit une dynamique d??mancipation politique num?rique, qui d?passe le cadre traditionnel des partis et redonne une voix aux citoyens ?loign?s des cercles classiques du pouvoir. Abba Djakaye, membre de la soci?t? civile ? Maroua soutient que ? pour le pouvoir, ce ph?nom?ne repr?sente un double d?fi : d?une part, r?pondre aux attentes l?gitimes d??quit? et de justice, d?autre part, contr?ler un espace num?rique difficilement ma?trisable, o? les discours contestataires se propagent ? grande vitesse ?. Une g?n?ration en qu?te de changement Cette alliance entre art, influence et politique refl?te surtout une g?n?ration camerounaise en qu?te de renouvellement. Un sexag?naire rencontr? dans un d?bit de boisson ? Domayo ? Maroua explique : ? fatigu?e par des d?cennies de gouvernance unilat?rale, cette jeunesse voit dans la mobilisation juridique et culturelle un moyen d?ouvrir la voie ? une transition d?mocratique. Les artistes et influenceurs ne se contentent plus d?un r?le d?observateurs. Ils veulent ?tre acteurs du changement, investissant le terrain judiciaire et m?diatique avec la m?me ?nergie ?. La mont?e en puissance de cette coalition informelle pose la question de la place des nouveaux acteurs dans la d?mocratie camerounaise. Pourra-t-elle durablement influer sur les d?cisions institutionnelles ? Sera-t-elle un catalyseur pour la soci?t? civile ou un simple feu de paille ? La pr?sidentielle de 2025 pourrait bien ?tre le point de bascule o? la contestation juridique traditionnelle se m?le ? une contestation culturelle et num?rique sans pr?c?dent. TOM

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Dans les Monts Mandara, Fanon murmure aux oreilles des kirdi

Dans les hauteurs des Monts Mandara, une m?moire r?siste ? l’effacement. Celle d?un peuple qui lutte pour la reconnaissance de son identit?, face ? une histoire ?crite sans lui. Retour sur une trajectoire de d?sali?nation inspir?e par les pens?es de Frantz Fanon et Jean-Marc Ela. Quand l??ducation devient subversion En novembre 1972, dans le village de Kojing, canton de S?raoua, de jeunes Zoulgo osent r?ver d?un avenir diff?rent : ils tiennent une r?union familiale pour discuter de la cr?ation d?une ?cole. R?sultat ? Arrestations, accusations de r?bellion, torture et d?portation au Centre de R??ducation de Tchollir?. Un ?pisode tragique, mais embl?matique de la r?pression institutionnalis?e contre toute vell?it? d?autonomie dans les montagnes du Mayo-Sava. Parmi les arr?t?s : Ngouloumdar, Softokom, Chirew-Chirew et Mengu?w? Amos, instituteur. Derri?re les barreaux, leur sort traduit une logique implacable : celle d?un ?tat qui, appuy? par une ?lite islamo-f?odale locale, pr?f?re l?assimilation brutale ? l??mancipation culturelle. La pens?e de Fanon comme levier de lib?ration Dans ce contexte de domination politico-religieuse, les pens?es de Frantz Fanon et de Jean-Marc Ela ont constitu? une source d?inspiration majeure pour la jeunesse montagnarde. Fanon, dans Les Damn?s de la Terre, appelle ? une r?appropriation radicale de l?histoire et de la culture des domin?s. Jean-Marc Ela, pr?tre, sociologue et intellectuel radical, fonde ? Tokomb?r? un centre culturel d?di? ? l??veil critique des jeunes Kirdi. Il y introduit Fanon, C?saire, la th?ologie de la lib?ration? avant d??tre contraint ? l?exil par l?alliance entre pouvoir religieux et administration coloniale. ? Pour les kirdis, la marginalisation ne fut pas que politique. Elle fut aussi religieuse et culturelle. L??re Ahidjo avait ent?rin? la domination des ?lites islamis?es sur les chefferies kirdi. Prisons priv?es, corv?es obligatoires, pr?l?vements ill?gitimes comme la zakat, enl?vements d?enfants, requalification des chefferies en lamidats : la violence institutionnelle se conjuguait ? la domination symbolique ?, commente le docteur Assako, un fils montagnard. ? Avec l?arriv?e au pouvoir de Paul Biya en 1982, l?espoir d?une rupture s?esquisse ?, rempile l?ex?g?te. De la r?sistance ? l?affirmation identitaire Aujourd?hui encore, les cicatrices sont visibles. Mais elles n?emp?chent pas la renaissance. Les Zoulgo ? peuple kirdi, peuple r?silient ? continuent de revendiquer leur droit ? l?autod?termination symbolique et politique. Leur territoire, leur langue (le zoulgo), leur espace sacr? (le Kwit?), leurs r?cits oraux, tous participent d?un mouvement plus vaste de d?sali?nation, qui d?passe le simple cadre identitaire pour toucher ? la question de la justice sociale. ? Pour ces populations des hauteurs, l?enjeu est clair : sortir de la folklorisation, de l?invisibilit? et des tutelles impos?es. Refuser l?assignation ? r?sidence culturelle. Et, ? la lumi?re de Fanon, reprendre la parole, affirmer leur histoire, et reconstruire, enfin, leur avenir?, fait remarquer Issa Babba, un responsable d?ONG tr?s connu dans la r?gion. TOM

LES CHRONIQUES DE JEAN CLAUDE DJ?K?R?

Frantz Fanon, cent ans d?un combat pour l?humain

La question des r?parations Fanon pose la question des r?parations dans « Les Damn?s de laTerre ». Pour lui, la colonisation et l?esclavage ne peuvent pas ?tre effac?s par une simple ind?pendance juridique. Il insiste sur le fait que les pillages, les massacres, l?esclavagisme ont enrichi les puissances imp?rialistes au prix de souffrances incalculables. Il pense donc qu?une vraie justice exige des r?parations, au nom de la m?moire, de la dignit? et de la v?rit?. Dans « Les Damn?s de la Terre », il ?crit : ? Les gouvernements des diff?rentes nations europ?ennes ont exig? des r?parations [?] Pareillement, nous disons que les ?tats imp?rialistes commettraient une grave erreur s?ils se contentaient de retirer de notre sol les cohortes militaires [?] La richesse des pays imp?rialistes est aussi notre richesse. ? Ces propos, souvent oubli?s, r?sonnent encore aujourd?hui dans les d?bats contemporains sur la restitution des ?uvres d?art, la dette coloniale, les r?parations financi?res ou symboliques. Fanon nous rappelle que la d?colonisation n?est pas achev?e tant que les rapports ?conomiques et symboliques de domination persistent. La tentation et les limites de la violence L?un des aspects les plus controvers?s de la pens?e fanonienne reste sa r?flexion sur la violence. Fanon consid?re que, dans le cadre colonial, la violence est structurelle et que r?pondre par la violence devient alors une mani?re de se r?approprier son humanit?. ? La violence est l?homme r?habilit? ?, ?crit-il. Mais cette position a suscit? de nombreuses critiques. Certains lui reprochent de glorifier la violence r?volutionnaire, de l??riger en mythe r?dempteur, au d?triment d?autres formes de r?sistance : culturelles, spirituelles, ?ducatives, politiques. Il est vrai que Fanon, dans l?urgence de la lutte alg?rienne, privil?gie l?action directe. Cela peut appara?tre aujourd?hui comme une vision partielle, inadapt?e aux luttes contemporaines. Cependant, r?duire Fanon ? un th?oricien de la violence serait injuste. Sa pens?e est aussi un cri contre l?inhumanit? du syst?me colonial, une tentative d?sesp?r?e de rendre sa dignit? ? celui qui en a ?t? d?poss?d?. Fanon ne glorifie pas la violence gratuite. Il en souligne les dangers, les impasses possibles. Il sait que la lib?ration n?est pas garantie par les armes, mais par un profond changement de conscience. Un solitaire universel Aim? C?saire, dans la revue « Pr?sence Africaine » en 1962, quelques mois apr?s la mort de Fanon, ?crivait? Fanon a v?cu jusqu?au bout son destin de paladin de la libert? [?] Il est mort en soldat de l?Universel. Le tragique ? C?est que sans doute cet Antillais n?aura pas trouv? des Antilles ? sa taille et d?avoir ?t?, parmi les siens, un solitaire. ? Ces mots disent tout : la grandeur de Fanon, mais aussi sa solitude. Trop radical pour les mod?r?s, trop antillais pour certains Africains, trop r?volutionnaire pour les intellectuels bourgeois, trop critique pour les militants dogmatiques? Fanon d?rangeait. Il a fini isol?, malade, exil? ? mais fid?le ? sa vision. Conclusion Cent ans apr?s sa naissance, la voix de Fanon continue de r?sonner. Ses appels ? fuir les mod?les europ?ens, ? construire un monde fond? sur la dignit? et la pluralit?, trouvent un ?cho dans les luttes d?coloniales, dans les mouvements pour la justice raciale, ?cologique et sociale. Les peuples du Sud global, les diasporas, les opprim?s de toutes sortes red?couvrent Fanon comme un compagnon de route, un ?claireur de conscience. Certes, sa pens?e a des limites. Elle est marqu?e par l?urgence, parfois excessive, d?une ?poque de feu. Mais elle nous oblige ? poser les bonnes questions : qu?est-ce qu??tre libre ? Comment se d?faire de l?ali?nation ? Peut-on penser l?universel sans effacer les diff?rences ? Comment rendre ? chaque ?tre humain sa dignit?, sa voix, son histoire ? Jean-Claude DJEREKE

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Fonds Routier du Cameroun et SCB Cameroun: amorce dor?e d’un partenariat

La seconde se propose d?assurer l?accompagnement du premier dans le financement de projets d’infrastructures d’envergure, gr?ce ? l’exp?rience qu’elle a accumul?e dans ce domaine depuis de nombreuses ann?es. Le 6 ao?t 2025, l?Administrateur du Fonds routier, Aubin Essa?e Moussa, a re?u en audience une d?l?gation de la Soci?t? Commerciale de Banque Cameroun. Conduite par Madeleine Koum Ebenye, directrice g?n?rale adjointe, cette d?l?gation ?tait compos?e de Viviane Mvondo (directrice du p?le exploitation commerciale), de Fran?oise Michel Njanjo-Meva?a (responsable du centre d?affaires de Yaound?) et de Sylvie Mandop Ewane-Mbenzo, (responsable de l?agence Vogt). Au cours de cette audience, qui fait suite ? celle accord?e le 1er ao?t 2025, la SCB Cameroun a r?affirm? sa volont? d’accompagner le Fonds routier dans le financement de projets d’infrastructures d’envergure, gr?ce ? l’exp?rience qu’elle a accumul?e dans ce domaine depuis de nombreuses ann?es. Plus simplement : La SCB Cameroun se propose d?assurer l?accompagnement du Fonds routier dans le financement des projets institutionnels internes, les projets de construction ou de r?habilitation des infrastructures routi?res et la capitalisation de la convention qui existe entre la Banque et le personnel du Fonds en vue de l?am?lioration des conditions d?acc?s aux produits bancaires ? des taux pr?f?rentiels. Au Cameroun, plusieurs projets ont b?n?fici? du financement de cette institution bancaire, notamment la construction de postes de p?age automatique par l?entreprise Tollcam, la construction du barrage hydro?lectrique de Nachtigal et les travaux de construction des ports autonomes de Douala et de Kribi. ? l’issue des ?changes, les deux parties ont r?it?r? la n?cessit? de mettre en place un cadre de concertation permettant d’affiner les perspectives d’accompagnement du Fonds routier par la SCB Cameroun, afin de faciliter la mise en ?uvre des projets routiers dans le pays. Source : Fonds Routier du Cameroun

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CSTAR, SONARA, SCDP?: pour un avenir ?nerg?tique plus fort, r?silient et inclusif au Cameroun et en Afrique Centrale

L?entr?e en sc?ne de l?entreprise d?nomm?e ? Cameroun, SNH, TRADEX et ARIANA ENERGY? contribue ? b?tir un ?cosyst?me int?gr? avec ses sp?cificit?s et ses localisations g?ographiques au service de la souverainet? ?nerg?tique, de la comp?titivit? industrielle et du d?veloppement national ou sous- r?gional. Une question doubl?e d?inqui?tude taraude les esprits depuis le 17 juillet 2025, apr?s la pose de la premi?re pierre du complexe industrialo ? p?trolier de Lolabe ? Kribi. Va-t-on assister ? une concurrence larv?e entre la structure naissante (KRIBI REFINERY & TANK FARM) et les autres acteurs du secteur ?nerg?tique (en l?occurrence SONARA et SCDP) ayant d?j? pignon sur rue au Cameroun ? A la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures (SNH), la r?ponse est NON ! ? Le projet CSTAR s?inscrit dans une d?marche compl?mentaire, visant ? renforcer les capacit?s nationales et sous-r?gionales de transformation du p?trole brut afin de r?duire la d?pendance aux importations et de mieux s?curiser l?approvisionnement ?nerg?tique du Cameroun et de la zone CEMAC ?. Cette sortie du chef de division de la communication de la SNH, dans un communiqu? de presse rendu public le 28 juillet 2025 a le m?rite de la clart? sur les ambitions de CSTAR. Pour Martin Zambo Edzengthe, ? CSTAR r?affirme son respect et sa reconnaissance pour la SONARA, fleuron historique de l?industrie p?troli?re nationale, et exprime son enti?re disponibilit? ? apporter son expertise technique, industrielle et financi?re dans tout projet de reconstruction et de modernisation de la SONARA, d?s que celui-ci sera officiellement engag? par les autorit?s comp?tentes ?. Il n?y a donc pas de bagarre envisageable, car ? l?objectif strat?gique poursuivi par la cr?ation de CSTAR est de diversifier et ?tendre l?offre de raffinage, dans un contexte de demande croissante en produits p?troliers raffin?s. Cette dynamique vise ? b?tir un ?cosyst?me int?gr?, dans lequel CSTAR et la SONARA, chacune avec ses sp?cificit?s et ses localisations g?ographiques, collaborent au service de la souverainet? ?nerg?tique, de la comp?titivit? industrielle et du d?veloppement national?. La SCDP et la SONARA dans le jeu et dans leurs missions En se lan?ant dans les activit?s de stockage et de raffinage des produits p?troliers, la SNH est en phase avec le d?cret 2007/1360/PM du 10 octobre 2007 modifiant et compl?tant les dispositions de l?article 13 du d?cret 2000/935/PM du 13 novembre 2000 fixant les conditions d?exercice des activit?s du secteur p?trolier aval. L?article 13, alin?a 1 : ? Les stocks de s?curit? sont une propri?t? de l?Etat. A ce titre, la mise ? la consommation et / ou le pr?l?vement sur lesdits stocks sont soumis ? l?autorisation pr?alable du ministre charg? des produits p?troliers ?. L?alin?a 2 : ? Le financement, la constitution, l?entreposage, la mise ? niveau des stocks de s?curit? incombent ? la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures (SNH). Alin?a 3 : ? Le suivi des stocks de s?curit? est assur? conjointement par le minist?re charg? des produits p?troliers et la Soci?t? Nationale des Hydrocarbures ?. Alin?a 4 : ? Les stocks ? outils sont pr?financ?s et constitu?s par des op?rateurs du secteur aval ?. Par cons?quent, la SNH ne marche pas sur les pieds de la Soci?t? camerounaise de d?p?ts des produits p?troliers (SCDP), encore moins de la Soci?t? nationale de raffinage (SONARA). Selon des indications obtenues de la SNH lors de la pose de la premi?re pierre du complexe p?trolier de Lolabe, ce projet structurant ? contribuera ?galement ? l?optimisation de l?utilisation des d?p?ts de la SCDP : la lib?ration des bacs auparavant affect?s aux stocks de s?curit? permettra de maximiser leur rentabilit? via une occupation par des volumes commerciaux g?n?rateurs de revenus ?. Ce projet vient ainsi renforcer la r?silience du syst?me d?approvisionnement national, aujourd?hui fortement fragilis? par la fermeture de la SONARA et la saturation chronique des installations de la SCDP ?. Petit rappel de la SNH : ? malgr? une production journali?re d’environ 60 000 barils de brut, le Cameroun d?pend totalement des importations pour couvrir une demande nationale estim?e ? 1,9 million de tonnes m?triques par an, en croissance constante. La capacit? actuelle de stockage (environ 275.000 m3) est inf?rieure au seuil requis pour satisfaire les exigences r?glementaires qui imposent des stocks de s?curit? ?quivalents ? 30 jours de consommation et des stocks commerciaux pour 15 jours, soit un total de 470.000 m? n?cessaires. Ce d?ficit structurel expose le pays ? des p?nuries brutales, comme observ? par le pass?, o? l’?tat se retrouvait incapable de garantir un approvisionnement au-del? de 10 jours en cas de crise logistique?. Intention saine Le communiqu? de presse de la SNH s?ach?ve par une main tendue : ? CSTAR reste ? l??coute des parties prenantes et r?affirme son engagement ? agir avec transparence, responsabilit? et en partenariat avec l?Etat, pour un avenir ?nerg?tique plus fort, plus r?silient et inclusif. Ceci en droite ligne de l?ambition du Pr?sident de la R?publique, Son Excellence Paul BIYA, de faire du Cameroun un p?le ?nerg?tique et industriel d?envergure en Afrique centrale. La raffinerie CSTAR est une installation industrielle d?une capacit? de production de 30 000 bpj, con?ue pour raffiner le brut camerounais et produire une gamme compl?te de produits finis ?. D quoi rassurer les uns et les autres. TOM

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Yann Bonzon

Il est le nouveau chef de la D?l?gation r?gionale du Comit? International de la Croix-Rouge (CICR) pour l’Afrique centrale (qui couvre le Gabon, la Guin?e Equatoriale, Sao Tom? et Principe et le Cameroun). Pr?sent au Cameroun depuis quelque temps seulement, le nouveau venu a exprim? son d?sir de poursuivre l’action de son pr?d?cesseur et de s’appuyer sur son exp?rience, notamment en ce qui concerne la situation humanitaire dans le nord du Cameroun. Il a ?galement soulign? que son action s’?tendrait ? l’ensemble du territoire camerounais, avec un accent particulier sur les r?gions affect?es par les conflits. Au-del? des actions d?assistance d?urgence en vivres et produits de m?nage essentiels pour r?pondre aux besoins imm?diats des personnes et communaut?s touch?es, le CICR contribue ? fournir des r?ponses plus durables telles que l’acc?s aux soins de sant?, ? l’eau potable et dans la protection et le renforcement des moyens et capacit?s de production des ?leveurs et des agriculteurs.

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